Author: tecnavia

  • Les conseils citoyens veulent peser sur la rénovation urbaine

    Les conseils citoyens veulent peser sur la rénovation urbaine

    Pour les dix ans de leur création à Marseille, les conseils citoyens, réunis depuis 2020 en une fédération pour répondre au retrait progressif de l’État et de la Métropole, ont profité de la tenue des Rendez-vous annuels du logement pour faire entendre leur voix. Réunissant à parité habitants et acteurs locaux (associations, commerçants…) des Quartiers politique de la ville, ce dispositif a été créé par la loi Lamy (2014) pour porter la parole citoyenne au cœur de l’élaboration des politiques publiques, à travers un dialogue avec les institutions et un suivi des projets du contrat de ville.

    « Pas un simple slogan »

    « Le conseil citoyen n’est pas une association classique, c’est une instance de démocratie participative créée par la loi qui est censée être incontournable », rappelle ainsi Guy Luchesi, membre du conseil du 14e. Mais, malgré cette reconnaissance légale, la réalité est tout autre. « Vous n’êtes pas une association, vous n’êtes pas reconnus, nous a dit récemment un bailleur », déplore Anissa Bouanani, des Escourtines (11e). « On ne nous donne aucuns moyens. Depuis dix ans, personne n’a joué le jeu, alors que la loi précise que ce doit être inscrit dans le contrat de ville », reprend Pierre Luchesi. Ni locaux, ni financements malgré deux décrets réaffirmant en 2024 leur rôle central. « Je ne parle pas de subventions, mais de l’argent de la politique de la Ville pour nous permettre d’assumer notre autonomie. »

    À l’origine, à Marseille, dix conseils citoyens couvraient les 35 quartiers prioritaires. Ils sont aujourd’hui 16, fruits d’un redécoupage géographique autour des « lieux de vie », initié par les citoyens concernés, habitants, associations de locataires, parents d’élèves, CIQ, tables de quartiers…

    Ce « plan de relance » intervient alors que les chantiers de rénovation urbaine lancés sur la ville laissent déjà poindre des dysfonctionnements dans la prise en charge des habitants. Comme d’autres, Rachida Haddouche (la Cabucelle), regrette, par exemple, « l’absence de maisons de projet », censées faire participer les habitants à l’amélioration de leur cadre de vie. « La participation citoyenne ne doit pas être un simple slogan, mais une réalité concrète à chaque étape du projet », abonde Fatiha Ziani, de Frais Vallon (13e).

    à Marseille, près de 2 700 logements sociaux sont en cours de démolition, plus de 6 000 logements sont en réhabilitation et 1 000 logements du parc privé font l’objet d’interventions lourdes, selon les chiffres de la Ville. « Il n’y a pas assez de programmes neufs qui sortent. Les campagnes de destruction sur les dix quartiers en renouvellement urbain vont démarrer, on va se retrouver dans une impasse », reprend Pierre Luchesi. « On va sortir de la période de négociation. Les habitants, aujourd’hui, sont protégés par une charte, mais après, le droit commun s’appliquera : ce sera trois propositions et au revoir… »

  • Les conseils citoyens veulent peser sur la rénovation urbaine

    Pour les dix ans de leur création à Marseille, les conseils citoyens, réunis depuis 2020 en une fédération pour répondre au retrait progressif de l’État et de la Métropole, ont profité de la tenue des Rendez-vous annuels du logement pour faire entendre leur voix. Réunissant à parité habitants et acteurs locaux (associations, commerçants…) des Quartiers politique de la ville, ce dispositif a été créé par la loi Lamy (2014) pour porter la parole citoyenne au cœur de l’élaboration des politiques publiques, à travers un dialogue avec les institutions et un suivi des projets du contrat de ville.

    « Pas un simple slogan »

    « Le conseil citoyen n’est pas une association classique, c’est une instance de démocratie participative créée par la loi qui est censée être incontournable », rappelle ainsi Guy Luchesi, membre du conseil du 14e. Mais, malgré cette reconnaissance légale, la réalité est tout autre. « Vous n’êtes pas une association, vous n’êtes pas reconnus, nous a dit récemment un bailleur », déplore Anissa Bouanani, des Escourtines (11e). « On ne nous donne aucuns moyens. Depuis dix ans, personne n’a joué le jeu, alors que la loi précise que ce doit être inscrit dans le contrat de ville », reprend Pierre Luchesi. Ni locaux, ni financements malgré deux décrets réaffirmant en 2024 leur rôle central. « Je ne parle pas de subventions, mais de l’argent de la politique de la Ville pour nous permettre d’assumer notre autonomie. »

    À l’origine, à Marseille, dix conseils citoyens couvraient les 35 quartiers prioritaires. Ils sont aujourd’hui 16, fruits d’un redécoupage géographique autour des « lieux de vie », initié par les citoyens concernés, habitants, associations de locataires, parents d’élèves, CIQ, tables de quartiers…

    Ce « plan de relance » intervient alors que les chantiers de rénovation urbaine lancés sur la ville laissent déjà poindre des dysfonctionnements dans la prise en charge des habitants. Comme d’autres, Rachida Haddouche (la Cabucelle), regrette, par exemple, « l’absence de maisons de projet », censées faire participer les habitants à l’amélioration de leur cadre de vie. « La participation citoyenne ne doit pas être un simple slogan, mais une réalité concrète à chaque étape du projet », abonde Fatiha Ziani, de Frais Vallon (13e).

    à Marseille, près de 2 700 logements sociaux sont en cours de démolition, plus de 6 000 logements sont en réhabilitation et 1 000 logements du parc privé font l’objet d’interventions lourdes, selon les chiffres de la Ville. « Il n’y a pas assez de programmes neufs qui sortent. Les campagnes de destruction sur les dix quartiers en renouvellement urbain vont démarrer, on va se retrouver dans une impasse », reprend Pierre Luchesi. « On va sortir de la période de négociation. Les habitants, aujourd’hui, sont protégés par une charte, mais après, le droit commun s’appliquera : ce sera trois propositions et au revoir… »

  • L’espoir d’une paix durable renaît

    L’espoir d’une paix durable renaît

    De Khan Younès à Jérusalem, des scènes de liesse, de l’espoir. Deux ans et trois jours après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, Israéliens et Palestiniens se permettent de croire à la fin de la guerre. Ce jeudi, une étape est franchie : « la version finale de la première phase a été signée, ce matin en Égypte, par toutes les parties en vue de la libération de tous les otages » retenus à Gaza, selon une porte-parole du gouvernement israélien. L’accord devait encore être validé, jeudi, par le cabinet de sécurité israélien, a dit la porte-parole du gouvernement, ajoutant qu’un cessez-le-feu entrerait en vigueur dans les 24 heures suivant cette approbation. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, devait ensuite réunir son gouvernement au complet pour le valider. Le ministre d’extrême droite des Finances, Bezalel Smotrich, a déjà annoncé qu’il ne le soutiendrait pas.

    La version finale de la première phase du plan du président américain Donald Trump prévoit un cessez-le-feu entre les belligérants, un échange dans les 72 heures des otages israéliens contre plus de 2 000 détenus palestiniens. Membre élu du Conseil législatif palestinien et du Fatah, Marwan Barghouti, considéré par certains comme le « Nelson Mandela palestinien », emprisonné depuis 23 ans, ne fera pas partie de l’échange, a indiqué une porte-parole du gouvernement israélien.

    Frappes israéliennes

    sur Gaza ce jeudi

    Le plan américain prévoit, par ailleurs, le retrait par étapes de l’armée israélienne à Gaza et le désarmement du Hamas. L’attaque terroriste du 7-Octobre a provoqué la mort de 1 219 personnes, en majorité des civils, en Israël. Sur les 251 personnes enlevées et emmenées à Gaza, 47 y sont toujours retenues, dont au moins 25 sont mortes selon l’armée. En riposte, l’offensive de Tsahal, qualifiée de génocide, a tué plus de 67 194 personnes – en majorité des civils – et dévasté la bande de Gaza notamment par la famine, utilisée comme arme de guerre. « L’Unrwa (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) dispose de nourriture, de médicaments et d’autres fournitures de base prêts à être acheminés vers Gaza. Nous avons suffisamment de provisions pour nourrir toute la population pendant les trois prochains mois », insiste, dans un post sur X, le chef de l’agence onusienne, Philippe Lazzarini.

    Si cet accord de paix fait renaître l’espoir, reste que les bombardements n’ont pas cessé. Plus tôt dans la journée de jeudi, la Défense civile locale a fait état de la poursuite des frappes israéliennes à Gaza. Deux précédentes trêves, en novembre 2023 et début 2025, avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de prisonniers palestiniens, avant de s’effondrer. « J’exhorte toutes les parties prenantes à saisir cette occasion unique pour établir une voie politique crédible vers la fin de l’occupation, en reconnaissant le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, afin de parvenir à une solution à deux États permettant aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre en paix et en sécurité. Les enjeux n’ont jamais été aussi importants », pousse le patron de l’ONU, Antonio Guterres.

    Lors d’une réunion à Paris sur « le jour d’après » dans les territoires palestiniens, le président français, Emmanuel Macron, a souligné la nécessité de préserver l’unité de Gaza et de la Cisjordanie sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. « L’accélération de la construction des colonies (juives) en Cisjordanie constitue une menace existentielle pour l’état de Palestine », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « elle est non seulement inacceptable et contraire au droit international. Elle alimente les tensions, la violence, l’instabilité et, de fait, elle vient d’abord contredire le plan américain et notre ambition collective d’une région en paix. »

    Les négociations pour la deuxième phase du plan Trump devaient commencer « immédiatement » après la signature de l’accord sur la première phase, avait annoncé un responsable du Hamas.

  • L’espoir d’une paix durable renaît

    De Khan Younès à Jérusalem, des scènes de liesse, de l’espoir. Deux ans et trois jours après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, Israéliens et Palestiniens se permettent de croire à la fin de la guerre. Ce jeudi, une étape est franchie : « la version finale de la première phase a été signée, ce matin en Égypte, par toutes les parties en vue de la libération de tous les otages » retenus à Gaza, selon une porte-parole du gouvernement israélien. L’accord devait encore être validé, jeudi, par le cabinet de sécurité israélien, a dit la porte-parole du gouvernement, ajoutant qu’un cessez-le-feu entrerait en vigueur dans les 24 heures suivant cette approbation. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, devait ensuite réunir son gouvernement au complet pour le valider. Le ministre d’extrême droite des Finances, Bezalel Smotrich, a déjà annoncé qu’il ne le soutiendrait pas.

    La version finale de la première phase du plan du président américain Donald Trump prévoit un cessez-le-feu entre les belligérants, un échange dans les 72 heures des otages israéliens contre plus de 2 000 détenus palestiniens. Membre élu du Conseil législatif palestinien et du Fatah, Marwan Barghouti, considéré par certains comme le « Nelson Mandela palestinien », emprisonné depuis 23 ans, ne fera pas partie de l’échange, a indiqué une porte-parole du gouvernement israélien.

    Frappes israéliennes

    sur Gaza ce jeudi

    Le plan américain prévoit, par ailleurs, le retrait par étapes de l’armée israélienne à Gaza et le désarmement du Hamas. L’attaque terroriste du 7-Octobre a provoqué la mort de 1 219 personnes, en majorité des civils, en Israël. Sur les 251 personnes enlevées et emmenées à Gaza, 47 y sont toujours retenues, dont au moins 25 sont mortes selon l’armée. En riposte, l’offensive de Tsahal, qualifiée de génocide, a tué plus de 67 194 personnes – en majorité des civils – et dévasté la bande de Gaza notamment par la famine, utilisée comme arme de guerre. « L’Unrwa (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) dispose de nourriture, de médicaments et d’autres fournitures de base prêts à être acheminés vers Gaza. Nous avons suffisamment de provisions pour nourrir toute la population pendant les trois prochains mois », insiste, dans un post sur X, le chef de l’agence onusienne, Philippe Lazzarini.

    Si cet accord de paix fait renaître l’espoir, reste que les bombardements n’ont pas cessé. Plus tôt dans la journée de jeudi, la Défense civile locale a fait état de la poursuite des frappes israéliennes à Gaza. Deux précédentes trêves, en novembre 2023 et début 2025, avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de prisonniers palestiniens, avant de s’effondrer. « J’exhorte toutes les parties prenantes à saisir cette occasion unique pour établir une voie politique crédible vers la fin de l’occupation, en reconnaissant le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, afin de parvenir à une solution à deux États permettant aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre en paix et en sécurité. Les enjeux n’ont jamais été aussi importants », pousse le patron de l’ONU, Antonio Guterres.

    Lors d’une réunion à Paris sur « le jour d’après » dans les territoires palestiniens, le président français, Emmanuel Macron, a souligné la nécessité de préserver l’unité de Gaza et de la Cisjordanie sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. « L’accélération de la construction des colonies (juives) en Cisjordanie constitue une menace existentielle pour l’état de Palestine », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « elle est non seulement inacceptable et contraire au droit international. Elle alimente les tensions, la violence, l’instabilité et, de fait, elle vient d’abord contredire le plan américain et notre ambition collective d’une région en paix. »

    Les négociations pour la deuxième phase du plan Trump devaient commencer « immédiatement » après la signature de l’accord sur la première phase, avait annoncé un responsable du Hamas.

  • Le Finlandais volant Myllymaa plane sur l’attaque des Spartiates

    Le Finlandais volant Myllymaa plane sur l’attaque des Spartiates

    Un vent de fraîcheur, tout droit sorti de la Finlande, souffle dans la patinoire des Spartiates de Marseille.

    Avec ses compatriotes Elias Ruusu, Emil Tavernier et Kim Stromberg à ses côtés, Kalle Myllymaa (23 ans), l’une des recrues phares de l’intersaison, s’est rapidement adapté à ses nouvelles couleurs phocéennes. « Jusqu’à présent, j’aime beaucoup l’équipe. Je m’y sens très bien. Nous avons une équipe qui peut battre tout le monde », estime le centre aux quatre buts et deux passes décisives sur les sept premières journées de championnat. Il s’est notamment illustré lors de la réception des Jokers de Cergy-Pontoise (5-3, le 30 septembre), qui se trouve être son ancien club avec lequel il a fait ses premiers pas, l’année passée, en Ligue Magnus.

    Le « Finlandais volant » a d’ailleurs terminé avec le statut de meilleur pointeur de la formation francilienne avec 42 points en 44 matches. « C’était une très bonne saison sur le plan personnel. J’estime avoir pratiqué un très bon hockey. Je pense même que j’étais l’un des meilleurs centres de la ligue », lâche-t-il. Sa première année sur les glaces françaises restera marquée par le décès en cours de saison de son entraîneur, Miika Elomo, également originaire du pays aux mille lacs.

    Duo de glace avec Welsh

    En rejoignant les Spartiates de Marseille, Kalle Myllymaa a eu l’occasion de « rejoindre une équipe un peu plus grande ». « J’ai senti que Marseille me voulait vraiment », souligne celui qui a retrouvé son complice des Jokers, l’attaquant canadien Tyler Welsh, dès la première séance d’entraînement au Palais Omnisports (Pomge). « On savait chacun que nous allions partir, mais on ne savait pas qu’on allait se retrouver ici. J’aime beaucoup jouer avec lui, nous avons la même vision du hockey. C’est un très bon joueur et on forme un bon duo », ajoute Myllymaa, pour qui le hockey sur glace est avant tout une histoire de famille. « J’avais environ 4 ans quand j’ai joué pour la première fois. Mon père était entraîneur et il aimait beaucoup le hockey. Je pense que c’est grâce à lui pour laquelle j’ai commencé », raconte le natif de Pori, une grande ville au Sud-Ouest de la Finlande.

    Il a d’ailleurs fait ses premiers pas professionnels (Liiga) au sein du club de sa ville d’origine, Ässät, dans lequel a officié Rami Nikumatti, le nouvel entraîneur des gardiens marseillais. « Le championnat finlandais est au-dessus, mais je pense que la France s’améliore sans cesse au hockey », reconnaît-il, persuadé que la Ligue Magnus est aujourd’hui d’un niveau équivalent à celui de la deuxième division finlandaise (Mestis).

    Les Spartiates face à des Boxers en perte de confiance

    Les hockeyeurs marseillais (5e avec 5 victoires, 2 défaites) reçoivent les Boxers de Bordeaux, ce vendredi soir (20h), au Palais Omnisports (Pomge), à l’occasion de la 8e journée de Ligue Magnus. Les protégés d’Olivier Dimet, adversaires les plus affrontés par les hommes de Luc Tardif depuis leur accession (21 rencontres, avec 8 victoires seulement), sont considérés comme leurs bêtes noires. Les Bordelais ont stoppé les deux premières aventures des Marseillais en play-offs. Mais les Boxers, qui déplorent la blessure de leur gardien phare Quentin Papillon, ont perdu de leur superbe. Ils ne comptent qu’une victoire sur ce début de saison et pointent à la dernière place.

    MARSEILLE – BORDEAUX

    8e journée de Ligue Magnus

    Vendredi 10 octobre, à 20h15.

    Lieu : Palais Omnisports (Pomge)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (cap), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (ass), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala. Entraîneur : L. Tardif

    BORDEAUX : Dubeau, Gilbert – Dusseau (ass), Tournier, Dogemont, Ouellet Beaudry, Kindl, Saxrud-Danielsen – Guidoux, Guillaume (ass), Poudrier (cap), Birgersson, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : O. Dimet

  • Le Finlandais volant Myllymaa plane sur l’attaque des Spartiates

    Un vent de fraîcheur, tout droit sorti de la Finlande, souffle dans la patinoire des Spartiates de Marseille.

    Avec ses compatriotes Elias Ruusu, Emil Tavernier et Kim Stromberg à ses côtés, Kalle Myllymaa (23 ans), l’une des recrues phares de l’intersaison, s’est rapidement adapté à ses nouvelles couleurs phocéennes. « Jusqu’à présent, j’aime beaucoup l’équipe. Je m’y sens très bien. Nous avons une équipe qui peut battre tout le monde », estime le centre aux quatre buts et deux passes décisives sur les sept premières journées de championnat. Il s’est notamment illustré lors de la réception des Jokers de Cergy-Pontoise (5-3, le 30 septembre), qui se trouve être son ancien club avec lequel il a fait ses premiers pas, l’année passée, en Ligue Magnus.

    Le « Finlandais volant » a d’ailleurs terminé avec le statut de meilleur pointeur de la formation francilienne avec 42 points en 44 matches. « C’était une très bonne saison sur le plan personnel. J’estime avoir pratiqué un très bon hockey. Je pense même que j’étais l’un des meilleurs centres de la ligue », lâche-t-il. Sa première année sur les glaces françaises restera marquée par le décès en cours de saison de son entraîneur, Miika Elomo, également originaire du pays aux mille lacs.

    Duo de glace avec Welsh

    En rejoignant les Spartiates de Marseille, Kalle Myllymaa a eu l’occasion de « rejoindre une équipe un peu plus grande ». « J’ai senti que Marseille me voulait vraiment », souligne celui qui a retrouvé son complice des Jokers, l’attaquant canadien Tyler Welsh, dès la première séance d’entraînement au Palais Omnisports (Pomge). « On savait chacun que nous allions partir, mais on ne savait pas qu’on allait se retrouver ici. J’aime beaucoup jouer avec lui, nous avons la même vision du hockey. C’est un très bon joueur et on forme un bon duo », ajoute Myllymaa, pour qui le hockey sur glace est avant tout une histoire de famille. « J’avais environ 4 ans quand j’ai joué pour la première fois. Mon père était entraîneur et il aimait beaucoup le hockey. Je pense que c’est grâce à lui pour laquelle j’ai commencé », raconte le natif de Pori, une grande ville au Sud-Ouest de la Finlande.

    Il a d’ailleurs fait ses premiers pas professionnels (Liiga) au sein du club de sa ville d’origine, Ässät, dans lequel a officié Rami Nikumatti, le nouvel entraîneur des gardiens marseillais. « Le championnat finlandais est au-dessus, mais je pense que la France s’améliore sans cesse au hockey », reconnaît-il, persuadé que la Ligue Magnus est aujourd’hui d’un niveau équivalent à celui de la deuxième division finlandaise (Mestis).

    Les Spartiates face à des Boxers en perte de confiance

    Les hockeyeurs marseillais (5e avec 5 victoires, 2 défaites) reçoivent les Boxers de Bordeaux, ce vendredi soir (20h), au Palais Omnisports (Pomge), à l’occasion de la 8e journée de Ligue Magnus. Les protégés d’Olivier Dimet, adversaires les plus affrontés par les hommes de Luc Tardif depuis leur accession (21 rencontres, avec 8 victoires seulement), sont considérés comme leurs bêtes noires. Les Bordelais ont stoppé les deux premières aventures des Marseillais en play-offs. Mais les Boxers, qui déplorent la blessure de leur gardien phare Quentin Papillon, ont perdu de leur superbe. Ils ne comptent qu’une victoire sur ce début de saison et pointent à la dernière place.

    MARSEILLE – BORDEAUX

    8e journée de Ligue Magnus

    Vendredi 10 octobre, à 20h15.

    Lieu : Palais Omnisports (Pomge)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (cap), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (ass), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala. Entraîneur : L. Tardif

    BORDEAUX : Dubeau, Gilbert – Dusseau (ass), Tournier, Dogemont, Ouellet Beaudry, Kindl, Saxrud-Danielsen – Guidoux, Guillaume (ass), Poudrier (cap), Birgersson, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : O. Dimet

  • La crise du logement, un défi ici et partout en Europe

    La crise du logement, un défi ici et partout en Europe

    « On retrouve à Marseille et partout ailleurs en Europe les mêmes freins liés au foncier, au financement et à l’acceptabilité de la mixité », pose Patrick Amico (GRS), l’adjoint au maire de Marseille en charge du logement et de la lutte contre l’habitat indigne. Il rappelle le besoin annuel non satisfait de 4 000 nouveaux logements, dont 2 300 abordables. « On ne peut pas compter sur la bonne volonté du marché. Une politique de production de logements abordables est encore plus nécessaire », exhorte-t-il. S’agissant des 12 937 meublés touristiques recensés fin 2024, dont 6 000 sauvages, une « régulation » s’impose, car ils font « perdre des logements familiaux ».

    Sur l’habitat dégradé qui affecte 40 000 logements à Marseille, « le travail a été pris à bras-le-corps avec des situations d’urgence absolue », déclare Patrick Amico. Beaucoup d’immeubles sortent de péril, mais 1 300 arrêtés de mise en sécurité sont encore actifs. « La problématique de sécurité diminue, mais celle de l’indécence et de l’insalubrité augmente », reconnaît-il.

    « La reconquête de logements vacants et l’investissement dans l’ancien ne suffisent pas », expose David Ytier (LR), le vice-président en charge du logement à la Métropole, conscient que « la crise du logement touche l’intégralité du territoire intercommunal ». « Il faut convaincre nos concitoyens que la production de logements est une nécessité d’intérêt général pour que chaque citoyen ait un toit. » Sur les grandes copropriétés privées dégradées « longtemps dans l’angle mort des politiques publiques », 4 des 28 les plus préoccupantes à Marseille vont faire l’objet d’une opération Orcod-IN*, « cela fait 30 ans qu’on enchaîne les plans de sauvegarde. Il est temps qu’on se donne une méthode pour être efficace quand des habitants sont pris au piège de situations inhumaines, atroces et inimaginables », lance David Ytier.

    « Ce n’est plus une crise mais une tendance »

    Pour l’État qu’il incarne, Patrick Vauterin, directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM), rappelle qu’« on ne résoudra pas les questions marseillaises sans la solidarité territoriale quand on est face aux défis du logement, de la lutte contre l’habitat indigne, de la rénovation urbaine ». De redire que « l’état est là » avec l’Anah qui, depuis 2018, a mis plus de 40 millions d’euros sur ce territoire et 25 millions d’euros supplémentaires en 2025 et 650 millions d’euros de l’Anru sur Marseille. Il rappelait l’impact de la crise du Covid où « la production s’est écroulée de 30% quand les demandes de logements sociaux augmentaient de 30% ».

    Pour Francis Vernède, de la Fondation pour le logement des défavorisés, « avec 2,8 millions de demandeurs d’un logement social en France, dont 110 000 dans les Bouches-du-Rhône, la question devrait être le cœur de cible des pouvoirs publics. Ce n’est plus une crise, mais une tendance car on a fait du logement social un produit financier ».

    * opération de requalification de copropriétés dégradées d’intérêt national

  • La crise du logement, un défi ici et partout en Europe

    « On retrouve à Marseille et partout ailleurs en Europe les mêmes freins liés au foncier, au financement et à l’acceptabilité de la mixité », pose Patrick Amico (GRS), l’adjoint au maire de Marseille en charge du logement et de la lutte contre l’habitat indigne. Il rappelle le besoin annuel non satisfait de 4 000 nouveaux logements, dont 2 300 abordables. « On ne peut pas compter sur la bonne volonté du marché. Une politique de production de logements abordables est encore plus nécessaire », exhorte-t-il. S’agissant des 12 937 meublés touristiques recensés fin 2024, dont 6 000 sauvages, une « régulation » s’impose, car ils font « perdre des logements familiaux ».

    Sur l’habitat dégradé qui affecte 40 000 logements à Marseille, « le travail a été pris à bras-le-corps avec des situations d’urgence absolue », déclare Patrick Amico. Beaucoup d’immeubles sortent de péril, mais 1 300 arrêtés de mise en sécurité sont encore actifs. « La problématique de sécurité diminue, mais celle de l’indécence et de l’insalubrité augmente », reconnaît-il.

    « La reconquête de logements vacants et l’investissement dans l’ancien ne suffisent pas », expose David Ytier (LR), le vice-président en charge du logement à la Métropole, conscient que « la crise du logement touche l’intégralité du territoire intercommunal ». « Il faut convaincre nos concitoyens que la production de logements est une nécessité d’intérêt général pour que chaque citoyen ait un toit. » Sur les grandes copropriétés privées dégradées « longtemps dans l’angle mort des politiques publiques », 4 des 28 les plus préoccupantes à Marseille vont faire l’objet d’une opération Orcod-IN*, « cela fait 30 ans qu’on enchaîne les plans de sauvegarde. Il est temps qu’on se donne une méthode pour être efficace quand des habitants sont pris au piège de situations inhumaines, atroces et inimaginables », lance David Ytier.

    « Ce n’est plus une crise mais une tendance »

    Pour l’État qu’il incarne, Patrick Vauterin, directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM), rappelle qu’« on ne résoudra pas les questions marseillaises sans la solidarité territoriale quand on est face aux défis du logement, de la lutte contre l’habitat indigne, de la rénovation urbaine ». De redire que « l’état est là » avec l’Anah qui, depuis 2018, a mis plus de 40 millions d’euros sur ce territoire et 25 millions d’euros supplémentaires en 2025 et 650 millions d’euros de l’Anru sur Marseille. Il rappelait l’impact de la crise du Covid où « la production s’est écroulée de 30% quand les demandes de logements sociaux augmentaient de 30% ».

    Pour Francis Vernède, de la Fondation pour le logement des défavorisés, « avec 2,8 millions de demandeurs d’un logement social en France, dont 110 000 dans les Bouches-du-Rhône, la question devrait être le cœur de cible des pouvoirs publics. Ce n’est plus une crise, mais une tendance car on a fait du logement social un produit financier ».

    * opération de requalification de copropriétés dégradées d’intérêt national

  • Négociations sous haute tension dans l’énergie

    Négociations sous haute tension dans l’énergie

    « On a obtenu l’intégration des revendications qu’on porte depuis plus d’un mois à la CPPNI [Commission paritaire nationale permanente de négociation et d’interprétation, Ndlr] », explique Renaud Henry, devant la barrière de pneus qui bloque en partie l’entrée du siège d’EDF. Un coup de pression destiné à maintenir le rapport de force devant la plus grosse entreprise de la branche, « qui est aussi la plus réticente à nos arguments », précise le secrétaire général de la CGT énergie de Marseille.

    Le 2 septembre, la FNME-CGT a déposé un préavis de grève reconductible dans 157 entreprises, sur la base de trois axes revendicatifs majeurs : l’abrogation de la réforme des retraites, qui prive les nouveaux embauchés du régime pionnier des industries électriques et gazières et modifie les droits des salariés, l’augmentation de 9% des salaires des électriciens et gaziers et la baisse des factures d’énergie pour les usagers. Ce jeudi 9 octobre, ces points étaient enfin discutés entre les directions des IEG et les quatre organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC et FO).

    En nombre, solidaires

    Pour s’assurer du bon déroulé de cette réunion, la CGT a maintenu haut le cap d’une grève qui n’a jamais faibli sur l’ensemble du territoire. « La Centrale de Martigues, le stockage de gaz de Manosque, Graveline, Chambéry, le site nucléaire de Golfesh, la Centrale de Brévières-Malgovert, Saint-Alban, le barrage de la Rance, le centre nucléaire de Cruas, Gournay-sur-Aronde, la centrale nucléaire de Blayais, Oraison… » liste Alexandra sur son portable. « Plusieurs feux, un même brasier », résume le secrétaire général FNME-CGT, Fabrice Coudour, qui entend mener la lutte « jusqu’à la victoire », fort de troupes visiblement très déterminées.

    « Les enjeux sont gros, considère un gazier retraité venu en soutien. si on laisse passer, c’est la fin du statut des travailleurs, de la sécurité et la précarité énergétique va exploser. Ils ont passé la TVA sur l’énergie à 20%, alors que McDo c’est 5,5% ! ». En voyant entrer deux camions des meilleurs traiteurs marseillais sur le site, un électricien hoche la tête : « Ça, c’est tous les jours. Et ils ont fermé nos cantines ! »

    Dans l’attente des retours de cette entrée en négociation, les grévistes marseillais retournent sur le piquet de grève du boulevard Gueidon (13e), où les soutiens affluent. Les énergéticiens ont été « particulièrement émus » par la généreuse contribution à leur pot de grève offerte par une poignée de salariés de la blanchisserie Pamar (15e), en lutte depuis 22 mois. « Durant tous ces mois, on a appris que la solidarité était ce qu’il y avait de plus important. ça nous a fait du bien de partager un moment avec eux », témoigne leur représentante syndicale, Kalathoumi Coudouroi.

  • Négociations sous haute tension dans l’énergie

    « On a obtenu l’intégration des revendications qu’on porte depuis plus d’un mois à la CPPNI [Commission paritaire nationale permanente de négociation et d’interprétation, Ndlr] », explique Renaud Henry, devant la barrière de pneus qui bloque en partie l’entrée du siège d’EDF. Un coup de pression destiné à maintenir le rapport de force devant la plus grosse entreprise de la branche, « qui est aussi la plus réticente à nos arguments », précise le secrétaire général de la CGT énergie de Marseille.

    Le 2 septembre, la FNME-CGT a déposé un préavis de grève reconductible dans 157 entreprises, sur la base de trois axes revendicatifs majeurs : l’abrogation de la réforme des retraites, qui prive les nouveaux embauchés du régime pionnier des industries électriques et gazières et modifie les droits des salariés, l’augmentation de 9% des salaires des électriciens et gaziers et la baisse des factures d’énergie pour les usagers. Ce jeudi 9 octobre, ces points étaient enfin discutés entre les directions des IEG et les quatre organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC et FO).

    En nombre, solidaires

    Pour s’assurer du bon déroulé de cette réunion, la CGT a maintenu haut le cap d’une grève qui n’a jamais faibli sur l’ensemble du territoire. « La Centrale de Martigues, le stockage de gaz de Manosque, Graveline, Chambéry, le site nucléaire de Golfesh, la Centrale de Brévières-Malgovert, Saint-Alban, le barrage de la Rance, le centre nucléaire de Cruas, Gournay-sur-Aronde, la centrale nucléaire de Blayais, Oraison… » liste Alexandra sur son portable. « Plusieurs feux, un même brasier », résume le secrétaire général FNME-CGT, Fabrice Coudour, qui entend mener la lutte « jusqu’à la victoire », fort de troupes visiblement très déterminées.

    « Les enjeux sont gros, considère un gazier retraité venu en soutien. si on laisse passer, c’est la fin du statut des travailleurs, de la sécurité et la précarité énergétique va exploser. Ils ont passé la TVA sur l’énergie à 20%, alors que McDo c’est 5,5% ! ». En voyant entrer deux camions des meilleurs traiteurs marseillais sur le site, un électricien hoche la tête : « Ça, c’est tous les jours. Et ils ont fermé nos cantines ! »

    Dans l’attente des retours de cette entrée en négociation, les grévistes marseillais retournent sur le piquet de grève du boulevard Gueidon (13e), où les soutiens affluent. Les énergéticiens ont été « particulièrement émus » par la généreuse contribution à leur pot de grève offerte par une poignée de salariés de la blanchisserie Pamar (15e), en lutte depuis 22 mois. « Durant tous ces mois, on a appris que la solidarité était ce qu’il y avait de plus important. ça nous a fait du bien de partager un moment avec eux », témoigne leur représentante syndicale, Kalathoumi Coudouroi.