Category: accueil-merge

  • Le peuple de gauche donne de la voix à Saint-Maximin

    Le peuple de gauche donne de la voix à Saint-Maximin

    Des acteurs de la vie associative, sociale, culturelle, syndicale ou politique ont décidé ici encore de donner l’impulsion en invitant les citoyens à les rejoindre pour constituer la liste Gauche unie pour Saint-Maximin. Et de représenter, entre autres, les électeurs qui lors des dernières législatives ont voté à 18% pour le Nouveau Front populaire.

    « La gauche existe dans notre ville et a donc, même d’un seul point de vue démocratique, toute légitimité à être représentée dans ce scrutin », confirme Quentin Dauphiné, le chef de file des progressistes pour ces municipales (souhaitant parler d’une seule et même voix, les intervenants ont demandé à ce que leurs étiquettes politiques ne soient pas précisées dans cet article). Pas question non plus de laisser la droite, le camp macroniste et l’extrême droite mener seuls les débats, sur le nombre de policiers municipaux que chacun propose, par exemple. « Saint-Maximin, ce n’est pas que des problèmes de sécurité et l’aménagement urbain, ce n’est pas que ce qui se trouve autour de la basilique », précise Quentin Dauphiné.

    Pour mémoire, le maire sortant Alain Decanis (ex-PS, aujourd’hui divers centre), a terminé son mandat en minorité.

    Répondre aux besoins

    L’idée a donc été de construire progressivement un programme en s’appuyant sur la base, en regroupant des citoyens de gauche. « C’est pour ça que nos réunions de préparation sont ouvertes à tout le monde », explique la tête de liste de Gauche unie…

    Un programme qui s’attache à répondre concrètement aux besoins des habitants en se basant en partie sur les réponses aux problématiques qui ont déjà obtenu des résultats dans les municipalités progressistes.

    Il s’agit donc de « recentrer le débat politique sur certains thèmes chers à la gauche, comme le logement. Ce qui passe par une construction maîtrisée et orientée. Avec une protection accrue des terres agricoles très convoitées par les promoteurs », précise Pierre Barbagelata. Et de poursuivre : « Il s’agit également d’imposer dans le Plan local d’urbanisme (PLU) de réelles règles de mixité, pour une réelle mixité, de sorte que lorsqu’on construit un lotissement, une partie des logements soient des logements sociaux. »

    Le militant politique insiste également sur la situation géographique de la commune, le long de l’autoroute, disposant d’une sortie dédiée et d’un foncier plus abordable que dans les trois métropoles facilement accessibles.

    « On ne veut pas être une ville-dortoir », ajoute-t-il, en mettant en avant qu’«une grande partie des actifs saint-maximinois prennent le matin leur voiture pour descendre sur Aix, sur Marseille… »

    L’emploi de qualité fait également partie des priorités de Gauche unie. L’idée est de créer avec l’Europe une dynamique autour de l’implantation de nouvelles technologies. Et cela en permettant à la ville de devenir « commune d’avenir » et avoir des fonds européens.

    « Il faut aller chercher des subventions à toutes les strates possibles pour implanter de l’emploi qualifié dans la commune même », conclut Pierre Barbagelata. Un programme également tourné vers la jeunesse confrontée aussi à des problèmes d’emplois précaires et à de la discrimination.

    « Nous avons là aussi un rôle à jouer », intervient Quentin Dauphiné, en rappelant par exemple que souvent le repas le plus équilibré que peuvent avoir les jeunes, c’est à l’école, au collège ou au lycée qu’ils le prennent.

    Et de proposer donc une réflexion sur les repas bio, par exemple à un euro, voire gratuits. « La question de la gratuité de l’alimentation est un des thèmes sur lesquels on peut avoir un impact », souligne-t-il.

    Des propositions également pour ce qui concerne le périscolaire ou le post-scolaire, en s’appuyant sur le tissu associatif pour les questions d’éducation à l’environnement, ou des inégalités de genre.

    « Pour tout cela, on fait appel au peuple de gauche en lui demandant de nous rejoindre dès maintenant », lance la tête de liste Quentin Dauphiné.

    L’invitation est lancée.

  • Meyreuil : le maire sortant a de la concurrence

    Meyreuil : le maire sortant a de la concurrence

    Ancien policier municipal sur la commune, président du club de tennis pendant plus de vingt ans, Gérard Obert annonce partir en campagne face au maire sortant, Jean-Pascal Gournès (SE). Conseiller municipal d’opposition, il s’était engagé dans la campagne de 2020 aux côtés de Jean-Louis Geiger, candidat RN à Aix-en-Provence, avant de faire scission, lorsque ce dernier s’était engagé, dans les régionales, sous « l’étiquette d’un parti ». Tout comme Bruno Terrier, engagé en politique locale depuis 1995 et Hélène Barbier-Puskaric, désormais parmi les noms de Votre Projet pour Meyreuil. Composée de 29 colistiers, née d’une « démarche collective », celle-ci est sans étiquette. « C’est aller chercher au rassemblement le plus large », appuie Corentin Belmas, néo-Meyreuillais engagé sur la liste. « Il fallait donner une alternative aux électeurs de Meyreuil pour que vive la démocratie », justifie Gérard Obert, au sujet de la volonté de son engagement. Alors, l’équipe propose un projet articulé autour de sept axes. À commencer par le retour d’une « démocratie » locale, en laissant de la place aux référendums citoyens et comités de quartier, doublement nécessaires dans une commune composée en hameaux séparés. La question des mobilités internes, en « reliant les quartiers avec des mobilités douces », par exemple, comme vers le reste du territoire, occupe une place tout aussi importante. « On va y travailler avec l’aide de la métropole », promet Gérard Obert. Parmi les priorités de l’équipe figurent aussi le cadre de vie, avec la réouverture du bureau de poste, la dynamisation du lien social par la culture, le sport… Comme des projets pour l’urbanisme avec un objectif « zéro artificialisation nette pour être rationnels sur notre terrain ». Trois réunions d’échanges, à commencer par le 7 mars dès 14h dans le centre de l’Ecoquartier, permettront d’échanger sur le programme.

  • Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    L’échéance est fixée au 26 février. Mais déjà, en sous-préfecture d’Aix-en-Provence, le ballet des dépôts de listes en vue du scrutin 2026 a débuté. Bruno Aubry, journaliste et enseignant, candidat à la tête de la liste de Vivre Mieux Bouc-Bel-Air, annonce avoir déposé les noms de ses trente-trois colistiers de cette liste transpartisane et écocitoyenne, ce mardi. « Le dépôt de la liste est la consécration de semaines de travail, retrace le candidat. Nous n’avons pas fait une liste en bouchant les trous. C’est une liste avec des gens qui, du 1er au 33e, portent une candidature qui a du sens. Ils apportent tous quelque chose par leur vécu, leur expérience, leur métier… Tout ce travail est un travail de fourmi, de précision, d’orfèvre et c’est vrai que déposer la liste est important, une chose faite. De façon certaine, il n’y a plus de retour en arrière et nous sommes les premiers à l’avoir déposé pour Bouc-Bel-Air », poursuit le candidat. L’équipe est en majorité composée de personnalités issues de la société civile et de tous les quartiers de la commune.

    Tous âges et horizons

    Derrière la tête de liste, Geneviève Martin, ancienne cadre territoriale et chargée de mission mutualiste, assume son engagement « pour réveiller Bouc-Bel-Air après 24 ans d’immobilisme et bâtir une ville nature ». En troisième position, Saïd Achache, chef d’entreprise, dit rejoindre le projet « pour un projet de proximité, de rupture et d’espoir ». La liste met en avant la diversité des profils et des parcours, à l’image de Nacéra Baghdad, policière nationale et ancienne sportive de haut niveau, qui évoque « le choix d’une équipe diverse, parce que de nos différences naît notre force », ou de Rémy Bœuf, président d’Amap, pour qui « vivre mieux, c’est choisir la diversité des idées et des compétences pour assurer un avenir partagé et responsable ». Suivent Nathalie Dutheil, ancienne directrice générale adjointe chez Logirem, Laurent Robert, ingénieur créateur, animateur d’atelier de création pour enfants, Agnès Dioux, professeure BTS technico administratif médico-social, Richard Simon, agent commercial retraité, Patricia Carles, géologue, directrice des marchés industriels Shifters, et Yoan Tang, étudiant, qui lui croit « à la force de ce projet porté par des Boucains de tous horizons ». En douzième et treizième positions arrivent ensuite les noms de Stéphanie Bedouin, consultante, formatrice en RSE et Christian Alcouffe, ancien ingénieur dans la pétrochimie. Eva Bonnet-Gonnet

  • Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal porte un « projet global ». « Ça fait un an et demi qu’on travaille avec les habitants », commence Barbara Brouchos, en deuxième position sur la liste issue d’un long travail d’auto-ordonnancement mené avec l’aide de la coopérative Fréquence Commune, qui a développé des outils et des formations pour accompagner l’émergence de ces listes citoyennes et participatives à travers le pays.

    Douze priorités ont été identifiées, au premier rang desquelles « décider ensemble ». Emmenée par Frédéric Grimaud, conseiller municipal (LFI) de la majorité jusqu’en 2022 avant de démissionner, l’équipe veut mettre en place des conventions citoyennes avec un principe de tirage au sort. Pour le moment, deux thématiques ont été identifiées : la pauvreté et la mobilité. Cette dernière est « une compétence métropolitaine mais on veut impliquer les citoyens dans la vie de la Métropole, car cet empilement administratif éloigne les habitants des décisions », explique Barbara Brouchos.

    Le collectif citoyen martégal souhaite aussi « renforcer les conseils de quartier » avec des budgets participatifs pour qu’ils ne soient « pas seulement consultatifs ». Frédéric Grimaud appuie : « On mise sur la démocratie car c’est le véritable rempart contre l’extrême droite. »

  • Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Un dispositif de nettoyage et de collecte cher et inefficace… Les résultats du « plus grand baromètre citoyen jamais réalisé sur la propreté et les déchets à Marseille » dévoilés ce mardi 17 février par le collectif Basta sont finalement peu surprenants. Sur les 3 743 personnes qui ont répondu aux 48 questions, 79% trouvent la ville « très sale », 70% ne supportent plus les crottes de chiens, 40% ne connaissent pas les jours de passage de la collecte et 60% jugent « très prioritaire » de sanctionner les professionnels qui ne respectent pas les règles.

    Se basant sur les données de la Métropole, le collectif a établi que la quantité de déchets par habitant et par an est supérieure à la moyenne régionale, avec 342 kg contre 285, que le tri est à la traîne avec 38 kg d’emballages triés par an et par habitant à Marseille contre une moyenne régionale de 57 kg. Le tout pour un coût qui explose, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères se montant à 245 euros par habitant et par an contre 140 au national, Marseille restant la ville la plus taxée de la Métropole. Face à ces piètres performances, « nous, collectif apartisan mais politique, au service des Marseillaises et des Marseillais, voulons mettre fin à une mauvaise gestion », explique Félix de Monts, de Basta.

    Pression citoyenne

    Après cette étude, un pacte pour Marseille propre, 5 chapitres pour 25 propositions, sera soumis aux candidats. Parmi elles, qu’un élu marseillais soit responsable de la propreté, de la collecte des déchets et des aménagements de voirie nécessaires, la mise en place d’un comité citoyen trimestriel avec une déclinaison par secteur. Et enfin l’organisation d’états généraux.

    « Je signe moi », s’emballe le candidat insoumis, Sébastien Delogu, quand Sébastien Barles, allié de LFI avec son collectif Vaï, se demande comment le pacte peut être opposable. « Moi aussi je signe », embraye Erwan Davoux, de « Marseille pour Tous » pour qui « on ne pourra pas avancer tant que le problème de gouvernance [entre Métropole et Ville] n’est pas résolu. » Une des représentantes du Printemps marseillais constate, elle, que plus de 90% des propositions sont raccord avec les celles de Benoît Payan tandis que du côté de Christophe Madrolle (Union des centristes et écologistes), candidat sur la liste de Martine Vassal (DVD), actuelle présidente de la Métropole, on joue la prudence. « On va le signer ce pacte », promet-il émettant des réserves sur un baromètre dont le collectif a convenu dans ses biais qu’il n’était pas représentatif de tous les Marseillais, avec une surreprésentation des habitants des 5e, 6e et 7e arrondissements au détriment des 13e, 14e et 15e, faute de ressources. « Il faut voir qui compose le futur comité car une résidence dans le 14e et le 8e, c’est pas pareil. Et plus de cantonniers c’est bien mais il faut revaloriser leur statut aussi », nuance-t-il.

    « Nous ne sommes pas candidats, nous voulons faire signer les gens et suivre les indicateurs. On sera là pour vérifier ce qui a été mis en place », martèle Félix de Monts. Le collectif n’excluant pas en dernier recours, de passer par la justice pour se faire entendre.

  • McCourt mise sur Benatia et déclasse Pablo Longoria

    McCourt mise sur Benatia et déclasse Pablo Longoria

    Nouveau coup de théâtre à l’Olympique de Marseille. Alors que Medhi Benatia a annoncé sa démission du poste de directeur du football dimanche, le dirigeant marocain conserve finalement ses fonctions au sein de l’état-major olympien.

    « Déterminé à assurer l’intérêt supérieur de l’Olympique de Marseille et afin d’atteindre les objectifs sportifs de la saison en cours, Frank McCourt a demandé à Medhi Benatia de conserver ses fonctions jusqu’à la fin de la saison. Conscient de ses responsabilités vis-à-vis de l’institution, Medhi Benatia a accepté d’étendre son préavis jusqu’au mois de juin et pilotera l’ensemble des activités sportives », peut-on lire dans un communiqué du propriétaire américain, rendu public mardi.

    Une promotion pour l’ancien défenseur du Bayern Munich, tandis que le président espagnol voit son champ d’action redéfini et surtout réduit. « Le rôle de Pablo Longoria devrait évoluer vers ses responsabilités institutionnelles, afin de maintenir la représentation de l’Olympique de Marseille au sein des instances françaises et notamment européennes », a précisé Frank McCourt, qui aurait rendu « inactif et inaudible » son fidèle protégé. « Dès qu’il y a un impact politique, le nom qu’on entend pour l’OM est celui de Shéhérazade [Semsar-de-Boissésson, vice-présidente du conseil de surveillance de l’OM, Ndlr]. Pablo n’existe pas, n’est pas écouté et n’a plus de poids dans les instances. À un moment, il avait une influence grandissante, mais il a perdu cette crédibilité. Il faut se poser des questions » , a déclaré un membre du conseil d’administration de la Ligue à L’Équipe.

    Déclassé, Pablo Longoria semble être poussé vers la sortie. Des tags demandant sa démission ont par ailleurs été découverts sur les murs du centre de la Commanderie, mardi matin.

    Appel à la mobilisation

    Le milliardaire bostonien, qui est arrivé dans la cité phocéenne mardi pour faire le point sur la situation, a donc choisi son camp. « En tant que propriétaire du club, je viens à Marseille et prends, une fois de plus, mes responsabilités pour que le club reste concentré sur ses objectifs, particulièrement la qualification pour la prochaine Ligue des champions et un parcours exemplaire en Coupe de France. Sous la supervision de Medhi Benatia, la nomination d’un nouvel entraîneur sera bientôt annoncée », a-t-il assuré.

    Entre-temps, Frank McCourt et Medhi Benatia ont parlé dans la matinée avec les joueurs, à la Commanderie, pour remobiliser les troupes sur cette fin de saison et sur l’avenir, selon RMC Sport. Le propriétaire américain de l’OM et Medhi Benatia se sont également adressés aux leaders des groupes de supporters, comme McCourt l’avait fait après la dernière crise majeure de gouvernance après les incidents de la Commanderie en 2021. « Mon ambition pour le club reste intacte. Mobilisons-nous, au service de l’OM », lance l’homme d’affaires, qui fêtera, dans huit, mois ses 10 ans à la tête de l’institution phocéenne.

  • Le Printemps déroule son programme

    Le Printemps déroule son programme

    à moins d’un mois du premier tour des municipales, Benoît Payan, maire (DVG) sortant de Marseille et tête de la liste du Printemps marseillais, a déroulé des bribes de son programme, ce mardi. Dans la salle du Barbotin, cours Estienne d’Orves, toutes les têtes de liste du mouvement étaient présentes derrière le maire sortant. Soutenu par les socialistes, communistes, écologistes, Génération.s, MadMars, Debout ! ou encore le Parti animaliste, Benoît Payan a donc présenté « le projet pour les 6 ou 7 années à venir, qui vont être déterminantes dans l’idée que nous nous faisons de cette ville. Un programme qui n’est pas imposé par le national, mais qui a été fait au contact de ceux qui font Marseille », insiste le maire sortant.

    Un programme réalisé

    en concertation

    Ce sont environ 15 000 Marseillais et Marseillaises que les élus annonce avoir rencontrés dans le cadre de « la grande enquête », afin d’inclure les habitants dans la réflexion. Avec plus de 70 ateliers thématiques organisés, les participants ont pu échanger avec de nombreux représentants de la société civile : associations, entreprises, soignants ou encore comités d’intérêt de quartier. C’est de cette concertation que serait issu le programme porté par le Printemps marseillais, présenté ce mardi. Une concertation qui expliquerait le délai de sa présentation, car « un programme aussi participatif, cela n’est pas simple à mettre en forme », souligne Benoît Payan.

    Le programme s’articule autour de trois axes centraux : protéger, rassembler et préparer l’avenir. Une sécurité qui, pour le candidat, doit s’associer à de vraies politiques publiques, « car pour marcher droit, il faut marcher sur ses deux jambes. Avec la police et les magistrats, mais il faut aussi une meilleure médecine de ville et publique, des France Travail et des Maisons de la solidarité dans tous les quartiers. Il faut le retour de la République et de l’état de droit plein et entier partout ! »

    Cette présentation du programme a été l’occasion, pour la municipalité sortante, d’effectuer à nouveau un bilan du mandat, plus nuancé cette fois : « Ce que nous étions en 2020, nous le sommes encore. Et bien que nous ayons décidé de ne pas dire que tout était parfait [pendant notre mandat], nous avons eu une vision d’équipe qui construit la ville. »

    Réduction de la dette

    Si, ce mardi, le candidat à la mairie de Marseille a reconnu des difficultés dans la mise en œuvre des projets de 2020, il les impute en parti au bilan des années Jean-Claude Gaudin. « Souvenez-vous de l’état de la Ville. Une dette à 1,6 milliard d’euros, l’état des logements… On n’a pas tout réussi, mais il y a des choses dont nous sommes fiers », martèle-t-il.

    L’état des finances de la municipalité a notamment été largement évoqué par le maire sortant, avec la réduction de la dette de la Ville, permettant ainsi de réduire les taux d’intérêts, « ce qui permet d’investir dans des politiques publiques de proximité. Parce que le désendettement n’est pas une fin en soi, c’est l’investissement. » L’occasion pour le candidat de lâcher un petit tacle à son adversaire, Martine Vassal (DVD), à la tête du Département : « Si nous avions géré nos finances comme nos concurrents, le Département au hasard, on aurait 6,4 milliards de dettes. »

    Benoît Payan a également accusé la candidate de la droite de faire la courte échelle à l’extrême droite, en adoptant leurs discours et leurs sujets.

    Lutte contre le RN

    Un danger qui mobilise et a été omniprésent dans le discours du maire sortant : « Marseille peut tomber aux mains du Rassemblement national. ça va être serré et c’est ici qu’il y aura le plus grand combat contre le RN. ». Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, réalisé du 2 au 8 janvier derniers, donne Benoît Payan et Franck Allisio (RN) au coude à coude avec 30% d’intentions de vote.

    Face à ce danger, le Printemps appelle « les Marseillais et les Marseillaises à se rassembler autour d’[eux], dès le 15 mars. Car l’extrême droite a plus d’alliés. Les enjeux sont tellement importants. Que serait la ville si elle tombait dans les mains du Rassemblement national et de son candidat, qui n’est celui que de quelques-uns. »

    Programme complet
    sur pourmarseille.fr

    « C’est ici qu’il y aura le plus grand combat contre
    le Rassemblement national »

  • À Apt, Céline Celce a inauguré son local

    À Apt, Céline Celce a inauguré son local

    Près de 200 personnes se sont rassemblées au 30, place de la Bouquerie, à l’entrée du centre-ville d’Apt, pour l’inauguration du local de campagne de Céline Celce (Génération. s), jeudi dernier. Dans un contexte local « marqué par la fragilisation des services publics, la dégradation du logement ainsi que par une baisse démographique et un déclin du centre-ville », la candidate d’union de la gauche affiche 4 priorités : la santé (création d’une maison médicale et d’une mutuelle municipale), le logement (permis de louer et guichet unique de l’habitat) le dynamisme du centre-ville (une rue de l’artisanat, boutique éphémère, rénovation des logements) et la sécurité (brigade de tranquillité publique).

    F.C.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sophie Joissains

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sophie Joissains

    Municipales, Aix, logement, sécurité, proximité, programme…

    À vous la parole ⬇️

  • « La mise à l’abri des coquillages fait partie des pistes à travailler »

    « La mise à l’abri des coquillages fait partie des pistes à travailler »

    La Marseillaise : En quoi consiste la mise à l’abri préventive des coquillages ?

    Fabrice Grillon : Je tiens au préalable à préciser que la mise à l’abri n’est pas une solution à prendre isolément. Elle fait partie des pistes à travailler, mais avant cela il faut parler des travaux à effectuer sur les réseaux d’assainissement pour limiter les risques de saturation lors d’épisodes de pluies intenses  ; des solutions innovantes comme l’installation d’une porte au niveau des canaux de Sète – cela existe déjà à Venise – afin d’éviter, en courant rentrant, que le norovirus se retrouve dans la lagune de Thau ; il faut parler également de la « recherche et développement » qui peut être réalisée dans les stations d’épuration pour abattre la charge virologique.

    Une fois listées toutes ces solutions, pour lesquelles nous attendons des engagements, nous, conchyliculteurs, pouvons jouer notre partition en mettant en place des unités de mise à l’abri sanitaire. Elles peuvent être de trois types. Individuelles : une entreprise, à son échelle, va agrandir son mas ou en racheter un et mettre en place des bassins de purification plus conséquents, pour disposer de sa propre mise à l’abri. La deuxième possibilité, ce sont des conchyliculteurs qui se mettent à plusieurs et créent une petite unité de mise à l’abri collective sur les ports conchylicoles existants. Enfin il y a une troisième option, plus ambitieuse, qui est la mise à l’abri collective sur la zone halieutique de Frontignan.

    Comment identifier le niveau de risque justifiant une mise à l’abri ?

    F.G. : La mise à l’abri sanitaire doit être intégrée en routine dans une période commerciale cruciale que sont les fêtes de fin d’année, où on va commercialiser du coquillage. À partir de mi-novembre, on se met donc en ordre de marche et on surveille à la fois le climat (la pluie) et la propagation du norovirus dans la population, grâce aux données de l’Agence régionale de santé (ARS) et aux observations réalisées dans le milieu. À ce sujet nous portons un observatoire expérimental appelé Oxyvir, qui permet d’estimer de manière indirecte la présence de norovirus infectieux, et donc le niveau de risque. On peut ainsi préconiser une durée de purification des coquillages allongée. Et éventuellement décider ensuite, quand il y a fermeture ou avant un gros épisode de pluie, de mettre les coquillages en bassin, donc de travailler en circuit fermé. Ils sont alors stockés et mis à l’abri. Face à une période de fermeture aussi longue que celle que nous connaissons actuellement, on n’exclut pas la possibilité de pouvoir faire également du nourrissage dans ces bassins de mise à l’abri sanitaire.

    Existe-t-il déjà des expériences de ce type ?

    F.G. : Quelques entreprises ont déjà leur bassin de mise à l’abri, mais ce sont plutôt de grosses entreprises. Or cela va sans doute, demain, devenir nécessaire pour tous les producteurs.

    Comment financer ces dispositifs ?

    F.G. : La conchyliculture dispose des Fonds européens pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (Feampa). Aujourd’hui il nous reste du budget sur ces enveloppes Feampa pour la programmation qui court jusqu’en 2027. On a donc encore une force de frappe pour réagir.

    Où en sont les réunions avec
    les collectivités et l’État
     ?
    Des projets sont-ils en train
    de se concrétiser ?

    F.G. : La Région Occitanie a confirmé sa volonté de nous mettre à disposition du foncier sur la zone halieutique de Frontignan pour mettre en place la grosse mise à l’abri collective. Le Département, sur ses ports, veut mener un travail de mise en place de petites unités collectives de mise à l’abri. Enfin l’État, sur les ports qui ne sont pas départementaux, a déjà identifié des mas où on pourrait expérimenter ces solutions.

    À côté de ça, on a une coopérative qui s’est emparée de la question et va probablement essayer d’investir dans des unités pour protéger les coquillages dès l’hiver prochain.