Author: tecnavia

  • À Aix, un appel aux dons pour loger les demandeurs d’asile

    À Aix, un appel aux dons pour loger les demandeurs d’asile

    Avant d’expliquer les raisons de cette initiative, le collectif Agir, dont le siège est basé avenue de l’Europe à Aix-en-Provence, rappelle ses fondamentaux : « On existe depuis plus de 10 ans. Le collectif a été créé après la décision de François Hollande d’accueillir 25 000 Syriens fuyant la guerre. La question s’est alors posée : où allons-nous les loger ? », retrace Fabien Poilleux, trésorier du collectif Agir.

    Depuis, ce regroupement d’associations, passé de plus de 30 membres à 25, prend en charge les demandeurs d’asile « de A à Z ». Notamment sur les questions de logement. Dans cette optique, le collectif, associé à la Fondation des Petites Pierres, plateforme de financement participatif à destination des associations, lance un appel aux dons. L’objectif est de réunir 15 000 euros, grâce à la participation du collectif et à celle de la Fondation des Petites Pierres, afin de financer la location de logements.

    « On a de moins en moins d’hébergeurs solidaires, mais pour accueillir des demandeurs d’asile qui frappent à la porte, on est obligés de prendre des baux locatifs, explique Fabien Poilleux. Les Petites Pierres donnent une moitié, si on arrive à récolter l’autre dans un certain délai. On a deux mois pour réunir 7 500 euros. On a déjà fait la moitié du chemin en 15 jours, mais on souhaite informer le public de l’existence de cette initiative. »

    La cagnotte a été lancée cette année « de façon à pouvoir reprendre deux baux locatifs pour au moins un an », note le collectif. Les donateurs imposables peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt correspondant à 75% du montant versé. Pour faire un don, rendez-vous sur le site de la Fondation des Petites Pierres, rubrique « Projets », ou directement sur celui du collectif Agir.

  • Un pêcheur sous-marin disparu au large du Gaou dans le Var

    Un pêcheur sous-marin disparu au large du Gaou dans le Var

    Deux hélicoptères de la base aéronavale d’Hyères et de la sécurité civile, la vedette de la SNSM de Bandol, ainsi que des moyens terrestres et nautiques du Sdis ont été aussitôt dépêchés pour des recherches conduites au cours de la nuit sur le littoral et les zones maritimes autour du Gaou et des Embiez. Des recherches arrêtées pendant la nuit et qui ont repris au petit jour. Las, malgré les moyens déployés, la personne n’a pu être localisée, le préfet a décidé jeudi d’arrêter les recherches.

  • À Martigues, un cahier de vacances dédié au climat et à la justice sociale

    À Martigues, un cahier de vacances dédié au climat et à la justice sociale

    Les vacances aussi sont politiques. Mercredi soir, les communistes de Martigues sont allés à la rencontre des passants sur le marché nocturne de Jonquières, ainsi qu’à la plage de Ferrières, pour distribuer leur cahier d’été « revendicatif », comme le précise Laetitia Sabatier, secrétaire de la section de Martigues du PCF.

    « C’est un tract sous forme ludique avec des mots croisés, des quiz, qui parlent de nos priorités », présente la responsable aux plagistes, accompagnée de la conseillère municipale (PCF) Mélaine Del Baldo. À l’intérieur, cinq questions portent sur la réduction des émissions mondiales de CO2, de la submersion du département à horizon 2100 ou de l’augmentation du nombre de jours au-dessus de 35°.

    « Il faut taxer les riches pour redistribuer »

    Les priorités dont parlait la secrétaire de section sont d’« électrifier les usages avec un mix énergétique entre les énergies renouvelables et le nucléaire », « végétaliser massivement pour limiter les effets du réchauffement climatique » ou encore « l’amélioration et la gratuité du transport public du quotidien et la relance du fret ferroviaire », exposées dans le cahier d’été distribué.

    Au centre de cette idée : « Lier la justice sociale avec l’enjeu climatique » pour Laetitia Sabatier, citant le Plan climat pour la France empreinte 2050 du PCF. « Prélever 10% du patrimoine des 10% les plus aisés permet de récupérer 5 milliards d’euros par an et rend possible l’investissement » nécessaire à ce plan, lit-on dans le cahier. « Je suis d’accord avec le principe de taxer les milliardaires pour redistribuer à l’Hôpital, l’école, la lutte pour le climat », approuve Jafar, qui profite de l’ombre des pins de la plage de Ferrières. Samir, son collègue, estime que « le problème, c’est que les entreprises qui rénovent font n’importe quoi et s’en mettent plein les poches », juge-t-il, en référence aux aides à la rénovation thermique faites pour avoir chaud l’hiver, mais oublient souvent le confort d’été. La climatisation, dans ce contexte, est envisageable « avec un mix énergétique nucléaire, géothermie, et chaleur de la mer »n avance-t-il.

  • [Entretien] Dominique Morvan, Aix-Marseille Université : « Cette saison des feux exceptionnelle deviendra la normalité »

    [Entretien] Dominique Morvan, Aix-Marseille Université : « Cette saison des feux exceptionnelle deviendra la normalité »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui rend cette saison des feux exceptionnelle ?

    Dominique Morvan : Il y a trois conditions qui déterminent le comportement du feu : la température, le niveau d’hygrométrie (le taux d’humidité dans l’air) et le vent. Cette année, on a vu trois canicules avec des températures exceptionnelles qui ont considérablement asséché la végétation, avec des vents violents. La conséquence, c’est que les incendies sont rapidement devenus des mégafeux.

    Quelle est la spécificité des feux en Gironde et dans le Var ?

    D. M. : Il y a une différence entre ces deux régions. En Gironde, ce sont principalement des champs d’arbres : des pins plantés par l’homme, le sol est pauvre et asséché. Ces arbres sont hautement inflammables ; avec la montée des températures, la région est très vulnérable aux feux. Pour le Var, c’est une forêt naturelle, mais il y a une urbanisation galopante qui la fragilise. De plus, comme dans les Alpes, l’inaccessibilité de certaines zones peut compliquer l’extinction des incendies.

    L’incendie de la forêt de Fontainebleau a marqué les esprits. Comment expliquer cette extension du risque de feu au reste du territoire ?

    D. M. : L’effet du réchauffement climatique augmente les températures l’été, mais aussi l’hiver. La coupure hivernale devient trop courte et pas assez froide. Dans une forêt, l’intérêt du froid, c’est qu’il tue les insectes ; aujourd’hui, certains insectes survivent et s’attaquent aux arbres. On y ajoute les sécheresses à répétition et la perte d’eau dans les sols, et cela rend les forêts beaucoup plus vulnérables. Par conséquent, aujourd’hui, les feux touchent aussi le nord de la France.

    Comment adapter les territoires, leurs paysages et leurs forêts aux aléas et aux événements climatiques extrêmes ?

    D. M. : Il faut réintégrer des cultures respectueuses de l’environnement. Par exemple, réintroduire le pastoralisme. Les chèvres, en broutant, vont naturellement réduire la végétation et créer des zones de protection sans arbres. Par ailleurs, l’Inrae et l’ONF réfléchissent à introduire des espèces plus résistantes à la sécheresse. Dans les alentours de Marseille, le chêne pourrait réduire la quantité de pins, arbres hautement inflammables. Il y a également une nécessité d’augmenter les postes à l’ONF et adapter les effectifs de sapeurs-pompiers aux risques présents sur tout le territoire.

    À quoi doit-on s’attendre pour les prochaines saisons estivales en matière de risque incendie ?

    D. M. : Cette saison exceptionnelle deviendra la normalité, elle va se reproduire. La saison des feux va continuer de s’allonger, elle pourra commencer en mai et finir à l’automne et toucher tout le territoire. Dans le pourtour méditerranéen, il faudra s’attendre également à des feux en décembre et janvier.

    Propos recueillis par Gabrielle Cartellier

  • [Fibre Excellence] De l’espoir à la liquidation, le désarroi des salariés

    [Fibre Excellence] De l’espoir à la liquidation, le désarroi des salariés

    De l’extérieur, la trentaine de salariés attablés devant l’usine semble détendue. Entre quelques rires et des discussions animées, l’atmosphère paraît presque légère. Mais dès que la liquidation judiciaire de leur entreprise est évoquée, les sourires disparaissent.

    Seuls quelques-uns acceptent de témoigner auprès des médias depuis l’annonce, mercredi, de l’arrêt de l’activité. Encore moins acceptent d’être photographiés, par peur de « se griller » auprès d’un futur employeur. Même si actions et projets sont évoqués pour les prochaines semaines et les prochains mois, beaucoup peinent à se projeter. « Tout le monde sera parti », glisse amèrement l’un d’eux. Tout en espérant simplement « qu’ils auront de quoi se nourrir pour les six ou douze prochains mois ». « On se retrouve pour être ensemble, ne pas rester seuls à la maison, à ruminer », ajoute un autre.

    « Ça nous inquiète »

    Ils sont une trentaine présents ce jeudi en fin de matinée. Selon eux, une soixantaine de personnes passent chaque jour sur le site au gré des allées et venues. Une grande partie des effectifs ne vient donc pas. « Certains sont en famille. Mais ceux qui sont seuls, ça nous inquiète », lâche un salarié au t-shirt gris frappé du logo Fibre Excellence.

    Aimé, technicien de pilotage depuis plus de 11 ans dans l’entreprise, a du mal à digérer : « J’avais des projets, notamment de faire un enfant. Mais un coup d’arrêt comme celui-ci met tout en suspens, parce qu’il n’y a pas d’avenir. » Déjà confronté au plan de sauvegarde de l’emploi de 2021, il dit ressentir une profonde fatigue après plusieurs années d’incertitude et tente désormais de se tourner vers l’avenir : « J’ai des possibilités, mais à la base, je suis électrotechnicien. Je dois reprendre du départ. »

    À côté, les discussions entre salariés au sujet de leur avenir sont difficiles. La plupart ne font guère confiance à la « prestation grands licenciements », annoncée par le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin. « On nous considère comme des machines. Pour moi, il n’y a quasiment aucun accompagnement social ou psychologique », s’insurge Martine, qui affiche plus de dix ans d’ancienneté dans l’entreprise de pâte à papier. Elle en veut à son ancienne direction. « Je pense qu’il y a des miroirs qui ont dû se casser dans les salles de nos dirigeants. Ils n’ont même pas eu la décence de démissionner, alors qu’ils nous ont envoyés dans le mur », regrette-t-elle.

  • Bertille Cousson va plonger dans le grand bain avec les Bleus

    Bertille Cousson va plonger dans le grand bain avec les Bleus

    Un mois après son sacre national, elle n’en revient toujours pas d’être devenue la cinquième meilleure performeuse française sur 200m dos. Bertille Cousson, 23 ans, a marqué les esprits des derniers championnats de France organisés à Saint-Etienne. Grâce à sa victoire jugée « héroïque », acquise avec un chrono de 2 minutes, 8 secondes et 67 centièmes, meilleure performance européenne de la saison au passage, la pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille a validé sa qualification pour les championnats d’Europe. « Je ne m’y attendais pas du tout », confie celle qui s’apprête à vivre sa première sélection avec l’équipe de France. La jeune Picarde, née à Compiègne, a toutefois été déjà convoquée avec les Bleus dans les catégories juniors et U23. Elle a notamment été championne de France benjamine à l’âge de 13 ans, en battant le record de France du 200m quatre nages de Camille Muffat au même âge. Mais Bertille n’avait jamais réussi « à franchir le cap de l’équipe de France A ». « Je suis arrivée en septembre dernier au Cercle des nageurs de Marseille. Et souvent, on dit qu’il nous faut un an pour s’adapter. Honnêtement, j’avais l’impression que c’était le cas parce que les perfs étaient un peu loin de mes meilleurs temps de base », explique-t-elle. Un constat qui ne l’a pourtant jamais fait douter de ses capacités. « Mon corps a changé, j’avais beaucoup changé de choses dans la manière de vivre. Donc, je savais qu’il fallait que mon corps assume un petit peu tout ce qu’on a fait », poursuit l’étudiante qui vient de terminer sa licence de physique chimie à l’université Aix-Marseille.

    Le déclic marseillais

    Son transfert dans le club phare phocéen lui a permis de progresser sur de nombreux points, sous la supervision de l’entraîneur salonais Franck Esposito, qu’elle retrouvera dans la Capitale. « J’ai beaucoup travaillé sur ma nutrition. On a également mis l’accent sur la musculation, mais il y a aussi eu un important travail mental. J’ai gagné en force dans l’eau et énormément progressé sur les parties nagées, qui constituent l’une des grandes forces du Cercle des nageurs de Marseille », détaille Cousson. Elle estime qu’elle avait « l’impression de connaître le haut niveau », mais que son arrivée dans la cité phocéenne lui a permis de comprendre « ce qu’est le professionnalisme ». Dans le bassin qui a accueilli les Jeux olympiques deux ans plus tôt, elle aura à cœur d’être à la hauteur. « C’est la première fois où je vais plus être l’outsider, mais celle un peu la tête à abattre. Donc, il faut que j’assume pleinement cette place », souligne Bertille, sans être gagnée par le stress pour autant. « Je sais que je peux faire de grandes choses, mais le but, ça sera de passer le plus de paliers possible. Je n’ai pas envie de brûler les étapes en me voyant déjà en finale », prévient celle qui a rejoint Vichy, jeudi, pour une semaine de préparation collective avec l’équipe de France. Place aux choses sérieuses.

    Top départ

    Deux ans après les Jeux, Paris s’apprête à retrouver ses airs olympiques à l’occasion des Championnats d’Europe de natation, qui s’ouvrent ce vendredi pour deux semaines de compétition. Les premières épreuves mettront à l’honneur la natation artistique, avant le plongeon et les épreuves en eau libre, qui retrouveront la Seine comme écrin. Les héros des Jeux olympiques de Paris 2024, Léon Marchand en tête, accompagnés de Maxime Grousset et Yohann Ndoye-Brouard, entreront en scène à partir du 10 août au Centre aquatique olympique (CAO) de Saint-Denis.

  • Le maire d’Oraison hausse le ton contre la SNCF

    Le maire d’Oraison hausse le ton contre la SNCF

    Cinq ans d’études et un million d’euros demandés par la SNCF pour le projet de voie douce traversant le passage à niveau : la pilule a du mal à passer pour Benoît Gauvan, le maire (Renaissance) d’Oraison, depuis qu’il a appris cette nouvelle. « Je suis en colère, parce que le projet avançait bien et rapidement, et on se retrouve bloqués, scandalisés par le coût, déplore-t-il. Acheter un appartement sur les Champs-Élysées nous aurait coûté moins cher ! »

    Le projet, porté par le Département et la mairie d’Oraison depuis de nombreuses années, a pour objectif de relier Oraison à la gare de La Brillanne en mobilités douces. « Depuis le Covid et la démocratisation du télétravail, on a beaucoup d’Aixois et de Marseillais qui se sont installés à Oraison et qui font fréquemment des allers-retours », explique Benoît Gauvan. Cette voie douce d’1,6 km leur permettrait de rejoindre la gare à moindre coût environnemental, et en toute sécurité, alors que le trajet est pour l’instant très dangereux à parcourir à pied ou à vélo, selon le maire. « On a besoin de sécuriser de la sortie d’Oraison jusqu’à Intermarché, parce qu’on a beaucoup de gens qui y vont à pied, et que c’est très dangereux puisque les gens marchent sur la route pour faire le tour des platanes », précise-t-il.

    Le projet coûte très cher, puisqu’il nécessite de déplacer une partie de la voie routière pour laisser place à la voie verte, sur un terrain pentu.

    « Il s’agit d’un dossier pour lequel la SNCF est en relation avec le département, qui a récemment fait l’objet d’une convention de financement », a indiqué la SNCF, qui ne pouvait fournir plus d’éléments dans l’immédiat.

  • Fos Provence Basket passe à l’attaque sur le mercato

    Fos Provence Basket passe à l’attaque sur le mercato

    Nouveau look pour une nouvelle vie. Fos Provence Basket, défait en demi-finale d’accession au mois de juin face à Mulhouse, renouvelle ses troupes pour la saison à venir. Après l’annonce du départ de l’entraîneur suisse Emmanuel Schmitt, puis de cadres comme Mounir Bernaoui, Jaraun Burrows et Domnick Bridgewater, sans oublier Willan Marie-Anais, qui a rejoint Abilene Christian dans le championnat universitaire américain (NCAA), le club provençal est passé à l’offensive sur le mercato.

    Les petits d’abord

    Après avoir conservé Yannis Mendy, Seydou Diallo, Warren Bouraima et Mahrez Karabi, prêté à Lyonso, les BYers ont d’abord officialisé la présence d’Abgué Barakaou sur le banc fosséen. En provenance du C’Chartres MB, l’ex-meneur de la maison noire et jaune sera assisté par son ancien coéquipier Mamadou Dia. Le nouveau staff technique s’est penché en priorité sur les postes hauts. Après deux belles saisons du côté de Hyères-Toulon (en Elite 2), Mathis Keita sera en charge de la mène. Il sera épaulé par le « combo-guard » américain Raijon Kelly, joueur d’expérience passé par la Suisse, le Portugal et la Lituanie.

    Toujours dans le « back-court », l’arrivée de l’arrière Maydden N’nah-Ndong, fils de la légende du basket féminin français Géraldine Robert, viendra apporter de la polyvalence. La signature de Jacques Eyoum au poste d’ailier procure à Fos-sur-Mer un profil plus défensif. L’institution provençale est désormais focalisée sur les postes bas, où Melvyn Da Silva, passé par le Pôle Espoirs d’Aix-en-Provence, est déjà tombé dans les filets des BYers.

  • Jaurès, une pensée libre assassinée il y a 112 ans

    Jaurès, une pensée libre assassinée il y a 112 ans

    Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné par un nationaliste. Il est la première victime de la guerre. Son enterrement, le 4 août, coïncide avec le début du conflit.

    La pensée de Jaurès était éminemment libre, toujours en mouvement, liée intimement à l’action politique, mais aussi à la recherche historique et philosophique.

    Alors que les calomnies les plus infâmes de la réaction ont justifié par avance, sinon armé, le bras de son assassin, des hommes et femmes politiques de droite et d’extrême droite aujourd’hui, héritiers de cette réaction et falsificateurs de l’histoire osent se réclamer de Jaurès, sans la moindre vergogne.

    Collaborateur

    de la Dépêche

    Né le 3 septembre 1859, à Castres dans le Tarn, ce brillant élève du lycée de la ville est reçu premier à l’ENS de la rue d’Ulm, puis troisième à l’agrégation de philosophie. Il enseigne d’abord au lycée d’Albi, ensuite à la Faculté de Toulouse. Élu député en 1885, il fait partie des républicains qui soutiennent la politique des gouvernants de l’époque, notamment celle de Jules Ferry.

    Docteur ès lettres en 1892, il continue son activité politique évoluant dans la mouvance radicale-socialiste. Il est aussi un collaborateur régulier de La Dépêche de Toulouse future Dépêche du Midi.

    Aussi conseiller municipal de Toulouse, puis rapidement maire adjoint à l’instruction publique. Il écrit dans La Dépêche le 4 juin 1892 dans le contexte de l’affaire Dreyfus, « c’est qu’au fond, il n’y a qu’une seule race, l’humanité ». Ses mots résonnent dans la France de 2026.

    Les grèves des mineurs de Carmaux de 1892 à 1895 vont le voir s’engager résolument de leur côté. Il comprend alors que le prolétariat comme classe a en mains la clé du devenir de l’humanité ; il est la force sociale fondamentale capable de briser le système de la propriété privée des moyens de production, le système capitaliste. La classe ouvrière est la seule classe qui n’a aucun intérêt distinct de celui de la société globale, en conséquence, elle est la classe porteuse de l’avenir.

    Libre penseur et fort de sa vaste culture il connaît l’histoire et le rôle joué par l’Église au travers des siècles. C’est dans ce contexte qu’il a lutté contre l’obscurantisme, défendu l’émancipation et œuvré pour l’élaboration et le vote de la loi de séparation entre les Églises et l’État.

    Fondateur de l’Humanité

    En 1904, Jean Jaurès est l’un des fondateurs du quotidien L’Humanité. Et le rôle de ce quotidien est capital dans cette période. Le journal est de toutes les luttes. Il dénonce la catastrophe de Courrières et soutient les revendications ouvrières, tente d’arracher la France au « guêpier marocain » et surtout se dresse contre le péril de la guerre. Le 31 juillet, dans son ultime éditorial, Jaurès écrit : « C’est à l’intelligence du peuple, c’est à sa pensée que nous devons aujourd’hui faire appel si nous voulons qu’il puisse rester maître du sol, refouler les paniques, dominer les événements et surveiller la marche des hommes et des choses pour écarter de la race humaine l’horreur de la guerre ».

    Jaurès, symbole

    du pacifisme

    « Ils ont tué Jaurès »

    Jean Jaurès aura lutté contre la guerre les dix dernières années de sa vie. « Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage » disait-il. Il s’oppose notamment à la loi des Trois ans qui veut augmenter la durée du service militaire de 2 à 3 ans pour préparer l’armée française à une guerre avec l’Allemagne. Mais elle sera adoptée malgré son discours devant 150 000 personnes le 25 mai au Pré Saint-Gervais donnant lieu à la célèbre photo de Maurice-Louis Branger. Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné. La mort de la figure emblématique du pacifisme a été suivi du ralliement de la gauche française à « l’union sacrée ».

  • [C’est l’été] La fête de la Véraison s’empare de Châteauneuf-du-Pape

    [C’est l’été] La fête de la Véraison s’empare de Châteauneuf-du-Pape

    Pendant trois jours Châteauneuf-du-Pape se transforme en cité médiévale avec marché, démonstrations d’armes d’époque, combats, animations et défilés à l’occasion de la 41e édition de la Fête de la Véraison qui débute ce vendredi à partir de 11h.

    Un village entouré

    de vignes

    C’est une immersion au cœur du XIVe siècle, à l’époque même où le Pape Clément VI séjournait dans sa résidence estivale à Châteauneuf, ce village perché sur les hauteurs, entouré de vignes et baigné de soleil.

    C’est le pape Jean XXII, deuxième souverain pontife d’Avignon, qui fait bâtir la forteresse qui domine encore aujourd’hui le paysage. Il encourage aussi la culture de la vigne et la production de vin, faisant de Châteauneuf-du-Pape un terroir d’exception. Ces vins, autrefois appelés « Vins du Pape », jouissent rapidement d’une grande renommée, toujours d’actualité pour ces cépages d’exception.

    Au programme, c’est un défilé du Pape Clément VI et de sa cour pontificale qui ouvrira les festivités. Concerts, danses et animations pour les enfants viendront ponctuer les journées lors de cette fête qui mêle traditions, héritages viticoles et arts vivants pour tous les âges.

    Les ruelles s’animent ainsi au rythme des troubadours, des chevaliers ou encore des cracheurs de feu le tout accompagné de déambulations costumées et scènes théâtrales plus vraies que nature. D’ailleurs, les visiteurs sont eux aussi invités à vêtir leurs plus beaux costumes médiévaux pour s’imprégner de l’ambiance d’époque. Pour rappel, Le mot « véraison » et la fête célébrée depuis 1985 désignent le moment où le raisin passe du vert au pourpre et commence à révéler les arômes complexes qui font la renommée des vins du village.

    Dès 11h. À partir de 5 euros

    et gratuit pour les – 18 ans.