Category: accueil-merge

  • Martigues : la nouvelle direction de 13 Habitat réinvestit Notre-Dame des Marins

    Martigues : la nouvelle direction de 13 Habitat réinvestit Notre-Dame des Marins

    Dans les couloirs du bâtiment Loup de Notre-Dame des Marins, peu de choses ont changé depuis l’été dernier. C’est pour cela que l’État, le bailleur 13 Habitat, les élus et agents de Martigues parcourent la cité mardi 23 décembre après-midi, six mois après la dernière visite avec l’ancienne ministre de la Ville Juliette Méadel (SE). Les traces de pneus marquent encore les sols, des trous sont parfois bouchés de ciment. Les gaines techniques sont ouvertes, certaines avec des câbles électriques pendants, quand elles ne sont pas utilisées comme dépotoirs.

    Au bâtiment Nef, prisé des trafiquants, la donne est différente. Si les vitres de l’escalier sont encore taguées, les murs ont été repeints… jusqu’au 3e étage. Un passant le souligne : « Ils ont repeint mais pas chez nous. Ça, j’ai pas accepté. » Mais note quand même une amélioration : « L’ascenseur tombe souvent en panne mais 13 Habitat réagit et répare rapidement. Le chauffage ça va. » En dépit de cela, « j’ai qu’une envie, c’est de partir car on n’en peut plus » confie l’habitant, désabusé.

    Le maire (PCF) Gaby Charroux présent à la visite considère qu’« il y a des avancées, mais encore insuffisantes » sur les travaux urgents. Ces désagréments devaient être réglés rapidement après la sanction financière infligée cet été à 13 Habitat, qui avait débloqué un budget d’un demi-million d’euros pour ce faire.

    Alors la concertation avec les résidents reprend au centre social, à l’issue de la visite. « Ce que j’ai vu ne me satisfait pas » admet Jean-Marc Perrin, nouveau président (DVD) de 13 Habitat depuis la mi-juillet. Le nouveau directeur général Damien Vanoverschelde affirme « chercher les moyens de remédier à ces dysfonctionnements », malgré des « contraintes supplémentaires du fait d’une architecture atypique ».

    « On va finir par partir ! »

    L’annonce était attendue. « Les déclarations de travaux pour l’isolation thermique et la rénovation du bâti ont été déposées » selon le directeur général. « 44 millions d’euros sont mobilisés » poursuit Damien Vanoverschelde, « les travaux débuteront en 2027 ». Tollé chez les habitants. « Cet été on nous a dit 2026, on va finir par tous partir » s’écrie l’une. « C’est toujours la même chose », renchérit une autre. La préfète déléguée Isabelle Epaillard, représentante de l’État, affirme qu’il s’agit d’« une procédure obligatoire avec des étapes. Mais les travaux sont bien lancés ».

    Thierry Del Baldo, de la Confédération générale du logement interroge : « C’était 52 millions il y a 6 mois. En mars, on avait 900 000 euros pour étanchéifier les toits, où est passé cet argent ? ». Le directeur général de 13 Habitat répond : « Des rustines ont été mises, mais si on intervient sur le toit on devra percer à nouveau lors de la réhabilitation. Les travaux ont été différés. » Et abonde : « Nous avons triplé le budget d’entretien, soit 670 000 euros en 2025. »

    In fine, Gaby Charroux est « satisfait » de l’engagement du bailleur et sort « avec espoir » de la réunion. Mais « le travail est loin d’être fini » comme disait la préfète à l’égalité des chances Isabelle Epaillard en introduction.

    Une rénovation à 44 millions

    C’est le budget de la réhabilitation tant attendue du quartier annoncée par le directeur général de 13 Habitat Damien Vanoverschelde. Cela comprend « l’isolation thermique, la reprise des toitures, le changement du système de chauffage et le remplacement des jardinières agréées par les Bâtiments de France » d’après le directeur.

    Une « contribution », ou augmentation de loyer est envisagée par le bailleur : « Si le plan de financement n’est pas complété, on en discutera au préalable », annonce le directeur général, qui accuse des difficultés financières.

  • Les interdictions de paraître se multiplient dans les Bouches-du-Rhône face au narcotrafic

    Les interdictions de paraître se multiplient dans les Bouches-du-Rhône face au narcotrafic

    Le cap des 100 arrêtés dépassé… Dans les Bouches-du-Rhône, la préfète de police déléguée s’est emparée à plein de la possibilité offerte depuis la mi-juin par la loi narcotrafic de prendre un arrêté d’interdiction administrative de paraître sur les points de deal. Un nouvel outil qui permet de « donner les moyens d’agir vite et fermement » en ciblant les petites mains du trafic, estimait-elle sur les réseaux sociaux vendredi dernier, alors que le département se place dans le top 3 national dans son utilisation.

    Ce jour-là, un arrêté est justement paru, concernant un certain M.K. interpellé la veille avec 68 g de résine de cannabis, 160 grammes d’herbe, et 130 euros à Campagne-Lévêque (15e). La récurrence de sa présence sur le point de deal attestant pour la police du fait qu’il participe à la vente de stupéfiants, la préfecture a pris cet arrêté particulier pour une durée d’un mois, lui interdisant de paraître, bd Ledru Rollin, de Capitaine Gèze, Oddo ou rue de Lyon. Une nouvelle infraction de l’intéressé dans ce laps de temps pouvant conduire à six mois de prison et 7 500 euros d’amende. Avec 114 points de deal répertoriés dans le département dont 80% à Marseille, soit 89, les autorités espèrent mettre la main sur ces « jobbeurs », des « intérimaires », parfois mineurs, en provenance de toute la France, embauchés pour de courte période et impliqués « à différentes strates de la chaîne du narcotrafic », guetteurs, vendeurs, logisticiens détaille l’arrêté. Des « salariés » très « mobiles » qui « agissent sciemment et quotidiennement sur divers points de deal pour déjouer la surveillance des services de police ». Parmi les arrêtés pris, 90% concernent Marseille. Et pour 15% d’entre eux, des mineurs.

    Quatre personnes devant la justice

    « L’objectif avec ces interdictions administratives de paraître, c’est de s’en servir comme d’une arme pour assécher le trafic », explique le directeur de cabinet adjoint de la préfète de police déléguée, Pierre Gilardeau. À partir de deux interpellations d’une personne sur le point de deal, celle-ci peut être visée par un arrêté d’interdiction de paraître, d’une durée d’un mois maximum.

    « L’enjeu c’est de le produire très vite, pendant que l’individu est placé en garde à vue pour le notifier avant sa sortie, souligne le sous-préfet. Cela veut dire que quand il en sort, il a l’interdiction, du jour au lendemain, de retourner sur les points de deal. » Pour cela, une véritable « task force » a été mise en place, avec un agent dédié à la seule rédaction de ces textes. Dès lors, plus besoin d’interpeller les « choufs » avec de la drogue sur eux, la simple présence dans la zone interdite suffisant.

    « Si cela ne suffit pas, la peine de prison avec sursis prononcée derrière a un véritable impact et est prononcée extrêmement rapidement par le parquet, qui a une politique très active sur le sujet », défend le directeur de cabinet adjoint. Quatre personnes ont déjà été sanctionnées par la justice à ce jour, avec des peines allant jusqu’à trois ou quatre mois de prison avec sursis. « En s’attaquant à ceux qui servent de chouf, de charbonneur, on va créer une crise dans les ressources humaines de ces trafics », veut croire Pierre Gilardeau. En assurant que cela n’empêche pas les enquêtes judiciaires de se poursuivre derrière.

    Une quinzaine de commerces fermés

    Autre possibilité de la loi narcotrafic, la fermeture administrative de commerces jusqu’à six mois, pour trafic, recel de vol, suspicion de blanchiment ou association de malfaiteurs, sur la foi d’un rapport administratif, est largement employée. Une quinzaine de sanctions sont tombées. « Cela nous permet de frapper directement », se félicite Pierre Gilardeau. « Dès qu’on constate 15 000 euros en liquide et pas de moyens pour justifier cette somme, on va pouvoir fermer », illustre-t-il. De quoi soulager la direction départementale de l’économie (Ddets), compétente en matière de travail dissimulé : en janvier, sa directrice avait alerté dans une note confidentielle : « Ce développement [des fermetures, Ndlr] est désormais incompatible avec la baisse des effectifs du service traitant ces dossiers. » Et de réclamer une diminution du nombre de dossier à traiter : le retard pris « diminue l’effet dissuasif de ces sanctions ».

  • Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Comme chaque année, le ramassage des déchets de la Métropole est mis en pause le 25 décembre et le 1er janvier. Avec 20% d’emballages jetés supplémentaires à cette période à cause des cadeaux offerts, le service public a dû renforcer la collecte avant et après ces deux jours fériés pour compenser les arrêts de collectes. Dans certaines communes, les collectes des ordures ménagères et des emballages sont modifiées « pour s’ajuster aux jours fériés », précise la Métropole.

    À Marseille, seuls les arrondissements du 9e au 13e sont impactés par cet arrêt. Les bacs jaunes, d’emballage et de papier seront collectés le vendredi à la place du jeudi dans ces zones. Quant aux arrondissements dans le centre-ville, du 1er au 8e, la collecte n’a pas lieu le 24 et le 31 au soir, mais le matin des jours fériés. Il sera également possible pour les Marseillais de déposer leurs cartons dans les points d’apports volontaires pour les grands cartons présents dans le centre-ville.

    Pour les autres communes, les détails du ramassage ou non lors des jours fériés sont précisés pour chaque ville sur le site de la Métropole pour permettre à chacun de s’organiser en fonction. La plupart des ramassages auront lieu le lendemain. La Métropole conseille donc « dans la mesure du possible, de garder vos déchets et d’attendre le prochain jour de collecte pour sortir vos bacs ou vos déchets ».

    Par ailleurs, la Métropole a prévu pour la fin des fêtes plus de 600 points de collecte de sapins de Noël. Les arbres doivent être déposés sans sac et sans neige artificielle dans les espaces dédiés afin de pouvoir les composter.

  • Marseille : à la Valentine, Auchan ne surveillait pas les légionelles

    Marseille : à la Valentine, Auchan ne surveillait pas les légionelles

    Une menace d’amende administrative pouvant s’élever jusqu’à 45 000 euros sous le sapin. En ce début de mois de décembre, les services de l’État ont adressé une mise en demeure à Auchan pour lui imposer la réalisation de prélèvements et d’analyses de ses tours aéroréfrigérantes, dans son hypermarché de la Valentine dans le 11e arrondissement de Marseille, afin de détecter la potentielle présence de légionelles.

    C’est que les agents qui ont contrôlé l’hypermarché de quelque 14 000 mètres carrés, le 23 septembre dernier, n’ont pu que constater que contrairement aux règles en vigueur, « suite au redémarrage saisonnier des tours aéroréfrigérantes en mai 2025, aucune analyse en legionella pneumophilia n’a été réalisée dans un délai d’au moins quarante-huit heures et d’au plus une semaine », relève l’arrêté préfectoral. C’est que les dernières analyses remontaient au 4 mai 2024. Soit depuis la fermeture de l’ancien Casino, repris par le groupe Mulliez. Or, cette bactérie qui se développe dans les circuits d’eau peut causer de sévères infections respiratoires, avec un taux de mortalité de l’ordre de 10%. En 2023, quelque 223 cas de légionellose ont été référencés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur selon Santé publique France. De quoi justifier la mise en demeure, avant que la climatisation de l’immense hypermarché ne soit remise en service, pour le mois de mai prochain, même si les analyses réalisées le 16 septembre ne relevaient aucun risque.

    Mais le géant de la grande distribution n’est pas le seul à être visé. À Vitrolles, la société Provence huiles a reçu au début du mois une mise en demeure similaire, après une inspection réalisée le 30 septembre dernier, faute d’avoir révisé son analyse méthodique des risques de prolifération de légionelles depuis… quinze ans.

    70 contrôles réalisés

    C’est que la préfecture a voulu taper du poing sur la table. Une campagne de sensibilisation a ainsi été lancée cet été, sous l’égide de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), expliquent les services de l’État par communiqué ce mercredi. Près de 200 établissements ont ainsi été contactés au mois de juin, avant une opération de contrôle de grande ampleur pour 70 d’entre eux en septembre. « Plus de la moitié présentaient des non-conformités », pointe l’État. Avant de rassurer sur « une maîtrise globalement satisfaisante du risque ». À Marseille, ces inspections préconisaient notamment de mettre en demeure la municipalité pour qu’elle mette à jour l’analyse des risques aux Docks des Suds, et de lui prescrire des travaux à la Friche de la Belle de Mai. Des mises en demeure étaient également demandées pour la Nouvelle compagnie des détergents savons de Marseille à Sainte-Marthe (14e) et pour le syndic Michel de Chabannes, pour sa copropriété de la Riante (8e), où les seuils de concentration en légionelles ont été dépassés en juin 2024.

  • Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    À la tête du service gynécologie obstétrique de l’hôpital de Martigues depuis quatre ans, Nathalie Lavergne met toute son énergie à « prendre soin de nos pauvres utérus ». Depuis le mois de mai dernier, la médecin a réussi à mettre en place un nouveau traitement pour les fibromes : la radiofréquence. Trois médecins se sont formés à cette technique auprès de l’hôpital Nord.

    « Il s’agit d’une grande aiguille qui délivre de l’électricité pour détruire les tissus sous l’effet de la chaleur », explique-t-elle. Une technique peu invasive qui permet de traiter les tumeurs bénignes qu’une femme sur quatre développe dans sa vie en évitant l’hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus) ou les complications liées à la myomectomie (ablation chirurgicale du fibrome utérin). « L’autre avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin d’anesthésie générale, on peut donc gérer ces opérations en ambulatoire et on occupe la salle de bloc moins d’une heure », affirme Nathalie Lavergne.

    Depuis l’arrivée de cette technologie, dix patientes ont été traitées, « avec de très bons résultats, sans douleur en post-opératoire », assure la cheffe de service, qui souhaite pouvoir pérenniser cet équipement prêté par le laboratoire Kebomed. Se pose désormais la question de l’achat du générateur, qui coûte 26 000 euros. Un argument pourrait peser dans la balance : la rentabilité du traitement par radiofréquence. « Grosso modo, l’hospitalisation est revalorisée à hauteur de 3 000 euros », précise la médecin.

  • Le projet de la Chevalière à Aix-en-Provence devrait être révisé à la baisse

    Le projet de la Chevalière à Aix-en-Provence devrait être révisé à la baisse

    Le chantier était à l’arrêt depuis le mois d’octobre. Depuis l’annonce d’une importante construction au sein de leur résidence de la Chevalière, les 61 familles de ces habitations HLM, proche du centre de secours et en partie occupée par des familles de pompiers, étaient montées au créneau. Début 2025, les habitants découvraient qu’un projet de trois bâtiments sur trois étages, soit 87 logements supplémentaires, était lancé dans cette résidence sous le giron de Pays d’Aix Habitat depuis les années 2000 et de Famille et Provence depuis la fusion entre les deux bailleurs sociaux. Le projet prévoyait 36 logements dans un bâtiment de la Chevalière « haute », 12 dans un bloc central (dont les habitants exigeaient la suppression), 40 logements dans un bâtiment de la Chevalière « basse ». Coût total estimé du projet : 18 millions d’euros. Le maire sortant, Sophie Joissains (UDI) avait bien tendu une oreille aux réclamations des habitants, qui demandaient la révision du projet. En avril, elle avait rencontré et d’entendre les récriminations des habitants avant de réajuster le plan. Après des mois de rencontres puis d’attente, le verdict est tombé : la construction du bâtiment central sera définitivement supprimée des plans. Ne reste plus que le bâtiment de la Chevalière haute et de la Chevalière basse, qui sera, elle, classée R+1 et à 26 logements. Au total, 26 logements ont été supprimés du projet. Ces informations, ce sont les habitants de la Chevalière qui les rapportent, à la suite d’une ultime réunion avec le maire et les représentants de Famille et Provence. Ils précisent : le permis modificatif n’a pas encore été acté. « Comparé à ce que l’on devait avoir, c’est très beau, ce que l’on nous propose. On est contents », rapporte Mélissande, l’une des habitantes et épouse de pompier de la Chevalière. Affaire à suivre. E.B.-G.

  • À Mimet, des remparts à reconstruire après l’éboulement

    À Mimet, des remparts à reconstruire après l’éboulement

    Pas une catastrophe, mais « un crève-cœur quand même. On a l’impression que ces vieilles pierres sont intouchables », lâche cet habitant de Mimet, alors que son chemin passe les barricades récemment élevées à l’entrée de la rue Mistral. Derrière ces palissades de fer, elle-même encerclées de barrières métalliques, sont cachées un tas de pierres qui vendredi dernier, ont dégringolé du rempart médiéval de Mimet. À 15h53 le 19 décembre, un premier éboulement d’une partie Sud des remparts médiévaux est déclaré dans le centre ancien du « plus haut village des Bouches-du-Rhône ». Les premières mesures de sécurité sont immédiatement prises. À 16h05, rapporte la municipalité, les services municipaux sont dépêchés sur place et déblaient l’espace dans la foulée, avant de procéder à une « remise en état de la rue » et une sécurisation des abords. C’était sans compter un second effondrement, à peine une heure après. À 17h14, un nouvel éboulement « beaucoup plus important » se fait entendre dans le centre-ville, au même endroit. Une entreprise « spécialisée » a été mandatée en urgence pour procéder aux sécurisations. Depuis, le pourtour de la rue Mistral est sécurisé, un arrêté de mise en sécurité imposé. La rue, pour le moment, est interdite aux piétons et aux voitures.

    « Ça tombe très mal »

    Georges Cristiani, maire sans étiquette de la commune confirme : il n’y a eu aucun blessé, l’incident n’est pas majeur. Les bâtiments proches ne sont pas impactés non plus. Concernant les trois logements d’habitation face aux remparts, les habitants ont été « priés de partir ». « Aucun indice, aucun signe ne laissait penser que le mur pouvait s’effondrer, si ce n’est que les remparts sont vieillissants, tout simplement. On ne connaît pas encore les causes de l’incident », rapporte d’ailleurs l’édile. Pour le maire, l’heure est désormais à la restauration. Mais les prochaines étapes, tant administratives que manuelles, restent compliquées à franchir en ces périodes de fêtes. « Il aurait pu attendre 800 ans et quelques jours de plus pour s’effondrer, plutôt que 5 jours avant Noël ! plaisante le premier magistrat. C’est du boulot et ça tombe très mal. » Les premières sécurisations bouclées, la priorité est pour Georges Cristiani, d’entamer des réparations en accord avec le patrimoine local. « Ce sont des remparts de pierres taillées. Il faut maintenir cet aspect patrimonial et jusqu’à présent les experts venus (…) sont dans une démarche de bétonisation, ce produit salvateur, mais qui peut défigurer les remparts : c’est hors de question, soutient le maire. J’ai appelé des compagnons et des experts de consolidation. Il faudra plusieurs semaines pour reconstituer le rempart et sécuriser la zone. » Les conseils départemental et régional ont été sollicités, rapporte l’édile. LEtat aussi, sans retour. « C’est la solitude des maires, qui sont face à leurs responsabilités dans ces cas-là », se désole Georges Cristiani.

  • L’opposition de Saint-Mandrier dénonce une liberté de réunion bafouée

    L’opposition de Saint-Mandrier dénonce une liberté de réunion bafouée

    La Vague mandréenne annonce le lancement de plusieurs actions en justice pour contester les refus répétés et considérés comme discriminatoires du maire Gilles Vincent (LR) de mettre à disposition des salles communales pour ses réunions publiques.

    « Ces refus, motivés par le caractère politique de notre association, portent une atteinte grave à la liberté de réunion et au principe d’égalité entre citoyens », dénonce le conseiller municipal d’opposition Denis Clave. Il rappelle que depuis avril 2025, la salle des Jardins d’Hydra leur avait été accordée pour des débats ouverts sur les enjeux locaux. Mais qu’elle leur a été retirée le 18 septembre à l’occasion d’un changement de règlement intérieur adopté deux jours plus tôt. Et ce sans délibération du conseil municipal, bien sûr.

    Toujours en prétextant le même motif, la demande de la liste de disposer d’un stand à la Journée des associations du 6 septembre leur a été refusée. « Face à ces pratiques qui entravent le débat démocratique à quatre mois des élections municipales, nous avons engagé un référé-liberté déposé le 1er décembre 2025 au tribunal administratif de Toulon », informe l’élu. Ce dernier a été rejeté le 5 décembre sur la forme pour absence d’urgence perçue, sans examiner le fond de la discrimination. Un recours pour excès de pouvoir a donc été déposé le 10 décembre 2025 au tribunal administratif pour annuler définitivement le règlement et la décision au fond.

    Avec également la saisine du préfet du Var, du Défenseur des droits et du procureur de la République.

    À suivre, donc.

  • [Les illuminations font un carton] À Toulon, quand la ville amie des enfants brille de mille feux

    [Les illuminations font un carton] À Toulon, quand la ville amie des enfants brille de mille feux

    En ces temps difficiles où beaucoup peinent à voir la lumière au bout du tunnel hivernal, la ville de Toulon éclaire tous les soirs depuis le 21 novembre les visages ébahis des enfants. « Des instants hors du temps où la réalité s’estompe au profit d’un doux sentiment où se mélangent tradition, nostalgie, joie et espoir » , explique la première magistrate du Port du Levant.

    Et pour ce faire, plus d’une centaine de kilomètres de guirlandes lumineuses ont été installées dans toute la ville. Et plus de 1 400 décors lumineux disposés non seulement dans le centre-ville, mais aussi dans les différents quartiers afin que personne ne soit oublié.

    Un des points d’orgue est, comme chaque année, le majestueux sapin de Noël installé sur la place Victor-Hugo et au pied duquel viennent se positionner de nombreux badauds.

    Et puisqu’on est là, devant l’Opéra de Toulon, il ne faut pas rater le spectacle son et lumière projeté tous les soirs à partir de 18h30. Une invitation à un voyage sensoriel unique, est-il expliqué. En tout ça marche, les images projetées racontent une histoire intemporelle afin d’embarquer les spectateurs dans un monde où les rêves deviennent réalité.

    Le somptueux bâtiment historique imaginé par Léon Feuchère se pare pour l’occasion de lumières et de couleurs. Espérons que les minots, bouche bée devant l’édifice, auront bientôt envie d’aller s’inviter dans ce temple de la culture jadis très populaire un peu trop aujourd’hui « réservé » à un public socialement privilégié.

    Une invitation à réenchanter

    le monde

    Mais pas question de s’engourdir trop longtemps ici, même si les températures sont plutôt douces pour la saison. Mieux vaut, une fois la projection terminée poursuivre son chemin sur le pavé toulonnais histoire de se réchauffer et d’aller voir ce qui se passe sur la place de la Liberté. Une fois dépassés les chalets de Noël, on aperçoit un autre monument du patrimoine toulonnais sur lequel la Ville a décidé de donner pour l’occasion un autre éclairage. Il s’agit de la fontaine de Fédération réalisée par les frères Allar en 1870.

    Ici pompes et projecteurs jouent de concert avec différents effets d’eau et de couleurs afin de créer un véritable show aquatique : jets droits, pirouettes, volcans, éventails ou corolles, les figures se succèdent au rythme de la sono.

    En redescendant on croise une des parades animées qui se relaient à travers la ville. Ici, « Les souffleurs de rêves », chuchotant de la poésie à l’oreille de chacun.

    Tout est fait pour communier avec les autres baladeurs nocturnes tout aussi attendris par leurs enfants ou petits-enfants ou tout simplement par leur propre innocence perdue.

    La magie de Noël quoi ! Une parenthèse avant de retomber d’ici quelques jours dans une réalité qui n’est pas faite que de fraternité.

    Alors, une fois les illusions dissipées mieux vaut avoir appris à cultiver son jardin intérieur et ne pas renoncer à vouloir politiquement réenchanter le monde.

  • Dans le Var, 3,5 tonnes de déchets retirées de la nature en 2025

    Dans le Var, 3,5 tonnes de déchets retirées de la nature en 2025

    Même si la tendance montre une nette diminution ces dernières années, force est de constater qu’en dépit de toutes les campagnes d’information, des centaines de tonnes de déchets continuent d’être abandonnés chaque année dans la nature. Et de mettre donc en péril les milieux naturels. Pour y faire face et continuer de sensibiliser le grand public, l’association de médiation environnementale Chercheurs en herbe initie régulièrement des ramassages citoyens, principalement sur le littoral toulonnais et le Faron. Des interventions qui s’opèrent dans le cadre d’une convention signée avec la Ville de Toulon. Quarante ont eu lieu en 2025. Des initiatives qui ont mobilisé en tout 1 486 participants pour 3,5 tonnes de déchets récupérés, catégorisés, triés et recyclés. Parmi ces rebuts, se sont retrouvés par exemple 32 masques, 9 pneus et 1 760 bouteilles plastiques. Mais aussi 67 881 mégots, puisqu’il n’y a que l’argent des addicts de la cigarette qui parte totalement en fumée.

    Un inventaire qui montre la nécessité de continuer à travailler pour faire évoluer les comportements. Avec des gestes assez simples en somme, puisque les 2 648 bouteilles en verre récupérées sont tout simplement allées rejoindre les containers de collecte réservés à cet effet.

    Les ateliers pédagogiques

    Quant aux 1 982 canettes et 7 562 capsules, elles ont permis de participer au soutien des actions mises en place par l’association Knet Partage au bénéfice des enfants malades ou souffrant de handicaps, grâce à France récupération recyclage.

    Les bouchons en plastique se sont retrouvés, eux, transformés en bijoux écoconçus par l’atelier Sauvage.

    Les bonnes volontés sont attendues dimanche 28 janvier à 14h, au port Saint-Louis pour redémarrer les ramassages citoyens*.

    L’association va également poursuivre tout au long de l’année 2026 ses ateliers pédagogiques en direction des scolaires afin d’éveiller leur esprit scientifique et les sensibiliser à la fragilité de l’écosystème et à sa protection. Avec une orientation toute particulière, élargie au grand public pendant toute la saison estivale, sur la protection des herbiers de posidonie.

    *Pour s’inscrire : www.chercheursenherbe.com