Category: accueil-merge

  • La liste « Briançon un territoire vivant » est au complet et dévoile son programme

    La liste « Briançon un territoire vivant » est au complet et dévoile son programme

    La liste « participative et solidaire, de gauche et écologiste » conduite par le quatuor Luc Marchello (69 ans), Capucine Mounal (40 ans), aide comptable, Vincent Virat (31 ans) et Stéphane Régnier (42 ans), annonce qu’elle est au complet avec les 35 candidats requis.

    Ils seront présentés publiquement le 24 février à 18h30 à la salle des associations. « Briançon territoire vivant » a aussi dévoilé son programme sur son site internet*. Fruit d’une « démarche collective ayant mobilisé plus de 150 personnes. Il s’est construit à travers de grandes réunions ouvertes à toutes et tous », indique la liste.

    *brianconterritoirevivant.org

    Photo DR

  • [Pétanque] Lumineux comme un Arlanc-en-ciel

    [Pétanque] Lumineux comme un Arlanc-en-ciel

    Ils étaient les grandissimes favoris de cette édition 2026. Comme l’an dernier, dans le même cadre à Douai, Philippe Suchaud, Christian Fazzino, Angélique Colombet, Cyril Begon, Benoît Monros, Antoine Cano, Romain Billaud et William Dauphant en ont fait voir de toutes les couleurs à leurs adversaires pour finir avec un véritable feu d’artifice face à l’autre favori Saint-Tropez dans une finale à sens unique.

    Six tête à tête gagnés et 12 points à 0. Un départ en fanfare pour Arlanc. Il aurait fallu que Saint-Tropez remporte deux doublettes pour poursuivre l’aventure.

    La victoire de Peyrot-Gbetable face à la paire Suchaud-Dauphant s’avérait inutile. Dubois-Mallet subissait la loi de Monros-Bégon tandis que Colombet-Fazzino n’avaient aucune peine à se débarrasser de Poinsot-Gasparini.

    Arlanc n’a jamais disputé de triplette (quart, demi et finale). C’est dire combien la supériorité des Auvergnats a été écrasante. C’est dire aussi combien la performance de Carpentras lors du 8e de finale il y a quinze jours a été immense en poussant la bande à Suchaud dans ses derniers retranchements.

    Résultats

    Quart de finale

    Andrézieux-Bouthéon (42) vs Mussidan (24) 9-17Bourbon-Lancy (71) vs Arlanc (63) 4-17Saint-Tropez (83) vs Savigné / Lathan (37) 16-12Vaulx-en-Velin (69) vs Gonfreville l’Orcher-ESM (76) 11-20

    Demi-finales

    Mussidan (24) vs Arlanc (63) 2-16Saint-Tropez (83) vs Gonfreville l’Orcher-ESM (76) 16-12

  • Des médecins cubains à Alès ? « Nous sommes prêts »

    Des médecins cubains à Alès ? « Nous sommes prêts »

    Il y a un peu moins d’an, une quarantaine d’élus locaux et responsables associatifs du haut-Gard se réunissaient à Alès. Deux questions dominaient les débats : comment faire face à la pénurie locale de personnel sanitaire ? Comment renforcer les capacités et l’efficience de l’hôpital public alésien ? L’établissement compte près de 880 lits, mais souffre d’un manque chronique de personnel, malgré les efforts intenses de la direction qui recourt déjà aux PADHUE (personnel hors Union européenne).

    Les conséquences sont lourdes : des délais de consultation pouvant atteindre près de deux ans en dermatologie, et des urgences régulièrement « régulées ». Le centre hospitalier rayonne également sur cinq structures d’accueil et d’hébergement pour personnes âgées, où interviennent plusieurs médecins généralistes. Il coiffe aussi le centre hospitalier de Ponteils, qui comprend notamment 75 lits (médecine, chirurgie, obstétrique) ainsi que l’hôpital d’Uzès.

    La pénurie ne touche pas seulement l’hôpital. Dans le territoire de l’agglomération alésienne, où vivent près de 136 000 personnes, on comptait 71 médecins en 2021. Ils ne sont plus que 55 aujourd’hui. À Alès, sous-préfecture de 46 000 habitants, on ne recense que vingt médecins du secteur 1. Résultat : 16 000 résidents de l’agglo sont privés de médecin traitant ; on compte un médecin pour 2 400 habitants.

    Pour le seul bassin alésien, l’estimation des besoins humains fait apparaître un manque global d’environ quatre-vingt-quatre professionnels de santé, toutes catégories confondues. Face à cette carence qui nuit gravement à la santé des habitants, la direction hospitalière et les élus locaux se tournent de plus en plus vers les praticiens diplômés hors Union européenne, devenus indispensables au maintien de l’offre médicale. Mais une autre option prend corps : faire appel, à titre provisoire, à des médecins cubains dans le cadre de l’hôpital local. L’expérience existe déjà en Calabre (Italie), où le personnel cubain est réparti dans quatre grands centres hospitaliers. Une coopération reconduite chaque année.

    Alès, un test national

    Forts de ces expériences réussies, fin du printemps dernier, une quarantaine de maires et élus du haut-Gard, conduits par Sylvain André, ont engagé une démarche commune auprès du sous-préfet d’Alès pour soutenir la venue de médecins cubains. À l’échelle nationale, la démarche est défendue par André Chassaigne, député communiste durant 23 ans et ex-président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine. Fin connaisseur du dossier, il travaille à lever les obstacles réglementaires, en lien avec le ministère des Affaires étrangères et celui de la Santé. « Ce n’est pas une démarche individuelle » insiste André Chassaigne. « Les praticiens sont sélectionnés, formés, et payés par l’État cubain. Ce sont des missions qui concernent aujourd’hui une cinquantaine de pays dans le monde. » Ce fut notamment le cas lors de la covid 19, avec des interventions en Caraïbe aux côtés de PADHUE en Martinique et en Guadeloupe.

    Pour Jean Michel Suau, du Comité de défense de l’hôpital, l’établissement public d’Alès « pourrait devenir un test à valeur nationale ». L’Alésien figure parmi les chevilles ouvrières de ce projet santé, soutenu par André Chassaigne, qui coordonne les nombreuses demandes formulées par les élus à travers le pays. La possibilité d’un renfort cubain intéresse également les centres et antennes de santé Filieris, issus de la Caisse Autonome Nationale de la Sécurité Sociale des Mines, présents notamment aux Mages, Saint-Florent/Auzonet, La Grand-Combe, Saint-Martin-de-Valgalgues, Bessèges, Saint-Ambroix, Salindres et Saint-Christol. D’ores et déjà vingt maires sont prêts à mettre à disposition des locaux pour accueillir les praticiens.

    Dans un territoire confronté à une désertification médicale accélérée, la venue de médecins cubains pourrait-elle marquer un tournant ? « Les besoins ont été évalués à 84 médecins environ » pour le bassin sanitaire, précise Jean-Michel Suau. Un bassin de 180 000 habitants (qui comprend aussi la basse Ardèche et la basse Lozère) dont 146 000 vivent dans l’agglo d’Alès (72 communes). La rencontre du 23 février pourrait bien ouvrir une nouvelle page pour la santé dans le haut-Gard.

    Lundi 23/02 à 18h, soirée au Prolé d’Alès en solidarité à Cuba.

  • La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    Du mieux, même si tout n’est pas parfait. Comme six autres députés ce jour-là, mobilisés dans une action commune, pour « enclencher une prise de conscience d’ensemble et une remise en question structurelle des conditions de détention des mineurs », Hendrik Davy (L’Après), député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, a usé de son droit de visite parlementaire pour retourner à l’établissement pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e) ce jeudi 25 février. En mars l’an dernier, il avait pu découvrir que les jeunes n’avaient pas accès à l’école, faute de surveillant en nombre suffisant. Suivait fin août un rapport salé de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté après une visite inopinée, Dominique Simmonot réclamant la fermeture partielle de l’EPM. Elle s’indignait notamment de la pratique de la « mise en grille », une « punition » qui consiste à mettre un enfant « sans eau, sans toilette, sans rien pour s’asseoir dans une cellule pendant plusieurs heures », rappelle le député.

    Désormais 38 mineurs, dont le plus jeune à 15 ans, sont incarcérés, contre 51 l’an dernier, le nombre de places ayant été ramené à 40 pour entamer un plan de rénovation, 120 000 euros investis pour repeindre et changer le mobilier, démarré en novembre dans les 7 unités de l’EPM et qui doit se terminer mi-juin, précise Karine Mathieu, directrice du service éducation de l’EPM pour la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), arrivée en janvier. Avec 33 éducateurs, elle assure le suivi des jeunes et entend remobiliser tout le monde « autour du “faires avec” », avec de la formation obligatoire, des groupes de travail, dans le cadre d’une refonte du projet d’établissement.

    Finie aussi la mise en grille, utilisée pour faire « redescendre la pression », explique le directeur adjoint de l’EPM que l’on sent démuni : « On les réintègre en cellule avec le risque de voir la situation dégénérer. » Côté surveillant, la fermeture tournante de deux unités a amélioré la situation, même si le taux d’absentéisme est de 30% et que les reprises se font en mi-temps thérapeutiques, convient-il.

    Une unité qui « répare »

    Dans les cellules de l’unité 5, celle du « régime différencié » pour mauvais comportement, on confirme l’amélioration. « Ça se passe bien, j’ai école », raconte Boui, 16 ans, incarcéré depuis 2 ans, déjà connu de l’EPM à l’âge de 13 ans. Dans la cour, les ados interpellent le député : « On est enfermés, on nous traite comme des animaux. » L’un d’entre eux déplore la qualité de la nourriture mais lui confie avoir un « projet paysage ». « On voudrait faire plus de sports, 2 à 3h par semaine ça suffit pas, c’est dur », témoigne-t-il.

    À l’unité « répare » pour « respect, anticipation, responsabilisation », on respire. Les six jeunes détenus sont libres de circuler le week-end, partagent plus de moments collectifs. « On demande à venir et on est pris si on a un bon comportement », explique l’un d’entre eux. Aucun des détenus passés par cette unité ne font partie des 48 enfants retournés à l’EPM en 2025 après y être déjà passé.

    « On juge une démocratie à l’état de ses prisons. Les visites servent à quelque chose, même si tout ne va pas mieux », quand « beaucoup d’enfants nous ont confirmé qu’ils passaient une grande partie de leur temps en cellule », estime en bilan Hendrik Davi, convaincu qu’il faut « penser à des alternatives à la privation de liberté ». Et de préconiser de prendre « le problème à la racine », en « donnant des moyens à l’aide sociale à l’enfance et à l’Éducation nationale pour éviter que les jeunes, ne deviennent la proie des réseaux ».

    « On juge une démocratie
    à l’état de
    ses prisons. »

  • Rue d’Aubagne, les réparations encore repoussées

    Rue d’Aubagne, les réparations encore repoussées

    Au cœur des enjeux indemnitaires du drame du 5 novembre 2018 qui a fait 8 morts, le bailleur social Marseille Habitat, société solvable qui engage sa responsabilité civile pour des fautes non intentionnelles commises en dépit de sa relaxe pour homicides involontaires, blessures involontaires et mise en danger d’autrui.

    Rappelons que les fautes d’imprudence et de négligence qu’elle a commises – la déstructuration de l’immeuble n°63 par un décloisonnement sans étaiement et la déconstruction du bâtiment situé en fond de parcelle – ont été regardées par le tribunal correctionnel dans son jugement du 7 juillet 2025 comme « insuffisantes à établir avec certitude un lien de causalité avec l’effondrement des immeubles ».

    En revanche, devant l’exigence d’une réparation rapide et intégrale du dommage subi par les parties civiles, la 6e chambre correctionnelle de Marseille avait décidé à la demande des 72 parties civiles, de faire usage de l‘article 470-1 du code de procédure pénale. Cette passerelle lui permet, en dépit de la relaxe, de statuer sur la responsabilité civile de Marseille Habitat et d’accorder des dommages, pour épargner aux parties civiles d’avoir à se lancer dans un nouveau procès devant un tribunal civil.

    « Faire évoluer

    la jurisprudence »

    Or le procès en appel qui a été fixé du 2 novembre au 19 décembre 2026 fait peser une incertitude et une fragilité juridique pour les parties. Il peut rebattre les cartes. Il peut aussi éclairer les parties. Répondant donc aux vœux de nombreux avocats de partie civile, le président Pascal Gand a accepté de repousser les débats indemnitaires au 23 septembre 2027 après que la cour d’appel aura statué sur la faute pénale de Marseille Habitat.

    Le président Gand a fait part du souhait de la 6e chambre de « faire évoluer la jurisprudence » pour accélérer la fixation des préjudices « sans les renvoyer aux calendes grecques ». Il a indiqué avoir demandé un avis au service de documentation, des études et du rapport (SDER) de la Cour de cassation « pour clarifier la question du renvoi des intérêts civils après appel qui retarde artificiellement le cours de la justice, charge le greffe, ne joue pas en faveur des parties civiles en ce que ce renvoi retarde le calcul, la fixation et la liquidation des réparations civiles ».

    S’agissant des indemnisations réclamées à l’encontre de l’ex-adjoint au maire en charge de la prévention des risques, Julien Ruas (LR) et de l’expert judiciaire Richard Carta, tous deux reconnus coupables pénalement, elles relèvent de la juridiction administrative. La faute non intentionnelle de M. Ruas n’est pas détachable de ses fonctions d’adjoint au maire. C’est donc à la Ville de les assumer. Quant à Richard Carta qui s’était vu confier l’expertise judiciaire du n°65 par le tribunal administratif de Marseille à la demande des services de la Ville, ce serait à ce même tribunal de statuer en raison de son statut de « collaborateur occasionnel du service public ». Une position de juge et partie difficilement tenable quand la procédure se présentera.

  • L’ère Beye s’ouvre à l’OM

    L’ère Beye s’ouvre à l’OM

    Il est arrivé souriant, habillé d’un survêtement du club et les lunettes bien vissées sur son nez. Calme, la voix posée, Habib Beye a fait face à une kyrielle de journalistes, ce jeudi après-midi, pour sa présentation officielle. Des premiers mots attendus, scrutés, pour celui qui a été un capitaine exemplaire et un latéral droit de talent. 19 ans après son départ de l’OM, le nouveau coach olympien retrouvait la Commanderie et s’est montré bavard face à la presse.

    « Tout d’abord, c’est une grande fierté, très très heureux d’être ici. Vous savez l’attachement que j’ai pour ce club. Maintenant, comme je l’ai dit, c’est un passé qu’il faut garder dans le passé. Aujourd’hui, une autre mission m’est offerte. Je l’ai vécu comme joueur, maintenant en tant qu’entraîneur, donc c’est un très très beau moment », appuie-t-il dès ses premières paroles. Sans langue de bois, ou presque [voir par ailleurs], l’ex-international sénégalais a répondu aux différentes questions. Il se sent « prêt » car il n’a pas découvert « une équipe malade », en arrivant à l’OM. « Il y a des dynamiques, parfois, qui sont un peu plus négatives. Je pars du principe qu’ici, il y a une grande volonté de travail de la part de toutes les personnes que j’ai rencontrées jusqu’à maintenant. Je suis allé chercher l’expérience dans une division inférieure, ensuite en Ligue 1, et aujourd’hui, j’estime que c’est un nouveau pas dans ma carrière, qu’il va falloir que j’assume. »

    Une pleine confiance

    du club

    Habib Beye n’a pas hésité à citer plusieurs fois, lors de sa soutenance, les noms de Frank McCourt et Medhi Benatia. L’entraîneur de 48 ans était satisfait de recevoir autant de confiance avant de monter à bord du bateau marseillais. « Cette confiance-là, je l’ai eue de la part du propriétaire, M. McCourt, et je l’ai eu de la part de Medhi Benatia. Maintenant, je dois l’avoir de la part de mon groupe à travers les interactions que j’ai avec eux », martèle l’ancien coach du Red Star et du Stade Rennais.

    Alors que la conférence de presse touchait à sa fin, Habib Beye s’est permis de nommer Pape Diouf, son président lorsqu’il portait le maillot marseillais. Sur le climat parfois incandescent autour du club, le natif de Suresnes s’est souvenu d’une phrase de celui qui fut également journaliste à La Marseillaise : « Quand le feu brûle à Marseille, parfois il faut le laisser brûler, car il s’éteint tout seul. » Habib Beye n’aura pas le temps de cogiter avec le match, dès ce vendredi soir (20h45), à Brest. L’occasion de prendre la température à l’aube d’une aventure phocéenne qui s’annonce intense.

    « J’estime que c’est un nouveau pas dans ma carrière »

  • Un label pour concrétiser le travail de proximité d’une Maison de Santé

    Un label pour concrétiser le travail de proximité d’une Maison de Santé

    La graine du projet avait été plantée en 2008, avant de germer. En 2026, la Maison de Santé pluriprofessionnelle, installée au nord d’Aix-en-Provence, dans le quartier de Beisson, est désormais labellisée France Santé. Un cachet déposé si l’établissement répond aux critères : « D’accès à des soins pluridisciplinaires (…) un accès en secteur (…) un accueil sept jours sur sept a minima, et la possibilité de travailler avec les SAS centre 15. Cela veut dire répondre à la possibilité d’une consultation de médecine générale en moins de 48h », résume Yan Bubien, directeur général de l’Agence régionale de santé Paca. Alors, si cette matinée de labellisation a d’abord été institutionnelle, en présence d’Isabelle Epaillard, préfète à l’Égalité des Chances, de Sophie Joissains, maire (UDI) sortante, de Mathieu Gatineau, sous-préfet d’Aix, le moment a été choisi, par le docteur Maurice Ngambé, cofondateur de cette MPS, de rappeler les priorités de l’établissement : « Concrètement chaque jour, nous travaillons pour l’accès aux soins, accompagner des patients atteints de maladie chronique, lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé et prendre en charge les patients les plus vulnérables. »

    Pour cause, la Maison est installée au cœur d’un « quartier, ou les besoins en santé sont importants, parfois complexes, et ou l’accès aux soins est un véritable parcours, poursuit Maurice Ngambé. En tant que médecin, cette reconnaissance a un sens particulier : elle confirme que le choix du travail en équipe était le bon. » Sur place, dans cet espace médical de 240 mètres carrés, ce sont en effet cinq médecins permanents qui se relaient, dont un remplaçant régulier, intégrés à un maillage de partenaires allant de l’Hôpital, de la Croix-Rouge, en passant par le Relais des Possibles. Il ne manquerait plus qu’une médiatrice en santé et une assistante médicale, selon le Docteur Maurice Ngambé. Difficile aussi, de chiffrer le flux quotidien de patients, car « tous les jours ne se ressemblent pas », estime ce dernier, qui évalue « à la louche, que 70% des patients » viennent d’un pourtour proche. « Le fait de cette proximité sur le territoire est une réelle plus value pour le bien-être [des habitants], estime Rachid Sabbouri, directeur du Centre Social la Rose des Vents. De notre côté on oriente. Les habitants du territoire se sentent pris en charge de manière convenable, avec une réponse adaptée à leur difficulté. On ressent le bénéfice. » À ce jour, l’ARS avec les Préfectures et l’Assurance maladie, labellise 96 Maisons France santé en Paca.

  • La CFDT d’Alinéa exige des garanties

    La CFDT d’Alinéa exige des garanties

    L’annonce du retrait du seul candidat à la reprise des 35 magasins Alinea (Néomarché) a été un nouveau choc pour les salariés. Ils sont près de 1200 à ne pas savoir de quoi l’avenir sera fait », rappelle la CFDT au national. À Aubagne, 250 salariés travaillent à la fois dans le magasin, et au siège social de Néomarché, maison mère d’Alinea, créée à Avignon en 1988. Alinea, propriété de la « galaxie Mulliez », a été placée en redressement judiciaire en novembre dernier.

    Mobilisation à Alinea

    Une mobilisation a eu lieu devant le magasin d’Alinea Aubagne les 7 et 14 février pour obtenir un plan social « décent ». Dans un communiqué publié jeudi, la CFDT exige « la sécurisation de l’avenir professionnel des salariés ». Pour les salariés des magasins Alinea, le syndicat revendique : « La garantie de leur reclassement dans les sociétés de la galaxie Mulliez, des budgets renforcés pour la formation des salariés, pour les fins de carrière. Et une indemnité de licenciement supralégale, à la hauteur de l’engagement des salariés d’Alinea. » Les réponses de l’AFM à ces revendications « déterminer[ont] le maintien ou non des mobilisations de cette fin de semaine », prévient le syndicat.

  • À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    Depuis le 20 janvier, chaque mercredi, plus d’une centaine de salariés du poudrier Eurenco (tout comme sur l’autre site Eurenco à Bergerac, en Dordogne), à Sorgues, se mettent en grève et se mobilisent devant le site pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Mais ce mercredi 18 février, la mobilisation s’est exportée aussi à quelques centaines de mètres de là, à Villa Park, où la direction a organisé un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire.

    Pour aborder les revendications des syndicats ? « Non. Ils ont exposé la situation économique de l’entreprise à la fin janvier et ont expliqué l’impact de la grève. Mais n’ont proposé ni solutions ni rendez-vous. Une simple discussion sur la vie d’entreprise », confie Jérémy Caillé, secrétaire général CGT Eurenco. Une quarantaine d’employés s’étaient ainsi déplacés devant le siège « pour faire entendre leurs voix au directeur général qui, courageusement, ne s’est pas présenté devant eux », regrette le syndicat dans un post sur les réseaux sociaux. D’après Jérémy Caillé, tous les ateliers de fabrication étaient à l’arrêt de ce mardi 17 février à 20 heures jusqu’à ce jeudi 19 février à 4 heures du matin.

    Économies

    La CGT et FO demandent une revalorisation générale des salaires de 130 euros bruts pour chaque employé, la revalorisation de la prime d’ancienneté, une prise en charge plus importante de la mutuelle et de la prévoyance par l’entreprise, ainsi que la transformation des contrats d’intérim en CDI. « Mais au lieu de ça, on nous a fait comprendre qu’il faudra faire des économies sur certains services, avec les conséquences que cela peut avoir », assure le responsable syndical. La direction du site aurait évoqué des pertes de commandes et des retards de livraison pour certains clients.

  • Ultimes jours pour replonger dans La Ciotat d’antan

    Ultimes jours pour replonger dans La Ciotat d’antan

    Alain, ancien instituteur installé à La Ciotat depuis 1984, vient d’observer avec intérêt les photos exposées à la chapelle des Pénitents Bleus*, boulevard Anatole-France. Quatre-vingts clichés inédits, en noir et blanc, de celui que les Ciotadens appelaient avec affection « Gara ».

    Né à La Ciotat en 1927, Garabed Garadedian a grandi dans une famille d’origine arménienne. Après avoir appris le métier de tailleur, s’être engagé dans la marine et parcouru le monde, « Gara » revient finalement jeter l’ancre à La Ciotat en 1952. Après avoir travaillé auprès du photographe Louis Sciarli, il ouvre son propre studio en 1955, au 73 rue des Poilus. Dès lors, également photographe pour le quotidien Le Provençal, rien de la vie ciotadenne n’échappera à son objectif.

    Travailleurs des chantiers

    « J’ai l’impression que les gens étaient peut-être plus heureux, car la ville était moins grande, les Ciotadens se connaissaient, il y avait une forme de convivialité. C’est une analyse personnelle », commente Alain.

    Au gré de la visite de l’exposition, toute une époque se met à revivre : le défilé des majorettes sur le port lors des fêtes votives du 15 août 1966 ; la préparation de la fête de la Cité ouvrière en été 1963 ; les filles en jupe et chaussures de ville aux abords du « Printania », présenté dans la légende de la photo comme « le premier supermarché de la ville » ; mais aussi, là où s’étend aujourd’hui un parc urbain, les vignes du domaine de la Tour et les vendanges… Venue en vacances dans sa famille, Martine, Toulousaine de 78 ans, s’enthousiasme : « Ces photos sont vivantes. Superbes ! »

    Garabed Garabedian a un sujet en or, et il le sait : les chantiers navals. Le 7 septembre 1968, il enregistre sur pellicule, car à l’époque la photographie est argentique, la foule des travailleurs du chantier qui, après leur journée de travail et le lancement du pétrolier « Fructidor », « passent les grilles de la porte du bassin ».

    Il photographie également un ravaudeur de filets sur le quai, en 1965. En arrière-plan, derrière lui, se dresse la colossale silhouette d’un navire en construction aux chantiers. Le 26 novembre 1964, sa prise de vue d’une équipe de pêcheurs sur un chalut montre également, en toile de fond, « le pétrolier Franche-Comté ».

    C’est tout cela que Gara a saisi sur pellicule : l’album de famille ciotaden, un fragment de mémoire collective. De quoi faire dire à Pierre, 66 ans : « Que de bons souvenirs ! »

    * Ouvert de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30