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  • [Entretien] Médéric Gasquet-Cyrus : « Jul incarne une partie de l’esprit de Marseille »

    [Entretien] Médéric Gasquet-Cyrus : « Jul incarne une partie de l’esprit de Marseille »

    La Marseillaise : Dans ses musiques, Jul utilise des expressions provençales, mais aussi arabes ou comoriennes. En quoi représente-t-il la diversité du parler marseillais ?

    Médéric Gasquet-Cyrus : Le parler marseillais, c’est quelque chose qui a toujours été divers, complexe. Mais souvent, on a une image un peu figée du Marseillais. On se dit que c’est celui de Marcel Pagnol, des anciens, des joueurs de boules, des pêcheurs… Alors, oui, mais ce n’est pas que ça. C’est aussi le parler du centre-ville, de Noailles, des quartiers périphériques, des quartiers Nord, de la Rose et celui des jeunes. Et ces jeunes ne sont pas tous de souches provençales. Ils peuvent être d’origine maghrébine ou comorienne. Ce parler-là existe depuis longtemps. Et là, il est mis en valeur, mélangé, sans qu’il y ait de choix ou de hiérarchie chez Jul. Il est mélangé à de l’argot, à ce Marseillais traditionnel, à ces mots gitans, à ces mots anglais ou espagnol… Donc il y a cette moulinette de mots, de phrases, d’expressions qui passent dans toutes ces chansons et qui montrent la diversité de ce Marseillais qui est plus riche que ce que l’on imagine.

    Maintenant que ses chansons sont écoutées dans toute la France et au-delà, cela aide-t-il à démocratiser certaines expressions marseillaises ?

    M.G.-C. : L’impact de Jul est tel que l’on écoute ses chansons, mais on en parle aussi sur les réseaux sociaux. Des Marseillais s’expriment et ça brasse des milliers de discours, d’écoutes. Les gens sont donc de plus en plus exposés au parler marseillais. Petit à petit, on peut tenter de faire une imitation puis, à force de l’imiter, on se met à employer certaines expressions. Cette surexposition est hors norme, elle dépasse Marseille, et donc le langage déborde lui aussi.

    Est-il devenu un symbole de Marseille ?

    M.G.-C. : Il incarne une partie de l’esprit de Marseille. Cela ne veut pas dire que Marseille, ce n’est que ça. Mais, aujourd’hui, c’est la bande-son de Marseille. C’est-à-dire que si vous prenez la voiture et que vous voulez vivre un moment sympa sur la corniche en ville ou sur l’autoroute, c’est souvent Jul qui accompagne le trajet. Parce que ça va avec. Il fait partie du paysage, à la fois sonore et visuel : les t-shirts, les dessins, sur les murs… Il est partout. C’est l’esprit de Marseille qui monte. Et qui s’arrête où ? On ne sait pas, parce que le Stade Vélodrome, le Stade de France, les records de ventes, les disques d’or et de platine, sa trajectoire est folle.

    Le phénomène dépasse-t-il
    les chansons
     ?

    M.G.-C. : Son image, son univers et ses mots sont sortis de sa simple activité de rappeur. Maintenant, tous les gens le connaissent, même sans écouter ses chansons. Tout le monde en parle, sans forcément être fan, sans forcément l’écouter. À Marseille, on ne peut pas traverser la ville sans voir une référence à Jul. Et puis il y a ce geste, ce signe reconnaissable, dont tout le monde a la référence désormais. Il est repris de manière presque inconsciente. Dès que des Marseillais posent sur des photos, ils font ça. Et pas seulement les Marseillais, c’est devenu une sorte de réflexe. Et encore une fois, on peut faire ce signe sans aimer ou sans écouter ses chansons. C’est bien que quelque chose d’autonome s’est créé autour de son univers.

    Propos recueillis par Eva Janus

  • Fête de la Marseillaise : la culture de paix à l’honneur sur les plages du Mourillon

    Fête de la Marseillaise : la culture de paix à l’honneur sur les plages du Mourillon

    Cette année encore c’est sur le parking des plages du Mourillon que votre journal de lutte et de classe invite le public à venir faire la fête mais aussi débattre et s’informer auprès des acteurs de la vie politique et syndicale qui mènent toute l’année sur le terrain et dans nos colonnes la bataille des idées et défendent le monde du travail. Nul doute qu’après la grande bagarre des municipales qui a permis de sauver Toulon des griffes de l’extrême droite mais a vu tomber, ne serait-ce que dans la métropole, La Seyne, La Valette et Six-Fours dans son giron, les sujets ne vont pas manquer. D’autant que dans quelques mois va avoir lieu l’élection présidentielle de tous les dangers.

    Un rendez-vous qui va mettre en avant le monde du travail sous le feu d’une politique austéritaire mais aussi la solidarité et la fraternité, ici comme ailleurs à l’international. Le thème crucial de la paix sera d’ailleurs mis au premier plan avec sur scène le président de notre journal et directeur éditorial Léo Purguette qui va animer le débat entre Vincent Boulet, dirigeant du Parti de la gauche européenne et responsable du secteur européen du PCF et le secrétaire de l’Union départementale CGT du Var Richard Roméo-Giberti. Là encore, dans un moment où les interventions militaires illégales se multiplient à travers le monde causant mort et destruction, et que l’on cherche à imposer une économie de guerre au détriment des services publics et du progrès social, les échanges avec les participants ne devraient pas manquer. Et pourquoi pas des idées émerger pour mener une contre-offensive progressiste contre la militarisation des esprits.

    « On est assez content d’y participer puisque ça s’inscrit dans tout un processus qu’on a initié dès le mois de mai 2023 avec un débat au congrès de l’UD intitulé Paix, internationalisme et désarmement », déclare le patron de la CGT varoise. Et de poursuivre : « Et parler de paix dans cette période brûlante, je crois que ça nous honore. »

    Il y sera question de Pôle public de Défense et de la nécessité de « bâtir l’autonomie stratégique européenne avec une politique non pas de confrontation de blocs mais une logique de sécurité collective », comme le développera Vincent Boulet.

    Bref, notre titre va tout au long de la journée continuer à jouer en direct son rôle. Parce que comme le dit si bien André De Ubeda (PCF), l’ancien conseiller municipal d’opposition de Toulon en Commun toujours mobilisé pour plus de justice sociale dans le Port du Levant : « La Marseillaise c’est la résistance lors de sa création et aujourd’hui plus que jamais. Le journal est un repère pour ne pas dire un phare pour les progressistes et un aiguillon pour l’autre presse. » Un journal, insiste le secrétaire départemental de la fédération communiste Pierre Daspre, « qui donne la parole aux travailleurs en lutte, aux militants politiques, syndicaux et associatifs et qui fonctionne comme une caisse de résonance pour tous ceux avec qui nous menons des combats communs. »

    Encore une journée de fête et de lutte joyeuse.

  • La CGT demande des comptes au patronat

    La CGT demande des comptes au patronat

    Encouragée par environ 300 manifestants, d’après les organisateurs, une délégation de représentants syndicaux d’entreprises a été reçue par l’UPE 13. La CGT d’ArcelorMittal, de la Métropole, du Grand Port maritime de Marseille, de la CPMM, de Fibre excellence et de Kem One ont porté ensemble un message fort aux représentants du patronat local : l’industrie a un avenir dans le département. « Nous ne laisserons pas liquider notre industrie, ni nos services publics qui en découlent, ni les emplois du département », affirme Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13 et participant de la délégation. Un message porté de manière interprofessionnelle pour exiger le maintien de l’emploi et des salaires dignes. Prochain rendez-vous, le 1er juin pour continuer à faire monter le rapport de force.

    Stéphane Martins de Araujo, CGT Arcelor Fos

    « On veut alerter sur l’importance des emplois qui risquent de disparaître demain. On se dirige, si on ne fait rien, vers une casse sociale et sanitaire au regard des enjeux de décarbonation. On porte des revendications claires et nettes, dans le sens d’une sécurisation des emplois. Et à moyen terme, d’arriver à décarboner ce qui est possible sur le bassin de Fos. On se pose beaucoup de questions sur la faisabilité de cette décarbonation quand on voit ce qu’il s’est passé avec Carbon. Et à Arcelor Fos, il n’y a pas de volonté de décarboner nos hauts-fourneaux. »

    Propos recueillis par A.B.

    Carole Crescenzo, CGT Hôpital Nord

    « On est là parce que le patronat s’en met plein les poches ! Alors que notre point d’indice n’évolue pas. Et puis ils sont en train de privatiser la santé et l’hôpital public. Ils sous-traitent de plus en plus. Au sein de l’hôpital Nord, c’est une entreprise extérieure qui fait le ménage maintenant. Et il y a un cabinet privé qui réalise les dialyses. Et à côté de cela, les hôpitaux sont en train d’être gérés comme des entreprises, pour être rentables. Or dans le système de santé c’est l’humain qui devrait primer. On ne peut pas gérer l’hôpital comme on gère du capital. »

    Propos recueillis par E.J.

    Josette Biancheri, CGT retraités

    « On est venus faire convergence. Car notre société est basée sur ce que l’on appelle la sécurité sociale, interprofessionnelle et intergénérationnelle, qui nous prend en charge de la naissance à la mort. Mais si les emplois sont mal payés et que les cotisations baissent, ce sont nos retraites et celles des générations futures qui vont payer les pots cassés. Nous nous battons pour que nos pensions de retraite évoluent et pour maintenir des emplois bien rémunérés pour que tout le monde puisse vivre dignement de son travail. »

    Propos recueillis par E.J.

    Julie Didonnat, CGT, salariée de la CPMM

    « On tape à toutes les portes pour se faire entendre. Les aides publiques pour la presse sont données aux grands groupes mais pas à nous ! Cela met en péril la viabilité économique de l’ensemble des dépositaires de presse. Où va cet argent ? Pourquoi ne ruisselle-t-il pas jusqu’à nous ? Ce sont les questions qu’on pose au patronat et à l’État. Je m’inquiète pour nos emplois mais aussi pour les diffuseurs de presse, les kiosques, les magasins de presse, les transporteurs…. Si ça continue et que la distribution s’arrête, ça mettrait des milliers d’emplois en danger. »

    Propos recueillis par A.B.

    Laetitia Sidibe, CGT, conseil départemental

    « Le patronat, c’est lui qui négocie avec l’État et ce sont nous, les travailleurs du privé et du public, qui en payons le prix. Car les caisses de l’État servent à remplir les poches du patronat plutôt que les nôtres. On est là car on a besoin d’embauches, dans notre secteur mais partout. En tant qu’assistante sociale, on est en sous-effectif, avec une charge de travail toujours plus importante. Mais on est là pour tout le monde, car nous recevons de plus en plus de personnes qui ont un travail mais qui ne s’en sortent pas. »

    Propos recueillis par E.J.

    Laurent Quinto, CGT Fibre Excellence

    « On est là pour deux points : sauver nos emplois à Tarascon, être solidaires de tous les camarades qui ont aussi leurs emplois menacés. On est dans la même situation : regardez Arcelor, ils pourraient faire de la captation de CO2, du bioéthanol, comme nous sur Fibre Excellence… On pourrait tous se développer, renforcer nos industries plutôt qu’être en danger. Mais tout cela nécessite des investissements, des actions. Il faut que le Medef remonte le message aux plus hautes instances, le patronat doit faire quelque chose rapidement : on a besoin d’actions urgentes. »

    Propos recueillis par A.B.

    Fabrice Florio, CGT Cheminots

    « Toutes les industries sont imbriquées. Sans industrie, il n’y a pas de train de fret SNCF, donc c’est important que nous la défendions. Mais il y a aussi des problématiques avec l’ouverture à la concurrence. On fait venir des sociétés privées qui prennent la place de la SNCF, et on se rend compte que ça a un surcoût au niveau des deniers publics. On est là pour que le Medef local prenne ses responsabilités ainsi que l’État. Car le risque, c’est beaucoup de pertes d’emploi, ce qui risque d’impacter les services publics. »

    Propos recueillis par E.J.

    Véronique Dolot, CGT Métropole Aix-Marseille Provence

    « On va à la rencontre du Medef car l’on veut que ce groupe d’influence travaille dans le même sens que nous sur l’augmentation du prélèvement mobilité des entreprises. Ils ont la clé de la mise sous tutelle de la Métropole, et donc d’une éventuelle augmentation d’impôt pour tous les habitants du territoire, entre les mains. Une hausse de 1% du prélèvement, c’est 200 millions d’euros, ça règle le problème. Il faut que le patronat contribue à hauteur de ce que fait la Métropole : routes, transports, réseau de services publics. »

    Propos recueillis par A.B.

  • La Saison Méditerranée s’amarre à Marseille

    La Saison Méditerranée s’amarre à Marseille

    Un cycle culturel imposé par Emmanuel Macron en 2023 dans le but de « célébrer l’identité profondément méditerranéenne de la France et la richesse des liens exceptionnels qui unissent les populations », écrit le président de la République. « Un temps fort de diplomatie culturelle », se laisse même aller la déléguée interministérielle à la Méditerranée, Nadia Hai. Parmi les membres du gouvernement annoncés au Pharo, lors de la cérémonie officielle de lancement, vendredi, le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot ou celle de la culture Catherine Pégard. Au menu de cette soirée, le vernissage de Mar Nostro – Notre mer, œuvre du collectif franco-syrien UV LAB, avant un concert, à 19h30, du chanteur de raï Sofiane Saidi qui invite Camélia Jordana pour une création rendant « hommage à l’Algérie, aux femmes et à la musique comme voie de résistance ». Intitulée « Arriver, partir, revenir » et constituée de nombreuses expositions, concerts et autres spectacles, la séquence d’ouverture marseillaise s’étendra dans la ville comme une grande fête culturelle, trouvant son point d’orgue le 23 mai par une immense Symphonie portuaire rassemblant musiciens amateurs et professionnels marseillais et méditerranéens sous la direction de Raphaël Imbert, sur l’esplanade du J1 et le site du Grand port maritime de Marseille.

    Œuvres diasporiques

    « Mettre en lumière les jeunesses méditerranéennes des diasporas de France » : tel est, selon Eva Nguyen Binh, présidente de l’Institut français, le leitmotiv de la Saison Méditerranée qui trouvera sa traduction dans « une programmation polyphonique illustrant la pluralité de ses voix », complète Julie Kretzschmar, commissaire générale de l’événement. Majoritairement irriguée par les guerres comme les exils, l’histoire comme le présent, la Saison Méditerranée tisse essentiellement ses récits en lien avec l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, le Liban et la Palestine. Premières illustrations prévues dès le 15 et 16 mai, avec l’ouverture au public d’une dizaine d’expositions.

  • Pour la CGT, l’hôpital « n’est pas prêt » à une pandémie

    Pour la CGT, l’hôpital « n’est pas prêt » à une pandémie

    La ministre de la Santé Stéphanie Rist, a déclaré sur France Inter, que le pays était suffisamment équipé « en termes de masques » chirurgicaux et FFP2, « de tests » ou encore « de médicaments d’usage symptomatiques », en cas de potentielle propagation du virus.

    « Gestion d’entreprise »

    Une projection qui laisse Greg Fontaine, infirmier à la Timone (5e) et syndicaliste CGT dubitatif : « Il y a un manque de transparence sur les stocks. Nous n’avons pas les chiffres, mais j’en doute. Le projet de lois et de finances et celui des dépenses de l’assurance maladie ne prévoient que peu de budget pour les hôpitaux publics. »

    Les équipes soignantes de tous les hôpitaux après avoir été applaudies tous les soirs à 20h, pendant la période de la Covid ont vécu les plans d’économie successifs comme une véritable douche froide. Avec des conditions de travail toujours aussi difficiles voire encore plus, au prorata des difficultés de recrutement.

    Pour l’heure, « il n’est pas question de pandémie », insiste le syndicaliste. Mais si la situation venait à s’aggraver, « nous ne serions certainement pas prêts », cingle-t-il. Manque de personnel, mais aussi de matériel, le budget alloué aux hôpitaux publics « ne suit pas l’inflation, ce qui affaiblit les chances de guérison des patients », déplore-t-il.

    Depuis 2020, le taux de fermeture de lits ne fait qu’augmenter. Si bien, que pendant la pandémie de la Covid 19, « des soignants s’étaient mobilisés pour constituer des lits de réanimation », rappelle l’infirmier. Un manque d’équipements, qui résulte « d’une gestion d’entreprise de l’hôpital », dénonce-t-il. « L’État réduit les temps d’hospitalisation des malades pour ne pas avoir à augmenter les effectifs. Si rien n’est fait, nous ne serons pas prêts pour une éventuelle pandémie. »

  • Le PCF adopte sa feuille de route pour la présidentielle

    Le PCF adopte sa feuille de route pour la présidentielle

    Ordre du jour chargé pour la direction communiste ce week-end : débat sur la situation politique, célébration des 90 ans du Front populaire, définition de déroulement du congrès qui aura lieu à Lille du 3 au 5 juillet, processus de choix pour la présidentielle, vote d’un cahier thématique sur la paix et adoption du budget du parti.

    Après l’adoption d’une résolution « Pour la paix et une vie digne, refusons de payer la crise capitaliste et préparons l’avenir ! » (90 pour, 2 contre et 6 abstentions), c’est la préparation du congrès et de l’échéance présidentielle qui a le plus animé les débats.

    Pour mettre en œuvre les décisions qui seront prises lors du congrès national, qui se tiendra à Lille du 3 au 5 juillet, le conseil national a décidé que les délégués se réuniraient en conférence nationale, à son issue, afin de définir le bulletin de vote qui sera soumis aux adhérents pour qu’ils tranchent le positionnement du PCF pour la présidentielle, lors d’un vote organisé du 3 au 6 septembre.

    « Le projet doit nous guider plus que le casting »

    Un calendrier approuvé par 63 voix pour, 9 contre, 8 abstentions, critiqué par plusieurs membres du conseil national. « C’est speedy-gonzales, c’est un passage en force », considère ainsi Jean-Noël Aqua (Paris). « Le calendrier est trop court pour que la majorité des communistes prenne la décision », pour Émilie Lecroq (Seine-Saint-Denis). « Le congrès ne doit pas ressembler à celui de Marseille qui était un grand meeting », ajoute Denis Öztorun (Val-de-Marne). Frédéric Boccara défend l’idée d’une conférence nationale « à l’automne ».

    Sur le fond, Saliha Boussedra (Gard) juge qu’une candidature communiste serait « incompréhensible au lieu de travailler à la constitution d’un bloc de gauche », en soulignant le risque d’une victoire de l’extrême droite.

    D’autres, au contraire, relèvent le niveau très bas de la gauche qui se situe autour des 30% dans le pays et la nécessité de candidatures qui mobilisent et contestent à l’extrême droite son hégémonie dans les catégories populaires. Bora Yilmaz (Meurthe-et-Moselle) appelle à « faire reculer l’extrême droite avec une candidature communiste » et alerte sur l’importance du calendrier pour éviter un choix par défaut « comme en 2017 ». Esteban Evrard (Pas-de-Calais) estime que « les communistes veulent partir à la bataille ». Pour Clara Gimenez (Hérault), la présidentielle est un moment-clé pour « faire découvrir notre projet de société », quant à Nicolas Cossange (Hérault), il insiste : « Il n’y a que Fabien Roussel qui puisse être notre candidat et donc notre porte-parole. »

    Avant eux, le secrétaire national du PCF s’est exprimé : « J’ai lu les trois textes alternatifs qui viendront certainement enrichir la base commune et nos débats. N’en ayons pas peur, le débat est salutaire, utile », a-t-il affirmé, appelant à projeter le PCF dans les « 15 à 20 prochaines années, pour qu’il soit une force politique forte, révolutionnaire, solide, unie ».

    Il s’est déclaré « disponible » pour porter le projet communiste devant les Français lors de l’élection présidentielle. « Je suis prêt, si les communistes en décident, à y mettre toute mon énergie », a-t-il indiqué. Pour lui, « le pire serait de ne pas choisir » et « le projet doit nous guider plus que le casting ».

    CALENDRIER

    6 et 7 juin : vote des adhérents pour choisir la base commune de discussion du congrès.

    13 et 14 juin : congrès de section.

    20 et 21 juin : congrès départementaux.

    3, 4 et 5 juillet : congrès national à Lille avec réunion en conférence nationale le 5 afin de définir les différentes options soumises aux communistes pour la présidentielle.

    3 au 6 septembre : vote des adhérents sur le choix pour la présidentielle.

  • La CGT refuse les coupes à la RTM

    La CGT refuse les coupes à la RTM

    Après l’annonce d’un manque de 123 millions d’euros pour boucler les budgets métropolitains et le refus de l’institution de les voter ce mardi 28 avril (notre édition du 22/04), la CGT RTM appelle à une mobilisation forte pour refuser que les usagers et les salariés ne payent l’addition. « La situation budgétaire de la Métropole est aujourd’hui utilisée pour préparer de nouvelles attaques contre le service public des transports et contre les salariés de la RTM », pointe l’organisation syndicale, dans un communiqué, jeudi soir. Avant de préciser : « Soyons clairs, ce ne sont ni les traminots, ni les usagers qui sont responsables du déséquilibre financier actuel. Depuis des années, les choix politiques ont conduit à un sous-financement chronique des mobilités, tout en exigeant toujours plus de service, d’investissements et de restructurations. »

    Craignant une ouverture à la concurrence et que l’intégration de l’ex-régie départementale des transports (RDT 13) ne serve de prétexte à son démantèlement, la CGT RTM avertit qu’elle refuse toute remise en cause des conditions de travail et des statuts, toute dégradation de l’offre de transport, toute externalisation ou mise en concurrence, toute hausse de tarif pénalisant les usagers. La CFE-CGC de son côté « appelle à une vigilance accrue quant aux arbitrages qui seront rendus ».

    Réserves de la CCI

    Après le refus du président de l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), Philippe Korcia, de toute augmentation du versement mobilité pour financer les transports, c’est le président de la CCI, Jean-Luc Chauvin, qui a interpellé, vendredi, le président (LR) de la Métropole pour alerter sur « un risque réel sur l’attractivité » si l’institution obtenait du gouvernement la hausse de cette taxe versée par le patronat. « Les entreprises ne sauraient être les seules pénalisées », pointe-t-il, ciblant la gratuité du pays d’Aubagne et une qualité du réseau « pas au rendez-vous ». Et de demander de participer aux décisions en matière de transports.

  • Le carnaval a fait vibrer le Vieux-Port de Marseille

    Le carnaval a fait vibrer le Vieux-Port de Marseille

    C’est un moment magique est féérique qui a eu lieu sur le Vieux-Port, samedi à Marseille, avec la grande parade du carnaval de la Ville offerte aux habitants et visiteurs. Une parenthèse enchantée dont ont profité petits et grands.

    Chars décorés, animaux enchanteurs ou encore troupes musicales et créatures aériennes, l’extravagance, thème de cette édition, était bien au rendez-vous !

    Les enfants des centres sociaux de la ville ont eu aussi eu droit à leur moment de gloire, véritables stars de ce carnaval.

    Venue de Paris, Gaby est tombée sur cette « belle surprise » qui enchante ses enfants et a « décidé de modifier le programme des vacances pour suivre la fête ».

    Alors que Baptiste, lui, est venu spécialement des Catalans avec son père et sa petite sœur, elle-même juchée sur les épaules de papa pour admirer le spectacle. « Incroyable ! » s’exclame le petit garçon devant la mante religieuse géante qui surgit devant ses yeux. Sa sœur est un peu impressionnée par la grosse bestiole et craint qu’elle ne dévore les deux équilibristes suspendues à ses mandibules…

    Du côté de La Criée, lieu de départ du défilé, la foule est dense. « C’est un moment fabuleux », selon Akim, en week-end chez son fils et qui accompagne ses petits-enfants au carnaval. Il apprécie particulièrement le « côté lien social dans la ville et cette très belle mixité qui fait chaud au cœur ».

    Quant à Libel, 12 ans venu de la Belle de Mai, l’enthousiasme est à son comble. Il hurle de joie sous une pluie de confettis et en ramasse des poignées pour faire « encore la fête ».

  • [Rue de la République] Arnaud Drouot : « Désormais, les choix des Marseillais vont être entendus à la Métropole »

    [Rue de la République] Arnaud Drouot : « Désormais, les choix des Marseillais vont être entendus à la Métropole »

    La nouvelle situation politique à Marseille

    Didier Gesualdi : Vous étiez le directeur de campagne de Benoît Payan, pourquoi, selon vous, avez-vous gagné ?
    Il y a une raison à la victoire de Benoît Payan et du Printemps marseillais, c’est la cohérence. Parce que nous avons travaillé jusqu’au dernier jour du mandat, en portant un bilan et un programme, avec une équipe rassemblée. Un des rassemblements de la gauche et des écologistes les plus puissants que la France connaisse.

    Didier Gesualdi : Ça compte encore, les étiquettes ?
    Les étiquettes en elles-mêmes ont relativement moins d’importance aujourd’hui, on le voit avec la décomposition politique nationale, mais le rassemblement des étiquettes, oui, ça compte. On sait d’où on vient, on connaît les convictions de chacun d’entre nous, mais ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui peut nous diviser. 14 formations politiques soutiennent le Printemps marseillais. Et au-delà, le maire a prouvé qu’il savait rassembler les Marseillaises et les Marseillais, quelles que soient leurs histoires, leur quartier, leur trajectoire… C’est cette cohérence qui nous porte en tête au premier tour et, ensuite, en tête au second tour avec Benoît Payan qui réalise le meilleur score qu’un maire de Marseille n’est jamais fait dans l’histoire de la Ville.

    Léo Purguette : Un score très important en effet, plus de 50% en triangulaire, avec sans doute une part de vote lié au rejet du RN. Comment convaincre une majorité absolue de Marseillais, dans la durée, sur votre projet ?
    On approche même des 55%. Effectivement, le score du RN doit nous amener à nous interroger. La hausse du score de l’extrême droite est liée, à nos yeux, à un contexte national difficile, parfois désespérant, et un contexte local d’effondrement terrible de la droite républicaine. Nous avons gagné, nous sommes en responsabilité, le maire, les adjoints, les conseillers municipaux délégués sont tous au travail au service de toutes les Marseillaises et de tous les Marseillais. Pas seulement ceux qui ont voté pour nous, tous les citoyens, quel que soit leur vote, ou leur non-vote d’ailleurs.

    L’extrême droite

    Didier Gesualdi : On a parfois dit que l’extrême droite posait de bonnes questions, mais apportait de mauvaises réponses. Quelles seront les vôtres sur la sécurité par exemple ?
    Je ne sais pas quelles bonnes questions elle pose, par contre, je sais qu’elle apporte de mauvaises réponses. Sur la sécurité, toutes les réponses que le RN a tenté d’apporter, pendant la campagne, ne dépendaient pas de la Ville, étaient illégales ou alors c’était le chaos. On se rappelle de la volonté d’interdire les plages aux jeunes, le « pass anti-racailles », ce n’étaient que des choses faites pour augmenter les tensions en ville. Les réponses apportées par le Printemps marseillais et le maire, Benoît Payan, sur la sécurité, sont très concrètes et de proximité. Lorsqu’on s’engage à ouvrir un commissariat de police municipale par arrondissement, lorsqu’on double les effectifs de policiers municipaux, on a fait plus en un mandat que depuis la création de la police municipale ! Ces agents ont des missions de proximité, d’îlotage, de contact avec les Marseillaises et les Marseillais, quel que soit leur quartier. Ils sont au contact des commerçants, des associations, c’est une police qui est là pour faire de la répression et aussi pour faire de la prévention. Chaque jour, ils empêchent des délits, mais aussi instaurent le dialogue pour faire en sorte qu’on vive dans une ville apaisée.

    Les marins pompiers

    Léo Purguette : Vous avez reçu de la part du maire la responsabilité des marins-pompiers. Quels sont les principaux défis à relever de votre délégation ?
    C’est une unité d’excellence de la marine nationale qui est placée sous l’autorité du maire de Marseille et qui a pour défi de pouvoir intervenir dans n’importe quel endroit de Marseille en moins de 10 minutes. Entre le moment où vous appelez les marins-pompiers et le moment où ils arrivent en bas de chez vous, il doit se passer moins de dix minutes. Le plus grand défi à relever, c’est celui du maintien d’un haut niveau de service public. On voit que par rapport aux crises climatiques, sociales, sanitaires, de plus en plus de gens font appel aux marins-pompiers, appellent le 18. C’est un défi quotidien, 365 jours par an, nuit et jour, de réussir à apporter des solutions aux Marseillais qui font face à une difficulté.

    Léo Purguette : Vous aviez reçu cette délégation en 2020 avant de devenir le directeur de cabinet de Benoît Payan, puis de redevenir élu. Qu’est-ce qui vous a guidé dans ces choix personnels ?
    L’envie de servir différemment, de découvrir de nouveaux horizons, d’être utile différemment à ma ville.

    Les moyens

    Léo Purguette : Vous en appelez à l’État pour boucler le budget de la Métropole, mais d’autres collectivités sont tout autant ponctionnées…
    On ne demande pas un traitement de faveur, on demande le même traitement que Paris sur le versement mobilité. Si on l’augmente d’un point, c’est minimum 200 millions d’euros qui rentrent dans les caisses.

    Didier Gesualdi : L’UPE 13 refuse.
    Il faut avoir un dialogue avec le monde patronal. Dans la campagne, plein de chefs d’entreprise nous ont dit que Marseille était un territoire exceptionnel pour investir. On n’est pas à Clermont-Ferrand – je n’ai rien contre – mais on a une population jeune, la plus grande université francophone du monde, des hôpitaux, 300 jours d’ensoleillement par an, les câbles sous-marins qui arrivent depuis la Chine ou les États-Unis. Ils nous ont dit « le vrai problème, ce sont les transports ». Paris ne s’est pas effondré économiquement avec son taux de versement mobilité. On demande moins.

    La nouvelle Métropole

    Léo Purguette : La « Métropole des maires » à laquelle vous participez devait mettre un terme aux tiraillements avec la Ville. L’impossibilité de trouver un budget équilibré met-elle tout par terre ?
    Non, pas du tout. Pour nous, la première étape était d’apaiser les relations avec la Métropole, de sortir de ce que le président de la République a pu appeler les « chicayas ». Effectivement, on a une Métropole qui s’opposait trop souvent à Marseille. Désormais, le président Isnard l’a dit, on a une Métropole des maires au service des habitants. Ce qui veut dire que Marseille est de retour dans la gouvernance métropolitaine, que les Marseillais vont pouvoir peser, que nos choix vont être entendus. C’est désormais le maire de Marseille et son équipe municipale qui vont pouvoir décider de ce que la Métropole fait à Marseille. C’est ce qui est normalement le cas dans n’importe quel établissement de coopération intercommunale. Les choses rentrent dans le bon sens.

    Léo Purguette : Oui, mais le maire de Marseille parle lui-même d’une possible tutelle sur la Métropole, faute de budget. C’est quand même très grave.
    C’est une deuxième chose après l’installation de la gouvernance. La question du budget nous concerne toutes et tous. Le président Isnard fait le choix de ne pas voter le budget, ce qui est, à mon sens, un choix courageux.

    Didier Gesualdi : Risqué ?
    Risqué, mais courageux et qui permet de mettre l’État face à ses responsabilités. Sur le mandat précédent, le maire de Marseille est allé négocier le plan Marseille en grand, qui est le plus grand plan qui n’ait jamais été fait pour Marseille. On se rappelle de l’effort fourni sur le rattrapage obtenu sur les policiers nationaux, sur la justice, les écoles, les transports… On a obtenu ce soutien de l’État et donc la Métropole a investi dans les transports, rénove le métro, a étendu le tramway… Évidemment, tout ça, quand il faut faire circuler un nouveau tram, une nouvelle ligne de bus, cela pèse sur le budget de fonctionnement.

    Léo Purguette : Tout le monde le savait, on ne l’a pas découvert il y a dix jours.
    On ne l’a pas découvert il y a dix jours. Toutefois, il y a une vraie incohérence pour l’État. Je ne vais pas entrer dans le détail, mais il y a des ponctions de l’État sur le budget des collectivités et notamment de la Métropole pour plusieurs dizaines de millions d’euros. Or, c’est complètement contradictoire avec ce que l’État nous a dit il y a quelques années : « Investissez sur les transports. »

    Léo Purguette : N’est-ce pas trop risqué de ne pas voter le budget de la Métropole ? L’État pourrait la mettre sous tutelle et imposer des coupes sanglantes.
    Les rapports de force qu’on perd son ceux qu’on ne mène pas. Il faut affirmer que les ponctions sur la Métropole sont insupportables et en contradiction totale avec ce que dit l’État sur la nécessité de développer les transports. Et, par ailleurs, bloquer le versement mobilité est une deuxième injustice. Si le gouvernement revient là-dessus, on débloque une situation politique, mais aussi budgétaire, et on permet à tout le territoire de se projeter dans l’avenir.

    La propreté

    Didier Gesualdi : Pourquoi feriez-vous mieux que l’équipe de Martine Vassal sur la propreté ?
    La propreté, c’est un défi. Nous pensons pouvoir le relever. Quand on est arrivé en responsabilité, l’état des écoles était catastrophique au niveau du bâti, mais aussi du social avec jusqu’à une centaine de cantines par semaine qui pouvait être fermée, avec des parents qui devait quitter leur travail en catastrophe pour s’occuper des enfants. Il y avait une forme de fatalisme. On a pris le problème à bras-le-corps, on a travaillé. Pour la propreté, on va faire pareil.

    Léo Purguette : Combien de temps va-t-il vous falloir pour la propreté ? Les écoles, ce n’est pas encore fini.
    Je ne vais pas dire qu’on va le régler d’ici l’été. Vous savez, le maire reçoit des centaines des milliers de courriers parce que c’est sale. Ce n’est pas la Métropole qui les reçoit. Quand une poubelle déborde, c’est qu’il y a un problème : soit il manque de tournées, soit de conteneurs. On va s’y attaquer. On va avoir le retour des cantonniers qu’on connaîtra dans les quartiers comme avant.

    La question des lecteurs

    Romain : Bonjour, je n’ai pas compris quelle va être votre responsabilité à la Métropole ? Quelle marge de manœuvre pour Marseille ?
    La responsabilité première, en tant que représentant de la Ville de Marseille, c’est de la remettre au cœur de la Métropole, de faire en sorte qu’elle soit de retour, que les choix des Marseillaises et des Marseillais soient respectés dans cette gouvernance. Je ferai tout pour que les projets, les aspirations, la volonté démocratique des Marseillaises et des Marseillais soient entendus. Le premier engagement métropolitain des élus qui siègent au nom de la ville de Marseille doit être celui-là. Le fait que je préside les élus du Printemps marseillais au sein du conseil municipal renforce cette mission. C’est un rôle qui nécessite de faire vivre ce rassemblement, cette unité qui ont été les nôtres durant cette campagne, et en même temps de faire vivre la diversité, puisqu’on a toutes les sensibilités de la gauche et des écologistes qui sont représentées.

    La République, c’est quoi ?

    Arnaud Drouot : « C’est autant un système institutionnel qu’un mode de gouvernance et un but. Le système institutionnel, c’est celui de la Liberté contre l’oppression, l’arbitraire. Le mode de gouvernance, je pense que ce doit être celui de l’égalité de traitement, le respect, la dignité. Et, pour moi, le but que doit se donner la République, sinon elle a peu de sens, cela reste la fraternité. C’est aussi le but du mandat qui s’ouvre. »

  • Censuré par le RN, Jazz à Vauvert accueilli à Vergèze

    Censuré par le RN, Jazz à Vauvert accueilli à Vergèze

    Récidive. Après avoir annulé une exposition de photographies, le maire d’extrême droite de Vauvert, élu le 22 mars, Nicolas Meizonnet, s’en prend à un événement culturel majeur, le festival Jazz à Vauvert porté depuis 12 ans par l’association Jazz à Junas. « Face à cette décision brutale prise par la nouvelle majorité d’extrême droite, une solidarité immédiate s’est mise en place de la part des élus locaux, des bénévoles, des artistes et des techniciens. L’association Jazz à Junas, avec le soutien spécifique de la ville de Vergèze, du Département du Gard et de la Région Occitanie, a décidé de créer, pour cette année, Jazz à Vergèze ». « Le jazz trouve terre d’accueil à Vergèze », a souligné la maire de la commune, Pascale Fortunat-Deschamps (DVG) qui souhaite « bienvenue à Jazz à Junas les 26 et 27 juin ». Vice-président du Département du Gard, délégué à la culture, Patrick Malavieille (PCF) a œuvré pour que ce festival ne disparaisse pas. Il rappelle que l’événement a aussi permis « d’approcher plus de 8 000 scolaires qui ont découvert le monde du jazz grâce aux concerts pédagogiques, en lien avec l’éducation artistique ». Si le maintien du festival est « une bonne nouvelle malgré tout », Patrick Malavieille estime que « l’heure est grave de voir ces manifestations culturelles complètement anéanties par une forme de sectarisme et de populisme ». L’heure de la résistance est plus que jamais d’actualité.