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  • [Entretien] André De Ubeda : « Nous avons à Toulon en Commun des victoires à confirmer »

    [Entretien] André De Ubeda : « Nous avons à Toulon en Commun des victoires à confirmer »

    La Marseillaise : Cette campagne s’est déroulée dans une drôle ambiance…

    André De Ubeda : Oui, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu une campagne aussi dure, aussi violente même, aussi délétère, avec des actions physiques, des agressions verbales. Il y a eu plusieurs plaintes qu’on a dû déposer pour se garantir une certaine sécurité. On a été clairement menacés, et donc c’est quelque chose qui empêche le débat de se dérouler de façon normale, et c’est l’objectif, bien entendu.

    C’est l’extrême droite qui pollue le débat ?

    A.D.U. : Oui, très clairement. On a des désaccords profonds avec les autres candidats, mais on ne rencontre nullement ailleurs un tel rouleau compresseur de violence, d’arrogance, de dureté qu’avec le Rassemblement national. Et c’est pour cacher la vacuité du programme de Mme Lavalette, qui a beau être rompue au débat télévisé, a montré son absence d’intérêt pour la ville de Toulon et pour les Toulonnais, et surtout pour les plus fragiles d’entre eux. Ça commence à se voir. Elle a d’ailleurs été mise en difficulté lors du dernier débat. Débat au cours duquel elle a menti sur l’Opéra de Toulon en prétendant avoir réglé le problème, c’est un mensonge absolu. Elle a dit, « j’ai tweeté à Rachida Dati », mon Dieu, mais quel niveau de faiblesse politique, voire intellectuelle. Rachida Dati n’a strictement rien fait. Contrairement à Toulon en commun, où nous avons fait une conférence de presse, et sommes intervenus deux fois au conseil municipal. Et Mme Massi a voté une subvention qui a sauvé momentanément le chœur. Mme Lavalette, c’est la mouche du coche.

    Il y a d’ailleurs des sujets complètement absents de son programme

    A.D.U. : Moins elle en dit, mieux elle se porte, parce que si elle dit ce qu’elle pense, ça va détruire une image faite de sourires et de selfies, il n’y a derrière aucune consistance programmatique, ni même intellectuelle. C’est terrible pour les gens qui ne votent pas pour elle, mais c’est aussi terrible pour les gens qui votent pour elle. Enfin, ils votent pour quoi ? C’est la porte-parole du parti le plus condamné de France. Et dans les débats, elle ne fait que ricaner. On pourrait y voir du Charlie Chaplin dans le Dictateur, c’est quand même assez terrible.

    C’est quoi alors, un vote de colère ?

    A.D.U. : Alors oui, dans le meilleur des cas. Parce qu’il y a quand même un matelas de personnes qui votent en pleine conscience, pour l’extrême droite et pour le racisme. Il suffit de voir le crime raciste de Puget-sur-Argens. Il y a aussi des gens qui ne sont pas racistes ou qui s’imaginent ne pas l’être, et qui sont dans le rejet de tout, y compris dans la volonté de chaos parfois, et dans l’individualisme. Le RN ne les amène pas à demander de vivre mieux mais que les autres vivent plus mal qu’eux. Ça, pour moi, c’est vraiment le degré zéro de l’humanité.

    En revanche tout le monde reconnaît que vous faites une belle campagne.

    A.D.U. : Je trouve en effet que c’est la campagne la plus dynamique depuis au moins les années 80 je pense, avec beaucoup de fond. On a une réflexion approfondie sur le plan politico-stratégique, mais aussi sur le plan programmatique.

    C’est le résultat d’un travail intense de 6 ans. Et on a environ 600 personnes qui ont participé à l’élaboration du programme par petits groupes, et actuellement plusieurs centaines qui participent à la campagne.

    Mais le succès d’estime ne fait pas le succès électoral, donc on est dans l’inconnu. Je pense que la situation est toutefois très ouverte. Si l’impact des sondages n’est pas trop fort, parce qu’ils sont faits un peu pour ça aussi, on peut espérer avoir un bon score et dépasser Michel Bonnus, qui lui est non seulement relativement discrédité et qu’on sent accablé par les circonstances, et notamment par le lâchage de Muselier et par le fait qu’il y en a certains de sa liste qui lui disent au revoir.

    Nous, nous avons des victoires à confirmer.

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Pour Aubagne, notre alternative est progressiste »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Pour Aubagne, notre alternative est progressiste »

    La Marseillaise : Quels sont les axes majeurs de votre programme ?

    Jean-Pierre Squillari : Le mot d’ordre c’est « Stop Béton » : on fait un moratoire sur les permis de construire, pour interdire ceux qui détruisent les espaces verts, ceux qui sont délivrés sur les terrasses agricoles, que nous allons sanctuariser. Nous voulons aussi construire une halle en cœur de ville, que l’on fera vivre avec des marchés le matin et l’après-midi des activités culturelles, des cours de cuisine ou de poterie… De plus, depuis douze ans, il y a un terrain libre acheté par l’ancienne municipalité pour construire un commissariat mais c’est toujours à un état de jachère… On veut qu’un nouveau soit construit. Donc on va opérer un plan de revitalisation du centre-ville, en attirant des gens avec des manifestations régulières, comme une braderie mensuelle. Il faut dynamiser cet espace, pour les habitants et pour les commerçants.

    Comment avez-vous constitué votre liste ?

    J.-P.S. : De manière originale ! Avec trois amis aubagnais on s’est dit qu’il fallait arrêter cette dégradation de la ville. Alors, on a demandé à des citoyens de venir pour discuter, et la mayonnaise a pris ! Au fur et à mesure, des partis ont adhéré à notre démarche. On a opéré avec des réunions plénières, tous les mois. Parfois on restait une heure sur un sujet pour arriver à un consensus. Aujourd’hui, les deux tiers de la liste sont des citoyens non-encartés, dont moi, et le troisième tiers est constitué des partis. D’entrée, nos portes étaient ouvertes à tous les partis, sauf le RN. Et puis, on a élaboré une charte, qui fait qu’il est impossible que les partis de droite adhèrent à notre mouvement.

    Quel bilan faites-vous du mandat du maire sortant ?

    J.-P.S. : En douze ans, il n’a rien fait, aucun projet n’est sorti, malgré ses promesses. Il n’a fait que démolir : les maisons de quartier, les espaces verts et il a bétonisé. Pour couronner ça, il refuse de débattre. Ça va être dur à réparer, mais il faut stopper cette bétonisation, c’est le plus grand enjeu.

    Quelle alternative proposez-vous en termes de gouvernance ?

    J.-P.S. : Notre alternative est une alternative progressiste, on veut aller à la rencontre des gens, développer la concertation. Nous allons fonctionner avec des conseils de quartiers, avec des élus qui en connaîtront les problématiques réelles.

    Mercredi 11 mars, 18h30. Salle du Bras d’Or.

  • À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    Cela reste un marqueur de la politique municipale conduite par Cécile Helle (PS) : être l’une des dernières villes à ne pas avoir abrogé la réforme des rythmes scolaires installée en 2014. Les enfants avignonnais fréquentent les écoles pendant 4,5 jours, mercredi matin inclus, permettant de dégager du temps pour des activités périscolaires. Un point dont s’enorgueillit régulièrement la première magistrate. « Je vois peu de questions sur l’école et la jeunesse dans cette campagne, interrogeait Cécile Helle lors d’un meeting de soutien à David Fournier avec Olivier Faure. L’accueil du matin et du soir restera-t-il gratuit, va-t-on supprimer les activités périscolaires, comment garantir aux enfants l’accès au sport, à la culture, à la citoyenneté? »

    Un sujet qui revient en filigrane dans cette campagne bien que depuis plusieurs années, un comité s’est créé militant pour le retour à 4 jours, soutenu notamment par FO Éducation. Un rassemblement en ce sens s’est d’ailleurs tenu samedi dernier. La majorité sortante est jusque-là restée inflexible, citant, dans un communiqué de novembre, le fait que les scientifiques et chronobiologistes s’accordent à dire que « l’organisation actuelle du temps scolaire ne correspond pas aux besoins biologiques et cognitifs des enfants ».

    Dès septembre ou à la rentrée 2027 ?

    Parmi les candidats, sans trop de surprise, David Fournier est le seul à défendre la mesure, martelant son utilité pour l’accès au panel de larges activités. L’adjoint au maire sortant souhaite toutefois « mener une large consultation avec les enseignants, parents d’élèves et enfants », alertant aussi sur les « incidences d’une suppression envers les animateurs ». Toujours à gauche, Mathilde Louvain (LFI) en fait un « premier acte de mandat » : « Mettre en place une vaste concertation concernant les rythmes scolaires ». Mais les éventuelles « évolutions ou alternatives » n’entreraient en vigueur qu’à la rentrée 2027 au vu du timing.

    À droite, Olivier Galzi attendra aussi la rentrée 2027 pour modifier les rythmes. Mais il compte bien revenir à 4 jours, « pour harmoniser Avignon, alléger l’emploi du temps des enfants et faciliter l’organisation des familles ». En parallèle, il entend « construire un plan mercredi de qualité, structuré avec les associations, les acteurs culturels, sportifs et scientifiques ». Toujours à droite, en plus d’imposer « une tenue scolaire unique », Stéphan Fiori veut aussi revenir à la semaine à 4 jours. En 2027 était-il annoncé dans son programme mais, tout dernièrement 2026, a surgi. Anne-Sophie Rigault (RN) est aussi sur ce credo-là.

  • À Aix, gauche et écologistes ont un dernier meeting pour « rassembler »

    À Aix, gauche et écologistes ont un dernier meeting pour « rassembler »

    La campagne achève sa dernière ligne droite. À Aix, la liste d’union des forces de gauche et écologistes, menées par Marc Pena, tient son dernier meeting avant le jour J, ce mercredi soir, à la Manufacture. En toile de fond, la reprise d’une ville de droite et déjà le scénario du second tour qui se profile. « Il y aura un second tour, avec, sûrement une configuration nouvelle, avec des listes qui vont se maintenir, les listes qui voudraient fusionner, les listes qui resteront telles qu’elles sont… cet élément est primordial, contextualise Marc Pena. Notre message principal reste de dire que le vote écologique et à gauche, c’est dès le premier tour : le challenge, est d’avoir le moins d’écart possible avec Sophie Joissains. Ces points d’écart sont potentiellement là, les listes REV [menée par Mounir Ben Ammar, Ndlr] et LFI [menée par Julie Boronad, Ndlr] sont essentiellement composées de gens plutôt composés à gauche, ou des citoyens associatifs engagés. Il y a là un espace pour que ces personnes-là nous rejoignent au deuxième tour. »

    Mais à quatre jours du scrutin, « faisons par étapes, en sorte d’être le plus fort possible au premier tour pour avoir une dynamique favorable au second tour, poursuit Marc Pena. Nous sommes pleinement dans notre périmètre à gauche, mais s’il y a des électeurs de centre-droit qui sont insatisfaits de la politique de Madame Joissains et qui décident de se reporter vers nous, c’est sans doute le point de bascule qui nous ferait gagner ». Reste donc une soirée pour « rassembler » les électeurs et convaincre. Le thème de la « démocratie locale » sera le fil rouge de la soirée. « Cette ville souffre d’un manque de démocratie, souffre de l’absence d’informations précieuses », lance Pena. Autrement dit, l’équipe entend intégrer les citoyens dans les prises de décisions et faire appel à leur « expertise » dans l’élaboration de projets locaux. « C’est ce qu’on appelle la coconstruction », estime Marc Pena, qui réemploie ce terme pour définir l’ADN du programme. En attendant dimanche soir, le candidat se dit « confiant », rapportant avoir été « particulièrement bien reçu » au gré des opérations sur le terrain.

  • À Aix, un dernier meeting pour Sophie Joissains

    À Aix, un dernier meeting pour Sophie Joissains

    Un programme d’une centaine de mesures, dévoilé 48h avant ce meeting. À l’issue d’une campagne « sobre et sans exubérances » – c’est ainsi que la décrit son équipe de campagne – la maire sortante, Sophie Joissains qui mène la liste Passionnément Aixois en vue de sa réélection, organise son meeting ce mercredi soir, au Conservatoire Darius Milhaud (18h). Un meeting qui s’annonce « à la fois sobre et efficace, à l’image de la campagne », précise Grégory Allione, désigné directeur de campagne, député Européen (Renew) et numéro 14 sur la liste de la candidate. « C’est une mobilisation avant le premier tour, sachant qu’on a fait beaucoup de terrain, avec des retours très positifs. Il faut savoir que nous avons fait deux séquences de mobilisation en pleine semaine de vacances (…) ou nous avons rassemblé plus de 1 000 personnes », poursuit Grégory Allione. Ce mercredi sera aussi l’occasion, pour la candidate, en poste depuis 2021 après la démission de Maryse Joissains, de présenter un programme doté d’une centaine de mesures.

    Des projets à détailler

    En poupe, la sécurité et la « tranquillité des Aixois », ambition affichée « au travers de mesures qui montrent que Sophie Joissains veut préserver une ville comme elle a su le faire malgré les soubresauts liés au contexte national et international », poursuit Grégory Allione. Parmi ces mesures, le renfort de la police municipale, avec dix agents de plus par an, un nouveau commissariat, plus de vidéosurveillance, trois bases territoriales en plus et la rénovation « complète » de celle installée en centre-ville. Promesse est faite d’avoir « plus de propreté » et « moins d’incivilités » dans la capitale de la Provence. Un plan de « réussite pour les enfants » s’ajoute parmi les priorités, avec, entre autres, le renforcement des activités en périscolaire et l’accélération du plan de rénovation thermique. Seront probablement évoqués aussi, au cours du meeting, les « projets emblématiques » présentés par l’équipe de campagne. Parmi ceux-ci, le projet de l’écoquartier de la Constance, largement décrié par l’opposition, la mise en place de « deux bus électriques en site propre », la construction d’un nouveau Museum d’histoire naturelle, la réalisation d’un « pôle d’excellence dédié à l’aéronautique, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la défense spatiale »… Une soirée aussi, pour « convaincre les derniers hésitants sur un bilan ».

  • Gaby Charroux invite à un meeting jeudi

    Gaby Charroux invite à un meeting jeudi

    « Mettre les citoyens à l’honneur, c’est notre méthode. » C’est en tout cas la formule qu’a retenue l’équipe de Gaby Charroux, maire sortant (PCF) et candidat à Martigues pour appeler à participer au grand meeting de jeudi soir, 18h à la salle du Grès.

    Une méthode qui, selon l’équipe du candidat, est celle avec laquelle « nous avons construit cette ville, bâti notre bilan, et c’est précisément ainsi que nous avons écrit, ensemble, notre projet pour 2026-2032 ».

    L’entourage du candidat annonce que ce meeting politique « ne sera pas un simple discours » mais « un moment de partage », où la parole sera donnée « à celles et ceux qui font battre le cœur de notre territoire au quotidien ». En l’occurrence, sont annoncés : Clémence Calvin, vainqueure de la coupe d’Europe du 10 000 m en course de fond, Céline Kobu, l’une des relogées du bâtiment sinistré à Notre-Dame-des-Marins, Siti Hamadi travailleuse sociale, ainsi que plusieurs autres acteurs du monde associatif, culturel et économique.

    « Une mobilisation exceptionnelle »

    L’ambition est clairement affichée : « C’est cette force collective qui nous permet d’avancer, et c’est avec cette même union que nous gagnerons dimanche », peut-on lire dans l’invitation. À tel point qu’une projection du meeting sera prévue à l’extérieur de la salle, en prévision d’une marée populaire.

    Ce meeting est le débouché d’une « mobilisation exceptionnelle » dans la campagne, de l’avis d’Axel Samuel, secrétaire de la section du PCF de Martigues, en dépit de l’actualité nationale et internationale. Le responsable fait état d’une « centaine de personnes, militants, camarades et compagnons de route mobilisés aux porte-à-porte et distributions, au phoning, aux boîtages et sur les réseaux sociaux ». « Pas que les deux dernières semaines, mais depuis cinq mois », relève le communiste. Une mobilisation qui se voit aussi « dans la manière dont la liste a construit le bilan et le programme : avec les gens », conclut-il.

  • Largement soutenu, Koukas prépare son meeting à Arles

    Largement soutenu, Koukas prépare son meeting à Arles

    Entre Patrick de Carolis et son ancienne 3e adjointe déléguée à l’urbanisme, à l’aménagement du territoire, au foncier, au patrimoine et à la mobilité, la rupture est consommée. En février, Sophie Aspord avait démissionné suite à sa non-reconduction sur la liste du maire sortant (Horizons), dénonçant « une dérive », « le moment où l’on commence à servir des équilibres internes plutôt que la ville ». Elle annonce désormais son soutien à la liste de l’Union pour Arles emmenée par Nicolas Koukas (PCF).

    « Partout, le même message revient : les Arlésiennes et les Arlésiens veulent une ville gouvernée pour eux, dans la transparence et le respect », écrit-elle dans un communiqué de presse, applaudissant une liste qui « réunit près de 80% de femmes et d’hommes issus de la société civile, engagés, expérimentés et profondément attachés à l’intérêt général, à l’avenir d’Arles et de son territoire (…) qui rassemble et qui pourra fédérer au-delà des clivages ». Nicolas Koukas, appuyé par 9 partis de gauche, salue cette décision. Sophie Aspord « se retrouve dans la démarche que nous portons, qui est de rassembler et de respecter les Arlésiennes et les Arlésiens qui souhaitent agir pour leur ville et pour l’intérêt général », estime-t-il.

    Voter dès le premier tour

    Le candidat veut « stopper cette expérimentation macroniste » qui a entraîné 12 départs en six ans au sein de la majorité, et permettre à la ville de « retrouver de la sérénité et du calme ». Alors qu’il organise un meeting dans la salle des fêtes d’Arles ce jeudi 12 mars à 18h30, Nicolas Koukas invite ses soutiens à « voter dès le premier tour ». Avec six listes en lice, « ce sera compliqué » de passer dès le 15 mars, admet celui qui voit néanmoins une « fenêtre de tir » et souhaite récolter les suffrages nécessaires pour engager un élan pour le « rassemblement de gauche » et « l’alternative » que sa liste
    « incarne ».

    La tête de liste de l’Union pour Arles promet une gestion différente de celle de Patrick de Carolis, en termes de concertation d’abord. « Tous les choix seront mis dans les mains des habitantes et des habitants, pour tous les projets d’urbanisme ou d’aménagement notamment, affirme-t-il. Ensuite, on mettra l’accent sur la proximité des élus, qui signeront un contrat d’engagement auprès des administrés. Des permanences seront régulièrement organisées dans les quartiers et les villages pour maintenir le dialogue et être fidèles et honnêtes tout au long du mandat. »

  • « L’urgence » de la santé à Port-Saint-Louis

    « L’urgence » de la santé à Port-Saint-Louis

    « Notre objectif est de redonner vie au centre médical », affirme Aurélie Grach, postée devant l’édifice dont les portes sont closes samedi matin. La tête de liste (DVG) de l’union de la gauche hors LFI avance que la santé est « une urgence, plus qu’une priorité, un engagement plus qu’une volonté », insiste-t-elle.

    Le centre de santé Joliot Curie est un symbole. Les effectifs ont fondu depuis plusieurs années, la commune ne compte plus que trois médecins généralistes pour 8 500 habitants. « Il y en a eu jusqu’à 14, plus la clinique du Golfe de Fos et les professionnels de Joliot Curie », remarque Valérie Coulomb, infirmière libérale et colistière. « Après l’incendie de 2015, le centre était fermé. On a estimé que près d’un cinquième de la population ne se soignait plus », complète Aurore Raoux, colistière et ancienne conseillère départementale PCF qui avait obtenu une enveloppe de 116 000 euros au conseil départemental pour la rénovation. « Il faut de la volonté, on va se donner tous les moyens pour attirer les professionnels de santé », argue Aurélie Grach.

    « La ville ne peut se dédouaner de ses responsabilités, le travail est fait par une médecin qui va chercher les professionnels de santé, notamment des internes, en plus de sa vie professionnelle et sa vie de famille », indique Aurélie Grach, « ça n’est pas normal quand on sait qu’entre 2008 et 2014 il y avait au CCAS une référente pour les questions de santé ». « On recréera ce poste supprimé en 2014 par Martial Alvarez », plaide-t-elle, à propos du maire sortant divers centre.

    Et la médecine libérale ? « Ce n’est pas suffisant », tranche Aurore Raoux. « Le projet qu’on porte est celui de la médecine accessible à tous et sans avance, une vision particulière de la santé. » La colistière argue que « les Saint-louisiens sont inquiets de la fermeture d’Oxance. Qu’a fait le maire actuel ? Rien sinon répéter que la menace ne concerne pas Port-Saint-Louis et que la santé n’est pas de la compétence du maire », tacle-t-elle, estimant que « ce n’est pas qu’en faisant des annonces qu’on résoudra les problèmes mais en allant demander des subventions à l’Agence régionale de santé, en montant un projet global de santé, en lien avec l’éloignement géographique, l’implantation de nouvelles industries, la santé au travail et la prévention ».

    Au-delà des élections

    L’équipe d’Aurélie Grach insiste, en fond, sur l’importance de la lutte avec la population et les travailleurs. Notamment en 2012 lorsque les centres médicaux étaient menacés de fermeture. « On avait mis près de 1 000 personnes dans les rues avec les organisations syndicales et les forces de gauche locales », rappelle Annie Stamatiou, ancienne adjointe à la santé de Jean-Marc Charrier (PCF) et directrice de campagne. D’où la remarque de Valérie Coulomb : « Si on n’implique pas la population avec des pétitions, des manifestations et des actions fortes comme on l’a fait à l’époque, nos revendications ne remontent pas », affirme-t-elle. C’est notamment le rôle de la commission extra-municipale dédiée à la santé, qu’Aurélie Grach veut renforcer et développer. « Elle ne s’est réunie que trois fois en six ans », déplore sa colistière infirmière.

    Le handicap, thème cher à la tête de liste, n’est pas oublié. « Nous sommes en carence, on avait auparavant une permanence du Conseil départemental », pour aider à remplir les dossiers de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). « Un projet de vie est la base de tout le dossier, il y a des termes clés à insérer, c’est technique. C’est ce qui donne droit aux prestations demandées, des enfants jusqu’aux personnes âgées handicapées », détaille-t-elle. Aurore Raoux précise que ce rôle serait endossé par le référent santé de la Ville, qui serait « également référent handicap, un soutien précieux pour les enfants et les familles ».

    Le meeting de 1er tour de la liste est prévu jeudi 12 mars à 18h30 salle Marcel Pagnol.

  • [Entretien] Romain Simmarano : « Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine »

    [Entretien] Romain Simmarano : « Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine »

    La Marseillaise : Vous avez accéléré la campagne, jusqu’à ce meeting de Martine Vassal ce mercredi. Quel message vous voulez faire passer ?

    Romain Simmarano : Marseille joue son son destin dans quatre jours, les Marseillais vont avoir à choisir entre plusieurs visions de l’avenir de leur ville. Il est plus que jamais temps de parler de programme, ce qu’on s’astreint à faire depuis deux semaines parce qu’aucun des autres candidats n’a voulu aller sur ce terrain. Le meeting arrive là comme la cerise sur le gâteau.

    Dans les 1-7, vous mettez l’accent sur l’insécurité quand la préfecture de police mettait en avant ses bons chiffres. L’État n’a pas assez agi ?

    R.S. : Le centre-ville n’a jamais été aussi violent : les chiffres de violences sur personne ont augmenté de 4% en une seule année. Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine en matière de sécurité, de propreté, de logement. Mais on ne peut pas s’en contenter, il faut pour nos quartiers une véritable vision économique, de développement culturel, une politique sportive.

    Vous voulez un poste de police, mais dans le 7e arrondissement… Vous serez seulement le maire du 7e ?

    R.S. : Je serai le maire des deux arrondissements, nous allons les piloter de la façon la plus équitable possible parce que chaque quartier a ses propres spécificités et besoins. La zone autour des Catalans, du mois de mai au mois d’octobre est surfréquentée et surcriminogène. Oui, nous assumons avoir besoin d’un poste de police rue Paul-Coddacioni, mais nous aussi avons besoin de la première police de proximité de France, une vidéoprotection à 100% sur l’ensemble de ce grand centre-ville, une politique économique bienveillante et événementielle vis-à-vis de nos commerçants : nous remettrons en place les dimanches de la Canebière et les nuits Sainte, nous ouvrirons la bibliothèque de l’Alcazar jusqu’à 21h avec une offre de soutien scolaire gratuit, nous rouvrirons la maison des nounous.

    L’enquête de la CCI montrait que le centre-ville était dynamique mais avec des évolutions très différentes d’un quartier à l’autre, comment recoudre tout ça ?

    R.S. : On va remettre de la vie, de la jeunesse. Nous proposons pour l’avenir des Galeries Lafayette un projet d’école de formation aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme, de préempter des logements vacants pour les jeunes, une maison de santé dédiée aux étudiants sur la Canebière. Il y a un énorme enjeu, que la jeunesse réinvestisse le centre-ville.

  • Amine Kessaci tracte avec « le seul bulletin rempart au RN »

    Amine Kessaci tracte avec « le seul bulletin rempart au RN »

    « C’est compliqué, c’est pourquoi cette sortie se fait si tardivement, s’est expliqué Amine Kessaci devant le parterre de médias. Il y en aura d’autres, parce que j’ai décidé de sortir, d’aller parler aux gens, d’expliquer notre projet. » Exfiltré d’un meeting à Aix en février, c’est encadré par sa sécurité personnelle cagoulée et armée qu’Amine Kessaci est sorti accompagné de jeunes militants du Printemps Marseillais distribuer des tracts sur la place Jean Jaurès ce mardi.

    « Faire campagne dans ces conditions, ce sont des choses pas évidentes, pas faciles », a reconnu en préambule le jeune symbole de la lutte contre le narcotrafic, en remerciant « l’équipe de sécurité, extraordinaire, qui risque sa vie pour moi ». Une sortie que ce combattant de terrain vit cependant comme une nécessité : « Je me suis trop longtemps tu, trop longtemps gardé ça pour moi, ça a créé de la frustration pour moi, qui fait mal à la gauche », a-t-il regretté. Avant de préciser : « La République ne peut pas dire à des gens de ne pas circuler à cause du narcotrafic parce que des gens ont mis un contrat sur ma tête, parce que des gens ont décidé de m’assassiner, donc pour cela, le message est clair et simple : personne dans un État de droit, ne peut m’interdire de me déplacer et d’aller faire campagne. » De nombreux habitants ont salué son « courage », voire, comme Karima, « un grand homme ! Je le soutiens à mille pour cent. C’est à cause des réseaux que j’ai dû m’extirper de Campagne Lévêque ».

    « Sébastien Delogu est un marchepied du RN »

    Tracts, en main, il a exhorté les électeurs à voter « dès le premier tour avec le seul bulletin rempart à l’extrême droite, celui du Printemps marseillais ». Et revenant sur l’élection législative de 2024, il a fustigé la campagne du candidat LFI : « Sébastien Delogu est le marchepied de l’extrême droite, c’est lui qui m’a empêché d’être député, c’est lui qui a fait tomber les 13-14 aux mains du RN. » Lors du meeting du député LFI à Marseille à la Belle de Mai, Jean-Luc Mélenchon avait proposé une « fusion technique » entre les deux listes de gauche au second tour. Amine Kessaci a pour sa part clôt le débat : « Il faut que Delogu agisse en dignité. Si j’étais à sa place, je me retirerais entre les deux tours. » Le camp de Sébastien Delogu a réagi, parlant de « propos diffamatoires ».