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  • « Au fil du jazz », un mois de swing au Pont du Gard

    « Au fil du jazz », un mois de swing au Pont du Gard

    Impossible d’évoquer le jazz sans convoquer les grandes figures qui l’ont façonné, de Louis Armstrong à Miles Davis, ni celles et ceux qui continuent de le faire vibrer aujourd’hui. En février, cette musique née de l’histoire afro-américaine poursuit son chemin jusqu’au territoire du Pont du Gard, où elle posera ses valises pour trois week-ends consécutifs.

    Porté par la Communauté de communes du Pont du Gard, en partenariat avec le Labory Jazz Club Production, le festival « Au fil du jazz » revient avec une édition annoncée comme « riche et variée », fidèle au jazz traditionnel et à ses multiples influences. Particularité assumée : chaque formation est programmée pour une soirée unique, offrant au public un concert complet et immersif, dans différentes communes du territoire.

    Un jazz itinérant

    Le coup d’envoi sera donné ce vendredi 13 février à Pouzilhac avec les Canibal Dandies, formation montpelliéraine qui replonge le public dans l’univers cuivré de la Nouvelle-Orléans. Le lendemain, Jérôme Laborde’s Quintet proposera à Meynes un voyage inspiré de ses séjours américains, revisitant standards et compositions originales.

    Le festival repartira le week-end suivant à Collias avec Swing Machine, accompagné du saxophoniste Max Atger, promet une soirée haute en couleurs et en swing. Puis à Aramon, Overjoyed rendra hommage à Stevie Wonder, entre jazz, soul et musiques du monde. Le festival se conclura le 27 février à Valliguières avec Cosmos 4tet, et son audacieux dialogue entre musique classique et jazz.

    * Infos : https://www.uzes-pontdugard.com

  • La solitude invisible des personnes âgées à Montpellier

    La solitude invisible des personnes âgées à Montpellier

    Selon le baromètre des Petits Frères des Pauvres publié en septembre 2025, près de 750 000 seniors, soit 4 % des plus de 60 ans, vivent aujourd’hui en situation de « mort sociale » en France, sans aucun lien social. Un chiffre en hausse de 150% en huit ans, révélateur d’un isolement massif et durable. Montpellier, ville jeune et dynamique, souvent présentée comme une vitrine du « bien vieillir » méditerranéen, est elle aussi traversée par une solitude âgée invisible.

    Septième ville de France avec 310 240 habitants, elle compterait environ 55 000 seniors selon le CCAS. Pour Caroline Carbonne, responsable de l’agence Nos aimés à Montpellier, l’isolement des personnes âgées n’est ni marginal ni nouveau. « C’est un sujet complexe, qui tend à s’intensifier dans une société de plus en plus individualiste », observe-t-elle. Sur le terrain, la solitude n’est pas seulement un malaise social, elle devient un facteur aggravant de troubles médicaux. L’isolement se manifeste souvent de manière brutale, à la suite d’une maladie, d’un veuvage, ou de la perte du permis de conduire. Derrière la demande d’aide, il y a souvent une parole longtemps retenue. Des personnes âgées « dépitées », parfois à bout. « Ça m’est arrivé de me demander ce que je fais encore sur terre. J’aimerais être morte », lui confia l’une d’entre elles. Du côté des Petits Frères des Pauvres à Montpellier, l’isolement est d’abord difficile à faire émerger. « Beaucoup de personnes âgées ont honte de demander de l’aide. Pour elles, c’est reconnaître qu’elles ne sont plus rien », explique une travailleuse sociale.

    Initiatives locales

    Les signalements arrivent souvent par les voisins ou des auxiliaires de vie. Le milieu médical reste peu présent dans cette détection. « Il est très compliqué d’avoir des données précises sur l’isolement des seniors », reconnaît Nicole Marin-Khoury, adjointe au maire, déléguée aux seniors. Car, « les actions en faveur des seniors sont intégrées dans plusieurs politiques publiques », précise Alexia Léon, chargée de mission au CCAS.

    Conscients de ces angles morts, la Ville et le CCAS tentent d’adapter leurs modes d’action. À Croix d’Argent, un quartier solidaire pour les aînés a été mis en place, reposant sur un réseau de référents de proximité : voisins, pharmaciens, commerçants afin de repérer les situations de solitude avant qu’elles ne s’aggravent. Parmi les leviers mobilisés figurent les 17 clubs de l’âge d’or, qui touchent environ 10 000 seniors, ainsi que des dispositifs de colocation entre seniors et étudiants. « L’enjeu, c’est de garder les seniors actifs et visibles dans la cité », insiste Alexia Léon. « Ce type d’initiative permet de recréer du lien, tout en répondant à des besoins réciproques », ajoute Nicole Marin-Khoury. Pour les associations, le cœur du travail reste de redonner une place. « Notre rôle, c’est de leur montrer qu’ils ont encore une valeur sociale, qu’ils sont toujours des êtres humains  », rappelle l’une des travailleuses sociales rencontrées.

    Mais les moyens restent limités. Assistantes sociales débordées, manque de personnel, contrôles insuffisants dans certains secteurs de l’aide à domicile, les failles sont nombreuses. « On sait que l’on a du mal à trouver les personnes les plus invisibles, alors on met tout en place pour qu’elles ne le deviennent pas », résume Nicole Marin-Khoury. Une reconnaissance en creux car la prévention ne suffit pas toujours à rattraper ceux qui sont déjà tombés. Et la donne se complique. « On observe des phénomènes de précarisation des seniors qui n’existaient pas ou peu avant. À la question du vieillissement va se rajouter celle de la précarité », souligne Alexia Léon. Une population encore mal connue, alors même qu’un boom démographique se profile. « C’est difficile à mesurer, donc difficile à politiser », résume Caroline Carbonne, responsable de l’agence Nos aimés. L’isolement des personnes âgées relève à la fois de trajectoires individuelles et de choix collectifs. Entre invisibilité statistique et urgence sociale, le défi reste entier.

    Amélia Siapo

  • Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Mettre « l’enfant au centre » : la formule est devenue un axe de campagne pour Nîmes en commun, qui décline une série de propositions allant de la petite enfance à l’adolescence, avec une idée directrice : une ville pensée pour les plus jeunes est aussi plus vivable pour tous.

    Côté petite enfance, la liste annonce le développement des structures d’accueil et l’élargissement des horaires, un accès facilité aux modes de garde et des aides municipales ciblées, notamment pour les familles monoparentales. Sur le pouvoir d’achat des familles, le collectif met en avant la gratuité des transports pour les moins de 25 ans, la gratuité des bibliothèques, et la mise en place d’un séjour vacances dès l’été 2026.

    Le cœur du volet école repose sur un plan d’urgence d’adaptation climatique et de rénovation pour les 83 écoles, complété par la renaturation des cours et un projet éducatif territorial renforcé : tutorat, accès au sport, éducation artistique et culturelle, ludothèque itinérante, réseau d’entraide parentale. La liste évoque aussi une refonte du Projet de réussite éducative pour mieux accompagner les enfants et familles en difficulté.

    Redonner la parole

    Enfin, sur la citoyenneté, le collectif veut créer un conseil municipal des enfants, élu dans les écoles, avec engagement de réponse publique à chaque proposition. Objectif affiché : agir tôt contre les déterminismes sociaux et rendre aux enfants une liberté réelle dans l’espace public. A.J

  • Un nouvel éclairage sur la vie et l’œuvre de Claude McKay

    Un nouvel éclairage sur la vie et l’œuvre de Claude McKay

    Claude McKay, Back to Marseille ». Ce mercredi commence une semaine de rencontres, conférences, projections et concerts dans la bibliothèque marseillaise. « L’idée de l’événement est venue suite au don de documents consacrés à l’écrivain Claude McKay par Richard Bradbury, professeur de littérature caribéenne », explique la Bibliothèque l’Alcazar. Ce poète et romancier est l’une des figures majeures du mouvement artistique et intellectuel de la Renaissance d’Harlem à New York dans les années 20. Ce mouvement, ayant pour berceau le quartier d’Harlem, a marqué un tournant majeur dans la littérature noire américaine. Elle a, pour la première fois, connu une diffusion en dehors de l’élite noire américaine. Dans une période où le pays qui n’a pas de nom est en pleine « folie raciste », notamment suite au massacre de Tulsa en 1921, l’une des tueries les plus meurtrières de l’histoire américaine. Claude McKay publie le premier ouvrage significatif de la renaissance : Harlem Shadows. C’est dans ce cadre que mercredi à 18 heures, le collectif James Baldwin, qui restaure et transmet l’œuvre et la pensée de James Baldwin, mettra en lumière les réflexions sociales et politiques de l’écrivain américain, proches de celles de Claude McKay.

    Mais alors quel lien avait-il avec la ville de Marseille ? Eh bien, un lien important, redécouvert et popularisé récemment. Après 90 ans d’oubli, Armando Coxe, journaliste admirateur du romancier, a retrouvé, après dix ans de recherches, Romance in Marseille. « Une fiction dans la ville de Marseille à la modernité troublante, traitant de colonialisme, d’identité et d’homosexualité », selon le journal Le Monde. Mardi à 18 heures se tiendra une conférence par le professeur de littérature caribéenne Richard Bradbury, qui a supervisé l’édition de Romance in Marseille.

    Conférences et projection

    Écrite en 1932 à Tanger, Romance in Marseille plonge le lecteur dans la « Fosse », le quartier réservé de Marseille (ancien quartier de la prostitution légale). La Manufacture de livres viendra détailler l’histoire de ce « Far West » marseillais où a vécu le romancier, mercredi à 14 heures.

    « À travers ses romans Banjo et Romance in Marseille, McKay a su capter l’énergie cosmopolite du port, les solidarités de l’exil et la circulation des cultures noires », détaille la bibliothèque l’Alcazar. Dans un contexte politique mondial trouble « films, concerts et rencontres viendront éclairer l’actualité brûlante d’une œuvre qui interroge avec force l’exil, le racisme, l’identité et la fraternité humaine », développe les organisateurs de la manifestation. Un documentaire sera également projeté vendredi à 16 h, retraçant la vie engagée de Claude McKay.

    Salle de conférence – Bibliothèque l’Alcazar.
    Entrée libre

  • Stéphane Ravier et sa nièce Sandrine d’Angio condamnés pour favoritisme

    Stéphane Ravier et sa nièce Sandrine d’Angio condamnés pour favoritisme

    « C’est bien en connaissance de cause que Stéphane Ravier a violé les règles de la commande publique et commis ce favoritisme. C’est une atteinte à la probité qui fragilise la confiance des citoyens dans les institutions », a déclaré la présidente du tribunal correctionnel, ce mardi matin, à Marseille.

    Le dossier concerne une affaire de favoritisme sur des marchés publics lorsqu’ils étaient maires de secteur des 13e et 14e arrondissements de la ville.

    En cause ? Le recours à deux sociétés, « liées car présidées par le même couple » comme le notait la présidente du tribunal lors de l’audience, pour la création d’un nouveau site web pour la municipalité et la gestion de celui-ci entre 2016 et 2018. Le tout « en n’ayant recours à aucune procédure de marché public, aucune mise en concurrence, aucune publicité ».

    Outre leurs condamnations, Stéphane Ravier et Sandrine d’Angio devront verser 1500 euros de frais à la Ville de Marseille.

    Relire notre article du 11 février : Accusations de favoritisme : Stéphane Ravier au tribunal

  • L’extrême violence politique en accusation

    L’extrême violence politique en accusation

    Une conférence de presse expéditive pour une affaire hautement sensible. Le militant nationaliste Quentin Deranque a succombé à des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés, qui ne sont pas encore identifiés, a déclaré lundi le procureur de Lyon. Une enquête criminelle a été ouverte pour « homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit ». Quand il a été pris en charge par les secours jeudi soir, le jeune homme « présentait essentiellement des lésions à la tête », « au-delà de toutes ressources thérapeutiques et mortelles à brève échéance », a indiqué Thierry Dran. Aucun coup de couteau n’a été porté à cet étudiant de 23 ans, sans casier judiciaire, a précisé le magistrat.

    Militant très actif dans les sphères d’extrême droite

    La police a entendu « plus d’une quinzaine de témoins » et analyse des vidéos de l’agression, mais « au moment où je vous parle, il n’y a pas eu d’interpellation », a appuyé Thierry Dran. « L’enquête cherche à identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels. » Alors que le gouvernement a accusé le groupe antifasciste la Jeune Garde, le procureur a refusé d’en dire plus sur le profil des agresseurs. « Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance », a-t-il martelé, disant vouloir se baser « non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments » d’investigation.

    Jeudi, vers 17h30, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, sept femmes militantes du collectif féminin d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole pour dénoncer sa présence, selon le récit du magistrat. Elles avaient « demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence. Néanmoins, ces derniers restaient à l’écart » quand elles ont été agressées par plusieurs individus, a-t-il rapporté. Deux d’entre elles disent avoir été étranglée pour l’une, jetée au sol pour l’autre, et ont des ITT de deux et cinq jours, selon lui. C’est un peu plus tard, vers 18h, que les jeunes hommes chargés d’aider Némésis « ont été pris à partie par un groupe d’une vingtaine d’individus masqués et cagoulés ». La plupart d’entre eux ont réussi à s’enfuir mais trois, dont Quentin Deranque, ont été isolés.

    Ils « étaient alors jetés au sol, puis frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deranque », a rapporté Thierry Dran. « Deux des victimes parvenaient tout de même à fuir, tandis que Quentin Deranque restait au sol. » Une fois leurs agresseurs partis, un de ses amis est revenu sur place et l’a trouvé conscient. Il a cherché à le ramener chez lui mais a constaté sur le chemin une dégradation de son état et a appelé les secours. Hospitalisé dans le coma, le jeune homme a été déclaré mort samedi. Il était inscrit depuis cette année en BUT Sciences des données à l’université Lumière Lyon II.

    Ancien membre du mouvement royaliste historiquement antisémite l’Action française à Vienne -qui lui a rendu hommage-, Quentin Deranque était « militant d’un groupe nationaliste-révolutionnaire local », a indiqué à l’AFP un porte-parole d’un autre groupe nationaliste lyonnais Audace. Ce groupuscule néofasciste se nomme Allobroges Bourgoin, fondé début mai 2025 et inauguré lors du défilé d’extrême droite du « Comité du 9 mai », auquel le jeune homme aurait participé selon Libération. Converti au catholicisme depuis peu, il fréquentait d’après les informations du Figaro, l’Academia Christiana, un institut de formation catholique traditionaliste et nationaliste, créé par l’un des cofondateurs de Génération identitaire en 2013.

    REACTIONS

    Fabien Roussel secrétaire national du PCF

    « Un drame. Une famille en deuil, des proches bouleversés… Il faut arrêter avec cette violence en politique qui mènera toujours à des tragédies. Que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue. »

    Jean-Luc Mélenchon fondateur de la France insoumise

    « Notre service d’ordre s’est déployé pendant toute la durée de la présence de [Rima Hassan à l’IEP de Lyon]. Durant cette période, il ne s’est strictement rien passé : ni dans la salle, ni devant l’école, ni alentours. Tout a été arrangé pour faire croire à une sorte d’expédition de notre service d’ordre contre le jeune homme. Mensonges ! Nous n’avons rien à voir avec cette histoire. Tous ceux qui affirment le contraire sont des calomniateurs ! »

    Laurent Nunez ministre de l’Intérieur

    « Aucune cause ne pourra jamais justifier ce déchaînement de violence. Dans ce contexte, j’ai [appelé] les préfets au renforcement de la vigilance autour des rassemblements de nature politique, ainsi qu’autour des permanences de campagne. »

    Olivier Faure premier secrétaire du PS

    « Le niveau de violence atteint est inacceptable. Dans une démocratie personne ne devrait mourir pour ses idées. »

    Grégory Doucet maire (EELV)de Lyon

    « Je condamne avec la plus grande fermeté la rixe d’une extrême violence qui s’est déroulée à Lyon. Rien ne peut justifier de tels affrontements (…) La ville de Lyon est à la disposition de la justice pour faire toute la lumière sur ces évènements dramatiques. »

  • Des tonnes de produits locaux en route pour le Salon de l’agriculture

    Des tonnes de produits locaux en route pour le Salon de l’agriculture

    Fromage, vin, jus de fruit, miel, lavande… Quinze tonnes de produits locaux ont été chargées lundi matin à Malijai dans un camion qui prendra ensuite la route pour le Salon international de l’agriculture à Paris. Une centaine de producteurs partenaires ont participé à l’opération, démarrée au mois de septembre, en donnant leurs produits qui seront ensuite dégustés au Salon.

    Les organisateurs sont allés à leur rencontre pour récupérer le fruit de leur production : eau de Montclar, fromage de Banon, de l’Ubaye, bière de la Durance ou encore vin de la distillerie de Forcalquier. « L’objectif est de mettre en avant nos filières d’excellence et nos produits labellisés », détaille Julien Martellini, directeur de l’agence de développement qui organise la présence du département sur le Salon.

    Après la lavande, le miel, l’olive et l’agneau de Sisteron, c’est la pomme Golden et l’arboriculture qui seront à l’honneur cette année, le département étant le troisième producteur national. Les trois arboriculteurs les plus importants sont situés à Manosque, à Sisteron et à Dabisse. Ils doivent faire face à de nombreuses problématiques liées aux pucerons, aux maladies, à l’usage de produits phytosanitaires, au réchauffement climatique, à la sécheresse ou encore à l’accès à l’eau. La pomme est également le fruit le plus consommé en France, avec 16 kilos par foyer et par an.

    Au Salon, une dizaine d’animations auront lieu chaque jour pour faire découvrir les produits du département, explique Julien Martellini. Une centaine de producteurs, de partenaires ou encore d’élus du département seront présents. 150 personnes avaient participé au stand l’année dernière pour fièrement représenter et porter les couleurs du département.

    « Une aventure collective »

    Mercredi, une escale chez un producteur à Curbans permettra de récupérer et charger dans le camion une tonne de pommes. L’arrivée du poids lourd à Paris est prévue vendredi matin. En attendant, les équipes arriveront mercredi et installeront le stand, qui fera 75m². 15m3 de frigo et 15m² de réserve sèche seront également à disposition du département « pour approvisionner l’ensemble de ses besoins pendant les 10 jours du Salon », ajoute Julien Martellini.

    « Il y aura un vélo qui permettra de faire du jus de fruits en pédalant ! », se réjouit Éric Olive, directeur de l’attractivité de l’agence de développement qui organise la présence du département au Salon depuis 5 ans. C’est « une page qui se tourne », pour Éric Olive, tout ému d’organiser son dernier Salon avant son départ à la retraite le 25 février. « C’était une aventure collective, familiale, j’en garderai un bon souvenir », confie-t-il avant de fermer la porte du camion chargé, les larmes aux yeux.

    L’agriculture est très importante pour le département. Les surfaces agricoles couvrent 31% des Alpes-de-Haute-Provence, et la filière emploie 3 770 personnes. Le département est le premier producteur national d’essence de lavandin.

    Le département avait remporté un nombre record de médailles en 2024, au chiffre de 51, dont 17 pour ses vins, 14 pour ses huiles d’olive, 10 pour ses apéritifs, deux pour ses rillettes de canard, ses viandes, ses bières, ses fromages, et une pour son miel et son whisky… Il avait également remporté la seconde place du concours des bovins pour ses blondes d’Aquitaine. En 2025, c’était 40 médailles qui avaient été gagnées. Deux élèves de Carmejane, établissement de formation agricole des Alpes-de-Haute-Provence, ont par ailleurs été sacrés meilleurs jeunes bergers du Sud en 2026.

    Le Salon international de l’agriculture se tient cette année dans un contexte particulier de mobilisation agricole et de dermatose bovine, qui empêche pour la première fois d’exposer vaches et moutons.

    Salon international de l’agriculture, du samedi 21 février au dimanche 1er mars au parc d’exposition de la Porte de Versailles, à Paris.

  • L’art met en scène les cultures méditerranéennes

    L’art met en scène les cultures méditerranéennes

    L’événement « Méditerranée bord à bord », exposé au Polaris d’Istres met à l’honneur la Méditerranée. « Polaris est un centre d’art contemporain qui a toujours cherché l’ancrage dans la question de l’héritage et de la filiation » rappelle la directrice artistique, Catherine Soria. Ce projet valorise l’ancrage antique dans l’art contemporain pour « traiter les questions de flux et d’ouverture multiculturelle du pourtour méditerranéen », développe-t-elle.

    Gianni Dessi donne le ton

    Jusqu’au 4 avril, le premier volet s’ouvre avec l’exposition Terra Terre de Gianni Dessi. Partisan du renouveau de la peinture italienne des années 1970-80, cet « artiste contemporain avec une touche classique », décrit Catherine Soria, « lie la tradition à la modernité de la peinture ». Du sol au plafond, Gianni Dessi joue avec l’optique et l’espace dans une scénographie propre à son art. « Une mise en bouche » du deuxième volet.

    Grecs, marocains, tunisiens… Les vingt artistes méditerranéens seront exposés dès le 16 mai. Cette fois, la scénographie fera ressortir la mixité culturelle du pourtour méditerranéen. « D’un bord à l’autre, ces cultures sont à la fois communes et différentes », explique la directrice artistique, « reliées par un passé commun ». Les matériaux incarnent aussi ce message : « Parler de la culture méditerranéenne, c’est parler des savoir-faire : la terre rouge, la céramique, le marbre, la fresque au henné…», appuie Catherine Soria.

    Entrée gratuite

  • La CGT revendique une gare de Gap accessible à tous

    La CGT revendique une gare de Gap accessible à tous

    Dans un communiqué commun, le syndicat et l’association alertent sur les conditions actuelles d’accompagnement des personnes à mobilité réduite (PMR) en gare de Gap.

    « Par exemple, pour un voyageur en provenance de Paris et à destination de Gap en train de nuit, il est aujourd’hui prévu de poursuivre jusqu’à Embrun, d’être pris en charge par du personnel dépêché sur place puis d’effectuer le trajet retour vers Gap en taxi, tandis que le retour ne peut s’effectuer qu’au départ de Briançon », indiquent les deux organisations avant de compléter : « De même, en TER, une personne malvoyante au départ de Marseille et à destination de Gap est orientée vers un taxi, alors que pour un trajet vers Embrun l’accompagnement est réalisé directement à bord du train. »

    Dans ce contexte, la CGT propose notamment de « privilégier une prise en charge en gare par les agents, du premier au dernier train, plutôt qu’un recours systématique aux taxis » mais aussi de « renforcer le rôle des agents d’escale de Gap dans l’assistance aux personnes à mobilité réduite. Adapter progressivement les organisations afin d’anticiper les besoins liés aux JO 2030. »

    La CGT Ligne des Alpes souhaite poursuivre ce travail « en concertation avec l’APF France handicap, les élus locaux et les directions ferroviaires pour garantir un accès au train plus simple et plus accessible pour toutes et tous », conclut le syndicat.

  • Un nouvel espace de vie commune à la Grange d’Orel

    Un nouvel espace de vie commune à la Grange d’Orel

    Alors que le ciel commence à se couvrir, une bonne quarantaine d’enfants et de jeunes ados sont rassemblés autour d’un terrain de foot tout juste sorti de terre dans le quartier de la Grange d’Orel, à Avignon. Une demi-douzaine d’entre eux s’affrontent dans une partie de ballon rond, parfois réprimandés par un des éducateurs quand ils « tirent trop fort », tandis que la première édile de la Cité des Papes les regarde, tout sourire, à l’occasion de l’inauguration de ce square Diourbel, tout juste réaménagé.

    Avec un nouveau city stade de foot et de basket donc, mais aussi des tables de ping-pong, de nouveaux revêtements sur les routes alentour et différents végétaux.

    « Personne sur le bord

    du chemin »

    « Il suffit de regarder pour voir que les enfants sont super contents », se réjouit Billel Ferhane, directeur du club jeunes du quartier, mais aussi de l’insertion/prévention, collectif d’une quarantaine de jeunes à l’initiative d’une partie du projet à travers le budget participatif il y a un an. « C’est très bien que le quartier s’embellisse. Nos bâtiments sont beaux, mais il fallait le reste aussi. Le terrain était abandonné depuis 30 ans, donc c’est une très belle chose », appuie-t-il.

    Des aménagements et rénovations qui ont coûté au total 205 000 euros, en grande majorité dans le cadre du NPNRU, dont 20 000 euros issus du budget participatif de la ville, avec la demande de poser 25 arbres supplémentaires. « Nous voulions imaginer une action pour améliorer le quartier et lui redonner de la vie. C’est aussi un symbole d’avenir. On avait surtout besoin d’ombre ici parce qu’on n’en avait pas depuis longtemps », glisse Omar, membre de l’insertion/prévention, qui a été désigné comme le porte-parole du projet par ses camarades. « Notre volonté est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Quand je vois l’énergie aujourd’hui, j’ai confiance en l’avenir de la ville, car les jeunes vont porter de beaux projets », avance Cécile Helle en fin de cérémonie.