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  • La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    Du mieux, même si tout n’est pas parfait. Comme six autres députés ce jour-là, mobilisés dans une action commune, pour « enclencher une prise de conscience d’ensemble et une remise en question structurelle des conditions de détention des mineurs », Hendrik Davy (L’Après), député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, a usé de son droit de visite parlementaire pour retourner à l’établissement pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e) ce jeudi 25 février. En mars l’an dernier, il avait pu découvrir que les jeunes n’avaient pas accès à l’école, faute de surveillant en nombre suffisant. Suivait fin août un rapport salé de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté après une visite inopinée, Dominique Simmonot réclamant la fermeture partielle de l’EPM. Elle s’indignait notamment de la pratique de la « mise en grille », une « punition » qui consiste à mettre un enfant « sans eau, sans toilette, sans rien pour s’asseoir dans une cellule pendant plusieurs heures », rappelle le député.

    Désormais 38 mineurs, dont le plus jeune à 15 ans, sont incarcérés, contre 51 l’an dernier, le nombre de places ayant été ramené à 40 pour entamer un plan de rénovation, 120 000 euros investis pour repeindre et changer le mobilier, démarré en novembre dans les 7 unités de l’EPM et qui doit se terminer mi-juin, précise Karine Mathieu, directrice du service éducation de l’EPM pour la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), arrivée en janvier. Avec 33 éducateurs, elle assure le suivi des jeunes et entend remobiliser tout le monde « autour du “faires avec” », avec de la formation obligatoire, des groupes de travail, dans le cadre d’une refonte du projet d’établissement.

    Finie aussi la mise en grille, utilisée pour faire « redescendre la pression », explique le directeur adjoint de l’EPM que l’on sent démuni : « On les réintègre en cellule avec le risque de voir la situation dégénérer. » Côté surveillant, la fermeture tournante de deux unités a amélioré la situation, même si le taux d’absentéisme est de 30% et que les reprises se font en mi-temps thérapeutiques, convient-il.

    Une unité qui « répare »

    Dans les cellules de l’unité 5, celle du « régime différencié » pour mauvais comportement, on confirme l’amélioration. « Ça se passe bien, j’ai école », raconte Boui, 16 ans, incarcéré depuis 2 ans, déjà connu de l’EPM à l’âge de 13 ans. Dans la cour, les ados interpellent le député : « On est enfermés, on nous traite comme des animaux. » L’un d’entre eux déplore la qualité de la nourriture mais lui confie avoir un « projet paysage ». « On voudrait faire plus de sports, 2 à 3h par semaine ça suffit pas, c’est dur », témoigne-t-il.

    À l’unité « répare » pour « respect, anticipation, responsabilisation », on respire. Les six jeunes détenus sont libres de circuler le week-end, partagent plus de moments collectifs. « On demande à venir et on est pris si on a un bon comportement », explique l’un d’entre eux. Aucun des détenus passés par cette unité ne font partie des 48 enfants retournés à l’EPM en 2025 après y être déjà passé.

    « On juge une démocratie à l’état de ses prisons. Les visites servent à quelque chose, même si tout ne va pas mieux », quand « beaucoup d’enfants nous ont confirmé qu’ils passaient une grande partie de leur temps en cellule », estime en bilan Hendrik Davi, convaincu qu’il faut « penser à des alternatives à la privation de liberté ». Et de préconiser de prendre « le problème à la racine », en « donnant des moyens à l’aide sociale à l’enfance et à l’Éducation nationale pour éviter que les jeunes, ne deviennent la proie des réseaux ».

    « On juge une démocratie
    à l’état de
    ses prisons. »

  • Rue d’Aubagne, les réparations encore repoussées

    Rue d’Aubagne, les réparations encore repoussées

    Au cœur des enjeux indemnitaires du drame du 5 novembre 2018 qui a fait 8 morts, le bailleur social Marseille Habitat, société solvable qui engage sa responsabilité civile pour des fautes non intentionnelles commises en dépit de sa relaxe pour homicides involontaires, blessures involontaires et mise en danger d’autrui.

    Rappelons que les fautes d’imprudence et de négligence qu’elle a commises – la déstructuration de l’immeuble n°63 par un décloisonnement sans étaiement et la déconstruction du bâtiment situé en fond de parcelle – ont été regardées par le tribunal correctionnel dans son jugement du 7 juillet 2025 comme « insuffisantes à établir avec certitude un lien de causalité avec l’effondrement des immeubles ».

    En revanche, devant l’exigence d’une réparation rapide et intégrale du dommage subi par les parties civiles, la 6e chambre correctionnelle de Marseille avait décidé à la demande des 72 parties civiles, de faire usage de l‘article 470-1 du code de procédure pénale. Cette passerelle lui permet, en dépit de la relaxe, de statuer sur la responsabilité civile de Marseille Habitat et d’accorder des dommages, pour épargner aux parties civiles d’avoir à se lancer dans un nouveau procès devant un tribunal civil.

    « Faire évoluer

    la jurisprudence »

    Or le procès en appel qui a été fixé du 2 novembre au 19 décembre 2026 fait peser une incertitude et une fragilité juridique pour les parties. Il peut rebattre les cartes. Il peut aussi éclairer les parties. Répondant donc aux vœux de nombreux avocats de partie civile, le président Pascal Gand a accepté de repousser les débats indemnitaires au 23 septembre 2027 après que la cour d’appel aura statué sur la faute pénale de Marseille Habitat.

    Le président Gand a fait part du souhait de la 6e chambre de « faire évoluer la jurisprudence » pour accélérer la fixation des préjudices « sans les renvoyer aux calendes grecques ». Il a indiqué avoir demandé un avis au service de documentation, des études et du rapport (SDER) de la Cour de cassation « pour clarifier la question du renvoi des intérêts civils après appel qui retarde artificiellement le cours de la justice, charge le greffe, ne joue pas en faveur des parties civiles en ce que ce renvoi retarde le calcul, la fixation et la liquidation des réparations civiles ».

    S’agissant des indemnisations réclamées à l’encontre de l’ex-adjoint au maire en charge de la prévention des risques, Julien Ruas (LR) et de l’expert judiciaire Richard Carta, tous deux reconnus coupables pénalement, elles relèvent de la juridiction administrative. La faute non intentionnelle de M. Ruas n’est pas détachable de ses fonctions d’adjoint au maire. C’est donc à la Ville de les assumer. Quant à Richard Carta qui s’était vu confier l’expertise judiciaire du n°65 par le tribunal administratif de Marseille à la demande des services de la Ville, ce serait à ce même tribunal de statuer en raison de son statut de « collaborateur occasionnel du service public ». Une position de juge et partie difficilement tenable quand la procédure se présentera.

  • L’ère Beye s’ouvre à l’OM

    L’ère Beye s’ouvre à l’OM

    Il est arrivé souriant, habillé d’un survêtement du club et les lunettes bien vissées sur son nez. Calme, la voix posée, Habib Beye a fait face à une kyrielle de journalistes, ce jeudi après-midi, pour sa présentation officielle. Des premiers mots attendus, scrutés, pour celui qui a été un capitaine exemplaire et un latéral droit de talent. 19 ans après son départ de l’OM, le nouveau coach olympien retrouvait la Commanderie et s’est montré bavard face à la presse.

    « Tout d’abord, c’est une grande fierté, très très heureux d’être ici. Vous savez l’attachement que j’ai pour ce club. Maintenant, comme je l’ai dit, c’est un passé qu’il faut garder dans le passé. Aujourd’hui, une autre mission m’est offerte. Je l’ai vécu comme joueur, maintenant en tant qu’entraîneur, donc c’est un très très beau moment », appuie-t-il dès ses premières paroles. Sans langue de bois, ou presque [voir par ailleurs], l’ex-international sénégalais a répondu aux différentes questions. Il se sent « prêt » car il n’a pas découvert « une équipe malade », en arrivant à l’OM. « Il y a des dynamiques, parfois, qui sont un peu plus négatives. Je pars du principe qu’ici, il y a une grande volonté de travail de la part de toutes les personnes que j’ai rencontrées jusqu’à maintenant. Je suis allé chercher l’expérience dans une division inférieure, ensuite en Ligue 1, et aujourd’hui, j’estime que c’est un nouveau pas dans ma carrière, qu’il va falloir que j’assume. »

    Une pleine confiance

    du club

    Habib Beye n’a pas hésité à citer plusieurs fois, lors de sa soutenance, les noms de Frank McCourt et Medhi Benatia. L’entraîneur de 48 ans était satisfait de recevoir autant de confiance avant de monter à bord du bateau marseillais. « Cette confiance-là, je l’ai eue de la part du propriétaire, M. McCourt, et je l’ai eu de la part de Medhi Benatia. Maintenant, je dois l’avoir de la part de mon groupe à travers les interactions que j’ai avec eux », martèle l’ancien coach du Red Star et du Stade Rennais.

    Alors que la conférence de presse touchait à sa fin, Habib Beye s’est permis de nommer Pape Diouf, son président lorsqu’il portait le maillot marseillais. Sur le climat parfois incandescent autour du club, le natif de Suresnes s’est souvenu d’une phrase de celui qui fut également journaliste à La Marseillaise : « Quand le feu brûle à Marseille, parfois il faut le laisser brûler, car il s’éteint tout seul. » Habib Beye n’aura pas le temps de cogiter avec le match, dès ce vendredi soir (20h45), à Brest. L’occasion de prendre la température à l’aube d’une aventure phocéenne qui s’annonce intense.

    « J’estime que c’est un nouveau pas dans ma carrière »

  • Un label pour concrétiser le travail de proximité d’une Maison de Santé

    Un label pour concrétiser le travail de proximité d’une Maison de Santé

    La graine du projet avait été plantée en 2008, avant de germer. En 2026, la Maison de Santé pluriprofessionnelle, installée au nord d’Aix-en-Provence, dans le quartier de Beisson, est désormais labellisée France Santé. Un cachet déposé si l’établissement répond aux critères : « D’accès à des soins pluridisciplinaires (…) un accès en secteur (…) un accueil sept jours sur sept a minima, et la possibilité de travailler avec les SAS centre 15. Cela veut dire répondre à la possibilité d’une consultation de médecine générale en moins de 48h », résume Yan Bubien, directeur général de l’Agence régionale de santé Paca. Alors, si cette matinée de labellisation a d’abord été institutionnelle, en présence d’Isabelle Epaillard, préfète à l’Égalité des Chances, de Sophie Joissains, maire (UDI) sortante, de Mathieu Gatineau, sous-préfet d’Aix, le moment a été choisi, par le docteur Maurice Ngambé, cofondateur de cette MPS, de rappeler les priorités de l’établissement : « Concrètement chaque jour, nous travaillons pour l’accès aux soins, accompagner des patients atteints de maladie chronique, lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé et prendre en charge les patients les plus vulnérables. »

    Pour cause, la Maison est installée au cœur d’un « quartier, ou les besoins en santé sont importants, parfois complexes, et ou l’accès aux soins est un véritable parcours, poursuit Maurice Ngambé. En tant que médecin, cette reconnaissance a un sens particulier : elle confirme que le choix du travail en équipe était le bon. » Sur place, dans cet espace médical de 240 mètres carrés, ce sont en effet cinq médecins permanents qui se relaient, dont un remplaçant régulier, intégrés à un maillage de partenaires allant de l’Hôpital, de la Croix-Rouge, en passant par le Relais des Possibles. Il ne manquerait plus qu’une médiatrice en santé et une assistante médicale, selon le Docteur Maurice Ngambé. Difficile aussi, de chiffrer le flux quotidien de patients, car « tous les jours ne se ressemblent pas », estime ce dernier, qui évalue « à la louche, que 70% des patients » viennent d’un pourtour proche. « Le fait de cette proximité sur le territoire est une réelle plus value pour le bien-être [des habitants], estime Rachid Sabbouri, directeur du Centre Social la Rose des Vents. De notre côté on oriente. Les habitants du territoire se sentent pris en charge de manière convenable, avec une réponse adaptée à leur difficulté. On ressent le bénéfice. » À ce jour, l’ARS avec les Préfectures et l’Assurance maladie, labellise 96 Maisons France santé en Paca.

  • La CFDT d’Alinéa exige des garanties

    La CFDT d’Alinéa exige des garanties

    L’annonce du retrait du seul candidat à la reprise des 35 magasins Alinea (Néomarché) a été un nouveau choc pour les salariés. Ils sont près de 1200 à ne pas savoir de quoi l’avenir sera fait », rappelle la CFDT au national. À Aubagne, 250 salariés travaillent à la fois dans le magasin, et au siège social de Néomarché, maison mère d’Alinea, créée à Avignon en 1988. Alinea, propriété de la « galaxie Mulliez », a été placée en redressement judiciaire en novembre dernier.

    Mobilisation à Alinea

    Une mobilisation a eu lieu devant le magasin d’Alinea Aubagne les 7 et 14 février pour obtenir un plan social « décent ». Dans un communiqué publié jeudi, la CFDT exige « la sécurisation de l’avenir professionnel des salariés ». Pour les salariés des magasins Alinea, le syndicat revendique : « La garantie de leur reclassement dans les sociétés de la galaxie Mulliez, des budgets renforcés pour la formation des salariés, pour les fins de carrière. Et une indemnité de licenciement supralégale, à la hauteur de l’engagement des salariés d’Alinea. » Les réponses de l’AFM à ces revendications « déterminer[ont] le maintien ou non des mobilisations de cette fin de semaine », prévient le syndicat.

  • À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    Depuis le 20 janvier, chaque mercredi, plus d’une centaine de salariés du poudrier Eurenco (tout comme sur l’autre site Eurenco à Bergerac, en Dordogne), à Sorgues, se mettent en grève et se mobilisent devant le site pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Mais ce mercredi 18 février, la mobilisation s’est exportée aussi à quelques centaines de mètres de là, à Villa Park, où la direction a organisé un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire.

    Pour aborder les revendications des syndicats ? « Non. Ils ont exposé la situation économique de l’entreprise à la fin janvier et ont expliqué l’impact de la grève. Mais n’ont proposé ni solutions ni rendez-vous. Une simple discussion sur la vie d’entreprise », confie Jérémy Caillé, secrétaire général CGT Eurenco. Une quarantaine d’employés s’étaient ainsi déplacés devant le siège « pour faire entendre leurs voix au directeur général qui, courageusement, ne s’est pas présenté devant eux », regrette le syndicat dans un post sur les réseaux sociaux. D’après Jérémy Caillé, tous les ateliers de fabrication étaient à l’arrêt de ce mardi 17 février à 20 heures jusqu’à ce jeudi 19 février à 4 heures du matin.

    Économies

    La CGT et FO demandent une revalorisation générale des salaires de 130 euros bruts pour chaque employé, la revalorisation de la prime d’ancienneté, une prise en charge plus importante de la mutuelle et de la prévoyance par l’entreprise, ainsi que la transformation des contrats d’intérim en CDI. « Mais au lieu de ça, on nous a fait comprendre qu’il faudra faire des économies sur certains services, avec les conséquences que cela peut avoir », assure le responsable syndical. La direction du site aurait évoqué des pertes de commandes et des retards de livraison pour certains clients.

  • Ultimes jours pour replonger dans La Ciotat d’antan

    Ultimes jours pour replonger dans La Ciotat d’antan

    Alain, ancien instituteur installé à La Ciotat depuis 1984, vient d’observer avec intérêt les photos exposées à la chapelle des Pénitents Bleus*, boulevard Anatole-France. Quatre-vingts clichés inédits, en noir et blanc, de celui que les Ciotadens appelaient avec affection « Gara ».

    Né à La Ciotat en 1927, Garabed Garadedian a grandi dans une famille d’origine arménienne. Après avoir appris le métier de tailleur, s’être engagé dans la marine et parcouru le monde, « Gara » revient finalement jeter l’ancre à La Ciotat en 1952. Après avoir travaillé auprès du photographe Louis Sciarli, il ouvre son propre studio en 1955, au 73 rue des Poilus. Dès lors, également photographe pour le quotidien Le Provençal, rien de la vie ciotadenne n’échappera à son objectif.

    Travailleurs des chantiers

    « J’ai l’impression que les gens étaient peut-être plus heureux, car la ville était moins grande, les Ciotadens se connaissaient, il y avait une forme de convivialité. C’est une analyse personnelle », commente Alain.

    Au gré de la visite de l’exposition, toute une époque se met à revivre : le défilé des majorettes sur le port lors des fêtes votives du 15 août 1966 ; la préparation de la fête de la Cité ouvrière en été 1963 ; les filles en jupe et chaussures de ville aux abords du « Printania », présenté dans la légende de la photo comme « le premier supermarché de la ville » ; mais aussi, là où s’étend aujourd’hui un parc urbain, les vignes du domaine de la Tour et les vendanges… Venue en vacances dans sa famille, Martine, Toulousaine de 78 ans, s’enthousiasme : « Ces photos sont vivantes. Superbes ! »

    Garabed Garabedian a un sujet en or, et il le sait : les chantiers navals. Le 7 septembre 1968, il enregistre sur pellicule, car à l’époque la photographie est argentique, la foule des travailleurs du chantier qui, après leur journée de travail et le lancement du pétrolier « Fructidor », « passent les grilles de la porte du bassin ».

    Il photographie également un ravaudeur de filets sur le quai, en 1965. En arrière-plan, derrière lui, se dresse la colossale silhouette d’un navire en construction aux chantiers. Le 26 novembre 1964, sa prise de vue d’une équipe de pêcheurs sur un chalut montre également, en toile de fond, « le pétrolier Franche-Comté ».

    C’est tout cela que Gara a saisi sur pellicule : l’album de famille ciotaden, un fragment de mémoire collective. De quoi faire dire à Pierre, 66 ans : « Que de bons souvenirs ! »

    * Ouvert de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30

  • Le vent perturbe le coup d’envoi des épreuves

    Le vent perturbe le coup d’envoi des épreuves

    En voile, un ingrédient est capital poir pouvoir lancer une épreuve : le vent. S’il n’y en a pas, la pétole cloue les bateaux à terre. Mais, s’il y en a trop, le chômage technique est aussi de mise. C’est ce que vivent les engagés des championnats de France élite, dont les premières séries étaient programmées jeudi. Alors que dans la matinée, trois manches avaient pu être mises en route pour les véliplanchistes, lorsque le mistral a forcé en début d’après-midi, tout le monde a été contraint de rester à terre.

    Des Marseillais placés

    Chez les femmes, la Marseillaise de La Pelle Ambre Papazian se retrouve provisoirement sur le podium, en embuscade derrière Hélène Noesmoen. Chez les hommes, un Marseillais a aussi réussi une belle première journée, Tom Arnaud, du club de la Pointe Rouge, est également troisième au classement provisoire.

    Les épreuves se poursuivent ce vendredi, avec l’espoir que le vent sera favorable. Une journée qui sera aussi l’occasion pour les partenaires et les jeunes des centres sociaux marseillais de vivre une journée d’immersion complète. Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’inclusion et de partage des valeurs sportives, offrant à tous la possibilité de découvrir le monde de la voile.

    Les participants pourront ainsi s’initier aux diverses séries présentes sur le site de la marina Florence-Arthaud. Et côtoyer les champions qui, eux, espèreront bénéficier de meilleures conditions de course pour enfin lancer leur championnat de France.

    hn.ffvoile.fr/championnats-de-france-elite/voile-olympique/

  • Mort du militant identitaire : 7 mises en examen requises

    Mort du militant identitaire : 7 mises en examen requises

    De très nombreuses investigations [menées] » dans un « contexte très très sensible » : le procureur de la République de Lyon a donné une conférence de presse ce jeudi à 17 heures pour communiquer les derniers développements de l’enquête sur la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. L’étudiant lyonnais, récemment converti au catholicisme proche des milieux traditionalistes, cofondateur d’un groupuscule national révolutionnaire – entre autres – est décédé samedi d’un traumatisme crânien. Frappé à mort alors qu’il était venu défendre le collectif féminin d’extrême droite Némésis qui manifestait contre la tenue d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

    Sept personnes ont ainsi été identifiées et le parquet de Lyon requiert leur mise en examen pour « homicide volontaire » contre Quentin Deranque, « violences aggravées » et « association de malfaiteurs ». Deux de ces personnes auraient refusé de s’expliquer sur les faits, les autres ont reconnu leur présence sur les lieux, certains ont admis les coups, « en revanche, ils contestaient tous une intention homicide », détaille le magistrat.

    Thierry Dran a par ailleurs précisé le profil de ces sept personnes : ils ont entre 20 et 26 ans, « ce sont pour l’essentiel des étudiants, des employés dans le privé, un est sans-emploi et un, comme vous le savez, assistant parlementaire », faisant ici référence à Jacques-Élie Fravot, ex collaborateur du député vauclusien Raphaël Arnault (LFI), fondateur de l’organisation antifasciste « La Jeune Garde », désormais dissoute. Le jeune homme « a reconnu (…) la commission de violences et sa présence sur les lieux » mais « a indiqué qu’il n’était pas l’auteur des coups qui ont provoqué le décès de M. Deranque », avait indiqué mercredi son avocat Bertrand Sayn. Et d’ajouter : « il a exposé également qu’en aucun cas il ne s’agissait d’un guet-apens, mais en vérité d’un affrontement ».

    Pour les sept suspects, « certains appartiennent à des associations et trois déclarent avoir fait partie, ou être proche, de la mouvance d’ultragauche », a précisé le procureur de la République de Lyon. Deux ont des antécédents judiciaires : l’un pour violences et usage de stupéfiants, l’autre pour vol et port d’armes. Un troisième « fait actuellement l’objet d’un contrôle judiciaire par une juge d’instruction à Paris à la suite de faits de violences aggravées en raison de la race, l’ethnie ou la religion », a-t-il encore détaillé et affirmé ne pas savoir s’ils étaient fichés S. Ils seront tous placés en détention provisoire.

    D’autres personnes restent à identifier

    Quatre autres personnes – dont trois femmes – mis en cause pour « recel de malfaiteurs » ont été arrêtées, placées en garde à vue et relâchées à l’issue de leur interrogatoire. Le procureur de la République de Lyon affirme que plusieurs personnes restent toujours à identifier, « les juges sont saisis de l’ensemble de l’enquête », explique Thierry Deran. Une information judiciaire est ouverte, pour déterminer, ce qui s’est passé avant, pendant et après les faits.

    Les réseaux d’extrême droite ont relayé des appels à l’organisation d’une marche, ce samedi à Lyon, en hommage au militant nationaliste. Le maire de la ville, Grégory Doucet (EELV) a réclamé son interdiction, « face au risque réel de débordements violents ».

  • L’Union locale CGT s’inscrit dans une lutte internationale

    L’Union locale CGT s’inscrit dans une lutte internationale

    L’Union locale CGT de Martigues adhérera à la Fédération syndicale mondiale (FSM) lors de son prochain congrès. Elle l’a annoncé ce jeudi matin, lors d’une matinée de formation sur le thème du syndicalisme international en présence de Matthieu Bolle Reddat, membre du secrétariat de la FSM.

    « C’est un débat qui peut faire un peu polémique puisqu’officiellement, au niveau confédéral, la CGT est à la Confédération européenne des syndicats (CES) et donc à la Confédération syndicale internationale (CSI) », rappelle-t-il. « En 1995, lors du même congrès, la CGT a laissé libre choix aux organisations d’adhérer à d’autres collectifs internationaux », développe le secrétaire général de L’UL Daniel Bretonès. Résultat des courses : Les unions départementales des Bouches-du-Rhône, du Val-de-Marne, du Nord ou encore les fédérations de la chimie, du commerce et de l’agroalimentaire ont rejoint la FSM.

    Construire des ponts

    À Martigues, les territoriaux ont déjà acté leur affiliation lors de leur dernier congrès. L’UL suit le mouvement. Daniel Bretonès explique : « Il nous semble, à Martigues, qu’elle représente plus nos orientations politiques et notre manière de militer dans une logique de coopération. » Matthieu Bolle Reddat reprend : « Il y a une idée de retour aux fondamentaux de lutte de classes anticapitaliste et anti-impérialiste. La pertinence pour une union locale d’avoir un échelon international, c’est de faire en sorte que l’internationalisme ne soit pas qu’un truc d’une espèce de bureaucratie syndicale, politique ou économique, mais qu’il existe dans nos entreprises. À l’heure où les grands dirigeants impérialistes construisent des murs entre les travailleurs, il faut que nous, syndicats, construisions des ponts et des solidarités parce que l’exploitation nous touche partout. »