Author: tecnavia

  • Roesch, du cabinet de Castex, à la sous-préfecture d’Alès

    Roesch, du cabinet de Castex, à la sous-préfecture d’Alès

    « J’ai vraiment un parcours classique », lance la jeune femme devant la presse. À seulement 33 ans, Lucie Roesch coche en effet toutes les cases de ces serviteurs de l’État, bien décidée à « être utile à mon pays ».

    Diplômée de Sciences po, puis de l’École nationale de l’administration (ENA), elle devient auditrice à la Cour des comptes, puis chargée de mission auprès de son premier président Didier Migaud. En 2020, en pleine crise Covid, elle est nommée directrice de cabinet du préfet de l’Ain. L’année suivante, elle rejoint le cabinet de Jean Castex, alors Premier ministre, où elle occupe le poste de cheffe de cabinet adjointe, notamment en charge de ses déplacements. Elle quitte ensuite Matignon en mai 2022 suite au changement de gouvernement. Elle rejoint alors le secrétariat général de la préfecture de l’Aude et devient sous-préfète de Carcassonne.

    Quatre ans plus tard, elle est donc nommée à Alès, « une région que je connais peu mais qui est très attrayante ». Après avoir échangé sur les dossiers les plus importants avec son prédécesseur, Émile Soumbo, Lucie Roesch veut multiplier les rencontres. Pour sa première semaine de fonction, elle a d’ailleurs échangé avec le maire d’Alès, le procureur et a rencontré les forces de l’ordre mardi 28 juillet. « Je veux profiter de l’été, qui est normalement une période un peu plus calme, pour aller sur le terrain », explique-t-elle. Une méthode qu’elle souhaite d’ailleurs poursuivre tout au long de sa mission : « J’ai vocation à passer peu de temps dans mon bureau. J’aime aller sur le terrain, à la rencontre de la population, des entreprises et savoir où l’État est attendu. »

    Lutte contre le narcotrafic

    Lucie Roesch débarque à Alès dans un contexte difficile alors que le maire, Christophe Rivenq, a reçu des menaces de mort signées « DZ Mafia ». « C’est un contexte particulier pour le territoire et ces menaces ont choqué la France entière. J’ai réaffirmé tout le soutien de l’État à Christophe Rivenq. Nous allons poursuivre le travail très intense déjà engagé contre le trafic de drogue. C’est évident que cette actualité va donner une coloration particulière à mes premières semaines, à mes premiers mois ici », explique-t-elle.

    Dans l’Aude, Lucie Roesch avait également été confrontée aux risques, que ce soient les inondations ou les incendies, comme celui de Ribaute qui avait détruit plus de 11 000 hectares l’an dernier. Des risques auxquels elle sera à nouveau confrontée à Alès. Si elle connaît les grands enjeux du territoire, Lucie Roesch devra tout de même attendre l’installation de Fabienne Decottignies comme nouvelle préfète du Gard le 17 août pour affiner sa feuille de route.

  • Les agriculteurs cévenols touchés par les restrictions d’eau

    Les agriculteurs cévenols touchés par les restrictions d’eau

    Il ne manquait que deux ou trois semaines pour les producteurs d’oignons doux des Cévennes. Le ramassage de cette appellation d’origine protégée est en effet prévu autour de la mi-août. Mais touchés par une importante sécheresse et quatre vagues de chaleur depuis mai, les agriculteurs doivent d’ici là composer avec les restrictions d’eau et notamment l’interdiction d’irriguer (même si des dérogations sont possibles). Ces interdictions touchent aujourd’hui la zone du bassin-versant de l’Hérault placée en « situation de crise » par le préfet du Gard. Ce territoire abrite pourtant la majorité des producteurs d’oignons doux mais aussi de nombreux vergers de pommiers. L’inquiétude a donc gagné ces derniers jours les producteurs locaux.

    Si les nappes phréatiques ne sont pas à sec grâce aux importantes pluies de l’hiver et du printemps, c’est la situation des cours d’eau qui inquiète. Or, les producteurs d’oignons, gros consommateurs d’eau, puisent bien souvent celle-ci dans ces rivières. Ils espèrent donc atteindre la récolte sans trop d’impact sur leur production et surtout éviter la situation catastrophique de 2022 où la sécheresse avait entraîné une attaque de cicadelle.

    Les averses du week-end du 25-26 juillet n’ont pas sorti la zone de la situation de crise mais ont permis aux producteurs de gagner quelques jours pour arriver tant bien que mal jusqu’à la récolte d’oignons au bon calibre. Ces quelques averses n’ont d’ailleurs pas empêché les zones Vidourle et Gardon amont de rejoindre les zones Ardèche, Cèze amont et Cèze aval en situation d’alerte renforcée, le niveau d’alerte précédant celui de crise.

    Des retenues collinaires plutôt que des bassines

    Face à cette situation, la Confédération paysanne du Gard a rapidement réagi et a demandé à l’État d’intervenir. Elle demande d’abord que soit déclenché l’état de calamité agricole. « Cela permettrait un niveau de remboursement tout à fait différent pour nous. Tout le monde serait alors remboursé correctement », explique Rémi Balmassière, co-secrétaire et co-trésorier du syndicat agricole dans le Gard.

    La Conf’ demande également le lancement d’une étude dans les Cévennes « pour réfléchir à ralentir l’écoulement des eaux et favoriser l’infiltration dans les nappes ». Cette étude permettrait d’identifier les bonnes pratiques à suivre pour les agriculteurs mais aussi d’adapter au mieux l’urbanisme local. « Les Cévennes sont la zone la plus touchée par le dérèglement climatique dans le Gard. C’est aussi là qu’on concentre une majorité des pluies. On demande que l’on ralentisse le cycle de l’eau. Nous voulons voir comment avec l’ONF (Office national des forêts), avec les forestiers et les agriculteurs, nous pouvons permettre à un bassin-versant de retenir un maximum l’eau, au lieu de la laisser s’écouler dans les rivières. L’idée, c’est de voir comment remplir les nappes phréatiques et les réserves naturelles du sol », détaille l’apiculteur.

    Le syndicat demande aussi la création de retenues collinaires non imperméabilisées qu’il tient à différencier des bassines : « Les retenues collinaires permettent de retenir l’eau qui coule naturellement, le temps qu’elle s’infiltre dans le sol. Une bassine est plus chère, elle est étanche et permet de stocker l’eau grâce à un pompage ou une déviation de rivière, ce qui entraîne aussi de l’évaporation. »

    La Confédération paysanne demande enfin une aide exceptionnelle de 20 000 euros par actif agricole et non pas selon la taille de l’exploitation comme c’est le cas avec la Politique agricole commune (PAC). « Cette mesure coûte très cher, car elle représente un coût de 8 milliards d’euros si tous les actifs agricoles de France en bénéficiaient. Mais c’est à peu près l’équivalent à notre dépense pour notre dissuasion nucléaire par exemple. C’est une comparaison intéressante car, pour nous, l’alimentation est un enjeu stratégique. On ne peut pas se permettre de passer à côté de cet enjeu qui est de nourrir la population en cas de crise », conclut Rémi Balmassière.

  • Une flotte aérienne en deçà des besoins

    Une flotte aérienne en deçà des besoins

    Les incendies se multiplient, s’étendent désormais à l’ensemble du territoire et gagnent en intensité. Pourtant, les moyens aériens de la sécurité civile n’ont, selon le député LFI de l’Hérault Sylvain Carrière, pas suivi cette évolution. « On a 20 bombardiers d’eau, on a 12 Canadair et 8 Dash. En 1980, si on compare, on avait 21 bombardiers d’eau. Donc ça veut dire qu’on a environ le même nombre de bombardiers d’eau que dans les années 80. Or le risque aujourd’hui est très fortement multiplié », souligne-t-il. Pour le député, le constat est sans appel : les moyens n’ont pas évolué au rythme des besoins. Alors que les saisons des feux s’allongent, la flotte doit désormais être en mesure d’intervenir simultanément sur plusieurs fronts, partout sur le territoire. Une réalité qui, selon lui, impose de revoir le dimensionnement des moyens aériens. Pour le parlementaire, cette situation est le résultat d’un manque d’anticipation politique. « Il faut des moyens et des moyens aériens à la hauteur des enjeux », plaide-t-il, estimant que ce décalage traduit une absence d’anticipation face à l’évolution du risque incendie, alors que les feux touchent désormais des territoires jusque-là relativement épargnés et mobilisent les secours sur une période de plus en plus longue.

    Une stratégie jugée insuffisante

    Le député pointe également les hésitations du gouvernement concernant le renouvellement des Canadair. « En 2022, le président Macron nous parle de 16 Canadair qui vont arriver. Puis on nous dit non, ils ont été annulés. Au final, 2 ont été validés, financés avec des fonds européens. Ce sont donc 2 Canadair qui doivent arriver pour 2028 et ils en ont recommandé 2, que l’on n’aura pas avant 2033. » Une succession d’annonces qui nourrit, selon lui, « une illisibilité » de la stratégie de renouvellement.

    Au-delà du nombre d’appareils, Sylvain Carrière s’inquiète du vieillissement de la flotte actuelle. Les douze Canadair en service nécessitent une maintenance importante, réduisant quotidiennement leur disponibilité opérationnelle. « On se rend compte que, là aussi, la planification est en deçà des enjeux du moment. C’est très inquiétant quand on voit qu’on a des incendies de plus en plus étendus, mais aussi de plus en plus violents. »

    « On a un savoir-faire français sur l’aérien, donc on pourrait le faire sans trop de soucis. Mais pour ça, il faut la volonté politique », plaide le député LFI de l’Hérault, pour qui le développement d’une filière industrielle française permettrait de gagner en autonomie. Une condition qu’il juge indispensable pour adapter durablement les moyens de lutte contre des incendies devenus, selon lui, un défi structurel plutôt que saisonnier.

  • [C’est l’été] «J’irai jusqu’au rivage du soleil», de Forough Farrokhzâd

    [C’est l’été] «J’irai jusqu’au rivage du soleil», de Forough Farrokhzâd

    « Livre, intimité, poème, silence/Voilà pour moi l’ivresse de la vie/Qu’importe de n’avoir pas voie à l’Éden/Si en mon cœur est un éternel paradis », ainsi parlait Forough Farrokhzâd. Féministe, progressiste, et iconoclaste, la figure incontournable de la poésie iranienne est née à Téhéran en 1934, et morte dans un accident de voiture en 1967. À la faveur de la traduction et de l’avant-propos de Leili Anvar, elle revient à la vie pour entonner son hymne à la beauté, écouter le chant du chagrin, s’envoler au pays rose des fées de l’oubli.

    Gallimard, 10,40 euros.

  • [C’est l’été] Une avant-première en plein air à Forcalquier

    [C’est l’été] Une avant-première en plein air à Forcalquier

    Ce mardi 4 août, à 21h30, une avant-première est proposée avec le film d’animation belgo-français Le Corset, réalisé par Louis Clichy. Une autre projection, la dernière organisée par la ville et le Bourguet, aura lieu mardi prochain. Ce sera le film de Christophe Honoré Mariage au goût d’orange, avec Adèle Exarchopoulos et Vincent Lacoste, qui sera projeté, lui aussi en avant-première. Les séances coûtent six euros et sont sans réservation. Une billetterie est sur place, 45 minutes avant la séance, soit à 20h45. 300 places sont disponibles par soirée.

  • Le Tour de France féminin à l’assaut de la légendaire étape du mont Ventoux

    Le Tour de France féminin à l’assaut de la légendaire étape du mont Ventoux

    Une grande première pour le Vaucluse qui n’a jamais accueilli d’épreuve du Tour de France féminin, malgré un total de 19 accueils d’épreuves masculines. Ajoutée en 1951 au Tour de France, l’étape du mont Ventoux a depuis gravé son nom parmi les parcours de grande renommée.

    La septième épreuve féminine confrontera les coureuses à plus de 3 000m de dénivelé qui se dérouleront sur les 146 km du parcours. La portion finale verra s’affronter les meilleures grimpeuses sur les 15,7 km d’une pente à 8,8%, menant aux 1 910 mètres d’altitude du Géant de Provence.

    Si les projecteurs seront pointés sur les professionnelles le vendredi, le jeudi sera réservé au monde amateur. Une épreuve spéciale simulant un tracé professionnel a été ouverte à toutes et à tous sur inscription. Plus de 12 000 passionnés ont répondu présent pour le tracé de 111km et de 2 950m de dénivelé. C’est la première fois que « l’Étape du Tour » a comme terrain de jeu les côtes du mont Ventoux.

    Des mesures de sécurité

    De fortes perturbations du trafic sont à prévoir sur le tracé, avec notamment la fermeture des accès au mont Ventoux dès le matin du 6 août. Pour le passage des professionnelles le 7 août, la circulation sera petit à petit fermée sur le tracé à partir de 13h15. Le facteur des risques d’incendie entre également en jeu, avec des restrictions en cas de risque élevé.

    Au niveau du stationnement, il sera strictement interdit sur l’ensemble du parcours, à l’exception des communes traversées où il est utile de se rendre sur leurs sites internet respectifs afin de connaître les disponibilités de stationnement. Sur le mont Ventoux, 4 parkings seront accessibles : celui des Ermitants – ouvert le jeudi de 18h30 à minuit – le parking de la station du Mont Serein – ouvert le jeudi de 19h30 jusqu’au vendredi à 10h – le parking de la Frache – seulement pour véhicules légers le vendredi de 6h à 10h – puis le parking du Chalet Reynard – fermé du 5 août 17h jusqu’à la fin de l’événement.

  • À l’Estaque, le public chauffé par la Tournée d’été La Marseillaise

    À l’Estaque, le public chauffé par la Tournée d’été La Marseillaise

    Jusqu’à minuit ils ont chanté et dansé le temps d’un concert gratuit face à la mer, ponctué de morceaux mythiques des 80’s. Venus en famille, entre amis, avec ou sans les transats et la canne à pêche, ils étaient une centaine à avoir participé à la fête ce lundi.

    Des cadeaux à gagner en imitant la cigale ou en répondant à un quiz. Zora et Akima n’ont pas hésité à lâcher leur pizza pour s’amuser. C’était comme une petite prolongation de l’été marseillais qui s’est jouée à l’Estaque.

    Festive et populaire

    « Ravis » d’accueillir les équipes et les artistes de la tournée, le maire du secteur, Jean-Marc Coppola ( PCF) et quelques-unes de ses élues étaient également de la partie. Il a salué « un événement gratuit pour le quartier et tous ceux qui ne partent pas en vacances. Cela montre que l’on peut être un journal d’informations sérieux et savoir divertir ».

    La Tournée d’été La Marseillaise poursuit son périple au mois d’août. Nouvelle halte à Martigues, le 12 août, pour faire place à Sabotaaage, MagicQueen, et DJ Bobzilla. C’est au Parc de Font Obscure à Marseille le 28 août qu’elle soufflera ses dernières parenthèses musicales et festives avec sur scène cette fois, Sabotaaage, Get the Beatles Back qui propose un tribute des tubes des quatre garçons dans le vent, et DJ Bobzilla pour une clôture tout en mix et allégresse.

  • Belle victoire et maillot jaune pour Haugset

    Belle victoire et maillot jaune pour Haugset

    La Norvégienne Sigrid Haugset a remporté la troisième étape du Tour de France Femmes lundi à Poligny dans le Jura français, où elle a endossé le maillot jaune au détriment de la Néerlandaise Lorena Wiebes.

    La coureuse de la formation UNO-X Mobility s’est imposée en solitaire après un cavalier seul de 88 kilomètres alors que les principales favorites pour la victoire finale le 9 août à Nice, la Française Pauline Ferrand-Prévot et la Néerlandaise Demi Vollering notamment, ont toutes terminé dans le même temps à plus de deux minutes.

    C’est un numéro incroyable qu’a réalisé la championne de Norvège, ce lundi. Au moment où le peloton quittait la Suisse pour arriver sur le territoire français, la jeune femme de 27 ans a décidé de s’échapper. Un raid en solo alors que la vague de chaleur était bien présente sur le Jura. Le mercure a frôlé les 40 degrés toute la journée, lors d’une étape accidentée, avec plus de 1 000 mètres de dénivelé positif. L’écart avec le groupe des favorites a d’abord fait le yo-yo avant que celui-ci ne revienne même à moins d’une minute.

    À l’arrière, l’effort a diminué et la cycliste d’UNO-X Mobility a finalement obtenu jusqu’à 4 minutes de marge. Reine de la bicyclette avec notamment deux titres de championne du monde, Lotte Kopecky est ensuite partie à la chasse de la Norvégienne. La Belge est même revenue à 10 secondes, apercevant le dos de sa concurrente, mais elle n’a jamais réussi à recoller.

    Les favorites à l’épreuve du contre-la-montre

    Sigrid Haugset apporte à son pays sa première victoire sur un Tour de France Femmes, qui plus est en endossant le maillot jaune. Un rêve devenu réalité. « Je ne m’attendais pas à ça. Être assise ici, c’est irréel. Je pensais que Kopecky allait me rattraper, j’ai mis plus d’énergie et ça l’a fait. C’était impossible pour moi de porter le maillot jaune », dit-elle exténuée, mais avec le sourire. Ce mardi, elle s’élancera la dernière lors de l’unique contre-la-montre de cette édition 2026, entre Gevrey-Chambertin et Dijon (21 km). Haugset possède ce matin 2 minutes et 2 secondes de marge sur la Mauricienne Kim Le Court-Pienaar, une bonne marge pour espérer conserver cette lumineuse tunique dorée.

  • Le drame humain de Ceuta et son instrumentalisation

    Le drame humain de Ceuta et son instrumentalisation

    Les images de Ceuta sont insoutenables et les réactions politiques face à ce véritable drame humain, abjectes. Comment rester de marbre face au désespoir qui a conduit des dizaines de milliers de marocains, d’exilés subsahariens, à braver la mer, les barbelés, les armes, une mort certaine, pour tenter de rejoindre un bout d’Europe en quête d’un avenir meilleur ? Des questions restent en suspens quant aux conditions qui ont permis à plus de 60 000 personnes de franchir cette frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole.

    Rapidement, l’internationale brune a instrumentalisé ce drame pour servir son idéologie raciste et xénophobe, Giorgia Meloni en tête. La présidente d’extrême droite du Conseil italien a appelé à suspendre l’Espagne de l’espace Schengen, rejointe par son homologue danoise la sociale-démocrate Mette Frederiksen, défenseure d’une politique migratoire ultra-restrictive. Et ce, alors que Ceuta n’appartient pas par dérogation à cet espace de libre circulation… La désinformation au plus haut sommet des États. Face à cela, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a demandé ce mardi la tenue d’une réunion des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne qui se tiendra en visioconférence.

    Attaqué de toutes parts, le chef de gouvernement socialiste a accusé les réseaux de traite d’être humains d’avoir organisé ces arrivées massives et renforcé la sécurité sur le territoire en déployant une barrière flottante. Sur les réseaux sociaux, les comptes qui avaient annoncé que les frontières étaient ouvertes ont mystérieusement disparu.

    72 morts selon Madrid, 11 corps récupérés par Rabat

    Dans son éditorial de ce lundi, le premier quotidien d’Espagne El País (centre gauche) titre : « Mohammed VI et ses projectiles humains », estimant que « les munitions avec lesquelles le Maroc tire sans cesse sur l’Espagne, c’est son propre peuple ». Car cet épisode n’est pas sans rappeler celui de mai 2021, où plus de 12 000 personnes avaient rejoint Ceuta en quelques jours. Un coup de pression du royaume chérifien sur Madrid, sur fond de crise diplomatique autour du Sahara occidental. Et si depuis, l’Espagne a reconnu la marocanité du territoire disputé, elle tente par ailleurs de réchauffer ses relations avec Alger. De quoi irriter la couronne ? Selon le quotidien El Español (libéral-conservateur), des sources de l’état-major de la Garde civile espagnole auraient « repéré des agents des services de renseignement marocains infiltrés parmi les milliers de migrants entrés illégalement à Ceuta ».

    Et si la quasi-totalité d’entre eux sont, depuis, retournés au Maroc, près d’un millier de mineurs sont restés dans l’enclave, selon l’ONG Save the Children. Des tombes sont érigées au sein du cimetière musulman pour y enterrer dignement ceux qui n’ont pas survécu. Ils sont 72, selon les autorités espagnoles, tandis que Rabat comptabilise 11 corps récupérés côté marocain. La liste risque de s’allonger. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) recense à ce stade « près de 130 victimes » et des dizaines de disparus. Des avis de recherche sont lancés sur son groupe Facebook, parmi lesquels figure un adolescent de 13 ans qui a fui vers Melilla. Sur les images prises sur place, on voit des parents postés aux pieds des grillages barbelés de Fnideq, ville frontalière de Ceuta. Ces derniers montrent aux passants des photos de leurs enfants dont ils sont sans nouvelles depuis des jours et qu’ils espèrent toujours vivants.

  • [C’est l’été] Arty Colors Festival à Briançon

    [C’est l’été] Arty Colors Festival à Briançon

    Le premier rendez-vous est gratuit ce mardi soir mais les places sont limitées.

    Ouverture dès 10h jusqu’au 7 août.