Category: accueil-merge

  • À Paris, Galzi et Tabarot déterrent la LEO

    À Paris, Galzi et Tabarot déterrent la LEO

    Il y a une semaine, à peine élu président du Grand Avignon, Olivier Galzi érigeait la résurrection de la liaison Est-Ouest (LEO) en priorité et annonçait « des rendez-vous à Paris la semaine prochaine » (notre édition de vendredi). Chose faite ce mardi, où le maire (DVD) a déjeuné avec Philippe Tabarot, ministre des Transports. « Il a été acté que le dossier est rouvert et tout sera fait pour récupérer les crédits », savoure Olivier Galzi.

    S’il sait que le tracé de la phase 2 (Rognonas / carrefour de l’Amandier), validé en 2003, est « loin d’être optimal », le maire préfère un contournement routier imparfait à rien du tout. « Cela reste un projet structurant pour désengorger le bassin de vie et réduire les problématiques sanitaires sur la rocade », martèle-t-il, arguant auprès du ministre « du consensus politique » local désormais.

    Ancien vice-président de la Région délégué aux transports, Philippe Tabarot connaît bien le dossier pour avoir, en novembre, réorienter les crédits ou, à la Région, les avoir inscrits dans le budget. « Il semble que les planètes soient de nouveau alignées, indiquait le ministre, lundi, à La Provence. Je ne dis pas que cela va être simple, parce qu’il y a des procédures qui ont dû s’arrêter, des financements qui sont partis. »

    D’après Olivier Galzi, décision a été prise pour pousser la LEO sur une ligne budgétaire du projet de loi de finances 2027. Il a aussi plaidé en ce sens, lundi soir, auprès d’un conseiller du président de la République « pour mettre toutes nos forces dans la bagarre pour que l’état prenne conscience que c’est quelque chose d’indispensable pour l’avenir du territoire », appuie-t-il.

    L’un des premiers signaux attendus est la prolongation de la déclaration d’utilité publique qui s’achève à la fin de l’année. Le financement restera le chantier majeur. Estimée à 150 millions d’euros en 2014, la tranche 2 coûterait près du double aujourd’hui, dont 40% assurés par l’État, mais aussi la Région, les Départements 84 et 13 et le Grand Avignon.

  • Vincent Bouget prend la tête de Nîmes Métropole

    Vincent Bouget prend la tête de Nîmes Métropole

    C’est désormais officiel : le nouveau maire de Nîmes, Vincent Bouget, a été élu ce mardi 14 avril au matin président de Nîmes Métropole, lors du conseil communautaire d’installation. Une élection attendue, au terme d’un scrutin à bulletin secret qui n’a laissé que peu de place au doute. Sur les 105 conseillers communautaires appelés à voter, 95 suffrages ont été exprimés. Vincent Bouget recueille 74 voix, contre 21 pour son unique adversaire, Julien Sanchez, chef de file du Rassemblement national à Nîmes. Dix bulletins blancs ou nuls complètent le décompte.

    Présentée « au nom de l’ensemble des maires de l’agglomération » par Rémi Nicolas, maire de Marguerittes, la candidature du nouvel édile nîmois s’inscrit dans une dynamique majoritaire construite dans les jours ayant suivi les municipales. Elle marque surtout un tournant politique : Vincent Bouget devient le quatrième président de Nîmes Métropole (après Jean-Paul Fournier, Yvan Lachaud et Franck Proust), mais surtout le premier président de gauche de l’intercommunalité. Malgré l’issue largement acquise, la séance n’a pas été totalement apaisée. Julien Sanchez a profité de sa prise de parole pour attaquer la nouvelle majorité, dénonçant un supposé « sectarisme » et tentant de rallier au-delà de son camp. Ses 21 voix traduisent toutefois un soutien limité.

    « Chaque commune, chaque habitant compte »

    Dans la foulée du vote, Vincent Bouget a pris la parole, pour mesurer le poids de la fonction : « Cette confiance que vous m’accordez est à la fois un honneur et une très grande responsabilité. La volonté d’être à la fois maire et président d’intercommunalité n’est pas une volonté de cumuler les pouvoirs, mais un gage d’efficacité pour dynamiser notre action collective. (…) Depuis des siècles, notre territoire est un carrefour. Aujourd’hui, chaque commune de Nîmes métropole tient à sa manière une partie de cet héritage », a déclaré le nouveau président, avant de citer une a une les 39 communes qui composent l’agglo. « Chaque lieu dans notre métropole a son caractère. Je suis convaincu que cette diversité est une force et que nous n’en tirons pas encore suffisamment parti. Chaque commune et chaque habitant comptera dans notre métropole. À nous de faire en sorte que notre pluralité soit une force », a-t-il martelé, cherchant à poser un cadre collectif dès l’ouverture de la mandature. Une façon, aussi, de répondre aux crispations politiques exprimées quelques minutes plus tôt.

    La journée devait se poursuivre avec l’élection des vice-présidents et la mise en place du bureau communautaire, premières pièces d’un exécutif appelé à piloter, dès ce printemps, les grands dossiers du territoire. Fanny Daguenet (PCF, transports), Pierre Jaumain (PS, logement), Sibylle Jannekeyn (Les Ecologistes, environnement), Gilles Guillaud (PRG, finances) et Nicolas Cadène (DVG) sont notamment pressentis côté Nîmes, tandis que Rémi Nicolas (DVG, Marguerittes) est annoncé premier vice-président, avec une place également pour Eddy Valadier (LR, Saint-Gilles) et Gaëtan Prévoteau (DVD, Langlade). En parallèle, l’équipe politique se renforce : Nicolas Koukas, opposant communiste à Arles et actuel directeur de cabinet à Port-de-Bouc, devrait intégrer le cabinet de Vincent Bouget à l’Agglo.

  • Un long combat pour le 1er-mai

    Un long combat pour le 1er-mai

    Genèse de la journée

    Aux États-Unis, les travailleurs s’organisent pour obtenir la limitation des journées de travail à 8 heures. La date du 1er mai est choisie car c’est la date de fin de la plupart des contrats. À Chicago, 400 000 travailleurs prennent part à la mobilisation. Après quatre jours de grève, des militants lancent une bombe sur les policiers qui ripostent en tuant une dizaine de grévistes. L’épisode a marqué la mémoire des luttes sociales.

    Internationalisation

    La IIe internationale vote pour l’instauration du 1er-Mai comme journée de lutte pour la réduction de la journée de travail à huit heures. L’année suivante, elle est célébrée dans de nombreux pays.

    Massacre de Fourmies

    Neuf personnes sont tuées à Fourmies dans le nord de la France, lors d’une grève. En hommage, les ouvriers vont commencer à porter une églantine lors du 1er-Mai.

    Institutionnalisation

    Le Sénat français vote la journée de huit heures et fait du 1er-Mai une journée chômée, mais non payée.

    Fête du travail

    Le maréchal Pétain change le nom du 1er-Mai en Fête du travail et de la concorde sociale, pour s’éloigner de la référence à la lutte des classes. Les symboles révolutionnaires sont gommés, comme l’églantine remplacée par le muguet.

    Jour férié

    Supprimée à la libération, la journée du 1er-Mai est réinstituée sous l’impulsion du député socialiste Daniel Mayer. Il devient jour chômé et payé dans le Code du travail français.

  • Paroles de syndicalistes provençaux

    Paroles de syndicalistes provençaux

    Patrick Prost. Secrétaire général de l’union régionale des retraités CFDT Paca

    « Cette proposition de loi est une provocation patronale qui a été reprise par le gouvernement, vis-à-vis de nos aînés qui ont fait des manifestations et où certains ont perdu la vie. Il y a eu des salariés, des ouvriers qui se sont battus pour faire de ce 1er-Mai une journée internationale. C’est symbolique. »

    E.J.

    Pascale Battaglia. Trésorière adjointe de l’Union départementale de Unsa 84

    « La façon dont la loi est présentée, c’est du volontariat. Mais les gens accepteront parce qu’ils se sentiront menacés dans leur travail. Dans les entreprises, on va faire comprendre aux gens qui ne sont pas très volontaires que ce n’est pas bien. Et je pense que de ce point de vue là, c’est un vrai risque. ça risque de mettre certaine personne dans des situations inconfortables. »

    E.J.

    Virginie Akliouat. Cosecrétaire départementale de la FSU 13

    « Ce texte de loi c’est le pied dans la porte, c’est l’exception qui deviendra la règle très rapidement. On connaît la façon de faire des gouvernements successifs de la pseudo-majorité depuis maintenant 9 ans. On commence par une expérimentation et un an plus tard, c’est une généralisation. Et on s’attend à cela aussi pour ce texte. C’est un cadeau pour les grandes entreprises »

    E.J.

    Stéphanie Le Guen. Trésorière de l’Union départementale de Solidaire 83

    « C’est encore une attaque du patronat pour nous voler un jour férié et du temps de travail, à une date hautement symbolique. Dire que c’est une loi qui va profiter aux petites entreprises, c’est bidon. ça va surtout être bénéfique aux grandes entreprises, comme l’ouverture le dimanche. C’est une attaque de plus contre nos droits et un recul social. »

    E.J.

    Agnès Campanella. Secrétaire départementale FO 04

    « Au fur et à mesure, on rogne sur tous les acquis sociaux. À force de faire des exceptions, ça devient la règle. Regardez le travail du dimanche. Avant, on ne travaillait pas le dimanche. Maintenant, tous les magasins sont ouverts le matin. Et puis après, pourquoi ne pas travailler le dimanche après-midi, et pourquoi ne pas supprimer une semaine de congé ? »

    E.J.

    Marc Pietrosino. Secrétaire départemental de la CGT 13

    « Face à cette proposition de loi, on va faire en sorte que ce 1er-Mai soit beaucoup plus massif que les autres années. ça a toujours été un moment très revendicatif et fort pour nous, mais là notre motivation est décuplée pour le réussir. Et évidemment, si cette proposition de loi devait être adoptée, on fera une série d’actions à l’encontre du gouvernement pour qu’il le retire. »

    E.J.

  • Fermeture du foyer à Avignon : Coallia dénonce un contrôle à charge, le Département assume

    Fermeture du foyer à Avignon : Coallia dénonce un contrôle à charge, le Département assume

    Cosignataire de l’arrêté suspendant l’activité de la Mecs Le Regain, le Département, contacté, estime avoir « marqué de très près » son délégataire qui « a manqué à toutes ses obligations ». En ce sens, « au regard des dysfonctionnements graves, il y avait une atteinte à la sécurité physique affective et psychique des mineurs », que justifie donc la fermeture du foyer pour une demi-année. « Depuis le début, il y a eu tout un travail de suivi collectif avec la PJJ, un accompagnement gradué et des mises en demeure régulières », décrit le conseil départemental. Néanmoins, « malgré les courriers, les injonctions et la surveillance, la situation s’est aggravée ». Dans le détail, le Département et la PJJ ont adressé 5 injonctions et 53 préconisations lors d’un plan d’actions l’an passé. En vain donc.

    Coallia, le gestionnaire, est un mastodonte associatif (5 000 salariés, plus de 700 établissements), spécialisé dans l’accompagnement de publics fragilisés. Il y a deux ans, la Cour des comptes épinglait « l’accumulation de nombreux dysfonctionnements en matière d’organisation » du groupe. Sollicitée, la direction régionale comprend l’émoi que suscite l’arrêté si l’on se fie « à une seule version ». « Si j’étais préfet ou présidente du Département, je prendrai peut-être la même décision, mais celle-ci se fonde sur un contrôle à charge, où on paye nos mauvaises relations avec la PJJ, avec une visite de 20 minutes d’un côté et d’une heure de l’autre », se défend le groupe qui emploie 14 éducateurs au Regain. « Nous considérons cette suspension comme une arme nucléaire totalement irraisonnée, nous sommes en train de constituer un dossier avec des éléments contradictoires sur tous les points évoqués », nous indique la direction, qui sans nier « des dysfonctionnements, conteste la mise en danger réelle des enfants qu’on a déraciné en 48 heures sans jamais les interroger. » Coallia doit rencontrer ce vendredi et lundi le Département et la PJJ et se réserve « la possibilité de saisir la justice ».

  • L’ancienne élue communiste de La Garde, Jenny Gauthier nous a quittés

    L’ancienne élue communiste de La Garde, Jenny Gauthier nous a quittés

    Une véritable hussarde rouge de la République qui a su porter haut durant toute sa carrière son métier d’enseignante.

    « Ça a toujours été une grande communiste. C’était dans son ADN, que ce soit en Algérie ou en France », confie un de ses proches.

    La grande dame a d’ailleurs décidé de travailler pour la coopération dès l’indépendance de l’Algérie et formé énormément de maîtres et maîtresses pour que ce pays nouvellement libéré du joug de la colonisation soit équipé en fonctionnaires de l’éducation de bon niveau.

    C’était son obsession.

    Plus tard revenue sur le territoire national, à Nantes pour commencer, c’est dans les camps de gitans qu’elle partait porter la bonne parole de l’enseignement.

    À Toulon puis à La Garde, comme directrice d’école et élue du PCF, Jenny Gauthier a continué à éveiller les esprits.

    La rédaction de La Marseillaise adresse ses fraternelles condoléances à toute sa famille.

  • À Martigues, les vacances scolaires sont synonymes de loisirs

    À Martigues, les vacances scolaires sont synonymes de loisirs

    Difficile de s’ennuyer durant ces vacances de Pâques pour les jeunes Martégaux. Les services de la Ville déploient tout un programme à leur destination, à l’image de la ferme pédagogique de Figuerolles qui propose des activités chaque jour.

    Cette semaine, il est possible pour les enfants de 4 à 10 ans de se promener en calèche mardi après midi entre 14h30 et 15h30. Mais aussi d’assister à la tonte des moutons de la ferme pédagogique, qui ne se produit qu’une fois par an. Ou encore découvrir les petits animaux jeudi matin pour les 3 à 5 ans, l’après-midi pour les 6 à 10 ans, ainsi que le potager vendredi matin de 9h à 11h. Le programme complet est à retrouver dans la rubrique loisirs du site internet de la Ville. La présence des parents est obligatoire tout comme l’inscription au 04.42.49.03.22 ou 04.13.93.96.02.

    Du jardin au numérique

    Si le temps n’est pas au beau fixe ou que l’on préfère la technologie au vert, les Espaces publics numériques (EPN) de la Ville proposent eux aussi nombre d’activités. Par exemple, samedi 18 avril, un atelier de création d’un jeu vidéo de plateforme comme Mario ou Sonic, est proposé aux EPN de la médiathèque Louis-Aragon jeudi 16 et vendredi 17 avril de 10h à 12h, pensé pour les 9 à 13 ans. Il est aussi possible de découvrir l’univers de l’impression 3D au travers de la séance de modélisation et d’impression d’une figurine jeudi 16 avril de 14h à 16h30, à la médiathèque. Le programme complet des EPN est à retrouver dans l’onglet Services en ligne du site internet de la Ville. Les inscriptions se font au 04.42.49.45.98 ou à epn@ville-martigues.fr.

    Le service Arts, histoire, archéologie n’est pas en reste avec l’atelier de gravure sur pierre comme à la préhistoire mercredi 15 avril à 14h, accessible à partir de 8 ans.

    Et toutes ces activités sont proposées gratuitement.

  • Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    L’exposé de l’adjoint délégué au budget Philippe Caizergues est exhaustif à l’heure d’aborder le débat d’orientation budgétaire, lors de ce deuxième conseil municipal de la nouvelle mandature, en la salle Pagnol, lundi soir. Port-Saint-Louis dispose de 19,1 millions d’euros de recettes, dont les trois quarts proviennent de sa fiscalité, qui n’est pas augmentée contrairement aux dépenses qui s’élevaient à 17,6 millions d’euros en 2025. D’un côté le fonctionnement augmenterait de 6,83% par rapport à 2025, de l’autre la prévision de -9,5% de dépenses en énergie, eau et carburants, les fluides, a été réalisée en début d’année avant les conflits internationaux. « On s’attend à une augmentation du carburant pour les véhicules et le chauffage », prévient l’adjoint.

    D’autre part, « l’aggravation » de la contribution de la Ville au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic) soulevée par l’adjoint, à hauteur de 57 000 euros, soit 200% en plus depuis 2021.

    Un manque d’ambition ?

    Philippe Caizergues pointe une « situation maîtrisée de l’endettement », avec 4,1 millions d’euros d’en-cours en 2026, soit 0,92% du budget de fonctionnement et une capacité de désendettement de 2,43 ans. « Cela permet d’envisager de nouveaux emprunts pour des investissements structurants » estime l’élu, comme le maintien du soutien aux associations.

    Un rapport « quasi identique aux années antérieures » selon l’opposante Aurélie Grach. « Votre budget se veut prudent et responsable mais reste trop éloigné des réalités du quotidien des habitants en termes de santé, de pouvoir d’achat, de services publics… » tance l’élue, qui préférerait un budget pour « maintenir et faire vivre notre centre médical » ou « faciliter le quotidien et alléger les charges des familles ».

    Le maire Martial Alvarez affirme en réponse qu’il « partage » cette vision, parlant de « la protection de la population comme leitmotiv », et invoquant « la marge laissée par la gestion exceptionnelle des dernières années ». « Le travail sur le foncier économique va permettre de retombées fiscales et nous travaillons à une nouvelle organisation entre élus et administration pour chercher les économies là où il y aura le moins d’impact pour la population », développe le maire, renvoyant les mesures plus précises au prochain conseil municipal, prévu le 27 avril, pour le vote du budget.

  • [Afecioun] Dantès finit sa carrière en beauté à Fourques

    [Afecioun] Dantès finit sa carrière en beauté à Fourques

    Temps d’automne au menu cet après-midi mais l’équipe blanche et les cocardiers du jour ont su, par moment, nous réchauffer le cœur. 12 hommes en piste et l’équilibre parfait (droitiers : Champetier, Chevalier, Djelassi, K. Laouazi – gauchers : Allam, D. Boualam, Orcel, Zelphati – tourneurs : Gleize, Levy, Oleskevich, Rado), nous ont offert une ambiance agréable et au final du travail régulier en cette 1ere journée des Trophées 2026. Après les deux courses du week-end, Laouazi et Zelphati finissent à égalité avec 18 pts chacun et se partagent le prix du jour.

    En 1ere partie, on notera le sérieux de Colvert, puis la belle détermination de Viseu qui remplace Estrechoun blessé. Pour la 2e partie, Dantès le vétéran de l’après-midi pour sa dernière course nous propose un quart d’heure appliqué et se montre de plus en plus rigoureux, lui permettant d’être élu meilleur cocardier. Toscan confirme ses belles dispositions, son moral et le rythme intense qu’il impose.

    Vif, Colvert (621) du Pantaï subit un travail brouillon qui fait envoler ses bijoux en 2 min. Moins de pression, le noir cherche sa place et quand il est sollicité, il sait répliquer en force et jouer le jeu mais les hommes ne mettent pas assez de rythme et les ficelles finissent à la case avec les honneurs.

    Un temps dissipé, Marquis (839) d’Allard s’assagit pour se poser et attendre des partenaires. Trouvé, il sait répondre avec conviction et défendre ses attributs. Le pompon gauche monté sur la corne pose problème mais le noir reste féroce, il est pour Allam à la 12e min. Trop court pour les bobines qui rentrent.

    D’entrée, Viseu (626) de JC Blanc surprend Allam et après quelques passes où sa concentration met en difficulté les blancs, il est déstabilisé en fin de 2e min et rend ses breloques. Il se prête bien au jeu des séries qui plaît à Carmen. Sous pression, il résiste avec détermination mais cède sa 1ere pelote à Zelphati à la 10e min et la 2e une min plus tard pour Laouazi. Musique à son retour.

    De Rognonas en 2015 à Fourques aujourd’hui, F. Clarey, le Président de course, nous conte la longue carrière de Dantès (102) de Fournier avant la trompette lançant son dernier quart d’heure en piste. Dans des vire-vire déterminés il distribue ses fruits en 3 min. Son expérience le fait poser devant le toril et attendre, ses ripostes sérieuses repoussent fort le blanc dans les bois, basculant derrière Chevalier. A la 7e min Laouazi racle la 1re ficelle. À la 11e min il oblige Allam à se coucher devant lui, sans mal, puis enferme Chevalier. Il sauve ainsi la 2e avec Carmen.

    Rapide, vif, Toscan (741) de Gillet se livre mais plus fort que les blancs, il réplique avec puissance, poursuivant jusqu’aux planches le crochet. Les tours de disque se multiplient, les attributs tiennent, les attaques fusent, 10 min pour finir le glanage. Peu d’amateurs pour la suite et les bobines finissent facilement aux pieds des Alpilles avec Carmen.

    11 longues min pour un 1er raset et la cocarde après une dizaine de sauts dans la zone de hors-jeu, de longues visites de la piste, arpentée dans tous les sens, puis Danty (988) de Méjanes rentre à la case.

    Course du dimanche 12 avril

    Trophée de l’Avenir : K. Laouazi (11), Champetier (6 pts)

    Trophée Honneur : Allam (11), Zelphati (10), D. Boualam (2), Chevalier (2)

  • [Entretien] « On a besoin de renforcer le parti sur Béziers »

    [Entretien] « On a besoin de renforcer le parti sur Béziers »

    La Marseillaise : L’extrême droite est au plus haut à Béziers, c’est une déception pour le Printemps de Béziers ?

    Nicolas Cossange : Oui, c’est une déception qui pose des questions sur la façon de construire une opposition, le programme, la temporalité. Tout n’était pas simple, il y avait quand même quelques faiblesses au printemps de Béziers. Et dans une ville comme Béziers, ça se paye cash.

    Qu’a-t-il manqué ?

    N.C. : Il manquait de contenu programmatique, de mobilisation militante. Même si c’est paradoxal là-dessus, parce qu’en tant que communiste, je ne suis pas insatisfait de la mobilisation des camarades du parti, au contraire. On fait deux adhésions sur la campagne. Mais enfin on ne peut pas être douze partis et galérer jusqu’à la dernière semaine pour construire la liste. On avait les logos, mais on n’avait pas les bras derrière. Il manquait du travail de fond. C’est sur du contenu, c’est sur du programme qu’on emporte les gens. On ne peut pas emmener les gens sur un projet uniquement parce qu’on est ensemble. Le programme ne sort que deux, trois semaines avant le premier tour. Il n’est pas construit collectivement. On ne va pas se raconter d’histoire. Un programme qui tombe d’en haut, de notre tête de liste. Il y a eu un travail en commission réalisé mais qui a été assez superficiel. Et nous avons découvert des éléments forts de notre programme dont on n’était pas au courant, comme le projet Orbiana.

    Vous quittez donc le conseil municipal, tout comme le poste de secrétaire départemental du PCF en juin prochain ?

    N. C. : C’était prévu. Ça fait dix ans, il était temps de passer la main.

    Comment voyez-vous la suite de votre engagement politique ?

    N.C. : On a besoin de faire vivre et de renforcer le parti sur Béziers. Parce que ces élections le montrent, il ne suffit pas d’accumuler les logos. Il faut faire des campagnes unitaires, faire des campagnes de rassemblement. Mais si on les fait sur des organisations politiques qui ne se renforcent pas, on n’y arrivera pas. Donc le travail, dans l’immédiat, c’est de continuer à faire vivre, à renforcer le Parti communiste français sur Béziers pour demain, sur des batailles électorales, mais pas uniquement, sur les batailles sociales, pouvoir peser plus.

    Propos recueillis par L. D.