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  • [Entretien] Hervé Martin : « Consolider le bouclier social à Montpellier »

    [Entretien] Hervé Martin : « Consolider le bouclier social à Montpellier »

    La Marseillaise : « Montpellier demain » est le nom de la liste conduite par Michaël Delafosse sur laquelle vous êtes à nouveau candidat. Un second mandat permettrait à la gauche de faire quoi pour la 7e ville de France ?

    Hervé Martin : L’important c’est de donner une vision pour l’avenir à la ville. Nous avons l’habitude de dire que nous avons fait deux mandats en un. On a eu aussi beaucoup de rattrapage à faire. L’exemple le plus criant c’est la réalisation de la ligne 5 du tramway qui était attendue et que Philippe Saurel [maire de 2014 à 2020] n’a jamais réalisée. C’est un investissement lourd qu’il a fallu réaliser. Maintenant, il faut redonner une ambition mais adaptée au monde d’aujourd’hui, bien évidemment. Il faut continuer à développer le bouclier social. Pourquoi c’est d’autant plus important ? Parce que nous vivons dans un monde de plus en plus incertain. Parce que les politiques publiques d’État sont soit inexistantes dans certains domaines, soit extrêmement inquiétante pour pouvoir soutenir les classes populaires et les classes moyennes, soit, on le voit, sur la question extrêmement importante du logement. On connaît dans toutes les métropoles les difficultés à se loger et Montpellier ne fait pas exception. Les gens rencontrent des difficultés de pouvoir d’achat de plus en plus criantes la question du logement est devenue encore plus importante qu’avant.

    Vous proposez de créer une agence municipale du logement. À quoi servira-t-elle ?

    H.M. : L’objectif est de pouvoir créer 1 000 logements conventionnés ce qui permettrait aux propriétaires de louer leur logement avec un loyer modéré tout en étant garanti du paiement. On sait que lorsque quelqu’un veut louer un appartement, il doit apporter de telles garanties que c’est juste impossible pour beaucoup. Donc, la mairie pourrait garantir à la place du locataire. C’est aussi la question de la rénovation énergétique : il y a des logements classés F ou E qui nécessitent un travail important pour pouvoir les inclure dans la location car ces logements déclassés ne peuvent plus être loués. Nous allons proposer aussi une assurance universelle car, là aussi, l’assurance est obligatoire mais c’est parfois un frein. Il y a trop de personnes qui n’assurent plus et lorsqu’il y a un dégât, on se retrouve dans des situations inextricables. De la même façon que nous avons créé une assurance communale nous créerons cette assurance habitation communale universelle. Cette agence municipale permettra aussi de regrouper tous les services pour accompagner à la fois les locataires et les propriétaires.

    Y a-t-il des mesures futures auxquelles les candidats communistes* tiennent particulièrement ?

    H.M. : Nous avons une proposition, une mesure acceptée avec beaucoup d’enthousiasme par Michaël Delafosse : la création d’un centre de vacances à l’extérieur de la ville. Quand nous avons proposé cela en assemblée générale des militants, un vieux camarade, instituteur retraité, nous a dit, « il ne doit pas y avoir d’enfants qui entrent en 6e sans avoir de souvenirs de vacances ». Oui, les bonnes vieilles recettes communistes, c’est cela qu’elles peuvent amener et c’est extrêmement important ! On réfléchit à des lieux comme les Cévennes, la Lozère. Pour le proposer à tous les enfants mais aussi aux personnes âgées, aux adultes. C’est fondamental pour le vivre ensemble, pour se faire des souvenirs, pour découvrir autre chose.

    Montpellier est une ville méditerranéenne et donc ouverte. Vous tenez aussi à la création d’un monument pour la paix. Pourquoi ?

    H.M. : La culture de la paix doit être cultivée. Et Montpellier doit cultiver cette idée de la paix. Donc nous aurons un monument, on ne sait pas encore sous quelle forme. Parce que nous avons dit, nous les communistes, dans la période actuelle, on ne peut pas faire comme si la question de la paix ne se posait pas, y compris dans les villes. La diplomatie des villes doit jouer à plein. La paix, ce sont des politiques publiques que l’on met en place comme la culture, le sport. Cela sert à quoi la culture, le sport? Ce sont des lieux d’émancipation, de rencontres et quand on en fait on cultive la paix.

  • La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée de football prend les devants. Par l’intermédiaire de son président, Guy Borghini, une lettre ouverte a été publiée, ce mardi, sur le site internet de l’organisme, pour dénoncer différents faits de violence survenus ces derniers jours. « Des arbitres ont été agressés, un délégué régional a été violemment pris à partie et un joueur a été victime d’une agression au couteau dans un contexte lié à une rencontre de football. Ces faits sont inadmissibles. Ils sont contraires aux valeurs que nous portons collectivement et que le football amateur s’efforce de transmettre chaque week-end : respect, engagement, partage et plaisir du jeu. »

    Cette agression au couteau évoquée dans le communiqué s’est déroulée, ce dimanche, lors d’un match U20 entre Toulon et Avignon. Dans le Var, les Avignonnais se sont inclinés 3-0 et, selon les acteurs de ce match, aucun incident ne s’est déclaré durant la rencontre. « Il n’y a pas eu de problème majeur pendant le match. On n’a pas de relation particulière avec le club de Toulon », décrivait à La Provence le président du FC Avignon, Ali Aboulghazi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le frère de l’un des joueurs toulonnais serait l’auteur de la blessure. Les deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue, les jours de la victime ne sont pas en danger.

    Un protocole de respect testé ce week-end

    La Ligue Méditerranée de football et ses cinq districts pointent du doigt une volonté de bousculer « l’équilibre même du football amateur, qui est fragilisé lorsque de tels comportements surviennent ». Et d’ajouter que « sans arbitres, sans dirigeants bénévoles, sans éducateurs, il n’y a tout simplement plus de football ». La Ligue souhaite engager au plus vite des procédures disciplinaires à l’encontre des fauteurs de troubles et pourrait accompagner les victimes, « notamment par le dépôt de plainte et la constitution de partie civile lorsque cela s’avérera nécessaire ».

    L’organe régional propose aussi d’établir des moments d’échanges entre tous les présidents de clubs du territoire pour partager le vécu de chacun et dénicher des solutions impactantes pour lutter contre ces violences.

    Cette lettre ouverte appuie le côté indispensable d’une mobilisation collective pour, au minimum, atténuer ce fléau qui touche l’ensemble du football amateur.

    Lors du prochain week-end de compétitions, une première mesure sera mise en place. « Les 14 et 15 mars, un protocole de respect sera mis en place avant chaque rencontre, associant notamment les capitaines des équipes et les arbitres. Ce moment symbolique aura pour objectif de rappeler à tous les acteurs présents autour du terrain l’importance du respect des officiels, des adversaires et du jeu lui-même. »

    Une lettre pour apaiser les tensions dans la région et rassembler autour de la passion du ballon rond.

  • Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Les missions commando se succèdent pour les Marseillaises. Après trois affrontements face à l’OL Lyonnes, toutes soldées par de lourdes défaites, les footballeuses de la cité phocéenne se préparent à affronter un autre cador d’Arkema Première Ligue : le Paris Saint-Germain. Sur la pelouse du Campus PSG à Poissy, ce mercredi (16h15), les protégées de Corinne Diacre, actuellement 9e du championnat avec six points d’avance sur leurs trois poursuivantes placées dans la lanterne rouge, tenteront de résister face à l’armada parisienne, largement victorieuse lors du match aller au stade Francis-Turcan, à Martigues (1-5, le 5 décembre 2025).

    « Paris reste une grosse équipe, avec de très bonnes joueuses. C’est un match difficile, très difficile même », souligne l’attaquante phocéenne Laura Bougouin, pour qui la 5e place au classement des Parisiennes est plus qu’anecdotique. « Ce match face au PSG va surtout nous permettre de préparer la prochaine journée contre Le Havre », poursuit-elle, persuadée que « ces gros matchs de haut niveau » leur permettent de « travailler » en vue des rencontres qui sont davantage à leur portée. « Bien sûr qu’on aimerait toutes gagner face au PSG », martèle la Mancelle de 33 ans, qui dispute sa dixième saison au plus haut niveau français. « Mais c’est une période pas facile, parce qu’on a peu de matchs, ce qui ne facilite pas les choses pour garder le rythme », ajoute-t-elle, consciente que les six points qui les séparent de Saint-Etienne, Montpellier et Lens leur permet de « respirer » et de pouvoir aborder plus sereinement cette fin de saison.

    « Plus disciplinées défensivement »

    Promues, les Marseillaises continuent, pour la plupart, de découvrir les rudiments de ce championnat. Ce manque d’expérience les empêche d’aller titiller des formations comme Strasbourg ou Dijon, installées en milieu de tableau. « On a fait des erreurs qui nous ont coûté des points à des moments », reconnaît l’ancienne pensionnaire de l’ASJ Soyaux, toutefois persuadé qu’elles sont désormais « plus disciplinées défensivement », malgré avoir encaissé pas moins de 35 buts jusqu’ici, soit le deuxième total plus élevé du championnat. « Je pense qu’on est en capacité aujourd’hui de les récupérer, ou, en tout cas, de ne plus perdre les matchs de la manière dont on les a perdus », lâche Laura Bourgouin avec optimisme.

    PARIS SG – MARSEILLE

    17e journée – Arkema Première Ligue

    À 16h15, au Campus PSG, à Poissy

    Arbitre : Romy Fournier

    PARIS (compo probable) : Earps – Elimbi, Samoura, De Almeida, Carmona – Echegini – Kanjinga, Groenen, Karchaoui, Ajibade – Leuchter. Entraîneur : Paulo César

    MARSEILLE (compo probable) : Shore – Laplacette (cap), Blanchard, Carro, Cyraniak – Le Mouël, Bourgouin, Bamenga – Herrera, Bourdieu, Perret.

    Entraîneur : Corinne Diacre

    Un record de spectateurs attendu pour OM – Montpellier

    Les Marseillaises disputeront leur 19e journée de championnat face à Montpellier, samedi 28 mars, au stade Vélodrome. En seulement quelques jours, la barre des 30 000 billets ont été vendus, plaçant l’OM en position de menacer le record de D1 féminine, établi à 30 661 spectateurs lors du duel Lyon-PSG en 2019 au Groupama Stadium. Si le club propose un accès gratuit pour le grand public, une formule « premium » (échauffement en bord terrain, instants photos en fin de match, dédicaces…) et une « hospitalités » (visite des vestiaires, salle de conférences de presse et zone mixte, accès bord pelouse pendant l’échauffement, passage des joueuses en avant-match…) sont disponible sur la billetterie du club.

  • Vaucluse : après la tourmente, la CCI retourne aux urnes cet été

    Vaucluse : après la tourmente, la CCI retourne aux urnes cet été

    Un nouveau départ se dessine donc pour l’été à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse. Après la démission de 22 des 33 élus entre le 10 décembre et le 7 janvier, ce qui avait conduit la préfecture à dissoudre l’assemblée générale, le préfet de région Jacques Witkowski a signé un arrêté fixant l’élection des nouveaux membres à partir du 29 juin et jusqu’au 10 juillet.

    Dans le même temps, il ouvre la période de dépôt des listes électorales, qui s’étendra jusqu’au 14 avril. C’est à l’issue de ce scrutin que seront nommés les nouveaux membres du bureau, ainsi que le successeur de Gilbert Marcelli, ancien président de la structure. Ce dernier avait pourtant été réélu, en août dernier, après une première mise sous tutelle, suite à la démission de 4 des 7 membres du bureau. Mais il n’aura tenu finalement que quelques mois à la tête de la chambre consulaire.

    Jugé « autoritaire et brutal » par certains de ses collaborateurs, plusieurs de ses projets avaient été décriés. Comme, par exemple, le rachat du centre de formation Nextech, en novembre 2024, pour 3,9 millions d’euros. Mais aussi l’ouverture du restaurant Le Quai des Saveurs sur le parvis de la gare, en décembre 2024. Ce dernier accuse un déficit de plus de 600 000 euros sur sa première année d’exploitation. Sans oublier le dossier épineux du renouvellement de la délégation de service public (DSP) de l’aéroport d’Avignon-Provence, dont la gestion est confiée par la Région Sud à la CCI de Vaucluse et qui arrive à échéance fin 2026.

    Risque de report

    Mais, d’après nos confrères de L’écho du Mardi, un risque de report ou d’invalidation des élections existe. En cause : les listes électorales des ressortissants de la CCI de Vaucluse ne seraient plus à jour et un simple recours pourrait suffire à invalider le scrutin. Ces listes seront déposées le 14 avril, soit dans un peu plus d’un mois. Par la suite, les candidats pourront déposer leurs listes du 20 au 28 mai (12h). Les candidats pourront ensuite déposer leurs listes du 20 au 28 mai, jusqu’à 12 .

    Pour mener à bien ce processus, nos confrères évoquent la nécessité d’une « unité » du patronat vauclusien. « C’est inenvisageable de s’appuyer sur ceux qui nous ont mis dans cette situation. La CCI de Vaucluse est devenue la risée des autres chambres consulaires de France, ceux qui en sont responsables doivent maintenant en assumer les conséquences. En termes d’image vis-à-vis des entreprises vauclusiennes que nous représentons, il est donc impératif de donner un grand coup de balai », confie l’un d’entre eux dans les colonnes du journal. Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour le tissu économique vauclusien.

  • La mobilisation prend de l’ampleur dans les lycées de Marseille

    La mobilisation prend de l’ampleur dans les lycées de Marseille

    Après des premiers blocus la semaine passée, les élèves et le personnel éducatif des lycées Saint-Charles, Diderot, Victor-Hugo et Montgrand se sont de nouveau mobilisés ce 10 mars. Ils sont vent debout contre la baisse des dotations horaires attendue pour la rentrée prochaine. Le mouvement, soutenu par l’intersyndicale (CGT Educ’action, FSU, SGEN-CFDT, SUD Éducation), a été suivi avec près de 90% du personnel enseignant en grève à Montgrand et Victor-Hugo, selon les syndicats.

    Moins d’heures pour moins d’accompagnement

    Dans un communiqué de presse, les enseignants du lycée Montgrand disent constater « une dégradation de leurs conditions de travail et des conditions d’étude des élèves » ignorée par un gouvernement qui mène « une politique de destruction du service public d’éducation avec la suppression de 4 000 postes pour la rentrée prochaine ». 900 postes seraient concernés dans l’académie Aix-Marseille.

    Dans ce lycée, la dotation horaire globale (DHG) se voit amputée de 100 heures. Autrement dit, « une coupe de près de 10% par rapport à notre enveloppe actuelle », rage un professeur de physique-chimie de l’établissement. Pour les enseignants, la suppression des heures signifie « la fin des cours dédoublés en français en classe de première, des effectifs plus importants dans les groupes de spécialités » ou encore « la suppression de l’accompagnement personnalisé en classe de seconde ».

    Le lycée Victor-Hugo se voit quant à lui retirer 83 heures de la DHG, soit une réduction de 5% par rapport à l’enveloppe actuelle. Le constat est similaire : « Une fois encore ce sont nos élèves qui vont faire les frais de cette suppression à la rentrée prochaine », précise les personnels du lycée dans un communiqué. Et tous partagent la même colère : « On nous demande de faire toujours mieux avec moins : l’équation est impossible ! »

    Un lycéen en garde à vue

    Alors que les lycées Montgrand et Saint-Charles étaient bloqués mardi matin, des élèves en ont profité pour étendre la mobilisation au lycée Thiers. La raison ? « Le lycée Thiers, avec ses classes préparatoires étoiles et son public privilégié n’est quasiment pas concerné par les coupes. Ce n’est pas un hasard, c’est toujours les mêmes qui subissent les conséquences des politiques d’austérité », justifie une lycéenne affiliée au syndicat Mouvement national lycéen 13. Elle raconte que les étudiants ont souhaité « filtrer les entrées du lycée pour sensibiliser les élèves à la mobilisation en cours ». Alors que le blocus se mettait en place, des agents de la police sont intervenus « brutalement » pour évacuer les lieux et un lycéen a été interpellé. Des vidéos prises sur le moment montrent pourtant que le groupe de manifestants était pacifique. Le jeune est mis en cause pour « outrage et rébellion » a confirmé la préfecture auprès de nos confrères de La Provence.

    Placé en garde à vue, un rassemblement de soutien devant le commissariat Noailles s’est tenu à partir de midi. Des événements que l’Union départementale CGT 13 a dénoncés mardi soir dans un communiqué, disant « condamner avec la plus grande fermeté cette répression policière » et appelant à « défendre le droit fondamental de manifester ».

  • L’établissement public foncier va changer de tête

    L’établissement public foncier va changer de tête

    Un temps sous le feu des critiques pour avoir traîné des pieds face au dossier des copropriétés dégradées, l’établissement public foncier régional (EPF Paca) va changer de tête. Ce mardi a été publié au Journal officiel un appel à candidatures pour le poste de directeur général de l’établissement public chargé d’acquérir des terrains pour construire du logement social. Cela alors même que l’actuelle directrice générale Claude Bertolino, en poste depuis 2013, avait vu son mandat renouvelé pour cinq ans le 15 juillet 2023, et qu’un premier avis de vacance du poste avait été publié au mois de juillet dernier.

    Le changement de direction, prévu pour le mois de mai ou juin prochain, intervient au moment où s’accumulent les dossiers, après l’adoption d’un nouveau programme pluriannuel d’intervention 2026-2030. L’ordre de mission donne comme priorité le pilotage « à fort enjeu » des quatre opérations de requalification de copropriétés dégradées d’intérêt national (Orcod-IN) à Marseille, mais aussi le rattrapage du retard sur la production de logement social dans les communes carencées alors que doivent être signés, après les municipales, de nouveaux arrêtés de carence, ainsi que l’accompagnement de la réindustrialisation et décarbonation du golfe de Fos « en facilitant la maîtrise du foncier à caractère économique et industriel ». Avec, pour agir, un budget de 190 millions d’euros dont 37 millions d’euros issus de la taxe spéciale d’équipement qu’ont refusé d’augmenter les collectivités, et une équipe de 93 salariés. Et pour la motivation, une part variable pouvant atteindre 25% du traitement « liée aux résultats obtenus au regard d’objectifs fixés annuellement par la tutelle ».

  • Aux Chutes-Lavie, le portail de la discorde en discussion

    Aux Chutes-Lavie, le portail de la discorde en discussion

    Après de nombreuses mobilisations des riverains contre la fermeture de la rue de la Pépinière, soutenus par le maire de secteur Didier Jau (Les Écologistes) et la mairie centrale, le dossier prenait le chemin de la justice. Mais, au dernier jour du délai de réponse au courrier du maire, le conseil d’administration a finalement accepté la médiation proposée.

    La voie de la raison

    Pour rappel, la fermeture de la rue qui traverse la cité et permet l’accès à plusieurs équipements publics ainsi qu’à un jardin municipal avait été imposée par l’assemblée des copropriétaires de l’ancienne cité-jardin progressivement mise à la vente, qui évoquait « des raisons de sécurité ». Un portail posé, puis soudé, en avait condamné l’accès à des centaines d’habitants du quartier.

    La mairie de Marseille avait alors pris le dossier en main et soutenu les riverains dans leur revendication de ce droit de servitude. La perspective d’un arbitrage judiciaire semble avoir amené les copropriétaires à préférer la voie de la discussion.

  • La grande colère des salariés du médico-social

    La grande colère des salariés du médico-social

    Alors que des négociations à Tours sont en cours ces 10 et 11 mars à l’occasion de la « Mêlée » de Nexem, le principal syndicat patronal, les quatre organisations syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO et Sud) ont appelé les salariés de la branche associative sanitaire, sociale et médico-sociale (Bass) à se mobiliser pour réclamer de meilleures conditions de travail et de rémunération à leurs employeurs.

    Des salaires pour sortir la tête de l’eau

    Devant le siège social de l’Agence régionale pour l’intégration (ARI), l’un des plus gros employeurs du médico-social de la région Paca avec 1 500 salariés et plus de 50 établissements, Didier Zika ne décolère pas : « Chaque année, l’ARI réalise un excédent budgétaire grâce aux postes non pourvus. » L’éducateur spécialisé, en poste depuis 13 ans dans une des structures spécialisées de l’ARI et délégué syndical, déplore l’absence de réponse de la direction sur le sujet des salaires alors même « que les conditions de travail se dégradent d’année en année et qu’on a un turn-over énorme, avec des salariés exposés plus qu’ailleurs aux risques psychosociaux ». Ces départs en cascade, ce n’est pas la preuve d’un « secteur en crise d’attractivité », mais plutôt « d’un dysfonctionnement et d’un mal-être de tous les travailleurs de la Bass », renchérit Bernard Cresta, délégué syndical CGT Araimc. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le financement du secteur s’est réduit de 20% en 25 ans, tandis que les salaires réels de la branche ont reculé, écrasés par l’inflation, jusqu’à s’aligner sur le Smic.

    Le sens au travail

    Un ras-le-bol partagé par Sandrine et Haroune, éducateurs spécialisés à l’institut médico-éducatif Les écureuils, géré par l’association Fouque. Les deux témoignent de la difficulté à se projeter dans un métier « dont les conditions de travail finissent par rendre maltraitants ». Christian Barbe, instituteur spécialisé et délégué syndical dans le même IME, raconte que « le recours systématique à l’intérim » est « un problème pour l’accompagnement des enfants, qui ont besoin de repères ». Une autre mobilisation a eu lieu devant le siège social de l’Unapei mardi après-midi, avec les mêmes mots d’ordre.

  • Un ultime temps fort pour la liste de gauche « Union pour Gap »

    Un ultime temps fort pour la liste de gauche « Union pour Gap »

    « S’il vous reste des dernières questions, venez échanger avec nous autour d’un apéritif, de 16h à 21h », annonce Elie Cordier. La tête de liste d’union de la gauche et ses colistiers convient les Gapençaises et Gapençais ce jeudi dans leur permanence, pour un temps d’échanges et de discussion ouvert au public. Avec la tenue du premier tour du scrutin ce dimanche, ce sera le dernier grand temps fort de l’équipe d‘« Union pour Gap ». Une campagne qui aura vu son point culminant avec le meeting du 26 février au Quattro, qui a rassemblé 900 personnes.

    Trois listes de gauche

    Reste à tirer son épingle du jeu, car à Gap, cinq listes se présentent. Et trois d’entre elles sont marquées à gauche, avec « Gap en commun » emmenée par Jacques Patron et la liste citoyenne de Charlotte Kuentz « Ambitions pour Gap ». La liste Union pour Gap, soutenue par les écologistes, le Parti socialiste et le Parti communiste, veut donc apparaître comme la principale alternative de gauche à Roger Didier, maire de droite sans étiquette, en poste depuis 2007 et candidat à sa succession. Pour cela, reste à créer un élan, un engouement. Un objectif réussi selon Elie Cordier, notamment après le meeting du 26 février : « Je suis très satisfait et personnellement très fier d’être à la tête d’une équipe qui a été capable de rassembler 900 personnes pour notre dernière réunion publique où l’on a pu recueillir les propositions des habitants et créer une dynamique forte. »

    La réunion publique du Quattro avait été l’occasion pour la liste de proposer trois projets phares : la création d’un centre municipal de santé, d’une ferme communale pour aider les agriculteurs à s’établir dans la région, et l’aménagement de la gratuité du stationnement en ville. Ce nouveau temps d’échanges, jeudi, permettra donc de venir questionner l’équipe d’Union pour Gap sur son programme, ou, pour ceux déjà convaincus, de l’encourager.

    Rencontre ce jeudi 12 mars de 16h à 21 1h au 41 bd de la Libération à Gap.

  • Le Regain Manosquin présente son programme en collectif

    Le Regain Manosquin présente son programme en collectif

    Social, santé, environnement, logement, culture… Les différents colistiers de la liste manosquine d’union de la gauche ont présenté leur programme pour la commune mardi soir à l’occasion d’une réunion publique. Pour commencer, ils ont clairement revendiqué et assumé leur ancrage à gauche et les valeurs qui vont avec : « solidarité, justice sociale, environnement et démocratie participative ». « Contrairement à d’autres, nous n’avons pas la gauche honteuse », a lancé Guillaume Bertolina, l’un des colistiers, en introduction. La liste se présente comme « un contrepoids » à la gestion « autoritaire et centralisée » de la commune par son maire sortant DVD Camille Galtier.

    En matière de démocratie participative, les candidats proposent notamment « des conseils municipaux décentralisés » et « la reconversion de l’ancien tribunal en un grand lieu de vie collective ». La colistière Emilie Benaïcha-Lauvergeon a insisté sur la solidarité et la défense de la justice sociale. « La condition des uns détermine la condition de tous », a-t-elle affirmé. Les candidats veulent « dédier un adjoint à la lutte contre toutes les formes de discriminations et de violences ». Ils proposent « une tarification sociale de la cantine jusqu’à la gratuité pour les familles les plus fragiles », un « fonds d’urgence municipale pour protéger les plus fragiles » et « une mutuelle communale solidaire ».

    Un bus santé pour tous

    Concernant la santé, la liste souhaite notamment créer « un bus santé qui parcourrait la ville pour des campagnes de prévention ». « La santé est un droit universel et pas un moyen de faire de l’argent pour certains secteurs privés », a revendiqué le colistier Justin Collin. Il a déploré la démission du maire sortant du conseil d’administration de l’hôpital, « un renoncement politique et une grande déchirure », et a apporté son soutien aux « salariés précarisés par les politiques d’austérité de l’hôpital ». « Il faut qu’on répare ce lien avec le personnel », a-t-il affirmé.

    Les habitants ont questionné les candidats sur la potentielle fermeture du centre de santé Oxance et sur celle des urgences. « Soigner les gens a un coût, mais nous sommes prêts à l’assumer », ont-ils répondu, souhaitant « un centre de santé avec des médecins salariés sans dépassements d’honoraires ». Concernant la sécurité, les colistiers ont dit vouloir s’attaquer aux « causes profondes » et à « l’insécurité sociale » pour éviter que les jeunes soient « en déshérence » et « basculent dans la violence ». « Nous refusons de voir Manosque s’enfoncer dans la libéralisation », a conclu Patrick Rousset, la tête de liste. « Manosque mérite mieux. Nous, nous avons choisi de défendre les services publics. »