Lorsque la Terre s’est formée, il y a environ 4,5 milliards d’années, il n’y avait pas d’oxygène dans l’atmosphère. Il faudra attendre 2 milliards d’années pour que, au cours de l’évolution des organismes unicellulaires, apparaissent des organismes qui ont la capacité de transformer le dioxyde de carbone (le fameux CO2 qui réchauffe actuellement le climat) dissout dans les océans en oxygène (O2). Ce mécanisme, que l’on appelle la photosynthèse, est maintenant utilisé par beaucoup de plantes. En résumé, l’oxygène a été créé dans les océans et est passé lentement ensuite dans l’atmosphère. Enfin, il faudra presque 2 milliards d’années supplémentaires pour que le taux d’oxygène dans l’atmosphère atteigne celui que l’on connaît actuellement : 23%.
Author: tecnavia
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De faux coursiers pour une vraie arnaque
Ne pas répondre au SMS réclamant des informations bancaires et couper court à toute conversation avec un interlocuteur se présentant comme son banquier… Des recommandations simples et qui peuvent sembler évidentes. Sauf que. L’arnaque dite du « faux coursier » a visiblement le vent en poupe a alerté ce mercredi 1er octobre, depuis l’Évêché à Marseille (2e), le commissaire Grégory Petri, adjoint de la division criminalité territoriale au sein du SIPJ (Service interdépartemental de la police judiciaire).
Il ne dispose pas de chiffres, mais il l’assure : depuis cet été, ce genre de délinquance est en forte augmentation et « aucune ville du département des Bouches-du-Rhône n’est épargnée ». Telle cette affaire remontant au 24 août, concernant un couple de personnes âgées domiciliées à Aix, « peu au fait des nouvelles technologies », raconte Grégory Petri, et dont on ne sait pas comment le numéro de téléphone a été piraté. Mais, contacté par un faux conseiller bancaire qui l’alerte de possibles mouvements frauduleux sur son compte, il se laisse convaincre de remettre à un coursier, dans une enveloppe, sa carte bleue avec le code, pour tout bloquer et la détruire.
Un mode opératoire bien rodéUn préjudice de « 4 300 euros », précise le commissaire, le faux coursier en train de retirer de l’argent avec la carte volée ayant été interpellé en flagrant délit, pris par la vidéosurveillance. Mais on peut rapidement atteindre des sommes plus importantes en fonction du plafond de paiement et de retrait de la carte bleue ou quand les victimes s’enchaînent, avertit le commissaire.
Il s’agissait auparavant de baratiner au distributeur de billets ou au parcmètre pour délester des personnes vulnérables, mais les auteurs « ont revu leur mode opératoire », a pu remarquer Grégory Petri. La technique se révélant, cette fois-ci, disons plus psychologique. « La conversation peut durer plusieurs heures » a-t-il pu constater, il s’agit « à la fois de créer un lien de confiance et de faire peur », en insistant notamment sur l’urgence de la situation. Hameçonnée puis dépouillée, la victime ne porte pas toujours plainte. « Ce que nous l’incitons à faire au moindre doute au commissariat ou en ligne sur la plateforme “ma sécurité” », insiste Grégory Peri. D’autant que « cela peut être compliqué après pour être indemnisé car elle a remis sciemment ses informations personnelles », rappelle-t-il.
S’ils parviennent à retrouver lesdits coursiers, des « petites mains », recrutées au niveau local, souvent avec une annonce à la demande sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas sans rappeler les usages en matière de narcotrafic, les policiers ont beaucoup plus de mal à s’attaquer au « haut du spectre », convient le commissaire. Des réseaux dont on ne sait pas grand-chose pour le moment. Quant au hameçonnage, sur le web, tout se vend, tout s’achète, un fichier de données personnelles piratées pouvant coûter 15 000 euros.
Le meilleur moyen reste donc d’éviter de se faire abuser, insiste Grégory Petri. « La seule interaction avec sa banque ne peut être que physique ou de sa propre initiative, aucun conseiller bancaire ne demande d’informations par téléphone, cela n’existe pas », martèle-t-il.
Toujours pour sensibiliser le public, des prospectus vont être disposés dans les banques, les commissariats et autres lieux publics.
« Un conseiller bancaire ne demande pas d’informations »
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![[Entretien] « À horizon 2050, un déficit de 90 millions de m3 dans les nappes de la Crau»](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/fb6ab5b3490f66ab96cd25efcce7026c.jpg)
[Entretien] « À horizon 2050, un déficit de 90 millions de m3 dans les nappes de la Crau»
La Marseillaise : Quel est l’état de la nappe actuellement ?
Céline Tramontin : La nappe se recharge à 70% par l’irrigation gravitaire nécessaire à la production de foin de Crau, donc de l’eau de Serre-Ponçon qui arrive par la Durance, et à 30% par les eaux de pluie. Elle se vidange l’hiver et se remplit l’été, avec l’arrosage des agriculteurs, de mars à octobre. Ce qui soutient l’étiage, c’est-à-dire le niveau minium pour assurer l’ensemble des usages sur le territoire, ce sont les eaux de pluie. Depuis Serre-Ponçon, il y a 1,5 milliard m3 d’eau dérivée vers les Bouches-du-Rhône, dont 420 millions vers la Crau. Cette année, il y a eu de l’eau, le barrage était plein. Par contre, on a eu un hiver relativement sec. On est donc partis en début de saison avec des niveaux très hétérogènes en fonction des secteurs, avec des zones comme les Coussouls qui étaient bien remplies, avec des niveaux supérieurs à la moyenne, et d’autres avec les niveaux historiques les plus bas qu’on ait jamais relevés depuis dix ans. On a pu stabiliser le niveau grâce aux eaux de la Durance.
Avec le réchauffement climatique, la sécheresse des hivers risque de devenir monnaie courante. Comment y faites-vous face ?
C.T. : On a mené une étude scientifique dont l’objet était l’évolution du changement climatique et des besoins en eau sur ce territoire, puisque la nappe alimente 300 000 habitants en eau potable, l’agriculture, l’industrie de Fos et les bases militaires d’Istres et de Salon-de-Provence. Le résultat est sans appel : à horizon 2050, on aura un déficit de 90 millions de m3 au niveau du remplissage de la nappe, si on continue comme ça. Pour ne pas en arriver là et devoir faire des choix qui auront des impacts sur notre cadre de vie et le développement du territoire, on a lancé un Schéma d’aménagement des eaux avec les collectivités locales et les acteurs qui est élaboré dans le cadre d’une Commission locale de l’eau, installée fin août.
L’idée est de prioriser les usages ?
C.T. : Non. Il faut réduire le prélèvement de la Durance, parce que les effets du réchauffement climatique se feront ressentir aussi au niveau de Serre-Ponçon. On a déjà vécu une situation de sécheresse en 2022. Eux ont élaboré un plan de résilience à leur niveau. Il faut qu’on soit plus résilients aussi de notre côté. Il y a des solutions, comme la réhabilitation des canaux, créés pour les premiers au temps d’Adam de Craponne au XVIe siècle, pour les derniers au XXe siècle. On a aussi lancé une grande étude pour aller chercher des sources profondes en sondant le sol. On a fait trois forages, à Istres, Salon et Saint-Martin-de-Crau avec des pièzomètres profonds, entre 80 et 100m. Les matériaux carottés sont désormais à l’analyse. On sait d’ores et déjà qu’on va laisser tomber le forage d’Istres. Les résultats devraient être connus d’ici la fin 2026.
Vous réfléchissez aussi à un partage des coûts plus équitable.
C.T. : C’est la deuxième équation à résoudre. Ce sont les Associations syndicales autorisées intervenant pour l’irrigation collective, donc les agriculteurs, qui payent actuellement l’eau et son transport sur le territoire pour assumer l’usage agricole, mais aussi d’eau potable, d’eau industrielle etc. Il faut que ça évolue, que chaque bénéficiaire supporte ce coût.
Entretien réalisé par Alice Magar
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À Montpellier, la librairie En traits libres pliera boutique en décembre
Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.
« Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.
« Ne pas se remettre avec ses ex »
Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clémente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.
D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…
Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.
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La librairie En traits libres pliera boutique en décembre
Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.
« Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.
« Ne pas se remettre
avec ses ex »
Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clemente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.
D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…
Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.
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La librairie En traits libres pliera boutique en décembre
Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.
« Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.
« Ne pas se remettre
avec ses ex »
Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clemente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.
D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…
Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.
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Pour aller au travail, les Occitans fanas de voiture
En 2021, les 2,2 millions d’Occitans à prendre leur voiture pour aller au travail – les « navetteurs » – émettent en moyenne 0,66 tonne de CO2 par an. Ces derniers privilégient la voiture et la moto à 83,4 % (le reste se répartit entre transports en commun (6,9%), le vélo (3,6%) et la marche (6,1%). C’est ce qu’il ressort d’une étude de l’Insee publiée en septembre concernant les trajets domicile travail. Et l’Occitanie fait mieux que le reste de l’Hexagone (0,77 tonne de CO2 par an), ce qui en fait la quatrième région la moins émettrice des gaz à effets de serre (GES) pour ces trajets. « Pour atteindre les engagements climatiques de la France, chaque habitant devrait en moyenne émettre 2 tonnes d’équivalent CO2 par an en 2050, alors qu’il en génère 9,4 en 2023 », précise l’étude.
Dès lors, réduire cette empreinte devient un enjeu environnemental majeur. Mais les navetteurs ne sont pas tous égaux. En effet, dans les zones rurales, l’offre de transports étant moins diversifiée, si bien que « 22 % des navetteurs parcourent au moins 20km pour se rendre sur leur lieu de travail. Ces trajets sont responsables de 55% des émissions de GES liées aux navettes domicile-travail », indique l’Insee. A contrario, les navetteurs résidant dans les pôles émettent moins (0,32 tonne pour le pôle de Toulouse, 0,3 tonne pour Montpellier) et prennent plus les transports en commun (22,3% à Toulouse, 19,5% à Montpellier).
Si la géographie explique en grande partie ces différences, l’étude montre également que les femmes génèrent moins d’émissions que les hommes (0,57 tonne contre 0,75). Aussi, ces émissions varient en fonction de la catégorie socioprofessionnelle des personnes. Les ouvriers émettent le plus (0,84 tonne) tandis que les agriculteurs sont ceux qui polluent le moins, suivi des cadres (0,54 tonne). L.D.
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Pour aller au travail, les Occitans fanas de voiture
En 2021, les 2,2 millions d’Occitans à prendre leur voiture pour aller au travail – les « navetteurs » – émettent en moyenne 0,66 tonne de CO2 par an. Ces derniers privilégient la voiture et la moto à 83,4 % (le reste se répartit entre transports en commun (6,9%), le vélo (3,6%) et la marche (6,1%). C’est ce qu’il ressort d’une étude de l’Insee publiée en septembre concernant les trajets domicile travail. Et l’Occitanie fait mieux que le reste de l’Hexagone (0,77 tonne de CO2 par an), ce qui en fait la quatrième région la moins émettrice des gaz à effets de serre (GES) pour ces trajets. « Pour atteindre les engagements climatiques de la France, chaque habitant devrait en moyenne émettre 2 tonnes d’équivalent CO2 par an en 2050, alors qu’il en génère 9,4 en 2023 », précise l’étude.
Dès lors, réduire cette empreinte devient un enjeu environnemental majeur. Mais les navetteurs ne sont pas tous égaux. En effet, dans les zones rurales, l’offre de transports étant moins diversifiée, si bien que « 22 % des navetteurs parcourent au moins 20km pour se rendre sur leur lieu de travail. Ces trajets sont responsables de 55% des émissions de GES liées aux navettes domicile-travail », indique l’Insee. A contrario, les navetteurs résidant dans les pôles émettent moins (0,32 tonne pour le pôle de Toulouse, 0,3 tonne pour Montpellier) et prennent plus les transports en commun (22,3% à Toulouse, 19,5% à Montpellier).
Si la géographie explique en grande partie ces différences, l’étude montre également que les femmes génèrent moins d’émissions que les hommes (0,57 tonne contre 0,75). Aussi, ces émissions varient en fonction de la catégorie socioprofessionnelle des personnes. Les ouvriers émettent le plus (0,84 tonne) tandis que les agriculteurs sont ceux qui polluent le moins, suivi des cadres (0,54 tonne). L.D.


![[Manifestations] Le pouvoir a rendez-vous avec la rue](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/5b74f5a61f037e8ae75f0ff6feee1dcf.jpg)