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  • DNC : la Région Occitanie réclame aux banques des prêts à taux zéro

    DNC : la Région Occitanie réclame aux banques des prêts à taux zéro

    Depuis 2023, l’agriculture d’Occitanie vit un état de crise permanent, en lien avec la multiplication des épizooties et des catastrophes climatiques. (…) La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a ajouté une énième crise aux crises successives », déplore la présidente de Région Carole Delga. Au 13 janvier, pas moins de 29 foyers avaient été répertoriés dans cinq départements occitans (Pyrénées-Orientales, Aude, Ariège, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées), conduisant à l’abattage de troupeaux et à l’application, pour les éleveurs concernés, de restrictions à l’exportation. De quoi pénaliser fortement une profession déjà fragilisée.

    Aussi, outre un fonds d’aide d’urgence pour le rachat d’animaux mis en place dès le 12 décembre dernier, la collectivité a décidé d’activer sa garantie d’emprunt Foster, afin de réduire les taux des prêts de trésorerie pour les éleveurs impactés par la réglementation sanitaire.

    « Besoin d’une bouffée d’oxygène financière »

    Dans le même temps, la présidente de Région a adressé un courrier aux banques afin de les inviter à faire également un effort pour obtenir des prêts à taux zéro. « Cette restriction à l’exportation porte un grave préjudice aux éleveurs qui sont dans l’obligation d’attendre que leur zone d’élevage soit à nouveau qualifiée “indemne” afin de reprendre une activité commerciale internationale, sauf accords bilatéraux avec certains pays. La plupart des éleveurs se retrouvent ainsi dans l’obligation de maintenir plus longtemps certains animaux sur leur exploitation, générant des frais supplémentaires notamment en termes d’alimentation », développe Carole Delga dans ce courrier daté du 13 janvier. « Nos exploitants ont besoin de temps et d’une bouffée d’oxygène financière afin de passer cette vague épizootique qui les submerge. » La présidente de Région invite donc le secteur bancaire à mettre en place, « le plus rapidement possible », « une aide à la trésorerie à taux zéro pour les éleveurs de bovins des zones réglementées et vaccinales. (…) Il s’agit d’une mesure indispensable pour permettre à certains éleveurs de passer cette période délicate dont ils ne sont en rien responsables ».

  • L’OM se retrouve face à Lens

    L’OM se retrouve face à Lens

    Muette lors des deux premiers matches de 2026, l’attaque olympienne s’est réveillée au Vélodrome. Avec un premier but, inscrit par Amine Gouiri, après moins de trois minutes de jeu.

    En trouvant la faille rapidement, la pointe marseillaise validait les choix de Roberto De Zerbi. En lançant Quinten Timber et Ethan Nwaneri, l’Italien montrait sa confiance en ses dernières recrues. Même si, pour cela, il sacrifiait le soldat Mason Greenwood. Les Lensois avaient tout juste le temps de se remettre, qu’Ethan Nwaneri y allait de son but. La fusée OM était lancée, restait à rester sur la bonne orbite pour combler une partie de son handicap sur l’ex-leader de la Ligue 1.

    Lens avait perdu son trône, après le succès du PSG à Auxerre (1 – 0), vendredi. Au Vélodrome, les « sang et or » espéraient le récupérer. Mais en moins d’un quart d’heure, leur situation s’était quelque pu compliquée. Il restait aux Olympiens à poursuivre sur leur lancée. Montrer qu’ils avaient toujours envie d’exister après deux matches ratés au Vélodrome, face à Nantes et Liverpool.

    Mais, comme celui du Virage sud avant le coup d’envoi, le feu d’artifice marseillais finissait par se tarir. Après la demi-heure de jeu, la rencontre s’équilibrait. Avec des Lensois plus présents dans la moitié de terrain provençale.

    Toutefois, les Olympiens restaient maître de leur sujet. Sur leurs coups d’accélérateurs, ils maintenaient une certaine insécurité dans la défense artésienne. Poussés par un Vélodrome qui avait les avaient retrouvés, les hoplites de Roberto De Zerbi cherchaient la faille pour inscrire le troisième but qui les mettraient définitivement à l’abri. Il arrivait à l’entame du dernier quart d’heure, signé Amine Gouiri pour son premier doublé de la saison en championnat.

    La soirée aurait pu être parfaite, s’il n’y avait encore eu le but stupide. Si la réussite de Rayan Fofana ne privait pas l’OM de sa victoire, il montrait une nouvelle fois le manque de constance olympienne dans les fins de match. Un OM qui entretien l’espoir de jouer les premiers rôles et qui fait perdre la tête aux Lensois, au profit du PSG qui prend le fauteuil de leader, avec un point d’avance sur les Artésiens. Et toujours sept sur les Marseillais.

    OM – Lens 3 – 1 (2 – 0)

    19è journée de Ligue 1.

    Stade Vélodrome 52 673 spectateurs.

    Arbitre : B. Bastien.

    Buts : Gouiri (3, 75), Nwaneri (13) pour l’OM, Fofana (86) pour Lens.

    Avertissements : Saïd (37), Sangaré (61), Thauvin (70) à Lens.

    OM : Rulli – Balerdi ( c ), Aguerd (Pavard, 74), Medina – Weah, Timber (O’Riley, 74), Höjbjerg, Paixão – Nwaneri (Greenwood, 58), Gouiri (Aubameyang, 80), Traoré (Bakola, 74).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Lens : Risser – Aguilar (Bermont, 77), Ganiou, Sarr – Abdulhamid, Thomasson ( c, Bulatovic, 70),

    Udol – Thauvin (Sotoca, 77), Edouard (Sima, 59), Saïd (Fofana, 70).

    Entraîneur : P. Sage.

  • Rugby : Toulon – Montpellier reporté

    Rugby : Toulon – Montpellier reporté

    Comme le 22 septembre, lors de la venue de La Rochelle, les fortes pluies sur le Var ont entraîné le report du derby entre Toulon et Montpellier. Thomas Chabaras, l’arbitre de la rencontre, a estimé que les conditions n’étaient pas bonnes pour le déroulé du match, qui a été reprogrammé dimanche, à 15h30.

  • Yannick Ohanessian : « Nous porterons le nombre de policiers municipaux à 1 600 à Marseille »

    Yannick Ohanessian : « Nous porterons le nombre de policiers municipaux à 1 600 à Marseille »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Vous êtes adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité, c’est un thème qui revient beaucoup dans la campagne, qu’en dit le Printemps marseillais ?

    D’abord, nous avons démarré depuis plusieurs mois, ce que nous avons appelé une enquête auprès des Marseillaises et des Marseillais pour leur demander leur avis sur la ville aujourd’hui, sur leurs priorités pour les sept prochaines années. La sécurité, la propreté reviennent beaucoup.

    Didier Gesualdi : Pour vous, ce n’est pas un thème subi ?

    Vous imaginez bien que non ! On est la majorité qui a doublé les effectifs de la police municipale. Je rappelle qu’elle a été créée en 1974. Entre 1974 et 2020, les effectifs ont atteint 397 policiers municipaux. Désormais, nous en avons plus de 800. En un peu plus de 5 ans, nous avons créé plus d’effectifs de policiers municipaux que depuis les 46 dernières années.

    Léo Purguette : Et pourtant vos adversaires de droite et d’extrême droite vous font un procès en naïveté sur la question de la sécurité.

    Évidemment, dès lors qu’ils sont confrontés à leurs propres turpitudes, sur un thème de prédilection pour la droite et l’extrême droite, ils en sont à répandre des fake news, à raconter de grossières bêtises. La vérité, elle est vérifiable : nous avons doublé les effectifs de la police municipale, nous avons augmenté le nombre de caméras de vidéoprotection dans la ville. Loin des petites phrases sur les réseaux sociaux, nous sommes dans l’action au service des Marseillaises et des Marseillais.

    Didier Gesualdi : On a vu des images où le maire de Marseille dit à un journaliste qu’il n’y a pas de Kalachnikov dans les rues. C’était une erreur ?

    Il y a un Marseille bashing, il faut venir voir cette ville, sa richesse culturelle, son attractivité économique. Toutes les Unes de toutes les presses locale, nationale ou internationale disent à quel point Marseille est en train de changer vers du mieux. Tout n’est pas réglé bien évidemment, on a mis énormément de moyens, on va poursuivre.

    Le narcotrafic

    Léo Purguette : Le narcotrafic pèse énormément ici, ailleurs aussi, mais ce n’est pas une question qui relève directement de la municipalité. Est-ce audible pour des citoyens exaspérés et inquiets ?

    Le maire de Marseille l’a toujours dit et il a mille fois raison : c’est une compétence première de l’État. Et pour autant, le maire a mis tous les moyens qu’il pouvait à travers sa police municipale et du développement du réseau de vidéoprotection. La lutte contre le narcotrafic ce n’est pas simplement des mots, des opérations « place nette » ou « XXL ». C’est bien, ça compte, ça aide les fonctionnaires de police nationale que je veux saluer ici. Mais lutter contre le narcotrafic ce doit être s’attaquer à la racine du mal, couper la tête de la pieuvre, pas simplement ses tentacules. Ça veut dire mettre des moyens sur une vraie coopération internationale, pour renforcer la police nationale. Redonner du souffle, du corps, de l’énergie, aux magistrats. Créer des postes de magistrats spécialisés. Il faut lutter contre le narcotrafic de la même manière qu’on lutterait contre le terrorisme.

    Didier Gesualdi : Les chiffres de policier nationaux la nuit ont fait l’objet d’une polémique entre le maire et le préfet……

    Honnêtement, peu importe la bataille des chiffres. Le maire a raison : on ne peut pas se retrouver dans la deuxième ville du pays qui compte désormais 900 000 habitants, avec une poignée de fonctionnaires de police nationale mobilisée la nuit. Ce n’est pas entendable ni acceptable. C’est un service public nécessaire du 1er au 16e arrondissement. Il faut travailler sur l’appel 17 et police secours, remettre de l’îlotage. Nous le faisons du côté de la police municipale.

    La police municipale

    Léo Purguette : Vos adversaires de droite vous reprochent de ne pas jouer votre rôle en sanctionnant ceux qui déposent des encombrants ou stationnent mal. Que leur répondez-vous et comment faire mieux ?

    En arrivant, on a créé en 2021 la brigade de l’environnement et de la lutte contre les dépôts sauvages. Elle n’existait pas dans notre ville. Elle compte aujourd’hui plus de 600 affaires à son actif. Des affaires transmises au parquet avec lequel nous avons créé une relation privilégiée pour sévir sur celles et ceux qui s’adonnent à ce type de comportements. On a multiplié le nombre de caméras nomades qui sont plus faciles à installer pour lutter spécifiquement contre cette délinquance. Il fallait qu’on trouve des moyens nouveaux. Est-ce qu’il y a encore à faire ? Bien sûr, on va continuer, c’est pour ça qu’on a annoncé qu’il y aurait à nouveau le doublement de la police municipale. On va passer de 800 à 1 600.

    Didier Gesualdi : Martine Vassal parle de 200 sanctions par an, ça paraît ridicule.

    Je vais rester poli. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Dans quelle ville vivent-ils ? La police municipale aujourd’hui c’est un peu plus de 200 000 verbalisations, très majoritairement sur les stationnements abusifs et dangereux et les dépôts.

    La non-censure

    Léo Purguette : Vous êtes socialiste, croyez-vous possible de construire un projet municipal ambitieux avec le budget national qui est passé ?

    Ce qui est certain, c’est que nous avons un gouvernement qui n’est pas de gauche…

    Léo Purguette : ni de gauche ni de gauche…

    C’est un gouvernement de droite. Personne n’a la majorité dans l’hémicycle parlementaire. Il y avait deux options. S’opposer à tout et subir le budget initial, extrêmement douloureux pour les Français et ultralibéral, ou – et je suis fier de le dire – aller vers une négociation pour obtenir des compromis. On a obtenu des avancées sociales, ce n’est pas la panacée mais le repas à un euro pour les étudiants, ne pas avoir les franchises médicales qui augmentent, 400 millions d’investissements sur les bailleurs sociaux…

    Léo Purguette : Cela rend-il possible votre projet municipal ?

    Ça participe à l’idée d’améliorer le pouvoir d’achat. C’est notre objectif ici à Marseille aussi.

    Les quartiers populaires

    Didier Gesualdi : Ceux qui souffrent le plus de l’insécurité sont dans les quartiers populaires où il manque aussi des services publics, des centres sociaux, et là, la Ville a des leviers.

    Oui et on les a très largement activés. Quand on va chercher avec le plan Marseille en grand, des moyens colossaux pour la politique de la ville, pour la rénovation et la reconstruction d’un certain nombre de logements, pour rouvrir des centres sociaux qui sont des lieux de rencontre et de partage de toute une jeunesse marseillaise. Elle n’est pas condamnée, assignée aux pieds d’immeuble. On lui donne d’autres perspectives. Les centres sociaux c’est la découverte de la vie, de la ville, des musées, de la plage, du parc national des calanques. C’est de cette manière que la Ville travaille à remettre du lien social. La question de la sécurité on la traite, mais ce n’est pas que ça Marseille. Il faut participer, travailler, regarder la ville telle qu’elle est en essayant de construire autre chose. Autre chose c’est quoi ? La culture, le sport, le logement, les transports, la propreté et le vivre-ensemble.

    Léo Purguette : Le candidat d’extrême droite propose de ne pas avoir d’adjoint à la sécurité pour s’en occuper lui-même. Ça ne sert à rien un adjoint à la sécurité ?

    Ne pas compter dans son équipe un adjoint qui s’occupe H24 de ces problématiques-là, c’est dire à quel point il ne s’y intéresse guère en réalité. Il y a les discours, les grandes phrases, les déclarations intempestives mais il y a la réalité du terrain. Ça me donne l’occasion de lui dire « bon courage » si vous souhaitez demain trier les gens qui pourraient venir ou pas sur les plages. On est dans le ridicule absolu.

    Didier Gesualdi : Benoît Payan est sur toutes les affiches, il y a un culte de la personnalité ?

    Le Printemps marseillais a-t-il disparu ?Je ne crois pas. On est sur un mouvement historique qui s’est même beaucoup élargi par rapport à 2020. Des nouvelles formations politiques et citoyennes nous ont rejoints. Et puis, on a aujourd’hui un maire de Marseille qui a eu le courage de mener toutes ces actions depuis 5 ans et qui se présente au suffrage des Marseillais. Il est tout à fait normal que la campagne soit menée avec Benoît Payan comme leader de ce mouvement. Derrière, c’est l’ensemble des formations politiques qui sont engagées dans le Printemps marseillais. D’ailleurs toutes les propositions mises sur la table sont le fruit d’un travail avec les formations politiques. Nous avons des réunions régulières au QG de campagne, tout le monde y a sa place.Léo Purguette : Serez-vous tête de liste dans un secteur ?Vous le saurez bien assez tôt. Je suis élu dans les quartiers Est de la ville, j’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai un attachement particulier. C’est là que j’ai fait mes premières armes en politique. Ce sont des discussions en cours. Vous aurez bientôt les visages des têtes de liste qui partiront au combat sur les huit secteurs de la ville.

    Didier Gesualdi : Le RN est-il votre principal adversaire ?

    Il n’y a qu’à voir les sondages, vous les lisez aussi attentivement que moi…

    Didier Gesualdi : Celui de La Marseillaise plutôt que celui du JDD.

    Vous avez raison ! Mais sondage après sondage l’adversaire de Benoît Payan ça sera le RN. J’appelle à Marseille et dans le département à se mobiliser dès le premier tour pour les candidats humanistes.

    Léo Purguette : Y a-t-il encore des possibilités de rapprochement au second tour avec les insoumis ?

    J’ai lu avec beaucoup d’attention les déclarations de Sébastien Delogu. Quand on est capable de déclarer d’un autre candidat de gauche à la tête de la deuxième ville du pays, qu’on ne souhaite pas le voir gagner, ça en dit long sur l’état d’esprit de LFI. Si ce n’est pas Benoît Payan qui doit gagner, c’est qui ? Le RN ? Ça pour moi, c’est plus qu’une faute politique, c’est une ligne rouge franchie.

    Les Bouches-du-Rhône

    Léo Purguette : Assez parlé de Marseille, vous êtes aussi premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Un accord d’union de la gauche a été signé dans une soixantaine de communes. Quelles perspectives de conquêtes à gauche ?

    En 2020, nous n’avions pu réaliser l’union quand dans quelques communes, aujourd’hui 60, ce n’est pas rien c’est globalement l’ensemble des communes de 20 000 habitants. Cette union, la plus large possible, elle est le fruit de plus d’un an de travail avec le PCF, les Écologistes et d’autres formations politiques. Il y a un enjeu pour la gauche sur Gardanne, Aubagne, Arles, Aix-en-Provence également. Et puis on est aussi en soutien dans des communes de citoyennes et citoyens non encartés.

    La question des lecteurs
  • Les six priorités de la liste Nîmes en Commun

    Les six priorités de la liste Nîmes en Commun

    Dans l’auditorium de Pablo Neruda, la gauche nîmoise a choisi le décor et le message : l’heure n’est plus aux intentions générales, mais au « grand oral ». Autour de Vincent Bouget, l’équipe de Nîmes en commun (union de la gauche hors LFI) a présenté ce 19 janvier ce qu’elle appelle un « projet » faisant office de programme, et insiste : « ce n’est pas un catalogue de promesses  ». Avant tout, la campagne se veut être une rupture après les 25 ans de mandat de Jean-Paul Fournier : la gauche souhaite surtout mettre un cap lisible sur la table. Avec une idée simple, martelée : la mairie ne peut pas se contenter de gérer des chantiers et des façades. Elle doit réparer le quotidien – logement, écoles, santé, transports, sécurité – et retisser du commun.

    Une méthode : « Rendre le pouvoir aux Nîmois »

    Le collectif met d’abord en avant sa manière de faire. Film participatif, dizaines de réunions publiques, 3 000 contributions : le projet se revendique issu du terrain. « Aucune décision importante ne doit être prise sans les habitants », insiste Vincent Bouget, qui promet des conseils de quartier renforcés, des débats municipaux transparents et des outils concrets de participation. Sur des dossiers sensibles comme les Halles, la gauche veut tourner la page des décisions descendantes et « repartir sur une large concertation ».

    En finir avec « Nîmes
    à deux vitesses »

    Le diagnostic est partagé par toute l’équipe : Nîmes est aujourd’hui une ville fragmentée. La campagne se construit donc autour d’un fil rouge, celui de l’unité. « Les Places communes » en deviendront le symbole : des lieux ouverts dans les quartiers pour se retrouver, monter des projets, recréer du lien. « On a besoin de se parler, de se retrouver ensemble », répète Bouget. Une dizaine de sites sont évoqués à l’échelle du mandat. Derrière cette idée, une exigence simple : que chaque quartier bénéficie du même soin, de la même attention, de la même présence des services publics.

    Remettre de la dignité

    Sur le logement, le candidat attaque frontalement : « Nous voulons loger tous les Nîmois. » Observatoire du logement, lutte contre les logements vacants, développement du logement social, guichet unique : la gauche assume un virage social face à une ville qu’elle juge excluante. Sur la santé, la médecin Catherine Fenech pose un constat simple : « Il y a 70 médecins pour 100 000 habitants dans cette ville, dont la moitié partiront à la retraite en 2030. » D’où la proposition d’un centre de santé municipal pluriprofessionnel et universitaire, d’une mutuelle communale et d’une approche globale liant santé, environnement et conditions de vie.

    Sécurité : la proximité

    Sur un thème souvent confisqué par la droite et l’extrême droite, la liste avance une ligne sans ambiguïté. La police municipale resterait armée, mais davantage tournée vers la proximité, avec des horaires élargis, des postes mobiles et un maillage plus équilibré dans la ville. Le commissariat de plein exercice à Pissevin est présenté comme une priorité, tout comme le renforcement des médiateurs, dont le rôle est jugé essentiel pour apaiser les tensions. Et pour couper court aux caricatures : « Le RN ment. Nous ne voulons pas désarmer la police municipale. »

    Jeunesse : « Une ville
    à hauteur d’enfant »

    La jeunesse traverse tout le projet. Vincent Bouget parle d’une ville pensée à hauteur d’enfant, où on lutte contre le décrochage, où on accompagne chaque parcours. Cela passe par un réseau de réussite, la gratuité des transports pour les scolaires et une mesure qui marque les esprits : « 1 000 enfants partiront en vacances chaque année. » Marianne Bernède prolonge cette vision dans l’espace public : abords d’écoles piétonnisés, cours végétalisées, rues sans voiture expérimentées. Elle y associe un combat plus large pour l’égalité. « Nous voulons faire de Nîmes une ville féministe », dit-elle en évoquant notamment des transports nocturnes adaptés pour permettre aux femmes de circuler sans crainte.

    Économie et finances : reprendre la main

    Sur le développement économique, Pierre Jaumain (PS) décrit un territoire trop cloisonné. Il plaide pour une agence locale capable de fédérer les acteurs, d’accompagner les entreprises et de redonner une dynamique à la ville. La gauche entend aussi rouvrir plusieurs dossiers emblématiques : gestion publique des monuments romains, avenir des Halles, défense du site universitaire des Carmes. Enfin, la question budgétaire est abordée sans détour. Gilles Guillaud dresse un constat sévère – 758 M€ de dette cumulée entre la Ville et l’Agglo – et assume une ligne de rigueur sélective : pas d’augmentation d’impôts, mais un recentrage des dépenses pour retrouver des marges d’investissement. En conclusion, il résume l’enjeu du mandat à venir d’une formule limpide : « Ce sont des choix politiques. »

  • Pour l’OM face à Lens, c’est la victoire ou le doute

    Pour l’OM face à Lens, c’est la victoire ou le doute

    Nantes et Liverpool sont venus rappeler qu’au Vélodrome, l’OM n’est pas toujours irréprochable.

    Malgré un soutien sans faille de supporters toujours fidèles au rendez-vous, et dont la ferveur est parfois un peu trop incendiaire (ce qui explique que le Virage nord sera fermé samedi), les hommes de Roberto De Zerbi connaissent parfois des trous d’air regrettables.

    Leurs deux dernières sorties, face à Nantes et Liverpool, l’ont une fois encore démontré. S’ils avaient pu sauver les apparences, lors de leurs matches ratés contre Angers et Toulouse, obtenant à chaque fois un partage des points inespéré, face aux Bretons et aux Anglais, la punition a été rude.

    Roberto De Zerbi n’avait d’ailleurs toujours pas digéré la rouste infligée par les Reds en Ligue des Champions (0-3). « Ce scénario ne m’a pas plu », a-t-il ainsi rappelé en conférence de presse. Et s’il se dit « responsable » de la situation, sur le plan comptable, la défaite de mercredi a fragilisé la situation marseillaise dans la course aux barrages en Ligue des Champions.

    Comme elle a semé le doute sur la capacité de l’OM à tenir tête à Lens. « Que cette équipe soit à la place où elle est, ce n’est plus une surprise », a-t-il souligné. « Elle mérite d’être là où elle se trouve car elle a su avoir de la continuité et reste bien organisée en toutes circonstances. »

    Roberto De Zerbi a sans doute également remarqué que les Sang et Or étaient un peu la bête noire des Marseillais ces dernières saisons. Car ils ont gagné quatre de leurs cinq derniers déplacements au Vélodrome. Ce qui, ajouté aux huit points d’avance dont disposent les hommes de Pierre Sage sur les Olympiens au classement, donne le ton du duel de ce samedi.

    Si pour Roberto De Zerbi, « le seul enjeu seront les trois points à gagner contre le leader », en son for intérieur, il sait que son OM joue une carte importante pour la suite de sa saison. « Ce sera aussi l’occasion de bien préparer notre match de Bruges », enchaîne-t-il.

    Alors que les trois sorties au Koweït face au PSG dans le trophée des Champions, à Caen en coupe de France et Angers en Ligue 1 avaient rapporté leur lot de confiance, il aura suffi d’une sortie de route malvenue face à Liverpool pour que les doutes reviennent.

    Roberto De Zerbi, qui devrait lancer sa recrue Quinten Timber, est conscient de l’importance du rendez-vous. « Si nous gagnons, nous revenons à cinq points et nous retrouverons l’envie pour la suite », estime-t-il. En souhaitant que ses hommes y croient.

    « Le seul enjeu seront les trois points à gagner contre
    le leader »

  • L’Union pour Arles veut dérouler le tapis rouge de la Ville aux médecins

    L’Union pour Arles veut dérouler le tapis rouge de la Ville aux médecins

    À Salin-de-Giraud, on a un médecin présent 2 jours par semaine pour 2 200 habitants », déplore Charlie Scandagliari, ancien directeur du CCAS, lors d’un rendez-vous de presse de l’Union pour Arles vendredi matin. Situation semblable à Mas Thibert pour Serge Meyssonnier, plus de 70 ans et médecin généraliste depuis 1984, qui « continue, car si je m’arrête il n’y a pas de succession ». Le docteur, ancien adjoint de Patrick de Carolis, alerte : « Il est urgent de faire venir des généralistes à Arles car beaucoup ont plus de 70 ans et ne sont pas éternels. »

    Alors, Nicolas Koukas (PCF) et son équipe ont pris le sujet à bras-le-corps, développant 7 propositions dont la première est de « dérouler le tapis rouge » aux médecins pour faciliter leur installation. « Des locaux municipaux il y en a, on veut les mettre à disposition des médecins pour y établir leur cabinet en priorisant l’exercice regroupé, plus attrayant », détaille le candidat, rappelant qu’il y avait « 53 médecins en 2018 à Arles contre 35 en 2025 ».

    Défendre l’hôpital

    L’hôpital est également dans le viseur de l’Union pour Arles. « Les agents s’inquiètent de la fermeture de lits suite à la fusion des services de gastro et cardiologie », indique Nicolas Koukas. De la même manière que « tout sera fait pour maintenir la maternité d’Arles », également source d’inquiétudes.

    Pour ce faire, le candidat compte composer la liste de l’Union pour Arles avec « au moins 10 personnes qui travaillent dans le domaine de la santé réparties en plusieurs endroits du territoire ». Cette composition devrait être révélée en février.

  • À la CGT Énergie, la grève vire au grand rassemblement sur le site de Sormiou

    À la CGT Énergie, la grève vire au grand rassemblement sur le site de Sormiou

    C’est une sanction à l’encontre d’un gazier, « mis à la retraite d’office » qui a secoué les travailleurs de l’énergie sur le site de Cantini. L’onde de choc s’est amplifiée lorsqu’un électricien d’Enedis s’est vu traduit en conseil de discipline. Des menaces de licenciement jugées « arbitraires », par la CGT Énergie de Marseille, qui dénonce des mesures de répression au sein de ses entreprises.

    La réponse se veut à la hauteur des attaques. Elle est montée crescendo et atteint son point d’orgue ce 26 janvier, date à laquelle un des sanctionnés est convoqué à Lyon, avec un appel lancé à un grand rassemblement à 10h devant la station d’épuration du massif des calanques, dans le 9e arrondissement. L’affaire démarre brutalement, par un courrier reçu en main propre dans lequel « il est écrit noir sur blanc : j’envisage de vous infliger la mise en retraite d’office », explique Renaud Henry, secrétaire général CGT Énergie de Marseille, qui précise : « On lui reproche des foutaises ! ». Les gaziers de Cantini ont mis leur sacoche à terre durant deux jours en signe de contestation. Une déclaration de danger grave et imminent suit. Une seconde sanction tombe tout aussi sèchement sur un salarié d’Enedis également jugée injustifiée. Dont acte.

  • « Les Kurdes n’ont pas à payer pour ces débordements »

    « Les Kurdes n’ont pas à payer pour ces débordements »

    La Marseillaise : Suite aux incidents survenus après la manifestation de jeudi, le Préfet a interdit celle prévue ce samedi. Quel est votre sentiment ?

    Josiane Durrieu : C’est profondément injuste. On condamne ces violences qui ont été perpétrées après l’ordre de dispersion par des personnes cagoulées dont on ignore l’identité. Les Kurdes n’ont pas à payer pour ces débordements qui desservent leur cause. Ce sont des militants responsables et calmes qui n’aspirent qu’à la paix et défendent leurs droits alors que les djihadistes les massacrent.

    La Marseillaise : La situation est extrêmement tendue nord de la Syrie ?

    J.D. : Elle est dramatique avec des massacres de Kurdes du Rojava par des groupes islamistes, soutenus par la Turquie et l’armée du régime syrien d’Al-Charaa. Il faut rappeler que ce gouvernement n’a pas été élu, ce sont des islamistes issus d’Al Qaida et Daesh. Même s’il a rasé sa barbe et mis un costume cravate, il reste un djihadiste qui a juste lissé son image pour avoir l’appui des Américains…

    On a eu un moment l’impression que les choses s’apaisaient.

    J.D. : Il y a eu des discussions pour trouver une solution politique et apporter des droits aux Kurdes qui souhaitent avant tout la paix. Ils y ont participé mais malgré ça Al-Charaa leur envoie son armée. Il y a eu des massacres à Alep, avec 400 ou 500 morts, et ça continue au nord de la Syrie, à Kobane, la ville martyre.

    Les Kurdes ont participé à chasser Daesh et désormais la communauté internationale ferme les yeux ?

    J.D. : Tout le monde a lâché les Kurdes alors que sans eux, Daesh contrôlerait tout le Moyen-Orient. Ils ont combattu, avec des milliers de morts, pour la démocratie, mais c’était pour nous aussi. Et aujourd’hui, la coalition qui est toujours dans le nord de la Syrie, reste muette. C’est scandaleux. Elle doit intervenir contre les cellules de Daesh qui se sont reformées et stopper les attaques d’Al-Charaa.

    Vous êtes aux côtés de la communauté kurde dans sa mobilisation. Que demandez-vous ?

    J.D. : On demande au président de la République d’intervenir avec des frappes aériennes parce que la France fait partie de la coalition internationale, pour arrêter les groupes islamistes et les troupes d’Al-Charaa, et éviter les massacres. On ne peut pas laisser tomber les Kurdes. On le leur doit mais on se le doit aussi à nous si on veut faire vivre la démocratie. La France à un rôle à jouer pour que l’Europe se prononce. Si on ne fait rien, Al-Charaa installera un régime islamiste. Ils ont déjà libéré des prisonniers djihadistes. Les islamistes ne supportent pas le régime kurde du Rojava parce qu’il est laïc, démocratique, et féministe. Cela aura des répercussions jusqu’en Europe, avec ce que cela comporte en risque d’attentats. Et puis, il y a la Turquie aussi qui veut en finir avec les Kurdes de Syrie.

    Il y a eu des négociations en Turquie.

    J.D. : La Turquie a négocié avec les Kurdes de Turquie mais ça piétine parce que la Turquie ne veut pas d’une région autonome kurde en Syrie car ça créerait un précédent. Nous demandons que les Kurdes du Rojava, puissent garder leur système politique et en étant inclus dans la Syrie. Il faut une région autonome.

    Comment interprétez-vous le silence de la communauté internationale ?

    J.D. : Trump a invité Al-Charaa, on l’a présenté comme un démocrate mais il s’est juste donné une fausse image. Les Américains ont joué la carte des islamistes contre les Kurdes en pensant que ça allait stabiliser la région et qu’il pourrait récupérer et exploiter le pétrole. Trump a fait ce calcul en s’asseyant sur toutes les questions démocratiques.

  • Robin Renucci : « Il faut révéler la part de bonté dans l’humanité »

    Robin Renucci : « Il faut révéler la part de bonté dans l’humanité »

    La Marseillaise : Avec cette pièce, Ionesco alerte sur la façon dont, sous leurs dehors bienfaiteurs, certains nous conduisent vers le pire. Est-ce que ce sont surtout ses forts échos avec notre époque qui vous ont poussé à vous en emparer ?

    Robin Renucci : Bien sûr. Ce qui m’intéresse, c’est la violence larvée dans les formes d’autorité qui sont en fait des pouvoirs sur les gens. C’est la dérive autoritariste dans laquelle on est. Et aussi tout ce qu’il se passe dans l’intime. Comme le dit Hannah Arendt, c’est parce que dans l’intime, il y a cette relation des êtres les uns sur les autres – que cela soit les hommes sur les femmes, les adultes sur les enfants, ou dans le cadre scolaire à propos de la confusion entre transmettre et dominer – que naissent les totalitarismes et qu’on les accepte au bout d’un moment. D’où l’intérêt de prendre les trois personnages de cette pièce : un professeur totalement dissymétrique et une élève. Un homme vieux et une jeune fille. Et un troisième personnage, la bonne Marie, qui regarde et voit tout. C’est la majorité des gens qui ne savent pas comment réagir. Ils sont sidérés et laissent faire.

    Entre la période des années 1950 et aujourd’hui, est aussi apparue la mise en lumière des violences faîtes aux femmes…

    R.R. : Les artistes de beaucoup d’époques différentes parlent des mêmes sujets. Même Molière, dans L’école des femmes, parle de la violence masculiniste d’un vieil homme sur une jeune fille. Lors des 40 dernières années, l’évolution de la femme a créé une émancipation progressive. Et des auteurs comme Ionesco décrivent d’une manière limpide ce que d’autres aujourd’hui nomment comme étant le continuum des violences. Ça commence par une forme de paternalisme, d’affection, puis devient progressivement de la décrédibilisation de la parole de l’autre : comment on fait perdre le sens commun de quelque chose et cela, Ionesco l’a écrit dans les années 1950. Il fait ce continuum des violences depuis l’arrivée d’un gentil professeur qui se met à beaucoup trop expliquer, décrédibiliser, humilier, puis nier le corps de l’autre.

    Sa jeune élève passe, elle, de l’assurance à l’anéantissement…

    R.R. : Elle est au début très dynamique et, perd cette assurance de scène en scène. J’ai voulu sortir cette pièce du cadre de l’intime et du petit bureau de professeur dans laquelle elle est habituellement jouée. Je l’ai voulue en grand plateau, pour qu’on voie toute sa dimension politique. Pour reprendre cette question des totalitarismes. Ce continuum des violences est ce que nous subissons, avec des gars qui disent oui et non du jour au lendemain, comme c’est le cas actuellement aux États-Unis avec ce fou.

    La bonne Marie représente quant à elle l’humanité dans sa passivité…

    R.R. : C’est ceux qui laissent faire. Prenez le cas de l’abée Pierre par exemple. Comment a-t-on pu le laisser faire pendant 50 ans ? Il y avait quand même autour de lui une cour de gens qui l’adulaient. Ça parle de tous ceux qui savent, mais savent sans savoir. Ça peut se produire dans le monde de l’éducation, de la foi, de la sexualité comme cela a été le cas lors de l’affaire des viols de Mazan. Quelle générosité de cette dame, Gisèle Pelicot, qui a voulu ouvrir le procès à tout le monde. Ça a permis de nous éclairer. Que dire encore de ce qu’il se passe actuellement avec la montée des fascismes en Europe. On ne peut pas dire qu’on n’est pas au courant, on connaît le processus : ça commence toujours par un bouc émissaire, puis ça bascule dans le populisme et les mots n’ont plus la même valeur. On voit sous nos yeux la banalité du mal se construire. Et pourtant, on avance sur ce chemin.

    Ne trouvez-vous pas qu’il y a aussi beaucoup de donneurs de leçon dans cette campagne pour les élections municipales à Marseille ?

    R.R. : Une campagne électorale, c’est souvent l’utilisation des mots. Au fond, la façon dont on arrive à séduire. Si on revient à son étymologie, éduquer signifie conduire hors, donc émanciper. Et séduire, c’est conduire à soi. Moi, je distingue beaucoup ceux qui amènent à eux à des fins électorales, et non d’émancipation. Or un théâtre, c’est un lieu d’émancipation. Une maison du peuple où les gens se parlent, malgré leurs oppositions. Et surtout, sans souci de rentabilité et de profit.

    Tout porte à croire que le candidat de l’extrême droite à Marseille peut prétendre à la victoire. Un courant politique qui s’attaque souvent à la culture avec des logiques comptables. Comment l’appréhendez-vous ?

    R.R. : À l’opposition violence, il faut préférer l’insistance des valeurs. Le chemin a été montré par le Conseil national de la Résistance à la suite de l’horreur de la deuxième guerre mondiale. Il faut garder un espoir et faire en sorte de révéler la part de bonté dans l’humanité dans les pires moments, là où la domination et la destruction interviennent.

    Si pareille catastrophe se produisait à Marseille, c’est dans ces situations qu’on attend le plus un directeur de théâtre national comme vous…

    R.R. : Et bien, on me trouvera [il affiche un sourire à la fois serein, taquin et carnassier, Ndlr]. La Criée, c’est une maison généreuse en humanité. Un théâtre, ça crée de l’aiguisement de la singularité, alors que les totalitarismes l’écrêtent au profit d’une uniformisation de masse.