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  • Bad Bunny vient enfiévrer le stade Vélodrome

    Bad Bunny vient enfiévrer le stade Vélodrome

    Bad Bunny au stade Vélodrome. Pas le surnom d’une chèvre qui vient encore de signer à l’OM, mais bien le bouillant lapin des musiques latines, qui se produit mercredi 1er juillet dans l’antre des Olympiens. Cet artiste parmi les plus écoutés à travers le globe fait escale à Marseille dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », d’après le nom de son sixième album sorti l’an passé. Une discographie qui monte qui monte depuis les années 2010, et un opus hissé au firmament par le tremblement de terre en mondovision provoqué en février 2026 par son show à la mi-temps du Superbowl, cette parenthèse artistique de la finale de football américain, illustration suprême de la victoire culturelle d’el « imperialismo yankui ». Et pourtant. Truffée de références à ses racines portoricaines, notamment le perreo, danse reggaeton à se déglinguer le bassin et reprise notamment dans les mouvements contestataires de cette île colonisée il y a près de 130 ans par les États-Unis, la prestation de Bad Bunny a bien fait enrager Trump. « Ils veulent me prendre ma rivière et aussi ma plage. Ils veulent mon quartier et que ma grand-mère soit partie. Non, ne lâche pas ton drapeau. Je veux pas qu’ils fassent de toi ce qu’il est arrivé à Hawaii », chante, sur le titre « Lo Que Le Pasó a Hawaii », la superstar de 32 ans devenue égérie anti-Trump en multipliant notamment les prises de position contre l’ICE et pour l’accueil des migrants ou les droits LGBT.

    Coups de chaud

    Désormais icône politique tout autant que de la mode et de l’entertainment en général, une figure portée aux nues ou détestée, comme seuls les États-Unis savent enfanter et raffolent. Dans tout cela, on en oublierait presque la qualité de Debí Tirar Más Fotos, album sacrément bien produit au cours duquel reggaeton, salsa et merengue immergent les auditeurs dans ses influences portoricaines et caribéennes. Par-dessus, les scansions suffocantes de Bad Bunny achèvent de tirer les oreilles des lapins du monde entier pour les traîner fissa sur la piste de danse. De son « Nuevayol » introductif qui dope et sample le thème d’« Un Verano en Nueva York » d’El Gran Combo de Puerto Rico (1975), à la salsa survitaminée « La Mudanza », 17 titres chargés qui décupleraient la canicule marseillaise actuelle en un tour de chant ou de reins. Sûrement aussi de quoi mettre un coup de chaud supplémentaire à la RTM qui annonce encore son cortège de modifications des lignes passant vers le Vélodrome mercredi 1er juillet dès 16h. Il faut dire que le concert de Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, se jouera à guichets fermés et que les reventes de places se monnayent encore très cher.

  • [Parole de maire] Mario Martinet : « Il faut un parc naturel régional autour de l’étang de Berre »

    [Parole de maire] Mario Martinet : « Il faut un parc naturel régional autour de l’étang de Berre »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans « La Marseillaise ». En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, « La Marseillaise » met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Comment ce sont
    passés pour vous les 100 premiers jours de ce nouveau mandat
     ?

    Mario Martinet : Pour nous, c’est la continuité de ce que l’on a mené jusqu’alors, il n’y a pas de rupture. On continue tambour battant sur nos projets, antérieurs et à venir.

    Quelles sont les priorités
    de ce nouveau mandat
     ?

    M.M.  : Nous voulons lancer les projets que nous avons entamés. Par exemple pour la réhabilitation de la chapelle Caderot, nous allons démarrer les travaux d’ici la fin de l’année. Nous avons des salles de sport qui doivent être finalisées, un écoquartier dont les travaux vont démarrer à la rentrée avec 239 nouveaux logements pour nos habitants… C’est un projet qui a mis longtemps à voir le jour, nous allons donc faire en sorte que la première pierre soit déposée début septembre. Bien sûr, nous avons une belle grande salle de spectacle finalisée qui verra son ouverture en octobre, avec un nouveau projet culturel.

    Et pour les nouveaux projets ?

    M.M. : Nous avons déjà mis en route, durant ces 100 jours, ces nouveaux projets. Il y en a un qui me tenait à cœur, d’accompagner la population sur le plan social face aux problèmes d’énergie. Nous avions anticipé les choses, et nous avions dit que nous triplerions le chèque combustible pour nos populations. C’est ce que nous avons fait avec le CCAS [centre communal d’action social, ndlr]. Et en même temps, face à la crise de l’essence, nous avons mis en place le mois dernier une aide pour les aides-soignants, les personnes qui vont au domicile des plus vulnérables, de 80 euros par mois. Nous avons aussi le projet d’une nouvelle plage, pour finaliser la grande promenade sur le littoral de l’étang de Berre. L’an dernier nous en avons fait une, nous allons en faire une deuxième, un peu plus petite certainement.

    C’est d’autant plus important avec les canicules…

    M.M. : Je crois beaucoup en la végétalisation de la commune. Nous avons planté lors du dernier mandat plus de 6 000 arbres, nous allons continuer ces plantations et en planter encore 6 000 de plus, continuer à végétaliser la commune. C’est par ce biais que l’on pourra réguler les problèmes de chaleur et préserver les habitants. Nos écoles sont déjà toutes climatisées, la moitié des cours sont de vrais jardins. Si on arrive à continuer à végétaliser, il sera agréable de vivre à Berre-l’Etang.

    La campagne des municipales a été tendue, vous avez gagné avec 34 voix d’avance. Comment réunir une ville après tout ça ?

    M.M.  : Je fais en sorte d’être au plus près de la population. J’avais initié lors du mandat précédant des réunions de quartier, nous sommes allés encore plus loin : nous faisons des réunions de rue. J’ai lancé ces rendez-vous de rue pour aller au-devant des habitants et voir les problèmes du quotidien, essayer de trouver des solutions à leurs problématiques d’environnement, de cadre de vie, de la chaussée à la sécurité en passant par les poubelles – qui ne nous concernent pas. Nous faisons beaucoup de travaux en ce moment sur la voirie. C’est le quotidien, de boucher les trous. Et des projets plus importants avec un boulevard Paul-Langevin qui va être réhabilité. Nous voulons être au plus près pour essayer de fédérer cette population qui s’est divisée. Mais je vois les choses très positivement, je suis très optimiste pour l’avenir, non pas de la société mais de Berre-l’Etang en tout cas.

    Et pour l’avenir de la Métropole ?

    M.M. : Je le suis beaucoup moins. Je pense qu’en donnant les clés au préfet, nous nous sommes engagés dans un dispositif qui ne va pas aller positivement pour nos communes, toutes les communes de ce territoire métropolitain. Je suis même plutôt inquiet. Pour ce qui concerne la ville de Berre, 85% de son budget arrive de la Métropole. Et comme nous n’avons plus que très peu de leviers pour lever des impôts, à part le foncier qui a ses limites, si on nous ampute ce budget, il faudrait faire des coupes sombres dans nos services. Et là et là, les choix seraient compliqués à faire.

    La vente du site de LyondellBasell avait suscité des inquiétudes. Comment voyez-vous l’avenir industriel de la commune ?

    M.M. : La vente pouvait se terminer par la fermeture du site, mais ce n’est pas le cas. Nous avons un repreneur pour le site pétrochimique, un investisseur allemand, Aequita, qui va créer une société pour le site, Velogy, qui ont de belles perspectives pour le site. Ils veulent devenir le premier producteur européen de polypropylène. Ils se sont mis sur les rails, j’espère que les rails seront en ligne droite vers ce bel objectif.

    Vous prévoyez une zone industrielle, notamment pour accompagner le développement d’Airbus helicopters. Comment la ville peut s’adapter à ce développement industriel ?

    M.M. : Les communes aujourd’hui possèdent peu de leviers. Il y en a un, c’est le foncier bâti. Si on veut en avoir plus, il faut accueillir de l’activité économique, afin d’avoir des recettes pour la commune, de l’emploi pour nos habitants. On a un beau projet de 239 logements en perspectives, cela permettra d’accompagner ce développement économique. Je sais qu’Airbus a des velléités de s’étendre, ce serait un bon choix de choisir Berre-l’Etang.

    Avec les nombreux chantiers annoncés pour restaurer l’étang de Berre, comment voyez-vous son avenir ?

    M.M. : Je suis un des défenseurs d’un projet qui fait bondir quelques élus, d’un grand parc naturel régional autour de l’étang, qui regrouperait les dix communes du pourtour de l’étang mais aussi d’autres communes riveraines à nos communes. Cela pourrait être à la fois un outil environnemental, de développement durable, mais aussi économique. Nous avons une pépite dans ce département, l’étang de Berre. Il faut la polir cette pépite. Cela pourrait passer par ce parc, c’est un des moyens pour redorer le blason de l’étang de Berre, lui donner une autre image. Venez sur les rives de Berre-l’Etang, nos plages sont féeriques, on a des palmiers, on se croirait dans les Caraïbes ou à Tahiti !

  • Une pluralité médiatique unique mais menacée

    Une pluralité médiatique unique mais menacée

    Avec deux quotidiens, le Dauphiné Libéré et La Marseillaise, plusieurs radios dont Alpes1 et Ram05 mais aussi une chaîne d’info, BFMDICI, le département des Hautes-Alpes, de seulement 140 000 habitants, présente un pluralisme médiatique rare, pour autant en danger. Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise est revenu sur les difficultés rencontrées par le journal durant la période Covid, finalement sauvé par « la mobilisation des salariés et des Amis de la Marseillaise » tout en conservant « sa ligne éditoriale et ses valeurs issus du Conseil National de la Résistance et en allant à la conquête de trois départements supplémentaires », a-t-il rappelé.

    « BFMDICI cessera d’émettre au 31 décembre si elle n’a pas de repreneur d’ici là », a alerté Loïc Guerringue, rédacteur en chef de la rédaction, actuellement en grève. Pour autant, chaque média ne doit pas mener seul la lutte pour sa survie : « C’est un combat collectif selon moi, c’est-à-dire que nous tentons tous de pérenniser un média local. Les médias sont complémentaires, personne ne fait mieux que la PQR (presse quotidienne régionale) localement, très précisément dans les territoires », a-t-il rappelé. Des difficultés partagées par Simon Becquet, journaliste à Ram05 : « On est de plus en plus boudés par les annonceurs y compris dans les territoires où on est très implantés. Sauf qu’en faisant vivre les médias locaux on fait vivre un écosystème local dont ils bénéficient ».

    De son côté, Lionel Arce-Menso directeur de la rédaction des Hautes-Alpes du Dauphiné Libéré, a rappelé que son journal, principal titre local, était loin de « vouloir écraser les autres » et mis en avant « le panorama formidable » qu’offre ce pluralisme « à l’échelle d’un petit département », confiant avoir eu envie de devenir journaliste en écrivant pour La Marseillaise une chronique sportive avec son père qui fut correspondant. Pour lui « se battre pour le pluralisme, c’est aussi se battre pour qu’on puisse offrir un regard et une information objectifs ». D’autant que le pluralisme a des effets positifs pour tout l’écosystème médiatique : « L’étude menée par la Fondation Jean Jaurès montre que plus il y a d’offre médiatique locale, plus les gens s’informent et en demandent. À l’inverse, il peut y avoir un cercle vicieux, moins il y a de médias plus les gens les délaissent pour d’autres canaux d’info », a argumenté Simon Becquet. Or, la disparition du pluralisme médiatique a des effets très concrets a rappelé Lionel Arce-Menso : « Les études faites aux États-Unis montrent que là où il y a des déserts journalistiques, des endroits où la presse locale a totalement disparu, c’est là où l’on vote le plus pour Trump ».

    Mener la bataille culturelle

    Mais il n’y a pas que la presse qui est en danger : « La culture est en difficulté, le monde scientifique aussi », menacés notamment par « des gens qui dominent aujourd’hui la pensée en France, qui rachètent tous les médias, et qui impriment des récits faux ou qui servent leurs intérêts », a prévenu Lionel Arce-Menso. Or, cette situation relève d’un choix politique, qui peut être contrecarré selon Léo Purguette : « Quand il y a des baisses de ressources pour la science, pour les communes et les collectivités, c’est un choix de société, le choix de l’austérité qui prépare les victoires politiques de l’extrême droite. Quand il n’y a plus de services publics, de médias de proximité, ce sont eux qui avancent (…) », a-t-il alerté. Tout en rappelant que si La Marseillaise porte cette lutte « avec ses valeurs », l’action à mener est selon lui « plus large qu’un combat droite-gauche, c’est un combat pour la République ». Avant de conclure par la célèbre citation de Bertold Brecht publiée chaque jour à la Une de notre journal : « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

  • Faron : votre point de vue pour prendre de la hauteur

    Faron : votre point de vue pour prendre de la hauteur

    Comme pour préfigurer l’application Toulon & Vous prochainement disponible, qui doit permettre de recueillir les propositions des habitants et les associer davantage aux réflexions qui façonnent en amont les grands projets qui vont forger l’avenir de la ville, la maire (SE) de Toulon Josée Massi vient de lancer une grande consultation citoyenne consacrée au Mont Faron, le patrimoine naturel des Toulonnais. Un thème qui ne devrait pas manquer de les inspirer. L’occasion de leur rappeler sinon que c’est justement grâce aux combats d’une poignée de défenseurs de la nature regroupés en association que le site a été soustrait aux appétits des promoteurs et des élus corrompus. Ce qui prouve l’intérêt de prendre la parole lorsqu’on nous en donne comme ici la possibilité de défendre le bien commun.

    « Quand on arrive à Toulon, il y a deux choses que l’on remarque immédiatement : notre rade et notre Faron », explique la 1ère magistrate, en précisant que « son avenir comme son potentiel sont de vrais enjeux et leviers ».

    Il s’agit donc d’imaginer collectivement comment jouir plus encore de ce poumon vert stratégique qui veille sur le Port du Levant tout en continuant à préserver cet espace protégé qui abrite une riche biodiversité. Un lieu d’évasion très prisé des Toulonnais qui participe aussi à faire vivre le devoir de mémoire en abritant un musée du Débarquement et de la Libération de Provence.

    Une aventure collective pour le bien commun

    Pour s’impliquer donc sur son devenir, un questionnaire est en ligne sur le site Internet de la Ville depuis mercredi dernier et va y rester jusqu’au 15 août. Il est également disponible sous format papier au sein des Comités d’intérêts locaux (CIL), des mairies annexes, offices du tourisme, ou directement au pied du Faron à la gare du téléphérique.

    « Préparé par les services de la Ville, il a vocation à nourrir la feuille de route du mandat en recueillant idées, attentes et propositions autour de cinq grands thèmes », est-il précisé.

    L’occasion d’interroger et préciser le rapport que l’on entretient avec le site, son attachement, la façon que l’on a d’y grimper, à pied, en voiture ou en téléphérique. Mais aussi comment mieux le défendre, du feu entre autres. Et de dire si l’on est satisfait de l’accueil et des services proposés. Ou encore quelles activités on voudrait voir s’y développer, ou pas. Et surtout comment mettre davantage en avant ce patrimoine naturel.

    À travers cet espace de contribution collective chacun est invité à s’exprimer « afin d’imaginer et construire ensemble, une vision partagée du Faron de demain ».

    Libre à tous de prendre un peu hauteur et d’apporter sa pierre à l’aventure collective. Pour inviter à prendre soin de sa biodiversité, améliorer les accès et les mobilités, ou encore envisager qu’y prennent racine des événements culturels ou scientifiques. L’invitation à de quoi séduire.

    L’occasion aussi de porter la réflexion autour de l’avenir du zoo, et ses futures missions d’éducation, de conservation et pourquoi pas de recherche.

    « C’est le point de départ d’une vie politique inclusive, dans laquelle tous les habitants peuvent s’inscrire », conclut Josée Massi.

    Lorsqu’on sait à quoi on a échappé avec les projets fous du début des années 1980, du gigantesque parc de loisirs avec hôtellerie et restauration appelé « Le Faron, an 2000 »; ou encore « Le Faron d’Eole », jusqu’à l’érection d’une « Vierge noire » façon Christ rédempteur, mieux vaut rester aux aguets.

    Ou mieux encore faire entendre sa voix en participant à la consultation.

  • Une première braderie pour un grand commerce convivial à Aubagne

    Une première braderie pour un grand commerce convivial à Aubagne

    « C’est la première fois que je vois une grande braderie comme celle-là. C’est bizarre qu’il n’y en ait jamais eu avant. Quelle bonne idée. Ça met de la vie dans le centre-ville et ouvre un peu les esprits. J’ai l’impression que le nouveau maire apporte un autre élan », exprime en ce dimanche 28 juin Alain, habitant d’Aubagne depuis 16 ans, un sachet rempli d’habits chinés sur place qu’il offrira à sa petite-fille. Il est 10h et le cours Foch bruisse de monde, aussi bien sur ses terrasses que devant des stands et étals en tous genres. « Ça amène du monde, ça fait travailler les commerçants de la ville et c’est aussi l’occasion de revoir des copines », exprime quant à elle Marie, sexagénaire au sourire fleuri, tout comme le « joli haut » bigarré qu’elle vient d’acheter.

    La première grande braderie d’Aubagne prend la forme d’une vide-grenier XXL qui s’est également déployé sur les rues Rastègue et Martinot, dont l’affluence a aussi été décuplée par le marché alimentaire de l’Esplanade de Gaulle et une exposition de voitures anciennes sur le Cours Voltaire. Le Cours Barthélémy ne fait lui non plus pas exception à la règle avec son lot d’objets décoratifs et de bonnes affaires textiles disposés sur des tables de fortune et parfois à même le sol. « Cette grande braderie, c’est super. Ça redonne un aspect populaire à Aubagne qu’elle avait perdu. Ça fait revenir du monde dans le centre-ville, un dimanche qui plus est », s’enthousiasme Christelle, qui tient un stand devant le numéro 16 du Cours Barthélémy, là-même où un certain Marcel Pagnol est né le 28 février 1895. « Par les temps qui courent, c’est une bonne idée d’acheter d’occasion. Pour les porte-monnaie de tout le monde, vu le coût de la vie, mais aussi pour la planète. La seconde main, c’est l’avenir », dit-elle devant ses jouets et vêtements qui partent comme des petits pains.

    Rendez-vous en octobre

    « L’idée est de donner à tous les Aubagnais l’envie de se réapproprier le centre-ville, de le fréquenter », contextualise Clémentine Fardoux, 1ère adjointe au maire. « Ce matin, j’ai vu la joie des habitants de voir de la vie dans leur centre-ville, un mélange de populations, de générations et de catégories sociales. C’est tout ce dont je rêve pour ma ville : retrouver enfin un Aubagne qui vit et permet aux gens de se rencontrer », déclare cette élue notamment en charge des ressources humaines et de l’urbanisme à propos de cette grande braderie, dont la prochaine édition se tiendra « début octobre ».

  • À Aix, des ateliers pour adapter le logement des seniors

    À Aix, des ateliers pour adapter le logement des seniors

    Ils sont moins d’une dizaine à avoir bravé la canicule pour aller jusqu’au centre socioculturel la Rose des Vents. Organisé par le pôle infos seniors du CCAS, animé par le Creedat 13, association spécialisée dans l’adaptation et le réaménagement de logements, tenait un deuxième atelier permettant aux plus âgés, ou aidants, de réfléchir à des alternatives pour qu’un senior reste plus longtemps chez soi. Proposer d’autres options que l’Ehpad, ou l’emménagement chez un proche. « L’idée de la société en ce moment, c’est de favoriser le maintient à domicile le plus possible, rappelle Aline Baccon, responsable coordination du pôle infos seniors du CCAS. Il y a tout un panel de dispositifs qui permettent de rester à son domicile le plus longtemps possible. C’est un coût, mais il y a quand même beaucoup d’aides (….) ». Déjà le 17 juin dernier, le même atelier était organisé, au centre socioculturel La Provence.

    Des rencontres régulières

    Et sera réitéré dans les mois à venir. « On essaie d’en faire plusieurs par an sur différentes thématiques, poursuit Aline Baccon. L’intérêt de ces rencontres, c’est de faire de la prévention, d’anticiper et faire en sorte que les gens aient l’information au plus tôt pour éviter des situations dégradées, éviter les chutes, les risques… Mais aussi faire en sorte que les gens ne se disent pas que (rester chez soi) n’est pas une option, faute de moyens ». Au cours de l’atelier, Lucille Besson Papin, ergothérapeute au sein de la Creedat 13, animatrice de la rencontre pour la journée, expose les chiffres. Chez les personnes âgées, les chutes représentent 130 000 hospitalisations par an. 70% d’entre elles ont lieu au domicile, et 10 000 d’entre elles par an sont une cause de décès. « La population en France est vieillissante, vit de plus en plus longtemps, il y a donc de nouveaux besoins chez les seniors. Ici, on vient faire de la prévention pour lutter contre les risques de chute, d’aggravation des problématiques de santé, dans le but qu’on puisse intervenir avant même qu’il y ai des soucis au sein du logement des bénéficiaires », déroule Lucille Besson Papin. Parmi le petit groupe présent, les raisons de venues varient. « J’ai des amis qui ont eu des problèmes de santé, ça peut leur être utile », résume Réjane. « De mon côté, j’ai fait plusieurs chutes sur le dos, j’ai besoin de pouvoir aller mieux au quotidien. Il faut que je puisse adapter mon logement par rapport à cette pathologie. C’est une kinésithérapeute qui m’a envoyée ici », explique de son côté Marie-Laure. D’autres ateliers sont à venir, dans les centres sociaux.

  • Ces officiers pompiers formés au cœur de l’Arbois

    Ces officiers pompiers formés au cœur de l’Arbois

    Sur le plateau de l’Arbois, à proximité immédiate de la D9 et du Stadium de Vitrolles, un drôle de carrefour se trouve en pleine pinède. Plusieurs bâtiments en béton, à l’allure plus de bunkers que de gais foyers, se dressent aux quatre coins, avec une laverie d’un côté, ou un hall d’immeuble de l’autre. Une station-service à la pompe désuète termine l’ensemble.

    Une infinité de scénarios

    Tout autour, des pompiers et leurs véhicules terminent leur exercice, encore possible ce mercredi 24 juin au matin avant de subir les chaleurs de la journée. La boucle passant par cette ville factice du plateau technique de l’École nationale des officiers sapeurs-pompiers (Ensosp) forme un parcours-type pour les escadrons de combattants du feu placés sous les ordres des élèves officiers en formation. « Ici, on n’apprend pas à ouvrir une lance. On apprend à de futurs lieutenants chefs de groupe à gérer 4 engins », explique le commandant Frédéric Puel directeur du plateau technique.

    Sur les 24 hectares du centre, plusieurs simulateurs permettent d’aborder presque toutes les situations du quotidien du pompier. « Nous avons une base de 130 scénarios différents avec une possibilité de variation quasi infinie : une, deux, cinq victimes, avec ou sans propagation du feu », illustre le commandant. Tout est question d’évolution pédagogique : « On travaille sur trois niveaux de difficulté. La première mise en situation comporte une seule évolution » prévue dans le scénario, comme par exemple une victime en plus de ce qui était prévu. Le deuxième échelon prévoit jusqu’à trois évolutions. Enfin, le troisième échelon prévoit « une situation complexe de plusieurs évolutions pour forcer l’élève officier à réorganiser son chantier » indique Frédéric Puel.

    Chaque exercice est simulé en conditions proches du réel. Une alerte est créée par un formateur, envoyée par le centre de traitement et réceptionnée à la base opérationnelle sous forme d’un ticket comprenant les infos essentielles. Dans le hangar attenant, sept centres de secours sont simulés, chacun disposant d’une voiture de commandement, d’une ambulance et de deux pompes. « Chaque officier doit produire une stratégie et prendre des décisions, seul. La finalité est qu’il ressente la solitude du chef », détaille Frédéric Puel. Tout est prévu pour accueillir entre 6 et 7 000 élèves officiers par an en formation initiale ou complémentaire sur site, sur des périodes de quinze jours en moyenne.

  • Les Bouches-du-Rhône renoncent à l’uniforme dans les collèges

    Les Bouches-du-Rhône renoncent à l’uniforme dans les collèges

    En cette rentrée 2024, au moment de remettre leurs nouveaux uniformes scolaires aux élèves du collège Château-Forbin dans le 11e arrondissement de Marseille, la présidente (DVD) du conseil départemental, Martine Vassal, se réjouissait d’une expérimentation qui allait « renforcer le sentiment d’appartenance à l’établissement scolaire, de répondre aux problématiques de harcèlement scolaire et d’améliorer le pouvoir d’achat des familles ». Mais deux ans plus tard, celle-ci tourne court. Ce 22 juin, la collectivité a brusquement résilié le marché signé avec la Quincaillerie aixoise pour fournir ces tenues uniques testées par 1 200 élèves à Château-Forbin et au collège Mont-Sauvy à Orgon. Officiellement, le conseil départemental estime que l’envolée du prix des uniformes proposée le 22 avril -plus de 31,90% en moyenne- remet en cause le contrat. Mais cette résiliation vient surtout mettre discrètement un terme à l’expérience largement médiatisée à son lancement.

    « Nous arrêtons effectivement l’expérimentation », confirme la conseillère départementale (DVC) déléguée aux collèges, Béatrice Bonfillon-Chiavassa, reconnaissant que les coûts de fabrication « avaient significativement augmenté ». Mais tandis que le collège d’Orgon comptait bien poursuivre l’expérience, le conseil d’administration de Château-Forbin s’est prononcé contre sa poursuite le 30 mars. « La gestion quotidienne des élèves ne respectant pas le port de la tenue représente une charge de travail trop importante », explique la conseillère départementale. Surtout, « l’État a décidé après ces deux ans d’expérimentation d’y mettre fin et donc d’arrêter la subvention qui l’accompagnait. C’est la raison pour laquelle nous avons arrêté cette expérimentation, avec regret », indique Béatrice Bonfillon-Chiavassa.

    « Pas un gâchis »

    Au total, près de 210 000 euros ont été initialement consacrés à cette expérimentation, indiquait le conseil départemental lors de son lancement, soit 127 euros par élève pris en charge pour moitié par la collectivité. « On ne peut pas dire que c’est un gâchis quand on réalise une expérimentation pour aller vers le mieux, défend l’élue. S’entêter à aller dans ce dispositif quand une équipe ne souhaite plus le faire, ça, cela aurait été du gâchis. » Elle espère désormais en tirer le bilan avant de regarder plus en avant. « Pour les avoir rencontrés, c’était plutôt bien perçu par les parents mais aussi par les élèves », explique-t-elle, y voyant une manière de lutter contre le harcèlement et d’aider les familles. Une étude de l’Éducation nationale publiée le 12 mai montrait que si les directions d’établissement appuyaient la mesure, l’uniforme était vu comme « une contrainte inutile » par la moitié des collégiens.

  • [Entretien] Delphine Tisseyre, Secours populaire : « Derrière les chiffres, une réelle détresse humaine »

    [Entretien] Delphine Tisseyre, Secours populaire : « Derrière les chiffres, une réelle détresse humaine »

    La Marseillaise : La Banque alimentaire faisait état de 63 500 bénéficiaires en 2025. Quel constat faites-vous sur le terrain ?

    Delphine Tisseyre : Les chiffres sont une chose mais derrière il y a une réelle détresse humaine, un malaise qui est créé. On détecte dans nos familles, chez nos ados, de plus en plus de troubles psychiques et maintenant on n’arrive plus à les nourrir correctement. Aujourd’hui, on distribue des produits de l’Union européenne, des pâtes, du riz. Mais sans beurre ni légumes, ni fruits, c’est insuffisant. Pour les produits frais, il faut toute une logistique, surtout l’été. Peu d’associations en ont les moyens. Et le pendant de l’entrée dans l’ère de l’anti-gaspi, c’est qu’on nous fait payer, le recyclage des vêtements par exemple, et c’est un poids en plus sur le dos des bénévoles. Les associations sont la soupape de sécurité de notre société et on compte beaucoup sur elles, mais on a l’impression d’être abandonné des priorités de l’État.

    Où en est le Projet alimentaire départemental (PAD) mis en place en 2019 et destiné à promouvoir les produits locaux dans la lutte contre la précarité alimentaire ?

    D.T. : Mieux manger pour tous est une bonne chose et on est reconnaissant de l’aide au financement. Mais c’est insuffisant par rapport aux besoins. Le quotidien va vite. Et face au développement des discounters, nous ne sommes pas armés pour le rachat en gros volumes donc ce qui pouvait être donné l’est moins. Il y a aussi cette difficulté de coller à un cahier des charges des producteurs locaux. Les œufs par exemple, la quantité est un problème. Or nous ne sommes pas en mesure de garantir la commande si l’éleveur agrandit ses poulaillers car on ne sait pas à l’avance de quel budget on disposera l’année suivante. Ce système a tendance à se mordre la queue.

    L’été est-il plus cruel que l’hiver pour les personnes en grande précarité ?

    D.T. : L’hiver, on se couvre, on arrive à distribuer des vêtements chauds et des couvertures. L’été, on cherche des lieux climatisés, des points d’eau fraîche, c’est plus compliqué. Pour nos maraudes, il faut des équipements pour réfrigérer. Et du fait que de nombreux lieux ferment durant les vacances, les associatifs sont aussi moins nombreux sur le terrain durant cette période et le sentiment d’isolement des personnes démunies est plus important.

    Quelles demandes feriez-vous ?

    D.T. : On n’en est plus aux préconisations, mais à répondre à une véritable urgence sociale. Il y a l’inflation, mais pas seulement. Certaines mesures administratives créent des situations de pauvreté ou les aggravent. C’est bien de renforcer les contrôles contre les fraudes en tout genre, mais ceux-ci sont parfois faits sans aucune analyse fine. On s’est retrouvé avec une vague de coupures de RSA. Il a fallu démêler bien des erreurs. Et quelques mois sans revenus, ça plonge vite les gens dans la misère absolue. Souvent les mesures d’accompagnement pour le retour à l’emploi ou pour l’aide à la garde d’enfants ne suivent pas ou sont mises en place beaucoup trop lentement. On perd plus rapidement et facilement ses droits qu’on y accède.

    Les publics rencontrés sont-ils
    de plus en plus divers ?

    D.T. : Oui et on a aussi des situations de détresse qui ne sont pas toujours visibles. Des couples qui font la priorité du loyer et qui ne mangent pas à leur faim alors qu’ils travaillent. Une personne traitée pour un cancer à qui on ne peut pas donner n’importe quel aliment. Certains font le tour des associations pour trouver ce dont ils ont besoin et c’est douloureux d’avoir l’air de quémander mais heureusement qu’ils le font.

  • Une rentrée de l’OM qui s’annonce très chaude

    Une rentrée de l’OM qui s’annonce très chaude

    Plus le mois de juillet approche, plus les événements vont s’accélérer pour l’Olympique de Marseille. La seconde vitesse a été passée récemment avec le naming du stade, la DNCG, l’arrivée imminente de Stéphane Richard et un mercato qui est dans l’obligation de se décanter. Les prochains jours vont être décisifs pour le club ayant enfin annoncé sa date de reprise d’entraînement.

    Quelle destination pour Mason Greenwood ?

    Les dirigeants marseillais sont fermes à ce sujet, ce sera 55 millions d’euros ou rien pour l’Anglais. Ces derniers jours, Fenerbahce est arrivé avec une offre bien faible, à 30 millions. L’avocat du joueur formé à Manchester United continue de pousser pour trouver un point de chute à son client. Le principal intéressé, lui, espère toujours que l’Atletico Madrid revienne à la charge. Après Getafe, Greenwood se verrait bien rejoindre l’équipe de Diego Simeone. Outre les Madrilènes, l’attrait de l’AS Roma ne lui déplaît pas et la destination est plausible. Les Romains pourraient atteindre le montant demandé, même si eux aussi sont dans l’obligation de vendre, après avoir été sanctionnés par l’UEFA. Malgré tout, ce dossier pourrait être le premier à avoir une issue positive.

    Stéphane Richard arrive

    Alban Juster va quitter ses fonctions. Président intérimaire depuis le départ, cet hiver, de Pablo Longoria, Juster s’apprête désormais à laisser sa place. Cette semaine, le 2 juillet précisément, Stéphane Richard sera officiellement le nouveau président de l’Olympique de Marseille. L’ex-PDG d’Orange a déjà pris ses marques depuis l’annonce de sa nomination le 10 avril dernier. Un impératif, tant le club qu’il va diriger est instable.

    Apparu souvent dans les médias, il a également assisté à l’audience de l’OM au siège de la DNCG. Le 23 juin, un sursis a été donné aux Olympiens avant que, trois jours plus tard, un encadrement de la masse salariale soit prononcé. Pas d’interdiction de transferts, mais le communiqué de la LFP précisait que Marseille devra régler des indemnités de mutation. Par ailleurs, ce même 2 juillet, une conférence de presse sera donnée au CEPAC Vélodrome, à propos du nouveau naming du stade.

    En pré-saison, ce sera

    la Côte d’Ivoire

    Surprise pour la reprise. Le retour à l’entraînement se fera entre le 5 et le 7 juillet pour l’OM. Les Phocéens sont les derniers, en Ligue 1, à avoir annoncé leur redémarrage. Après quelques jours passés à la Commanderie, le club s’envolera pour l’Afrique. Un stage de pré-saison sera organisé en Côte d’Ivoire pour lancer les joueurs vers la saison 2026-2027. C’est la première fois que les Marseillais choisissent cette destination, leur base de supporters est notamment importante dans la patrie de Didier Drogba.

    Avec les décisions DNCG et le début de contrat de Stéphane Richard, il ne fait maintenant plus aucun doute que Bruno Genesio dirigera ce stage de pré-saison en Côte d’Ivoire. Il ne manque plus que l’officialisation.

    Cinq Olympiens encore à la Coupe du monde

    Cinq Marseillais avec 4 nations différentes disputeront les 16es de finale de la Coupe du monde. Facundo Medina et Geronimo Rulli se sont aisément qualifiés avec l’Argentine et affronteront le Petit Poucet cap-verdien. L’Algérie d’Amine Gouiri est aussi monté dans le train et jouera un match ouvert face à la Suisse.

    Quinten Timber aura le droit à l’un des grands chocs de ce deuxième tour. Les Pays-Bas seront opposés au Maroc, demi-finaliste 2022. Le perdant repartira à la maison. Timothy Weah et les États-Unis ont la possibilité de passer un tour supplémentaire avec cette rencontre face à la Bosnie-Herzégovine. Le 8e de finale pourrait être face au Sénégal ou à la Belgique.