Author: tecnavia

  • Le festival Allez Savoir met l’argent au centre des débats

    Le festival Allez Savoir met l’argent au centre des débats

    L’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) poursuit sa collaboration avec la Ville de Marseille en organisant, pour la septième année consécutive, le festival Allez Savoir. Cette année, le sujet qui orientera les événements programmés est : « L’argent : c’est-à-dire ? » Universitaires, artistes et écrivains animerons le festival de jeudi à dimanche.

    Le festival a pour objectif de « questionner les grands défis du monde contemporain » autour d’un « thème convoquant des questions de société », rappellent les organisateurs du festival.

    Tables-rondes et débats

    Au total, plus de soixante tables-rondes, débats ou projections, animées par une centaine d’invités, sont prévues dans différents lieux comme le Musée d’Histoire, le centre de la Vieille Charité et bien d’autres. Le programme débute ce jeudi à 14h30, à la bibliothèque Alcazar, avec une table-ronde où sera questionné l’impact de l’argent sur le milieu de la littérature.

    Programme complet : allez-savoir.fr

  • [Fibre Excellence] En Haute-Garonne, l’usine de Saint Gaudens est soutenue

    [Fibre Excellence] En Haute-Garonne, l’usine de Saint Gaudens est soutenue

    Les 270 salariés de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens ont remporté une première victoire, le 15 septembre, avec la décision du tribunal de commerce de Toulouse d’accorder trois mois d’activités supplémentaire.

    Dans un entretien à La Marseillaise, le 18 septembre, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga (PS) affirme que les deux sites du seul producteur de pâte à papier en France, Tarascon et Saint-Gaudens, doivent être appréhendés de concert, même si le premier est désormais fermé : « J’ai défendu jusqu’au bout auprès du tribunal la solution des deux sites. Aujourd’hui je pense aux salariés de Tarascon qui ont perdu leur emploi. On ne les laissera pas tomber : pour garantir la sécurité du site, pour empêcher son démantèlement et proposer un nouveau projet avec la Région Sud. »

    Offre déposée d’ici le 22 octobre

    Pour Carole Delga, les trois mois supplémentaires obtenus pour l’usine de Saint-Gaudens, « sont une nouvelle bataille gagnée pour l’avenir de Fibre Excellence ». La décision du tribunal de commerce de Toulouse a été rendue possible par les financements mobilisés par la Région (3,5 millions d’euros), qui a également obtenu l’engagement de l’État (2 millions d’euros), pour assurer la continuité de l’activité jusqu’en décembre. Une nouvelle offre devra être déposée d’ici le 22 octobre et sera examinée lors d’une audience début novembre. Dans l’intervalle, la Région poursuivra le travail engagé aux côtés des industriels. « Nous avons un projet solide, pérenne et rentable et les conditions sont aujourd’hui réunies pour avancer », précise Carole Delga. L’industriel alsacien, Soprema et un groupe portugais font partie du tour de table. Au total, la Région Occitanie mobilisera 13 millions d’euros et, à ce stade, le projet industriel de reprise se chiffre déjà à 90 millions d’euros. « Nous resterons aux côtés des industriels et des salariés jusqu’au bout pour assurer l’avenir du dernier producteur français de pâte à papier », insiste la présidente de la Région Occitanie. Un enjeu de souveraineté industrielle.

  • Des tensions au lycée Briand d’Orange

    Des tensions au lycée Briand d’Orange

    Ils dénoncent notamment une « baisse du pouvoir d’achat du personnel », due à l’arrêt du remboursement des frais de déplacement pour visiter les élèves en stage ou à l’arrêt de l’indemnité ZEP. Mais aussi des problématiques de chaleur et d’inclusion scolaire, avec un manque d’AESH.

  • Les bords de la Durance dépollués, certains accès fermés

    Les bords de la Durance dépollués, certains accès fermés

    Alors qu’elles effectuaient une patrouille aux abords de la Durance, les équipes de la Société Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD) ont constaté « une barrière communale vandalisée avec, pour conséquence directe, plusieurs véhicules abandonnés en bord de Durance dont un volé, la présence d’un squat ainsi que d’importants dépôts de déchets dans le secteur », indique la SMAVD sur ses réseaux sociaux. Des faits régulièrement rencontrés, notamment à Châteaurenard.

    En réponse, la SMAVD a mené une action de dépollution, récoltant ainsi 2,3 tonnes de déchets avant de fermer plusieurs accès à la Durance, pour éviter les dépôts de déchets sauvages.

  • Vers un « avis défavorable » des élus arlésiens pour la ligne à très haute tension

    Vers un « avis défavorable » des élus arlésiens pour la ligne à très haute tension

    Une fois de plus, l’avis du conseil municipal d’Arles est sollicité ce jeudi soir à 17h, maison de la Vie associative, quant au projet de ligne à très haute tension entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos-sur-Mer. En l’occurrence, l’avis porte sur la demande de dérogation à la loi Littoral formulée par le gestionnaire de transport d’électricité RTE pour son projet de ligne très haute tension (THT) de 400 000 v.

    Une étape nécessaire avant la mise en compatibilité du Plan local d’urbanisme d’Arles et d’une éventuelle déclaration d’utilité publique du projet. La Ville y voit quelques écueils, parmi lesquels « une implantation (…) en surplomb de deux espaces remarquables du littoral correspondant à la ripisylve du Petit Rhône et au secteur du Petit Gondard », et dans ce secteur « le dossier fait état de contraintes techniques et environnementales importantes », et la « hauteur et la localisation précise des pylônes font encore l’objet d’un travail ». Autant de raisons pour la Ville de prononcer un avis défavorable motivé par « le caractère encore insuffisamment stabilisé » des comparaisons de solutions techniques, de localisation des pylônes, entre autres.

    « Oui » au contournement

    L’issue ne fait que peu de doutes, alors que l’ensemble du conseil municipal s’est déjà exprimé à l’unanimité pour un « non » au projet aérien.

    Cette unité n’est pas la même pour l’autre gros aménagement en débat ce soir, le contournement autoroutier d’Arles, pour lequel le conseil est appelé à approuver le projet de mise en compatibilité du document d’urbanisme, sous réserves.

  • La municipalité de La Seyne a-t elle des griefs envers la Résistance ?

    La municipalité de La Seyne a-t elle des griefs envers la Résistance ?

    L’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (Anacr) a été privée de parole pour la cérémonie du 26 août commémorant de la libération de La Seyne.

    « Et ce n’était qu’un début », s’indigne Louis Vaisse, en expliquant que lors de la réunion du comité de coordination des anciens combattants de La Seyne, le 7 septembre, l’élu délégué par la municipalité a indiqué qu’elle ne serait plus autorisée à intervenir officiellement lors de cet hommage. Et qu’elle devrait se contenter de lire le message national lors de la cérémonie du 27 mai, Journée nationale de la Résistance depuis 2013. « Ce qui, aux dires du représentant municipal, est déjà bien suffisant ! », rapporte le militant.

    Plus grave encore, le comité local qui emmène une centaine de collégiens sur les lieux de mémoire à Signes où ont eu lieu des massacres de Résistants, en sollicitant les communes de La Seyne et Six-Fours pour le prêt d’un bus, s’est vu opposer un refus tout aussi catégorique de l’élu de l’ex-cité des Chantiers. Ce dernier déclarant : « Cela vous arrange bien que cela soit à Signes. Pourquoi n’allez-vous pas dans le haut Var ? » Pour mémoire, Signes fait également partie des communes tombées dans les bras du Rassemblement national. Le parti à la flamme, héritier de celui créé avec Jean-Marie Le Pen par d’anciens membres de la Waffen SS craignant peut-être que soit rappelé que leurs aînés n’étaient pas vraiment du bon côté de l’Histoire.

    Alors que la sortie pédagogique vise à faire vivre le devoir de mémoire en évoquant deux mouvements de résistance, un réseau de renseignement, et d’expliquer ce qu’est une nécropole nationale. Mais aussi leur faire découvrir, in situ, le lieu où s’est effectuée la jonction entre une partie de l’armée du général de Lattre de Tassigny et les résistants lors de la bataille de Toulon.

    Mais pas question d’en rester là, promet Louis Vaisse.« Nous allons donc réitérer nos demandes chaque année. Et nous serons à Signes, en espérant trouver une solution pour y emmener les élèves, comme chaque année sous les municipalités précédentes », conclut le comité local.

  • Olivier Faure en rase campagne à Marseille

    Olivier Faure en rase campagne à Marseille

    Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste est attendu à Marseille les 25 et 26 septembre. Dans les Bouches-du-Rhône, fédération historiquement influente du PS, son programme n’est pas encore arrêté. Mais sa venue intervient à un moment clé de la primaire sociale-démocrate dont le 1er tour a lieu les 9 et 10 octobre.

    Mercredi soir, le débat organisé sur LCI entre les cinq candidats, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann (Place publique), Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel (GRS), a véritablement lancé la campagne ouverte dans un climat tendu. Les échanges scolaires entre Royal et Glucksmann, qualifié de « stagiaire » par cette dernière, les désaccords stratégiques et les polémiques internes ont alimenté l’idée d’une « machine à perdre », reprise à son compte par François Hollande.

    Ces derniers jours, l’affaire Philippe Brun a noyé les débats. Le député de l’Eure, qui avait déposé sa candidature, a été suspendu à titre conservatoire du PS puis exclu du processus suite aux accusations d’une ancienne collaboratrice. Contestant la décision, il a saisi la justice pour obtenir sa réintégration.

    Mercredi matin, le tribunal judiciaire de Paris, n’y voyant pas d’irrégularité manifeste, a rejeté sa demande sans se prononcer sur le fond. Philippe Brun a annoncé faire appel. Il a surtout directement mis en cause Olivier Faure, affirmant qu’« il n’y a pas d’affaire Philippe Brun mais une affaire Olivier Faure », et l’accusant d’avoir orchestré son éviction.

    Une polémique avec laquelle le patron des socialistes devra composer à Marseille, dans une fédération elle-même en pleine réorganisation après la mise en place d’une direction collégiale transitoire suite au pas de côté de Yannick Ohanessian, son ex-premier secrétaire fédéral, devenu aujourd’hui porte-parole de campagne.

  • [Entretien exclusif] Martine Vassal : « Je veux rétablir mon honneur et la vérité sur la Métropole »

    [Entretien exclusif] Martine Vassal : « Je veux rétablir mon honneur et la vérité sur la Métropole »

    La Marseillaise : Vous êtes restée dans une forme de réserve sur la Métropole depuis que vous en avez quitté la présidence. La situation financière de l’institution fait couler beaucoup d’encre. Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?

    Martine Vassal : Après l’avis de la Chambre régionale des comptes sur les finances de la Métropole, la publication de l’audit financier de la RTM m’autorise aujourd’hui à une petite mise au point après six mois de silence. Quand j’ai quitté la présidence de l’institution, le budget était prêt, il restait à faire des arbitrages pour répondre aux besoins de financement. Il n’y a jamais eu de « trou » dans les finances de la Métropole. Il y avait un pacte financier et fiscal qui avait été établi et qui se terminait en 2026. Il fallait effectivement le renouveler. Le besoin de financement sur les transports était annoncé depuis 2022. Le préfet lui-même a indiqué que la Métropole était loin d’être en faillite. Lors des dernières séances, Nicolas Isnard mais aussi Benoît Payan et Sophie Joissains ont dit haut et fort qu’il n’y avait pas de problématiques financières de l’ancienne gouvernance. Le déséquilibre financier de 144 millions, ramené à 118 millions, cela représente une somme conséquente mais sur un budget de 5 milliards ce sont des arbitrages que l’on doit faire. Il ne faut pas oublier que pendant deux années, nous avons désendetté la Métropole de 208 millions quand même. Je revendique d’avoir laissé un outil solide, parfaitement en capacité d’agir sur la totalité du territoire métropolitain. C’est à l’exécutif actuel qu’incombe de prendre désormais les bonnes décisions. Je suis en soutien de Nicolas Isnard depuis que j’ai déclaré que je ne voulais plus être présidente de la Métropole. Je suis à ses côtés. On est chacun dans nos compétences et nos responsabilités. Le Département sera au côté de la Métropole comme il l’a toujours été. Que certains tentent de faire de la politique politicienne pour essayer de mettre des coins entre lui et moi et entre nos institutions, c’est peine perdue. Au début il y a eu un problème Gaudin-Joissains, après ça a été un problème Vassal-Payan maintenant ce serait Isnard-Payan. Il ne faut pas de problèmes de personnes, rester sur les projets et l’intérêt des habitants.

    Qu’avez-vous justement à dire
    à la population qui est un peu sidérée que la Métropole n’arrive pas à voter un budget
     ? Comment expliquez-vous la situation ?

    M.V. : J’ai laissé un outil en état de fonctionnement, la bonne preuve c’est qu’à la fois la Chambre régionale des comptes, le préfet et les différents maires le disent. Ce n’est pas mon style de partir en claquant la porte et en ayant cramé la caisse. Je ne suis plus responsable des décisions prises à la Métropole. Je le redis : ce n’est pas un problème de personnes mais d’institution. Je sais que rien n’est facile parce que je suis passée par là. C’est une jeune institution, née dans la douleur. Aujourd’hui on paye les difficultés rencontrées à sa naissance. On a intérêt à trouver des solutions, il y a des enjeux d’emploi, d’attractivité, de proximité. Ceux qui trinquent ce sont les habitants et le territoire. C’est pour cela que, bien avant les municipales, j’avais dit mon souhait d’aller vers un acte III de la Métropole.

    Benoît Payan prédit une année 2027 apocalyptique pour
    la Métropole. Craignez-vous
    son explosion
     ? Avez-vous une recommandation pour l’éviter ?

    M.V. : Non. Je tourne une page, je suis en soutien. J’assumerai mon rôle en tant que présidente du Département mais je n’ai de leçons à donner à personne. Les choses ne sont jamais faciles. Ce que je dis aujourd’hui, c’est pour rétablir mon honneur et la vérité. Je suis fière de tout ce que nous avons accompli. Quand je suis partie la Métropole fonctionnait, il y avait ce besoin de financement connu de tous dès 2022. Il n’y a pas de surprise. Il y a maintenant des décisions politiques à prendre. Ensuite, il faut une loi pour modifier le périmètre métropolitain. Ça n’arrivera pas avant mars 2027.

    Faut-il augmenter la fiscalité pour trouver les ressources manquantes ?

    M.V. : Je ne veux pas que la population ou les entreprises trinquent au niveau des impôts. C’est la raison pour laquelle je me suis abstenue sur l’augmentation de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la suppression de l’exonération pour les nouvelles entreprises. Certains ont peut-être interprété mon vote différemment. Au lieu de faire de la politique politicienne à deux balles, ils feraient mieux de faire des propositions concrètes dans toutes les institutions où ils sont élus. Les gens ont des difficultés de fin de mois, le prix de l’essence explose, le prix du chariot est devenu monstrueux. Au niveau de l’État, on nous dit qu’on va faire des sacrifices sur les retraités mais derrière, on ne nous parle pas de faire des économies sur les dépenses pour arrêter le tonneau des Danaïdes.

    La fusion Métropole-Département pourrait-elle apporter une solution ?

    M.V. : Non, nous avons des compétences complètement différentes. L’acte III de la Métropole tel que je l’imagine, c’est une simplification des dispositifs, le retour de la proximité au plus près de l’habitant. Toute modification nécessite une évolution législative. Les élections de 2027 vont changer le paysage. J’ai hâte de voir ce que les différents candidats vont proposer pour que les élus locaux soient enfin respectés. On reçoit des directives d’en haut, de Paris, parfois plus fortes que celles que l’Europe nous impose et nos propositions restent lettres mortes. Nous ne sommes ni écoutés, ni entendus. Ce n’est plus acceptable.

    Vous aviez annoncé une révolution des transports mais Samia Ghali, nouvelle présidente de la RTM, met en garde contre le possible abandon du tram de la Belle de Mai pourtant structurant pour Marseille. Quelle est votre réaction ?

    M.V. : C’est bien dommage. Je pense que la mobilité est une des compétences de la Métropole sur laquelle il faut le plus miser. L’audit de la RTM montre qu’elle fonctionne normalement, comparativement à tout ce que j’ai pu entendre. Quand on voit les problématiques de déplacements des personnes, quand on s’aperçoit qu’aujourd’hui certains restent à la maison parce que la sauce leur coûte plus cher que le poisson, je pense que ce n’est pas sur ce sujet qu’il faut faire des économies. Il faut le temps de le mettre en place, mais je prône depuis longtemps l’idée de créer une société à part pour les transports où chacun prendrait sa part un peu comme la RATP. Cela permettrait de gérer mais aussi d’étendre l’offre de transports. La Belle de Mai c’est le quartier le plus pauvre d’Europe, ce projet de tramway permettrait de le requalifier. Les études sont dans les cartons, il faut acter le cheminement définitif et continuer le développement des transports sur tout le territoire. Le BHNS d’Aix les Milles est indispensable par exemple. Il y avait 7 milliards d’euros de projet, on en a fait que 3, il y a de la marge. L’argent qui nous a été donné par l’État, ce serait dommage de ne pas l’utiliser.

    Est-ce que c’est possible dans le cadre de la gouvernance actuelle ?

    M.V. : Je ne sais pas. Je ne suis pas dans l’exécutif. Il faut que chacun soit autour de la table pour prendre des décisions. Le pacte financier et fiscal, c’est le premier rapport du dernier conseil, je ne l’ai pas voté parce que je ne peux pas donner mon avis sur une chose à laquelle je n’ai pas participé. Ce que je sais c’est que les habitants ont besoin de mobilité, de pouvoir d’achat, d’accès aux soins et de sécurité. Nous, élus de la République, nous devons leur répondre. C’est ma feuille de route. Je souhaite que la gouvernance réussisse, que Nicolas Isnard réussisse, que Samia Ghali réussisse, sinon c’est tout le territoire qui en pâtira.

  • Vent debout contre l’élevage industriel de poules

    Vent debout contre l’élevage industriel de poules

    Alors que les premiers travaux de terrassement du projet d’élevage industriel de poules pondeuses ont commencé mardi à Saint-Jurs, et qu’un permis a été accordé pour un projet similaire à Roumoules, plusieurs associations ont déploré mercredi lors d’une conférence de presse la multiplication de ces installations sur le plateau de Valensole, qu’elles estiment « illégales ». Elles souhaitent déposer « dans les prochaines semaines » « un référé suspension » et « une plainte » concernant le projet de Saint-Jurs, a annoncé l’avocat et ancien adjoint marseillais Sébastien Barles, dénonçant des atteintes à la biodiversité et aux nappes phréatiques. Hervé Garcin, président de cette nouvelle association de protection de l’environnement du plateau de Valensole, a expliqué « mener la lutte » contre cette « épidémie de poulaillers industriels ». L’ancien député LFI Léo Walter et de nombreuses associations étaient à ses côtés mercredi pour dénoncer ces projets, alors qu’une réunion publique était organisée à Saint-Jurs.

    « Je ne comprends pas cette mobilisation, parce qu’on est sur des élevages qui sont relativement petits, et qui n’ont aucune nuisance sur l’environnement », a réagi Stéphane Monmagnon, gérant de la Compagnie générale d’agriculture, en charge des deux projets d’installation de poulaillers. Il affirme que les animaux y seront « dans des conditions confortables, à l’extérieur » et que ces projets garantissent des « revenus pour l’agriculteur entre 2 500 et 3 000 euros net par mois ». « On a suivi le parcours que nous impose la loi, y compris les instances de protection de la nature, personne n’a eu à redire », affirme-t-il. Contactée, la mairie de Saint-Jurs n’a pu être jointe dans l’immédiat.

  • Sur la scène du Zef, saison contrainte mais combative

    Sur la scène du Zef, saison contrainte mais combative

    « Comme bien d’autres lieux culturels, on a aujourd’hui beaucoup moins de moyens. Nous avons donc dû resserrer la programmation, aller à l’essentiel », amorce Francesca Poloniato lors de la présentation de saison 2026-27 du Zef. Résultat : « 70 à 80 000 euros en moins sur le budget », notamment induits par la Région et l’État, et « 10 spectacles en moins », résume la directrice de cette scène nationale de Marseille, en poste depuis 2015, qui a annoncé partir à la retraite à l’issue de cette saison. « Je partirai avec le sentient d’avoir donné le meilleur de moi-même », rappelle-t-elle avant que des applaudissements nourris ne saluent son dévouement de 12 ans. Loin de se satisfaire des baisses de subventions, Francesca Poloniato estime que ces contraintes budgétaires « nous ont poussés à nous interroger sur ce que nous avions vraiment envie de défendre ». Illustration dès les 7 et 8 octobre au Merlan avec Le paradoxe de John. Conçue et mise en scène par Philippe Quesne, dans le cadre du festival Actoral, une pièce qui se demande « à quoi sert l’art dans notre vie ».

    Multiplicité des arts

    Fidèle à son ADN, le Zef suit toujours le fil rouge de la danse. Des Murmures de la forêt chorégraphiés par Nathalie Pernette aux danses altruistes d’Ambra Senatore (Le moulin des autres), en passant par les Braises sur lesquelles souffle Michel Kelemenis ou Lullaby shot, « lâcher prise militant et libérateur » de Leïla Ka, en collaboration avec l’Association de promotion de l’Espace culturel Busserine. La saison sera aussi traversée par le cinéma et la musique, mais surtout le théâtre. Parmi les propositions, des créations de « la bande du Zef » comme Le rituel du verre d’eau, enquête d’Anaïs Allais Benbouali autour des couples franco-algériens dont elle est elle-même l’un des fruits, ou encore la comédie musicale de Myriam Marzouki, Violetta ne veut plus mourir dans la dernière scène.