Author: tecnavia

  • Les arts du geste s’élancent dans l’Ouest du département

    Les arts du geste s’élancent dans l’Ouest du département

    C’est devenu une institution. Depuis 27 ans, Les Élancées « célèbrent la rencontre entre le corps en mouvement et la poésie du geste », présente Nicole Joulia, présidente de la régie Scènes et Cinés, à l’initiative de l’événement. Pour sa 28e édition, le festival investira les six communes de l’Ouest du département (Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône) avec 21 compagnies et 67 représentations, dont 26 destinées aux scolaires, du 31 janvier au 15 février.

    15 000 spectateurs

    chaque année

    Cette mobilité ramène 15 000 spectateurs chaque année, et permet « de s’ouvrir sur des publics différents, plus familial, plus jeune, qui ne viennent pas forcément sur les autres temps du programme de la Régie », s’enthousiasme Nicole Joulia, qui invite à développer ces moments « d’éducation populaire » bénéfiques pour le « bien commun ».

    Anne Renault, la directrice artistique de Scènes et Cinés qui quittera ses fonctions en décembre, présente ses coups de cœur, à commencer par le camion spectacle Ballroom venu tout droit des Flandres qui s’installera à Istres et à Fos. À l’intérieur du véhicule, un « jongleur qui a travaillé pendant des heures et des heures la trajectoire de ses balles » fascinera petits et grands les 4, 7 et 8 février.

    Les sept circassiennes, comédiennes et musiciennes du cirque Galapiat et leur satire fantasque de la culture finlandaise ont aussi tapé dans l’œil de la programmatrice. « Elles savent tout faire », s’émerveille-t-elle. Leur spectacle sera visible sous chapiteau, du 11 au 15 février à Miramas.

    « On a l’impression que les artistes volent »

    Côté danse, la compagnie australienne Circa présentera son spectacle Wolf samedi 31 janvier au théâtre de Fos, avec une chorégraphie qui met en scène l’animalité de l’homme et de la femme. « On a l’impression que les artistes volent, on voit vraiment la confiance qu’ils se portent et la force du collectif », détaille Anne Renault.

    Mais Les Élancées s’intéressent aussi au jeune public, avec des représentations qui leur sont dédiées comme Faire encore cailloux. La compagnie Itinérances se rendra dans les écoles maternelles de Port-Saint-Louis-du-Rhône les 12 et 13 février pour montrer cette « pièce nomade sur les sensations », avec un atelier proposé aux enfants à l’issue de la représentation.

    Tarif 8 € / 5 € avec le Pass Élancées*

    Pass : dès 4 places achetées sur un ou plusieurs spectacles au tarif Elancées. Tarifs habituels pour les spectacles de la saison.

    Billetterie en ligne www.scenesetcines.fr

  • [Grand entretien] Amal Couvreur : « Ma bataille, c’est l’égalité des territoires »

    [Grand entretien] Amal Couvreur : « Ma bataille, c’est l’égalité des territoires »

    PARCOURS

    La Marseillaise : Votre parcours en quelques mots ?

    Amal Couvreur : Mon engagement fut d’abord professionnel. Pendant vingt-sept ans, j’ai été assistante sociale, notamment auprès des personnes sans domicile fixe, à Nîmes et à la Croix-Rouge. Ensuite, j’ai coordonné un réseau de parentalité, ce qui m’a permis de rencontrer énormément de familles gardoises. En 2015, on est venu me chercher pour être conseillère départementale sur le canton Nîmes-2. J’ai accepté au lendemain des attentats de Charlie, qui m’ont beaucoup marquée et convaincue d’agir. Et depuis dix ans, je suis vice-présidente du Gard en charge des quartiers prioritaires et de la jeunesse, et conseillère régionale pour la solidarité.

    ENGAGEMENT

    LM : On vous qualifie régulièrement de « femme d’action », ça vous correspond ?

    A.C. : Je ne sais pas si c’est le terme exact, mais ce qui me porte, c’est d’améliorer le quotidien des gens, quand je le peux. Je garde toujours en tête que je veux pour les enfants des autres ce que je veux pour les miens. J’ai besoin de répondre aux gens : même si je ne sais pas, je me renseigne. L’écoute active, c’est essentiel. Le problème, c’est que le temps des habitants n’est pas celui de l’administration, ni celui des politiques. Mais je veux que les réponses soient rapides, sincères, et qu’on cherche réellement des solutions. Pour moi, l’action, c’est ça : répondre, accompagner, ne jamais laisser quelqu’un sans retour.

    Comment concilier écoute du terrain et décisions politiques ?

    A.C. : C’est un aller-retour incessant. Certains trouvent étonnant qu’on reçoive autant individuellement, mais c’est ce travail en face-à-face qui permet de construire du collectif. Avec nos permanences cantonales, que nous avions promises dès 2015 avec Christian Bastid, je vois entre dix et douze personnes par séance : plus de 3 000 personnes reçues. Ça donne une vision très précise du quotidien : logement, emploi, formation. Et parfois, quelqu’un me dit : « Vous n’avez rien fait », et ajoute aussitôt : « Mais vous avez écouté, vous avez appelé. » C’est ça ma façon de faire de la politique : partir du réel, comprendre les situations concrètes et ne jamais décider depuis un bureau sans entendre d’abord la parole des habitants. Ces échanges sont modestes mais essentiels pour bâtir une réponse collective. C’était notre seule promesse de mandat, et nous l’avons tenue.

    MUNICIPALES 2026 ET NÎMES EN COMMUN

    LM : Pourquoi être devenue n°2 sur la liste de Vincent Bouget ?

    A.C. : Je n’ai pas une grande culture partisane, je le reconnais, mais je fais partie des gens engagés. Et dans cette ville, il y a des centaines de bénévoles, d’associations, de citoyens qui aiment profondément Nîmes. C’est eux que je veux représenter. Dans le travail mené par Vincent et les équipes, avec le questionnaire citoyen, les réunions publiques et d’appartement, il y a cette idée de rassembler des personnes engagées pour leur ville, pas un « gros mot » de société civile, mais des gens qui agissent vraiment. C’est ce que je veux apporter : une ville où l’engagement individuel est reconnu et valorisé, où chacun peut se sentir légitime à participer, à proposer, à contribuer à l’avenir collectif.

    Vos priorités pour Nîmes en tant que n°2 de la liste ?

    A.C. : D’abord, aller au bout de la consultation : plus de 250 propositions ont été remontées, et tant que les questionnaires ne sont pas totalement analysés, on ne peut pas décréter des priorités. Mais je parle souvent de trois axes. Le premier : les services de proximité, indispensables pour la vie quotidienne et la sécurité globale. La sécurité, c’est être bien chez soi, sur le trottoir, avec un travail commun entre médiateurs, éducateurs, police municipale, et tous ceux qui connaissent vraiment le terrain. Le deuxième axe, ce sont les associations, qu’il faut soutenir et simplifier : trop passent plus de temps à remplir des dossiers qu’à agir, alors qu’elles sont l’un des piliers de la cohésion nîmoise. Le troisième, c’est l’éducation : notre parc scolaire est délabré, et chaque été ou hiver, on repart des mêmes constats. Il faut agir vite, vraiment, et remettre la jeunesse au centre des décisions municipales.

    MANDATS

    LM : Comment articulez-vous vos mandats actuels ?

    A.C. : Mes deux mandats, départemental et régional, sont très complémentaires, et ils me passionnent. Mais si nous sommes élus en 2026 – il paraît que je dois dire « quand nous serons élus » – je devrai choisir entre les deux. Je prendrai le temps nécessaire, car ce choix doit être réfléchi. Ce qui compte, c’est que chaque échelon permet une vision différente et utile : le département pour la proximité, la région pour la cohérence et l’ensemble. L’enjeu, ce sera de mettre ces expériences au service de la commune.

    Avez-vous un mot d’ordre qui relie ces mandats ?

    A.C. : Ma grande bataille, c’est l’égalité des territoires. Le centre-ville de Nîmes est magnifique, personne ne le nie. Mais notre problème, c’est que les enfants ne se rencontrent plus comme avant. Il y a une vraie fracture territoriale. Je veux que le gamin de Vacquerolles ait les mêmes conditions que celui du Mas de Mingue. On ne peut pas avoir une ville où tout se concentre dans un périmètre restreint et où les autres quartiers décrochent. Une ville apaisée, c’est une ville où les habitants se croisent et vivent dans des conditions équitables. Et c’est la même chose pour toutes les échelles où je travaille.

    UN MESSAGE AUX NÎMOIS ?

    A.C. : Je pense sincèrement que la politique n’est pas faite pour commenter les problèmes, mais pour trouver des solutions. Ce qu’on vit à Nîmes en ce moment ne donne pas un bon exemple. Pour moi, la politique est un service public, pas un spectacle. Le seul engagement que je prends, c’est une attention égale pour toutes les Nîmoises et tous les Nîmois, pas seulement pour nos électeurs. Je veux une ville qui protège, qui rassure, qui ne divise pas.

  • « Manger comme on sème » dans l’Hérault : nouvelle saison

    « Manger comme on sème » dans l’Hérault : nouvelle saison

    Ciné-débats, ateliers, visites de fermes, balades, marchés, dégustations… Du 22 novembre au 7 décembre, l’édition automne-hiver 2025 de « Manger comme on sème, le festival des 4 saisons » propose près de 90 événements destinés à promouvoir l’agroécologie paysanne et les circuits courts, sensibiliser aux enjeux de sécurité alimentaire, valoriser les agriculteurs du territoire ainsi que tous les acteurs engagés dans une alimentation durable.

    Initialement impulsée par la Métropole de Montpellier, « cette dynamique a gagné les communautés de communes voisines » (Pays de l’Or Agglomération, Pays Cœur d’Hérault et la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup), aujourd’hui partenaires. À raison de deux éditions par an, au printemps/été et à l’automne/hiver, les agriculteurs du territoire et les acteurs engagés pour une alimentation durable proposent, durant deux semaines, de nombreux rendez-vous. Objectif : « Sensibiliser, pour que ça diffuse et que ça devienne une évidence », explique Isabelle Touzard, vice-présidente de la Métropole en charge de l’agroécologie et de l’alimentation. « Les citoyens sont demandeurs de ces rencontres avec des maraîchers, des personnes qui élèvent des animaux, qui font du pain… Sans oublier la notion de convivialité, à laquelle l’alimentation est très associée », poursuit l’élue.

    « On s’ouvre à la pêche »

    Parmi la multitude de propositions recensées en ligne sur le site de la plateforme Bocal*, qui offre une vision globale de l’offre alimentaire durable sur les quatre territoires partenaires du festival ainsi que le Syndicat mixte du Bassin de Thau, on retient une nouveauté cette saison : « On s’ouvre à la pêche », explique l’élue.

    Le vendredi 28 novembre, une rencontre est ainsi organisée de 18h30 à 20h à la médiathèque de Palavas-les-Flots autour des « petits métiers », du poisson de saison en circuit court et de la ressource halieutique (gratuit, sans inscription). Un atelier ludique et pédagogique à destination des enfants de 7 à 12 ans sera également proposé, toujours à la médiathèque, les 28 et 29 novembre pour découvrir les différentes techniques de pêche et évoquer l’intérêt nutritionnel des aliments de la mer (gratuit, sur inscription au 04.67.50.42.49). Autre temps fort, autre suggestion : la Maison pour tous Jean-Pierre Caillens, future Maison de l’alimentation solidaire de Tournezy, à Montpellier, organise le 5 décembre, de 9h à 14h, des ateliers de cuisine d’ici et d’ailleurs suivis d’un repas partagé !

  • Baisses de subventions au CIDFF 34 : « On a dû fermer des permanences »

    Baisses de subventions au CIDFF 34 : « On a dû fermer des permanences »

    « Cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes est importante : il faut rendre cette question visible, notamment dans cette période de grande inquiétude sur notre capacité à assurer nos missions auprès de toutes les femmes, y compris les plus isolées et les plus précaires, celles vers lesquelles il faut aller en priorité », estime Aline Faucherre, présidente du Centre sur l’information des droits des femmes et des familles (CIDFF) de l’Hérault.

    Les CIDFF – il en existe une centaine en France – constituent le premier réseau pour l’accès au droit des femmes en France, avec la mission de les rendre actrices de leur autonomie personnelle, professionnelle et sociale. « Les CIDFF ont des juristes qui informent gratuitement les femmes sur leurs droits. Sachant que notre CIDFF héraultais s’est voulu dès le début très engagé sur la question des violences faites aux femmes, qui est un signe flagrant – peut-être le plus évident – de l’inégalité persistante entre les femmes et les hommes », souligne Aline Faucherre.

    Chaque année, l’association reçoit 17 000 personnes, dont 80% de femmes – il y a aussi des couples qui viennent pour de la médiation familiale -, dans l’un de ses 50 points d’accueil répartis sur le département. « Mais avec les baisses de subventions, nous avons dû fermer des permanences dans des endroits où des femmes venaient et où le besoin existait. Par exemple Lunel, une permanence sur le Biterrois aussi », déplore la présidente du CIDFF 34. « On a dû réduire la voilure mais jusqu’ici on a pu maintenir l’activité, sans opérer de licenciements [il y a eu des départs non remplacés, Ndlr.] », souligne Aline Faucherre.

    En juin, l’ensemble des CIDFF avaient fermé symboliquement une journée pour obtenir de l’État l’argent nécessaire au financement du Ségur de la santé. « On a été heureusement surpris quand, en août 2024, on nous a dit que nos salariés y étaient éligibles, mais on a été très refroidis quand on s’est rendu compte que l’État n’avait pas prévu de nous verser les 5 millions nécessaires à ces augmentations. Finalement notre mobilisation a porté ses fruits pour 2025, mais l’inquiétude demeure pour 2026. »

    « 10% de moins partout »

    Outre cette question du Ségur, les CIDFF font face à une baisse généralisée des subventions : « Globalement il y a 10% de moins partout. Ou presque : du côté des CAF, dans l’Hérault, on est très bien soutenu, par exemple. Mais je ne jette pas la pierre, je sais que les collectivités comme les départements ou les mairies, sont très en difficulté », soupire Aline Faucherre.

    La question est : que fait l’État pour financer cette prétendue « grande cause nationale » ? « Quand l’Espagne, il y a plus de 20 ans, a fait des violences faites aux femmes une grande cause nationale, il y a eu un plan transversal avec de la prévention, de la répression, des financements, des tribunaux spéciaux, de l’éducation, des personnels qualifiés… un plan pluridisciplinaire qui a coûté très cher. La Fondation des femmes disait, il y a deux ans, qu’il manquait en France un milliard pour les droits des femmes. Ce milliard manque toujours… On n’a eu que des coups de pouce », déplore la présidente du CIDFF 34.

    Or « qui dit moins de subventions dit moins de professionnels de premier recours sur les territoires. Il y a un lien avec l’augmentation des féminicides : les femmes qui meurent sont celles qui n’ont trouvé personne à qui parler, et qui restent dans leur enfermement, sous l’emprise du conjoint violent ». Face à ces fermetures contraintes de permanences, l’association cherche des solutions. « Il y a par exemple des départements qui ont mis en place des bus itinérants. On peut aussi imaginer des permanences dans des Maisons France Services ou des visio… On est au début d’une réflexion pour trouver comment pallier ce manque, afin de rester présentes auprès de celles qui en ont le plus besoin. Car ce sont les femmes isolées, dans les territoires ruraux, qui sont les plus vulnérables. »

  • L’extrême droite opposée aux droits des femmes au Parlement

    L’extrême droite opposée aux droits des femmes au Parlement

    Si la présence de Marine Le Pen à la tête du groupe RN à l’Assemblée nationale et les vidéos de Jordan Bardella rassurent ces derniers mois un électorat féminin qui a longtemps été réfractaire à voter à l’extrême droite (30% des femmes ont voté pour Bardella aux dernières élections européennes pour 32 % des hommes), les votes de l’extrême droite au Parlement ne vont pourtant pas dans le sens de la défense des femmes et devraient alerter cet électorat.

    Le dernier exemple en date sur l’inscription de la notion de non-consentement dans la définition pénale du viol fin octobre est particulièrement frappant. Si l’écrasante majorité des groupes a voté unanimement pour ce changement d’approche sur la définition du viol, seuls les groupes du RN et de l’UDR (Ciottiste) ont voté contre. C’est le cas de cinq députés gardois : Yoan Gillet, Pascale Bordes, Pierre Meurin, Sylvie Josserand et Alexandre Allegret-Pilot (UDR). Nicolas Meizonnet et les cinq députés d’extrême droite de l’Hérault ne se sont pas donnés la peine de suivre les débats dans l’Hémicycle.

    « L’actualité locale a pourtant récemment mis en avant l’impérieuse nécessité de déployer de nouveaux moyens pour lutter contre le viol et les agressions sexuelles. Les deux procès de l’affaire Pélicot qui se sont déroulés à Avignon et à Nîmes à quelques mois d’intervalle, ont permis de constater l’ampleur du phénomène et le déni qui y est encore attaché », ont réagi à ces votes des députés d’extrême droite, les Unitaires du Gard, composés de L’Après, Debout! et Génération.s.

    « Fémonationalisme »

    Ce dernier vote n’est que l’ultime acte d’une stratégie d’un RN opposé à légiférer pour réduire les violences sexistes et sexuelles (VSS). En 2018, les députés RN se sont abstenus lors du vote de la loi « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes ». En 2022, ils votent contre la proposition « sur l’outrage sexiste » visant à durcir l’amende pour le harcèlement de rue. L’année suivante, le RN vote contre la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre les VSS. En réalité, pour le Rassemblement National, la lutte contre les VSS ne s’appuie que sur le « femonationalisme », c’est-à-dire l’instrumentalisation du féminisme pour stigmatiser certaines populations, porté notamment par le Collectif Némésis. Jordan Bardella expliquait ainsi en 2024 que l’insécurité « fait régresser la liberté de chaque femme de France de se déplacer dans la rue et dans l’espace public ». Le président du RN oublie ainsi un peu vite que neuf victimes sur dix de viol ou de tentative de viol connaissaient leur agresseur.

  • [Billet] Proposer un horizon autre que guerrier et austère

    [Billet] Proposer un horizon autre que guerrier et austère

    Le capitalisme, en crise profonde, est toujours aussi prévisible : pour sortir de son impasse récurrente, la guerre, économique et brutale ou sur les champs de bataille, meurtrière, lui offre, croit-il, une porte de sortie. Enfin, pour la poignée de possédants prêts à sacrifier les enfants des peuples. « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels », écrivait Anatole France à propos de la boucherie de 14-18. Ajoutant : « Ces maîtres de l’heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. » En 2025, les propos plus que centenaires du prix Nobel de littérature 1921, n’ont rien perdu de leur pertinence et impertinence. Le discours dominant des possédants, sous couvert de patriotisme et de morale, prépare les esprits et notamment la jeunesse, à l’inéluctable de la guerre. Du chef d’état-major des Armées déclarant devant les maires réunis en congrès qu’il faut se préparer à « accepter de perdre nos enfants », à Emmanuel Macron qui s’apprête cette semaine à annoncer un service militaire « volontaire » pour grossir les régiments de réservistes, la musique est lancinante et marche au pas. Ces discours va-t-en-guerre doivent être démontés car d’autres options sont non seulement possibles mais nécessaires.

    Vivre paisiblement

    La paix, notamment, se construit par la diplomatie, la coopération et par l’intervention des citoyens qui aspirent à vivre paisiblement. La paix se bâtit dans des sociétés où doivent primer la fraternité et l’égalité et non la concurrence aveugle entre les individus, asservis par un système qui veut les opposer les uns aux autres.

    La paix c’est aussi des services publics renouvelés, des écoles et la lutte sans merci contre ce prolongement du capitalisme que sont tous les trafics, celui de la drogue en priorité.

    Ce discours est porté à gauche notamment par le PCF. Il doit absolument s’élargir à l’ensemble du mouvement social pour infuser dans la société et faire reculer les semeurs de haine, tous ceux qui profitent du désarroi et du confusionnisme ambiant qui font le lit de l’extrême droite.

  • Merci à tous les bénévoles mobilisés pour la vente de « La Marseillaise »

    Merci à tous les bénévoles mobilisés pour la vente de « La Marseillaise »

    Une opération spéciale de diffusion de La Marseillaise s’est déroulée ce week-end pour promouvoir une édition exceptionnelle de 56 pages avec un contenu porté par une actualité forte : marche blanche en mémoire de Mehdi Kessaci, meeting de Fabien Roussel à Marseille, numéro de « Rue de la République » avec Marc Pietrosino, nouveau secrétaire général de l’UD CGT 13, et sur le volet culturel, un grand entretien avec le célèbre auteur de bandes dessinées, Enki Bilal.

    Merci à toutes et tous les bénévoles qui y ont participé !

  • L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    S’ils n’ont pas eu le même rendement que les Bleus de Fabien Galthié face à l’Australie, samedi, les rugbymen qui se sont retrouvés sur la pelouse du stade Pierre-Delort de Marseille n’ont pas gardé leurs mains dans les poches.

    Jeunes et moins jeunes se sont retrouvés, poursuivant un ballon ovale capricieux, pour aller au soutien des actions du Secours populaire. Et plus particulièrement celles à destination de la pratique sportive dédiée à leur âge, dans le cadre de la Journée mondiale des droits de l’enfant.

    « C’était aussi pour rappeler que ces droits ne sont pas qu’une théorie. Ils sont concrets et le tournoi que nous avons pu mettre en place était en quelque sorte une piqûre de rappel auprès du grand public », précise Bahia Hamouda. La responsable du développement jeunesse et sport au sein du Secours populaire des Bouches-du-Rhône a apprécié de voir comment l’Ovalie marseillaise a su se mobiliser. « C’était une très belle journée durant laquelle la solidarité n’était pas qu’un simple mot. »

    Les adultes ont ouvert le ban le matin. Imités par les plus jeunes qui ont également eu droit à leur tournoi, dans l’après-midi. « Nous avons vécu de beaux moments de partage, autour de la mixité sous tous ses aspects et des efforts partagés », poursuit-elle.

    Cadeaux surprises

    Outre les partenaires tels que Point sud, Starbucks, qui a offert les petits-déjeuners et goûters, la Ville de Marseille qui a mis à disposition le stade gratuitement, les organisateurs ont eu le soutien des BYers. « Le club de Fos-sur-Mer a fait un beau cadeau, en invitant l’équipe victorieuse du tournoi à vivre une expérience en bord de parquet lors d’un match de championnat et des invitations en tribunes » souligne Bahia Hamouda.

    Outre de mettre en lumière les actions de la Journée mondiale des droits de l’enfant, ce rendez-vous entrait dans le cadre d’une manifestation de plus grande envergure. L’année 2025 est celle du 80e anniversaire du Secours populaire. Elle est rythmée par plusieurs manifestations destinées à mettre en avant les actions d’une association dont le Père Noël vert, un de ses plus illustres représentants, ne tardera pas à partir effectuer sa tournée particulière.

    « Le tournoi a permis à certains de découvrir le rugby. Dans un beau cadre, et dans de bonnes conditions », précise la développeuse des solidarités jeunesse et sport. Le fait qu’il y ait eu une cinquantaine d’enfants, représentant plusieurs quartiers de Marseille, lui donne des idées pour la suite. « Cela devait être un rendez-vous unique. Mais vu le succès rencontré, nous réfléchissons d’ores et déjà à en faire un rendez-vous récurrent. Je devine au sein des bénévoles qui se sont mobilisés une envie de revenir. C’est également le même sentiment qui anime nos partenaires », précise Bahia Hamouda.

  • Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    C’était la soirée de l’année pour tous les amoureux de sports de combat. La Nuit des Champions mettait en valeur le kickboxing pour la 32e fois. Une nouvelle édition disputée, comme à l’accoutumée, au Palais des Sports de Marseille. Les plus de 5 000 spectateurs présents lors de la soirée, samedi, ont été gâtés, avec 11 affrontements. En point d’orgue, le duel entre Fabio Loisi et Remi Parra. Plusieurs moments ont marqué les travées de l’enceinte pleine à craquer.

    À commencer par le combat d’ouverture. Alessandro Piemonte, 20 ans et membre du Full Contact Academy, le club organisateur, a disputé avec réussite sa première en professionnel. Gants dorés et short rose bonbon, il a battu Owen Dusseau, devant un bruyant parterre de proches. Sur les coups de 22 heures, une ceinture a été décernée. Cette année, la Nuit des Champions avait prévu un tournoi entre quatre poids lourds. Les Marseillais ont d’abord vécu un brutal ascenseur émotionnel. Karim Zeghad, vainqueur de sa demi-finale, a été déclaré inapte entre les deux combats à cause d’une blessure à la jambe. L’Ivoirien Fabrice Gnédré, repêché, en a pleinement profité. Il s’est imposé, par décision des juges, lors de la finale, contre Naim Hebbar, corps rougi par les coups. Peut-être l’un des combats les plus âpres de la soirée, avec deux combattants atteignant les 110 kilos sur la balance. « Je suis conscient que je suis en fin de carrière, j’ai 37 ans, mais celle-ci, c’est l’une de mes plus belles victoires. Je la dédicace à mes deux filles », déclara Gnédré, sur le ring.

    Un Parra brutal pour boucler la soirée

    Arriva l’affrontement Loisi – Parra. Cinq périodes de trois minutes étaient au programme mais il n’y a pas eu besoin d’autant. Au cœur du 2e round, à la suite d’un imprévisible coup de poing retourné, Remi Parra a adressé un KO net à Fabio Loisi. Une chute brutale, devant une salle stupéfaite, bouche bée, face à la violence du moment. Le Catalan est recouvert par les paillettes dorées lâchées du haut de la salle, la ceinture des -60 kg est pour lui. Avec la manière.

  • Rugby – Top 14 : Toulon pris en étau à Paris

    Rugby – Top 14 : Toulon pris en étau à Paris

    Dans un match de la dixième journée du championnat où les Varois espéraient rester dans le sillage des leaders, Toulouse et Pau.

    Les Rouge et Noir ont tenu le coup durant une demi-heure, avant de progressivement être débordés par la vista parisienne. En seconde période un essai de Leo Ametlla remettait les Toulonnais dans le match. Mais l’ancien varois Louis Carbonel redonnait de l’air au Stade Français qui s’impose finalement 51-24.