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  • L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    S’ils n’ont pas eu le même rendement que les Bleus de Fabien Galthié face à l’Australie, samedi, les rugbymen qui se sont retrouvés sur la pelouse du stade Pierre-Delort de Marseille n’ont pas gardé leurs mains dans les poches.

    Jeunes et moins jeunes se sont retrouvés, poursuivant un ballon ovale capricieux, pour aller au soutien des actions du Secours populaire. Et plus particulièrement celles à destination de la pratique sportive dédiée à leur âge, dans le cadre de la Journée mondiale des droits de l’enfant.

    « C’était aussi pour rappeler que ces droits ne sont pas qu’une théorie. Ils sont concrets et le tournoi que nous avons pu mettre en place était en quelque sorte une piqûre de rappel auprès du grand public », précise Bahia Hamouda. La responsable du développement jeunesse et sport au sein du Secours populaire des Bouches-du-Rhône a apprécié de voir comment l’Ovalie marseillaise a su se mobiliser. « C’était une très belle journée durant laquelle la solidarité n’était pas qu’un simple mot. »

    Les adultes ont ouvert le ban le matin. Imités par les plus jeunes qui ont également eu droit à leur tournoi, dans l’après-midi. « Nous avons vécu de beaux moments de partage, autour de la mixité sous tous ses aspects et des efforts partagés », poursuit-elle.

    Cadeaux surprises

    Outre les partenaires tels que Point sud, Starbucks, qui a offert les petits-déjeuners et goûters, la Ville de Marseille qui a mis à disposition le stade gratuitement, les organisateurs ont eu le soutien des BYers. « Le club de Fos-sur-Mer a fait un beau cadeau, en invitant l’équipe victorieuse du tournoi à vivre une expérience en bord de parquet lors d’un match de championnat et des invitations en tribunes » souligne Bahia Hamouda.

    Outre de mettre en lumière les actions de la Journée mondiale des droits de l’enfant, ce rendez-vous entrait dans le cadre d’une manifestation de plus grande envergure. L’année 2025 est celle du 80e anniversaire du Secours populaire. Elle est rythmée par plusieurs manifestations destinées à mettre en avant les actions d’une association dont le Père Noël vert, un de ses plus illustres représentants, ne tardera pas à partir effectuer sa tournée particulière.

    « Le tournoi a permis à certains de découvrir le rugby. Dans un beau cadre, et dans de bonnes conditions », précise la développeuse des solidarités jeunesse et sport. Le fait qu’il y ait eu une cinquantaine d’enfants, représentant plusieurs quartiers de Marseille, lui donne des idées pour la suite. « Cela devait être un rendez-vous unique. Mais vu le succès rencontré, nous réfléchissons d’ores et déjà à en faire un rendez-vous récurrent. Je devine au sein des bénévoles qui se sont mobilisés une envie de revenir. C’est également le même sentiment qui anime nos partenaires », précise Bahia Hamouda.

  • Roberto De Zerbi en veut encore plus après Nice

    Roberto De Zerbi en veut encore plus après Nice

    En inscrivant 5 buts sur le terrain de Nice, l’OM a frappé fort, vendredi.

    Ce résultat met en lumière de nouvelles perspectives intéressantes pour la suite de la saison et surtout la reprise de la Ligue des Champions.

    Des retours importants

    Si l’infirmerie olympienne est toujours bien remplie, à Nice, trois joueurs en sont sortis et leur retour a eu un impact sur le collectif. Timothy Weah a marqué, Geoffrey Kondogbia a tenu la baraque au milieu, en l’absence de Pierre-Emile Höjbjerg. Quant à Leo Balerdi, il a bien sécurisé la défense et son entente avec Benjamin Pavard a été intéressante.

    Concernant l’absence de dernière minute de Pierre-Emile Höjbjerg, Roberto De Zerbi s’est justifié. « Il avait besoin de souffler, de rester avec les siens. C’est pourquoi je lui ai donné deux jours de repos. »

    Une attaque de feu menée par Greenwood

    L’OM a inscrit cinq buts vendredi. Avec notamment un doublé de Mason Greenwood qui a visiblement franchi un palier ces dernières semaines. « Il joue un rôle important en ce moment, il met des buts, donne des passes décisives. Il est en train de devenir un joueur complet », a souligné à son sujet Roberto De Zerbi. L’Italien a rappelé « que la saison dernière était sa première complète depuis deux ans. Il poursuit sa progression car il est encore très jeune ».

    Avec 33 buts en 13 matches, l’attaque olympienne est la plus efficace de la Ligue 1. Si elle conserve son rythme, elle pourrait offrir un atout au club dans le sprint final.

    De Lange relève le gant

    Comme après chaque trêve internationale, Roberto De Zerbi a laissé sur le banc Geronimo Rulli. Appelé à la rescousse, Jeffrey de Lange a pu, cette fois, montrer ses qualités. Face à Lorient et au Havre, le Néerlandais n’avait pas eu grand-chose à effectuer. Mais à Nice, les offensives du « Gym » lui ont offert des occasions de briller. Il a notamment évité l’égalisation azuréenne, après l’ouverture du score de Pierre-Emerick Aubameyang. Et gagné un duel important face à Terem Moffi au retour des vestiaires, quelques minutes avant le troisième but de son équipe.

    Peut encore mieux faire

    Le score semble parler de lui-même. Mais Roberto De Zerbi n’est pas totalement satisfait de la soirée. « Je ne suis pas content de la qualité de jeu. Je ne le dis pas parce que nous avons gagné 5-1 mais parce que cette équipe peut faire encore beaucoup mieux. Notamment dans la gestion du ballon et les remontées du terrain. »

    Il attend donc des progrès mardi, contre Newcastle.

    Un petit plaisir

    pour Roberto De Zerbi

    Toutefois, l’entraîneur marseillais a avoué qu’après ce résultat, il va pouvoir savourer ses prochains allers-retours entre Marseille et Brescia. « Jusqu’à présent, chaque fois que je passais en voiture devant le stade de Nice, je ne pouvais oublier notre défaite de l’an dernier. Pour mon prochain retour au pays, j’aurai cette fois le sourire en songeant au 5 – 1 de ce soir. »

    Newcastle s’est réveillé face à Manchester City

    Prochain adversaire de l’OM, en Ligue des Champions mardi, Newscastle a signé un bel exploit en championnat d’Angleterre.

    Les « Magpies » se sont imposés, samedi, face à Manchester City. Dans un Saint James Park qui est resté sur sa faim durant une heure, c’est un but de Harvey Barnes qui a réveillé l’ambiance.

    Les Citizens, bien ternes jusque-là, ont cru échapper à la punition en égalisant par Ruben Dias quelques minutes plus tard. Mais Newcastle a su conserver sa dynamique et reprendre la main, également par Harvey Barnes dont le doublé a permis à son équipe de renouer à la victoire et se hisser à la quinzième place du classement de la Premier League.

  • Passeport du civisme dans le Var : un outil pédagogique ou idéologique ?

    Passeport du civisme dans le Var : un outil pédagogique ou idéologique ?

    « Il est des offensives qui ne disent pas leur nom. Des infiltrations qui avancent masquées, sous les oripeaux du civisme, de l’engagement, de la bienveillance. » Le secrétaire général de la CGT Educ’action Olivier Gérard va droit au but dans son courrier envoyé à l’académie de Nice pour mettre en avant la manœuvre idéologique cachée, selon lui, derrière le prétendu « Passeport du Civisme ». Ce document est distribué dans les écoles des municipalités varoises d’extrême droite et de droite dure que sont Fréjus et Saint-Raphaël.

    Le syndicaliste rappelle que cet outil « personnalisable par les maires » a été mis en place avec le soutien du « Fonds du bien commun » du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, proche de la droite et de l’extrême droite, à l’origine du projet Périclès, l’acronyme de Patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, Européens, souverainistes. « Son projet vise à fédérer des sensibilités allant de la droite conservatrice à l’extrême droite, dans une stratégie assumée de conquête idéologique », rappelle la CGT qui met en garde sur le fait que l’école semble devenir un terrain stratégique.

    La « Grande vadrouille » pour évoquer 39-45

    « À Saint-Raphaël, les élèves doivent lire l’édito du maire, admirer une vingtaine de photos d’élus municipaux désignés comme référents », pointe Olivier Gérard. Et d’ironiser sur « la proposition d’action civique d’une grande puissance, comme la visite du musée Louis de Funès, ou la projection collective des Aventures de Rabbi Jacob pour lutter contre les discriminations et le racisme, et même découvrir la période de la Seconde Guerre mondiale, grâce à la Grande vadrouille. »

    Le secrétaire de la CGT Educ’action précise que l’agrément ministériel de ce passeport plus que controversé a été retiré en novembre 2024. Entre-temps « beaucoup d’autres responsables ou personnalités ont promu ce support idéologique jusqu’à ce que le ministère en pointe les lacunes pédagogiques et les limites sur la neutralité ».

    « Rien ne se fait de manière cachée »

    Le problème est que « ces initiatives portées par les municipalités ne font l’objet d’aucune validation académique préalable ». Et s’inscrivent « en dehors du cadre des programmes scolaires et des principes de neutralité et de laïcité ». Olivier Gérard ajoute que « leur mise en œuvre se fait sans concertation avec les enseignants, qui ne disposent pas toujours des moyens ou du recul nécessaire pour en évaluer les contenus pédagogiques ». Ce flou est d’autant plus problématique, insiste-t-il, que ces supports, sous des apparences civiques et consensuelles, peuvent constituer de véritables chevaux de Troie idéologiques, difficiles à identifier sans vigilance collective.

    La CGT demande donc à la rectrice de rappeler aux maires concernés les limites de leur rôle en matière pédagogique. Et de « garantir que l’école reste un espace neutre, laïc et protégé des influences politiques ».

    Pour le maire LR de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier la polémique n’a pas lieu d’être. Le premier magistrat a d’ailleurs tenu à nous répondre en personne sur le sujet : « C’est un dispositif qui reçoit un très bon accueil de la part des enseignants et qui est mis en place avec la participation des directeurs d’école », explique-t-il, en assurant que « rien ne se fait pas de manière cachée ou en catimini ». Et d’insister : « Il ne s’agit pas d’une éducation parallèle. D’ailleurs lorsqu’on a remis les passeports du civisme cette année, le préfet était présent. » Pour le très droitier premier magistrat, il s’agit « de mobiliser des centaines de jeunes chaque année avec une grande réunion avec les parents autour des valeurs du civisme, du respect, de la citoyenneté ». Pas plus ?

    Il dit ne pas connaître les raisons qui ont amené le ministère à suspendre son agrément à ce dispositif. En tout cas affirme Frédéric Masquelier, « il n’y a rien d’idéologique, sauf si on considère qu’apprendre le respect, les valeurs de la citoyenneté et le civisme, c’est idéologique ». La balle est à présent dans le camp de l’académie qui doit éclaircir sa position et donner des gages du respect de la neutralité de l’école.

  • Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    L’avenue Hélène Boucher est la rue des élections municipales. Samedi 22 novembre, le maire candidat François Bernardini (DVG) a inauguré sa permanence de campagne au 14, à quelques mètres seulement de celle de son « voisin de palier » et principal opposant politique Robin Prétot (LR). Malgré le vent glacial, plus d’une centaine d’habitants se sont réunis pour soutenir l’édile.

    Sur l’estrade, François Bernardini était entouré de son mentor, le président du conseil régional de 1981 à 1985 Michel Pezet (PS), des maires de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône René Raimondi (ex-PS) et Martial Alvarez (DVD), ainsi que du sénateur communiste Jérémy Bacchi. « Devant tant de personnes issues de courants différents, on peut se dire : “Quelle bouillabaisse !”, reconnaît l’élu. Ce n’est que la traduction véritable de tout ce que j’ai pu initier depuis 2008 et qui a permis d’emporter des gens différents dans un esprit commun avec une valeur essentielle qui est celle de la loyauté envers un programme et une ville ».

    Suzelle Ayot, élue à Istres et conseillère régionale, a délivré un message de la part de son président Renaud Muselier (Ren) : « Istres mérite de garder François Bernardini à sa tête. Vous avez un grand maire. C’est un bâtisseur, un visionnaire reconnu comme celui qui a transformé sa ville comme personne ».

    C’est justement ce que lui reproche son adversaire Robin Prétot, qui a fait du ralentissement de l’urbanisation son cheval de bataille. En mars 2026, ce sont ces deux visions de la ville qui vont s’affronter. Martial Alvarez assure : « Dans cette période confuse, (…) on a besoin d’un capitaine, d’un vieux briscard, de quelqu’un capable de porter de négociations fortes ». L’expérience suffira-t-elle à François Bernardini pour rester « indéboulonnable », comme Renaud Muselier le dit ?