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  • [Dossier extrême droite] À Marignane, les derniers échos de l’OAS

    [Dossier extrême droite] À Marignane, les derniers échos de l’OAS

    À l’entrée du cimetière Saint-Laurent-Imbert, en bordure des pistes de l’aéroport Marseille – Provence, se dresse toujours la stèle à l’« Algérie française », érigée en 2005 par le maire (ex-FN et MNR) Daniel Simonpieri. La justice, pourtant, avait ordonné dès 2008 son retrait. Mais deux ans après sa première élection, son successeur Eric le Dissès a fait voter son retour, avec la seule opposition de deux élues du PCF et du MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples). Seules ont disparu du marbre les dates d’exécution de quatre membres de l’Organisation armée secrète (OAS), organisation terroriste de l’extrême droite pro-Algérie française, une « apologie de faits criminels » avait cinglé en 2011 le Conseil d’État. Suffisant pour passer sous les fourches caudines de la justice. « Le tribunal administratif de Marseille a estimé qu’elle était légale », justifie la municipalité, citant le jugement rendu en 2012.

    Le maire actuel s’était pourtant lancé en 2008 pour barrer la route à l’édile sortant issu des rangs du FN. Désormais, il est lui-même allié au député RN de la circonscription, Franck Allisio – aujourd’hui candidat à Marseille – et a cofondé avec lui, le RPR (Rassemblement pour la République) transformé en antichambre du parti lepéniste. Il arbore maintenant la croix de Lorraine, symbole du gaullisme, et ne manque pas une occasion de flatter à Marignane la nostalgie de l’Algérie française et la mémoire des rapatriés. Le général putschiste Raoul Salan, dirigeant de l’OAS, y avait déjà sa rue. « Elle fait partie de l’histoire de Marignane, en tant que ville qui a accueilli des milliers de Pieds-Noirs rejetés à la mer par Marseille », explique la municipalité qui a quant à elle inauguré en 2016 un rond-point pour commémorer les victimes d’Oran, le 5 juillet 1962.

    Instrumentalisation de l’histoire coloniale

    La ville est marquée par l’histoire coloniale. Sa population a presque doublé, entre 1962, date de l’indépendance de l’Algérie, et 1968. « À Marignane, vous avez un tiers de Marignanais d’origine, un tiers de pieds-noirs et un tiers de Siciliens », estime Maxime Aghemo, ancien candidat LR à la députation et descendant de pieds-noirs. « À Marignane, l’extrême droite ne concerne pas seulement les pieds-noirs », modère le président de l’Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), Jacques Pradel. Et de rappeler : « La résurgence du passé colonial, la mise en scène de l’OAS font surtout partie de l’arsenal idéologique de l’extrême droite. »

    Au-delà de ces symboles, le maire subventionne aussi largement les associations d’anciens combattants. 6 000 euros ont été versés en 2024 à leur comité d’entente et de coordination, un montant bien plus important que dans des communes équivalentes : 2 210 euros à Salon-de-Provence, 2 855 euros à La Ciotat, 3 400 euros à Vitrolles. Seule Miramas, dont le budget associatif est deux fois plus important, fait mieux (9 320 euros). « Ce n’est ni plus ni moins que pour des buts électoralistes. Les anciens combattants ou leurs familles sont des électeurs pour lui, puisque pour la plupart ce sont des pieds-noirs », soupire l’ancien président de l’Union des anciens combattants de l’Indochine et des territoires d’Afrique du Nord (Unacita), Abdelhamid Dahoun. « Nous assumons soutenir et encourager l’engagement des anciens combattants marignanais dans la vie de la commune afin de transmettre les valeurs de paix, de patriotisme et l’histoire de France », se défend la Ville dans une réponse écrite.

    Mais ces orientations n’ont pas empêché la municipalité d’exclure en 2021 l’Association culturelle des Français d’Algérie, du Maroc et de Tunisie de sa maison des associations, estimant alors auprès de La Provence qu’elle faisait le travail d’une « agence de voyages ». « Il m’a mis dehors parce que je m’étais présenté sur une autre liste », défend son président Christian Venuti, ancien adjoint de l’ex-maire (ex-FN) Daniel Simonpieri. Mais même l’Amicale des Oraniens ne reçoit plus de subventions. « J’ai vraiment l’impression que c’est quelque chose qui est moribond », avance Jacques Pradel. « Il y a de moins en moins de pieds-noirs, et très peu de gens qui s’intéressent à l’histoire de leurs parents ou grands-parents », valide Maxime Aghemo. Déplorant que le maire « les a laissés tomber complètement  ». Peu importe : les générations passent, l’édile poursuit son travail idéologique, refusant les plats de substitution à la cantine, proposant d’armer les enseignants de lacrymogènes, faisant chanter la Marseillaise aux enfants. Un patriotisme bruyant qui ne l’empêche pas, selon nos sources, d’afficher un portrait de Vladimir Poutine dans son bureau, « simplement un cadeau de la délégation russe présente à l’inauguration du rond-point Normandie-Niemen » en 2018, justifie la municipalité. Ce qui n’empêche pas le maire de le décrocher lorsqu’il reçoit des visiteurs.

  • Provence Rugby face au défi Oyonnax pour la reprise

    Provence Rugby face au défi Oyonnax pour la reprise

    Voir grand, c’est ce que fait Provence Rugby ces deux dernières années et sans doute encore un peu plus depuis l’été dernier. L’arrivée de Philippe Saint-André, un effectif construit pour performer jusqu’au terme des play-offs… Des signes de bonne santé pour cette équipe qui n’a jamais goûté au Top 14. Un objectif important pour le projet et ce dernier tiers de la phase régulière permettra d’y voir plus clair quant aux ambitions de fin de saison.

    Ce vendredi soir (19h), au stade Maurice-David, les Provençaux accueillent une formation d’Oyonnax remontée au 5e rang de Pro D2. Les Aindinois affichent un bilan presque équilibré dans cet exercice 2025-2026, avec 10 succès pour 9 revers. Une équipe poil-à-gratter qui a fait vaciller Colomiers et Vannes, ne s’inclinant que dans les derniers instants face au 3e et au leader du championnat. À domicile, difficile de faire flancher « Oyo », mais ce sont bien les Aixois qui reçoivent pour ce lancement du mois de février. L’occasion de poursuivre leur excellente dynamique. En 2026, pas une seule défaite et seulement un point de bonus offensif échappé sur la pelouse de Carcassonne. « Sur 20 points possibles, on en prend 19, donc c’est un bloc plus que positif, l’année 2026 débute bien », assure Philippe Saint-André. Provence est dans le rythme et pourrait enchaîner ce vendredi.

    Se donner de l’espace

    au sommet de la Pro D2

    Déjà légèrement en délicatesse contre Aurillac, trois semaines en arrière, Provence Rugby ne s’est imposé que de quatre points à Carcassonne. Mais le manager de l’équipe a préféré tirer le positif : « Ils ont proposé un rugby de tranchée, il fallait être fort mentalement. Je crois que nous avons concédé 22 ou 23 pénalités et on a eu peu de ballons. Par contre, à chaque fois qu’on a eu des ballons, on a été efficace. »

    Les quinze jours de trêve en Pro D2 ont permis de reposer les corps et les esprits avant de s’attaquer à un nouveau bloc important. Oyonnax, Dax, Agen et Biarritz, quatre confrontations qui peuvent faire prendre de l’altitude aux Aixois. Toujours sous la menace de Colomiers pour le top 2, continuer de gagner pourrait offrir un bol d’air.

    PROVENCE – OYONNAX

    20e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h)

    Arbitre : Thomas Charabas

    Provence : Drouet – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Tui – Muntz, Coville – Suta, Gambini, Piazzoli – Rodda, Van Eerten – Vernet, Pifeleti, Wegrzyn

    Oyonnax : Bogado – Reybier, Sawailau, Rabut, Qadiri – Bouraux, Solinas – Guilly, Hermet, Lebreton – Corso, Battye – Vaotoa, Couly, Bordenave

  • L’OM, maître incontesté de la valse des entraîneurs

    L’OM, maître incontesté de la valse des entraîneurs

    Alors que l’OM attend de connaître le successeur de Roberto De Zerbi, combien d’entraîneurs se sont assis sur le banc olympien depuis Didier Deschamps ?

    L’actuel sélectionneur de l’équipe de France est le dernier à avoir conduit l’OM vers des titres. Durant son mandat, qui a duré trois ans de 2009 à 2012, le club a récolté un titre de champion de France, trois coupes de la Ligue et deux Trophées des Champions. Depuis, le club a disputé, et perdu, une finale de Coupe de France (2016), une finale de Ligue Europa (2018) et deux matches de Trophée des Champions (2020, 2025).

    Mais, au-delà de ces rendez-vous ratés pour enrichir l’armoire à trophée, ce sont les mouvements d’entraîneurs qui ont été le plus marquants. Après Didier Deschamps, le club a enregistré seize changements de stratège. Avec une mention spéciale pour Franck Passi.

    Ce dernier a assuré l’intérim à trois reprises. En juillet 2012, entre le départ de Didier Deschamps et l’arrivée d’Elie Baup. En août 2015, lorsque Marcelo Bielsa a claqué la porte au soir de la première journée du championnat, jusqu’à ce que Michel débarque. Celui qui a été surnommé « el local » a ensuite assuré un dernier intérim, lorsque Michel a été remercié, le 18 avril 2016.

    Il sera l’entraîneur de la passation de pouvoirs entre Margarita Louis-Dreyfus et Frank McCourt, lorsque le boss de Boston a acheté le club. Avant de céder sa place à Rudi Garcia, qui, à ce jour, détient le record de longévité sur le banc marseillais, du 21 octobre 2016 au 30 juin 2019.

    Entre Didier Deschamps et Rudi Garcia, hors interlude Franck Passi, quatre entraîneurs se sont succédé. Elie Baup, José Anigo, Michel et Marcelo Bielsa. Elie Baup étant celui qui est resté le plus longtemps, du 5 juillet 2012 au 6 décembre 2013.

    Instabilité chronique

    Après le semblant de stabilité de la période Rudi Garcia, l’OM est retombé dans ses travers. Jusqu’à l’arrivée de Roberto De Zerbi, le 29 juin 2024, ils ont été sept, comme les mercenaires du film de John Sturges.

    Celui qui est resté le plus longtemps est André Villas-Boas. Le Portugais a pris le relais de Rudi Garcia, lors de la saison 2019-2020 tronquée par la crise sanitaire du Covid-19. Il repart pour un second exercice en août 2020, malgré des tensions internes, mais jette l’éponge le 2 février 2021 pour viser la présidence du FC Porto.Son départ a amené un certain flottement, avec un intérim d’un mois de Nasser Larguet. Avant que Pablo Longoria n’aille chercher Jorge Sampaoli, dont la vision du jeu aura dérouté. L’Argentin estimant que, pour lui, « la meilleure équipe se compose d’un gardien et de dix numéros 6 ». Il se permettra même de critiquer Arek Milik, le soir où le Polonais inscrivait le doublé du succès contre Qarabag (3-1), en Conférence européenne. « Ce n’était pas à lui de marquer ce soir », avait clamé l’Argentin.

    Lui aussi partira avant la fin de son contrat. Remplacé dans l’urgence par Igor Tudor, le 2 juillet 2022, alors que l’entraînement venait tout juste de reprendre. À ce moment-là, le Croate avait été préféré à un certain… Roberto De Zerbi. Il va craquer au soir d’un match à Lille, alors qu’il reste deux journées de championnat et que l’OM est encore en course pour la Ligue des Champions, laissant comprendre qu’il ne serait plus entraîneur de l’OM à la reprise.

    La saison suivante, ils seront quatre à occuper le banc. Marcelino, Pancho Abardonado, Gennaro Gattuso et Jean Louis Gasset. Pancho Abardonado qui fera l’intérim contre Strasbourg, samedi.

    Frank McCourt arrive à Marseille

    Le départ de Roberto De Zerbi étant effectif, l’OM est de nouveau en quête d’un entraîneur.

    Mais le nom de son successeur n’est toujours pas officialisé. C’est pour étudier les candidatures et donner le feu vert pour le recrutement que Frank McCourt fait le voyage à Marseille. Il va rencontrer Pablo Longoria, ainsi que Medhi Benatia (dont la démission du poste de directeur du football a, semble-t-il, été refusée par la direction olympienne), afin d’aborder le sujet, mais aussi évoquer les perspectives sportives et financières du club. Notamment comment éponger les pertes d’une élimination prématurée en Ligue des Champions.

    Le boss de Boston assistera au match contre Strasbourg. Il aura ainsi l’occasion de prendre le pouls du Vélodrome, qui risque de gronder contre les Phocéens.

    Et aussi

    Haise vers Rennes

    Libre depuis son départ de Nice, fin décembre, Franck Haise va rejoindre Rennes.

    Les discussions entre les deux parties ont bien avancé, sur la base d’un contrat de 18 mois. C’est pour lui un retour aux sources, puisqu’après y avoir été joueur, il a été à la tête du centre de formation du club breton pendant six ans, de 2006 à 2012.

    Le quiproquo Balerdi

    Averti dimanche face au PSG, Leo Balerdi aurait dû être suspendu pour un match, car il s’agissait de son cinquième carton jaune de la saison. Mais l’Argentin ne figurait pas dans la liste des joueurs punis, publiée par la Commission de discipline de la LFP, mercredi soir.

    En cause : la commission fédérale, qui n’a toujours pas officialisé l’avertissement du capitaine olympien en Coupe de France contre Rennes.

    Letexier au sifflet

    Samedi, l’OM retrouve le championnat, avec la réception de Strasbourg au Vélodrome, à partir de 17 heures. La LFP a désigné François Letexier pour l’arbitrer.

    Tottenham vire Thomas Frank

    Après moins de huit mois de service, Thomas Frank quitte ses fonctions à Tottenham. L’entraîneur Danois a été remercié par les dirigeants du club du nord de Londres. Pour lui succéder, ils songent à… Roberto De Zerbi.

    Libre depuis son départ de Nice, fin décembre, Franck Haise va rejoindre Rennes.

    Les discussions entre les deux parties ont bien avancé, sur la base d’un contrat de 18 mois. C’est pour lui un retour aux sources, puisqu’après y avoir été joueur, il a été à la tête du centre de formation du club breton pendant six ans, de 2006 à 2012.

    Le quiproquo Balerdi

    Averti dimanche face au PSG, Leo Balerdi aurait dû être suspendu pour un match, car il s’agissait de son cinquième carton jaune de la saison. Mais l’Argentin ne figurait pas dans la liste des joueurs punis, publiée par la Commission de discipline de la LFP, mercredi soir.

    En cause : la commission fédérale, qui n’a toujours pas officialisé l’avertissement du capitaine olympien en Coupe de France contre Rennes.

    Letexier au sifflet

    Samedi, l’OM retrouve le championnat, avec la réception de Strasbourg au Vélodrome, à partir de 17 heures. La LFP a désigné François Letexier pour l’arbitrer.

    Tottenham vire Thomas Frank

    Après moins de huit mois de service, Thomas Frank quitte ses fonctions à Tottenham. L’entraîneur Danois a été remercié par les dirigeants du club du nord de Londres. Pour lui succéder, ils songent à… Roberto De Zerbi.

  • La protection des lanceurs d’alerte étendue

    La protection des lanceurs d’alerte étendue

    C’est une victoire pour le groupe écologiste et social. À 123 voix pour et aucune contre, l’Assemblée nationale a adopté, jeudi, une proposition de loi améliorant la protection des personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée qui ne sont pas impliquées dans des procédures judiciaires.

    Ce texte a été déposé à la suite de l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, assassiné par un commando armé à moto. Il était le petit frère du militant anti narcotrafic Amine Kessaci, qui s’est engagé dans cette lutte après l’assassinat de son grand frère Brahim en 2020. « Malgré la loi du silence et le règne de la peur dans les lieux où le trafic prospère, il y a des personnes qui s’y opposent », tient à souligner Sandra Regol, députée écologiste, rapporteure de la proposition de loi. « Le courage qu’il faut pour dire non (…) pour s’opposer à des gens qui tuent et qui torturent quand on est sans aucune protection, en dehors des radars des autorités, devrait forcer le respect de toute notre Assemblée », insiste-t-elle en rendant hommage aux associations Conscience et Crim’halt, dont les membres ont assisté à la séance dans l’hémicycle.

    Marseille, Avignon, Toulon mais aussi Clermont-Ferrand, Dijon et Grenoble : le narcotrafic gangrène le pays. Aucun territoire n’est épargné. « Le narcotrafic est un système capitaliste et là où l’État recule, les réseaux criminels s’installent, prospèrent. Alors, s’acharner sur les consommateurs ou les petites mains du trafic n’a jamais affaibli le crime organisé, cela ne fait que criminaliser la pauvreté et déplacer les problèmes », cingle la députée PCF Elsa Faucillon. « Cette proposition de loi part d’un constat juste notre droit protège les hautes personnalités, les témoins et les repentis mais laisse trop souvent sans réponse celles et ceux qui sans statut particulier s’engagent en proximité contre la criminalité organisée et en paient le prix », pousse-t-elle. Un constat partagé par les députés de Liot. « Face à des réseaux toujours plus riches, toujours plus violents, toujours plus organisés, nous devons aller plus loin, encore plus loin et toujours plus loin », martèle Laurent Mazaury.

    « Mehdi est parti, pourtant ils le savaient tous »

    Dès lors, le texte proposé par le groupe écologiste et social dans sa niche parlementaire prévoit, par exemple, l’inscription d’un numéro de téléphone sur une liste prioritaire à l’attribution d’une identité d’emprunt, pour ne citer qu’elle. Des mesures mises en place par les services locaux de police et de gendarmerie, ainsi que la saisine d’un « service national » lorsque « le caractère sérieux de la menace le justifie ». « Pour être pleinement efficace, une telle réforme doit probablement être portée par le gouvernement, avec une étude d’impact », estime le député macroniste Vincent Caure. Si l’adoption du texte a été rendue possible grâce aux voix de la gauche, aucun groupe n’a fait d’obstruction. Le gouvernement s’y est opposé, estimant que « l’État garantit déjà la protection à toute personne effectivement menacée, (…) qu’elle soit ou non partie prenante à une procédure judiciaire », assure le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez. « La protection actuellement accordée à la famille Kessaci en est la preuve », justifie le premier flic de France.

    « La première fois qu’il [Amine] a eu des menaces, c’était au mois d’août, ils [les services de police] ont protégé Amine, ils nous ont laissé nous. On n’a pas eu de protection. Mehdi est parti comme ça, pourtant, ils le savaient tous », a déploré les larmes aux yeux Ouassila Kessaci, lors d’une conférence de presse après le vote, relaté par l’AFP.

  • Babel music XP: les musiques du monde transitent par Marseille

    Babel music XP: les musiques du monde transitent par Marseille

    « Babel music XP s’est réinstallé durablement comme une évidence dans l’agenda professionnel international par sa dimension de hub méditerranéen, son format hybride et la position géostratégique de Marseille. Il n’y a aucun autre équivalent dans le paysage euroméditerranéen », affirme d’emblée Olivier Rey.

    Plus de 2 000 professionnels de l’industrie musicale provenant de 72 pays, qu’ils soient producteurs, directeurs de festivals, programmateurs, artistes ou autres diffuseurs sont attendus au cours de la 4e édition de ce marché, salon et festival des musiques actuelles du monde dont il est le directeur. Une mouture conçue à nouveau comme une « itinérance » dans la ville, de la Friche Belle de Mai à la Cité de la Musique, en passant par l’Alcazar, l’Espace Julien, le Makeda et la Plateforme, situé à la place de l’ancien Dock des Suds. Il faut dire que cet événement à « échelle humaine » et aux valeurs humanistes détonne dans « un contexte de globalisation aux effets positifs mais aussi pervers comme l’uniformisation de certaines programmations guidées par le seul profit », rappelle-t-il.

    Faire autrement

    « Mais une autre manière de faire est possible », embraye Olivier Rey. Face aux « replis identitaires, au regain des populismes et des impérialismes », dans « ces moments où tout tangue », situe-t-il, Babel Musix XP célèbre la différence avec un succès toujours plus croissant. Cette « manifestation d’intérêt général au service des acteurs de la filière musicale » rayonnera cette année avec notamment la venue cette année d’une « forte délégation d’Asie », parmi laquelle le plus grand marché du continent avec le Bangkok music city, et « les deux plus gros festivals de jazz d’Indonésie ».

    Avec une cinquantaine de rencontres professionnelles, mais aussi tables rondes, masterclass et autres ateliers, Babel music XP s’impose comme le carrefour des musiques mondiales, le temps de trois jours et trois nuits. Ne cessant de mettre en relation tous les acteurs locaux comme internationaux de l’écosystème musical, cet événement instaure également trois « focus » dédiés à l’Estonie, au Portugal et au pays valencian, au Cabaret aléatoire de la Friche Belle de Mai.

    Hors des « radars

    des algorithmes »

    Son caractère atypique tout autant que nécessaire pour les acteurs de l’industrie, Babel Music XP le matérialise également auprès du grand public à travers une série de « showcases ». 31 groupes issus de 27 pays irriguent ainsi trois soirées. « Le premier critère de sélection, c’est l’artistique et non pas une réflexion en termes de chiffres et de statistiques. Avec une attention portée à l’émergence », campe le coordinateur artistique Frédéric André. Un « instantané de la création mondiale » représentant aussi bien les régions françaises, comme l’illustreront les chansons occitanes du duo Cocanha, ou le groupe de post-folk breton, Ducasse, jusqu’à des continents comme l’Asie ou l’Amérique du Sud.

    Au menu notamment, le trio de percussionnistes coréennes Groove&, la pop tropicale du Colombien Sonoras Mil, ou encore le son mongol de Tengerton. « On montre des artistes passés sous les radars des algorithmes des différentes plateformes », se réjouit Frédéric André à propos de cette affiche composée tout de même d’artistes en lien avec le bassin méditerranéen pour 45% : de « la nouvelle voix intense des traditions populaires italiennes » Lavinia Mancusi au pianiste et compositeur palestinien Isam Elias.

  • [Entretien] Charly Extra : « Le système de santé ne permet pas de répondre aux besoins »

    [Entretien] Charly Extra : « Le système de santé ne permet pas de répondre aux besoins »

    Charly Extra raconte à La Marseillaise son quotidien difficile de médecin de campagne, dans une zone très rurale, mais aussi les atouts de la vallée de la Blanche qui font qu’il a choisi de s’y installer et d’y rester.

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous installé en tant que médecin dans la vallée de la Blanche ?

    Charly Extra : J’ai fait tout mon secondaire et ma première année de médecine en Polynésie française, puis j’ai fait ma faculté à Bordeaux et mon internat à Marseille. Quand je suis arrivé ici, je connaissais très mal la ruralité et la vie à la montagne. Je suis arrivé à Seyne-les-Alpes par opportunité, à la fin de mon internat, en 2018, par jeu des connaissances : une médecin qui travaillait à Seyne cherchait des remplaçants. J’ai progressivement pris la suite d’un médecin qui partait à la retraite.

    Pourquoi avez-vous décidé de rester dans la vallée ?

    C.E. : J’ai aimé la pratique en milieu isolé, rural, parce que cela correspondait à l’image que je me faisais de la médecine générale, c’est-à-dire avoir un champ de compétences extrêmement large, de la pédiatrie jusqu’à la gériatrie, les imprévus, la traumatologie (une particularité liée à la montagne). Ce qui m’a fait rester, c’est le côté riche, humain de la pratique médicale ici, avec un contact proche avec les gens. C’est une petite communauté, on connaît presque tout le monde. J’ai aimé la qualité de vie, communautaire, avec les montagnes, la randonnée en itinérance. C’était un coup de cœur.

    Y a-t-il un manque cruel de médecin dans votre zone ?

    C.E. : Oui, il y a un cruel manque de médecins. Cela a récemment été reclassé en zone d’intervention prioritaire, ce qui n’était pas le cas quand je suis arrivé. Une médecin a quitté le cabinet, on n’est plus que deux, moi et mon collègue de 63 ans qui partira bientôt à la retraite, qui a des problèmes de santé et ne travaille plus avec la même intensité. C’est un désert médical, l’hôpital le plus proche est celui de Digne à 45km, c’est environ une heure en voiture. Je suis le seul médecin à faire des astreintes. Je dois avoir un grand niveau de disponibilité, la nuit comme le jour. On est très rapidement isolé. On doit pouvoir gérer des situations très graves seul, avec notre propre équipement.

    Devez-vous passer beaucoup de temps au volant dans le cadre de votre travail ?

    C.E. : Oui. Je travaille sur toute la vallée. On fait des visites à domicile une demi-journée par semaine. Le reste de la semaine, on reçoit au cabinet, en plus des visites imprévues après les journées de travail. On a 60% de programmé et 30% d’urgences. La zone est assez large, il y a beaucoup de route. On peut facilement faire entre 15 et 20 kilomètres pour une visite à domicile. En milieu urbain, je pense qu’ils ont des distances plus courtes.

    Comment peut-on attirer plus de médecins en milieu rural ?

    C.E. : Il faut que l’État investisse dans les services publics nécessaires en ruralité pour que les gens aient envie d’y vivre. Il faut des emplois pour les conjoints, des écoles pour les enfants. C’est très difficile de réussir à accéder aux médecins, il y a beaucoup d’intermédiaires avant. Pour attirer, il faut lutter contre le sentiment de solitude au travail, de se sentir facilement en danger car on se sent trop seul face à des problématiques importantes. Pouvoir faire appel à un confrère dont c’est le domaine lorsqu’on commence à être dépassé par la situation peut être une solution.

    Est-il compliqué pour vos patients de voir des médecins spécialistes ?

    C.E. : On fait partie des départements les moins peuplés de France, l’offre de spécialistes est plus faible qu’ailleurs, il y a des délais importants. Cela demande un dépassement de fonction, du temps de travail supplémentaire. Parfois, on doit demander à nos patients de parcourir de grandes distances, d’aller jusqu’à Marseille. La politique sur les transports liés à la santé n’est pas du tout adaptée aux particularités des territoires. Quand vous avez une vieille dame qui n’a pas de famille dans le coin et qui n’a pas le droit à une prise en charge de son transport alors qu’elle est presque aveugle et que c’est dangereux pour elle de prendre la route, on se retrouve à devoir trouver quelqu’un pour l’accompagner.

  • Amiante dans des écoles : le livre noir de FO en Vaucluse

    Amiante dans des écoles : le livre noir de FO en Vaucluse

    Dans les locaux vauclusiens de Force ouvrière, à Avignon, les responsables syndicaux de l’éducation diffusent, sur un mur, deux images d’un même escalier abîmé d’une école primaire de la Cité des Papes : l’une prise en 2020 et l’autre il y a quelques jours. « Une entreprise a identifié que la colle utilisée pour coller les carreaux contient de l’amiante et nécessite une intervention car des poussières toxiques peuvent en émaner. Et six ans après, rien n’a été fait », souffle Blaise Laurent, co-secrétaire départemental du Snudi-FO éducation dans le premier degré.

    Une illustration afin d’alerter sur une problématique plus globale dans le département. En se plongeant dans les dossiers de chaque établissement scolaire du Vaucluse, les représentants syndicaux ont identifié 308 écoles, collèges ou lycées « dans lesquels la situation n’est pas vérifiable par les élus du personnel ». Avec précisément 190 où « il n’y a rien dans la base de données » et 118 où « le dossier technique est incomplet car les dossiers sont antérieurs à 2013, donc pas conformes à la loi qui a été durcie en 2012 », précise FO. Et même 30 établissements où des travaux ont été préconisés par les services, mais dont la mise en règle ne peut être vérifiée.

    Pour y répondre, FO demande, par la voix de son secrétaire général Étienne Raoul, « un vrai plan de désamiantage, la mise à jour des dossiers techniques des établissements, un vrai suivi du personnel actif et des retraités et une reconnaissance de possible contamination facilitée ». Contactée, la Direction académique de Vaucluse n’a pas répondu à notre sollicitation.

    Poussière toxique

    L’élément déclencheur a été un cas d’exposition à des poussières amiantées, en 2024, dans le lycée professionnel de l’Argensol, à Orange. Charles Boulanger, enseignant dans l’établissement et représentant syndical FO, témoigne de « travaux sur les éclairages qui ont dégagé énormément de poussières, respirées par les élèves et le personnel ». Conscient d’une potentielle présence d’amiante sur le site, le responsable syndical demande un droit de retrait. Des analyses ont finalement confirmé un taux 20 fois supérieur à la limite tolérée. « On cherche maintenant à faire reconnaître cette exposition, mais c’est un combat », poursuit le professeur.

    « On ne fait que nous dire que le désamiantage, ça coûte très cher. Mais on s’en fout, la santé des personnels et des enfants devrait être la priorité. L’employeur a des devoirs. On ne nous fera pas pleurer pour les coûts, mais bien pour les collègues qui meurent », clame Jacques Fassié, ex-instituteur et représentant des retraités chez FO.

  • Les personnels de l’Hôtel Première Classe de La Seyne réclament leurs salaires

    Les personnels de l’Hôtel Première Classe de La Seyne réclament leurs salaires

    Jeudi après-midi, six des neuf salariés de l’Hôtel Première Classe de la Seyne-sur-Mer étaient réunis à la Bourse du Travail, entourés d’une douzaine de syndicalistes de l’UL CGT, pour parler de leur situation. Ceux-ci expliquent ne plus être payés depuis novembre dernier. Une situation qui interroge au vu de la situation de l’établissement, « qui a plus de 30 ans d’existence et qui a toutes les raisons de fonctionner. La question est donc : pourquoi ne tourne-t-il plus ? », interroge Marc Louis, secrétaire général de l’UL CGT la Seyne, qui rappelle que celui-ci accueille « des salariés qui travaillent dans la zone, des personnes en transit… Il y avait une vingtaine de chambres réservées pour l’accueil des réfugiés également, mais depuis que le directeur a repris l’hôtel, c’est terminé. On ne sait pas si c’est lié à lui, mais ça change au niveau de l’équilibre financier ».

    De premiers retards de paiement auraient ainsi été relevés à partir de juillet 2025, quelques semaines après la réouverture de l’établissement suite à des travaux. La situation se serait aggravée, jusqu’à l’absence totale de paiement. Face à leurs inquiétudes, le directeur de l’hôtel leur avait pourtant donné des garanties, affirment les salariés. Ceux-ci auraient même reçu des chèques, qui se sont avérés être sans provision. Sans salaire depuis plusieurs semaines, ils ont alors décidé de cesser de travailler, et se trouvent actuellement tous en arrêt maladie. « Leur objectif est de récupérer leur salaire. Certains sont obligés de se surendetter pour payer leurs loyers, et vont perdre leur logement », se désole Marie Claude Latour, secrétaire adjointe de l’UL CGT.

    Rendez-vous au tribunal de commerce le 19 février

    Pour ce faire, des procédures juridiques ont été lancées, et l’inspection du travail alertée. Mais livrés à eux-mêmes et sans représentants du personnel (il faudrait, pour en nommer un, avoir onze salariés), les employés peinent à faire valoir leurs droits : « En maladie, ils perçoivent la moitié du salaire qui n’est déjà pas élevé. Où en est la prévoyance ? Ce patron agit dans son intérêt particulier. Il n’informe ses salariés sur rien : sur quand ils vont être payés, sur la question de la prévoyance… », déplore Marc Louis, qui se demande comment un hôtel de 70 chambres « peut continuer de fonctionner sans personnel », celui-ci étant encore ouvert à l’heure actuelle.

    De son côté, le directeur de la franchise annonce une imminente cessation de paiement. Un rendez-vous est prévu au Tribunal de Commerce le 19 février. Les salariés seront pris en charge par le régime de garantie des entreprises (AGS). « Si je fais ça, c’est pour qu’eux soient payés. C’est moi qui vais les payer sur mon redressement judiciaire », justifie-t-il, affirmant avoir payé les salaires « jusqu’au 31 décembre ». Il accuse également son personnel de « fraude » concernant les arrêts maladie. « Comme des dizaines de milliers d’entreprises, la mienne est en difficulté. Depuis qu’on est dans la m…., tout le monde se barre, nous sabote. Ma femme a la tête dans la machine à laver car on n’a plus de personnel », explose-t-il.

  • La Plateforme en démo culture au Dock des Suds

    La Plateforme en démo culture au Dock des Suds

    La Grande Démo, dès le 10 avril, est cette journée portes ouvertes avec conférences, ateliers pratiques, lab immersif et live coding pour décoder et questionner les usages numériques. Mais aussi, des rencontres cinéma, un forum de la cybersécurité et un festival de l’IA.

    Le dock des Suds désaffecté avait trouvé une vocation culturelle populaire et viré à la Fiesta, dès 1992, entre les mains de Latinissimo. Pour l’essentiel, la grande entrée et son lustre à pampilles, la salle des sucres ou le cabaret sont restés dans leur jus. Une partie du grand hangar a été en partie aménagée avec des conteneurs pour des salles de classe et des open spaces pour l’école. Mais « que faire de ce truc en plus ? », avoue s’être interrogé Cyril Zimmerman, quand Euromed lui a proposé d’investir le site en attendant la fin de la construction de La Plateforme dans les friches de Cazemajou. La réponse se situe entre la continuité du site et son avenir dédié au numérique pour cet entrepreneur du top 20, cofondateur de La Plateforme : « On propose plus qu’une école, une expérience. »

    Alignement des étoiles

    Responsable de La Plateforme-events, Bertrand Brême avait déjà commencé à « faire revivre » le site en musique en accueillant le Grand Bazar du Turkistan ou Phocéa Rock. Les partenariats continuent. Et évoluent en mixant les genres. Les 27 et 28 mars, place au 7e art avec Marseille fait son cinéma, des rencontres en tables rondes, ateliers initiatiques, panorama de la filière audiovisuelle, diffusion de courts-métrages, avec entre autres invités, le réalisateur Robert Guédiguian. « Une édition zéro pour se réjouir d’un alignement des planètes sur le secteur marseillais comme on n’en avait pas vu depuis longtemps », se félicite William Benedetto. Le directeur de l’Alhambra prendra toute sa place arts et essais aux côtés de la cinémathèque française dans le projet de campus.

    Deux forums et festival également au menu des réjouissances. Le 11 juin la deuxième édition du forum Méditerranéen de la cybersécurité pour faire dialoguer acteurs publics, chercheurs et étudiants autour d’enjeux dans un contexte de tensions numériques croissantes. À l’automne, la troisième édition du Forum méditerranéen de l’IA s’inscrit dans la volonté de La Plateforme de « faire du numérique un sujet de compréhension collective et de débat public ». L’IA aura aussi son festival dédié, MarseAI, les 19 et 20 juin avec l’image au cœur des découvertes en projection de films générés par l’IA et une clôture festive.

    Après deux années de préfiguration du futur campus, quelle vocation pour le Dock des Suds ? Euroméditerranée reste maître à bord.

  • Alerte sur une « catastrophique » baisse de financement de la formation à la Région

    Alerte sur une « catastrophique » baisse de financement de la formation à la Région

    Ce vendredi matin, seules deux délibérations sont inscrites dans l’ordre du jour minimaliste du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. En pleine campagne des municipales, l’institution doit en effet débattre de ses orientations budgétaires pour l’année. Un débat qui avait été repoussé l’année précédente faute de budget adopté au Parlement. Passé au forceps du 49.3, celui-ci tombe avec de nouvelles coupes budgétaires pour la Région.

    « Nous étions, l’année passée, avec un M. Barnier qui nous avait fait une saignée pour nos territoires, nous sommes partis avec la même musique avec M. Bayrou », déplore le président (Ren.) de la collectivité, Renaud Muselier. Les mesures du projet de loi finances se traduisent ainsi par un manque de recettes de 51,5 millions hors investissement pour la Région. « On garde notre ligne de conduite, celle de la Cop d’avance : réindustrialisation, décarbonation, innovation et opérations d’intérêt régional », notamment pour l’industrie militaire, promet son président, qui souligne les investissements pour les Jeux d’hiver 2030, pour le rail. En coupant dans les « doublons ».

    Désengagement de l’État

    Face à cette situation, le Comité économique, social et environnemental régional (Ceser) pointe, dans un avis publié jeudi, « une dégradation prévisible de certains indicateurs financiers ». La dette de la Région va passer de 3 milliards d’euros fin 2024 à 3,5 milliards en 2026, loin cependant de la cote d’alerte.

    « Les trois derniers exercices budgétaires ont été marqués par des baisses conséquentes du budget consacré à la formation professionnelle, qui ont eu pour conséquence la disparition d’un certain nombre d’organismes », déplore surtout l’institution consultative. Et d’alerter : « Une nouvelle baisse serait catastrophique pour les publics comme pour les entreprises. » Cela vaut en particulier pour les professions du sanitaire et du social. « L’absence de visibilité sur le maintien des engagements de l’État au titre du Ségur implique nécessairement un ajustement de la carte des formations, après plusieurs années de hausse très significative », explique le rapport d’orientations budgétaires. Après une coupe de 4,3 millions d’euros en 2025, la dotation devrait encore reculer de 3,1 millions d’euros. « On a fixé un plan avec l’État, et l’État se désengage ! » déplore Renaud Muselier. Pendant que les besoins, sur le territoire, restent de plus en plus criants.