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  • Célébrez l’huile d’olive en famille à Villes-sur-Auzon

    Célébrez l’huile d’olive en famille à Villes-sur-Auzon

    « La Ville est coorganisatrice de l’événement avec les Disciples d’Escoffier Paca depuis maintenant trois ans. C’est un moment qui nous tient à cœur puisque nous mettons à l’honneur l’huile d’olive, un produit d’exception de notre région, explique Frédéric Rouet, maire de Villes-sur-Auzon. Nous faisons aussi en sorte, chaque année, d’associer à l’huile d’olive un produit typique du Vaucluse qui se marie à merveille avec elle. Après l’ail de Piolenc et les légumineuses du plateau de Sault, c’est le cochon du Ventoux qui est l’invité d’honneur cette année. »

    Au-delà des produits gastronomiques, de nombreuses animations sont proposées aux familles pour cette fête, avec de la musique provençale moderne appelée Condor, des déambulations poétiques et théâtrales, mais aussi la présence de 70 exposants avec « uniquement des producteurs du coin », issus des secteurs de la gastronomie ou de l’artisanat.

    Le terroir et le local à l’honneur

    « Notre credo, à Villes-sur-Auzon, c’est “Auzon consommer local”. C’est ce que nous voulons montrer avec la Fête gourmande de l’huile d’olive du Ventoux, sourit-il. Il est primordial pour nous de mettre en avant le travail formidable des producteurs qui œuvrent au quotidien autour du Ventoux et ils gagnent à se faire connaître. C’est aussi ça notre objectif. »

    Parmi les nouveautés de cette édition, plusieurs conférences se tiendront dans l’après-midi autour de l’olivier. Des professionnels viendront partager leurs précieux conseils avec le public et aborderont des thématiques d’actualité, comme l’adaptation de cet arbre aux changements climatiques ou encore les bonnes pratiques pour son entretien.

    Les Disciples d’Escoffier mettront quant à eux en avant leurs produits coups de cœur et leurs bonnes adresses du territoire. Pour les enfants, des balades à poney, une mini-ferme pédagogique, des manèges d’antan, des ateliers de cuisine et des dégustations d’huiles d’olive seront proposés tout au long de la journée.

    « N’oublions pas qu’une huile d’olive se déguste comme un bon vin », conclut le maire.

  • [Grand entretien] « C’est une renaissance de ma carrière »

    [Grand entretien] « C’est une renaissance de ma carrière »

    Larry McCray : Ayant été dans l’industrie musicale aussi longtemps que je l’ai été, ça ressemble à une renaissance dans ma carrière parce que j’avais été un peu hors des radars pendant un moment. Les collaborations avec Joe Bonamassa et Josh Smith m’ont redonné de la visibilité dans le milieu. Donc, c’est ma renaissance. Je viens de perdre mon frère aîné Carl et ce genre de choses est difficile à surmonter. Mais je prie pour avoir la force de continuer parce que j’aime toujours la musique et je suis heureux de la partager.

    De quelle manière l’Arkansas et votre ville natale de Magnolia ont influencé votre vie et votre carrière ?

    L. M. : Si je n’étais pas venu d’un endroit comme Magnolia, je ne serais pas le musicien que je suis aujourd’hui. Ça a totalement influencé mon écoute, mes goûts et ma compréhension de la musique. Je pense que les gens qui vivent ce genre de vie ont une connexion spéciale avec le blues à cause des luttes nécessaires pour survivre dans une telle situation. La musique est parfois le seul mode de vie pour faire face à l’oppression et à la dépression.

    L’Arkansas s’est fait remarquer, il y a quelques années, en interdisant l’avortement, même en cas de viol ou d’inceste. Quelles luttes sont à l’œuvre dans cet état ?

    L. M. : C’est difficile pour moi de parler de ce qui se passe actuellement dans l’État parce que je n’y vis plus depuis longtemps. Mais, en Amérique comme en Arkansas, beaucoup de choses sur lesquelles nous avons lutté il y a des années sont encore présentes : les préjugés raciaux, les injustices à cause de la haine, de l’abus de pouvoir et des guerres de classes. Certaines personnes ne veulent tout simplement pas voir les autres réussir et tant que le monde entier ne reconnaîtra pas que nous sommes tous égaux, les choses ne changeront jamais.

    Le blues est-il toujours, selon vous, un moyen de se dresser contre les injustices ?

    L. M. : Le blues offre définitivement un boulevard pour s’exprimer politiquement. Mais je ne pense pas que le blues soit le seul moyen. Le facteur important, c’est que toute la musique nous donne une voix pour être entendus et pour nous exprimer, donc c’est vraiment à chacun de dire ce qu’il a en tête. Je pense juste que le blues est plus ciblé et direct sur ce qu’il se passe et semble être la manière la plus populaire pour parler.

    Vous êtes revenu sur le devant de la scène en 2022 après une longue absence. Pourquoi ?

    L. M. : Je suis un parfait exemple de comment, si vous ne correspondez pas à un certain protocole ou ne recevez pas l’approbation, malheureusement, faut-il le dire, de certains individus blancs qui contrôlent la musique et en grande partie tous les aspects de nos vies, il est facile d’être réduit au silence. J’ai donc eu une carrière de 30 ans à être réduit au silence jusqu’à ce que quelqu’un de beaucoup plus puissant que moi, comme Joe Bonamassa, décide de me tendre la main et d’aider le monde à savoir que je suis toujours là.

    Votre album s’ouvre par le titre « Try to be a good man » (Essaie d’être un homme bien). Comment essayez-vous de l’être au quotidien ?

    L. M. : à ce stade de ma vie, j’en suis venu à la conclusion que la chose la plus importante que je puisse faire est d’essayer d’enseigner aux jeunes hommes l’importance d’être un homme bien et de montrer un bon exemple, parce que les jeunes sont l’avenir. Donc, c’est à nous de faire notre part pour essayer de garantir que le genre humain survivra avec classe et civisme.

    Qu’est-ce qui vous a poussé à redonner vie à « Bright side », chanson écrite à l’origine pour le grand bluesman Bobby Blue Bland ?

    L. M. : Cette chanson m’était totalement inconnue, mais c’est Josh Smith qui me l’a fait connaître. Il pensait que je pourrais interpréter cette chanson à ma façon. Je pense que le titre lui-même en dit long : nous avons tous besoin de voir le bon côté des choses parce que la vie n’est pas jolie et n’est pas facile. Et selon votre situation financière, certains le ressentent beaucoup plus douloureusement que d’autres. Cette chanson parle de tirer le meilleur de ce que nous avons en nous et jouer avec les cartes qui nous ont été distribuées.

    Joe Bonamassa a dit à votre sujet : « Nous le connaissons depuis 30 ans. C’est l’un des derniers grands chanteurs de blues de la Rust Belt. Larry est parmi les meilleurs, dans l’esprit de BB King, Luther Allison et Little Milton. Il appartient maintenant au monde de le redécouvrir. » Que vous inspirent de tels éloges ?

    L. M. : Je ne sais pas si je peux être à la hauteur de ces éloges et de ces attentes. Mais venant de quelqu’un comme Joe, avec le statut qu’il a, c’est l’un des plus grands compliments que j’aie jamais reçus. Il est très important dans la carrière de chacun de savoir que l’on est respecté parmi ses pairs et de ressentir qu’on a gagné sa place plutôt que de recevoir quelque chose qu’on ne méritait pas. J’adore l’équipe de Bonamassa et je n’oublierai jamais ce qu’ils ont fait pour moi. C’est un peu comme l’histoire du lion et de la souris qui a retiré l’épine de son pied. Il ne l’a jamais oublié et moi non plus.

  • [Rue de la République] Renaud Muselier : « A la Région, j’ai 16 députés RN. Je les connais. On ne peut pas leur filer les clés »

    [Rue de la République] Renaud Muselier : « A la Région, j’ai 16 députés RN. Je les connais. On ne peut pas leur filer les clés »

    Sénatoriales

    Didier Gesualdi : Nous voudrions d’abord vous interroger sur votre candidature aux sénatoriales au sujet de laquelle on a tout entendu.
    Peut-être parce que l’on n’a pas voulu m’écouter, m’entendre. Je me suis exprimé clairement au lendemain des municipales où ma majorité de la droite et du centre a gardé à peu près 45 communes données perdues dans la région au profit de l’extrême droite. On nous avait dit « vous allez perdre ! » Où ? On a perdu à Menton où c’était compliqué car nos élus étaient un peu tous en prison et l’arrivée de Monsieur Sarkozy fils était un peu tardive, à La Seyne où nous avions trois candidats et donc la division. On a perdu à Tarascon où notre candidat n’a pas voulu se représenter et Nice mais où c’est plus un combat Christian Estrosi et Éric Ciotti. Après cela, je pense que la mère des batailles va être la présidentielle et les législatives. On ne sait pas ce qui va se passer mais si on est au Sénat dans l’opposition face au RN, parce qu’on s’est tous divisés, on aura un lieu de combat républicain et démocratique qui fera un contre-pouvoir. Et donc je veux aller là-bas.

    Léo Purguette : Aux municipales droite et centre ont globalement avancé unis, en revanche, il y a quand même un éclatement des candidatures pour ces sénatoriales. Est-ce que vous en prenez votre part d’échec ?
    On va voir à la sortie. Je prends toujours ma part de responsabilité, j’ai essayé d’invoquer l’union, j’ai obtenu de la totalité des formations politiques de la droite et du centre le soutien de la majorité sénatoriale autour et derrière Gérard Larcher. Pour cette raison, j’ai reculé afin de permettre à Mme Devésa d’être première et Mme Boyer d’être troisième et j’ai eu les investitures. Je pensais que cela apaisait. Cela a apaisé un mois. Et au bout d’un mois, madame a dit « je ne veux pas ».

    Léo Purguette : Valérie Boyer soutenue par Bruno Retailleau, cela vous a surpris ?
    On a le soutien de la commission d’investiture présidée par M. Karoutchi par délégation de M. Retailleau. On a le soutien de la majorité sénatoriale présidée par M. Larcher, et on se retrouve dans un schéma où à titre personnel ils la soutiennent… Moi je suis issu de la Chiraquie, avec un chef qui décide… Je suis donc un peu surpris.

    Extrême droite

    Didier Gesualdi : On en est où de votre combat contre le RN ? Vous pensez que cela sera aussi flamboyant au Sénat ?
    Je souhaite aller au Sénat pour porter mon combat politique de toujours lors duquel vous n’avez jamais vu une porosité avec le RN. Je pense que ce n’est pas bon pour le pays, pour notre vie quotidienne, pour notre sécurité, notre environnement, pour nos finances. Je les ai en face de moi à la Région, 16 députés, on ne peut pas leur filer les clés.

    Léo Purguette : Celle qui vous fait face aux sénatoriales pour le RN, Marie-Pierre Callet, a pourtant été longtemps dans votre famille politique. Cela ne vous interroge pas ?
    Il ne faut pas oublier que Marie-Pierre Callet a eu des positions très anti-RN. Mais vraisemblablement, ayant fini battue 4 fois sur sa commune de Maussane, elle s’est dit qu’elle jetait tout à la poubelle et se présentait contre ses anciens amis.

    Léo Purguette : C’est la traduction d’un opportunisme ? Pas des limites idéologiques qui se brouillent ?
    Sûrement aussi pour certains mais… Ça a toujours été un problème à droite. Avec Chirac on avait tranché. Là, il y a des porosités sur les lignes… Si on va plus loin, au lendemain des municipales à Marseille où avec ma candidate on n’a pas brillé, Mme Pila voulait avec Mme Caradec se retirer au profit du RN et Mme Boyer faire une fusion technique. Là, il y a une porosité réelle. Dans mon équipe, aucune fusion, aucune porosité.

    Présidentielle

    Didier Gesualdi. Les grands électeurs et même simplement les citoyens sont un peu perdus. Droite, Macron… Votre cœur penche où ?
    Mon cœur était pour la droite et le centre et c’est comme cela que j’ai gagné. Je suis de la famille gaulliste, du RPR, fondateur de LR, de l’UMP et j’ai fait l’union de la droite et du centre pour gagner les élections régionales. Dans le cadre des présidentielles qui approchent, je dis il en faut qu’un pour notre camp. Sinon, on ne sera pas au second tour. Il faut le faire avant Noël.

    Didier Gesualdi : Ce « un », c’est Gabriel Attal ?
    C’est celui qui est le mieux placé et aujourd’hui ce n’est pas le mieux placé. Ce « un » c’est celui qui peut gagner. Donc, quel que soit celui qui soit en tête, que le mode de désignation permette de gagner au deuxième tour. Et quand vous regardez, même si c’est toujours relatif et qu’il faut faire attention aux sondages, aujourd’hui celui qui peut gagner c’est Édouard Philippe. On va voir d’ici décembre, la campagne va avancer… Mais mon calendrier est clair et mon discours toujours le même.

    Austérité

    Léo Purguette : On est en plein débat sur le budget de la nation, il se passe beaucoup à l’Assemblée nationale, mais le Sénat c’est la chambre des territoires. Beaucoup d’élus regrettent amèrement les contractions de budget qui leur sont imposées. Quelle sera votre position vis-à-vis de cette austérité ?
    Nous en Provence-Alpes-Côte d’Azur on a fait 220 millions d’euros d’économie, de rabot budgétaire, sur un budget de trois milliards. On a voté notre budget, on l’a appliqué… Mais aujourd’hui il y a une volonté d’État de baisser le taux de compensation de la TVA – TVA plus ou moins active sur les régions, le domaine de l’économie dépend de nous et ils veulent nous enlever la proactivité de cette TVA. Ce qui veut dire que nous qui sommes très dynamiques et avons un retour sur la TVA à cause du travail des entreprises, on veut nous le sucrer. Ce n’est pas acceptable.

    Jeux Olympiques

    Léo Purguette : Concernant les Jeux olympiques, M. Grospiron a quitté la présidence du Cojop. Ça fait plusieurs directeurs aussi qui sont soit fragilisés, soit mis à la porte. Qu’est-ce qu’il se passe ?
    Depuis maintenant le mois de juillet et juin, plus exactement, même au lendemain des municipales, je suis sur ma campagne sénatoriale et je suis donc moins au fait. On a un bureau exécutif qui aura lieu cette semaine. Je vais débloquer du temps pour, bien entendu, y participer.
    On a le DG maintenant, c’est clair. On va avoir le livreur, celui qui doit faire en sorte que ça puisse être livré en temps et en heure. On a le budget et on a le soutien du CIO. Ça, c’est clair.
    On a eu le départ de Nice au profit de Lyon, ce qui est une tristesse absolue et un désastre économique et financier pour la région, au profit d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ça, c’est clair. Et là, j’ai cru comprendre qu’il y avait encore une difficulté importante avec le président, elle est traitée avec le maximum d’élégance, pour continuer ce beau championnat des Jeux olympiques.

    Léo Purguette : La cérémonie de clôture, est-ce que vous avez avancé ? Vous aviez évoqué deux pistes, le lac de Serre-Ponçon ou Marseille.
    Il faut quand même regretter Nice. La cérémonie de clôture, ça représente quoi ? Ça représente, dans une période de non-tourisme, tous les hôtels pleins, tous les restaurants pleins et une dimension mondiale de visibilité, plus les aménagements des territoires. Donc, une fois qu’on dit ça, on réalise ce qu’on vient de perdre. Sur la volonté, quand même du maire, M. Ciotti, qui a pris la décision, seul, de punir son propre territoire. Premier volet.
    Deuxième volet, j’essaie de trouver une solution. Dans les solutions, Embrun pose un problème d’accès, pas un problème de cadre. C’est-à-dire qu’en fait, la famille olympique est à Lyon. Et donc, comment on les amène de Lyon à Embrun ? Voilà, c’est complexe. Donc ça, je pense que ça ne va pas avancer.
    Il faut prendre la famille olympique comme on l’a fait pour Cortina et Milan, où on les a pris et on les a amenés pour la cérémonie de clôture, puis on les a ramenés, puisque pour la sécurité, ils dorment dans le même hôtel. Et donc, ça veut dire qu’on a une organisation à voir et que sur Marseille, j’essaie d’avancer. Le maire m’a donné son accord pour avancer là-dessus.

    Métropole

    Léo Purguette : Le nouveau président de la Métropole, Nicolas Isnard, a échoué d’une voix à baisser la dotation de solidarité aux communes. Quelle est votre analyse ? Cette Métropole a-t-elle encore un avenir ?
    L’assemblée métropolitaine n’a pu s’entendre sur le budget modificatif de l’institution pour l’année 2026. Cela pose un certain nombre de difficultés, puisque nous sommes en septembre.
    Les dysfonctionnements de cette institution ne datent pas d’hier, ils sont le fruit de sa création. Cela a des conséquences pour nos habitants, et avec eux tous les acteurs économiques, associatifs, sociaux, sportifs, culturels du territoire.
    Il en va donc de l’avenir de notre territoire de trouver une solution institutionnelle, durable et stable. La loi de la création de la Métropole Aix-Marseille Provence a été conçue au Sénat, elle sera modifiée par le Sénat. Nous nous y engageons, et ceci au plus tôt.

    Présidence de la région

    Didier Gesualdi : Votre favori pour vous succéder, si vous êtes élu, est toujours François de Canson ?
    François de Canson est un vice-président de la Région, il était tête de liste dans le Var, président du CRT. C’est un homme expérimenté, maire élu, il est réélu plusieurs fois. Je pense qu’il sera un très bon Président. Et puis je reste élu régional.

    Léo Purguette : Il se murmure qu’un de vos vice-présidents alpins pourrait y aller ?
    Non, je ne crois pas, je pense que je le saurais. Mon départ a un peu saisi tout le monde mais petit à petit, tout le monde intègre que la Région doit évoluer. Je veux garder mes dossiers à moi, les Bouches-du-Rhône, les JO… et après, il faut créer, fabriquer, il faut donner.

    La question des lecteurs

    Christine : Si vous n’êtes pas élu sénateur, resterez-vous à la Région ?
    Je resterai à la Région quoi qu’il arrive car j’ai annoncé que je passerai la main à la présidence, pas que je quitterai l’institution. Si je ne suis pas élu, c’est triste. Pas tellement pour moi, mais c’est-à-dire que mon expérience et mon savoir-faire ne pourront pas être utiles ou ne sont pas souhaités en national. Je l’entends, je ne souhaite pas que ça se passe comme ça. C’est la raison pour laquelle je fais campagne, parce qu’il n’y a jamais rien d’acquis, que j’ai confiance dans le résultat, et que quel que soit le résultat, de toute façon, ma décision, elle est prise. Je laisserai la présidence de la Région, mais je resterai au conseil régional. En fait, moi, vous savez comment je fais. Je fais exactement l’inverse de ce qu’on a fait pour moi. C’est-à-dire que j’aime bien fabriquer, transmettre, aider, globalement, tous ceux qui sont dans mes équipes, tous ceux qui sont autour de moi, tous ceux qui sont à la Région, ils ont tous bénéficié de cette technique d’apprentissage, de formation, de victoire. Et donc, voilà, même si la reconnaissance est rarement réelle en politique, j’estime que c’est mon devoir. J’ai 67 ans, je pense que c’est une forme de sagesse, malgré mon combat, mes combats permanents, qui font en sorte qu’aujourd’hui, un combat est à mener ailleurs, et qu’aujourd’hui, il faut aider les autres à grandir, à pousser, à gagner. C’est ma marque de fabrique.

  • La Breaking cup franchit les portes l’Opéra

    La Breaking cup franchit les portes l’Opéra

    L’heure est venue d’entrer pleinement dans le vif du sujet. Après six jours de démonstrations et d’animations autour de la culture urbaine à Marseille et dans ses environs, La Marseillaise Breaking cup propose, ce dimanche, une compétition internationale. La discipline prendra ses quartiers toute la journée devant et à l’intérieur de l’Opéra. Une première qui s’annonce remarquable, avec des activités proposées sur le parvis du matin au soir.

    L’événement débutera justement au cœur de la matinée. Le fronton de l’Opéra accueillera les qualifications de la Breaking Cup. À l’issue d’un mini-tournoi, seuls les meilleurs accéderont à la scène principale dans l’après-midi. Entre 14h et 18h30, les phases finales se dérouleront sur le parquet de l’édifice. Une épreuve longue durée avec trois catégories du breaking qui sont représentés : le popping, le breakdance et le hip-hop. Des styles et des façons de danser différents qui mettront en appétit les 600 spectateurs attendus pour assister à la compétition. L’entrée est totalement gratuite, mais la réservation est conseillée, puisqu’une majorité des places a déjà été réservée.

    Un jury international

    pour les battles

    Pour désigner les vainqueurs, un jury de choix a été constitué. Neuf personnalités issues du monde du breaking départageront les concurrents des trois disciplines. En breakdance, les Français Lil’Kev et Babyson, ainsi que le Brésilien Samuka, jugeront les performances. Pour le popping, Ness, Sonya et le Canadien Hya ont été invités. Le hip-hop sera quant à lui évalué par Dykens, Sam Yudat et le Marseillais Pakdjeen.

    Parmi les danseurs stars conviés (voir par ailleurs), figure notamment la B-Girl Pita. Enfant de Marseille, Pita Auffan participera aux « battles », avant de se rendre aux championnats du monde de breakdance, début décembre, à Paris. Cinq DJ rythmeront la journée. Un pour chaque discipline, tandis que DJ Cali animera le roller-disco prévu sur le parvis à partir de 15h. Asli s’occupera du warm-up et des entractes. Kmeleon et Tony Badman seront, eux, les speakers officiels de la compétition.

    La Marseillaise Breaking Cup clôturera la saison événementielle du journal et fera entrer ce type de danse dans une nouvelle dimension grâce à sa présence dans ce cadre unique. « On est très heureux de pousser les portes de l’Opéra de Marseille. Toute la communauté du hip-hop marseillais est “choquée” de ce qui arrive », lance Tony Badman.

  • L’arrêté contre l’occupation de l’espace public suspendu à Avignon

    L’arrêté contre l’occupation de l’espace public suspendu à Avignon

    L’arrêté de la ville d’Avignon, pris le 31 juillet et interdisant, sous certaines conditions, « l’occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques », dans une trentaine de rues du centre-ville, a été suspendu par le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes ce vendredi 11 septembre.

    Dans une ordonnance que La Marseillaise a pu consulter, le juge motive sa décision par l’imprécision de plusieurs paramètres géographiques et temporels. Estimant dans un premier temps que « les interdictions édictées à ce titre doivent être strictement proportionnées à leur nécessité », il poursuit en relevant que « l’arrêté litigieux n’indique pas davantage quelles occupations prolongées de la voie publique porteraient atteinte, par leur nature même, à la libre circulation des personnes, à la sécurité publique ou à la salubrité publique, si ce n’est l’émission de bruit, mais dont il ne fixe ni la durée, ni l’intensité ».

    Le magistrat rappelle toutefois que la commune d’Avignon « invoque des troubles nombreux et réitérés ». Il ajoute ensuite que « l’article 2 de l’arrêté contesté n’est pas plus précis quant à la portée de l’interdiction du “stationnement prolongé” des regroupements de chiens sur la voie publique ». En conséquence, estime-t-il, « le caractère nécessaire de cette mesure de police n’est pas démontré » et « est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette interdiction ».

    La commune d’Avignon doit également verser 1 000 euros à la Ligue des droits de l’Homme et à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une audience sur le fond est prévue dans les prochains mois.

    « Ouf de soulagement »

    « C’est un ouf de soulagement pour les associations et les travailleurs sociaux qui travaillent sans relâche », confie Thierry Mila, président de la FAS Paca. Il remet sur la table sa proposition de rencontre entre les équipes municipales et les structures sociales. Un courrier doit être adressé dès lundi afin de « demander à travailler ensemble, en toute intelligence, pour une solution digne, pérenne et non répressive ».

    De son côté, le maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD) a réagi dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Il y critique la décision du tribunal : « On nous a dit que l’on n’avait pas assez qualifié plusieurs paramètres comme le niveau sonore. Il faut imaginer que les policiers municipaux doivent venir avec des sonomètres », ironise-t-il. « Vous voyez bien, à travers cette histoire ahurissante, que le système ne va pas dans le bon sens », poursuit-il, reprenant au passage son slogan politique. Il estime que « le bon sens », selon lui, consiste à agir lorsqu’un problème est identifié et que « tout le monde est d’accord pour le résoudre ». Tout en confirmant que la décision de justice sera respectée, l’édile assure que l’arrêté sera retravaillé : « Nous ne renoncerons pas ».

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux

    Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux maire de Martigues.

    À vous la parole ⬇️

  • FNE 13 appelle la mairie de Marseille à dialoguer avec ceux qui l’ont élue

    FNE 13 appelle la mairie de Marseille à dialoguer avec ceux qui l’ont élue

    Le groupement baptisé « Les amoureux du parc de Bonneveine » dénonce dans un communiqué « l’argumentaire sécuritaire » de la Ville pour justifier l’abattage sans concertation de 58 arbres en tout depuis septembre dernier dont 37 nouveaux arbres cette semaine. Ce désastre résulte « des erreurs dans la conduite du chantier, les fragilisations dues à des décaissements et des creusements de tranchées au pied des arbres endommageant leur équilibre racinaire ».

    « L’ambition affichée par la Ville de Marseille de renforcer durablement la qualité paysagère et environnementale du parc est bien mal engagée. ». « Il est grand temps que la mairie de Marseille fasse preuve de transparence et accepte un dialogue constructif avec les citoyens qui l’ont élue. » Ils demandent à la ville de « tirer les leçons de cette gestion calamiteuse du patrimoine arboré du parc de Bonneveine dans un contexte de réchauffement climatique et préserver le patrimoine arboré existant tout en anticipant les adaptations à venir ».

    Concertation et respect des promesses

    Selon eux, des solutions de sauvegarde auraient permis de sauver une proportion non négligeable des 37 arbres cinquantenaires abattus cette semaine. La promesse municipale de planter 210 arbres de 3 à 4 mètres de haut, soit 140 de plus que les 70 annoncés à l’origine, ne résiste pas au taux d’échec de 20% environ. Il faudra au moins 20 ans avant pour remplacer un arbre mature de 20 mètres, « sans compter l’impact sur l’habitat de la faune qui compte près d’une dizaine d’espèces protégées ».

    Les mesures alternatives n’ont pas été réellement étudiées alors que selon l’ONF Végétis, filiale de l’ONF, prestataire exclusif de la Ville, montrait déjà qu’au moins 11 arbres pouvaient encore être épargnés par des tailles de réduction. Un arbre proche de l’avenue de Hambourg a même été abattu alors que le rapport préconisait sa « surveillance par test de traction dans 2 ans ».

    « La Ville de Marseille ne respecte pas ses promesses », cingle le communiqué, elle qui s’était engagée « verbalement de ne rien faire avant une concertation finale ». « Le prétexte donné de la météo ne peut justifier le caractère précipité de cette décision. » Ces arbres fragilisés en septembre dernier avaient résisté aux précipitations et forts vents de l’hiver et du printemps dont une tempête à plus de 118 km/h le 26 mars 2026. Cette résistance contredit dans la vie réelle les conclusions des tests de l’ONF Végétis sur lesquels s’appuie la mairie pour justifier les abattages.

  • La présidentielle au cœur des universités d’été

    La présidentielle au cœur des universités d’été

    C’est le rendez-vous qui amorce la rentrée politique : insoumis et écologistes lancent ce jeudi, pour la gauche, la saison des universités d’été, suivis par les communistes vendredi et les socialistes la semaine suivante. Cette grand-messe réunit chaque été élus, militants et sympathisants autour de débats structurants pour les partis, des ateliers et des formations. À huit mois de l’élection présidentielle, le sujet s’impose comme central pour les différents rassemblements. D’autant que pour les forces de gauche, les stratégies divergent.

    Les Verts, eux, prévoient une soirée dès l’ouverture jeudi de leurs Journées des écologistes, « pour l’écologie, pour l’union » : « En 2027, la France fera face à un choix décisif. (…) Pour empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir et faire gagner la gauche et les écologistes, nous devons construire l’union de toutes celles et ceux qui veulent ouvrir une autre voie pour le pays », écrivent-ils sur leur site. La secrétaire nationale du parti a annoncé sa candidature à une primaire unitaire de la gauche – celle-ci étant quasi enterrée. Une enquête d’opinion interne confirme : 65,13% des votes exprimés soutiennent qu’en cas d’échec de la primaire, Marine Tondelier serait leur candidate.

    Cette option de la primaire réunissant la gauche et les écologistes était soutenue et portée par la patronne des Verts et le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Mais ce dernier a été mis en échec dans son propre camp : 55,5% des militants ont voté pour une primaire fermée, réservée aux socialistes et aux « organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste », à savoir, Place publique de Raphaël Glucksmann. La date du scrutin sera adoptée en Conseil national le 25 août, soit trois jours avant le CamPus à Blois. Ce lundi, le parti a fait un pas de plus en dédiant un site internet à son « Projet socialiste », le programme que portera son ou sa candidate.

    De son côté, le PCF, qui a reconduit Fabien Roussel à sa tête, veut porter sa propre voix en 2027. « J’ai dit que j’étais prêt, si vous le décidiez, à mener ce combat avec vous une nouvelle fois », a confirmé ce dernier dans son discours d’ouverture du 40e Congrès des communistes à Lille en juillet dernier. Les militants doivent officiellement entériner la candidature de leur secrétaire national lors d’un vote prévu le 6 septembre prochain. La question élyséenne sera évoquée lors des universités d’été à Toulouse, avec un débat entre les différentes forces de gauche samedi, et un atelier « comment faire gagner la gauche en 2027 ? ».

    Lutte contre l’extrême droite

    Pas de surprise du côté de LFI qui se projette déjà dans la campagne avec une formation dispensée lors de ses Amfis dédiée à « rechercher les 500 parrainages pour l’élection présidentielle ». Son leader, Jean-Luc Mélenchon, candidat pour la quatrième fois à l’élection suprême donnera un grand meeting ce dimanche pour clôturer l’événement à Valence.

    Si elles partent désunies, les organisations politiques affichent un but commun : empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir. Car le risque n’a jamais été aussi grand de voir les prêcheurs de haine au palais de l’Élysée. Ainsi, les insoumis proposent samedi une conférence intitulée « contre l’extrême droite, la Nouvelle France contre toutes les formes de racisme ». Le même jour, les Écologistes invitent à « repenser la riposte numérique face à l’extrême droite ». Le lendemain, les communistes proposeront une analyse sur le thème suivant « extrême droite : réalités et dynamiques électorales ». Quand le PS questionnera : « Quels sont les ressorts du récit du Rassemblement national ? Comment les contrer ? », la semaine d’après.

    « Nous devons construire l’union de toutes celles et ceux qui veulent ouvrir une autre voie pour le pays »

  • La nuit des étoiles se prépare à St-Michel

    La nuit des étoiles se prépare à St-Michel

    « C’est notre plus grande soirée de l’année » : au centre d’astronomie de Saint-Michel-l’Observatoire, salariés, renforts saisonniers et bénévoles recrutés spécialement pour l’occasion s’activent pour préparer la nuit des étoiles, qui rassemble chaque année de nombreux amateurs d’astronomie dans le village, situé près de Forcalquier. 70 personnes travaillent sur l’organisation de la soirée de samedi, pour laquelle ils attendent 1 200 visiteurs, explique Fabien Marquet, le directeur du centre d’astronomie. Après une ouverture des portes à 18h30, la soirée débutera à 19h avec « un apéro scientifique en plein air, sur le thème de comment les terriens essaient de communiquer avec les aliens », détaille Paloma Huppert, responsable pédagogique et médiatrice scientifique. À partir de 21h30, trois pôles d’animation se mettront en place : une lecture du ciel au laser, pendant laquelle les animateurs relieront les étoiles entre elles pour former les constellations ; une conférence de l’astrophysicien Guillaume Trap, qui parlera des voyages interstellaires ; et un spectacle de contes. À partir de 22h30, les visiteurs pourront se déplacer de télescope en télescope et observer des objets célestes.

    Une ribambelle de fidèles bénévoles vient prêter main-forte pour cette soirée exceptionnelle : « c’est la seule fois de l’année où c’est le cas. Je me bats tous les jours pour qu’on continue à donner des salaires », clarifie le directeur du centre. L’association recrute également quinze « jeunes passionnés d’astronomie » en renfort pendant l’été.

    Le centre d’astronomie de Saint-Michel-l’Observatoire est né en 1998 « d’un souhait du département et de l’Observatoire de Haute-Provence », explique Fabien Marquet. Le département a mis à disposition de l’association ses locaux et son terrain pour mener à bien ce projet. « Le département nous a confié une mission de diffusion de la culture scientifique au plus grand nombre, à des tarifs préférentiels », relate le directeur. La Région accompagne également le centre d’astronomie : les deux collectivités représentaient 14% de son budget de fonctionnement en 2025.

    Chaque année, le centre reçoit 5 000 scolaires, du CP à la terminale. « On colle au programme d’astronomie qu’ils ont à l’école. C’est pour cela que les enseignants viennent chez nous », explique Fabien Marquet. Le centre peut même les accueillir pour manger et dormir sur place pour des séjours d’astronomie, avec 80 lits à disposition. Des cousinades ou des séminaires d’entreprise peuvent également y être organisés. 34 000 visiteurs sont accueillis chaque année.

    « Notre mission est de susciter des vocations chez les plus jeunes, et plus particulièrement chez les jeunes femmes », avance le directeur du centre. « J’ai désormais plus de médiatrices que de médiateurs scientifiques : c’est une très bonne nouvelle pour la place des jeunes femmes dans notre société, encore plus sur le volet de la culture scientifique », se réjouit-il. « On n’encourage pas les jeunes femmes à faire des parcours scientifiques à l’école », regrette-t-il. Le centre est d’ailleurs en train de travailler sur une exposition mettant en avant les femmes scientifiques qui ont collaboré avec lui. « On va leur demander quel est le message qu’elles veulent passer aux jeunes filles, pourquoi c’est important d’être une femme scientifique aujourd’hui dans notre société… », détaille Fabien Marquet.

    Une immersion

    dans un vaisseau spatial

    Le planétarium, ouvert en 2022, permet d’être immergé
    « dans un vaisseau spatial, une machine à voyager dans le temps ». Les séances peuvent être sur le thème des trous noirs, des exoplanètes, ou encore adaptées pour les tout-petits. Mardi, c’était Maude Bodineau qui animait une séance pour les enfants, hilares et curieux de découvrir nébuleuses, cratères et constellations, après avoir visionné un film d’animation sur l’astronomie et l’exploration spatiale. Monique et Alain Troin y ont emmené leurs deux petits-enfants, Arthur et Océane Trébern, venus d’Eure-et-Loir pour les vacances. « Comme il y a l’éclipse solaire le 12, on voulait qu’ils comprennent comment cela fonctionne. On leur a acheté des lunettes pour l’observer », explique la grand-mère, venue spécialement de Marseille pour visiter le centre.

    Yaël Moussouni, grand passionné d’astronomie, vient chaque année depuis Strasbourg prêter main-forte au centre, en tant que salarié renfort d’été, puis bénévole. Le jeune homme a vu l’annonce sur un groupe WhatsApp d’astronomie amateur, alors qu’il possédait déjà un télescope. « Même en tant que passionné, on apprend toujours de nouvelles choses, notamment avec les questions du public », se réjouit-il.

    Le centre organise également une soirée à l’occasion de l’éclipse solaire mercredi, déjà complète depuis un mois, victime de son succès. Le 15 août, pour sa dernière grande soirée, le centre a invité Yaël Nazé, une astrophysicienne belge, pour « la conférence dont vous êtes le héros » : l’intervenante construira sa conférence en fonction des questions du public. De l’observation au télescope sera également à nouveau proposée.

    Le village de Saint-Michel-l’Observatoire héberge également l’Observatoire de Haute-Provence, où la première exoplanète a été découverte en 1995. « C’est l’un des seuls observatoires qui a une programmation de recherche scientifique aussi forte, très clairement », assure Fabien Marquet.

    Retrouver ici les rendez-vous en région.