Category: accueil-merge

  • Le géosite dédié à la découverte géologique inauguré à Tartonne

    Le géosite dédié à la découverte géologique inauguré à Tartonne

    C’est en 2015 que Myette Guiomar, géologue désormais retraitée, a fait l’incroyable découverte d’ossements fossilisés qui se sont avérés être un squelette de plésiosaure, un grand reptile marin prédateur du Mésozoïque. Vieux de 100 millions d’années, le squelette était conservé sur plus de 4 mètres, représentant le spécimen le plus complet connu en France pour cette période du Crétacé inférieur. « Ce plésiosaure a choisi nos montagnes pour refaire surface », s’est réjoui la présidente (LR) du Département des Alpes-de-Haute-Provence, vendredi, lors de l’inauguration des aménagements du site, qui ont pour but de le rendre accessible au public et de le faire connaître des touristes.

    Le chantier de fouilles a pris plusieurs mois, le squelette ayant été découvert « dans un ravin escarpé, isolé et menacé par l’érosion ». « Derrière chaque ossement, il y a la sueur, la passion d’hommes et femmes qui aiment notre terre », a rappelé Eliane Barreille. Des chercheurs viennent « du monde entier » pour découvrir ce plésiosaure « parmi les plus complets jamais découverts en Europe », a affirmé la préfète, Isabelle Tomatis.

    « La plus grande réserve géologique de France »

    « Créée par l’État en 1984, la Réserve naturelle nationale géologique de Haute-Provence est la plus vaste réserve géologique d’Europe, couvrant près de 230 000 hectares sur les Alpes-de-Haute-Provence et le Var », explique le Département. « Des étudiants viennent des États-Unis pour étudier ici, dans la vallée », se réjouit Pierre-Olivier Antoine, président du conseil scientifique de la réserve. Un projet d’extension est actuellement en cours.

  • [Maj] Avec 61,38% des voix le texte « Un communisme de conquêtes » devient la base commune du congrès du PCF

    [Maj] Avec 61,38% des voix le texte « Un communisme de conquêtes » devient la base commune du congrès du PCF

    37 286 communistes à jour de leurs cotisations et adhérents depuis plus de trois mois étaient appelés à voter pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.

    24 608 électrices et électeurs ont voté, soit 66% des inscrits. 481 bulletins blancs ou nuls et 24 127 suffrages exprimés, soit 98,05%, ont été recensés

    «Un communisme de conquêtes», le texte du Conseil national a obtenu 14 810 suffrages, soit 61,38 % des exprimés.

    Les textes alternatifs ont respectivement obtenu :

    «Pour battre l’extrême droite et ouvrir l’espoir. Communistes à l’offensive», 6 117 voix soit 25,35 %;

    «Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme», 1 833 voix, soit 7,60% ;

    «Résister et construire, une nouvelle page du communisme», 1 367 voix, soit 5,67 %.

    Dans notre région, les résultats sont :

    Bouches-du-Rhône inscrits 2 396, votants 1 390, participation 58,01% « Un communisme de conquêtes » 1 019, 74,06% « Communistes à l’offensive » 247, 17,95%, « Stratégie communiste » 57, 4,14%, « Résister et construire » 53, 3,85%.

    Var inscrits 409, votants 271, participation 66,26% « Un communisme de conquêtes » 127, 48,11%, « Communistes à l’offensive », 27, 10,23%, « Stratégie communiste », 14, 5,30%, « Résister et construire » 96, 36,36%.

    Vaucluse inscrits 344, votants 207, participation 60,17%, « Un communisme de conquêtes » 140, 68,63%, « Communistes à l’offensive » 35, 17,16%, « Stratégie communiste » 12, 5,88%, « Résister et construire » 17, 8,33%.

    Alpes-de-Haute-Provence inscrits 205, votants 132, participation, 64,39%, « Un communisme de conquêtes » 84, 63,64% « Communistes à l’offensive » 33, 25%, « Stratégie communiste » 9, 6,82%, « Résister et construire » 6, 4,55%.

    Hautes-Alpes inscrits 112, votants 66, participation 58,93%, « Un communisme de conquêtes » 54, 84,38%, « Communistes à l’offensive » 8, 12,50%, « Stratégie communiste » 1, 1,56 %, « Résister et construire » 1, 1,56%.

    Gard votants 845, inscrits 650, participation 76,92%, « Un communisme de conquêtes » 346, 54,32%, « Communistes à l’offensive » 219, 34,38%, « Stratégie communiste » 66, 10,36%, « Résister et construire » 6, 0,94%.

    Hérault inscrits 654, votants 610, participation 93,27% « Un communisme de conquêtes » 375, 62,09%, « Communistes à l’offensive » 185, 30,63%, « Stratégie communiste » 31, 5,13%, « Résister et construire » 13, 2,15%.

  • [Entretien] Léon Deffontaines, PCF : « Les communistes souhaitent un parti qui joue un rôle de 1er plan »

    [Entretien] Léon Deffontaines, PCF : « Les communistes souhaitent un parti qui joue un rôle de 1er plan »

    La Marseillaise : Quelle est votre réaction après le choix du projet de base commune par les communistes ?

    Léon Deffontaines : Je me félicite de la mobilisation des communistes. C’est quand même assez exceptionnel, dans le contexte politique national, de réussir à avoir une telle vitalité démocratique. Je salue les dizaines de milliers de communistes qui se sont mobilisés, tout le long du week-end, pour choisir la base commune de discussion qui sera soumise aux congrès de section. J’observe que les communistes souhaitent poursuivre ce qui a été engagé par Fabien Roussel depuis 2018, notamment la réaffirmation d’un Parti communiste français qui soit un parti de premier plan sur la scène politique nationale et qui entend jouer un rôle de plus en plus important. C’est, je crois, très enthousiasmant et très intéressant. Cela vient conforter la stratégie et les orientations politiques entreprises ces dernières années. Maintenant, il incombe à la direction nationale de rassembler l’ensemble des communistes sur le texte majoritaire « Un communisme de conquête », qui est désormais la base commune de discussion pour que chaque sensibilité, mais surtout chaque adhérent, en prise avec les réalités militantes, puisse s’approprier le texte, débattre, et l’amender pour l’enrichir. C’est une nouvelle étape dans la perspective d’avoir un candidat communiste à l’élection présidentielle, en l’occurrence Fabien Roussel, et c’est une très bonne chose.

    Outre la question de la présidentielle, quelles sont, à grands traits, les orientations de la base commune de discussion ?

    L.D. : Elle propose un parti résolument tourné vers le monde du travail. Je pense que la préoccupation que chaque communiste a, c’est de savoir comment on est capable de faire reculer l’extrême droite et de permettre à la gauche de l’emporter. Cette question est centrale. Si on veut faire reculer l’extrême droite, il faut un Parti communiste, fort, présent, tourné vers le monde du travail qui, année après année, s’est détourné de la politique en général, de la gauche en particulier, voire même qui est tombé dans un vote Rassemblement national. Ce qu’exprime le vote des communistes, c’est que si on veut reconquérir cette base sociale, il faut un PCF tourné vers les travailleuses et les travailleurs, capables d’aller aux portes des entreprises, dans les entreprises elles-mêmes, pour discuter et démontrer que le RN n’est pas la solution et qu’un parti existe, à gauche, qui parle d’eux et défend leurs intérêts. C’est toute l’ambition de la base commune adoptée par les communistes ce dimanche.

    La spécificité du fonctionnement du PCF, c’est que le texte majoritaire devient la base de discussion de l’ensemble des adhérents. Fabien Roussel avait exprimé des inquiétudes avant le vote à propos de pressions extérieures. Comment, désormais, réunir l’ensemble des communistes sur ce texte ?

    L.D. : Dans l’histoire du PCF, depuis les années 2000 où on a des textes alternatifs qui peuvent être déposés dans nos processus de congrès, rares ont été les textes choisis à une aussi large majorité. Il y a eu un débat parfois houleux sur les réseaux sociaux, mais ce qui transparaît sur ces plateformes est assez éloigné de la réalité du parti. Il y a eu aussi une certaine forme d’ingérence de la part d’autres formations politique, notamment de la France insoumise, qui n’ont pas obtenu gain de cause. Cela démontre que le Parti communiste français n’est pas un parti qui se laisse influencer par d’autres formations. Je crois que cela démontre la vitalité démocratique, la force et la conviction des militants communiste dans la période. Aujourd’hui, j’invite celles et ceux qui ont pu s’exprimer parfois de manière virulente sur les réseaux sociaux, à construire collectivement le Parti communiste qu’on souhaite et donc à s’inscrire pleinement dans les congrès locaux, départementaux et enfin dans le congrès national qui aura lieu à Lille, les 3, 4 et 5 juillet. Près des deux tiers des communistes ont souhaité se rassembler sur ce projet de base commune, et les messages que l’on reçoit ce dimanche, de la part de soutiens des autres textes, montrent que ces camarades ont le souhait de s’investir aussi dans le processus de congrès.

    Propos recueillis par L.P.

  • Fort d’une année record, le Théâtre des Salins dévoile sa nouvelle saison

    Fort d’une année record, le Théâtre des Salins dévoile sa nouvelle saison

    Nouvelle saison, nouvelle programmation, mais toujours la même exigence. Alors que le Théâtre des Salins, qui fait partie des 78 établissements labellisés « scène nationale », ferme ses portes pendant l’été, sa secrétaire générale, Joanna Boutté, se réjouit des résultats de l’année écoulée, avec près de « 90% de remplissage sur l’ensemble des spectacles ».

    Son équipe présente désormais la saison à venir. Dans le marasme ambiant, entre la précarisation des intermittents du spectacle, les difficultés auxquelles font face les productions, l’émergence ardue de nouveaux talents, elle « refuse de baisser les bras », fidèle à son engagement pour le « service public de l’art et de la culture ».

    En 2026-2027, le public pourra donc voir 40 spectacles, dont 15 créations, traversant le théâtre, la danse, le cirque, la musique et des formes hybrides. Comme toujours, une grande place est laissée à la jeunesse avec 12 spectacles accessibles aux enfants, à l’instar de Du bout des doigts, un ballet à quatre mains filmé en direct sur scène, ou des doigts traversent l’histoire de la danse ; ou de Frasques, où les acrobates de la compagnie Galactik Ensemble « chutent, se relèvent, dans un monde en perpétuel déséquilibre », raconte Joanna Boutté.

    Un focus sur la création grecque

    La saison s’ouvrira le 3 octobre sur une soirée cabaret, animée par quatre formations, entre effeuillage, cancan, paillettes et music-hall. En cette année de Biac 2027 (Biennale internationale des arts de cirque), le Théâtre des Salins propose d’explorer un large panorama de la création circassienne contemporaine. À l’affiche : les acrobates du collectif XY, reconnus pour leur spectaculaire maîtrise des portés, Nadine O’Garra, qui convoque le rapport aux écrans dans Amour au temps de l’algorithme, ou encore Cirque Le Roux, avec sa dernière création Nature morte, au croisement du cirque, du théâtre physique et la composition visuelle.

    Côté musique, Walid Ben Selim chantera de grands textes de la poésie arabe, en écho à l’exposition du musée Ziem consacrée à Ernest Pignon-Ernest dans l’écrin dans la chapelle de l’Annonciade, « avec une petite jauge » pour « un moment privilégié », souligne Joanna Boutté. Thibault Cauvin, guitariste le plus primé au monde à 20 ans qui a tourné avec M, présentera Alter Ego, inspiré de ses voyages aux quatre coins du monde.

    Au programme également, un focus sur le meilleur de la création grecque, qui mettra en valeur une nouvelle génération d’artistes : Mario Banushi avec sa pièce sensorielle d’une puissance rare Mami, salué au festival d’Avignon l’an dernier ; le chorégraphe Christophe Papadopoulos avec My Fierce Ignorant Step, interprété par dix danseurs qui feront corps dans leur pluralité ; et Anna Lemonaki avec son spectacle de théâtre performatif, à cheval entre cabaret et récit auto-fictionnel, Bleu.

    La danse occupera une place centrale, avec des artistes majeurs de la scène internationale, à l’instar de Wim Vandekeybus, qui viendra célébrer les 40 ans de sa compagnie Ultima Vez avec le spectacle qui a « révolutionné la chorégraphie contemporaine dans les années 1990 », What the body does not remember.

    Côté théâtre, enfin, les spectateurs pourront notamment découvrir Orlando, mis en scène par Katia Ferreira d’après le roman de Virginia Woolf ; le diptyque familial entre règlement de comptes et comédie romantique Fête des mères d’Adèle Royné et Vincent Gardet ; ou Tellement sympa, une pièce qui brise l’omerta autour des violences faites aux femmes au sein de la communauté sourde.

    Une nouveauté à noter : la première édition du festival Vice Versa. Pendant deux semaines, en mars, les spectateurs seront installés au cœur du plateau pour une expérience immersive au plus près des artistes, avec une jauge resserrée.

  • Des opérations pour préserver la Méditerranée

    Des opérations pour préserver la Méditerranée

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, célébrée chaque année à la date du 8 juin, l’Institut océanographique Paul-Ricard organise son traditionnel BiodiverSeaDay sur l’île des Embiez. Depuis près de 25 ans, cette opération de nettoyage du littoral engage le grand public autour de la pollution marine grâce au ramassage des déchets accumulés sur les plages et dans la mer.

    Menée en partenariat avec la Capitainerie du port des Embiez, l’initiative se distingue par une collecte réalisée à pied et en plongée sous-marine. « Le ramassage est suivi d’une caractérisation des déchets collectés, pour sensibiliser et prévenir les pollutions marines », explique Marion Djama, chargée de mission à l’Institut océanographique Paul-Ricard.

    Pour l’édition 2026 du BiodiverSeaDay, 60 collaborateurs du groupe Pernod Ricard France participeront à l’initiative, en plus des plaisanciers et des bénévoles conviés chaque année à l’événement. En 2024, cette mobilisation avait permis de ramasser pas moins de 780 kg de déchets, selon l’Institut.

    Au-delà de la recherche, l’Institut Paul-Ricard a aussi pour mission de faire connaître la Méditerranée. La sensibilisation et l’éducation à l’environnement sont un axe fort de l’Institut, que ce soit à destination du grand public ou des scolaires. Chaque été, des ateliers sont organisés sur l’île des Embiez, notamment des balades naturalistes et des énigmes, qui se font en présence d’un membre de l’équipe scientifique.

    « Depuis sa création, l’Institut cherche à vulgariser ses connaissances scientifiques pour familiariser le plus grand nombre avec le milieu marin, précise Marion Djama. Ces événements clés permettent une transmission du savoir qui est essentielle car lorsqu’on connaît bien, on protège bien. »

    Des ateliers ouverts

    au grand public

    Pour célébrer ses 60 ans, l’Institut dévoilera par ailleurs une nouvelle programmation, le 11 juin, ouverte au grand public. À cette occasion, plusieurs activités seront proposées sur l’ensemble de la journée. L’Institut inaugurera ses nouveaux outils et supports de sensibilisation, parmi lesquels un cabinet de curiosités et les ateliers de la mer, pour faire découvrir les espèces marines, ainsi que leurs différents habitats. Cette année est aussi marquée par l’installation d’un récif artificiel dans le port, destiné à contribuer à la restauration de la biodiversité en zone portuaire.

    Créé en 1966 par Paul Ricard et Alain Bombard, l’Institut océanographique est né avec l’ambition de lutter contre les premières pollutions industrielles en Méditerranée. Dès les années 1950, Paul Ricard avait acquis l’île des Embiez pour y préserver la faune et la flore, avant d’y installer son centre de recherches. Au fil des décennies, ses missions se sont élargies jusqu’à lui conférer une renommée internationale aujourd’hui. Lors d’une conférence de presse organisée le 1er juin au Club Pernod Ricard à Marseille, sa directrice, Patricia Ricard, petite-fille du fondateur, a rappelé la philosophie qui anime toujours l’établissement : « Soixante ans ont passé, mais notre méthode reste la même. Nous travaillons avec des entreprises responsables et compétentes, avec les acteurs locaux et les enfants. Surtout, nous mettons la science au service de la connaissance. »

    Si la lutte contre la pollution demeure une priorité, Patricia Ricard insiste sur l’urgence climatique : « Le défi majeur est la décarbonation de la société car l’océan se réchauffe à une vitesse inédite. » L’Institut poursuit sa mission fondatrice : mieux connaître la Méditerranée pour mieux la préserver.

  • À Istres, un nouveau marché provençal au service de l’attractivité

    À Istres, un nouveau marché provençal au service de l’attractivité

    En culotte d’antan, galoubets et tambourins à la main, les bénévoles de l’association de danse folklorique Lou Trelus déambulent dans les allées Jean-Jaurès. Samedi matin, ce haut-lieu du centre-ville istréen est bondé de monde à l’occasion de la première matinée du marché « L’instant provençal », rendez-vous hebdomadaire qui s’étendra jusqu’au 26 septembre.

    Une petite trentaine d’exposants sont installés de part et d’autre de la rue piétonne ombragée. Parmi eux, Monique, qui tient un étal en face de sa boutique « Au manoir des anges », qu’elle a ouvert il y a 9 ans et demi. « C’est génial, c’est convivial, se réjouit-elle. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu du chaland comme ça. Le samedi matin, d’habitude, c’est vide. Là, pour moi, c’est gagné ! »

    Même enthousiasme du côté des habitants. « Enfin ! », réagissent Annick et sa mère Jacqueline en déambulant : « Ça fait vivre la ville. » Un marché est déjà en place le mardi matin à Istres, mais « ça n’a rien à voir, et puis beaucoup de gens travaillent en semaine ». Pour les deux femmes, l’accent mis sur l’identité provençale est « malin, c’est bon pour le tourisme ! ».

    Valoriser le patrimoine

    Chez les commerçants, on joue le jeu. Monique témoigne : « C’est vraiment un marché dédié au terroir, moi-même, j’ai beaucoup de produits dans ma boutique, mais je mets en avant ceux qui sont en lien avec notre région, ceux avec de la lavande par exemple. »

    Le maire Robin Prétot (LR) revendique cette identité. « Nous sommes convaincus qu’il faut aller plus loin dans la valorisation et dans l’affirmation de cette richesse, parce que notre patrimoine raconte une histoire, notre histoire, affirme-t-il. Ce patrimoine, c’est celui du vieil Istres, du centre historique, de cet hôtel de ville emblématique pour lequel nous nous sommes battus et qui, aujourd’hui, est revenu dans notre giron. » L’élu pointe le besoin de retrouver du « lien humain, ce qui nous rassemble, et c’est tout le sens du marché “L’instant provençal” ».

    Devant le succès de cette première édition, Adrien Bouterin a le sourire. L’adjoint au maire délégué aux affaires économiques, au projet de centre-ville, au commerce et à l’artisanat explique la démarche : « Les mots d’ordre étaient : Provence, été et qualité. On voulait quelque chose qui fasse revenir du flux le week-end en centre-ville. (…) Ça part d’une vraie analyse, avec l’Office du commerce, on est allés interroger les gens en terrasse pour leur demander ce qui leur manquait et le marché revenait quasi systématiquement. »

    Si l’affluence se confirme, la municipalité pense pérenniser le marché à l’année. « On envisage également de le dédoubler sur le boulevard Paul-Painlevé, à la condition de trouver des marchands en restant qualitatif », révèle l’adjoint.

  • L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    Le coup d’envoi de l’Été marseillais, organisé pour la 7e année consécutive par la Ville de Marseille, se fera au diapason du début de la saison estivale : le 21 juin, piétons et musiciens pourront envahir la corniche Kennedy (7e) en toute sécurité, à l’occasion d’une édition nocturne de l’opération la Voie est libre. De 17h à 23h, Marseillaises et Marseillais pourront donc célébrer la Fête de la musique au bord de l’eau, où seront installées cinq scènes aux styles musicaux éclectiques : latino, musiques urbaines, hits, musiques électroniques et disco. Une première étape d’un été qui s’annonce chargé.

    Côté musique, la traditionnelle Scène sur l’eau, installée au Vieux-Port, accueillera pas moins de 24 artistes marseillais, francophones et internationaux pour un total de dix concerts gratuits (lire sur lamarseillaise.fr). C’est Julien Clerc, icône de la chanson française, qui ouvrira le bal le 3 juillet, à la veille de la Pride Marseille. De nouvelles scènes feront aussi leur apparition cette année, notamment au stade nautique Florence-Arthaud (8e).

    Autre nouveauté : des DJ sets seront proposés tous les vendredis dans le cadre des « week-ends guinguette ». Dès 19h, ils se tiendront à l’Espace Mistral, à l’Estaque (16e) en juillet, puis au parc du Grand séminaire (14e) en août. Le karaoké géant, qui offre à tous la possibilité de devenir la star d’un soir, reviendra lui aussi, le 15 août, à partir de 19h sur l’esplanade du J4 (2e). Il sera suivi d’un feu d’artifice et d’un spectacle de drones.

    Sports, culture

    et convivialité

    Les parcs de la ville seront aussi mobilisés, chaque mercredi, pour divertir les plus jeunes. En juillet, c’est le spectacle Boom boom ! qui fera la tournée des espaces verts, suivi, en août, du jeu de piste Protocole Panthera.

    Côté sport, la Ville proposera aux petits Marseillais, entre le 7 juillet et le 29 août, plusieurs « journées tremplin sport », implantées directement au cœur des quartiers. Les volontaires pourront profiter d’activités sportives encadrées sur des équipements multisports. En parallèle, quatre bassins mobiles seront déployés dans les 3e, 9e, 13e et 16e arrondissements, pour favoriser l’apprentissage de la natation. Ouverts 7 jours sur 7, de 9h à 17h, ils accueilleront les enfants de 4 à 12 ans, mais aussi les adolescents, les associations et le grand public.

    À cela s’ajoutent les activités nautiques gratuites proposées à la base de Corbière (16e) et Florence-Arthaud, du 6 juillet au 31 août. Jeunes et moins jeunes sont invités, du lundi au vendredi, à découvrir gratuitement le voilier collectif, le kayak ou encore le paddle.

    La culture n’est bien sûr pas oubliée, avec le retour des emblématiques séances de « ciné plein air » et l’apparition des « jeudis à la Vieille Charité » (2e). Deux jeudis par mois, le bâtiment édifié au XVIIe siècle ouvrira ses portes, à partir de 19h, pour que le public puisse découvrir sans frais les expositions temporaires au rythme d’événements musicaux imaginés par quatre collectifs d’artistes différents.

    La saison se clôturera avec la Grande braderie, le 6 septembre, organisée de 10h à 19h dans le centre-ville et dans plusieurs noyaux villageois.

    Plus d’informations sur le site de la Ville de Marseille

  • Les combats et acquis de 1936 au cœur de la fête populaire du PCF

    Les combats et acquis de 1936 au cœur de la fête populaire du PCF

    C’est sous un doux soleil de juin, dans l’accueillant parc du Grand Pavois, que s’est déroulée, dimanche, la fête populaire de la section du Parti communiste de Septèmes-les-Vallons. Au cœur des débats cette année : la commémoration des 90 ans du Front populaire, de ses origines et de ses acquis.

    « Si c’est un panthéon de l’histoire des gauches et de l’histoire en général, il s’agit d’un événement en trois dimensions, à commencer par une originale union des gauches, qui était loin d’être gagnée en 1934, et un puissant mouvement social sans précédent », a rappelé Gérard Leidet, coprésident de l’association Provence mémoire et monde ouvrier, en ouverture d’une conférence organisée entre 10h et 12h. Jean Domenichino, historien, ancien maître de conférences à l’université Aix-Marseille et auteur de plusieurs ouvrages sur 1936, a ajouté : « Le Front populaire est une réponse à deux crises : la crise économique de 1929 et une crise politique due à la multiplication de forces qui se réclament du fascisme. » Car dans les années 1930, alors que le congrès de Tours a acté, en 1920, la naissance de la SFIC (futur Parti communiste français), issue de la scission de la SFIO (ancêtre du Parti socialiste), l’heure n’est, au départ, pas vraiment à l’union. Les mêmes oppositions se retrouvent chez les syndicalistes, entre CGT et CGTU. C’est finalement en réaction à la manifestation d’extrême droite du 6 février 1934, qui tourne à l’émeute, que naîtront les prémisses d’une volonté d’unité à gauche, laquelle aboutira in fine, la création de la coalition du Front populaire.

    Porté par une vague de grèves et d’occupations d’usines, le Front populaire a permis des avancées sociales majeures, dont la reconnaissance des libertés syndicales, l’instauration de deux semaines de congés payés et de la semaine de 40 heures. « L’histoire nous rappelle que nous devons porter, dans nos combats d’aujourd’hui, cette conscience de classe du monde ouvrier », a souligné en clôture Nadia Putzolu, secrétaire de la section PCF de Septèmes.

  • La Croix-Rouge inaugure un nouveau lieu dédié à la solidarité à Marseille

    La Croix-Rouge inaugure un nouveau lieu dédié à la solidarité à Marseille

    Vous venez amener des dons ? », demande Awéna, bénévole depuis neuf mois. Un couple vient déposer un siège auto et des vêtements. Même le jour de l’inauguration, la boutique solidaire de la Croix-Rouge ne désemplit pas. Ouvert depuis octobre dernier, ce concept est unique dans la région car il réunit dans un même lieu une épicerie solidaire, du textile de seconde main, mais aussi des espaces d’accueil, d’écoute et de formation. Ce Carrefour des solidarités a déjà accueilli plus de 9 000 personnes.

    Parmi elles, Eliane, 87 ans, habitante du quartier. Elle pousse la porte de la boutique pratiquement tous les jours : « J’adore cet endroit et je trouve toujours mon bonheur. Il y a aussi l’avantage qu’ici, tout le monde est sympathique », sourit-elle.

    Entre les portants et les réfrigérateurs, des t-shirts et gilets rouges, brodés « la Croix-Rouge », s’activent. Au total, ce sont 400 bénévoles qui aident des personnes en situation de précarité. Awéna travaille aujourd’hui à la partie textile. « Les clients ne viennent pas uniquement pour acheter ou pour donner, ils viennent aussi pour parler. On a l’impression que ça leur fait du bien », décrit-elle, en triant des chemisiers. à ses côtés, son fils de 13 ans, Imad, est également bénévole : « J’ai appris le fonctionnement de la caisse. J’aimerais continuer à être bénévole plus tard, ça me plaît d’aider les gens. »

    Contribuer à une vie meilleure

    Le choix du quartier du Camas n’est pas anodin : « On cherchait un endroit accessible par les transports en commun. L’objectif était de concentrer tous les services sur un même lieu, pour que les gens n’aient pas besoin de traverser la ville », explique Stéphane Lemonnier, président de l’unité locale de Marseille.

    D’une superficie totale de 300m2, ce concept de boutique comprend aussi un service de microcrédit, en partenariat avec la Caisse d’épargne. « Il permet de donner un coup de pouce. La plupart du temps, les personnes ne savent pas qu’ils en sont bénéficiaires, alors on les accompagne », ajoute Stéphane Lemonnier. Une permanence pour lutter contre la précarité énergétique, en partenariat avec EDF, est également mise en place, ce qui a permis à l’association d’obtenir un chèque de 20 000 euros d’aides.

    à Marseille, le taux de pauvreté peut atteindre 25%, selon Isabelle Epaillard, préfète déléguée à l’égalité des chances, qui n’a pas manqué de saluer le travail des bénévoles. Et d’aller plus loin : « La question du logement est préoccupante. Environ 7 000 personnes dorment dans des centres d’hébergement ou des hôtels. » En 2025, la Croix-Rouge de Marseille a distribué 89 tonnes de produits à 41 000 personnes dans le besoin.

  • À Marseille, les élèves sensibilisés aux dangers numériques

    À Marseille, les élèves sensibilisés aux dangers numériques

    Huit écoles élémentaires ont eu l’opportunité, du 1er au 5 juin, de participer à une semaine de rencontres dédiée à la découverte des médias audiovisuels et numériques, animée par des équipes de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique). Les élèves ont pu explorer les divers types de médias et ont été sensibilisés à l’usage des écrans, pour comprendre la signalétique jeunesse ou encore savoir comment réagir face à un contenu choquant. Au total, 991 élèves, du CP au CM2, ont été concernés par cette initiative portée en partenariat avec la Ville de Marseille.

    Dans une classe de CE1 de l’école Convalescents (1er), la rencontre prend tout son sens. Sur 23 élèves, 9 possèdent déjà leur propre téléphone portable. Tous ont déjà regardé des films « déconseillés » à leur âge. Une grande partie a même déjà joué à « GTA », jeu vidéo dans lequel le joueur incarne des criminels dans un univers marqué par violence et activités illégales.

    Des chiffres qui ne surprennent pas Manon Conan, cheffe du département Éducation aux médias de l’Arcom, qui dirige l’atelier : « énormément de jeunes regardent des films d’horreur et d’autres contenus très violents. Ils ont l’impression que ça ne les impacte pas. Les thématiques abordées portaient donc surtout sur la manière de se protéger lorsqu’on est exposé à ce type de contenus. » Ce constat dépasse largement cette classe. « Les réseaux sociaux sont supposés être accessibles à 13 ans – peut-être 15 demain – et aujourd’hui, 50% des enfants de 12 ans ont un compte Snapchat ou TikTok », note le président de l’Arcom, Martin Adjani, présent pour clôturer la semaine.

    Pascaline Lécorché, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’éducation, confirme l’urgence : « Quand on discute avec le réseau de formation des professionnels de l’éducation, Canopé, ils nous disent qu’il y a une réelle demande de formation des enseignants. »

    La Ville a choisi d’agir tôt. « Depuis 2020, elle est un laboratoire innovant sur l’enseignement du numérique dans les écoles », explique Christophe Hugon, conseiller délégué aux relations avec les acteurs du numérique. Une démarche pensée sans culpabiliser les parents : « Ils sont souvent demandeurs d’outils pour que l’éducation de leurs enfants dans l’espace numérique se passe aussi bien que dans l’espace urbain. » L’Arcom envisage d’inscrire l’initiative dans la durée et de la déployer.