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  • À l’ex-Holiday Inn, à Marseille, des licenciements après Noël

    À l’ex-Holiday Inn, à Marseille, des licenciements après Noël

    C’est la sono entraînante qui accueille les touristes de passage à l’ex-hôtel Holiday Inn Express qui jouxte la gare Saint-Charles de Marseille, ce lundi matin. Après avoir appris vendredi, au lendemain de Noël, qu’ils allaient être licenciés, une partie des équipes de l’établissement se sont mis en grève. Contestant le motif économique avancé par leur direction.

    « Nous avons été reçus pour une réunion d’information vendredi dernier, raconte le délégué syndical CNT-SO, Toufik Ghodbane. Par visioconférence, ils m’ont annoncé que je serai licencié, avec six autres salariés, et qu’il s’agit d’un licenciement économique ! » Au total, ils sont sept à être concernés, dont cinq femmes de chambre et leur équipier. Soit la moitié des équipes de nettoyage de l’hôtel. Si les courriers de convocation ne sont pas encore tombés, les entretiens préalables sont bien prévus pour le 7 janvier, indique le délégué syndical.

    Virée après 15 ans

    « Nous sommes tombées de haut », soupire parmi elles Danila, assise sur le muret de l’établissement. Cela fait plus de 4 ans qu’elle travaille là, cinq heures par jour, d’abord en sous-traitance puis depuis neuf mois intégrée avec ses collègues directement dans les équipes de l’hôtel. « Nous sommes tristes, nous pensons à nos familles, poursuit-elle. Comment on va payer les loyers ? Comment on va vivre ? Il y a quelques jours on fêtait Noël tous ensemble, et du jour au lendemain, ils nous annoncent ça ! » à côté d’elle, Cesaliny soupire, une pancarte entre ses doigts : « On n’est pas des chiffres, on est des être humains. » « J’étais choquée aussi, partage-t-elle. Nous sommes venues de loin pour travailler… »

    Plus loin, Karima, responsable des petits déjeuners de l’hôtel, plonge la main dans son sac pour en sortir un diplôme d’honneur, qui salue ses 15 ans d’ancienneté. Elle est arrivée deux mois après l’ouverture de l’établissement, a vu les conditions de travail se durcir au fil des années. « Cet hôtel, c’est notre bébé », assure-t-elle. « Félicitations et merci pour votre engagement et implication », est-il écrit sur la feuille plastifiée qu’on lui a remis lors de la fête de Noël organisée pour les salariés, le 17 décembre dernier. « Et dix jours après, on m’appelle, on me dit vous êtes licenciée. On vous félicite, et on vous renvoie. »

    La colère est d’autant plus forte que le motif économique avancé ne convainc pas les salariés. « Une fois par semaine, j’assiste aux réunions, explique la responsable des petits déjeuners. On sait que ça cartonne ! Presque tous les jours, nous sommes complets ! » Racheté par le groupe hôtelier Alboran début 2023, en cours de transformation pour passer sous le pavillon Novotel comme l’indique un panneau près du hall d’entrée, l’établissement a en plus engagé des travaux « pour être quatre étoiles, glisse Danila. Ils vont changer de gamme. » « Ce sont des licenciements abusifs, sans cause réelle ni sérieuse, appuie Toufik Ghodbane. Ils ont mis 5 millions d’euros pour faire des travaux de rénovation, ils prévoient en 2026 d’acheter des hôtels en France ! »

    La grève se poursuit

    Alors qu’à ce stade, ni reclassement, ni formation n’ont encore été proposés selon le délégué syndical, il défend : « Pour moi, c’est de la répression syndicale, parce que nous sommes tous syndiqués. Ce sont des personnes qui travaillent bien, des anciens, des piliers de l’entreprise. » Tous s’alarment de l’avenir de l’hôtel, alors que le rythme imposé de trois chambres par heure est déjà difficile à atteindre avec ces effectifs. Quoi qu’il en soit, les grévistes ne comptent pas lâcher : le piquet de grève sera reconduit ce mardi matin et une caisse de solidarité est déjà lancée.

    Sollicitée, la direction de l’établissement n’a pas donné suite.

    Caisse de grève : we-solidaire.com (solidarité grévistes hôtel Marseille centre gare Saint-Charles)

  • Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    « Je vais voter pour vous ». En ce lundi matin, un homme pousse la porte du local de campagne de Benoît Belvalette, tête de liste Place publique pour les municipales. Le candidat le remercie sans oser lui dire qu’il ne sera pas le futur maire d’Avignon.

    Car si Benoît Belvalette a convié la presse entre deux réveillons, c’est pour annoncer « entrer en négociations avec le PS » en vue du scrutin des 15 et 22l mars. En l’occurrence, la future liste conduite par David Fournier, qui a déjà reçu l’appui des Écologistes, de l’Après, du parti animaliste ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. Contacté, David Fournier confirme être « en discussions avancées » avec Benoît Belvalette, ayant bon espoir de donner rendez-vous « la semaine prochaine » pour officialiser cette union. Les deux hommes, qui discutent régulièrement déjà depuis plusieurs mois, devaient se voir ce lundi après-midi et mardi.

    Voir Place publique se rapprocher du PS, « dans une dynamique d’union et pas un ralliement de façade », n’a rien de surprenant. Dès son entrée en campagne en septembre, Benoît Belvalette appelait à « une alliance du bloc de gauche ». À deux mois et demi du premier tour, la possible entente avec David Fournier a été précipitée par la parution dans La Provence, il y a dix jours, d’un sondage créditant Benoît Belvalette de 2% quand David Fournier est à 18%, très loin devant tous les autres concurrents à gauche. Concédant un « coup dur » à la découverte du sondage, car « depuis plus d’un an, on a acquis une légitimité en travaillant sur un programme détaillé dans une approche globale qu’on ne retrouve pas à gauche », Benoît Belvalette a réuni la semaine dernière son équipe, qui a acté ce choix. « Ce n’est pas de la tambouille d’arrière-cuisine, mais une main tendue formidable, justifie Thierry Brochot, délégué général de Place publique. Il y a aussi un principe de responsabilité à soutenir des mairies sortantes et maintenir un maximum de villes à gauche. »

    LFI en ligne rouge

    « Continuer à avancer seul mettrait en péril la possibilité de garder Avignon à gauche alors que le risque RN est très fort », embraye Benoît Belvalette, qui espère que cet accord, s’il aboutit, donne l’exemple à Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (La Convention) ou le collectif Avenir citoyen de Zinèbe Haddaoui (dis. PS), Génération.s et du PCF. « On permet d’élargir le socle électoral à gauche et servir de trait d’union », projette Benoît Belvalette. Celui-ci a quelques garde-fous à poser dans les échanges avec David Fournier, comme des mesures « pour la jeunesse qui doit être au cœur du projet », une liste renouvelée aux deux tiers, 4 à 5 postes éligibles ou « pas d’accord avec LFI ». « La présence de Farid Faryssy nous a fortement questionné, mais en tant que parti responsable, on ne peut pas rester bloqué sur son cas », justifie Benoît Belvalette.

  • Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Qui succédera à Valentin Ferron (Cofidis) au
    palmarès du Grand
    Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise ? À un peu plus d’un mois du départ, les équipes prétendantes à la victoire de cette 48e édition se sont déjà déclarées. Et comme chaque année, certaines des meilleures formations mondiales font le déplacement pour participer à l’une des plus belles compétitions du circuit européen, inscrite au calendrier UCI Europe Tour 2025 en catégorie 1.1. Cette classification attire donc tout naturellement de grosses écuries de l’UCI World Tour. Elles seront quatre cette année à se présenter sur la ligne de départ de la plus marseillaise des courses cyclistes : Alpecin Deceuninck (Belgique), Décathlon CMA-CGM, Groupama-FDJ et Lotto Dstny (Belgique). Toutes les quatre étaient déjà candidates au titre l’année passée, mais Lotto Dstny a entre-temps évolué, passant d’équipe Pro Team à World Team. Parmi les habitués, Décathlon, qui n’est désormais plus associé à AG2R La Mondiale, sera une nouvelle fois très attendue sur la ligne d’arrivée. Le prodige tricolore Paul Seixas et le grimpeur Nicolas Prodhomme avaient réussi à se hisser dans le top 10 de la dernière édition, au terme d’un finish au sprint mémorable sur le faux plat en direction du campus de Luminy.

    Les ProTeams font de l’œil

    Si Groupama-FDJ avait retenu le Marseillais Maxime Décomble pour cette course l’année passée, Sébastien Joly, directeur sportif de Décathlon CMA-CGM, pourrait aligner un autre ancien pensionnaire du VC la Pomme : Matisse Bonnet, qui a récemment intégré l’équipe U19. Toujours utile d’avoir un local de l’étape dans ses rangs. Comme le Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise représente la première étape de la Coupe de France, les formations Pro Teams alignent toujours de grands noms. Neuf d’entre elles seront au départ du stade Vélodrome : Toscana Factory Team-Vini Fantini (Italie), MBH Bank CSB Telecom Fort (Italie), Caja Rural Seguros RJA (Espagne), Unibet Tietmat Rockets, Total Energies, Euskatel Euskadi (Espagne), Equipo Kern Pharma (Espagne), Burgos Burpellet PH (Espagne) et Cofidis, le tenant en titre. Toutes ces équipes, sauf les Italiens de MBH Bank CSB Telecom Fort, ont déjà participé à cette course et se retrouvent très souvent proches du podium, à l’instar de Kern Pharma, qui comme Décathlon, comptait l’année dernière deux de ses représentants dans le Top 10. D’ailleurs, Pau Miquel est le seul à avoir intégré le top 10 des deux dernières éditions.

    Six Conti visent l’exploit

    Et pour compléter ce peloton de haute volée, six équipes Conti tenteront de rééditer l’exploit réalisé par l’ancien Pommier Justin Jules, seul coureur à avoir remporté le Grand prix d’ouverture La Marseillaise en étant issu d’un club de troisième division. Quatre d’entre elles sont françaises et ont l’habitude d’être présentes au rendez-vous phocéen : CIC U Nantes, Nice Métropole Côte d’Azur, Saint-Michel-Préférence Home-Auber 93 et Van-Rysel Roubaix Lille Métropole. Deux nouvelles formations étrangères vont faire leurs premiers pas dans les hauteurs provençales : l’écurie italienne de Polti Visit Malta et le collectif suisse Elite Fondations Cycling Team, qui disputera en 2026 sa première saison en Continentale sous la houlette de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC la Pomme. Sur ces deux dernières années, au moins un coureur d’une équipe Conti a toujours réussi à entrer dans le Top 10. Avant cela, ce n’était plus arrivé depuis le double champion paralympique Kévin Le Cunff (9e en 2019).

  • CAN : les Sénégalais vivent chaque match des Lions avec passion

    CAN : les Sénégalais vivent chaque match des Lions avec passion

    Durant la Coupe d’Afrique des Nations, chaque jour se transforme en une fête nationale. Les habitants font flotter les drapeaux à leurs fenêtres, enfilent le maillot de leur pays de cœur et se préparent à vibrer pendant 90 minutes au rythme de la rencontre du jour. Samedi après-midi, le Sénégal était à l’honneur, lors de la deuxième journée les opposant à la République démocratique du Congo. En plein cœur du quartier de Noailles, dans le 1er arrondissement de Marseille, des bars, des boutiques en tout genre et même des coiffeurs avaient installé une télévision pour l’occasion. Mais le grand rendez-vous du jour était prévu chez Mame Diarra, un restaurant « typiquement africain avec un penchant sénégalais », plutôt bien assumé dès l’accueil. Les serveuses s’étaient toutes habillées en confection avec le fameux maillot vert de la Terranga. Et le dress code était également le bienvenu pour la clientèle. « Celui qui n’a pas le maillot du Sénégal ne rentre pas ici », plaisante Doudou, propriétaire des lieux et grand passionné du ballon rond.

    Silence dans la salle

    « Vous avez déjà vu un Sénégalais qui n’aime pas le foot ? », sourit le patron originaire de M’Bour, à 80 kilomètres au sud de Dakar, qui a toujours diffusé la CAN depuis l’ouverture du restaurant en 2013. Histoire de « profiter de l’événement tous ensemble », ajoute-t-il. Après une première validation visuelle, les premières odeurs montaient rapidement au nez. Le match avait beau se tenir à l’heure du goûter, cela n’a pas empêché la quasi-intégralité des clients de commander les célèbres plats alléchants, et ô combien bourratifs, qui font la fierté de l’Afrique de l’Ouest : mafé (poulet cuisiné dans une sauce faite à base de pâte d’arachide) ; yassa (poulet ou poisson mariné et mijoté dans une sauce aux oignons), thiéboudiène (riz rouge avec du poisson), tout y est passé avant le coup d’envoi de la rencontre, avec un petit bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus) pour faciliter la digestion. Presque mécaniquement, tous les clients ont levé les yeux de leur assiette pour se tourner vers l’écran géant au fond de la salle. Tout le monde reste très silencieux, comme s’il s’agissait d’un moment solennel, sauf Doudou, qui sursaute à chaque occasion des Lions. Les serveuses avaient toujours un œil sur le match, malgré le flot de clients continu à l’approche du coup de feu. L’ouverture du score des Congolais a jeté un froid dans la salle. Seul le voisin du patron, l’un de ses amis marocains assez taquin, avait le sourire. Heureusement que l’ancien messin Sadio Mané a égalisé en seconde période, sous les applaudissements des clients et des cris de joie en cuisine. « Si on prétend à gagner la coupe, on doit gagner tous les matches », martèle Doudou, qui n’a pas digéré le score final (1-1).

    Mame Diarra. 30, rue de l’Académie, 13001 Marseille.

    Le Gabon proche de l’élimination

    Déjà défait par le Cameroun (1-0), le Gabon a connu sa 2e défaite, dimanche, face au Mozambique (3-2), malgré la réduction du score de l’Olympien Pierre-Emerick Aubameyang. Les Panthères joueront leur qualification mercredi (à 20h) contre la Côte d’Ivoire. Dans les autres matches du week-end, le Nigeria s’est imposé (3-2) face à la Tunisie. Le Bénin a disposé du Botswana (1-0) et le Soudan a pris le meilleur sur la Guinée équatoriale (1-0). L’Algérie est allé chercher sa 2e victoire contre le Burkina Faso sur un penalty de Mahrez (1-0).

  • Nasser Al Aswadi façonne la tolérance à la Vieille Charité

    Nasser Al Aswadi façonne la tolérance à la Vieille Charité

    Dans les travées de la Vieille Charité, l’ombre de Nasser Al Aswadi rôde et se confond parfois à celle de pièces qu’il a façonnées. Dansant avec les cimaises et parée de ses dentelles en inox, l’une d’elles est baptisée Tolérance. « Un mot prononcé par beaucoup de monde mais qu’on ne voit pas forcément en actes », estime cet artiste franco-yéménite vivant à Marseille depuis une quinzaine d’années devant cette sculpture qui dessine et déforme à l’infini ses lettres issues de l’alphabet sudarabique. « Une fois à Marseille, je me suis tout de suite senti chez moi », se remémore-t-il avec une discrétion toute fière. Logique car Nasser Al Aswadi s’inscrit aussi dans les échanges migratoires, culturels et socio-économiques entre le Yémen et Marseille, liens historiques pluriséculaires retracés au cours de l’exposition Aden-Marseille, d’un port à l’autre, à l’œuvre jusqu’au 29 mars.

    L’oiseau messager

    « Quand je travaille, je ne respecte pas vraiment les codes de la calligraphie. Moi, ce qui m’intéresse, c’est le sens des mots », souligne ce peintre et sculpteur devant une huile sur toile circulaire de 2m40 de diamètre intitulée Respect, triturant ce mot à coups de pinceaux pour le rendre « illisible même pour les arabisants. Il faut que ça soit international ». Autant de termes qui font écho aux guerres aux quatre coins du globe, y compris celle qui s’abat depuis 2014 dans son pays natal. « Chaque fois que j’appelle ma famille pour prendre des nouvelles, on me dit tout le temps : ne t’inquiète pas, Dieu veille sur nous », rappelle-t-il devant le triptyque peint Lion – Bouquetin – Allah. Si beaucoup de dirigeants agitent la paix comme un mot-bélier, Nasser Al Aswadi la sculpte quant à lui avec sa pratique, illustre encore sa Série de huppes, Houdoud 1 et 2, oiseau apparaissant « dans le récit coranique, messagère sage et éloquente entre le roi Salomon et la reine de Saba ».

  • [Les illuminations font un carton] Du pont au palais, c’est toute la ville d’Avignon qui scintille

    [Les illuminations font un carton] Du pont au palais, c’est toute la ville d’Avignon qui scintille

    Les mauvaises langues diront qu’à quelques mois des municipales, la Ville a mis le paquet sur les festivités de fin d’année. Sauf qu’à Avignon, la programmation de décembre est assez similaire d’une année sur l’autre, même si 2025 a été rythmée par une programmation Terre de culture, marquant la 25e année de l’année capitale européenne de la culture. Entre la forêt enchantée sur la place de l’hôtel de ville ou le monde des lutins, place Saint-Didier, Avignon s’est inspirée cette année de la fête des Lumières à Lyon pour attirer encore plus les regards.

    Des Anooki, « d’étranges petits esquimaux lumineux ne se déplacent qu’en couple, et jouent à cache-cache dans nos rues », souligne la maire Cécile Helle (PS). Créés à Lyon, cinq couples ont été installés porte de la République, place Saint-Didier, aux Halles, à l’hôtel de ville et rue du Vieux Sextier/rue Bonneterie. Évacuons la polémique lancée par certains sur l’utilité des Anooki – ceux de la place Saint-Didier ont même été victimes de coups de couteau… – pour ne garder que leur rôle photogénique. « Ils sont trop mignons », glisse Maëlle se faisant photographier devant un des couples, celui justement meurtri de la place Saint-Didier, un début de soirée de semaine. Plus globalement, cette étudiante apprécie le fait « que l’ambiance de Noël se ressente pendant tout le mois, n’importe quel soir de la semaine et pas seulement lors de gros événements ciblés ».

    Gros bémol cependant, les illuminations sont surtout circonscrites à l’intra-muros. Franchir les remparts plonge directement dans l’ambiance : arches lumineuses le long de la rue de la République, grands sapins éclairés dans le hall de l’hôtel de ville et les principales places, rues commerçantes baignées de couleurs, ou encore des « joyeuses fêtes » projetés sur les remparts. « Cela donne un côté apaisant, commente Franck à la sortie d’un caviste. Surtout dans un centre-ville pas toujours très accueillant le reste du temps. »

    Le pont d’Avignon reconstitué lors du feu d’artifice

    Outre les illuminations permanentes de décembre, trois grandes parades lumineuses ont égayé les samedis après-midi et ont largement fait le plein de spectateurs. « Il y avait des danseuses sur des échasses, des dirigeables style Jules Verne, c’était très sympa », raconte Guilhem, qui a assisté à celle du 13 décembre. La recette du succès selon lui ? « C’est gratuit, facile d’accès sans contrainte de temps ou de sac à ouvrir et populaire », analyse cet habitant de l’intra-muros.

    Deux autres gros temps forts ont aussi jalonné cette période festive. Les 19, 20, 21 et 22 décembre, le Grand mix, spectacle de sons et lumières, a été projeté, en continu en soirée toutes les 15 minutes, sur la façade du palais des Papes. « Un mapping drôle, poétique et participatif qui invite le public à entrer virtuellement dans les musées de la Ville, avec une galerie de 80 portraits qui prennent vie et interprètent des tubes de Diams, Dalida ou ACDC ! », décrit la municipalité. Dans la même veine, un feu d’artifice a été tiré le 23 au soir depuis les berges du Rhône, période hivernale désormais traditionnelle pour ce genre de spectacle pyrotechnique. Qui a fait la part belle à dix tableaux holographiques afin de réédifier le pont d’Avignon.

  • Le plan grand froid activé en Vaucluse pour héberger les sans-abri

    Le plan grand froid activé en Vaucluse pour héberger les sans-abri

    « En raison des tensions sur les dispositifs d’hébergement d’urgence ainsi que des prévisions des températures ressenties en Vaucluse sur les prochaines nuits, le préfet de Vaucluse active à compter de ce jour les mesures d’accueil d’urgence : les capacités d’hébergement d’urgence ainsi que les dispositifs de veille sociale sont renforcés dans le département », indique la préfecture dans un communiqué édité vendredi.

    En premier lieu, un centre d’hébergement exceptionnel pour les sans-abri est mis en place à Avignon. « La maison municipale de Mérindol, située 15 rue Paul-Mérindol est mise à disposition par la Ville d’Avignon. Son activation au bénéfice des personnes en situation de vulnérabilité est permise grâce à la mobilisation des services de la Ville d’Avignon, du service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), de la Croix-Rouge, du Secours populaire aux côtés des services de l’État », souligne la préfecture. Cet accueil à destination des personnes sans-abri est ouvert chaque jour de 18h à 9h. « Une évaluation des besoins sera conduite par les services de l’État permettant le maintien de cet accueil jusqu’au radoucissement des températures », précise-t-elle.

    Appel à la vigilance

    De plus, en parallèle le SIAO va continuer d’assurer la coordination et le suivi des capacités d’hébergement d’urgence ainsi que l’orientation des demandes d’hébergement. Des effectifs du SIAO seront par ailleurs présents, aux côtés des bénévoles de la Croix-Rouge et du Secours populaire, au sein de la salle Mérindol. Et à la préfecture d’appeler « particulièrement les maires à la plus grande vigilance en cette période, en accueillant toute personne en difficulté qui leur serait signalée ».

    Les demandes d’hébergement ou le signalement de personnes en détresse est à signaler au 115, le numéro d’urgence joignable 24h/24 et 7J/7.

  • Faute de financements, le festival Cin’Edison de Lorgues est menacé

    Faute de financements, le festival Cin’Edison de Lorgues est menacé

    C’est devenu un rituel de début de printemps pour plus de 2 000 élèves de Lorgues et de la Dracénie, des écoles primaires, de l’IME de Salernes, du Contrat local d’accompagnement à la scolarité (Clas), du collège, du lycée et aux étudiants de BTS du bassin. Depuis dix ans, au mois de mars, le festival Cin’Edison, porté par la mairie et le Ciné’Bleu de Lorgues, ainsi que par la cité scolaire Thomas-Edison, leur permet de découvrir le cinéma et ses métiers sous de nombreux aspects : ateliers pédagogiques, rencontres avec des réalisateurs, techniciens, monteurs, scénaristes et distributeurs, et surtout, projections de dix films récents ou en avant-premières suivies de moments d’échanges avec les équipes du film, afin de mieux appréhender l’œuvre, sa genèse, sa réalisation et de développer l’esprit critique.

    L’événement vise par ailleurs à sortir des sentiers battus en initiant les jeunes au cinéma d’art et d’essai, et à mettre en pratique leurs apprentissages à travers les concours d’affiches, de bandes-annonces et de courts-métrages. Ces derniers sont réalisés de décembre à février et présentés lors d’une soirée dédiée, en mars, à la fin de la semaine de festival, au cours de laquelle le public, entièrement constitué d’élèves, vote pour son film préféré. C’est aussi l’occasion pour eux de prendre part aux débats avec des adultes en faisant partie du jury qui décernera un prix. Enfin, une masterclass, encadrée par le LAV (Lorgues Animation Vidéo), réalise des interviews et propose des courts reportages des moments forts du Festival, pour une couverture complète et une découverte du milieu médiatique.

    Mais la 11e édition, qui doit se tenir du 20 au 27 mars, pourrait ne jamais avoir lieu. La faute à un manque de financements, dans le contexte de la baisse généralisée des subventions à la culture, matérialisé par la suspension, puis la réattribution tardive du Pass Culture en 2025, une baisse de 50% du budget du festival, et des incertitudes majeures sur les financements EAC (Éducation Artistique et Culturelle) pour l’année 2026.

    Un financement participatif en cours

    Pour y remédier, l’équipe d’organisation lance un appel au financement participatif, via « Trousse à Projets », plateforme officielle de l’Éducation nationale. Le principe est simple : un don de 5 euros = une place de cinéma offerte à un élève. L’objectif est de récolter a minima 8 000 euros d’ici le 9 janvier pour pouvoir assurer la survie de l’événement. « Cin’Edison est bien plus qu’un festival : c’est souvent la première rencontre des élèves avec le cinéma. Un moment de découverte, d’expression et de partage. Nous avons besoin de la mobilisation de tous pour que cette aventure continue d’exister », conclut l’organisation.

    Cagnotte sur trousseaprojets.fr et sur la page instagram @Cinebleu

  • La bastide de la Duranne poursuit sa transformation

    La bastide de la Duranne poursuit sa transformation

    Le quartier de la Duranne continue son expansion et avec elle, les services et infrastructures. Au centre de ce quartier du sud-ouest de la capitale de Provence, la bastide de la Duranne, aux allures de maison bourgeoise du XVIIe siècle érigée le long de l’allée Étienne-Lambert, poursuit les dernières étapes de sa rénovation, métamorphosée pour devenir un bâtiment de service public.

    « Les travaux du rez-de-chaussée sont quasiment terminés, nous attendons le feu vert de la Ville pour savoir quand ouvrir », précise Rémi Capeau, élu (LR) du quartier. La prochaine phase de rénovations concernera donc les premiers (R+1) et deuxième (R+2) étages de cette bâtisse. Le rez-de-chaussée hébergera la mairie annexe du quartier, les étages supérieurs devraient accueillir des locaux associatifs. « Pendant toute la durée des travaux, la mairie au rez-de-chaussée sera en exploitation », indique un marché de travaux dans lequel sont définis les contours des rénovations attendues.

    Huit mois de travaux

    L’appel d’offres pour la suite du chantier est d’ailleurs ouvert jusqu’au 6 janvier. Avant toute transformation intérieure, le chantier débutera par une série d’opérations plus ou moins lourdes. Le règlement de la consultation prévoit notamment des travaux de « désamiantage, déplombage, démolition, curage », indique le marché public. La structure même de la bastide devrait faire, elle aussi, l’objet d’une attention particulière, avec des opérations de « reprise de structure » visant à renforcer les éléments fragilisés par le temps. L’enveloppe du bâtiment est elle aussi concernée. Charpente, couverture, façades, menuiseries extérieures, serrurerie… sont intégrées au programme de travaux. L’objectif est double : améliorer les performances du bâtiment, notamment en matière d’étanchéité et de sécurité avec, comme contrainte, le respect de l’aspect architectural de la bâtisse. Quant aux rénovations intérieures, soit les cloisons, faux plafonds, les menuiseries intérieures, revêtements de sols et de murs, peinture et nettoyage final, elles figurent parmi les prestations prévues. Tout comme les réseaux techniques, qui sont également entièrement repris. Le marché prévoit, dans un dernier temps, des travaux de chauffage, ventilation, climatisation, plomberie sanitaire ainsi que d’électricité. Finalement, les délais d’exécution de l’ensemble, tous lots confondus, sont de huit mois, période de préparation incluse.

  • Une consultation publique lancée sur les nuisances de l’aérodrome des Milles

    Une consultation publique lancée sur les nuisances de l’aérodrome des Milles

    Un projet d’arrêté portant sur la « limitation des conditions d’utilisation des tours de piste » de l’aérodrome d’Aix-les Milles est actuellement à l’étude, indique le ministère des Transports. Objectif affiché : réduire les nuisances sonores autour de la plateforme, régulièrement dénoncées par les associations et comités de quartier riverains. Une consultation publique est ouverte sur ce projet jusqu’au 11 janvier. « Les tours de piste des aéronefs constituent la principale source de nuisances pour les riverains proches. L’objectif de cet arrêté est de conditionner, en période estivale, l’exécution des tours de piste à la performance acoustique des avions légers », précise le ministère. Le texte prévoit notamment de limiter les tours de piste toute l’année, entre 8h et 19h. Des restrictions renforcées s’appliqueraient, en plus, entre le 1er juin et le 15 septembre. Les week-ends et jours fériés, seuls les avions électriques et légers basés les moins bruyants seraient autorisés à effectuer des tours de piste. Pour le collectif C2DA, l’arrêté est pourtant limité à la fois géographiquement, sur les activités, et dans le temps. « L’arrêté ne traite pas la totalité des autres nuisances : les paras, l’aviation d’affaire… On avait demandé d’avoir des mesures plus ambitieuses que ce que l’on nous propose, rapporte François Cabenet, président de C2DA. Il portera quelques améliorations mais ne va pas traiter la problématique [sonore] des villages (…) Enfin, l’arrêté porte sur trois mois et demi. Lors de la dernière CCE [comission consultative de l’environnement], les associations ont demandé qu’on porte le consensus sur sept mois au mois d’activité. On peut mieux faire », estime François Cabenet.