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  • Alerte aux pollens dans la région Sud

    Alerte aux pollens dans la région Sud

    Retour des beaux jours, températures douces… Et c’est le début de la torture pour les allergiques aux pollens. Le risque « est actuellement élevé voire très élevé en Provence-Alpes-Côte d’Azur et devrait se maintenir plusieurs jours encore, en particulier pour les pollens de cyprès et d’aulne », indique l’Association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud, qui traque officiellement depuis 2025 ces minuscules grains végétaux.

    « On participait déjà au réseau national de surveillance aérobiologique », précise Damien Piga, directeur innovation chez AtmoSud. La méthode : piéger les pollens dans l’air qui circule au moyen d’une bande encollée explique-t-il. « Ces grains sont très caractéristiques, des personnes sont formées à les reconnaître à l’œil nu », précise-t-il. À terme, des caméras doublées d’algorithmes devraient se charger du travail.

    Un site pour anticiper

    Mais surtout il y a la partie prévision. « Nous avons des modèles numériques qui permettent d’anticiper les conditions météo et la floraison des plantes, et tout un réseau d’acteurs sur le terrain dont des médecins sentinelles », détaille Damien Piga. Une certitude : avec le changement climatique, les périodes polliniques s’allongent et de nouvelles espèces peuvent s’implanter. Comme l’ambroisie, hautement allergisante, repérée dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. « Une mauvaise qualité de l’air extérieur et intérieur », aggravant le phénomène, ajoute-t-il.

    À noter que le pollen de cyprès, particulièrement présent en milieu urbain et périurbain, constitue la première cause d’allergie dans notre région, à l’origine de près de 75% des cas. À la clé : rhinite, conjonctivite, difficultés respiratoires, asthme et jusqu’à des réactions cutanées de type eczéma ou urticaire. Sur son site internet, AtmoSud fait un point quotidien, commune par commune et devrait donner vendredi la tendance du week-end et de la semaine suivante.

  • Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    D’un côté du terrain, des copropriétaires et un bailleur social revendiquent et verrouillent une rue privée, soutenus par Bruno Gilles (Horizons), l’ancien maire du secteur, et la présidente du bailleur social métropolitain PML, Solange Biaggi (LR). De l’autre, un collectif de riverains, empêchés de circuler à pied et d’accéder aux équipements publics, défendu par la Ville. Après plusieurs actions et quelques coups pas très francs, balle au centre : la justice tranchera.

    Au-delà de la discorde autour d’un portail et d’une affaire qui concerne quelques centaines d’habitants, « ce sont deux visions de la ville qui s’opposent, analyse Didier Jau. Une ville ouverte, piétonnisée et pacifiée, ou une ville bunkurisée ». Récupération politique ou non, les positions sont d’autant plus défendues et assumées en période éléctorale. La Ville de Marseille avait tenté une médiation, invitant les copropriétaires des Chutes Lavie à accepter une ouverture de jour sur cet accès piétonnier dont le portail a été soudé. Il s’agit de permettre l’accès aux équipements publics, à la crèche, aux riverains d’emmener leurs enfants à l’école, de se rendre dans les commerces du quartier sans se risquer à faire un détour par le dangereux et très pentu boulevard Guigou.

    Tentative d’apaisement vaine, qui a conduit la Ville à mettre en demeure l’association de copropriétaires afin qu’ils rouvrent le portail. Le délai, arrivé à échéance le 26 février, est resté sans effet. La mairie engagera donc une action en justice « pour exiger la réouverture de la rue de la Pépinière et condamner le non-respect du droit de servitude ».

    Menaces et bris de glaces

    Dénonçant des « menaces de mort », Bruno Gilles a porté plainte contre la porte-parole du collectif, qui a été convoquée au commissariat. De leur côté, les membres du collectif ont eu à déplorer des bris de glace sur leurs voitures. « On ne peut accuser personne, mais à chaque veille d’action, des pare-brise éclatent. La première vague lors de la première mobilisation médiatisée, mi-octobre 2025 », témoigne Nathalie Prost. La dernière série de dégradations a été relayée sur les réseaux sociaux, photos à l’appui, par le maire des 4-5, ce 24 février. Immédiatement commenté par Bruno Gilles sur son fil : « La campagne électorale ne permet pas tout ! Tout ça se réglera dans les urnes les 15 et 22 mars ! »

    C’est dans ce contexte épineux que le maire des 4-5 a lancé une invitation à un petit-déjeuner, le samedi 28 février à 10h, devant le portail. « C’est un tournant concret qui marque l’ouverture d’une procédure juridique », précise Didier Jau. Elle peut être longue. Et à la vitesse à laquelle les choses s’enveniment, chacun devra garder son sang-froid, au gré des surprises.

  • Fibre Excellence toujours en sursis malgré les propositions du ministre

    Fibre Excellence toujours en sursis malgré les propositions du ministre

    L’étau se resserre sur les usines de pâte à papier Fibre Excellence. La menace d’une mise en redressement judiciaire, qui inquiète les salariés depuis des mois, semblait s’éloigner avec l’annonce du ministre délégué à l’industrie, Sébastien Martin, d’un potentiel soutien, et sous conditions, à hauteur de 150 millions d’euros, la semaine dernière. Mais rien n’est acté pour l’heure et l’urgence est toujours bien présente : « On n’a plus de bois, juste de quoi tourner jusqu’à lundi. À partir de là, on s’arrête », s’inquiète Laurent Quinto, pour la Filpac-CGT du site tarasconais. En bref, la promesse ministérielle n’a rien réglé : « La proposition du gouvernement, c’est de l’étalement de dettes, des garanties de prêts… Il n’y a pas de soutien direct ou structurel. » Une réunion se tient ce jeudi à Berçy avec le comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) à laquelle participe l’intersyndicale. « Tout ce qu’on discutait au Ciri depuis des semaines tombe à l’eau, puisque les travaux sur la renégociation des tarifs de vente de l’électricité et le travail avec la filière bois passent au second plan et ne sont pas dans l’annonce du ministre », dénonce Laurent Quinto. Contactée, l’entreprise explique être toujours en train d’étudier la proposition du ministre délégué.

    Le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, s’est emparé de la question et va prochainement « faire une question écrite au ministre Roland Lescure ». Il travaille également à une table ronde en préfecture.

  • Les travailleurs de la culture mettent la pression au Medef

    Les travailleurs de la culture mettent la pression au Medef

    La banderole qui trône habituellement devant les locaux de l’Union pour les entreprises 13 (UPE13), déclinaison locale du Medef, « Plus que jamais les entreprises ont besoin de nous » a été remplacée par « le Medef tue la culture » lors d’une action coup de poing, ce mercredi matin à Marseille.

    Cette dernière a été menée par plusieurs syndicats et collectifs de travailleurs du monde de la culture et intermittents du spectacle, réunis sous la bannière de « l’assemblée générale culture 13 », qui ont momentanément occupé « la place des entreprises ». Une manière de mettre la pression sur les organisations patronales pour le dernier round de négociations autour de l’assurance chômage qui se déroulait au même moment à Paris au siège de l’Unédic, l’organisme en charge de ladite assurance. Des négociations durant lesquelles Medef, CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) et U2P (Union des entreprises de proximité) ont fait une proposition qui ne passe vraiment pas pour les petites mains de la culture : « L’augmentation de 50 heures par an du nombre d’heures minimum pour ouvrir le droit à l’indemnisation au titre de l’intermittence », comme le résume Maria, comédienne de théâtre à Marseille. Concrètement, ils devront travailler plus pour une indemnisation similaire : « C’est déjà compliqué d’en faire 507, alors 557 n’en parlons pas… »

    Débrayage à Plus belle la vie

    Si d’autres mesures de durcissement de l’assurance chômage pour l’ensemble des salariés sont discutées ce jour, la proposition patronale a des conséquences concrètes pour le monde de la culture : « On parle de 10 000 à 30 000 intermittents sur le carreau. En rehaussant ce seuil, de facto cela va exclure des personnes. D’autant qu’on fait déjà face à une baisse des subventions du ministère de la culture, des collectivités territoriales et donc du volume de l’emploi », explique Léo, pour le syndicat français des artistes CGT. Plus qu’un symbole, « l’ensemble de l’équipe technique, des figurants et quelques comédiens » du tournage de la série Plus belle la vie étaient aussi présents et « ont débrayé une heure ».

  • [Entretien] Élie Cordier : « Associer les acteurs dans les projets à Gap »

    [Entretien] Élie Cordier : « Associer les acteurs dans les projets à Gap »

    Élie Cordier est à la tête de « L’union pour Gap », en lice pour les élections municipales. Pour rappel, la liste rassemble des membres issus de partis de gauche et écologistes, avec le soutien du PS, du PCF, des écologistes, de Génération.s et de Place publique. Ils se rassembleront ce jeudi, à l’occasion d’une réunion publique, à partir de 18h30 au Quattro, 56 avenue Emile-Didier.

    La Marseillaise : Comment va se dérouler ce meeting ?

    Élie Cordier : Nous présenterons la liste et le programme que nous portons aux élections municipales. De courtes vidéos seront projetées pour illustrer les différentes mesures. Ensuite, un temps de discussion avec les colistiers sera proposé.

    Quels axes allez-vous développer lors de ce rendez-vous ?

    E.C. : Mes colistiers et moi présenterons des mesures au sujet de la mobilité et du déplacement à l’échelle de l’agglomération. On parlera d’accès au soin. Nous aborderons le sujet de la petite enfance et son accompagnement. Nous échangerons à propos de l’action sociale au niveau de la ville en essayant de voir comment nous pouvons créer du lien. Nous aurons également l’occasion de nous exprimer sur la transition écologique, la végétalisation de notre centre-ville, l’éducation, la culture ou encore le sport.

    Pouvez-vous présenter trois projets forts qui marquent votre programme ?

    E.C. : Le premier projet que nous allons présenter est celui de la création d’un centre municipal de santé. L’idée est d’attirer des professionnels afin de solutionner les difficultés que les habitants et habitantes rencontrent pour se faire soigner. Nous savons qu’il manque des spécialistes, notamment dans le secteur du dentaire, de la dermatologie et de la cardiologie.

    Le second projet est celui de la ferme communale. Nous imaginons une infrastructure habitée par des agriculteurs locaux. De nouvelles personnes qui souhaiteraient s’implanter ou des exploitants déjà installés et qui sont à la recherche de foncier. La production au sein de cette infrastructure pourrait bénéficier à la cantine municipale, qui sert les scolaires et les Ehpad. La ferme se situerait dans le quartier des Eyssagnières. Pour la dimension, nous laissons une latitude dans la construction de nos projets pour y associer les acteurs.

    Le dernier projet concerne le stationnement. Comme de nombreuses communes, Gap est confrontée à une baisse de fréquentation. « L’union pour Gap » voudrait développer un système qui vise à étendre le stationnement gratuit en ville en cas de consommation dans le centre.

    Inscription par mail à programmeupg@gmail.com, par téléphone au 07 66 43 89 55 ou sur le site internet unionpourgap.fr

  • À Avignon, sur le marché, la gauche creuse ses sillons

    À Avignon, sur le marché, la gauche creuse ses sillons

    Mercredi matin, c’est jour de marché sur la Rocade, à Avignon. Depuis plusieurs semaines, les candidats viennent aussi y faire leur marché. On s’épie, on discute parfois, on s’invective aussi. Un panneau d’affichage met côte à côte David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI). « Tiens, ils se sont déjà accordés pour le 2e tour », ricane-t-on dans les rangs d’Olivier Galzi (DVD), où on est certain que les deux listes de gauche s’allieront après le 15 mars. « Ils ont plus d’infos que nous », sourit Méliades Bay, militant de l’Après, soutien de David Fournier. « Amis de gauche, bonjour », salue Fatima Ouhaibi, de Génération.s, qui, comme le PCF avignonnais, milite pour Mathilde Louvain. « Tu viens tracter avec nous ? », ironise Méliades Bay, alors que les deux partis s’affichaient encore ensemble à l’automne pour appeler au rassemblement à gauche avant, ensuite, d’opérer des choix différents.

    Si entre certains à gauche, les relations demeurent, les ponts sont bien plus coupés pour d’autres. « Je ne suis pas fâché sur le fond, mais sur les méthodes, ce que j’ai dénoncé sur la mainmise de Raphaël Arnault sur LFI reste d’actualité », note l’ex-insoumis Farid Faryssy, passé avec fracas chez David Fournier. À titre personnel, il s’opposera à un rapprochement avec LFI au second tour, mais se pliera au choix majoritaire. David Fournier renvoie inlassablement à « une décision collégiale » au sein de sa liste, au soir du premier tour. Place publique ou le PRG ont déjà fait d’un rapprochement avec LFI un casus belli.

    « J’ai grandi ici, la proximité ça compte »

    Mais, avant de trancher l’épineuse question, chacun mène campagne avec l’espoir de devancer largement la liste de gauche concurrente. « On entre dans la dernière ligne gauche », glisse avec malice David Fournier. On sent l’actuel adjoint bien plus à son aise dans ce genre d’exercice que sur un débat TV. Il multiplie les accolades, les souvenirs avec certains. « J’ai grandi ici, la proximité ça compte beaucoup », note-t-il. On lui parle souvent de sa maman, l’ex-députée Michèle Fournier-Armand. Qui arrive sur place faire son marché. « Vous savez, on souffre plus quand son fils est en campagne que quand on mène soi-même campagne, confie-t-elle. Je crois beaucoup en lui, il fera du bien pour cette ville et les habitants. »

    « Il y a une envie de renouveau »

    Le rythme de fin de campagne s’intensifie. « Je fais deux réunions d’appartement par jour, y compris chez certains qui ont reçu Olivier Galzi », fait valoir David Fournier. L’ex-journaliste TV, donné en tête d’un récent sondage contesté par David Fournier, est dans le viseur du candidat et d’adjoints sortants, lui reprochant son amateurisme comme sur le commerce ou le logement social (notre édition du week-end). « Dans les réunions, on a 4-5 demandes de stages pour les jeunes, ça conditionne la poursuite de leurs études. On prévoit des rencontres avec des chefs d’entreprise qui ont des besoins », projette le candidat, qui constate « des urgences sociales ». « On a la connaissance du terrain, on souhaite mettre en place une sécurité sociale de l’alimentation en s’appuyant sur la municipalisation des cantines ou les corbeilles solidaires », développe David Fournier. Après avoir échangé à l’automne, David Fournier et Mathilde Louvain restent à distance.

    Sur le marché, la candidate LFI n’a pas la même notoriété que son concurrent. « Mais, c’est un atout, car il y a une envie de renouveau, de renouvellement par la base, on ne porte pas le poids du bilan et beaucoup ont l’impression que les choses se font sans eux », défend Mathilde Louvain, qui reste focalisée sur le débat local et pas sur l’agitation médiatique nationale, où son parti est accusé d’être associé à la mort du militant identitaire lyonnais. « On continue notre travail, Zohran Mamdani [maire de New York] n’a pas été élu sur les réseaux sociaux, compare-t-elle. Quand on va sur du porte-à-porte, on est sur les attentes concrètes du logement, de l’école, de la gestion de l’eau… On souhaite mettre en place des votations citoyennes sans condition de nationalité. » Autour d’elle, ses soutiens et colistiers assurent que son « côté apaisant [aperçu lors du débat TV] aide » à déminer. Sur le marché, on n’observe pas de réaction épidermique de rejet de LFI. « Ça peut être moins le cas place Pie [en centre-ville] , sourit Mathilde Louvain, mais un peu comme nous si on nous tend un tract du RN ». Qui demeure le véritable adversaire de la gauche.

  • La gauche propose le Méd’ in Toulon pour bâtir l’avenir

    La gauche propose le Méd’ in Toulon pour bâtir l’avenir

    « Neuf pour cent seulement de l’espace maritime est visible depuis la ville. Ce que nous voulons, avec Méd’ in Toulon, c’est rendre la mer aux Toulonnais », lance Magali Brunel en révélant l’un des projets emblématiques de Toulon en commun.

    Pour la tête de liste des progressistes unis et des citoyens, « notre rade ne peut pas se réduire à un projet d’hôtel de luxe, de casino ou de bureaux dans de beaux immeubles ». Le Port du Levant se devant, insiste-t-elle, d’« incarner une identité authentique dans sa diversité et sincère dans son unité ». Et de poursuivre : « Notre projet entend bien incarner cette ambition et devenir le lieu qui rassemble les habitants sur ce qu’ils ont en commun. »

    Toulon en commun entend rehausser les quais pour les protéger de la montée des eaux due aux dérèglements climatiques, et ouvrir une grande promenade jusqu’au Mourillon.

    « Nous créerons aussi un quai des pêcheurs, qui permettra de redonner une place à cette activité traditionnelle du port, et de l’attrait à cette activité noble, trop peu mise en valeur aujourd’hui », ajoute Magali Brunel.

    Création partagée

    Toulon en commun porte également le projet d’une grande esplanade devant Mayol, « afin que les soirs de match, les 3e mi-temps se vivent en commun, avec des hospitalités dignes de grands rendez-vous nationaux et internationaux ». Mais pas que, puisque de nombreuses autres occasions seront trouvées, promet la candidate, pour faire vivre cette « grande place populaire ». Et ce, aussi bien autour d’un spectacle, d’un bal, d’une sardinade que d’un festival. Comme « délions les langues » dédié aux arts de la parole et du conte. « Car la parole, les palabres, la tchatche, rappelle Magali Brunel, c’est de l’humanité et c’est aussi notre identité. »

    En poursuivant la déambulation jusqu’au Mourillon, le Toulonnais du futur devrait pouvoir croiser aussi un musée-fabrique, dédié aux arts contemporains. « Nous voulons une création partagée, à portée de mains d’écoliers et faire vivre le dialogue entre amateurs et artistes, du visiteur un praticien, et des œuvres un bien commun », explique la cheffe de file.

    Le bâtiment de la DDTM sera dédié, lui, à l’entrepreneuriat et aux acteurs économiques portuaires et incubateurs de nouveaux projets, dans des filières d’innovations. Et de conclure : « Méd’ in Toulon est un projet où la ville se réinvente sans s’oublier et qui laisse une place à la rêverie et à la poésie. »

    Tout un programme.

  • Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    « Aborder quelques thèmes essentiels du programme » : c’est là l’objectif du meeting organisé par les insoumis de la liste Aix en commun, ce jeudi à 19h, au château de l’Horloge, d’après Dominique Fortunato, directeur de campagne.

    En présence de Manuel Bompard, député et coordinateur national de la France insoumise, et Marina Mesure, députée européenne (LFI), Julie Boronad, tête de liste, abordera les questions du logement, des discriminations et de la démocratie participative, combat clé du mouvement pendant ces municipales. Comme leurs homologues de Marseille, Toulon ou Avignon, les insoumis d’Aix placent au cœur de leur projet leur volonté de « rendre le pouvoir aux Aixois ».

    Ce désir de renforcer l’« implication directe » des habitants, selon Dominique Fortunato, s’illustre avec l’élaboration d’une liste « citoyenne ». Communiqué mercredi à La Marseillaise, elle contient 57 noms, dont 29 issus de la société civile, n’appartenant pas à des formations politiques. Parmi les personnalités figure en troisième position Claudie Hubert, actuellement conseillère municipale d’opposition, élue en 2020 avec la liste de Marc Pena (PS), sur laquelle elle occupait la 2e place. Le numéro 2 de Aix en commun, est sans surprise, Guillaume Dalla Costa, investi en tête de la liste, avec Julie Boronad, lors de l’assemblée municipale LFI du 25 octobre.

    Une investiture dont certains militants avaient dénoncé l’irrégularité devant la justice, accusant le mouvement d’avoir « confisqué la décision ». Déboutés dans un premier temps, les plaignants avaient eu gain de cause devant la justice. LFI s’est pourvu en cassation (notre édition du 6/02).

  • À Martigues, la gauche parle sport avec les familles

    À Martigues, la gauche parle sport avec les familles

    Une petite table sur laquelle trônent des fascicules du programme de Gaby Charroux (PCF) a été disposée à l’entrée du parc des sports Julien-Olive, au nord de la commune. La campagne électorale se poursuit et les militants du maire sortant ne fatiguent pas. Porte-à-porte, boitage, tractage… Ils multiplient les actions pour « toucher tout le monde », affirme Isabelle. « C’est pour ça qu’on a rajouté cet endroit, où il y a beaucoup de familles qui viennent se balader, surtout en ce moment avec les vacances, en plus de nos points de rencontres sur le marché, devant Carrefour Market ou Intermarché Croix-Sainte. Et ce serait bien qu’on les maintienne toute l’année », poursuit-elle. L’objectif, ce mercredi après-midi : évoquer la politique publique sportive de la majorité sortante.

    Pour Christian, ce genre de contact en plein air permet d’engager la conversation plus facilement qu’au porte-à-porte, où seul « un quart de la population » ouvre son foyer. « Le contact est un peu plus difficile depuis le Covid », confie-t-il. Ça n’a pas toujours été le cas. Isabelle se remémore : « Il y a quelques années, j’avais été invitée à manger chez une dame alors qu’on menait campagne ! »

    Contre l’abstention…

    Avec leur présence, les militants entendent lutter contre l’abstention, leur « cheval de bataille quotidien ». À Martigues, lors des dernières élections législatives anticipées, elle avait atteint les 35% au 1er tour. « Malheureusement, c’est un problème national, constate Isabelle. Les gens ne se sentent plus représentés. Après, je pense qu’à Martigues, ils ne peuvent pas être déçus vu la politique qui est menée. »

    Fanny, venue se promener avec ses deux enfants, approuve : « Je trouve qu’au niveau du sport, la municipalité fait pas mal de choses. Ce n’est pas dans toutes les communes qu’on a un tel accès à la pratique. Les tarifs annuels sont plus qu’abordables : pour mon fils, on paye moins de 50 euros pour qu’il suive des cours multi-sports et qu’il trouve son truc. » La trentenaire estime : « On se concentre trop sur le négatif et en période électorale, on n’est pas aidés. Quand je vois sur les réseaux sociaux certains qui se contentent juste de critiquer sans dire ce qu’ils apporteraient de plus, ça m’exaspère, c’est un peu facile. Après oui, on peut toujours faire mieux. »

    … et contre l’extrême droite

    Pour ces municipales, les communistes et leurs sympathisants se battent aussi « contre la droite et l’extrême droite ». Samir Dahmani, ancien athlète spécialisé dans le demi-fond, s’est engagé sur la liste du maire sortant pour cette raison. « Je sentais que c’était le moment dans un contexte sociétal où il y a une montée du RN et je souhaite que cette ville garde ses valeurs de vivre-ensemble avec Gaby Charroux qui, pour moi, en est le garant. » Pour lui, les risques sont clairs : « Ils peuvent s’en prendre aux services publics de proximité dans les quartiers, que ce soit les clubs sportifs ou l’ouverture à la culture avec une baisse des subventions, pourtant essentielles. »

    Samir Dahmani l’affirme : la politique de la Ville lui a permis d’atteindre le plus haut niveau « par la qualité des infrastructures, l’attention et le soutien portés aux clubs ». Mais le sport ne se résume pas à la pratique professionnelle et à la performance. « Ça ouvre à la cohésion sociale, à l’inclusion, à l’émancipation. »

    Pour ce prochain mandat, en cas de victoire, le colistier a à cœur de « poursuivre la mise en place d’une passerelle, sur le site Picasso-Aurélio, entre la culture et le sport sous la forme d’un campus, mais aussi de continuer à porter une attention particulière aux dispositifs pour la jeunesse et à l’enfance », à l’instar des centres d’initiation sportive, qui « font la richesse de cette ville ».

  • Le Printemps marseillais affiche un nouveau visage

    Le Printemps marseillais affiche un nouveau visage

    C’est avec un visage changé que s’affiche le nouveau Printemps marseillais, édition 2026. La liste des candidats déposée par Benoît Payan et son entourage en préfecture ce mercredi matin, à la veille de l’échéance, mise en effet très largement sur le renouvellement : parmi les 64 premiers noms de la liste, éligibles en cas de triangulaire selon notre projection (notre édition du 20 février), 35 ne siégeaient pas au conseil municipal.

    Symbole important, alors que l’édile marseillais est cette fois candidat sur son nom, sa première adjointe Michèle Rubirola (EELV), tête de liste en 2020, figure à ses côtés en deuxième position. « Ce n’est pas parce que je ne vais pas m’afficher partout que je ne suis pas là, sourit-elle. Depuis 2015, nous fonctionnons en binôme ! »

    Devenu un étendard de la lutte contre le narcotrafic qui a emporté ses deux frères, Amine Kessaci (EELV), aujourd’hui sous protection policière, se situe en troisième place. Tête de liste dans les 15-16, ralliée à l’union de la gauche marseillais à l’issue des élections municipales en 2020, la maire adjointe (DVG) sortante, Samia Ghali, complète le quator de tête.

    Rééquilibrage politique

    Figurent également ceux qui ont rallié le Printemps marseillais face à la menace de l’extrême droite. C’est le cas de l’ancienne candidate insoumise Hanifa Taguelmint, militante historique de l’organisation de la marche pour l’égalité de 1983, en 8e position. Engagée dans les quartiers populaires, l’ancienne responsable de LFI Katia Yakoubi obtient la 26e place. Martin Grand-Dufay, qui avait pris la tête des jeunes soutiens du chirurgien Frédéric Collart (DVC) pour les municipales, avant que celui-ci ne jette l’éponge, est lui au 53e rang.

    Alors que de nombreux membres du cabinet sont cette fois sur les rangs, « il y a plus de 50% de personnes issues de la société civile », met aussi en avant le directeur de campagne du Printemps marseillais, Arnaud Drouot. Ainsi, Julien Harounyan, co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France Sud (CCAF), 7e sur la liste, ou encore le directeur général de la Ligue de l’enseignement dans les Bouches-du-Rhône, Karim Touche, 23e.

    Les équilibres politiques ont aussi été revus. Certains ont noté le recul des écologistes. « Ils sont la première force », répond Arnaud Drouot, quand Michèle Rubirola regrette « un recul de cette prise de conscience écologique au niveau national ». Ils peuvent néanmoins compter sur treize candidats éligibles, contre dix pour le Parti socialiste, huit pour le Parti communiste. « C’est une liste de rassemblement qui respecte la diversité et la pluralité de la gauche, qui reconnaît la place des communistes dans le combat », apprécie leur chef de file Anthony Gonçalvès, qui se place en 13e position. Avec lui figurent l’adjointe aux solidarités Audrey Garino (10e), Mohamed Itrisso (27e), Nathalie Tessier (34e), Jean-Marc Coppola (37e), Ibrahim M’zé (55e), Laure Rovera (58e), Hassan Guenfici (65e). « Les équilibres sont construits pour avoir une liste qui ressemble à Marseille et rassemble tout Marseille, qui représente tous les quartiers de la ville, toutes les sensibilités politiques », défend Arnaud Drouot.

    Restent les absents, avec des adjoints comme Christine Juste (EELV), Isabelle Laussine (MadMars), Sophie Roques (PS). Certains ont voulu s’arrêter comme Théo Challande-Névoret (EELV) ou Aïcha Sif, d’autres se trouvent à la charnière comme Patrick Amico (GRS). « Il y a des questions d’équilibre, de renouvellement pour ouvrir de nouvelles perspectives », défend Arnaud Drouot. «Il y a un beau programme à mettre en place. Maintenant, il faut qu’on gagne », appuie Michèle Rubirola.

    La liste complète est à retrouver sur le site lamarseillaise.fr