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  • Vers une rentrée sociale de haute volée

    Vers une rentrée sociale de haute volée

    C’est le mouvement féministe qui va débuter les hostilités face au pouvoir en place avec le retour des rassemblements devant les tribunaux dès le 7 septembre. S’ensuivra une journée de grève et de manifestation concernant plusieurs secteurs sensibles : les travailleurs de la santé, des industries électriques et gazières, de l’enseignement supérieur avec le soutien des étudiants, le 15 septembre. Et le rythme
    va monter crescendo jusqu’à la fin du mois avec
    la date du 26 septembre dans le viseur. Avant une journée qui va faire office de point d’orgue avec
    un appel intersyndical dans la fonction publique
    et une grande manifestation des sapeurs-pompiers à Paris, le 29. Septembre s’annonce chaud !

    7 septembre

    Retour féministe devant les tribunaux

    La mobilisation pour avoir une loi-cadre contre les violences sexuelles et sexistes sur les femmes et les enfants a été suspendue pour l’été, le 7 juillet, on va donc reprendre dès ce 7 septembre », explique Annick Karsenty, présidente de Femmes solidaires Marseille.

    Un appel lancé par « l’ensemble des forces qui constituent la coalition ». Coalition qui rassemble 150 organisations et associations féministes à l’origine de la mobilisation devant les tribunaux notamment lancée suite à l’affaire Lyhanna. « On veut maintenir la pression et relancer la mobilisation au plus tôt ! C’est à partir de là que la loi peut être discutée au Parlement », développe la militante féministe. En clair, la coalition espère que la pression sur le terrain appuie ses revendications et permette ainsi qu’elles soient reprises par le Parlement. « On réclame 3 milliards d’euros par an, on propose 140 recommandations, la balle est dans le camp du gouvernement. Et vu les mobilisations qu’il y a eues entre le féminicide de Lyhanna et début juillet, le gouvernement a été obligé de nous entendre », insiste Annick Karsenty. D’où l’intérêt de poursuivre la mise sous pression.

    15 septembre

    Un mouvement électrique et une grève massive dans le secteur de l’énergie

    On s’attend à des taux de grévistes jamais vus dans le secteur. » Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, est plus que confiant sur l’ampleur de la mobilisation à venir chez les travailleurs du secteur de l’énergie.

    L’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, CFDT…) des agents des industries électriques et gazières (IEG) appelle à une journée de grève ce 15 septembre et elle promet d’être suivie. « On fait face à une attaque généralisée, avec en ligne de mire la fin du «tarif agents« suite à un rapport de la Cour des comptes », explique le syndicaliste marseillais.

    Concrètement, le gouvernement veut rompre avec ce tarif préférentiel sur l’électricité et le gaz pour les travailleurs du secteur et prévoit tout un panel de mesures austéritaires pour les petites mains de l’énergie en France. « On est dans la poursuite de la doctrine de ce gouvernement : appauvrir les travailleurs et enrichir le capital », résume Renaud Henry. Autant dire que cela ne passe pas. Et cela passe encore moins lorsqu’on sait que cette même profession était déjà mobilisée pour des augmentations salariales, l’an dernier à la même époque.

    Leur mouvement avait lancé la riposte sociale de la CGT en 2025, les électriciens et gaziers sont donc bien partis pour redevenir la locomotive du monde du travail en 2026. « C’est insupportable pour les agents : l’année passée nous avons fait grève car notre grille de salaires débute en dessous du Smic et aujourd’hui on a la présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, une ancienne ministre qui a participé aux 1 000 milliards de dettes qui vient donner des leçons à des travailleurs qui ont du mal à finir le mois. »

    De quoi surtout reposer dans le débat public la question du pouvoir d’achat et des augmentations salariales qui ne suivent pas l’inflation. « Cela fait 15 ans qu’on a des augmentations salariales entre 0,5% et 1,5%, voire 2% les grandes années où l’on faisait des grèves pour avoir un peu plus… Mais la Cour des comptes demande l’arrêt des augmentations pour le secteur », dénonce Renaud Henry. Preuve que la colère est réelle, ce sont les quatre organisations représentatives du secteur qui sont dans le coup. « Même les cadres poussent à la mobilisation », assure Renaud Henry. Avant de glisser : « La question de la reconduction de la grève se pose déjà. » Les agents comptent envoyer un message limpide au patronat et au gouvernement.

    15 septembre

    Étudiants, enseignement supérieur et santé dans la bataille

    Si ce sont les agents de l’énergie qui montent au créneau en premier lieu ce 15 septembre, ils sont loin d’être les seuls travailleurs à se mobiliser à cette date. Plusieurs autres fédérations de la CGT appellent à la grève le même jour, à l’instar de la Fédération nationale des industries chimiques (Fnic-CGT).

    Cette dernière entend pousser pour des augmentations salariales à la hauteur de l’inflation et s’opposer plus globalement au projet de budget austéritaire que prépare le gouvernement : « Sans riposte d’envergure, nous serons condamnés à vivre ou à revivre les heures les plus sombres de notre histoire sociale. » Même analyse pour la Fédération CGT de la santé et de l’action sociale qui dénonce les mesures à venir avec un appel à la grève également, qui concerne toutes les structures du secteur de la santé et du médico-social : « De nouvelles dégradations s’annoncent pour les budgets de l’État et de la Sécurité sociale : restriction d’accès aux soins, suppression de personnels, augmentation du reste à charge pour les patients… »

    Ajoutons à cela l’intersyndicale de l’enseignement supérieur (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires…) qui prévoit aussi une large mobilisation, là encore contre le budget à venir. Les travailleurs de la recherche pourront aussi compter sur le soutien des étudiants puisque plusieurs organisations de jeunesse appellent aussi à la riposte. De quoi faire du 15 septembre un moment de convergence.

    26 septembre

    Culture, climat et paix au programme

    La CGT Spectacle et plusieurs organisations progressistes du monde de la culture, appellent à « une semaine d’actions à partir du 21 septembre avec comme point fort le 26 septembre » avec le mot d’ordre : « Organisons une rentrée sociale. »

    Au programme : toujours la défense des droits des intermittents notamment, avec en ligne de mire les négociations autour de l’assurance chômage. Mais aussi l’opposition aux baisses de dotations des collectivités locales qui impliquent une baisse des subventions pour les structures artistiques. Ce timing tombe à pic puisque deux dates encadrent cette semaine d’actions. Dont le 21 septembre qui marque la journée mondiale pour la paix. « Il va y avoir une série d’initiatives dans plusieurs villes. On réfléchit à un rassemblement à Istres où se trouvent des armes nucléaires », explique Michel Dolot, pour le Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. Son organisation a aussi dans le viseur son congrès national à Port-de-Bouc, en octobre.

    Et le 26 septembre s’annonce aussi comme un temps fort avec l’organisation de « marches pour le climat, la paix et les solidarités » dans plus de 50 villes en France.

    29 septembre

    La fonction publique contre le budget

    La date du 29 septembre s’annonce comme l’autre temps fort de cette rentrée sociale avec un appel à la grève de l’intersyndicale de la fonction publique au complet (CGT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFDT et syndicats autonomes). « Les agents de la fonction publique que nous représentons ont toutes les raisons de se mettre en grève et de pouvoir exiger justement un autre budget puisque le lendemain le 30, Sébastien Lecornu fera ses annonces budgétaires », explique Virginie Akliouat, secrétaire de la FSU 13. Des manifestations vont avoir lieu dans plusieurs villes de la région Sud avec toujours l’objectif de faire plier le gouvernement. « Cette mobilisation est là pour influer sur les arbitrages qui vont être rendus et peser sur le débat qui va s’ouvrir pour obtenir un nouveau budget », développe la syndicaliste.

    Outre la large unité syndicale sur le sujet, qui englobe d’ailleurs les trois pans de la fonction publique, plusieurs organisations de la CGT entendent faire convergence avec les fonctionnaires, comme l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône. Cette dernière relaie la dernière communication du Comité confédéral national (CCN) de la CGT, l’une des instances décisionnaires de la centrale syndicale : « Rejoignons-les et faisons du 29 septembre une grande journée de grèves et de manifestations pour les services publics et l’augmentation des salaires. »

    Une manière d’enfoncer le clou après le 15 septembre et peut-être de préparer de nouvelles dates de mobilisations interprofessionnelles en octobre ? En tout cas, tous les mouvements sociaux de septembre s’accordent sur un fil rouge : l’opposition au budget austéritaire en préparation.

    29 septembre

    Les pompiers montent à Paris

    Plus qu’un symbole, l’ensemble des syndicats de pompiers appelle à une manifestation à la capitale ce 29 septembre après un été plus que rude pour leur profession. « Il va y avoir du monde à Paris, des sapeurs-pompiers de toute la France et des personnels administratifs », assure Laurent Guilloteau, pour la CGT Sdis et pompier des Bouches-du-Rhône. Pour faire monter la pression en amont, l’intersyndicale a justement déposé un préavis de grève dès le 8 septembre jusqu’au 20 octobre.

    Et aussi

    8 septembre. Grève dans les librairies à l’appel de la CGT et SUD de la profession à l’occasion de négociations dans le secteur sur les salaires.

    10 septembre. Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT va être dans le Var, le 10 septembre. Une visite pour préparer les élections professionnelles dans la fonction publique mais pas uniquement puisqu’un passage à l’arsenal de Toulon est aussi au programme.

    7 au 11 septembre. La Confédération nationale des buralistes annonce des mobilisations du 7 au 11 septembre avec un rendez-vous à Salon-de-Provence, le 9 septembre.

    15 septembre. Le secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot, sera à Marseille, ce 15 septembre, pour un meeting de rentrée de l’Union départementale FO des Bouches-du-Rhône.

    20 septembre. Manifestations prévues dans plusieurs villes contre la loi dites du « permis de tuer ».

    28 septembre. De nombreuses associations féministes appellent à la mobilisation dans le cadre de la journée mondiale pour le droit à l’avortement.

  • Réseau d’alerte financier à Avignon : tout comprendre sur ce dispositif

    Réseau d’alerte financier à Avignon : tout comprendre sur ce dispositif

    C’était le sujet inflammable depuis le début de l’été à Avignon : la situation financière laissée par la précédente municipalité Helle (PS), qualifiée de « champ de ruines » par son successeur Olivier Galzi (DVD). Audit, conseil municipal tendu avec rejet du compte administratif, puis, mi-juillet, placement de la Ville dans « le réseau d’alerte au titre de l’année 2025 ». « Cette lettre confirme point par point ce que nous avons dit », se satisfaisait tristement le maire.

    Mais dans les faits, qu’est-ce que ce réseau et quelles en sont les conséquences ? Il s’agit d’un dispositif national piloté dans chaque département par les services de la préfecture et la direction départementale des Finances publiques (DDFIP). Contactée, cette dernière nous a livré des éléments de fonctionnement, au-delà de toute appréciation politique. « Ce qui est au moins partagé, c’est qu’il y a eu sur l’année 2025 une dégradation des comptes de la Ville d’Avignon », dit-on pudiquement à la DDFIP, admettant qu’être « dans ce réseau d’alerte est un signal qui peut avoir des conséquences économiques ».

    La genèse de ce réseau

    La DDFIP tient les comptes de toutes les collectivités locales. Chaque année, elle établit « sur la base d’un certain nombre de ratios financiers issus des comptes des collectivités locales » un classement. Une note sur 100 qui tient compte de la capacité d’autofinancement, de la rigidité des charges (dépenses obligatoires par rapport à toutes les autres dépenses globales de la collectivité), de l’endettement mais aussi du potentiel fiscal (les taxes et redevances sur lesquelles la Ville a un levier). Un classement purement interne partagé avec la préfecture avec des « indicateurs qui permettent de mettre en exergue un état financier correct ou un état financier dégradé ». Sans détailler la note, il faut être bien en dessous de la moyenne pour que la collectivité soit contactée, bien que dans une ville comme Avignon, des échanges ultra-réguliers ont lieu entre les services financiers et la DDFIP sur toutes sortes de problématiques comptables.

    L’entrée dans le réseau

    « Quand le score descend, au-dessous d’un certain niveau, là, on se dit “il faut qu’on contacte la collectivité et qu’on s’explique avec elle” », schématise la DDFIP. S’ensuit un dialogue où les services de l’État exposent les ratios qui se retrouvent à des moyennes supérieures à des communes de même strate. Contrairement à une mise sous tutelle où la Chambre régionale des comptes prend la main, là les échanges se font sur le partage du diagnostic et les conseils pour redresser la barre : « La lettre envoyée au maire d’Avignon est “une appréciation” de la situation suite à nos discussions et les mesures qui nous semblaient nécessaires de prendre, plutôt vues sous l’angle comptable. » Mais en aucun cas, la mise en place du réseau d’alerte entraîne une main mise de l’État sur les comptes et des mesures coercitives. « C’est clairement à l’exécutif local d’avoir son programme et de décider ce qu’il a envie de faire, de prendre ses responsabilités sur l’élaboration de son budget, les dépenses, ses décisions stratégiques, ses investissements », fait valoir la DDFIP.

    Une alerte

    qui n’a rien d’inédit

    Début juillet, la Ville parlait d’une décision « inquiétante car très rare ». Or, être placé dans ce réseau d’alerte, si évidemment n’est pas gage de bonne nouvelle, n’a rien d’exceptionnel. Avignon l’a déjà été il y a plusieurs années. La DDFIP assure qu’actuellement « d’autres communes ou collectivités de Vaucluse » sont aussi en alerte. « On informe le maire en disant que l’on considère que la commune est en alerte et lui décide d’en parler ou pas », expose la direction des Finances publiques.

    La sortie du réseau

    C’est un peu comme un concours annuel, mais inversé où l’on ne souhaite pas être admis. « Chaque année, il y a des collectivités qui entrent dans le réseau d’alerte, d’autres qui en sortent », décrit la DDFIP. En fonction ainsi des ratios précédemment cités, la situation est revue annuellement lorsque les comptes sont établis. S’il n’y a pas durée maximale autorisée pour rester dans ce réseau, le but est d’en sortir rapidement. Y rester peut avoir « des conséquences très directes au bout d’un moment avec des tensions de trésorerie sérieuses pour honorer des factures ou payer les salaires ». La majorité municipale élabore « un plan de redressement » qui sera évoqué lors du prochain conseil municipal le 28 septembre. Le budget supplémentaire sera voté, 6 millions sont à trouver pour parvenir à l’équilibre selon Olivier Galzi. Mais pour l’heure, pas d’autre réunion n’est programmée entre le maire et les Finances publiques.

  • Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Pour le duo, la date du 23 septembre est soulignée sur leur calendrier.

    Trois jours après le Clasico OM-PSG, Christopher Pratt et sa jeune co-skipper Maïlys Radulic-Ferrat seront au départ du Mondial de course au large. Une épreuve qui se disputera jusqu’au 3 octobre, et dont Marseille, leur port d’attache, sera le point de départ et d’arrivée.

    Il s’agit là d’une grande première pour la course au large dans le bassin méditerranéen, à l’occasion de laquelle le duo espère porter haut les couleurs de la cité phocéenne à bord de Sunfast 30 OD. Ils seront vingt équipages à briguer la victoire.

    Un timing idéal

    C’est au début du printemps, lors de la Massilia Inshore Cup 2026, que le duo Christopher Pratt, 45 ans, et Maïlys Radulic-Ferrat, 22 ans, s’est formé. « Ayant déjà en tête que le championnat du Monde de course au large se déroulerait à Marseille, je me suis mis à chercher une jeune équipière à qui je pourrai transmettre le virus de la course au large. C’est là que l’on m’a parlé de Maïlys en me disant qu’elle était super douée. Je l’ai appelée directement. Ce qui est marrant, c’est que lorsque je faisais du 470, je naviguais aux côtés de sa mère ! », se souvient Christopher Pratt.

    De son côté, l’étudiante en Staps à Brest, qui a plutôt l’habitude du 49er FX et de l’olympisme, est surprise du coup de fil. Elle explique : « Ce n’était pas du tout prévu, j’étais en cours, et j’ai directement sauté sur l’occasion. Je n’avais jamais fait de gros bateaux, mon projet olympique était un peu en stand-by et la course au large était quand même dans un coin de ma tête. Le timing était idéal. »

    La Massilia Inshore Cup se déroule comme dans un rêve : 4 manches, 4 victoires et le duo décide d’envoyer un dossier à la Fédération française de voile pour représenter la France lors des championnats du Monde. Une réponse favorable tombe début juillet et le projet est lancé.

    L’objectif principal reste le championnat du Monde. Mais d’ici la fin septembre, le duo pourra se jauger dès cette semaine sur les Sunfast 30 OD du Mondial, d’abord lors d’un entraînement de 48 heures, puis lors du trophée Semac.

    Les 48 heures de navigation leur permettront de retrouver des automatismes et le trophée, lui, leur permettra de se confronter à des adversaires, chose qu’ils n’ont pas faite depuis la Massilia Inshore Cup. « Chaque heure, chaque minute passées sur le bateau, c’est toujours du temps de gagné », souligne Christopher Pratt.

  • Montpellier a tenu tête au PSG mais cède son Trophée des Champions

    Montpellier a tenu tête au PSG mais cède son Trophée des Champions

    Si certains pensaient que le Trophée des Champions serait un petit match de reprise, opposant le champion au vainqueur de la coupe, cela n’a pas été le cas.

    Montpellier, qui avait gagné la précédente édition, était bien décidé à conserver le précieux sésame. Ne serait-ce que pour s’offrir un succès de prestige, avant d’entamer une nouvelle saison en Starligue. Les coéquipiers de Valentin Porte y sont presque parvenus. Sans un passage à vide de cinq minutes au retour des vestiaires, sans doute le PSG aurait concédé son troisième échec consécutif dans cette compétition.

    C’est là que le match s’est joué. Alors que le PSG avait rejoint les vestiaires avec un handicap de quatre buts, la reprise tonitruante des Parisiens a désorganisé le collectif héraultais. Symboliquement, c’est Luka Karabatic qui a permis au PSG d’égaliser à 12-12. Avant que Sebastian Karlsson puis Ferran Solé ne donnent un court avantage de deux buts au PSG.

    Suffisant pour rester devant, jusqu’à un dernier assaut où les tensions se sont exacerbées. Montpellier réclamant un tir à 7 mètres pour une faute volontaire sur Drévy Paschal qui aurait pu amener une prolongation. Les arbitres ne les ont pas suivis. Et le PSG s’est imposé d’un but. « Nous sortons du match avec pas mal de frustration », regrette le coach du MHB Erick Mathé. Son capitaine Valentin Porte retient quant à lui que « quatre mecs plaquent un de nos joueurs qui venait de récupérer la balle et il n’y a pas penalty. Nous ne sommes pas vraiment récompensés. Ça gâche un peu la fête. »

  • Le Provençal : l’équipe de France conserve son titre

    Le Provençal : l’équipe de France conserve son titre

    C’est une victoire significative de trois grands champions et un clin d’œil au regretté Patrick Pedragosa qui avait triomphé en 2024 mais qui nous a subitement quittés il y a quelques semaines. Thierry Terreno l’a remplacé avec le talent et l’expérience qu’on lui connaît. Cette triplette partait un peu dans l’inconnu jeudi avec deux joueurs en manque de compétition : Benmostefa et Rouvin. Mais le talent a parlé et les deux hommes ont élevé leur niveau de jeu au fil des tours.

    Sans dénigrer les autres joueurs, l’apogée de cette édition est arrivée en huitièmes de finale face au trio Christophe Martello, Julien Martinez et Anthony Kerfah. Un duel presque fratricide, accroché, intense, au cours duquel les tenants ont dû puiser dans leurs ressources pour décrocher leur qualification (13 à 12), avec une mène d’anthologie, quatre frappes pour ne pas succomber.

    Mais une fois ce gros obstacle franchi, Rouvin, Benmostefa et Terreno ont progressivement pris le contrôle de la compétition. On pensait le finaliste 2024 Philippe Stievenart associé à Claude Salle et Alain Valdés capable de les contrarier en demi-finale mais leur prestation a été en deçà de leur talent.

    « Un hymne à la vie »

    À noter également, une nouvelle défaite dans l’autre demi-finale pour Hervé Fontani, , éliminé en demi-finale comme lors de la dernière édition avec ses deux jeunes partenaires Enzo Paolucci et Juan Lopez, le champion de France doublette qui défendra son titre la semaine prochaine à Briançon. Le grand varois aurait voulu inscrire une nouvelle fois son nom au palmarès pour honorer la mémoire de son neveu disparu il y a quelques mois.

    Leurs bourreaux sont l’équipe surprise de ce 108e Provençal. Une équipe solide, solidaire avec comme chef de file Jean Pierre Rambla, le miraculé. Déjà demi-finaliste en 2013, battu par Kerfah, il est revenu créer un exploit authentique. Faire une finale du Provençal après un AVC subi il y a un mois à peine. C’est un miracle, un hymne à la vie.

    Il a livré une prestation haut de gamme au tir, bien aidé par un Frédéric Poutet que l’on découvre mais très solide et Pasquin Cristofari plus connu dans le milieu.

    Cette triplette a tout bousculé sur son passage pour venir échouer face aux maîtres de la discipline. Leur départ prometteur dans cette finale (4 à 3) laissait présager un combat équilibré. Mais le plus difficile face au Team France est de tenir la distance. Un terrible coup d’accélérateur permettait à Rouvin et les siens d’engranger cinq points alors que le score était de 5 à 4 en leur faveur.10 à 4. Le handicap était trop lourd. Deux mènes après, la cause a été entendue.

    Au terme d’un parcours assez linéaire, les tricolores restent les maîtres de l’épreuve.

  • Nouveau chantier de sécurisation sur la RD902

    Nouveau chantier de sécurisation sur la RD902

    Les travaux dureront cette fois dix semaines, du 7 septembre au 13 novembre, sous réserve des conditions météorologiques. Ils auront pour but de sécuriser la route face aux effondrements réguliers de blocs de roche venant des falaises rocheuses et se dérouleront au niveau du secteur dit « des Crèches ». Lancés depuis l’automne 2022, ce secteur fait l’objet d’un plan pluriannuel de travaux mené par le Département des Hautes-Alpes.

    Deux voitures renversées par un bloc de pierre

    « C’est un axe très important pour le Département et pour ce territoire, affirme Marcel Cannat, vice-président du Département chargé des routes. Un axe qui se situe en montagne et qui est délicat à travailler. Une étude d’itinéraire, menée il y a quelques années, a caractérisé le risque sur l’ensemble de cette route et déterminé que le secteur des crèches était celui qui présentait le plus haut niveau de risque et donc d’urgence de traitement. »

    Une nécessité brutalement revenue dans l’actualité à la suite d’un accident survenu le 21 août. Deux blocs de pierre massifs se sont alors détachés sur la RD902, percutant deux véhicules, dont l’un a même été projeté dans la rivière, blessant grièvement les deux occupants. Un accident qui « ne fait que confirmer la nécessité d’intervenir et le bien-fondé de ces travaux, qui ont certes un impact sur notre organisation quotidienne, mais qui visent une sécurité accrue sur cet axe », a rappelé Marcel Cannat. La circulation sera alternée sur le secteur concerné pendant la durée des travaux, selon le Département, seules quelques microcoupures de la circulation sont à envisager pour certaines opérations spécifiques.

  • Rando, kayak, escalade… pour un festival au grand air

    Rando, kayak, escalade… pour un festival au grand air

    Randonnée, VTT, trail… De nombreuses activités de pleine nature seront proposées pendant le festival de l’Outdoor et de la Rando, organisé par Provence Alpes Agglomération du 17 au 20 septembre. Les sorties, au tarif unique de cinq euros, se déploieront sur 35 communes avec quatre villes de départ. De nombreuses activités gratuites seront proposées au Village de l’Outdoor au plan d’eau de Digne : kayak, paddle, tyrolienne, mur d’escalade, slackline… Un show VTT d’ouverture, le jeudi soir au pump-track, et une grande soirée-concert gratuite le samedi soir, l’événement mobilisera 200 bénévoles et 60 partenaires.

    Avec ce festival, l’agglomération invite le public à découvrir la diversité des paysages bas-alpins, et met en avant l’offre d’activités en pleine nature qui y sont proposées : circuits VTT, parcours de trail, itinéraires pédestres… L’objectif est aussi d’encourager le tourisme intersaison et de démocratiser les activités de pleine nature en les rendant accessibles, avec « une programmation ouverte aux familles, aux scolaires, aux débutants comme aux pratiquants confirmés », explique Provence Alpes Agglomération.

    Faire découvrir les sentiers du bassin dignois

    L’origine de ce festival remonte à 2004, avec la création de la Fête de la Randonnée par l’ancienne communauté de communes des Trois Vallées, qui regroupait auparavant Digne-les-Bains, Entrages, Marcoux, Mézel et La Robine-sur-Galabre. « L’objectif était alors de proposer chaque année, à l’automne, une journée de balades et de randonnées encadrées, pour faire découvrir les sentiers du bassin dignois », relate Provence Alpes Agglomération, la communauté de communes qui rassemble désormais Digne, Château-Arnoux ou encore Peyruis, et qui organise le festival. « En 2017, avec sa reprise par Provence Alpes Agglomération, le rendez-vous s’élargit aux 46 communes du territoire et à un nombre croissant d’activités de pleine nature », se réjouit l’intercommunalité.

    En 2025, le Festival avait rassemblé plus de 7 000 participants sur quatre jours. La Journée des Minots, un temps fort entièrement dédié aux scolaires, avait alors été créée. Cette année, le Festiv des Minots prend une nouvelle dimension en s’invitant également sur les bases nautiques de Volonne, de Sainte-Croix-du-Verdon et à Seyne.

  • Quand les animaux sauvages paientle prix du dérèglement climatique

    Quand les animaux sauvages paientle prix du dérèglement climatique

    Plus personnes ne peut ignorer les causes des canicules qui se multiplient et des sécheresses qui s’intensifient. Un dérèglement climatique qui touche de plein fouet aussi nos forêts avec des conséquences sur la faune qu’elles abritent. Pour mémoire depuis juillet, dans le seul département du Var, les incendies ont ravagé plus de 7 450 hectares. Mais malgré l’intensité de ces derniers, « ce sont bien les canicules successives qui expliquent la majorité des signalements de détresse animale », explique l’association. La hausse des appels sur sa ligne SOS Faune Sauvage a en effet commencé dès le mois de mai, donc bien avant que les flammes ravagent nos massifs.

    En tout cas, l’effet cumulé des chaleurs extrêmes et prolongées et du piège que peut constituer le feu pour ceux qui ne parviennent à fuir à temps a été dévastateur.

    Lorsqu’un incendie approche, la plupart des mammifères et des oiseaux adultes parviennent à fuir, explique-t-elle. En revanche leurs petits, restés dans les terriers ou les nids, n’ont pas cette chance : trop jeunes pour se déplacer seuls, ils sont incapables d’échapper au sort qui les attend.

    Perte de la biodiversité

    Lézards, serpents, tortues, insectes et petits mammifères comme les hérissons subissent le même sort.

    « Même en intervenant rapidement sur site ou à proximité, lorsque nous y sommes autorisés, les seuls survivants que nous trouvons sont généralement des mammifères pris au piège des clôtures dans leur fuite », explique l’association Totem. Comme ce chevreuil, rapatrié et pris en charge par Instinct Animal, qui n’a malheureusement pas survécu à ses blessures malgré les soins.

    Et de rappeler également que les incendies ont également des conséquences sur les oiseaux migrateurs dont notre département constitue pour eux un important couloir de passage où ils se posent parfois pour se reposer et se nourrir. Ce qui va être beaucoup plus difficile cette année. De manière plus générale, la perte d’habitat a un impact sur tous les animaux et il faut parfois des années pour qu’une espèce se rétablisse sur un secteur sinistré par les flammes. Le manque d’eau et de nourriture poussant les animaux à s’aventurer au-delà de leur habitat habituel où ils se retrouvent davantage menacés et victimes de collisions routières ou prédation par des animaux domestiques.

    Totem détaille également les bons gestes à adopter lorsqu’on trouve un animal en détresse. Comme le placer dans un endroit calme à température ambiante, ne lui donner ni nourriture ni eau et de contacter l’association*.

    *04.83.65.02.79.

  • [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    La Marseillaise : En 2026, vous avez obtenu le label Tourisme et Handicap. Qu’a-t-il permis dans la prise en charge des personnes en situation de handicap
    à la mer
     ?

    Sophie Guérard : Ils nous ont guidés dans les équipements à mettre en place et de mon côté, j’ai rencontré les usagers et les associations afin de connaître leurs besoins. Aujourd’hui, notre volonté c’est d’être inclusifs pour tout type de handicap, donc on a différentes prises en charge. Si vous êtes en perte de mobilité, c’est essentiellement de l’aide humaine, puis le tapis rigide posé sur la plage permet d’aller jusqu’à l’eau sans s’enfoncer dans le sable. Pour les utilisateurs de fauteuil roulant, il y a l’hippocampe quand le handicap est léger. Il permet de s’immerger, puis la personne peut se lever grâce à la légèreté qu’apporte l’eau. Si le handicap moteur est plus lourd, c’est le tiralo qui va être utilisé. Il flotte et permet donc de se baigner. Pour les personnes déficientes visuelles, on a un dispositif qui émet des sons afin de savoir quand on s’éloigne de la plage. C’est un dispositif mobile qu’on installe sur demande.

    « À nous la mer » a été lancé en 2022 à la Pointe Rouge. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ? Envisagez-vous d’étendre le dispositif en dehors de la saison estivale ?

    S.G. : L’année dernière, on a tenté septembre et on a eu très peu de fréquentation. C’est un dispositif très coûteux donc cette année, on a préféré se concentrer sur les moments où on a vraiment du public. Le budget « À nous la mer » est de 360 000 euros pour cette saison. On a concentré les efforts sur juin, juillet et août, avec une augmentation de fréquentation très importante par rapport à l’année dernière. En juin, on a fait 76% d’augmentation avec 172 utilisateurs sur les trois plages, particuliers et établissements confondus. En juillet, on a eu une augmentation de 300% avec 623 personnes qui ont bénéficié du dispositif. On n’a que des retours positifs, les gens sont contents de pouvoir se baigner et aussi de pouvoir venir en groupe. Les saisonniers qui les accueillent sont formés au levage, au transfert, à la prise en charge des différents types de handicap. La plupart sont des étudiants, une grande partie en école de kiné. Ils font ça sur plusieurs années, donc ils sont vraiment investis sur le sujet. Les agents peuvent rester dans l’eau et donner leur main pendant 40 minutes si besoin. J’étais présente lors d’une visite d’un IME à Corbière en juillet. Ils étaient douze adolescents en situation de handicap. Ils ont été accompagnés au cas par cas dans l’eau. C’est rassurant pour eux d’être accompagnés humainement, sinon, ils ne se baignent pas. Cet été, on s’est aussi rendu compte, que ceux qui viennent pour la première fois se régalent et reviennent. Par exemple, une dame de 93 ans qui est venue en juillet avec sa petite-fille, en partant, elle a dit : « Je vais venir tous les jours. »

    Aujourd’hui, seulement trois plages sont équipées pour tout
    le littoral marseillais, d’autres ouvertures sont-elles prévues
     ?

    S.G. : On tente de mettre à disposition gratuitement toutes les aides dont les personnes en situation de handicap ont besoin pour pouvoir se baigner comme tout le monde. Pour l’instant, on est sur ces trois plages-là parce qu’il y a énormément de contraintes pour installer le dispositif et qu’on a pu le faire que sur ces plages. Il faut qu’il y ait un parking PMR, que ce soit facile d’aller jusqu’au dispositif, que ce soit des plages surveillées… Pour l’instant, on se concentre sur ces trois-là et on va renforcer leur capacité d’accueil au vu de la fréquentation importante de cet été.

    Une fois à la plage, l’accès est pensé pour les personnes en situation de handicap, mais ce n’est pas toujours le cas pour les transports en commun qui y mènent. Est-ce un sujet sur lequel vous travaillez ?

    S.G. : On sait que c’est éminemment compliqué quand on est une personne en situation de handicap moteur d’utiliser les transports en commun aujourd’hui. C’est un des axes d’amélioration prioritaire. On a déjà fait une réunion sur ce sujet avec Samia Ghali, la présidente de la RTM, pour mettre Mobil Métropole en corrélation avec le dispositif « À nous la mer » pour l’été prochain.

    Entretien réalisé
    par Andréa Goyard de Castro

  • La rentrée se prépare pour les élèves et les élus

    La rentrée se prépare pour les élèves et les élus

    Il devrait avoir près de 4 600 élèves en moins cette année, d’après les prévisions académiques, à faire leur rentrée à partir de mardi dans l’académie Aix-Marseille. Dans l’académie de Nice, ce sont 3 000 élèves en moins dans le premier degré, annonçait la rectrice. Des chiffres entérinant la baisse démographique annoncée.

    Mais cette diminution du nombre d’élèves ne s’accompagne pas de celle des effectifs par classe. Les syndicats de l’Éducation nationale dénoncent des fermetures de classes en « cascade ». Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont par exemple 40 classes qui ont été supprimées dans le secondaire. Une nouvelle carte scolaire qui avait déjà suscité des mobilisations en mars et avril.

    Pour la FSU 13, cette baisse démographique aurait dû être l’occasion de rattraper le retard de la France dans l’encadrement des minots. « Pour retrouver le taux d’encadrement de 2017 au second degré dans le département (Bouches-du-Rhône), il faudrait ouvrir 56 postes au collège et au lycée », dénonçait Nicolas Bernard-Hayrault, secrétaire départemental du Syndicat national des enseignants du second degré, lors d’une conférence de presse vendredi. Des revendications qui n’empêcheront pas les professeurs du premier et second degrés d’accueillir au mieux leurs élèves, malgré des moyens qu’ils estiment très insuffisants (lire aussi pages 2 et 3).

    Tournée des élus

    Les écoliers et les enseignants ne seront pas les seuls à retrouver le chemin de l’école. Les élus municipaux, départementaux et régionaux passeront eux aussi sous les préaux et dans les salles de classe des établissements scolaires du territoire pour lancer cette nouvelle année scolaire.

    Ce lundi, c’est le recteur Benoit Delaunay, qui fera sa rentrée, avec la traditionnelle conférence de presse. Il rassemblera au sein du rectorat à Aix-en-Provence les journalistes afin de présenter les nouveautés et les enjeux de cette nouvelle année scolaire 2026-2027.

    Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, sera lui présent à 8h à l’école Clair Soleil 1 à Marseille (14e). L’occasion pour l’édile de distribuer des kits de fournitures scolaires aux élèves afin d’alléger la facture du mois de septembre des parents.

    Distribution de tablettes

    Du côté de la Région, le président (Ren.) Renaud Muselier, dont la collectivité a en charge l’ensemble des lycées de la Région Sud, sera à Aix-en-Provence pour accueillir les lycéens de Paul-Cezanne et du lycée polyvalent Vauvenargues en compagnie de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence. Il y distribuera de nouvelles tablettes numériques aux élèves.

    De son côté, Martine Vassal, la présidente (DVD) du conseil départemental, en charge des collèges sera à André-Chénier (12e) ce mardi matin. Elle a fait une première présentation vendredi des dispositifs mis en place en cette rentrée pour l’ensemble des collégiens avec à la clé, kits de fournitures scolaires, ordinateurs portables ou encore carte Cjeune, « près de 800 euros d’économies pour les familles d’un élève entrant en 6e ».