Author: tecnavia

  • Profiteurs de guerre

    Profiteurs de guerre

    Il y a ceux qui payent, et ceux qui encaissent.

    Dopé par la flambée du prix des hydrocarbures, le groupe français TotalEnergies a dégagé au premier trimestre 2026 un bénéfice record de 4,96 milliards d’euros (+51% sur un an). En mars et en avril, les taxes sur les carburants ont rapporté 190 millions d’euros supplémentaires à l’État par rapport à la même période de l’an dernier.

    Ce « surplus » de recettes « financera intégralement » les aides gouvernementales, a indiqué Sébastien Lecornu début mai. Comprendre : les consommateurs payent plus de taxes, une somme encaissée par l’État puis redistribuée aux professions les plus en tension sous forme de chèques afin qu’elles payent des carburants aux coûts exorbitants… aux grandes firmes pétrolières.

    Nationaliser

    Ces profiteurs de crise qui surfent sur l’instabilité du monde et les conflits déclenchés par les États-Unis de Donald Trump s’estiment assez influents pour menacer l’État en cas de mise en place de taxes sur leurs surprofits.

    C’est inadmissible. Une mobilisation populaire est nécessaire pour exiger l’encadrement des marges des raffineurs, le blocage des prix des carburants à 1,50 euro le litre et une nationalisation de ces entreprises qui font leur beurre à rebours de la défense de l’intérêt général.

    Il est absolument nécessaire de réorienter dans notre pays le secteur de l’énergie, indispensable pour agir sur le pouvoir d’achat des Français mais aussi sur l’avenir du climat. Pour cela, il faut du courage politique et un rapport de force qui s’engage.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Amine Kessaci

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Amine Kessaci

    Jeunesse, narcotrafic, Marseille habitat, actualité marseillaise…

    À vous la parole ⬇️

  • La venue de Joann Sfar suscite une polémique

    La venue de Joann Sfar suscite une polémique

    L’auteur du célèbre Chat du rabbin est programmé dans le cadre du festival littéraire « Oh les beaux jours ! » pour un « concert dessiné », vendredi à 20h30, à La Criée.

    En réaction, le collectif « cultures en lutte 13 » a lancé un appel au boycott sous le mot d’ordre « Sionistes hors de nos villes », recevant le soutien de l’eurodéputée LFI Rima Hassan.

    Bruno Benjamin, président du Crif Marseille Provence, a aussitôt réagi : « Joann Sfar n’est pas un représentant d’un État. Il n’est ni un gouvernement, ni une armée. C’est un écrivain, un dessinateur, un cinéaste, un homme de culture dont l’œuvre a toujours été traversée par le dialogue, l’identité, la mémoire et la complexité humaine. Le désigner comme une cible à boycotter en raison de ses convictions supposées ou revendiquées constitue une dérive inquiétante. »

    « Le courage du dialogue »

    De son côté, la maire de secteur, Sophie Camard (GRS), a apporté son soutien à l’auteur de bandes dessinées : « Non à la haine, un jour contre les Arabes, un jour contre les juifs ! Je soutiens Joann Sfar menacé de boycott à Marseille. Achetez son album “Terre de sang” avec des témoignages de Palestine. Rien à voir avec Netanyahu ! Le courage, c’est aussi le dialogue entre les peuples. » Serge Tavitian, président de la Licra Marseille Métropole, indique dans un communiqué, ce mercredi : « La Licra saisit ce jour les autorités judiciaires d’une plainte pour provocation à la discrimination. L’antisionisme est un antisémitisme qui ne s’ignore pas ! »

    Joann Sfar n’a pas souhaité réagir à la polémique. Dans un entretien accordé à La Marseillaise, en juin dernier, il expliquait apprécier les « lieux de rencontre, de débat, où contrairement à ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, les gens prennent le temps de se parler. Il y a parmi mes lecteurs beaucoup de personnes d’origine arabe, c’est l’occasion d’échanger. Et quand on laisse s’exprimer les gens, on se rend compte qu’il y a beaucoup moins de désaccords que ce que l’on imagine. »

  • Habitat & Humanisme renforce son implantation dans les Alpes

    Habitat & Humanisme renforce son implantation dans les Alpes

    L’insertion commence par le logement », affirme Michel Mané, secrétaire en charge de la gestion locative adaptée. Pour l’association Habitat & Humanisme, le logement est « un droit universel pour tous ». Les bénévoles de l’association interviennent sur deux départements (le 04 et le 05).

    L’enjeu de lever des fonds

    Cette association agit sur trois axes : le logement accompagné, logement d’urgence et médico-social. Quinze logements solidaires sont déjà répartis à Digne-les-Bains, Gap, Sisteron et Manosque. « Il y a beaucoup plus de demandes, que de logements sociaux dans nos départements », rappelle le président de l’association Alpes Provence, Alain Burin des Roziers.

    Une pension de famille de 22 logements doit voir le jour à Manosque d’ici 2027. « L’objectif est de favoriser leur accès à l’autonomie par le logement », précise le président. À Digne-les-Bains, un centre d’hébergement d’urgence de 59 places, comprenant un accueil dédié aux femmes et enfants victimes de violences, fait l’objet d’une recherche de fonds importante pour sa rénovation. Un financement participatif est en cours.

    À Forcalquier, les démarches pour un nouvel Ehpad ont été finalisées : 44 places, plus 20 lits supplémentaires inscrits. Des qui restent toutefois conditionnés à l’obtention de financements « Le plus difficile reste la captation de logements. Il faut se faire connaître des mairies et des propriétaires potentiellement solidaires », souligne le président Alain Burin des Roziers.

    Leurs nouveaux locaux à Sisteron seront inaugurés à l’automne et, en plus des bénévoles, un travailleur social a été recruté.

    Des projets conditionnés aux financements

    Cette association aide entre autres à l’obtention d’un logement d’urgence – notamment pour les femmes victimes de violences – ou médico-social. Quinze logements solidaires sont déjà répartis à Digne-les-Bains, Gap, Sisteron et Manosque. « Il y a beaucoup plus de demandes, que de logements sociaux dans nos départements », rappelle le président de l’association Alpes Provence, Alain Burin des Roziers.

    Une pension de famille de 22 logements doit voir le jour à Manosque d’ici 2027. « L’objectif est de favoriser leur accès à l’autonomie par le logement », précise le président. À Digne-les-Bains, un centre d’hébergement d’urgence de 59 places, comprenant un accueil dédié aux femmes et enfants victimes de violences, est à l’étude.

    À Forcalquier, les démarches pour un nouvel Ehpad ont été finalisées : 44 places, plus 20 lits supplémentaires inscrits. Des projets qui restent toutefois conditionnés à l’obtention de financements. « Le plus difficile reste la captation de logements. Il faut se faire connaître des mairies et des propriétaires potentiellement solidaires », souligne le président Alain Burin des Roziers.

    Marie Moreau

  • [Entretien] Mircea Sofonea, épidémiologiste : « Il faut attendre début juin pour être sûr qu’on a échappé à une propagation »

    [Entretien] Mircea Sofonea, épidémiologiste : « Il faut attendre début juin pour être sûr qu’on a échappé à une propagation »

    La Marseillaise : Cet hantavirus n’est pas un virus qu’on découvre. Que sait-on à
    son sujet
     ?

    Mircea Sofonea : On parle ici du virus des Andes, qui fait partie d’un ensemble de virus appelé hantavirus, transmis par des rongeurs. Il en existe 53. On les divise en deux sous-groupes : ceux de l’ancien monde : Eurasie-Afrique, qui causent des syndromes néphropathiques et sont relativement moins létaux ; et ceux du nouveau monde, qui causent ce qu’on appelle le syndrome cardio-pulmonaire à hantavirus, présentant des niveaux de létalité très élevés, au-delà de 30%. La particularité de ce virus des Andes est qu’il est le seul hantavirus pour lequel il est établi une transmission interhumaine.

    C’est un virus qui circule dans le sud de l’Amérique du Sud, essentiellement Argentine, Chili et Uruguay. Depuis 1995, il fait une centaine de cas par an en Argentine, 300 environ dans le continent sud américain. Dans l’immense majorité, il s’agit de cas liés à des transmissions depuis les réservoirs animaux. C’est-à-dire l’inhalation ou le contact avec des excréments de rongeurs infectés. Mais, même si on connaît l’existence de ce virus depuis longtemps, on ne le connaît pas si bien que ça. On peut parler de maladie tropicale négligée, qui n’a pas suscité beaucoup de recherches. On se trouve donc dans une relative incertitude.

    Quel regard portez-vous sur les dispositifs mis en place pour contenir l’hantavirus en France ?

    M.S. : Il y a une patiente française actuellement en réanimation, qui n’aurait pas pu être prise en charge sur le bateau ni dans un port de fortune. C’est ça qui lui permet de survivre. Ensuite, les cas contacts ont été identifiés, ils sont hospitalisés pour être isolés dans les meilleures conditions possibles. Si jamais ils déclarent des symptômes, ils seront pris en charge rapidement et dans des conditions qui permettent l’absence de transmissions secondaires, c’est-à-dire en dehors du contexte de la croisière ou des vols de rapatriement. La bonne nouvelle, c’est que ces cas contacts français ont été testés négatifs. Or contrairement au Covid, où on pouvait être contagieux en l’absence de symptômes, on ne peut pas être contagieux sans être positif. Avec le virus des Andes, vous avez une longue période d’incubation d’une vingtaine de jours qui peut durer jusqu’à 40 jours, ce qui explique la durée d’isolement imposée de 42 jours, par sécurité. Ce protocole est donc pour le moment tout à fait adapté.

    L’OMS estime que le risque de propagation à grande échelle reste très faible. Qu’en pensez-vous ?

    M.S. : Dans le risque, il y a l’aléa, c’est-à-dire la probabilité que cela arrive, qui est relativement faible, j’en conviens, a fortiori depuis ces résultats de tests négatifs pour la France. Mais dans l’estimation du risque, il y a aussi l’enjeu : que se passerait-il si… ? En l’occurrence s’il y avait des transmissions secondaires (non liées au contexte de croisière et des vols de rapatriement), on serait en difficulté car on pourrait ne plus savoir qui a pu être cas contact, ça ferait plusieurs chaînes de transmission indépendantes ; ensuite, la létalité très importante (50 fois plus que le Covid) fait que même avec une propagation de faible ampleur, il y aurait un nombre de décès conséquent parmi les personnes infectées.

    Il faut être optimiste : on est sur la bonne voie, mais ce n’est pas joué. Il faut attendre début juin pour être presque sûr qu’on a échappé à une propagation en dehors de ce contexte de croisière. Ensuite il faudra se poser la question : comment limiter l’impact de ces événements à l’avenir ? Car nous sommes en train de les favoriser par l’impact anthropique sur les systèmes naturels, par une forme de naïveté vis-à-vis de la nature, en particulier de ces réservoirs de virus qu’on connaît encore assez mal et aussi par un manque d’investissement dans la recherche et la prévention.

    On n’a donc pas tiré toutes
    les leçons du Covid ?

    M.S. : En 6 ans, la recherche sur ces questions a bénéficié de quelques avancées et investissements, mais quand on regarde dans le détail, on est très loin du compte pour faire face aux nouvelles pandémies. Je déplore qu’il faille à nouveau un épisode de flambée épidémique pour qu’on se pose une nouvelle fois la question de l’investissement, dans la recherche fondamentale ou appliquée mais aussi dans la prévention et dans l’éducation à la santé. On a besoin d’investissements massifs sur ces questions car malheureusement ce type d’épisode sera de plus en plus fréquent.

    Il faut également mettre en place des systèmes plus réactifs : augmenter le nombre de personnes travaillant dans la surveillance épidémiologique, rajouter des moyens dans la surveillance des eaux usées, se pencher sur la façon de garantir que l’air que nous respirons dans les établissements recevant du public, en particulier, soit dénué de germes (aération, ventilation, purification, filtration…). Autant de questions qu’on aurait dû se poser dès 2020 et qui ne sont toujours pas prises en compte. Et il faut également mettre des moyens dans la recherche sur les traitements : vaccins, antiviraux, anticorps monoclonaux et dans tout ce qui est épidémiologie prospective. On peut très bien s’en sortir cette fois-ci, mais on sera quand même passé à côté d’une crise qui aurait pu être dramatique pour une poignée de nos concitoyens et d’autres personnes dans le monde.

  • Le roman noir prend le parti d’en rire

    Le roman noir prend le parti d’en rire

    « Rira bien qui rira le dernier ! », avertit l’affiche. En ces temps de désordre mondial, le Festival international du roman noir (Firn), porté par la Ville de Frontignan, a décidé de miser sur l’humour. Vache, sarcastique, désopilant, noir, pince-sans-rire… « L’humour sous toutes ses formes est un outil de critique formidable très usité dans le roman noir, qui se caractérise par un regard porté sur la société et une critique sociale », explique Camilla Bailbe, directrice de la culture et du patrimoine de Frontignan la Peyrade.

    C’est donc l’humour qui fera le lien entre les 15 auteurs (8 femmes, 7 hommes) de 6 nationalités différentes (Italie, Maroc, Grande-Bretagne, Belgique, Espagne, France) invités les 29 et 30 mai pour cette 29e édition. Un plateau international, donc, composé de Gianni Biondillo, Manu Causse, Zainab Fasiki, Pascale Ferroul, Koé, Anouk Langaney, Hicham Lasri, Iain Levison, Melvina Mestre, Nadine Monfils, Michèle Pedinielli, Mabrouck Rachedi, Christophe Siebert et David Torres.

    Comme l’an dernier, la manifestation se déroulera à la médiathèque Montaigne et sur la place du Contr’un, juste en face. Les auteurs et autrices, mêlant littérature jeunesse, bande dessinée, science fiction, roman noir, proposeront des séances de dédicace vendredi (9h-19h) et samedi (9h-19h) sur le stand des librairies partenaires.

    Nouveauté cette année, le festival propose, le vendredi matin (9h-12h), une journée professionnelle (mais ouverte également au grand public) dédiée au polar arabe autour de deux figures tutélaires : Driss Chraïbi, créateur de la série de l’inspecteur Ali, dont on commémore en 2026 le centenaire de la naissance et Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature et auteur du premier roman noir moderne en arabe (Le voleur et les chiens), mort il y aura 20 ans. L’occasion d’échanger avec des universitaires et des auteurs de la nouvelle scène marocaine.

    Comme chaque année, des rencontres thématiques seront proposées avec les auteurs, toute la journée du vendredi et du samedi. Par exemple : « Rire de tout, c’est sérieux », avec Manu Causse, « Mourir(e) dans la ville sourde », avec Gianni Biondillo et Michèle Pedinielli, « Le rire du désespoir » avec Iain Levison, « Guignol’s Band » avec Nadine Monfils et Mabrouck Rachedi ou encore « À chacun(e) ses armes », avec Melvina Mestre et David Torres. Des formats de rencontre plus courts et plus conviviaux appelés « apérobook », seront également au rendez-vous : « On se retrouve autour d’un verre pour un échange un peu plus rapide entre un éditeur et un auteur, suivi d’un temps de questions avec le public. »

    Le festival fera aussi la part belle à la lecture à voix haute, avec des performances offertes par les membres de la Brigade d’action livre et lecture engagée (Balle), qui liront des extraits de romans. « On a aussi des auteurs qui se prêtent au jeu, avec par exemple une lecture dessinée [ le retour de l’Inspecteur Ali, par Hicham Lasri et Zainab Fasiki, Ndlr] et une lecture musicale [Karnaval par Christophe Siébert, Ndlr] prévues pendant le festival », précise Camilla Bailbe.

    Deux remises de prix, une brasucade inaugurale, une exposition et un escape game dans les années 50 sont également au programme, sans oublier, le samedi, la traditionnelle « dictée noire » durant laquelle 200 enfants, adolescents, adultes tenteront de déjouer les subtilités orthographiques concoctées par l’autrice Anouk Langaney.

    * Tout le programme sur : www.frontignan.fr/firn-2026

  • Marion Mazauric : « Protéger l’œuvre des auteurs »

    Marion Mazauric : « Protéger l’œuvre des auteurs »

    « Le droit moral protège l’œuvre des auteurs. C’est un droit inaliénable, si on perd ça, on perdra l’artiste. » Au moment où le développement exponentiel de l’intelligence artificielle (IA) s’accompagne d’un pillage culturel en règle des écrits littéraires ou des images de films, Marion Mazauric s’inquiète. Sans savoir si la proposition de loi Ducros adoptée en avril au Sénat sera validée par l’Assemblée nationale, ni si son contenu final sera à la hauteur du défi, l’éditrice gardoise voit d’un bon œil l’initiative parlementaire.

    « Très facile de battre l’IA »

    Celle-ci vise à mieux protéger les œuvres culturelles face aux IA génératives en créant une présomption d’utilisation des travaux des musiciens, écrivains, cinéastes ou photographes par les systèmes d’IA. Autrement dit, si la loi était adoptée, la charge de la preuve serait inversée et il reviendrait à l’entreprise d’IA de prouver qu’elle n’a pas pillé un contenu.

    Fondatrice des éditions du Diable Vauvert, Marion Mazauric y voit un premier pas tout en fixant les priorités : d’abord obtenir une autorisation de l’auteur ou d’un ayant droit sur une œuvre. La question de la compensation financière venant ensuite. « On est tous pillés, ce serait forcément un progrès ».

    L’éditrice n’a pas en soi d’a priori négatif sur l’IA. Pour elle, le défi reste celui de son utilisation et donc du pouvoir qu’elle procure. « La science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Le problème n’est pas tant la fusion nucléaire que ce qu’on en fait ». Dans le domaine culturel, « si l’IA permet d’accélérer les progrès de la médecine ou d’avoir des calculateurs de droits d’auteur performants, eh bien j’applaudis l’IA ». Et d’ajouter : « Si le but de l’IA c’est de faire des humains de stricts consommateurs qui ne réfléchissent pas et qui sont dirigés par des IA elles-mêmes pilotées par des humains… ».

    Pour elle, cette technologie dont on oublie qu’elle n’est qu’un « super calculateur », n’est d’ailleurs pas nouvelle. « Je suis familière de l’IA depuis 40 ans que je lis ou regarde de la science-fiction », confie Marion Mazauric en citant notamment le film 2001, l’Odyssée de l’espace. Dans son métier, elle confie avoir déjà testé l’IA jusqu’à l’avoir « poussée dans ses retranchements et lui faire avouer ses limites ». Verdict : elle n’est pas convaincue. « Sur les quatrièmes de couverture, l’IA ne nous arrive pas à la cheville. Elle peut vous écrire un roman à la manière de Houellebecq mais ce sera du sous- Houellebecq avec des clichés ». Selon elle, un éditeur cherche tout le contraire d’un académisme singé : de la nouveauté, de l’originalité. Si elle n’écarte pas un vilain scénario pour les auteurs voire une « société à deux vitesses », Marion Mazauric ne croit pas à leur disparition ni à celle des acteurs prophétisée par Elon Musk. « L’IA n’atteindra jamais la perfection ni surtout l’imperfection humaine. »

  • Un appel à réduire drastiquement le trafic aérien

    Un appel à réduire drastiquement le trafic aérien

    Plus de cent collectifs et associations de 25 pays du monde entier ont été coordonnés par le réseau « Stay Grounded » dans le but de s’opposer à la pollution liée à l’exploitation aérienne. Le collectif « atterrissons d’urgence Montpellier » est signataire de ce manifeste par le biais duquel les organisations réagissent à la crise du kérosène et prônent plusieurs mesures afin « d’enrayer l’effondrement climatique ».

    Supprimer le trafic

    entre Montpellier et Paris

    « Pour “Rester sur Terre”, la crise actuelle du kérosène – alimentée par les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des marchés des combustibles fossiles – met en évidence la fragilité du secteur aérien », précise Atterrissons d’urgence Montpellier. « Alors que les compagnies aériennes sont confrontées à une hausse des coûts et à l’incertitude, cette situation souligne à quel point le transport aérien reste dépendant de combustibles fossiles dont les réserves sont limitées ».

    « Presque toutes les mesures impactent plus ou moins l’aéroport de Montpellier », affirme Stuart Page, porte-parole du collectif montpelliérain. De l’exigence d’une non-extension appliquée à tous les aéroports à celle réclamant l’arrêt des publicités et programmes de fidélité, ce manifeste n’expose pas seulement les problèmes liés au trafic aérien, son système inégalitaire et la pollution qu’il engendre, il envisage un tout nouveau modèle pour le secteur. « Remplacer les vols court-courriers par des liaisons ferroviaires ou maritimes, interdire les vols de nuit dans les aéroports, fermer les aéroports régionaux… », autant de suggestions qui permettraient de freiner les conséquences négatives du transport aérien.

    « Quand Transavia a ouvert sa base ici en 2020, le directeur commercial a dit qu’ils avaient fait le pari qu’en créant une offre, qu’ils allaient stimuler et créer la demande, ce n’est pas comme s’ils venaient combler une demande existante, ils souhaitent créer de la demande », insiste le porte-parole d’Atterrissons d’urgence Montpellier.

    Les campagnes publicitaires qui visent à concurrencer les voyages en train, comme la nouvelle publicité de l’aéroport de Montpellier dont le slogan  : « en deux heures il y sera » fait référence à la durée présumée d’un aller Montpellier – Paris, sont dans la ligne de mire du collectif. « On a porté plainte contre l’aéroport pour ce qu’on considère être une pratique commerciale trompeuse », assène-t-il. Par ces actions, le collectif espère la suppression de la liaison aérienne Montpellier-Paris, qui permettrait d’appuyer la promotion des voyages en train, en covoiturage, ou tout autre moyen de locomotion moins polluant.

    « Le transport aérien le montre clairement : c’est l’une des sources d’émissions qui connaît la croissance la plus rapide, et l’un des secteurs les plus vulnérables aux chocs mondiaux », déclare la porte-parole de Stay Grounded, Inês Teles. « La solution est simple : réduire le nombre de vols et investir dans des alternatives au transport aérien. » En 2026, l’installation d’une base Volotea est prévue localement, « cela représenterait environ 2 millions de passagers en plus ». Une perspective à laquelle le collectif Atterrissons d’urgence compte bien s’opposer.

  • Le Notre Dame intègre la flotte CMA CGM

    Le Notre Dame intègre la flotte CMA CGM

    Il a débuté sa première rotation commerciale à Shanghai, en Chine, avant de rejoindre la France et l’Europe au début du mois de juillet. Long de 400m, large de 62m et haut de 75m, le CMA CGM Notre Dame est conçu pour transporter jusqu’à 24 212 conteneurs (EVP). Au-delà de sa propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL), ce navire intègre des équipements conçus pour réduire son impact environnemental à chaque étape de son exploitation et s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à atteindre le Net Zero Carbon d’ici 2050. Le Notre Dame ouvre une série de 10 navires nommés d’après des lieux emblématiques du patrimoine français qui seront livrés entre 2026 et 2028. Il sera inauguré lors d’une cérémonie au Havre le 2 juillet, à l’occasion de son arrivée en France.

  • Contre les JO 2030

    Contre les JO 2030

    Ils dénoncent notamment l’absence de concertation des populations des territoires concernés. Ils s’opposent également à la « bétonisation et destruction des montagnes pour quelques privilégiés ». Les militants annoncent que la mobilisation va continuer
    à Marseille.