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  • À Lambesc, François Berga et ses colistiers flèchent les délégations

    À Lambesc, François Berga et ses colistiers flèchent les délégations

    Autour de François Berga, à la tête d’une liste divers gauche pour succéder à Bernard Ramond (lui-même soutenant Claire Blanc, qui mène une liste de droite), une trentaine de candidats. Et, pour chaque délégation, un adjoint candidat a été désigné. Parmi les noms attribués, pour la petite enfance, les écoles et la démocratie, Marie Ged, consultante, est nommée. Ce sera ensuite Fabrice Mattei, chef d’entreprise, pour les finances, l’économie et l’emploi, Hélène Allietta, auxiliaire de puéricultrice retraitée pour le social, la jeunesse et les seniors, Dominique Meyer, ingénieur dans la sécurité civile, pour l’environnement et l’agriculture… Il manque pourtant à cette liste, le nom de Jean-Michel Carretero, candidat aux municipales de 2020 à la tête de la liste Une Dynamique pour Lambesc, pourtant pressenti comme premier adjoint en début de campagne, alors que lui et François Berga avaient opté pour l’union.

    « Nous n’avons pas pu nous mettre d’accord sur un équilibre [en termes de noms, Ndlr.] », résume Berga, qui précise : « On a pris acte de ce désaccord, et il est parti. Au-delà de cette clôture très regrettable il n’y a rien eu entre nous de violent. » Michel Carretero estime pour sa part que les accords « électoraux n’ont pas été respectés (…) Je n’ai pas claqué la porte de l’union, on a été écartés ». Pour l’heure, le futur premier adjoint n’a pas encore été nommé. « Un peu prématurée », glisse François Berga.

  • Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Un tantinet malade mais remonté comme jamais, le maire sortant de Miramas (DVG) a présenté son programme et sa liste ce jeudi 19 février devant une salle Tristani remplie. « Ce projet, c’est le vôtre, il est issu d’un travail collectif mené depuis des mois avec les questionnaires, les rencontres de terrain, les réunions thématiques et les porte-à-porte », affirme Frédéric Vigouroux, élu depuis 2008.

    Les dix pages de propositions qui seront distribuées dans les prochains jours dans les boîtes aux lettres de 26 000 habitants s’inscrivent dans la continuité de la transformation de la commune pour qu’elle « continue de protéger » tout en « s’adaptant et en innovant ». Alors que la gare SNCF est en travaux et que la passerelle est en passe d’être installée, l’éco-quartier Oasis sera réalisé, offrant 350 logements avec de « l’accession sociale ». La cité cheminote sera également réhabilitée. « ICF Habitat a accepté le projet », assure le candidat, qui compte, si prochain mandat il y a, penser l’aménagement de Miramas en co-construction avec les administrés, que ce soit pour le boulevard Aristide Briand ou pour le Plan local d’urbanisme intercommunal.

    La santé comme priorité

    À proximité de la gare, le candidat souhaite requalifier la place Jourdan et y installer notamment une halle des marchés couverts. « L’appel à manifestation d’intérêt a été lancé par établissement public foncier », annonce-t-il. L’objectif : « Penser aux agriculteurs et producteurs locaux mais aussi aux habitants. Ce lieu aura une capacité d’attractivité important pour le centre-ville. Nous voulons aussi faire en sorte que le soir il puisse y avoir des activités, qu’on puisse y faire la fête. » Une mesure qui ne manquera pas de parler aux jeunes, tout comme le projet de multiplexe avec cinéma, e-sport et padel.

    La santé est aussi l’une des priorités de la liste de Frédéric Vigouroux, qui entend appuyer l’arrivée d’un centre d’imagerie médicale alors que le centre mutualiste, anciennement occupé par Oxance, sera bientôt rénové pour accueillir des médecins et notamment des dentistes. « Ça ouvrira en avril, annonce l’édile sortant. Nous avons aussi dialogué avec l’hôpital de salon pour mettre en place des consultations de spécialistes en gynécologie, en obstétrique, en chirurgie et en orthopédie à Miramas. »

    Avec ce projet et sa nouvelle équipe, rajeunie et renouvelée pour un tiers, Frédéric Vigouroux ne cache pas son ambition : « Être élu dès le premier tour, pour pouvoir se mettre au travail dès le 16 mars. »

  • Gisèle Pelicot met son combat à la page

    Gisèle Pelicot met son combat à la page

    Une reprise en main de sa propre histoire. Gisèle Pelicot ne s’était exprimée qu’à de rares occasions, à la barre du tribunal d’Avignon, devant celui-ci et un parterre de micro de journalistes internationaux, au moment du verdict du fameux procès « des viols de Mazan ». Avec la publication, ce 17 février, de son autobiographie Et la joie de vivre, un livre de 320 pages, elle donne sa vérité sur l’enfer qu’elle a subi, son combat pour se reconstruire et obtenir justice. Une sortie internationale dans 22 langues, un démarrage « similaire à un Goncourt » selon moult libraires, un tirage à 150 000 exemplaires en France… Gisèle Pelicot va faire le tour de l’Europe pour présenter son livre et même traverser l’Atlantique. C’est dire l’impact de sa parole, c’est dire à quel point son parcours inspire.

    Si c’est bien une autobiographie, l’ouvrage a été écrit en collaboration avec la journaliste et romancière Judith Perrignon et sous la houlette de l’éditeur Flammarion. Et elles y raconte tout : sa vie d’avant, les conséquences de l’affaire sur sa famille, son regard sur « cinquante années de mensonge »… Sans pathos mais avec transparence, honnêteté et des détails glaçants. Gisèle Pelicot revient, par exemple, sur sa profonde incompréhension lors de sa première audition chez les forces de l’ordre. Quand un sous-brigadier lui demande de décrire Dominique Pelicot, elle en parle alors comme « quelqu’un de bienveillant, d’attentionné. Un super mec, c’est pour ça que nous sommes encore ensemble ». Puis s’en suit des questions sur son rythme de sommeil, si elle fait des siestes, si le couple pratique l’échangisme… « Il m’a demandé si je pensais connaître mon époux au point qu’il ne puisse rien me cacher. J’ai dit oui », raconte-t-elle, selon des extraits de l’ouvrage publié par Le Monde. Avant de relater une escalade d’émotion en elle lors de la révélation du placement en « garde à vue pour viols aggravés et administration de substances nuisibles » de son mari d’alors. Ses pleurs puis une bouche paralysée : « Mon cerveau s’est arrêté dans le bureau du sous-brigadier. »

    Un passage qui donne le ton de l’ouvrage. Dans lequel, elle revient surtout sur comment elle fait face à « une meute et Dominique », après son hésitation à rendre le procès public. Un refus du huis clos qui a fait d’elle le visage d’un combat féministe qui dépasse les frontières. Et, in fine, la porte-parole de toutes les défenseuses des droits des femmes, des militantes, des victimes de violences sexistes. « Cette foule m’a sauvée », juge-t-elle, en référence aux centaines de soutiens féministes qu’elle a reçu, devant le tribunal d’Avignon ou à travers le monde. Gisèle Pelicot, qui se définit souvent comme « icône malgré moi », endosse pleinement le rôle « d’éveilleuse » avec ce livre.

    « Ça a libéré quelque chose »

    « Les mots de culture du viol, soumission chimique ont explosé au visage de la société française. Ça a libéré quelque chose. Et ça a donné du crédit au discours que nous portons, nous, associations féministes. Puis, il faut le dire, nous sommes toujours très admiratives de Gisèle », témoigne Alexandra Brochus, pour le Collectif 13 Droit des femmes. Et de résumer : « Du début jusqu’au livre, elle n’incarne pas exclusivement quelque chose de noir. Il y a toujours quelque chose de positif. Je crois que ça doit inspirer les luttes féministes dans un monde de violences. »

    Comme un écho au livre de Gisèle Pelicot, l’association Coudes à Coudes organise une conférence, le 3 mars prochain, à l’auditorium de la mairie du 1-7 à Marseille. pour présenter un autre ouvrage sur ce drame Mazan, Anthropologie d’un procès pour viols. Un ouvrage réalisé par 14 chercheurs et chercheuses locaux (lire notre article du 09/10/2025) dont 3 témoigneront, sur place, de la démarche réalisée. « Notre travail c’est de partager les savoirs utiles à l’action collective », explique Michel Potoudis, pour Coudes à Coudes, qui précise que c’est le « hasard du calendrier » qui fait que l’évènement, prévu de longue date, se télescope avec la sortie du livre de Gisèle Pélicot. L’occasion de se plonger, avec une approche scientifique et une enquête de terrain, sur l’affaire en présence de trois des chercheuses : Stéphanie Fonvielle, Mélanie Gourarier, Laurence Hérault. Et de croiser les regards pour mieux apprécier Et la joie de vivre.

    « Mon cerveau s’est arrêté dans
    le bureau du sous-brigadier »

  • Fragile, le Département de l’Hérault joue la prudence

    Fragile, le Département de l’Hérault joue la prudence

    On a rajeuni de 75 ans ! » La capacité de désendettement du Département de l’Hérault étant passée de 100 à 25 ans, Philippe Vidal (PS) fait mine de se réjouir. Mais le maire de Cazouls-les-Béziers qui, lundi 16 février, remplaçait le vice-président aux finances (Cyril Meunier grippé) lors du débat d’orientation budgétaire, ne s’enflamme pas, sachant l’indicateur marginal. « La situation reste très fragile car notre autofinancent (35,3 millions d’euros) ne comble pas le remboursement de la dette (52,8 ME) ».

    Pire : l’épargne nette est désormais négative (-17,5 millions d’euros). Ainsi, chuchote le président Kléber Mesquida (DVG), aphone, « c’est inquiétant car on doit emprunter pour rembourser ». Très précisément 105 ME pour parvenir à l’équilibre tandis que l’encours de la dette culmine à 888,8 ME.

    Dépenses sociales dues

    Ainsi le budget 2026 (1,664 milliard d’euros) qui sera voté les 30-31 mars, sera dans la même « sobriété » que celui de 2025 qui avait été bouclé au prix de coupes et d’efforts inédits. « Ne pas reconduire des contrats, cela a été un crève-cœur », rappelle Philippe Vidal. « Un grand merci aux agents qui ont accepté d’évoluer dans les services », salue Claudine Vassas-Meijri (PS), présidente d’un jour.

    Grâce au regain des ventes immobilières générant des recettes en hausse (295,8 ME soit +22% en 2025 et 310 ME espérés en 2026), « on a réussi à retrouver quelques marges de manœuvre », positive Renaud Calvat (PS). De quoi continuer à assumer les dépenses sociales obligatoires (RSA 280ME), Aide sociale à l’enfance (186,2ME, Allocation personnalisée d’autonomie 172,5ME, Prestation handicap 100,6ME). Et même s’assumer certains investissements nécessaires (total 174,4 ME) dans les routes (50,2 ME), les collèges (30,7 ME), le patrimoine et les domaines (18,2 ME). Sans oublier les imprévus. « Les dégâts de la tempête ont déjà coûté 5 ME », déplore Philippe Vidal. Les aides aux conchyliculteurs et aux projets prioritaires des intercommunalités seront maintenues.

    Une situation « trop fragile » pour que l’opposition envisage l’avenir avec enthousiasme. « On aimerait que l’éclaircie soit plus longue et que le brouillard se dissipe durablement », illustre Brice Bonnefoux (LR) qui réclame à l’État une réforme territoriale. Côté extrême droite, Jean-Louis Respaud rêve de plus d’austérité. « Nous payons aussi des dépenses qui auraient pu être limitées dans les années précédentes ». L’État qui doit 1,2 milliard d’euros à la collectivité héraultaise est pourtant le premier fautif, rappelle Patricia Weber. « Les Départements sont en première ligne de la solidarité nationale qui n’est pas au rendez-vous de nos financements. »

  • [Occitanie] À Lattes, quatre listes font face au maire Cyril Meunier

    [Occitanie] À Lattes, quatre listes font face au maire Cyril Meunier

    Si les électeurs lui maintiennent leur confiance, ce sera son dernier mandat. Maire de Lattes depuis 2001, Cyril Meunier (sans étiquette) repart, dit-il, pour un « dernier mandat » avec deux objectifs majeurs.

    D’abord ne pas abandonner les Lattois à un sort jugé hasardeux. « Je ne laisserai pas la ville à des incompétents ». Ensuite et surtout achever les projets lancés. Celui qui se disait frêchiste du temps de Georges Frêche, puis s’était fâché avec Philippe Saurel et qui aujourd’hui travaille avec Michaël Delafosse à la Métropole de Montpellier, veut boucler le quartier Ode à la mer et accompagner le nouveau pôle autonomie santé.

    Tandis que Lattes, 8e ville de l’Hérault (17 351 habitants) regagne des résidents depuis 2013, Cyril Meunier veut « embellir l’espace public » et continuer de construire, raisonnablement promet-il. « Si on se livre aux promoteurs, on est morts ». Depuis qu’il est en place, Lattes a construit ses premiers logements sociaux. Mais les besoins croissent : « 570 demandes annuelles au lieu de 250 » en un quart de siècle. « Si on veut que les jeunes s’installent à Lattes, il faut aussi faire de l’accession libre », prône le maire sortant sans étiquette, qui refuse la folie des grandeurs en période d’austérité. « Le combat contre l’État sera très dur. En matière de gestion, il faut être un vrai pro », insiste le maire.

    À ce sujet justement, Stéphane Herb nourrit des doutes. Tête de la liste « l’Archipel citoyen », il pointe un « double discours » du maire sortant. L’écologiste dénonce une politique d’étalement urbain avec Ode à la mer, qui grignote les terres agricoles et naturelles à l’image des hauts de Lattes près des zones humides de l’Arnel. « Avec 5 000 logements qui arrivent d’ici 2030 puis 3 000, c’est trop. » Stéphane Herb préfère la reconstruction de la ville sur elle-même mais en R+4 maximum. « Avenue des platanes, la tour Signal de 10 étages ressemble aux Folies de Montpellier. Ce n’est pas ainsi qu’on logera les enfants des Lattois ni qu’on fera du logement social ».

    Le RN en embuscade

    La liste citoyenne de gauche de Stéphane Herb a un autre cheval de bataille. Le refus des projets de chaudière CSR (combustible solide de récupération) pour traiter les déchets de la métropole à l’actuelle usine Ametyst de Garosud et celui d’Unité de valorisation énergétique (UVE) qui vise à brûler les boues de la station d’épuration Maera près de la Cereirède. « En plus de deux autoroutes et de la ligne TGV qui va couper le bois de Maurin, on va avoir deux incinérateurs ! » Deux projets du président Michaël Delafosse pour lesquels le vice-président Cyril Meunier a votés.

    Ce que Stéphane Herb critique avant tout, c’est la méthode Cyril Meunier, élu multi-casquettes, qui déciderait de tout depuis 25 ans. « Il faut arrêter de mettre les Lattois devant le fait accompli et les rendre acteurs avec des conseils de quartiers élus, avec des budgets participatifs », résume celui qui propose des maisons de quartiers à Boirargues et Maurin.

    Le maire sortant est aussi contesté sur sa droite. Son opposant historique, Jean-Noël Fourcade (divers droite), qui avait échoué pour 953 voix en 2020 (42,12%), retente sa chance. Il critique le « gigantisme » des projets immobiliers, propose de « rafraîchir les écoles », de créer un « poste de police municipale mobile », l’embauche d’un « garde champêtre contre les dépôts sauvages ».

    Forte de ses scores nationaux (Le Pen 45,59% au 2nd tour de la présidentielle 2022), l’extrême droite part à l’assaut de Lattes. Ayant obtenu 57,08% au 2nd tour des législatives, le Ciottiste Josyan Oliva est soutenu par le RN et l’UDR. Comme lui, Wassim Boughnim, proche du RN, ne cause qu’insécurité, pourtant réduite à Lattes. Une de ses vidéos a fait polémique.

  • À Mauguio, les progressistes aux prises avec les droites

    À Mauguio, les progressistes aux prises avec les droites

    Entre un maire (Yvon Bourrel) qui se retire et la présence de six listes qui ont tendance à masquer leurs étiquettes, on peut dire que le flou règne à Mauguio-Carnon. Dans la 9e ville de l’Hérault (16 500 habitants), qui cultive autant le maraîchage que la culture bouvine, plane aussi la tentation du repli sur soi.

    Ne leur parlez pas du tramway à Mauguio ni à Carnon ! Tous y sont opposés, sauf peut-être à l’aéroport. « Mauguio ne doit pas être le cordon ombilical de Montpellier », a synthétisé Patricia Moulin-Traffort lors du débat de Midi Libre. L’ancienne suppléante de l’ex-député macroniste Patrick Vignal n’est pourtant pas la candidate la plus à droite. « Inquiet » de la réduction de l’habitat individuel au profit du collectif, l’élu d’opposition Pierre Martin-Chazot (les Républicains) veut « conserver la ville à taille humaine ».

    C’est aussi l’avis de Cécile Barral. Sortie de l’ombre des cabinets des maires Stéphan Rossignol (la Grande Motte), Jean-Paul Fournier (Nîmes) ou Carole Delga (Région Occitanie), la candidate qui penche à droite veut un centre de supervision urbain et plus de vidéosurveillance dans une ville qui compte déjà 150 caméras et 30 policiers municipaux.

    L’extrême droite n’a pas fait l’impasse et présente Gilles Parmentier (RN). Le collaborateur de Louis Aliot (Perpignan) joue déjà sur les peurs en amalgamant les HLM au narcotrafic. « C’est aux délinquants de fuir la ville et pas l’inverse. »

    La Font, clé de l’élection ?

    C’est vite oublier les statistiques officielles. 858 dégradations, 311 verbalisations pour stupéfiants, 83 cambriolages, 163 agressions en 2024… En 10 ans, la délinquance est restée stable et relativement contenue à Mauguio. Héritier de la majorité sortante, Laurent Pradeille privilégie les « médiateurs sociaux ». Préfère « l’ouverture d’esprit et la modération » aux « solutions incendiaires ». L’ancien socialiste qui conduit une « liste d’intérêt municipal », veut construire un gymnase, une nouvelle gendarmerie, préparer l’arrivée du lycée. Pour pallier un souci des saisonniers, il veut « développer les transports pas chers vers le littoral » et améliorer la desserte des zones économiques. Le dispositif zéro chômeur dans une ville qui en compte 9% ? « On ne s’interdit rien ». Allié au délégué d’Horizons Laurent Cappelletti, L. Pradeille défend le projet du quartier de la Font (800 logements) jugé trop grand par ses concurrents. « Il permet la mixité et de loger les jeunes. On a 500 demandes en attente de logement social ».

    L’écologiste Daniel Bourguet veut revoir la voilure. « 80% des logements de la Font sont trop chers. Les immeubles poussent un peu partout. On ne pourra pas accueillir tout le monde. Il ne faut ni trop densifier ni trop s’étaler », tempère le candidat de la liste progressiste et humaniste « L’Alternative citoyenne ». Daniel Bourguet veut « revenir sur le stationnement payant à Carnon » (20 euros max par voiture à l’année), rapprocher demandeurs d’emploi et entrepreneurs. Pour l’écolo, pas de « surenchère sécuritaire » mais une « police de proximité » et des « patrouilles à pied ». Il promet « d’impliquer les citoyens » dans sa gestion.

  • RC Toulon : Pierre Mignoni demande du repos

    RC Toulon : Pierre Mignoni demande du repos

    Pierre Mignoni a visiblement été marqué par la lourde défaite concédée par le RC Toulon à Mayol, face à Clermont (14-34), lors de la dernière journée de Top 14.

    Le directeur du rugby a demandé une semaine de repos à ses dirigeants. Ces derniers ont accepté sa requête, comme l’indique un communiqué du club.

    « Pierre Mignoni, directeur du Rugby, a souhaité prendre du repos cette semaine et le club à bien sûr accepté cette demande légitime. Le staff, les joueurs, les dirigeants et tous les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir en TOP 14 et Investec Champions Cup afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. Nous sommes certains de la solidarité de tous nos supporters, partenaires et passionnés du club. C’est le moment d’intensifier nos efforts, de cultiver l’unité et de renforcer notre soutien ».

  • Le Var, département où les pompiers sont les plus sollicités

    Le Var, département où les pompiers sont les plus sollicités

    En 2023, les sapeurs-pompiers du Var ont réalisé 107 interventions pour 1 000 habitants, contre 69 en moyenne au national, soit le taux le plus élevé de France, selon une étude de la plateforme CRIBL. Cette pression record s’inscrit dans une tendance de fond : à l’échelle nationale, les pompiers ont effectué 4,7 millions d’interventions (une toutes les 6,6 secondes). Depuis 2008, l’activité globale des services d’incendie et de secours a progressé de 19%. Mais la transformation la plus marquante concerne la nature des missions. Les incendies ont diminué de 10% en quinze ans et ne représentent plus qu’une intervention sur 17. À l’inverse, 79% des sorties concernent désormais le secours à la personne, en hausse de 40%.

    Le facteur vieillissement

    Cette transformation s’inscrit dans un contexte de vieillissement démographique et de tension sur l’offre de soins et les services hospitaliers, faisant des pompiers un maillon essentiel de la chaîne sanitaire et sociale. Dans le Var, département à forte attractivité résidentielle et touristique, cette évolution est amplifiée par la saisonnalité, la croissance démographique et un vieillissement supérieur à la moyenne (l’âge médian y est de 44 ans, 2 ans de plus que celui de la région et 4 ans que celui du pays ; les retraités représentent 26,9% de l’ensemble des Varois). À cet égard, les opérations de relevage de personnes ont bondi de 180% en 15 ans. Les ouvertures de porte, souvent liées à des malaises ou à l’isolement, ont bondi de 462%.

    Ainsi, au total, les pompiers français ont réalisé 19% d’interventions supplémentaires en quinze ans, mais leur cœur de métier s’est déplacé. Moins de feux, davantage d’urgences humaines. Cette mutation redéfinit les besoins en formation, en organisation des secours et en articulation avec le système de santé.

  • Surendettement en hausse en Vaucluse chez les foyers les plus fragiles financièrement

    Surendettement en hausse en Vaucluse chez les foyers les plus fragiles financièrement

    En 2025, il y a 1 264 dépôts de dossiers de surendettement pour les particuliers en Vaucluse, soit une augmentation de 8,5% par rapport à 2024, avec 99 cas de plus. Un constat établi lors de la réunion de la commission de surendettement dans les locaux vauclusiens de la Banque de France ce mercredi 18 février à Avignon.

    Si ce chiffre n’a fait qu’augmenter ces dernières années, on constate une décélération de la hausse des dépôts, avec par exemple une progression de 16% entre 2023 et 2024. L’endettement médian des ménages surendettés atteint 20 849 euros. Un chiffre en hausse de 5%, qui reste toutefois assez largement au-dessus des moyennes régionale et nationale. Mais également « une dynamique » qui « demeure toutefois moins soutenue qu’au niveau régional (+13,6%) et national (+9,8%) », précise l’organisme dans un communiqué. « On revient au niveau de 2019, avant le Covid, soit un niveau à peu près habituel », glisse Christine Gord, directrice de la Banque de France Vaucluse.

    Traitement qui diffère

    La dirigeante de la Banque de France en Vaucluse, appuyée par la préfecture, représentée ce mercredi par le sous-préfet sur le départ Sébastien Maggi, assure que des « solutions concrètes et durables » ont été apportées. D’après les chiffres donnés dans un dossier, « 90% des dossiers traités ont bénéficié d’une solution pérenne, permettant un apurement total ou une restructuration durable de la dette ». Parmi les dossiers clos, un montant total de 24% de la dette a pu être effacé, dans une « logique de tendre une perche et de donner une deuxième chance dans une situation intenable sur le plan budgétaire et personnel », glisse Sébastien Maggi.

    Des dossiers notamment marqués « par la fragilité financière », les ménages surendettés présentant « des caractéristiques révélatrices de vulnérabilité sociale ». Ainsi, 93,8% sont locataires ou hébergés, 63,7% n’ont pas de personnes à charge et plus d’un tiers disposent d’un revenu inférieur à 1 222 euros par mois. « On accompagne toujours les personnes avec des travailleurs sociaux », précise Christine Gord. Selon les cas, la dette peut être étalée, voire même effacée, même si cela reste plus rare. « Notre objectif est de les aider à rembourser », précise toutefois la directrice.

    En cas de difficultés financières, appelez le 34 14

  • Les premiers mots d’Habib Beye comme entraîneur de l’OM

    Les premiers mots d’Habib Beye comme entraîneur de l’OM

    Tout juste nommé à la tête de l’Olympique de Marseille, Habib Beye a été présenté à la presse, ce jeudi 19 février : “Tout d’abord c’est une grande fierté, très très heureux d’être ici. Vous savez l’attachement que j’ai pour ce club, maintenant comme je l’ai dit c’est un passé qu’il faut garder dans le passé”.

    Le nouvel entraîneur olympien a confie sa vision de la situation : “Aujourd’hui, c’est une autre mission qui m’est offerte aujourd’hui. Je l’ai vécu comme joueur, maintenant en tant qu’entraîneur, donc c’est un très très beau moment. Mais au-delà de ça il faut sortir des émotions et se dire que en 48 heures on a essayé d’impacter là où on pouvait impacter dans la préparation de ce match.

    Il faut qu’on soit dans une émotion très simple de savoir pourquoi on est là. J’ai juste hier eu le temps d’appeler ma maman pour lui dire parce que j’avais promis de le faire avant de signer. Donc je l’ai fait mais je pense qu’il faut qu’on soit très focus sur le travail qu’on a à faire. On aura le temps justement de rentrer dans ces émotions là et le meilleur moment sera demain soir avec une victoire pour le faire”, a souligné Habib Beye.