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  • Le Palais du Pharo s’illumine aux couleurs de l’Arménie

    Le Palais du Pharo s’illumine aux couleurs de l’Arménie

    Comme un symbole, le rouge, bleu et orange ont recouvert la façade du Palais du Pharo à Marseille, ce mercredi soir à la tombée de la nuit, en commémoration du génocide commis il y a 111 ans par le pouvoir turc. Juste avant, une programmation culturelle, organisée à l’initiative de la Ville de Marseille et d’organisations de la diaspora arménienne, a mis « en lumière et en musiques la richesse et la résilience de la culture arménienne à travers l’art ». Avec notamment de la danse traditionnelle par 14 interprètes de l’association « Courants d’Arts » et des chants assurés par la chorale de l’école Hamaskaïne (12e arr.).

    De quoi faire le lien entre Marseillais d’origine arménienne et le devoir de mémoire. « Que personne n’oublie l’histoire. Quand on parle de l’Arménie, de ce pays 1 000 fois redéfini, nous parlons de notre histoire commune et collective », a martelé Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, aux côtés notamment du consul général d’Arménie à Marseille, Ara Mkrtchian. Ce dernier a aussi insisté sur ces liens : « C’est dans cette ville refuge que des milliers de rescapés du génocide ont trouvé une terre d’accueil ».

    Tous deux ont loué la nécessaire « unité » du peuple arménien. Notons enfin que le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, sera ce vendredi à Marseille dans la continuité des commémorations, puisqu’il sera présent pour la cérémonie prévue au mémorial du génocide arménien, rue Edmond-Pirian.

    LES RENDEZ-VOUS COMMÉMORATIFS

    Marseille

    Un rassemblement est prévu le vendredi 24 avril à 17h aux abords du consulat de Turquie organisé par CPLM (Courir pour la Mémoire).

    Aubagne

    Une commémoration est organisée ce vendredi 24 avril au cimetière Fenestrelle, de 17h à 18h.

    Carry-le-Rouet

    Un hommage aux victimes du génocide arménien est organisé au Monument aux morts, le samedi 25 avril, de 11h à 12h.

    Simiane-Collongue

    Une commémoration du génocide arménien, suivie de l’inauguration du Square d’Arménie, aura lieu le vendredi 24 avril à 11h, en haut des Cours du Héros.

    Le Cannet

    Une cérémonie est organisée par la Ville, en coopération avec l’Union des Arméniens de Cannes et ses environs. L’événement se déroulera le vendredi 24 avril à 10h, devant le Monument aux Morts, Square Pietra-Santa.

    La Ciotat et Ceyreste

    Un hommage sera rendu le vendredi 24 avril à partir de 11h, avec un dépôt de gerbes suivi d’une prise de paroles des autorités, Avenue Louis-Crozet à La Ciotat, et face à l’école Jean-D’Ormesson, à Ceyreste.

    Cabriès-Calas

    Un hommage est organisé par la ville le dimanche 26 avril à partir de 11h30 sur la Place du 24-avril-1915, avec une cérémonie et un dépôt de gerbes.

    Allauch et Plan-de-Cuques

    Vendredi 24 avril à 17h10, une cérémonie en hommage aux 1 500 000 victimes arméniennes du génocide perpétré en 1915 par l’empire Ottoman aura lieu place du Souvenir Arménien, rue Jules Ferry à Plan-de-Cuques. De même qu’à 18h30, place du 24 avril 1915 au Logis-Neuf à Allauch aura lieu une cérémonie pour le devoir de mémoire.

  • À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    « Pour l’instant, essayez de décorer vos couronnes en choisissant tous les matériaux que vous voulez », encourage l’animateur du centre social Saint-Mauront, ce mercredi. L’espace Jeanne-Barret, dans le 15e arrondissement, s’est transformé en ateliers préparatifs des costumes pour les enfants, sous la houlette des plasticiens de Shoglu.

    Concentrée à appliquer, au pistolet à colle, des perles sur sa couronne dorée, Mayissara, 10 ans, explique s’être inspirée « de la vie des rois qui devaient être élégants, comme sur les livres de contes ». à ses côtés, Sunnah, 7 ans, déjà coiffée de sa création, tire un peu la langue pour réaliser une rosace sur sa deuxième œuvre d’orfèvre, « parce que j’aime bien faire ça et, comme ça, je peux la donner à ceux qui n’en auront pas ». Fabriquer des costumes et des décors c’est tout un art que les enfants explorent. Idriss fait l’expérience des difficultés du métier et interrompt la séance en désignant une blessure invisible sur le bout de son index : « Je me suis brûlé cinq fois avec la colle. » Son collègue s’inquiète d’une paire d’ailes en carton passées à l’aérosol cuivré : « C’est du produit de mourir ? » Un peu d’eau et un pansement feront leur effet placebo pour le premier, un simple « mais non, c’est un spray à paillettes ! » pour le second.

    Clémence veille au grain. « Excentricité et extravagance ne sont pas des mots simples pour les plus petits. On a travaillé en fonction des âges. L’idée est plutôt de laisser libre cours à leur imagination, au final, on aura une explosion de couleurs. » Les artistes travaillent depuis février sur la récupération des matériaux pour un maximum de réemploi. « Pour les cheveux, on a tressé la cellophane qui enveloppe les palettes ou des bandes de tissus », précise Clémence, une perruque de Marie-Antoinette « inspirée du film de Sofia Coppola » dans les mains.

    Amateurs et pros

    dans le même carosse

    Dans le carnaval, « ce qui est important, c’est surtout ce qui se passe avant, la participation de tous les centres, des bénévoles, des enfants, de l’histoire qu’ils ont à raconter », estime Ahmed Heddadi, adjoint au maire de Marseille en charge des fêtes de quartiers, qui accueillera l’arrivée des festivaliers devant l’hôtel de ville, où l’orchestre d’Éric Ry offrira un baletti.

    Le défilé de quelque 450 carnavaliers, ponctué de chars plus ou moins imposants -équipés de machines à bulles ou à mousse, de sonos, dont l’un diffusera du Jul à la demande des minots- ou encore encadré d’échassiers bigarrés, parcourra près de 800 mètres en… deux heures. Marseille, ville de tous les records oblige.

    Si la royauté a pris le dessus dans la thématique de l’extravagance, c’est le fruit d’une sorte de « brainstorming » au terme duquel le metteur en scène du collectif Charivari (16e arrondissement), associé à la Maison du carnaval, a dû trancher. « Le plus dur, c’est de dire non. Donner ma vision personnelle n’a pas d’intérêt et opter pour 450 avis est impossible. C’est ce qui revenait le plus dans les propositions. Tout le monde a validé et j’ai créé l’histoire avec ce fil. » On trouvera aussi bien le char de la cour royale qu’une fanfare punk accompagnée de la Pompadour ou une grosse bestiole. Marseille a pu compter sur la participation de Planète Vapeur à Nice, spécialisée dans la fabrication des gros chars, d’une centaine de danseurs du groupe NS World, du Pompiers Poney Club, du Vacarme Orchestra, de Zic et Zen, de KLS Danse… Plus d’une douzaine d’associations et compagnies participent à la fête. Certains y travaillent depuis juin dernier.

    « C’est un carnaval exceptionnel parce qu’il est ouvert et populaire », apprécie Maxime, des Spectacles Alizés, qui a travaillé en binôme sur la programmation artistique avec André, du collectif Charivari. également co-directeur de l’Astronef, Maxime précise : « Une association parisienne nous a contactés pour venir faire le carnaval de Marseille parce que c’est le plus populaire en France, ce n’est pas un spectacle confié uniquement à des professionnels. » Ce qui lui confère ce caractère unique.

  • [Entretien] Chantal Eyméoud : « Les JO sont une opportunité unique pour les Hautes-Alpes »

    [Entretien] Chantal Eyméoud : « Les JO sont une opportunité unique pour les Hautes-Alpes »

    La Marseillaise : Vous avez
    été confortablement reconduite à la tête d’Embrun et de la communauté de communes
    de Serre-Ponçon. Qu’est-ce qui, dans votre bilan et vos propositions, a selon vous convaincu les électeurs
     ?

    Chantal Eymeoud : Nous avons obtenu 74% des voix, ce qui est, pour un cinquième mandat que je briguais, une véritable reconnaissance de la part des Embrunaises et des Embrunais, à mon égard et à l’égard de la liste que je conduisais. On est honorés et fiers aussi de ce beau résultat, surtout quand le dégagisme était un peu le leitmotiv de la liste que nous avions en face. Depuis 2001, je suis réélue au premier tour systématiquement et je pense que le lien de simplicité et de réactivité avec les concitoyens que je pratique à Embrun, depuis le début, a fait beaucoup. Ensuite, vient la trajectoire que nous avons engagée depuis plusieurs années avec la mise en valeur des bâtiments culturels et cultuels, la politique du logement et la construction de logements pour tous, y compris social, et la lutte contre la vacance des logements. Et il y a tout le volet autour de la protection de l’environnement, du développement des voies douces, notamment du vélo, des sentiers pédestres, entre la ville et les quartiers.

    On a également mis en place une navette gratuite qui passe dans tous les quartiers, plusieurs fois par jour, qui récupère nos habitants et les amène dans le centre-ville, de façon à leur éviter d’utiliser leur véhicule quand ils en ont. On a également poursuivi la mise en place d’une politique d’animation pour toutes les générations et pour tous les goûts, qui est essentiellement gratuite aussi. Ça participe aussi au bien vivre ensemble, faire en sorte que nos habitants puissent se rencontrer le plus souvent possible. J’ai par ailleurs considérablement renouvelé mon équipe municipale. La plus jeune a 20 ans, j’ai quatre jeunes de moins de 30 ans, et sept ou huit entre 30 et 40.

    L’arrivée des JO en 2030 est
    un moment historique pour le département. En tant que vice-présidente de Région, entendez-vous aussi les craintes liées à leur impact environnemental
    et aux surcoûts pour
    les collectivités ?

    C.E. : Je pense qu’il faut tout écouter et, ensuite, avoir la capacité à répondre aux inquiétudes. Concernant les Jeux olympiques, c’est, pour un département comme celui des Hautes-Alpes, une opportunité absolument unique en matière d’aménagement du territoire. Plus jamais on aura la possibilité d’injecter autant d’argent public, notamment de l’État et de la Région, un peu du Département, pour réaménager les routes, les calibrer à la hauteur de la fréquentation que l’on a en période touristique. C’est une opportunité historique aussi de pouvoir améliorer la voie ferrée, le cadencement des trains et d’avoir le maintien du train de nuit, puisque des millions d’euros vont être injectés pour la rénovation de la voie ferrée. Plus jamais on aura cette possibilité. Par ailleurs, c’est une chance de traduire concrètement les engagements politiques pris par la Région en matière de respect de l’environnement. D’ailleurs, l’État, le CIO et le Cojop nous imposent des normes assez strictes de respect de l’environnement : pas de destruction de forêt, utilisation des équipements déjà existants et réutilisation de ceux qui seront créés… Tout est fait dans une logique d’économie, de façon à ce que la question de l’héritage de l’événement ne soit pas négligée. Personne ne peut imaginer qu’on investisse des millions d’euros pour un mois seulement. De plus, la transition écologique est une réalité que l’on ne peut nier. Les Jeux sont aussi une opportunité pour penser la montagne de demain et lui permettre de négocier un virage vers la transition qu’on aurait eu, de toute façon, parce qu’on ne peut pas échapper à cette remise en question.

    Plusieurs communes restent sans arrêt de train ni guichet, malgré l’apport des JO, au grand dam des maires et des habitants. La Région compte-t-elle agir ?

    C.E. : Bien sûr. Je suis en contact avec tous les maires des Hautes-Alpes et j’entends leurs attentes, leur volonté que leurs communes ne soient pas oubliées des Jeux. Ça ne peut pas être les Jeux d’un seul secteur du territoire. Pour la réouverture de guichets dans certaines gares, moi, je dis « pourquoi pas ? » Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, attendons, mais il faut l’envisager. Jean-Pierre Serrus, vice-président en charge des transports, est aujourd’hui même à Savines-le-Lac. Il rencontre le maire pour discuter de l’éventuelle ouverture de la gare de Savines qui, si elle devait être rouverte, serait couplée avec l’ouverture de la gare de la Bâtie-Neuve et d’autres dans le département. Il faut avoir une analyse globale. On ne peut pas s’engager directement en disant « oui, oui, on va le faire ». Il faut que ça corresponde à une réalité de la fréquentation du train et des arrêts dans ces gares et ne pas vouloir le faire à tout prix, parce que ça coûte. L’argent public est rare. Mais, si effectivement il y a, et il peut y avoir, un sujet, il faut être en capacité de l’anticiper et donc démarrer les échanges aujourd’hui avec les élus concernés.

    Quelle a été votre réaction à l’annonce de la candidature de Renaud Muselier aux élections sénatoriales, et au fait que François de Canson, maire (divers droite) de La Londe-les-Maures (Var), soit pressenti pour lui succéder à la tête de la Région ? Avez-vous, vous-même, envisagé cette fonction ?

    C.E. : Renaud Muselier a fait ce choix, on le respecte, et pour le reste, François de Canson s’est positionné. C’est un élu qui travaille, un maire vraiment au boulot aujourd’hui, qui est président de son intercommunalité, qui connaît bien le terrain, connaît bien la région. Je pense que les choses se dirigent dans ce sens. D’autres conseillers régionaux avec lesquels on est en contact ont une approche qui pourrait être similaire. Personnellement, Renaud Muselier ne m’a pas sollicité. Son choix s’est porté sur François de Canson, dont acte.

  • Ce qui attend la Métropole si son budget n’est pas voté

    Ce qui attend la Métropole si son budget n’est pas voté

    « C’est une première, cela ne se passe pas comme ça habituellement », insistait le maire (DVG) de Marseille, ce mardi soir, à la sortie de la conférence métropolitaine des maires. Après l’annonce du refus de voter le budget de la Métropole, lors du prochain conseil le 28 avril, l’institution, si elle va jusqu’au bout de cette décision, s’avance sur un chemin inédit dans sa courte histoire. Mais il y a encore loin d’ici à toute forme de tutelle de la préfecture.

    Le Code général des collectivités territoriales balise la procédure. Ainsi, si le conseil métropolitain n’a pas adopté de budget en équilibre avant le 30 avril, la Chambre régionale des comptes doit être saisie par la préfecture sous un délai de 30 jours. À compter de cette saisine, elle dispose à son tour de 30 jours pour proposer à la Métropole « les mesures nécessaires au rétablissement de l’équilibre budgétaire ».

    à partir de la transmission des propositions des magistrats, le conseil métropolitain a un mois pour adopter une nouvelle délibération et approuver un budget à l’équilibre. Si l’hémicycle refuse une nouvelle fois de voter, ou si les mesures de redressement sont jugées insuffisantes par la Chambre régionale des comptes, celle-ci se prononce sous quinze jours, avant de passer la main au préfet, qui fait exécuter un budget préparé suivant les recommandations des magistrats. Mais sans obligation de s’y conformer à la lettre. « Si celui-ci s’écarte des propositions formulées par la Chambre régionale des comptes, il assortit sa décision d’une motivation explicite », précise le Code général des collectivités locales.

    Dans le département, plusieurs communes ont dû passer sous les fourches caudines de la Chambre. En juin 2025, celle-ci avait jugé « insincère » le budget présenté par l’ancien maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazucchi, et demandait d’augmenter drastiquement les impôts locaux (notre édition du 12/06/2025).

    « Je ne me laisserai

    pas faire »

    C’était aussi le cas au même moment, à Gréasque, comme en a témoigné la maire (DVG) Hélène Gaillard, lors de la conférence des maires. Et, en 2014, pour Salon-de-Provence. En arrivant à la tête de la commune, le maire (LR) Nicolas Isnard avait refusé de voter un budget « insincère ». Et avait dû exécuter les décisions des magistrats : « J’ai fermé des services, j’ai arrêté des chantiers, je n’ai pas remplacé tous les départs à la retraite, j’ai remis tout à plat avant de retrouver des bases qui m’ont permis de retrouver l’ambition », expliquait-il à La Provence.

    « On n’a pas pris la mesure de dire quelles seront les conséquences », notait le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, même s’il se ralliait au refus de voter le budget. En rappelant qu’en plus des hausses d’impôts ordonnées, la Chambre régionale des comptes préconisait aussi des coupes claires dans les subventions aux associations, dans les emplois de contractuels. Et craignant pour l’argent redistribué aux communes.

    « Je n’ai pas envie qu’on annule le Salon du livre à tel endroit, qu’on augmente le prix du ticket de métro, qu’on me dise que, finalement, on ne peut plus ramasser les poubelles, défendait de son côté Benoît Payan. Je ne me laisserai pas faire et les autres maires sont dans le même état d’esprit. » Jugeant que « l’état a décidé de prendre 100 millions dans les caisses de la Métropole, il peut décider de les rendre ».

    Les premières délégations des vice-présidents

    Gaby Charroux, 3e vice-président délégué à l’industrie, à la reconversion industrielle et à la décarbonation.

    Pascal Montécot, 7e vice-président délégué à l’aménagement, à l’urbanisme, au Scot, à la planification et aux marchés publics.

    Alexandre Doriol, 9e vice-président délégué aux ressources humaines et relations sociales.

    David Ytier, 11e vice-président délégué aux finances, au budget, à la stratégie financière, à la contractualisation avec l’État et les collectivités, au suivi des transferts, au pilotage des satellites.

    Martial Alvarez, 19e vice-président délégué à l’emploi, la cohésion sociale et territoriale, l’insertion, les relations avec le GPMM, l’habitat, le logement, les autorisations préalables de mise en location.

    Maxime Marchand, 20e vice-président délégué à la mer, aux ports et au littoral.

  • Toulon au centre de la stratégie de Défense

    Toulon au centre de la stratégie de Défense

    Premier port militaire d’Europe, Toulon s’impose depuis des décennies comme l’un des piliers de l’appareil de Défense nationale. Dans le Var, la filière revendique quelque 30 000 emplois directs, 13 000 emplois induits et près de 2 500 entreprises liées à la Défense. Toulon constitue un enjeu stratégique majeur pour le secteur à l’échelle nationale. Un territoire appelé à jouer un rôle central dans la montée en puissance affichée par le gouvernement. Car cette dynamique locale s’inscrit dans un cadre national et international précis.

    Les effectifs sont appelés à être encore renforcés dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030. Votée en 2023, celle-ci prévoyait déjà 413 milliards d’euros de dépenses sur six ans. Mais dans la lignée des engagements pris par la France lors du sommet de l’Otan à La Haye, en juin 2025, et au regard d’un contexte international explosif, marqué par le bellicisme de plusieurs gouvernements d’extrême droite (États‑Unis, Israël et Russie en tête), Emmanuel Macron a annoncé, en juillet, que l’effort de Défense serait porté à 2,5% du Produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030, soit environ 76,3 milliards d’euros. Conséquence directe : une augmentation du budget de la Défense de 6,7 milliards d’euros en 2026, pour atteindre 57,1 milliards. Ce budget est soumis depuis mardi à l’examen de la commission Défense de l’Assemblée nationale, avant d’être débattu en séance plénière dès le 4 mai.

    Une logique politique

    Pour traduire cette orientation sur le plan industriel, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, s’est rendu dans le bassin toulonnais le 17 janvier, sur deux sites liés à la Défense, Naval Group et Acti. Il y a annoncé la création d’une « organisation particulière au sein de France Travail », « sous les ordres du ministère de la Défense », pour « aider les entreprises à trouver les compétences et ressources dont elles ont besoin ».

    Une semaine plus tard, la ministre de la Défense, Catherine Vautrin, s’est à son tour déplacée dans le département, en visitant la Direction générale de l’armement (DGA) à Toulon. Elle y a notamment suivi l’évolution du projet Drone de surface autonome naval à capacité d’armement embarqué (Danae), destiné à la protection des ports et à l’escorte de navires militaires. La ministre y a également affirmé la nécessité d’être « plus européen dans notre stratégie industrielle, avec des équipements capables d’agir de concert », appelant à une Europe de la défense « pour mieux peser sur l’Otan ». Catherine Vautrin a insisté sur le renforcement de la Base industrielle et technologique de défense (BITD), présenté comme « une condition de survie industrielle et un outil de puissance. Car là ou nos équipements sont déployés, notre influence stratégique s’enracine », avait-elle déclaré, rappelant que la France était le deuxième exportateur d’armes au monde, au terme d’une année 2025 au cours de laquelle les conflits armés ont fait des centaines de milliers de victimes.

    Ces positions complémentaires trouvent écho dans le Toulon Défense Event, où Jean-Pierre Farandou sera présent, ce jeudi. L’événement, porté par France Travail et le Centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa), présentera, à travers 80 exposants, plus de 200 métiers liés à la Défense.

    De nombreuses animations 
    -échanges avec des professionnels, simulateurs de vol et d’aérocombat, démonstrations de drones, dispositifs des forces navales- seront proposées pour permettre aux visiteurs de découvrir métiers et équipements, « mais aussi de se projeter » et « susciter des vocations ». Car l’objectif principal de la journée sera de promouvoir plus de 5 000 offres d’emploi à pourvoir dans le secteur, l’augmentation des capacités défensives ne pouvant se faire sans main-d’œuvre.

    Pragmatique ? Nécessaire ? L’opération, éminemment politique, s’inscrit en tout cas pleinement dans les orientations budgétaires du gouvernement. Et induit des coupes budgétaires dans des domaines essentiels précarisés, de la santé à l’éducation, en passant par la culture.

  • Les délégations des vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille continuent d’arriver

    Les délégations des vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille continuent d’arriver

    Après la désignation des vingt vice-présidents de la Métropole, le 7 avril dernier, puis des onze autres conseillers délégués siégeant au bureau le 16 avril, le président (LR) de l’institution, Nicolas Isnard, avait promis qu’ils recevraient leurs délégations « dans quelques jours, sans surprises ».

    Les arrêtés confiant leurs responsabilités restent signés au fil de l’eau : après une première salve le 13 avril pour quatre d’entre eux, Alexandre Doriol et Maxime Marchand ont reçu à leur tour, ce mercredi, leurs délégations.

    Les délégations connues

    Gaby Charroux, 3e vice-président délégué à l’industrie, à la reconversion industrielle et à la décarbonation.

    Pascal Montécot, 7e vice-président délégué à l’aménagement, à l’urbanisme, au Scot, à la planification et aux marchés publics.

    Alexandre Doriol, 9e vice-président délégué aux ressources humaines et relations sociales.

    David Ytier, 11e vice-président délégué aux finances, au budget, à la stratégie financière, à la contractualisation avec l’État et les collectivités, au suivi des transferts, au pilotage des satellites.

    Martial Alvarez, 19e vice-président délégué à l’emploi, la cohésion sociale et territoriale, l’insertion, les relations avec le GPMM, l’habitat, le logement, les autorisations préalables de mis.

    Maxime Marchand, 20e vice-président délégué à la mer, aux ports et au littoral.

  • Un obus neutralisé par les plongeurs-démineurs au large du Prophète

    Un obus neutralisé par les plongeurs-démineurs au large du Prophète

    Une opération de contre-minage a eu lieu, mercredi matin sur la plage du Prophète (7e), après la découverte d’un obus. Repéré par des nageurs lundi, l’engin de 57 mm ne présentait pas de menace immédiate et a permis aux plongeurs-démineurs d’attendre mercredi pour intervenir dans de bonnes conditions météo, d’après la préfecture maritime de la Méditerranée (Premar).

    De lourds précédents

    Clôturée à 11 heures, l’intervention n’a nécessité l’évacuation que d’un seul nageur. Pour rappel, une opération de contreminage consiste à transporter la munition au large avant de la faire exploser afin de la rendre définitivement inoffensive.

    Des restes des deux guerres mondiales ont déjà été retrouvés à plusieurs reprises sur le littoral marseillais. En 2016 notamment, le bataillon de marins-pompiers de Marseille avait repéré, lors d’un entraînement, une cinquantaine d’obus à seulement 25 mètres de profondeur, à 700 mètres des côtes, au large de la digue des Catalans (7e). L’opération de contreminage s’était alors déroulée en deux étapes, avec une première phase en février 2016, durant laquelle les démineurs de la Marine nationale avaient fait exploser 30 obus. La même année, en mars, une bombe britannique de 250 kg datant de la Seconde Guerre mondiale avait été retrouvée dans la zone portuaire de Marseille.

    Entre 2014 et 2023, le nombre d’interventions réalisées par les démineurs est passé de près de 15 300 à un peu moins de 17 000, soit une augmentation de 10,5% en dix ans, selon un rapport du Sénat.

  • Nemausus replonge trois jours dans l’Antiquité

    Nemausus replonge trois jours dans l’Antiquité

    Chaque printemps, Nîmes réussit un tour de force : faire cohabiter le quotidien et l’Histoire. Un centurion qui traverse les Halles, un « barbare » qui s’attarde en terrasse, des légionnaires qui surgissent au détour d’une rue… Du 24 au 26 avril, la ville remet les sandales cloutées et invite habitants comme visiteurs à un voyage vivant au cœur de l’Antiquité avec ses Journées romaines.

    Point d’orgue du week-end : trois représentations dans les arènes du grand spectacle « Spartacus, l’esclave qui défia Rome ». Une fresque XXL, avec plus de 500 participants en piste (reconstituteurs, cavaliers, cascadeurs, comédiens), des décors créés pour l’occasion et une mise en scène pensée comme une immersion totale. Le héros thrace, symbole universel de révolte et de dignité, revient hanter les gradins nîmois dans un récit qui puise dans l’histoire : la rébellion menée entre 73 et 71 av.
    J-C, tout en parlant au présent.

    Une feria antique à travers la ville

    Mais les Journées romaines ne se résument pas aux arènes : elles débordent, s’installent, s’invitent partout. Sur l’Esplanade, le village gallo-romain et ses ateliers font découvrir les savoir-faire d’époque, pendant que le marché antique aligne étals, costumes et trouvailles inspirées du monde romain. Sur la place Gabriel-Péri, combats, démonstrations et ateliers autour de la gladiature rythment les journées. Aux Jardins de la Fontaine, lectures théâtrales, spectacles interactifs, jeux de piste et ateliers créatifs transforment l’Histoire en expérience partagée.

    Le samedi soir, le décor change d’échelle : grand défilé nocturne de la Maison Carrée jusqu’aux arènes, à 21h, comme un cortège qui relie les pierres les plus célèbres de la ville. Et pour prolonger l’immersion, des visites aux flambeaux dans les coulisses des arènes sont proposées en amont tandis que des conférences gratuites à l’Université Vauban replacent Spartacus dans son contexte historique. Au total, l’événement joue sur tous les tableaux : transmission, spectacle, convivialité. Une fête grand public, oui, mais aussi une manière de rappeler que le patrimoine n’est jamais plus vivant que lorsqu’il se partage.
    A.J

  • Le local du PCF de Carpentras dégradé

    Le local du PCF de Carpentras dégradé

    « Cassez-vous » ou encore « 100 000 000 de morts », plusieurs tags dégradants ont été retrouvés sur la façade du local du PCF de Carpentras ce mardi 21 avril en début de matinée. La serrure d’entrée a également été fracturée. Une plainte a été déposée auprès du commissariat de police.

    Plusieurs croix rouges recouvraient aussi des affiches du secrétaire national du PCF Fabien Roussel ainsi qu’une affiche du parti. « Dans ce local, on a toujours été tranquille. Il n’y a jamais eu d’agression ni d’atteintes du tout. C’est la première fois qu’il y a des dégradations, des souillures », regrette le secrétaire de section Julien Guérin, qui explique que c’est une voisine qui a prévenu des dégradations. Des caméras de surveillance à proximité pourraient permettre d’identifier les auteurs.

    La section PCF s’étonne également du timing de ces inscriptions. « Doit-on voir dans cette soudaine libération de la parole fasciste à Carpentras, alors que jusqu’ici notre local n’avait jamais subi aucune dégradation ni agression de ce type, un lien avec l’élection d’une municipalité à la tête du RN ? » glisse-t-elle dans un communiqué, en lien avec l’élection de Hervé de Lépinau (RN) il y a un mois. « On n’accuse personne en particulier, mais c’est un climat. Ce sont des mots d’ordre de toute évidence inspirés de la droite et de l’extrême droite », pointe Julien Guérin tout en ajoutant « qu’il ne faut pas crier au loup plus que nécessaire » car il ne souhaite « pas qu’il y ait une escalade. »

    Soutien des insoumis

    Le groupe d’action LFI Carpentras Roseraie a également exprimé son soutien dans un communiqué en rappelant qu’il y a deux mois, des dégradations similaires avaient été retrouvées sur le bâtiment qui devait accueillir le forum « Décolonisons nos esprits ». « Le GA LFI alerte sur le climat de tension que ces agissements visent à instaurer dans notre commune. Qui veut faire obstacle au pluralisme politique ? Qui craint le débat d’idées ? Qui veut ainsi porter atteinte à la démocratie ? » s’interroge-t-elle également. Et estime qu’ « il revient aux autorités de l’État de réagir avec la fermeté que requiert la gravité de ces tags qui expriment la haine de la démocratie républicaine, la volonté d’imposer à la société une conformation idéologique d’acceptation de l’ordre social. »

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce jeudi

  • À Marseille, le ferry-boat se refait une beauté

    À Marseille, le ferry-boat se refait une beauté

    « Chaque année, c’est un véritable “check-up” technique qui est opéré pour inspecter et entretenir les navires… de la coque aux équipements », explique la régie sur les réseaux sociaux. Au programme donc, une sortie de l’eau grâce à une grue impressionnante, un nettoyage haute pression pour éliminer les algues et autres dépôts, des contrôles techniques approfondis, des interventions mécaniques « de précision » et des travaux de peinture pour protéger la coque.

    M.R.