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  • Aix-en-Provence : le logement devient un obstacle pour les agents pénitentiaires

    Aix-en-Provence : le logement devient un obstacle pour les agents pénitentiaires

    Ce sujet, Cédric Apatout le martèle depuis longtemps. Régulièrement, le représentant FO pour le centre pénitentiaire de Luynes alerte sur les difficultés, pour les agents du site de trouver à se loger dans le secteur aixois. La raison ? Des loyers hors de prix et un marché de l’immobilier tendu. « La problématique a toujours existé, explique Cédric Apatout, qui est arrivé en 2015 sur site comme surveillant pénitentiaire. Mais le problème est que notre administration a continué à aller dans ce sens : la structure a été agrandie, mais il n’y a pas eu de vrai projet d’hébergement. » Il existe, dans le centre pénitentiaire de Luynes, des « chambres de passage », qui peuvent être réservées par les nouveaux arrivants mais pour un mois seulement, rapporte FO et sont surtout réservés aux élèves pénitenciers. Il y a bien des arrivées sur le site d’Aix-Luynes, notamment parce que les mutations à la sortie de l’École nationale d’administration pénitentiaire (Enap) ne sont pas volontaires : moins la note est bonne, moins l’on a le choix de l’affectation.

    Difficulté à « fidéliser »

    Pour les carrières débutantes, la recherche d’appartement est d’autant plus compliquée, les salaires ne dépassant guère 1 440 euros par mois et ne permettant pas de couvrir les premiers chèques de caution et d’entrée en appartement. Autre catégorie mise en difficulté par la recherche de logements, les agents ultramarins. « Entre Tahiti et la France par exemple, ce n’est pas le même système administratif. Il y a tellement de démarches qui les freinent, la location d’appartement, n’en parlons pas », pointe Cédric Apatout. Sur d’autres sites pénitenciers, comme ceux de Fresnes ou Villepin, explique le syndicaliste, il y aurait « des systèmes d’hébergement, qui permettent aux nouvelles arrivées de s’installer tranquillement et chercher un appartement sur le long terme ». S’il admet que la direction du site tente de faciliter les choses, elle a les mains liées. « Il faut que la mairie joue le jeu aussi (…) je dis souvent que des prisons, tout le monde en veut, mais pas chez soi et encore moins des agents pénitenciers, ajoute Cédric Apatout. Le site d’Aix-Luynes n’est pas attractif pour ces raisons de logement (entre autres). Pas pour des raisons de travail, mais parce qu’on arrive pas à fidéliser les agents, qui préfèrent aller vivre là ou ils peuvent réaliser ce que j’appelle le rêve américain : la maison, la voiture, emmener son conjoint et les enfants. Quand on ne peut pas atteindre ça, parce qu’ici un T2 est au minimum à 750 euros pas mois, on va ailleurs pour construire son avenir et c’est tout à fait normal (…) on est en sous-effectif mais quand on a des agents qui arrivent, on ne les garde pas. » Alors, quelle solution ? « Il faut une réflexion collective entre la mairie, la Direction interdépartementale des services pénitentiaires et la Direction de l’administration pénitentiaire. J’aimerais savoir pourquoi un projet de logement ne s’est jamais fait. On est quand même la troisième prison de France. » Le constat est partagé par le syndicat Ufap Unsa Justice. « L’attractivité n’est pas le souci, c’est la mobilité, les agents ne restent pas. Il faut construire du logement abordable pour les agents, des T1, des T2, au moins pour permettre l’installation. On a du terrain autour du centre pénitentiaire, estime Vincent Andrade, secrétaire local adjoint du syndicat. Il faudrait un parc de logement, mais le budget alloué au Ministère de la Justice n’est pas assez conséquent pour ça. » Au niveau du syndicat, un système d’entraide et de recherche des logements est mis en place, mais pas assez pour couvrir les besoin d’entre 20 et 50 arrivées tous les six mois d’agents stagiaires, par exemple. Il y a bien des logements sociaux, mais « souvent dans des quartiers sensibles », rapporte le syndicat. Peu compatible avec la profession. Sollicités, le Ville et l’administration pénitentiaire n’ont pas pu nous répondre.

  • L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’avenir européen de l’OM s’est peut-être joué en une fraction de seconde.

    Cette poussière de temps qui a vu la main ferme de Gerónimo Rulli repousser une reprise de la tête de Promise David à bout portant. Le chrono du Parc Astrid affichait la quatrième minute du temps additionnel d’un match où les Marseillais sont passés par tous les états. Ce geste, instinctif, a permis de sauvegarder le but d’avance marseillais. Et offert ainsi à l’OM sa troisième victoire en Ligue des Champions.

    Un résultat qui, s’il n’est pas définitif, libère la voie vers les barrages. Car à deux matches de la fin de la phase de ligue, les hommes de Roberto De Zerbi ont presque atteint la barre d’une qualification. Celle-ci étant estimée à dix points, avec neuf, ils y sont presque.

    Toutefois, à l’image de ce qu’ils ont montré ces derniers temps, les Phocéens ont encore joué avec le feu. Comme face à Lille en championnat, ils ont rapidement couru après le score. Mais ils ont été en mesure de refaire le coup de Newcastle, en renversant Saint-Gilles de la plus belle des manières.

    Toutefois, même si au bout du compte, l’OM s’est imposé
    (3-2), la manière dont ses joueurs ont géré leur soirée n’a pas du tout satisfait Roberto De Zerbi : « Ce n’était pas excellent, mais assez bien. Et puis, je crois que mes joueurs ont trop insisté à donner les ballons à l’avant. Ce qui fait qu’ils n’ont pas bien géré, fait des choses stupides et pris des buts. »

    Il n’oublie pas, en effet, que la VAR a annulé deux buts belges, alors que son équipe menait 3-2. Comme il n’a pas non plus apprécié « de revoir parfois l’équipe qui a fait nul contre Angers et perdu contre l’Atalanta ».

    Cet OM en mode Janus s’illustre par la prestation de Gerónimo Rulli. Le gardien a d’abord été inquiétant, à l’image de son équipe totalement dépassée durant dix minutes. Comme elle, il a retrouvé ses qualités lorsqu’Igor Paixão a égalisé et mis en route le festival Mason Greenwood.

    Il est ensuite retombé dans ses travers, au moment du second but de Saint-Gilles, qui a redonné espoir aux Belges. Avant de réussir « le » geste de la soirée. Ce coup de main qui a éloigné définitivement le spectre d’un nouveau nul concédé dans le temps additionnel, comme face à Angers et Toulouse en championnat.

    Avec trois victoires en six matches, l’OM se retrouve désormais maître de son destin européen. Il leur reste deux rendez-vous à négocier en janvier, avec la réception de Liverpool, avant de retourner en Belgique, où le voyage à Bruges pourrait être celui de la validation d’une place en barrage. Ce qui rappellerait des souvenirs. Car c’est face à ce même adversaire que les Olympiens de Didier Deschamps étaient allés chercher leur billet pour la finale de la Ligue des Champions 1993.

    Mais avant de songer à cette double échéance, il y a le dernier match de championnat de l’année, dimanche. Avec la venue de Monaco, qui a également repris du poil de la bête.

  • Après Théodora, Disiz et Bamby annoncés à Marsatac

    Après Théodora, Disiz et Bamby annoncés à Marsatac

    Après avoir annoncé il y a près d’un mois le premier nom son édition 2026, en la personne de la chanteuse Théodora, jeune phénomène de la pop francophone, Marsatac continue d’effeuiller son programme.

    Les organisateurs de ce festival rap, pop et électro, qui se tiendra du 11 au 13 juin 2026 au Parc Borély ont dévoilé une première salve d’artistes mercredi. Au menu du samedi 13 juin, le rappeur Disiz, à l’origine cette année de l’album On s’en rappellera pas, où figure d’ailleurs le tube Melodrama avec une certaine Théodora. Bamby sera également à l’affiche de cette soirée. Parmi les titres phares de cette jeune chanteuse guyanaise de dancehall, Pas jalouse, en duo avec le rappeur Kerchak, et même un premier album sorti au printemps dernier, Muse.

    Trois autres noms, qui se produiront eux lors de la soirée du vendredi 12 juin, ont été aussi annoncés. On trouve ainsi La Mano 1.9, l’une des nouvelles coqueluches du rap hexagonal. Influencé par la drill, genre hip-hop aux rythmes syncopés made in Chicago, le jeune rappeur du XIXe arrondissement de Paris aura, lui aussi, l’occasion de défendre à Marseille son premier album, intitulé R.A.T.

    Les scènes du Parc Borély seront aussi le théâtre de concerts du Mc lyonnais et masqué façon Vendredi 13, Menace Santana, ainsi que d’Ino Casablanca, chanteur espagnol d’origine marocaine installé en France qui infuse ses influences toutes méditerranéennes dans des sons entraînants.

  • Une journée départementale à Toulon pour relever les défis du bien vieillir

    Une journée départementale à Toulon pour relever les défis du bien vieillir

    En région Sud et dans le Var, une personne sur trois sera âgée de plus de 60 ans d’ici 2030. Un constat qui appelle à une réflexion sur le bien vieillir, enjeu majeur à l’heure où les cas d’isolement et de maltraitance se multiplient, comme l’illustre la fermeture de l’Ehpad de Pélissanne (Bouches-du-Rhône) en janvier.

    C’est dans ce contexte que Place publique 83 (PP) organisait, mercredi, une journée dédiée au bien vieillir, réunissant acteurs institutionnels, médico-sociaux et entrepreneuriaux. Après avoir visité des établissements, ces participants se sont retrouvés salle Franck-Arnal pour une table ronde, avant une conférence publique.

    Celle-ci s’inscrit dans le contexte du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui « masque l’importance de ces thématiques. Au Sénat, on a beaucoup discuté des politiques publiques et des questions budgétaires. Mais, avant, il faut savoir où on veut aller », introduisait le sénateur (PP) de Paris Bernard Jomier, vice-président de la commission des Affaires sociales et médecin.

    La prévention, une priorité à développer

    Cette réflexion est d’abord incarnée, au niveau territorial, par la création, en 2019, du Gérontopôle Sud. Piloté par la Région et l’ARS, il travaille sur les thèmes liés à la personne âgée, dans le but d’améliorer ses conditions de vie. Il s’appuie sur un conseil scientifique, une équipe pluridisciplinaire (recherche, silver économie, éthique…) et un conseil d’administration composé de six collèges « représentant tous les acteurs (sociaux, institutionnels, économie…) », détaille son directeur, Frédéric Rodrigues.

    Cette somme de compétences conduit à adopter des méthodes et outils novateurs tels que le programme Icop. Développé au CHU de Toulouse en 2019, il permet, via un questionnaire, de mesurer six facteurs de vieillissement et de construire une prise en charge adaptée. « L’intérêt est de réduire les fragilités, car ça assure une prise en charge en amont de la dégradation de l’état », explique Frédéric Rodrigues.

    La prévention, un sujet « sur lequel presque rien n’est fait et qui se heurte aux intérêts particuliers », dénonce Bernard Jomier. Et qui demeure, pourtant, un élément « essentiel » du bien vieillir : « Plus tôt les personnes consultent, mieux c’est. Quand la pathologie est installée, c’est fini », décrit Fabienne Dana, docteur à l’hôpital de jour Toulon-Hyères, qui estime, justement, que « l’hôpital de jour correspond mieux aux besoins des sujets âgés. Le meilleur endroit pour eux, c’est le domicile. Il faut prendre son temps avec ces personnes, ce que permet l’hôpital de jour ». Un lieu où le patient peut compter sur une équipe complète (diététicienne, kiné, psychologue), et sur une infirmière en pratique avancée, « qui peut réaliser examens et prescriptions. Ce sont des consultations d’une heure, suivies d’évaluations à domicile, ce qui renforce le lien ville-hôpital ».

    Toujours dans l’optique d’éviter l’hospitalisation, la solution des résidences intergénérationnelles est également évoquée par Agnès Filizetti, directrice de Récipro-Cité, entreprise d’ingénierie sociale, qui met en place des habitats de ce type, dont cinq dans le Var : « Pour que ça fonctionne, il faut des logements adaptés, des espaces partagés et une animation de la vie sociale, pour créer du lien avec le voisin et une veille active entre chacun. » Mais pour un modèle pérenne, « il faut définir ces résidences de manière juridique. Et la présence humaine coûte cher : comment la conserver dans le temps ? Il faut cesser de regarder ça comme un coût, mais comme un investissement ».

    Enfin, en cas de prise en charge hors domicile, les outils numériques peuvent également aider. C’est ce que propose la plateforme Zenior & Care Expert, comparateur gratuit de structures d’accueil, qui aide à choisir la plus adaptée grâce à des conseils d’experts : « On est parti des difficultés des familles, alors que le taux d’occupation en Ehpad est historiquement bas. Nous sommes là pour rassurer et conseiller », détaille l’un de ses fondateurs, Antoine Bonin, qui annonce l’implantation en cours de sa plateforme dans le Var.

  • Un livre sur l’affaire Georges Ibrahim Abdallah

    Un livre sur l’affaire Georges Ibrahim Abdallah

    Il était considéré comme le « plus vieux détenu de France ». Incarcéré en 1987 pour complicité d’assassinats de diplomates états-unien et israélien, Georges Ibrahim Abdallah, est sorti de sa prison de Lannemezan le 25 juillet dernier, après plus de quarante ans de détention et alors qu’il était libérable depuis 25 ans.

    Ce vendredi 12 décembre, l’Union locale CGT de Martigues, le collectif Solidarité Palestine et l’association Car t’y es libre présentent l’ouvrage de René Naba « Georges Ibrahim Abdallah : l’emmuré de Lannemezan. Un homme debout », qu’ils co-éditent, en présence de l’auteur et de l’avocat franco-palestinien, défenseur des droits de l’Homme, Salah Hamouri.

    Dans son livre, le journaliste et écrivain franco-libanais, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP, retrace le parcours politique et militant du Libanais communiste, qui s’était engagé dès sa jeunesse dans le combat anti-impérialiste au Proche-Orient. « Je voyais les entrailles de cette affaire-là », explique-t-il. L’ouvrage « se veut être une radioscopie des turpitudes françaises et des différences entre l’idée que le pays se fait de lui-même, autrement dit son discours, et son comportement ».

    Un acte de solidarité

    René Naba analyse : « La France était la fille aînée de l’Église et se présentait comme la protectrice des chrétiens d’Orient. Quand elle a quitté le Liban, elle a donné la totalité des pouvoirs effectifs à la communauté maronite, qui était privilégiée. (…) Georges Ibrahim Abdallah était chrétien maronite, ce n’est pas lui qui s’est livré à un tel acte, à l’exécution des diplomates israélien et américain. Il aurait dû bénéficier d’une protection, mais le problème c’est qu’il a transgressé ces données de base : il est devenu communiste et pro-palestinien, ce qui est le crime absolu. »

    L’écrivain ajoute : « La France, pour se refaire une virginité, a troqué son antisémitisme pour un anti-arabisme et ensuite une islamophobie qui fait le miel de l’extrême droite française » et Georges Ibrahim Abdallah en « est une victime collatérale ».

    À travers son cas, le livre interroge la justice de classe et l’instrumentalisation politique de l’appareil judiciaire. Il se veut être un outil et un acte de solidarité internationaliste : l’écrivain a renoncé à ses droits d’auteur et les bénéfices des ventes seront reversés au Collectif solidarité Palestine et à l’association Car t’y es libre afin de soutenir leurs actions envers les populations opprimées. À l’heure où l’activisme est de plus en plus réprimé et criminalisé, René Naba se veut positif : « Le militantisme donne des résultats, dès lors qu’il est cohérent solide, méthodique, systématique, qu’il se refuse à la moindre concession et qu’il est justifié. »

  • Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    Le « maire de l’année » Laurent Belsola fait son bilan de mandat

    « Le contournement autoroutier est ma plus grande fierté. » Près d’un mois après avoir annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2026, le maire (PCF), Laurent Belsola, tire le bilan de son premier mandat à la tête de Port-de-Bouc face à la presse, autour d’un café pris au restaurant des Arcades, mercredi matin. Le douanier de métier, toujours à mi-temps, se dit satisfait d’avoir « réalisé 90% de ce qu’on avait annoncé » en 2020.

    équipements publics

    Plusieurs équipements publics ont été rénovés ou créés. Comme le réseau de chaleur Seanergies, pour lequel les travaux sont engagés depuis début septembre, en même temps que la réfection des canalisations d’eau et des routes « percées dans toute la ville », comme précise l’édile. Le maire énumère aussi « la rénovation énergétique de la maison des services publics, du centre culturel Triolet, la salle Gagarine et la maison des associations ».

    Au niveau sportif, Laurent Belsola indique que « le parc Jean-Christophe Unia est fini », avec gymnase, stade, trois courts de tennis et deux de padel, au nord-est de la ville. Le stade Bianco, en centre-ville, a été entièrement refait avec « tribunes, éclairage et pelouse synthétique », inaugurés en avril 2024.

    La culture n’est pas en reste. La Micro-Folie est aussi « une grande fierté » pour Laurent Belsola : « Ce musée numérique permet à ceux qui ne peuvent pas aller à Paris ou Madrid de voir les œuvres et de se les faire expliquer comme avec un guide. Il est déjà réservée sur 2 ans par les écoles ! » Une nouvelle maison des jeunes « sera inaugurée en janvier », promet l’édile, « un bel outil hors des quartiers, central pour la jeunesse, qui pourra aussi servir pour des expositions » dans l’ancienne criée du port Renaissance.

    Tranquillité publique

    Autre sujet majeur, la tranquillité publique. « Le combat mené avec la population contre les narcotrafics à payé », considère Laurent Belsola. « Nous avons une présence régulière de la police, une trentaine sur le terrain. Ils ont assaini une situation difficile avec six points de deal au début du mandat et maintenant un et demi », poursuit le maire. Ce dernier estime avoir « gagné une bataille, mais pas la guerre », après avoir « rencontré les préfets et deux ministres », notamment Bruno Retailleau (LR) avec Fabien Roussel (PCF), en début d’année.

    C’est dans ce cadre que l’édile a demandé à l’état, en septembre, de créer « un commissariat mixte des polices nationales et municipales, pour lequel nous avons des locaux ».

    L’élu communiste assume « se différencier de la droite qui favorise la police au détriment du sport, de la culture ou de l’éducation ».

    Rénovation urbaine

    Laurent Belsola inscrit la rénovation urbaine « dans la continuité de ce qui a été lancé en 2015 », lorsqu’il était adjoint aux sports de Patricia Pédinielli (PCF). En cette fin 2025, l’édile souligne que le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) prévoit de « faire tomber les maisons en ruine et la barre de la Lèque », ainsi que de « refaire la place comme avant, près des commerces et piétonnisée, d’ici fin 2026 ». Il concède « des temps administratifs » longs, mais assure qu’« on a relogé tout le monde et on entre dans la phase de destruction », comme pour les Aigues Douces, où les rendez-vous avec les habitants se sont multipliés récemment.

    L’actuel maire ne cache pas sa « fierté quant au contournement autoroutier attendu depuis 50 ans. Quand il sera réalisé, on pourra réaménager la RN 168 en boulevard métropolitain, ça va redessiner la ville ».

  • La grande braderie de la mode de Aides revient aux Docks

    La grande braderie de la mode de Aides revient aux Docks

    « On a beaucoup de stock, il y aura du réassort durant les 4 jours. Beaucoup de nouveautés, comme une zone de déstockage des invendus de 2024 à partir de 5 euros », détaille Marie Miquel chargée d’organisation de la braderie. Et de poursuivre : « Beaucoup de marques locales comme Jott, Le temps des Cerises, Sessun, Manon Martin, Savonnerie le Sérail ou encore American Vintage répondent présentes en Paca en plus de marques nationales comme Balzac, Ysé, APC ou Cyrillus, toutes soldées à -70%. »

    Pour la 6e année consécutive, la vente est sous le parrainage de Jocelyn Meire, fondateur de Fask. Pas moins de 200 cartons ont été déballés pour cette vente d’hiver. Depuis sa création il y a 32 ans, l’intégralité des bénéfices des ventes est reversé à Aides pour financer les actions de prévention et de dépistage du VIH/sida. « En Paca, 15 600 personnes vivent avec le VIH. Il est très important de se faire dépister pour connaître son statut. Sous traitement, la charge virale est indétectable, donc intransmissible », rappelle Stéphanie Baux responsable Aides en Paca. L’objectif zéro sida est toujours pour 2030.

    Du 11 au 14 décembre. Docks Village, 10 place de la Joliette (13002).

  • La gauche inquiète pour l’avenir de la RTM

    La gauche inquiète pour l’avenir de la RTM

    « Est-ce que la Métropole cherche à terme à fragiliser de la RTM comme régie pour n’avoir plus qu’une seule solution, s’en débarrasser ? », interroge ouvertement l’adjointe marseillaise aux transports, Marie Batoux (DVG). Alors que doit être adopté lundi le nouveau contrat d’obligations de service public de la RTM, avec l’objectif affiché qu’elle soit « exposée aux aléas du marché » par un système de bonus-malus (notre édition du 10/12), la majorité municipale monte au créneau.

    « La collectivité n’a pas eu son mot à dire, déplore ainsi Marie Batoux. J’ai posé des questions en commission sur l’intention politique derrière les pénalités, auxquelles je n’ai pas eu de réponse. » Elle s’alarme ainsi d’objectifs posés « sans prendre en compte les difficultés du quotidien », quittent à menacer les recettes de la régie.

    La reprise en main de l’investissement directement par l’intercommunalité l’interroge aussi. « Quelles sont nos garanties pour que les investissements soient faits pour assurer le service public pour les Marseillais, quels sont les engagements ? » questionne l’adjointe. Son inquiétude est d’autant plus forte qu’aucun engagement n’est pris sur l’augmentation des kilomètres commerciaux à effectuer au-delà de 2026. « L’ambition n’est pas portée dans ce contrat », résume-t-elle. Et de regretter que la décision n’ait pas été reportée après les municipales.

    Le comité des usagers des transports marseillais, de son côté, cible à travers un communiqué le manque de concertation. Malgré la promesse de groupes de travail, « nous n’avons jamais été sollicité par la Métropole, ni par la RTM, pour participer », déplore l’association, qui regrette aussi ne pas pouvoir siéger dans le futur comité de suivi qui inclue la direction de la RTM et des élus métropolitains. « Nous avons, nous aussi, des objectifs à fixer », réclame le comité, qui rappelle les difficultés des transports en commun à Marseille.

  • Nicolas Sarkozy prêt à enterrer le front républicain à Marseille ?

    Nicolas Sarkozy prêt à enterrer le front républicain à Marseille ?

    Tout juste libéré, toujours sous contrôle judiciaire, Nicolas Sarkozy dédicace, ce jeudi à Marseille, son Journal d’un prisonnier, sorti la veille. Dans cet ouvrage publié aux éditions Fayard, propriété du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré, le seul président de notre histoire récente à être passé par la case prison raconte ses vingt jours de détention. Plus de 200 pages, où il se dépeint comme un martyr à la découverte de « l’enfer » carcéral – bien qu’ayant bénéficié d’un régime d’exception – et assure être « innocent ».

    L’ancien chef de l’État a été condamné en première instance à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour associations de malfaiteurs dans l’affaire du financement illégal de sa campagne électorale de 2007 par des fonds du régime libyen.

    Pour ce déplacement marseillais, le multicondamné est attendu dans la Librairie Arcadia, dans les 11-12, un secteur municipal géré par la droite mais où le RN est particulièrement influent. Une « reconnaissance » pour les « très nombreux courriers qu’il a reçus quand il était incarcéré et notamment de la part des Marseillais », veut croire le maire de secteur Sylvain Souvestre (LR).

    « Parler à tous les électeurs »

    L’annonce de la visite de l’ancien champion de la droite a provoqué l’ire de la majorité municipale. « Soutenir et avoir de l’amitié pour quelqu’un, ce n’est pas nier une décision de justice. Aujourd’hui, jusqu’à preuve du contraire, M. Sarkozy est libre », justifie Sylvain Souvestre, renvoyant le Printemps marseillais à une prétendue alliance avec l’insoumis Sébastien Delogu aux municipales, « qui, lui, a été condamné pour avoir frappé un proviseur », se défend le maire des 11-12. Pour rappel, Nicolas Sarkozy est définitivement condamné dans deux autres affaires, celle dite des écoutes de l’Élysée et Bygmalion.

    Le gris de la cellule du prisonnier vire au brun lorsqu’il y enterre le front républicain. Au téléphone avec Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy lui assure qu’il ne s’associera pas à un barrage à l’extrême droite. « Je l’assumerai en prenant le moment venu une position publique sur le sujet », promet-il à la fille de Jean-Marie Le Pen, évoquant au passage un « rassemblement le plus large possible » à droite, « sans exclusive et sans anathème ». De quoi pousser son camp dans les poubelles de l’Histoire auxquelles appartiennent le Rassemblement national ? « Il n’a jamais écrit ou jamais appelé à l’union des droites. Il dit simplement qu’il faut parler à tous les électeurs », rattrape Sylvain Souvestre, rappelant qu’il a lui même fait le ménage dans ses rangs.

    À la Région, Renaud Muselier est sur la même ligne : « Dans son livre, il dit du bien de moi et des bébés Chirac de l’époque, je le verrai ce jeudi. Nicolas fait du Sarko, j’ai lu dans son livre qu’il disait “une alternative ne réside pas dans un accord ou non avec le RN mais dans une volonté de parler sincèrement, vraiment, profondément, à ses électeurs qui ne sont plus les nôtres après l’avoir été”. Je note qu’il avait asséché le RN par son discours républicain lorsqu’il a mené ses campagnes présidentielles. Je vais garder cette thèse là », assure-t-il.

  • Sur la centrale de Gardanne, la préfecture persiste et signe

    Sur la centrale de Gardanne, la préfecture persiste et signe

    Sollicitée par La Marseillaise sur la volonté de l’État de maintenir ou non l’activité sur le site GazelEnergie après la prise d’un arrêté dont les restrictions sont tellement élevées qu’elles interrogent la viabilité du site, la préfecture a produit une réponse détaillée.

    « L’État a délivré une autorisation pour l’exploitation de la centrale à biomasse, en respectant : la décision du Conseil d’État imposant une régularisation de la situation de la centrale ; les règles environnementales propres aux activités de la centrale, en particulier le fonctionnement de la chaudière, les rejets dans l’air et dans l’eau ; les avis recueillis lors de l’enquête publique au cours de laquelle les citoyens et associations ont pu s’exprimer ; et la nécessité d’ajouter un plan d’approvisionnement en bois », expliquent ainsi les services de l’État, tout en assurant que « les volumes de ce plan d’approvisionnement reprennent strictement les volumes exprimés par GazelEnergie dans sa réponse à la commission d’enquête, en date du 27 juin 2025 ».

    Des prescriptions controversées

    « Les prescriptions garantissent que la centrale respecte les normes de protection de l’environnement et que son approvisionnement en ressources (notamment le bois) est durable », insiste la préfecture même si, dans un courrier que La Marseillaise s’est procuré, l’industriel s’alarme des conséquences potentiellement bloquantes de cet arrêté pour l’activité.

    « Certaines de ces prescriptions soulèvent des difficultés majeures sur lesquelles la société GazelEnergie avait appelé à plusieurs reprises l’attention des services préfectoraux et de la Dreal [direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, Ndlr.] Provence-Alpes-Côte d’Azur », écrit ainsi le président de GazelEnergie. Et de demander « que les prescriptions en cause soient modifiées et adaptées par arrêté ». Il réclame ainsi que le texte ne parle pas de « charbon cendreux », mais de « produits cendreux de récupération », rappelant que ces cendres restent « indispensables à la protection de la chaudière », lorsque la tranche 4 n’aura plus le droit d’utiliser de charbon, au 31 décembre 2026.

    Le courrier s’inquiète également de valeurs limites de concentration « injustifiées et de nature à poser des difficultés significatives lors des contrôles de conformité »… certaines valeurs trop basses ne pouvant être mesurées, tandis que d’autres sont « très significativement inférieures, d’un facteur 5, voire 10 ou même 100, à celles définies par arrêté ministériel ».

    Pour la préfecture, l’arrêté permet au contraire de « régulariser le fonctionnement [de la centrale], jusqu’alors encadré par un arrêté temporaire, après plus de deux ans d’attente ».

    À propos des écrits publics du rédacteur de l’arrêté, très critiques à l’égard de l’énergie issue de la biomasse, pour le compte du collectif Pour un réveil écologique, qui jettent le trouble sur l’impartialité de la décision administrative, les services préfectoraux affirme qu’elle « a été prise de manière neutre et transparente ».

    « L’instruction des dossiers repose sur l’avis d’experts (techniques, administratifs, juridiques), en particulier au sein des inspecteurs de l’environnement, et en aucun cas un arrêté d’autorisation environnementale ne saurait être le fruit d’une décision individuelle », affirme la préfecture, en rappelant que « l’instruction repose strictement sur le dossier déposé par l’entreprise GazelEnergie, et il est vérifié qu’il correspond aux exigences de la réglementation environnementale, ce dossier a lui-même été examiné lors d’une enquête publique et soumis à consultation des collectivités concernées. »

    Des contrôles à venir

    Insistant sur la normalisation des relations entre l’État et l’industriel, la préfecture assure que « comme dans le cas de toute installation classée, la relation entre l’administration et l’exploitant GazelEnergie reprend désormais des modalités classiques, et ce dès décembre 2025 pour : éclaircir les points techniques qui peuvent rester en suspens ; prendre en compte les évolutions déjà prévues sur le site (depuis l’enquête publique) et celles à venir ; étudier des adaptations de l’autorisation suite à des porter-à-connaissance déposés par l’exploitant, dans le cadre d’un dialogue ouvert et constructif avec l’entreprise et dans le respect du Code de l’environnement ».

    Comme un avertissement, les services de l’État concluent : « La DREAL réalisera régulièrement des inspections sur le site en vue de vérifier sa conformité, comme pour toutes les installations classées. »