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  • Une plongée abrupte parmi les « barbares » de notre temps

    Une plongée abrupte parmi les « barbares » de notre temps

    « Patron, un employé municipal a découvert un corps ce matin sur le site de Tholon, entre le lycée Langevin et le centre des impôts. Tu sais Lopez ça n’a rien d’insolite que l’on exhume un corps ou ce qu’il en reste sur un site archéologique. » La réplique de l’inspecteur-narrateur de Fortune Barbare fait sourire, juste avant de plonger dans le noir du premier polar de Vladimir Biaggi, rencontré mardi 19 mai. L’écrivain martégal, connu pour sa carrière de professeur de philosophie au lycée Langevin et ses nombreux autres écrits, sert ici une soupe de doigts écrasés et d’oreilles coupées, en entrée d’un menu comprenant une folle quête aux lingots d’or et autres sources de richesses, saupoudrés de bonne chère.

    L’auteur s’est emprunt à dépeindre une Venise provençale dans ce qu’elle pourrait montrer de pire, décrivant parfois des actes sordides. « Depuis toujours le monde a été cruel violent et sanglant, c’est commun » selon Vladimir Biaggi, « dans une page un mec est égorgé et la suivante le commissaire est au resto avec ses potes pour manger un plat vénitien », illustre-t-il. « C’est un jouisseur » reprend l’auteur quant à son personnage, et dans la réalité comme dans la fiction, ce sont les plaisirs de la vie qui « atténuent ce monde ce monde de crimes, de sang et de cris ».

    Une ode au goût de la vie

    Il y a du vécu dans cette vision. Comment garder goût à la vie, de nourrir des espoirs, même dans le malheur ? Vladimir Biaggi va à l’essentiel. « J’ai des emmerdes de santé, j’ai fait un AVC, mais j’ai des raisons d’être heureux. J’aime voir des films, lire des romans, écouter de la musique, mes amis et ma famille sont fidèles et tout ça me donne des raisons solides de garder espoir », développe l’auteur.

    C’est à une main qu’a été écrit Fortune Barbare. Le nom est inspiré d’un groupe de polyphonie Corse, Barbara Furtuna, ou Cruelle destinée. Une évocation du « destin du peuple corse qui n’a connu que misère, famine, et invasions… Et ils ont mis tout le monde à la flotte ! » fait remarquer l’auteur, Corse du côté paternel. Le titre du roman est à prendre « dans le sens de l’or qui rend fou, qui fait tuer, c’est l’appât et l’accumulation de la fortune qui rend barbare ».

    Le fond de l’affaire est assumé. « Les riches de ce monde sont des barbares, Bolloré et sa troupe le sont à l’état pur », ose l’auteur, affirmant que « la barbarie, on peut en sortir : ça s’appelle résister ». Résister au « projet névrotique » de « la classe dominante », en bon marxiste de conviction.

    Comme un mode d’emploi de la vie.

    Fortune Barbare, de Vladimir Biaggi, édition Dandelion 2026, 12 €, disponible à l’Alinéa.

  • La plaine sportive de Rousset enrichie de deux nouveaux terrains de padel couverts

    La plaine sportive de Rousset enrichie de deux nouveaux terrains de padel couverts

    «Être maire est un engagement de chaque instant », a estimé Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, lors de l’inauguration des deux nouveaux équipements sportifs sur l’avenue Robert-Bienvenu, en présence du maire, Philipe Pignon (LDVC). Une cérémonie marquant l’engagement de la collectivité « aux côtés des élus de proximité pour les accompagner dans leurs projets au service des habitants de leur commune ».

    « Transition écologique, amélioration du cadre de vie… Le Département des Bouches-du-Rhône est, plus que jamais, le partenaire de confiance des maires au quotidien », a insisté la présidente, rappelant que la collectivité a contribué à hauteur de 300 000 euros à ce projet. Depuis 2015, plus de 2,2 millions d’euros ont ainsi été investis pour soutenir le développement du padel en Provence.

    Plus globalement, ces 11 millions d’euros ont été engagés par la collectivité depuis le début du mandat de Martine Vassal, pour soutenir la commune de Rousset. Modernisation de la cantine scolaire, construction d’une nouvelle usine de filtration d’eau potable, réalisation du complexe sportif communal… Le Département des Bouches-du-Rhône accompagne Rousset dans la mise en œuvre de projets structurants.

    Une dynamique amenée à se poursuivre

    Une dynamique qui doit se poursuivre, annonce le Département, « avec de nouveaux financements dédiés à la restauration d’équipement municipaux, à des opérations de sécurité routière et de transition écologique, ainsi qu’à l’acquisition d’équipements pour la police municipale ». Martine Vassal entend ainsi conforter la place du Département comme « premier partenaire des communes ». Malgré les contraintes budgétaires imposées par l’État, le Département maintient « son cap », avec près de 100 millions d’euros mobilisés chaque année pour accompagner les projets de proximité portés par les maires des Bouches-du-Rhône.

    À l’approche des élections départementales en 2028, cet engagement revêt également une dimension politique. Après avoir perdu la confiance d’une partie des électeurs marseillais lors des dernières municipales, avec environ 5% des voix au 2d tour, ainsi que la présidence de la Métropole, Martine Vassal entend conforter sa position à la tête du conseil départemental.

  • Gérard Darmon persona non grata festival du Berceau du cinéma de La Ciotat

    Gérard Darmon persona non grata festival du Berceau du cinéma de La Ciotat

    « Le festival de La Ciotat prend acte de la décision de Gérard Darmon de renoncer à la présidence du jury de cette édition afin de préserver la sérénité de la manifestation », indique, de manière très laconique, les responsables du Berceau du cinéma, dont le festival doit se tenir du 10 au 14 juin, dans la mythique salle de l’Eden théâtre.

    Depuis plusieurs semaines, la polémique n’a eu de cesse de prendre de l’ampleur suite notamment à une enquête très détaillée du magazine Politis, appuyée par des témoignages directs de plusieurs professionnelles disant avoir subi des agressions sur des tournages de la part de l’acteur. Agressions que Gérard Darmon a toujours niées en bloc.

    Le collectif féministe de La Ciotat était récemment monté au créneau par le biais d’une lettre ouverte. Il indiquait dans celle-ci refuser « la mise à l’honneur » d’un « agresseur sexuel présumé » et de pointer la « responsabilité des organisateurs et partenaires de l’événement », invités « à mesurer l’impact symbolique et concret de cette mise à l’honneur ».

    Après un temps de malaise et de tergiversations diverses, la seule décision possible a été prise, tout en préservant « l’honneur » de l’acteur en question… « Le réalisateur Jean-Pierre Améris a accepté de prendre la présidence du jury », indique le Berceau du cinéma. Un tout autre tempérament.

  • Anne Claudius-Petit : « On a des richesses de biodiversité qu’il faut absolument conserver »

    Anne Claudius-Petit : « On a des richesses de biodiversité qu’il faut absolument conserver »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous expliquer en détail la synthèse
    de Regard sur la Nature
     ?

    Anne Claudius-Petit : Cette synthèse, on la constitue grâce à des observations qui ont lieu toute l’année et qui sont collectées dans un observatoire régional de la biodiversité qui est mené par la Région Sud, la DREAL et l’Office français de la biodiversité au sein de notre agence. Pour avoir une idée de l’efficacité des politiques publiques, on a certains indicateurs présents depuis longtemps et qui nous permettent d’avoir un bilan, sur tout ce qui a été mis en place pour protéger certaines espèces, pour en revenir ou pour poursuivre ces actions.

    Publier votre bilan à l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité vous permet-il de toucher beaucoup de personnes ?

    A.C-P : Évidemment, on calcule pour que ça tombe à cette date du 22 mai. C’est le moment parfait où l’on peut capter l’attention des médias. On a tout autour de nous un réseau de structures, de collectivités locales engagées et qui sont sensibles à la question. Mais là l’idée c’est d’aller un peu plus loin qu’une journée mondiale de la biodiversité, on veut essayer de parler à un maximum de personnes de la biodiversité de notre région, de notre territoire qui est touché par le réchauffement climatique. Donc on veut à tout prix sensibiliser les habitants de la région à travers cette journée et ce bilan et leur faire comprendre que la biodiversité fait partie de notre quotidien.

    En quoi cette initiative vous permet d’aller au-delà de la simple interpellation des habitants ?

    A.C-P : On veut également toucher les collectivités locales, les institutions, et les entreprises qui s’engagent. On veut faire découvrir que, lorsque l’on a une stratégie qu’on partage, on peut commencer à avoir des résultats. Le maire peut être un vrai atout pour nous, on veut lui donner des éléments et faire comprendre que quand on a les moyens de mettre en place des stratégies, des actions ciblées sur les problématiques qui sont à l’échelle d’un village ou d’une ville, de voir des résultats au cours du mandat, c’est un message politique intéressant pour lui et pour nous. C’est assez rare de pouvoir avoir des leviers d’action qui sont visibles par la population au cours d’un mandat.

    Une stratégie régionale 2025-2035 a été mise en place, mais comment voyez-vous la biodiversité dans notre région dans 9 ans ?

    A.C-P : On se doute et on sait que le réchauffement climatique va continuer à faire ses effets, donc nécessairement, on se doute que la biodiversité va évoluer. Je pense que la biodiversité dépend de l’altitude. Donc effectivement la biodiversité va changer, il faudra surtout veiller à accompagner ces changements. Par contre sur toutes les autres pressions, on peut agir et tout ce qu’on a déjà commencé fait déjà effet, ça réduit au moins une partie des pressions sur la biodiversité. Ça serait un bel exploit d’arriver à préserver la biodiversité qui est endémique, c’est-à-dire vraiment spécifique de notre biodiversité méditerranéenne. On a des richesses de biodiversité qu’il faut absolument conserver.

    Entretien réalisé par Noa Armony

  • Une forêt protégée des Hautes-Alpes dévoilée au public

    Une forêt protégée des Hautes-Alpes dévoilée au public

    « Cest une forêt mise sous cloche. » À l’occasion de la Fête de la biodiversité, ce week-end, Simon Brochiet, agent de l’ONF (Office national des forêts), guidera une dizaine de participantes et participants tirés au sort sur les sentiers du Bois du Chapitre, exceptionnellement ouverts au public. Laissé intact et interdit aux visites toute l’année, le Bois du Chapitre est une forêt de 300 hectares sillonnée de vallons et nichée entre le Petit Buëch et le pic Melette, sur les hauteurs du massif du Dévoluy.

    L’ONF en a fait une réserve biologique intégrale en 1990 et le bois est également inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2021. « La première raison historique de sa préservation, c’est qu’il s’agissait d’une propriété religieuse, ce qui a permis de le protéger sans qu’il ait le même statut qu’aujourd’hui, retrace Simon Brochiet. L’autre raison, c’est qu’elle est très difficile d’accès, donc difficile à exploiter. C’est une vieille forêt qu’on a préféré laisser tranquille. »

    On y trouve une biodiversité riche. À titre d’exemple, 92 espèces d’oiseaux y vivent d’après les recensements Natura 2000. Mais l’intérêt particulier de la réserve intégrale, c’est qu’on y retrouve en grande quantité des espèces devenues rares ou pratiquement disparues dans d’autres milieux, comme l’aspérule de Turin, fleur protégée au niveau national, ou encore le Peltis grossa, un coléoptère qui vit sous l’écorce des sapins morts ou mourants. Un insecte qui ne peut s’épanouir dans les forêts où les arbres dépérissants sont abattus.

    Étudier l’impact du dérèglement climatique

    Les forêts publiques, domaniales et communales, peuvent être protégées selon deux niveaux : la réserve dirigée, qui permet des actions de gestion, et la réserve biologique intégrale, où le milieu est préservé de toute intervention humaine. « Il y a plusieurs objectifs dans ces réserves biologiques intégrales. D’abord, c’est de laisser la forêt aller jusqu’au bout de son cycle. Il y a donc une grosse quantité d’arbres morts ou mourants sur le point de tomber, ce qu’on ne voit pas dans une forêt gérée où l’on exploite le bois avant, explique Simon Brochiet. Le deuxième objectif d’une réserve comme celle-ci, c’est de dynamiser la recherche. C’est un laboratoire à ciel ouvert pour les recherches de l’ONF ou des universitaires. Le troisième objectif est ce qui va se faire durant la randonnée découverte, de porter la connaissance aux gens, montrer ce qu’on fait et l’intérêt que ça a. Ça reste des milieux interdits à la visite, donc il faut en faire peu. »

    Ces 370 hectares protégés représentent une réserve de faune et de flore exceptionnelle, qui en font un terrain d’étude précieux pour la recherche scientifique. « Depuis le classement à l’Unesco, cela a remis en lumière cette forêt, moins étudiée depuis les années 2010. Ça attire spontanément des projets de recherche, jusqu’au niveau européen », rappelle Simon Brochiet.

    Le bois est notamment étudié pour comprendre l’impact du dérèglement climatique sur les forêts françaises, qui souffrent de la hausse des températures. « Étudier ce bois permet de faire la comparaison entre les forêts en évolution libre et les milieux gérés. Ici, il y a beaucoup de sapins qui dépérissent, car c’est un arbre très sensible au réchauffement des températures, constate l’agent ONF. On va observer si la sapinière se régénère naturellement. Ce sont des projets de recherche pour aider la gestion des forêts, afin de savoir si on va laisser la sapinière évoluer ou s’il va falloir qu’on anticipe et implante d’autres essences. »

  • Dans le Var, le projet Geopark avance avec l’inauguration de la salle scientifique de la Maison de la Nature du Plan

    Dans le Var, le projet Geopark avance avec l’inauguration de la salle scientifique de la Maison de la Nature du Plan

    Porté par les Départements du Var et des Alpes-Maritimes, le projet de création du géoparc du Socle de la Provence et d’obtention du label mondial « Géopark Unesco », à cheval sur les massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron, continue de se construire, à quelques mois du dépôt de candidature, prévu pour début 2027. « Zone géographique unifiée où des sites et des paysages d’importance géologique internationale sont gérés selon un concept holistique de protection, d’éducation et de développement durable », selon la définition donnée par l’institution, il s’étend sur 1 600 m², entre le Var et les Alpes-Maritimes, du Cap Sicié jusqu’au plateau de Vallauris, constituant la « Provence Varisque ».

    Ce vendredi a été inaugurée la salle scientifique de la Maison départementale de la nature du Plan, à La Garde, ainsi que son exposition permanente. Un lieu qui n’a pas été choisi au hasard, puisqu’il fait partie intégrante du projet de géoparc, dont il sera l’un des points d’entrée. Il constituera ainsi l’un des 18 sites informatifs, en complément des 63 géosites qui composeront le géoparc. L’exposition a pour but de présenter ses aspects géologiques à travers plusieurs outils : vidéoprojection, panneaux explicatifs, modélisations, cartes, microscopes…

    Un lieu essentiel pour obtenir le label « Géoparck », comme l’explique Jean-Marc Lardeaux, docteur en géologie, l’un des porteurs du projet : « L’Unesco veut que la valeur scientifique du territoire soit de niveau international, mais aussi que les habitants s’approprient cette connaissance et comprennent comment la ressource géologique a permis le développement des sociétés. » Dans cette optique, « la vulgarisation est capitale. Il ne faut pas se perdre dans des vocabulaires trop précis, tout en restant rigoureux. » Car, finalement, « le projet du géoparc doit incarner la simplicité, la mise à disposition, mais aussi la rigueur scientifique. »

  • À Hyères, la ministre Monique Barbut inaugure la Fête de la Nature

    À Hyères, la ministre Monique Barbut inaugure la Fête de la Nature

    Monique Barbut a mis à profit son après-midi varois, largement consacré à la conservation du patrimoine naturel et à l’adaptation au changement climatique. Après une visite au Domaine du Rayol, où elle a pu découvrir la pépinière d’acclimatation destinée à développer des espèces résistantes au stress hydrique, puis participé à une séquence d’épandage d’un traitement biocide contre la fourmi électrique, la ministre de la Transition Écologique a terminé sa journée aux Vieux Salins de Hyères.

    Un lieu emblématique de la préservation de la biodiversité et de la lutte contre l’érosion, où lui ont été présentés les effets du projet « Adapto + ». Celui-ci vise à ralentir la perte de littoral en lui redonnant une dynamique naturelle, notamment via la protection de la posidonie et la suppression des enrochements artificiels censés réduire l’érosion, mais qui se sont avérés contre-productif. En l’espace de 7 ans, ce dispositif a permis de regagner 5 à 10 m de plage, incitant le gouvernement à le transposer en Nouvelle-Aquitaine.

    Attention particulière portée à l’artificialisation des sols

    La ministre a ensuite inauguré la Fête de la Nature. Un événement qui invite les Français à redécouvrir « ces lieux parfois si familiers que l’on en oublie la richesse », déplorant le fait que « la place de la nature ne cesse de reculer dans nos vies quotidiennes ». Un recul qui « rejaillit sur nos propres imaginaires », avec « des conséquences sur notre propension à la protéger. »

    Monique Barbut a par ailleurs insisté « sur le besoin de protéger nos sols, dont le rôle essentiel sera mis en avant à l’occasion de cette 20e édition. En particulier face à ceux qui entendent revenir sur certaines dispositions visant à les protéger d’une artificialisation excessive ». Un sujet prégnant dans un département soumis à d’importantes inondations, comme au Lavandou en 2025.

  • Conseil municipal de Toulon : Pontcarral n’a que faire de jugement moral

    Conseil municipal de Toulon : Pontcarral n’a que faire de jugement moral

    Avant même que ne débute l’ordre du jour le conseiller municipal RN Amaury Navarranne a demandé la parole pour revenir à nouveau sur l’attribution de subvention au club de Pontcarral, voté au cours du conseil municipal précédent. L’élu d’opposition a tout de même commencé son propos par avoir « une pensée pour les enfants de cette mère de famille et la communauté comorienne ». Les bons sentiments s’arrêtant là. Mais avant d’en arriver sur le fond de son intervention, Amaury Navarranne fustige la forme, en se plaignant d’avoir été questionné à la fin de la séance précédente par un élu de la majorité sur ce qu’est la politique sociale du RN concernant les quartiers populaires. C’est pour lui intolérable.

    « Nous n’avons aucun problème avec les quartiers », s’insurge-t-il. Ah d’accord ? C’est bon de le savoir. Le conseiller municipal s’estime donc victime d’un procès d’intention puisque ce qui lui tient vraiment à cœur c’est l’argent public et ces « 5 000 euros demandés par le club pour clôturer la saison en cours dans des conditions matérielles et sportives décentes ». Et puisque cela concernerait des frais d’arbitrage, l’élu conclut : « On a nous un jugement moral un peu différent du vôtre. » Le problème c’est que ce n’est pas justement de jugement moral dont ont besoin les quartiers populaires mais de moyens M. Navarranne.

    « Il y a un intérêt à travailler les politiques sociales dans ce quartier », lui a répondu Josée Massi.

  • Quand la bonne santé financière de Toulon irrite l’extrême droite

    Quand la bonne santé financière de Toulon irrite l’extrême droite

    Après l’élection des membres des différentes commissions, l’ordre du jour s’est poursuivi par le chapitre des finances avec la présentation du rapport sur la dette de 2025 et la stratégie mise en place pour assurer « une gestion prudente, sécurisée et rigoureuse ».

    La maire de Toulon Josée Massi (SE), a rappelé que celle-ci s’élève aujourd’hui à 55,2 millions d’euros, ce qui représente un endettement par habitant de seulement 299 euros. Un montant qu’il convient de rapprocher de ceux des villes de la même strate qui se situe à 1 085 euros en moyenne. Donc 3,5 fois plus. La 1ère magistrate précisant que le Port du Levant est classé 2e ville-centre des 22 métropoles les moins endettées mais aussi 2e grande ville de France parmi les villes de plus de 100 000 habitants.

    « Toulon reste en effet dans le palmarès des villes les moins endettées de France », insiste-t-elle, « avec une dette, en plus, entièrement sécurisée et une capacité de désendettement inférieure à 2 ans contre une moyenne de 5,4 ans ».

    Une gestion de la dette qui repose sur une diversification des partenaires bancaires et une mise en concurrence régulière afin d’obtenir des conditions financières optimisées. Tout cela ajoute Josée Massi « permet de financer à un niveau soutenu des dépenses d’équipements, tout en augmentant les indicateurs d’endettement particulièrement favorables ».

    Le RN et sa mauvaise foi

    Sur ce, la conseillère municipale RN Laure Lavalette est montée au créneau pour, contre toute attente, ne pouvant que constater la bonne santé financière de la ville, pilonner cette politique de désendettement en préférant y voir plutôt « un sous-investissement ».

    L’élu fustigeant au passage assez malhonnêtement « les baisses des dotations de l’État qui peuvent mettre les communes en difficulté », alors que l’extrême droite les a approuvées à l’Assemblée nationale.

    Pour la diva des plateaux télé « en matière de vraies dépenses d’infrastructures, le compte n’y est pas ».

    Et de poursuivre sans en être on dirait véritablement persuadée : « Vous avez gagné les élections, Madame le maire, c’est donc votre programme qui doit s’appliquer. Mais n’hésitez pas à piocher dans notre projet ambitieux. »

    Elle revêt ensuite, métaphoriquement, avec beaucoup de démagogie, son maillot rouge et noir de supportrice du RCT pour prétendre que « l’avenir du rugby d’élite » est entre les mains de Josée Massi. Carrément. « Vous allez avoir des arbitrages importants qui vont engager l’avenir du club », ajoute-t-elle, en se permettant de conclure par un « Osez, Josée ! », ressortant un slogan de campagne de la majorité élue.

    « Rassurez-vous, madame Lavalette, les Toulonnais ont osé puisque c’est nous qui sommes là », lui a tranquillement répondu la maire de Toulon, en rappelant pour commencer qu’après la gestion désastreuse de la ville par le Front national de 1995 à 2001, le Port du Levant croulait sous 190 millions d’euros de dette.

    Et de conclure : « Vous me parlez du RCT, vous étiez favorable à la construction d’un stade de 400 millions d’euros… Mais je ne crois pas que les résultats du RCT aujourd’hui ont un lien avec le stade. » Eh oui, ça se saurait !

  • Pierre Villard, président du Mouvement de la paix en Paca : « Un plan d’action contre l’armement nucléaire »

    Pierre Villard, président du Mouvement de la paix en Paca : « Un plan d’action contre l’armement nucléaire »

    Cinquante représentants régionaux du Mouvement de la paix se réunissent samedi 23 et dimanche 24 mai pour établir un plan d’action contre l’armement nucléaire. Parmi eux, 25 représentants du comité Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Pourquoi un plan d’action ?

    Pierre Villard : L’élection présidentielle approche à grand pas. Il est temps pour nous de renforcer nos mobilisations publiques et faire-valoir nos convictions. Le président s’est revêtu de son habit de chef de guerre, avec des augmentations depuis 2024, dans les budgets consacrés à l’armée. Aujourd’hui, le Parlement adopte des programmes qui bafouent le traité d’interdiction des armes nucléaires. Nous organiserons des débats publics, interpelleront les municipalités pour qu’elles soutiennent ce texte, et promouvront la paix sur les 12 mois à venir.

    Quels seront les temps forts de ces colloques ?

    P.V. : Les échanges demain [samedi] matin s’ouvriront sur un état des lieux de la posture française vis-à-vis des armes nucléaires. Ensuite, à 17h30 nos partenaires étrangers interviendront par visioconférence. Nous recevrons, entre autres, Carlos Umana, représentant de l’alliance pour le désarmement en Espagne, Sophie Bolt, secrétaire générale d’une organisation anglaise (CND), et deux autres activistes dont un Belge et un Allemand. Ces échanges nous permettront de partager nos connaissances, et ainsi réfléchir ensemble au plan d’action que nous établiront dimanche.

    Qu’allez-vous présenter de votre côté ?

    P.V. : Nous avons accueilli en novembre dernier, la Tournée française du Prix Nobel de la paix 2024 pour un mouvement de sensibilisation d’envergure. En près d’une semaine, six des survivants d’Hiroshima ont rencontré plus de 6 000 personnes de la région. Un réel succès puisque plusieurs maires ont pu échanger avec les survivants qui sont aussi intervenus dans les établissements scolaires pour avertir sur les dangers des armes nucléaires. Ces échanges seront l’occasion pour nous de partager aux Comités des autres régions notre expérience, et nos idées, pour qu’ils puissent recevoir cet événement à leur tour.

    Entretien réalisé par Calypso Sadousty