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  • A Toulon, le projet de plan de mobilité métropolitain fait réagir

    A Toulon, le projet de plan de mobilité métropolitain fait réagir

    Les déclarations d’intention sont toujours des plus vertueuses en matière de mobilité comme du reste. Ici, il s’agit dans les textes de mettre en avant le renforcement de la cohésion sociale en permettant à chacun de se déplacer en sécurité sur tout le territoire. Et cela en réduisant l’empreinte environnementale et l’impact sur la santé des transports. Difficile en effet, de ne pas adhérer à ces priorités.

    Ainsi, le nouveau plan de mobilité se fixe pour objectif en 2035 de parvenir à 43% de modes actifs, c’est-à-dire d’un recours à la marche à pied et au vélo, contre 37% aujourd’hui.

    Et pour ce qui est des transports en commun, il est question de passer de 7% seulement, aujourd’hui, à 12%.

    Concernant la part modale des transports individuels motorisés qui est de 56% actuellement, la Métropole TPM veut s’employer à la faire chuter de 11 points pour atteindre 45% dans une décennie.

    Pour y parvenir le plan d’actions prévoit de « donner aux transports collectifs le pouvoir de concurrencer l’autosolisme », c’est-à-dire l’usage individuel de son véhicule. Ce qui va supposer de les rendre beaucoup plus attractifs. La question est de savoir si le Bus à haut niveau de service (BHNS) dont la première ligne est attendue pour 2029 seulement aura cette capacité, en sachant qu’il ne sera pas en site propre sur une bonne partie du trajet.

    Le BHNS peut-il suffire ?

    Autre bonne volonté mise en avant, celle « de faire évoluer le partage de l’espace public en mettant les mobilités actives au cœur des aménagements ». Là-dessus, même la situation a beaucoup évolué, à Toulon notamment, il reste encore beaucoup d’attentes de la part des associations et collectif qui militent pour l’essor de la pratique du vélo en sécurité depuis longtemps.

    En attendant la consultation et l’avis d’enquête publique pour une approbation de ce PDM pour la fin 2026, des voix se sont déjà élevées pour dire toute leur perplexité.

    Le conseiller métropolitain d’opposition de Toulon en Commun Philippe Leroy trouve, pour commencer, que les objectifs ne sont pas suffisamment ambitieux par rapport au retard pris par la collectivité, et rappelle que TPM est descendue à la 18e place, sur les 21 métropoles, en termes de fréquentation des transports en commun. Et qu’elle réussit en la matière 3 à 5 fois moins bien que Montpellier, Marseille et Nice.

    Pour le collectif tramway, le Bus à haut niveau de service ne pourra répondre aux besoins de la population. En particulier à cause du fait qu’il circulera sur au moins 30% de son trajet mêlé à la circulation automobile, en particulier à Saint-Jean-du-Var et à la Coupiane, « ce qui dégradera la vitesse commerciale et la régularité du service ». Contrairement à un tramway qui circule, lui, en totalité en site propre, et peut transporter beaucoup plus de voyageurs.

    Autre grief : une fin des travaux prévue en 2038, alors que les autres métropoles réalisent leurs lignes de BHNS en 3 ans en moyenne. Mais aussi « que les travaux déjà réalisés pour le tramway, d’un montant de 180 millions d’euros, ont permis de faire l’acquisition d’une grande partie du site propre ».

    Pour le collectif, le BHNS ne permettra donc pas de compenser l’augmentation de la population et fera stagner le niveau des transports en commun à moins de 10%, alors que les autres métropoles en sont à plus de 20%.

    Le débat sur le tramway est donc relancé.

  • Ces incendies urbains qui font la bascule

    Ces incendies urbains qui font la bascule

    Novembre 2019. Les riverains se souviennent encore d’immenses flammes noires léchant les façades de la brasserie des 2G. Le fleuron touristique d’Aix, érigé sur le cours Mirabeau, vient de brûler. Six ans plus tard, la cause de cet incendie n’est toujours pas connue. L’enquête est toujours en cours. « Il y avait une histoire commerciale et politique à cette époque. Le fond de commerce avait été mis en liquidation, il y a eu une vente au tribunal de commerce, le procureur a fait appel de l’achat donc retour au tribunal de commerce… Tout cela, entre avril et novembre 2019 », retrace Éric Hampartzoumian, propriétaire des murs du bâtiment depuis la fin des années 1990. Si la cause du sinistre reste mystérieuse, la métamorphose du bâtiment, elle, avance. Là où autrefois se tenaient les salles ornées de la brasserie, animées du ballet incessant de serveurs et de clients et les étalages de spiritueux, Éric Hampartzoumian a l’image claire de ce à quoi ressemblera l’espace, une fois les restaurations bouclées. « J’ai lu et relu les plans tellement de fois, je les connais par cœur », plaisante-t-il.

    Pour ceux qui auraient moins étudié le dossier, difficile à ce stade de visualiser le devenir des 1 300m2 carrés de surface de plancher, occupés par les truelles, les bâches et les allers retours d’ouvriers affairés aux restaurations. Même si déjà, les premiers indices prennent vie : Un immense escalier monumental, reliant les trois salles historiques de la brasserie aux premier et dernier étage a été recréé. « On l’a refait, il n’existait pas. On a retrouvé des emmarchement et recréé l’escalier en pierres », précise Éric Hampartzoumian. Des fenêtres âgées d’une centaine d’années ont été retrouvées et réouvertes, la toiture vitrée, plus tard teintée de vitraux, a été rénovée et cet été, à l’occasion de l’année dédiée au peintre Cezanne, les échafaudages côté rue Fabrot ont été démontés, révélant une partie des murs aux soins des mains de l’Atelier Renaissance. Les mêmes en charge des finitions de la marquise, longue de quinze mètres. « Les trois salles historiques du bas, les façades, la marquise et la toiture sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques », précise Éric Hampartzoumian. Pour conserver l’authenticité du lieu
    – condition sine qua non pour celui qui prend en charge le gros œuvres des travaux – la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et les Architectes des bâtiments de France (ABF) ont leur mot à dire : notamment sur les choix de restaurations et d’agencements. Le devenir des pièces lui, n’est plus entre les mains d’Éric Hampartzoumian.

    L’âme restera conservée

    La raison ? La gérance sera attribuée au Château La Coste, dont le domaine viticole luxueux et centre d’art contemporain sont installés au Puy-Sainte-Réparade. « J’ai reçu plusieurs offres de grands groupes qui voulaient récupérer les lieux. Ils proposaient des prix colossaux mais qui n’ont rien à voir avec la restauration, retrace Éric Hampartzoumian. Je veux que ce lieu reste une brasserie. J’ai toujours connu les 2G et je ne me voyais pas la donner à n’importe qui. C’est devenu les Deux Garçons fin des années 1700. C’est une des plus vieilles brasseries de France. Tout le monde est passé par ici : de Cezanne à Belmondo. » Fin septembre 2023, Château La Coste se manifeste et après réunion « brève » avec son propriétaire, Paddy McKillen, la décision pour Éric Hampartzoumian est prise. « Ce qu’il m’a proposé me plait : une brasserie en bas, un restaurant au premier, six chambres de luxe au dernier étage, poursuit Éric Hampartzoumian. J’ai donné les plans de mon permis en 2023. Cette année au mois de juillet, ils m’ont expliqué déposer un permis modificatif. Il y a un mois, j’ai consulté leur avant projet définitif : c’est vrai que c’est très beau. » Le lieu revient de loin. Si aujourd’hui l’immeuble est sécurisé, que sa colonne vertébrale reprends vie, les quelques semaines après incendies ont été un bouleversement teinté de son « lot de surprises ». « Sur les deux étages de l’Hôtel de Gantès, on ne voyait rien de cassé. Mais au rez-de-chaussée et premier étage il fallait tout refaire, retrace le propriétaire. On a aussi découvert que le mur de refend, qui tient l’immeuble, s’est lui tassé de 15 centimètres à cause de la chaleur en emmenant avec lui les planchers, la toiture… ça a tordu tout l’immeuble, il fallait tout refaire. » Mi-2027 pourrait être une échéance de livraison plausible pour Éric Hampartzoumian. Pour Château La Coste, cela pourrait être encore plus tôt. Et si le doute planait toujours : la brasserie conservera évidemment le nom des 2G. « Je me suis battu pour ça je ne vous dis pas comment. Si on enlève le nom, ce n’est plus le même endroit, rapporte le propriétaire. En 1930, sur une photo de Henry Ely, le bar s’appelait le Grand Café des deux garçons. J’ai donc déposé le Grand café des deux garçons. » Pour l’anecdote.

    Eva Bonnet-Gonnet

    « Je ne me voyais pas la donner à n’importe qui. C’est une des plus vieilles brasseries de France. »

  • Philippe Klein est candidat Horizons pour les élections

    Philippe Klein est candidat Horizons pour les élections

    Il était entré en campagne sans être candidat, multipliant les discussions avec les formations politiques du bloc central. Jusqu’au soir du dernier conseil municipal de l’année, et du mandat : Philippe Klein, second d’Anne-Laurence Petel (Ren.) en 2020, sera bien candidat aux élections municipales de 2026, investi par Horizons dont il est le référent aixois. Le conseiller métropolitain, meneur du groupe Aix-Autrement, qu’il a fondé après s’être séparé du groupe Petel, entraînant avec lui Béatrice Bendelé et Alain Parra, a, pendant plusieurs mois, tendu à la main à Sophie Joissains, maire (UDI) sortante. Sans succès. Il la concurrencera tout comme Marc Pena (PS), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), à la tête de la liste Aix pour vous. « Je n’ai pas eu de réaction à cette annonce de candidature, rapporte Philippe Klein. Mais je suis très heureux d’avoir été investi par Edouard Philippe. C’est un gage de récompense du travail que j’ai pu faire ces quatre dernières années au service de ce parti, en créant un groupe Horizons, devenu un groupe politique important. En période électorale, c’est une grosse force politique. » Certes. Mais n’y a-t-il pas un risque de division au sein du bloc central ? « Je suis le candidat le plus fédérateur et le plus rassembleur possible : je suis le seul a avoir déclaré que je tendais la main. Personne ne m’a répondu », rappelle le candidat.

    Programme déjà établi

    La liste, dont la composition ne sera pas révélée avant la mi-janvier, reste « très ouverte : il y a des gens d’Horizons, de gens de la société civile, et des gens issus d’un bloc central très élargi », laisse entendre Philippe Klein. Jusqu’ici, la possibilité de retrouver les noms des colistiers actuels du groupe Aix Autrement ne peut pas être confirmée. « Ils sont eux-mêmes tenus par leurs différents partis, qui n’ont pas pris position. Je ne peux pas répondre à cette question encore », admet-t-il. Avocat au barreau d’Aix depuis 42 ans, ancien bâtonnier, trois ans à la tête du Conseil national du barreau de France, Philippe Klein entend être « l’avocat pour la ville ». Une poignée de grands axes dessinent déjà la ligne du programme. À commencer par la sécurité en « exerçant le pouvoir donné aux maires en la matière ». Pourquoi ne pas convoquer les auteurs de toute petite délinquance en mairie ou s’attaquer au narcotrafic via le consommateur ? Les sujets de réchauffement climatique et de mobilité font aussi partie des priorités de Klein. Pour le premier, « j’ambitionne d’être la ville la plus en avance sur cette lutte ». Pour le second, l’urgence est à raccorder les villages et quartiers aux réseaux de transports. « Le dialogue avec la métropole doit être incessant », estime Klein. À court terme, le candidat a déjà ses idées. Entre autre être « attentif » au devenir des associations, ou réduire les budgets de fonctionnement pour rehausser le budget d’investissement… En bref, faire « mieux avec moins », dans un contexte budgétaire tendu et « faire avec ce qui existe ».

  • « Transit », espace alternatif pour des rencontres et des créations

    « Transit », espace alternatif pour des rencontres et des créations

    Leurs valises bourrées de livres proposaient dans les centres sociaux et culturels des quartiers Nord et pendant des événements comme « Paroles de galère » des titres liés aux luttes du moment, autour du féminisme, des sans-abri, du racisme et de l’anticolonialisme. Quatorze années plus tard, les fondateurs sont toujours actifs au sein d’une association de 15 bénévoles qui gèrent une librairie permanente : « Transit » continue de se déplacer en dehors de ses murs, programme chaque semaine des débats, rassemble plus de 5 000 ouvrages.

    Arrivé à Marseille en 2001, Michel Touzet est l’un des plus constants piliers de Transit. Pendant deux ans, jusqu’à la fermeture définitive de 2009, il fut libraire chez Païdos qui s’était établi en 1996 au 54 cours Julien. Il n’ignore pas qu’une librairie atypique, porteuse d’engagements et d’esprit critique doit surveiller sa ligne de flottaison, consentir toutes sortes de sacrifices pour ne pas subir un découvert bancaire.

    Avant d’avoir élu pour domicile depuis mai 2021, juste après la rue des Abeilles, le 51 boulevard de la Libération, Transit tenait débats au n° 45. Ce fragment de rue est austère et tristounet : il faut identifier la vitrine, lire les dazibao des poèmes qui s’affichent (actuellement Darwich, des écrivaines palestiniennes, la couverture d’un livre peinte par Thomas Azuelos) franchir la porte, scruter les ouvrages, aller vers la mezzanine où figurent des illustrés et des livres pour la jeunesse. Ce qu’on trouve ce ne sont pas seulement des livres de sciences humaines, Frantz Fanon, Rosa Luxembourg ou Edward Saïd, les éditions Agone, la Découverte et La Fabrique : on rencontre de nouvelles problématiques du côté de l’écologie et des minorités sexuelles, les multiples visages et rebonds d’une extrême gauche pas sectaire ni agressive, quelque chose de sobrement « expérimentale ». Cinq ou six fois par mois, des rencontres avec des auteurs et des autrices incarnent les couleurs et les interrogations du moment.

    « Nous sommes les voix de celles qui n’en ont plus »

    Pour l’heure, les employés de Transit sont tous des bénévoles. Les ventes et les commandes auprès des éditeurs ne sont jamais véritablement conséquentes. Les bénéfices engrangés servent uniquement pour renforcer les rayons de la librairie, héberger en hôtel les auteurs qui participent aux débats ou bien se décentraliser dans les quartiers, par exemple pendant les agoras de la Busserine.

    Créer des passerelles et des répercussions en dehors du milieu local – par exemple, avec des vidéos de lectures de poésie palestinienne enregistrées sur place, par la suite envoyées à Gaza – tisser des liens pas seulement avec les lecteurs, mais aussi avec des éditeurs et des écrivains fait partie des priorités de Transit. Présidente de l’association depuis sept ans, Nora Mekmouche est la responsable des éditions Cris-Ecrits. Avec plusieurs proches, Zora Boukenuche, Alain Castan, Elise Debureau, Muriel Modr et Michel Touzet, Nora a participé à la réalisation d’un travail collectif qui fait aujourd’hui partie des long-sellers de la librairie : Transit estime avoir vendu plus de 300 exemplaires du Guide du Marseille colonial que la librairie a coédité avec Syllepse et La Courte Echelle. En complicité avec Soraya Guendouz et l’association Approches Cultures et Territoires, Nora Mekmouche conduit aussi un travail de long cours depuis la parution en 2023 des trois cahiers de la collection Silence Barré qui vient de publier un volume titré Gaza / Voix sous les cendres, un ensemble où l’on retrouve les multiples ressources et connexions de Transit : entre autres, des ateliers d’écriture avec des proches de Noailles, des dessins et des photographies remarquablement maquettés, des participations d’autrices comme Faïza Guène.

    Depuis l’ouverture 55 rue de la Palud, entre Domaine Ventre et rue Estelle, de la BaaM, la Bibliothèque Arabe Associée de Marseille, en interaction avec les éditions Fidel Anthelme X de Frédérique Guétat-Liviani et Le port a jauni de Mathilde Chèvre, une nouvelle donne, d’autres échos et rebondissements, des publications et des traductions consonnent actuellement avec les désirs et les combats de la librairie. Dans ces conditions, on ne s’en étonne pas, la presse locale et hexagonale en a fait l’écho, la haine et l’agressivité du camp adverse ont pris cet hiver pour cible Transit dont la vitrine et le trottoir ont été plusieurs fois maculés de signes néo-nazis. Sur son site, la librairie a clairement répondu que sa volonté était « de rendre audibles et intelligibles les voix étouffées dans le vacarme des voix dominantes » : Transit « lutte contre toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme et l’islamophobie ».

    51, boulevard de la Libération

  • On nage à l’intérieur jusqu’au 22 février au Port-Marchand

    On nage à l’intérieur jusqu’au 22 février au Port-Marchand

    Dans le contexte de sobriété énergétique qui s’impose à tout un chacun mais aussi à l’ensemble des collectivités territoriales, la Ville de Toulon a fait à nouveau le choix de fermer l’accès au bassin extérieur chauffé du stade nautique du Port-Marchand durant une partie de la période hivernale, ce dernier rouvrant le 22 février prochain.

    Économie énergétique

    Pour offrir à tous les usagers (scolaires, particuliers, associations et institutions) un service optimisé permettant de pratiquer la discipline de leur choix, les autres bassins couverts verront leur amplitude d’utilisation élargie.

    Il faut savoir que les eaux des piscines toulonnaises de Pins d’Alep, Léo-Lagrange et celle du bassin couvert du Port-Marchand sont chauffées par un système de récupération de la chaleur solaire grâce à des capteurs placés sur le toit des bâtiments. L’énergie économisée grâce à ce système est estimée à 20%.

    Pour mémoire, construit entre 1970 et 1972, le stade nautique du Port-Marchand, labellisé aujourd’hui Patrimoine du XXe siècle, s’inscrit alors dans un programme national lancé par le ministère de la Jeunesse, des sports et des loisirs suite aux résultats décevants des nageurs français aux Jeux olympiques de Mexico en 1968.

    Organisé autour d’un bassin olympique à ciel ouvert et d’un imposant plongeoir, entouré de gradins, le bâtiment surmonté à l’ouest d’une toiture en ailes d’oiseau, et percé en façade par de larges baies vitrées, abrite la piscine couverte.

  • Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad était en 2e position de la liste de la France insoumise en 2020, elle en est désormais la tête de liste pour les élections municipales de 2026. Candidate insoumise « mais pas que, dans une liste ouverte à tout le monde et pour une nouvelle vision de l’action communale », affirme la postulante, pour une « candidature résolument à gauche » avec « la révolution citoyenne, la planification écologique et un plan communal de lutte contre la précarité et des logements dignes » comme ébauche de programme, dont le contenu sera dévoilé « prochainement ».

    L’insoumise place la commune au centre de « nombreux changements » et appelle à « mettre en place de nouveaux outils » pour permettre « l’intervention populaire, abolir les privilèges et la corruption par l’argent », car selon la candidate, « trop souvent les citoyens ne sont pas consultés ou leurs avis ne comptent pas ».

    Exigence programmatique

    Dans une ville qui a vu élire un député d’extrême droite à 48% des voix en 2024, Jecilla Regad rappelle avoir « milité tous les jours pour le Nouveau front populaire », mais affirme « ne pas avoir eu besoin de Bardella pour connaître l’extrême droite, avec les politiques de Sarkozy ou Hollande et sa déchéance de nationalité ». « L’union des partis n’est pas forcément la solution pour combattre l’extrême droite. La solution ne se décidera pas sans des citoyens portant une exigence programmatique », assène la candidate.

    Quant à l’union de la gauche, « nous n’y sommes pas opposés » juge Jecilla Regad, « nous l’avons quitté et ne l’attaqueront pas », rappelant que « les municipales ne sont pas une présidentielle et il suffit de faire 10% pour accéder au second tour ». Présentation de la campagne jeudi 8 janvier à 19h à la salle des fêtes d’Arles.

  • Plus de 400 participants au grand loto de La Marseillaise

    Plus de 400 participants au grand loto de La Marseillaise

    Salle comble pour le traditionnel loto organisé par l’association « Ensemble pour La Marseillaise », 400 participants et amis du journal se sont retrouvés pour honorer le pluralisme de l’information dans une ambiance festive.

    Une célébration qui a commencé par quelques mots de Léo Purguette, président de La Marseillaise : « Je souhaite remercier les bénévoles qui ont rendus possible ce traditionnel loto de Noël », il poursuit : « L’existence de La Marseillaise, issue de la Résistance, est un défi de chaque instant, car notre journal n’est pas adossé aux puissances d’argent. » Pour dire l’importance d’une telle manifestation. Les participants ont pu aussi profiter d’une tombola au profit du Secours populaire, « cela fait quatre ans que nous venons au loto, notre association a toujours besoin d’argent pour acheter des denrées alimentaires ». Et aux deux bénévoles de poursuivre : « On soutient 180 familles, soit près de 500 personnes qui comptent sur nous. »

    De nombreux lots à gagner

    Le gros lot de cette année était un séjour pour deux personnes Baie de Rosas offert par Les Voyages Sabardu, de quoi réjouir les gagnants. L’après-midi de loto s’est déroulé en sept tours, parmi les lots on retrouve des paniers garnis, une télé ou encore des appareils ménagers.

    C’est Sylviane Chiarello, bénévole pour « Ensemble pour La Marseillaise » qui donne le coup d’envoi, premier tour du boulier, c’est le numéro 6, et ils s’enchaînent. « C’est important que je sois là parce que La Marseillaise fait qu’il y a du pluralisme dans l’information », estime Jeanine, une des participantes.

    Et les parties se sont poursuivies dans la joie et la bonne humeur.

  • Charles Berling : « La scène nationale doit rester un service public »

    Charles Berling : « La scène nationale doit rester un service public »

    La Marseillaise : Après 15 années passées à Châteauvallon, vous avez décidé de prendre votre retraite. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?

    Charles Berling : Je pense que 15 ans c’est bien. Cela fait très plaisir d’avoir construit quelque chose, mais il est temps de passer la main. C’était en même temps une grande joie et une charge, avec plein de devoirs. Je n’étais pas directeur avant, je ne le serai pas après. Je veux continuer ma carrière artistique, ce qui était le deal au départ, même s’il a parfois fallu faire des choix. Je retourne à ma liberté, car quand on dirige une scène nationale, on a une responsabilité publique et sociale très forte. Quand on est artiste aussi, mais ce n’est pas la même chose. Je ne suis pas pour la direction à vie. Je crois qu’en démocratie, il faut que le pouvoir tourne.

    Quel bilan tirez-vous de votre gouvernance ?

    C.B. : On a commencé en 2010, on a créé le théâtre Liberté. On est devenu scène nationale en 2015, sous la direction de Christian Tamet. Je suis très heureux et fier, d’avoir noué une relation de confiance avec un large public. D’avoir participé à une sorte d’émancipation de la métropole toulonnaise, qui l’a vue sortir de son enclave entre Marseille et Nice depuis les années 2000. Et je suis très heureux d’avoir bâti, avec la soixantaine de personnes qui composent l’équipe, une hiérarchie plus horizontale qu’habituellement. Cette équipe est autonome, responsable, passionnée. Je suis également très heureux d’avoir été vers tous les publics, dans les quartiers, d’avoir rempli ce qu’est la signature d’un service public. On a aussi lancé le festival LGBT+ « In&Out », qui a ramené la gay pride à Toulon. J’ai connu Toulon il y a longtemps. C’était un désert culturel, on allait à Marseille, Avignon… Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

    Si vous ne deviez conserver qu’un souvenir, lequel serait-ce ?

    C.B. : Ce serait dommage de n’en garder qu’un, mais je dirais l’inauguration du théâtre Liberté, avec Fanny Ardant, le ministère de la Culture, Falco… Fanny m’avait dit : « La première chose que tous ces officiels vont faire, c’est regarder du théâtre et écouter Marguerite Duras. » Ça me restera, c’était une très belle inauguration, un très beau souvenir. Mais on en a tellement, un magnifique festival d’été, les 60 ans de Châteauvallon, avec le film réalisé par des enfants. Pour moi, la jeunesse d’aujourd’hui doit imaginer les 60 ans à venir de Châteauvallon-Liberté. Ça m’a bouleversé, et je crois que c’est ce qu’il faut que nous fassions plus dans la société : croire en les enfants.

    Comment voyez-vous en l’avenir pour Châteauvallon ?

    C.B. : Dans des lieux où on fait du spectacle vivant, on peut faire du business. Mais la première chose, c’est qu’il faut qu’une scène nationale reste un service public, vecteur de lien social. Elle ne doit pas rentrer dans la violence du mercantilisme et du business. Avoir fait de la culture un service public, c’est l’exception culturelle française. À l’heure des réseaux sociaux, il est fondamental que nos lieux fassent la différence, car ce n’est pas du virtuel. Je veux que Châteauvallon-Liberté continue de se développer dans cette relation magnifique entre ville et campagne, mais au sein d’un service public. Il ne faut pas vendre son âme, il ne faut pas vendre Châteauvallon. Et aussi la Cité des sciences et de la Nature. On a besoin de marier les arts, les sciences et le soin de la nature. Châteauvallon doit rester au cœur de cette ambition, et que des jeunes s’en emparent pour continuer de défendre ce supplément d’âme, non pas comme un business mais comme un bien commun.

    L’avenir de la culture est menacé, avec des financements en chute libre et un mouvement réactionnaire qui vise à le défaire. Êtes-vous inquiet ?

    C.B. : Oui, car quelque chose de très irrationnel se produit. Des gens votent pour des politiques qui les arnaquent totalement. C’est un rapport au totalitarisme qui est délirant pour moi. Je ne comprends pas comment les Américains pauvres peuvent faire confiance à Trump, alors qu’ils sont en train de se faire voler comme le dit Robert de Niro. C’est pareil en France avec le RN, qui prétend s’appuyer sur le populaire, le social, mais qui est soutenu par des Bolloré, des Stérin, qui manipulent avec de l’information abominable. C’est comme un torrent de boue qui nous arrive dans la gueule (sic) et on a nos petits canoës pour essayer de remonter le courant. Mais en même temps, quand on mène des événements participatifs, et qu’on voit cette population française très diversifiée qui a la volonté de raconter la nation ensemble, ça donne du baume au cœur. Certaines chaînes TV font de la désinformation à dessein, ou en tout cas appuient sur les mêmes boutons à des fins électorales. La population est beaucoup plus unifiée et forte qu’on le dit. Mais il y a à nouveau un affrontement direct entre des forces réactionnaires, fascistes, et des forces progressistes. Il faut se battre de façon positive en essayant de bâtir ensemble.

    Quels sont vos projets pour les années à venir ?

    C.B. : Je suis Varois, Toulonnais, je vais continuer à l’être. Je vais continuer de traîner par là dans les deux ans qui viennent, y compris au théâtre, puisqu’on a produit des spectacles qui tournent beaucoup. Après, je vais pouvoir tourner un peu plus au cinéma et à la télé mais je vais travailler et rester dans la région tant que je le pourrai. Ce n’est pas une rupture, même si je laisse la place à d’autres pour la direction, en espérant que ce sera quelqu’un qui continuera à respecter le passé de l’institution, pas un Bolloré (rires).

  • A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Meilleure équipe ex æquo du Top 14 avec Toulouse à domicile (six victoires en autant de matches, cinq bonus), il présente le 11e bilan hors de ses bases (une victoire, six défaites). La donne est la même en Champions Cup, avec une bouillie de rugby en guise de premiers pas à Edimbourg il y a trois semaines, puis une prestation d’un autre calibre face à Bath, à Mayol, une semaine après. Et au-delà de ces faits, c’est le contenu qui interpelle. Lors de leurs trois dernières sorties, les Rouge et Noir ont encaissé 59 points à Toulouse, 51 à Paris et donc 46 face à l’UBB, dimanche dernier, en n’en marquant que sept en retour. Fébriles, maladroits, dépassés dans l’intensité, les coéquipiers de Charles Ollivon ont cette fois perdu le fil dès les premières secondes, alors qu’ils avaient parfois su bien démarrer leurs matches à l’extérieur. Au point de réaliser « certainement, la plus mauvaise sortie » de sa saison, déplorait Pierre Mignoni.

    « Toulon ne mérite pas ça »

    « On avait une équipe de qualité ce soir, qui a battu le champion d’Angleterre (Bath). On a deux visages. C’est notre mystère à nous. Toulon ne mérite pas ça. Je ne sais pas quoi dire à part que je suis désolé », s’excusait même l’entraîneur du RCT, qui a semblé, pour la première fois, à court de ressorts.

    Mais à défaut de trouver tout de suite les clés qui lui permettront d’acquérir la constance nécessaire à ses ambitions, le club de la Rade va devoir bien terminer l’année, dimanche, face à une équipe de Perpignan dans une situation bien plus critique que la sienne. Bons derniers du Top 14, les coéquipiers de l’ancien Toulonnais Mattéo Le Corvec viennent toutefois d’enregistrer leur premier succès de la saison face à Clermont (26-20). De quoi redonner du baume au cœur dans la course au maintien.

    Pour bien terminer 2025 dans un stade à guichets fermés, Pierre Mignoni pourra notamment compter sur le retour de plusieurs blessés importants et de plus ou moins longue date (Domon, Villière, Ribbans, Brennan), et peut-être sur son nouvel ouvreur argentin Tomas Albornoz, qui s’entraîne depuis le début de semaine. Mais il devra se passer de Swann Rebbadj (genou) et Priso (commotion), qui viennent agrémenter la (trop) fournie infirmerie toulonnaise.

  • L’Hôpital Privé de Provence innove en soin oncologique

    L’Hôpital Privé de Provence innove en soin oncologique

    L’hôpital Privé de Provence (HPP) est l’un des seuls en France à disposer de ce dispositif. Début novembre, l’établissement hospitalier s’est doté d’un pôle entier dédié à la rééducation oncologique. Ici, dans cet espace dessiné en quatre box, d’une superficie de 100 mètres carrés, ce sont une trentaine de patients par jours qui sont suivis et accompagnés dans le traitement des effets secondaires liés aux chimiothérapies et autres interventions endurées par les personnes atteintes de cancers. Exemple, la neuropathie. Les praticiens intégrés au pôle interviennent également jusque dans les services de chimiothérapie. « Pour faire simple, les soins permettent aux patients de garder une autonomie et une activité pendant leur soins. On dispose d’une salle de kinésithérapie et d’un matériel d’innovation plus technique qui permet de prendre en charge l’apparition de divers symptômes [liés aux effets secondaires des traitements, Ndlr.], très peu pris en charge jusqu’à présents », explique Pierre Lavignotte, 27 ans, masseur kinésithérapeute libéral au sein de l’HPP. Lui est à l’origine du projet. Au nom d’une société dont il poursuit la création, soutenu par la direction, il a investi près de 100 000 euros dans le matériel nécessaire. Parmi les thérapies de pointe intégrées au pôle : la photobiomodulation, thérapie laser aux propriétés antalgiques, cicatrisantes, anti-inflammatoires et l’endermologie pour réduire, entre autres, les lymphœdèmes, améliorer la mobilité et réduire tensions et de douleurs. « Il n’y avait quasiment aucune prise en charge, a part médicamenteuse sur les neuropathies, poursuit Pierre Lavignotte. On traitait le symptôme, pas la cause de perte de sensibilité. En intervenant rapidement on permet d’éviter cette dégradation parfois permanente. » En janvier, une quatrième kinésithérapeute rejoindra l’équipe.