Author: tecnavia

  • À Nîmes, la guerre des chefs à droite bat son plein

    À Nîmes, la guerre des chefs à droite bat son plein

    Depuis l’annonce du non-remplacement de Jean-Paul Fournier après vingt-cinq ans de règne, Nîmes vit au rythme d’une primaire à ciel ouvert. L’entrevue du mardi 30 septembre entre Franck Proust, premier adjoint et président de Nîmes Métropole, et Julien Plantier, son prédécesseur à l’Hôtel de Ville devenu dissident, n’a rien réglé. Elle a, au contraire, confirmé la divergence stratégique : Proust plaide pour un pilote unique à la Ville et à l’Agglo au nom de la « cohérence » ; Plantier n’envisage que la mairie, la tête de liste et le nom sur l’affiche. Les proches du maire sortant l’assurent : l’accord espéré par Fournier n’est plus à l’ordre du jour. « Pas pour l’instant », souffle Plantier, qui cultive l’option d’alliances latérales.

    Car l’orbite de droite et du centre se densifie. Valérie Rouverand, porte-voix de la majorité présidentielle, avance ses pions et n’exclut pas une entente… si elle fait sens électoralement. À la périphérie, Yvan Lachaud, longtemps banni, redevient un acteur : étiquette Horizons en poche et vieux comptes à solder, il s’offre comme relais, voire pivot, pour recomposer un attelage. Dans ce jeu d’équilibristes, chacun teste son rapport de force, publie des soutiens, quadrille les quartiers, verrouille les réseaux économiques et associatifs. Les ego font le reste.

    Les dossiers de fond n’en disparaissent pas pour autant. Sécurité et narcotrafic minent le débat public, l’adaptation climatique, la mobilité (bustram, vélo), le logement social et Magna Porta s’invitent dans tous les éléments de langage. Proust met en avant l’entregent acquis à Paris et Bruxelles et promet des mutualisations Ville-Agglo « trop longtemps reportées ». Plantier, 39 ans, docteur en droit, joue la carte du renouvellement et promet une méthode « au plus près des habitants », épaulé par une part non négligeable d’anciens adjoints désormais tombés en disgrâce. Au-dessus de la mêlée, Jean-Paul Fournier martèle son avertissement : divisés, « ils sont voués à l’échec ». Message reçu… mais pas entendu.

    Une primaire à ciel ouvert

    Concrètement, la droite pourrait se présenter en trois, voire quatre listes au premier tour : Proust, Plantier, Rouverand et, selon les configurations, un ticket estampillé Horizons. Une telle dispersion transformerait le 1er tour en véritable primaire, avec une question clé : le perdant se désistera-t-il réellement pour le mieux placé ? Dans les coulisses, certains jurent qu’un engagement existe pour se ranger derrière celui qui sortira en tête. Encore faudra-t-il le tenir le soir venu.

    Cet éclatement n’a pas échappé aux autres camps. Le RN, traditionnellement moins haut à Nîmes qu’ailleurs dans le Gard, observe et attend de dévoiler sa tête de liste. À gauche, en revanche, l’union patiemment construite autour de Vincent Bouget (PCF) sous la bannière Nîmes en commun est d’ores et déjà sur les rails. Dans une ville où la pauvreté touche une large part des habitants, le bloc progressiste mise sur la cohérence programmatique et la discipline d’appareil. Si la droite s’éparpille et si deux listes de centre-droit restent en lice au second tour, l’arithmétique peut soudain sourire à la gauche unie. D’ici là, tout se résume à une équation simple pour les héritiers de Fournier : additionner ou se soustraire.

  • Une épicerie étudiante gratuite à Béziers

    Une épicerie étudiante gratuite à Béziers

    Ces dernières années, le Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum) effectuait périodiquement des distributions alimentaires sur le site universitaire délocalisé de l’université Paul Valéry à Béziers. Désormais, les étudiants de ce centre Du Guesclin disposent, de façon permanente, d’une épicerie gratuite.

    Porté par le Scum, ce projet a été inauguré le 25 septembre, à l’occasion de la journée d’accueil étudiante organisée sur le site. Aménagé au sein de la cafétéria, cet espace propose des produits alimentaires en libre-service et sans conditions. « La direction et les personnels du centre universitaire ont ajouté à ce lieu un espace de braderie gratuite de vêtements et petits objets du quotidien (verres, assiettes, couverts), où chacun peut donner ou récupérer », indique le Scum.

    Cette initiative a été rendue possible grâce à l’obtention, par le syndicat étudiant, d’une enveloppe de 14 000 euros allouée dans le cadre du budget participatif régional en 2024. Baptisé « Mobil’Up », le projet lauréat consistait en l’achat d’une camionnette destinée à permettre d’effectuer davantage de distributions alimentaires sur les campus montpelliérains, ainsi que sur d’autres campus de la région.

    « Désormais, le projet “Mobil’Up” s’étend et change de perspective puisqu’il permet l’ouverture et le réapprovisionnement d’une première épicerie gratuite étudiante », souligne le syndicat étudiant, qui ne compte pas s’arrêter là : « Nous projetons l’ouverture d’une nouvelle épicerie gratuite étudiante à Montpellier. » Une action qui viendra s’ajouter à la liste de celles déjà mises en place par le Scum pour cette année 2025-2026 : distributions ponctuelles de protections périodiques à la faculté de droit, distributions alimentaires régulières et, un vendredi sur deux, distribution de produits d’hygiène à la cité U La Colombière et de pain bio devant le resto U Triolet. Pour rappel, ce sont plus de 15 000 colis alimentaires qui avaient été distribués par le Scum durant l’année universitaire 2024-2025. « Mais nos initiatives de solidarité concrète ne suffiront pas à faire face à l’ampleur de la précarité étudiante », avertit le syndicat, qui dénonce « une baisse des Aides pour le logement (APL) à trois reprises depuis 2017 », concomitante de « plusieurs augmentations de frais d’inscription et de loyer, dont la dernière en date était de 100 euros par an dans les logements Crous de Montpellier. »

  • Une épicerie étudiante gratuite à Béziers

    Ces dernières années, le Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum) effectuait périodiquement des distributions alimentaires sur le site universitaire délocalisé de l’université Paul Valéry à Béziers. Désormais, les étudiants de ce centre Du Guesclin disposent, de façon permanente, d’une épicerie gratuite.

    Porté par le Scum, ce projet a été inauguré le 25 septembre, à l’occasion de la journée d’accueil étudiante organisée sur le site. Aménagé au sein de la cafétéria, cet espace propose des produits alimentaires en libre-service et sans conditions. « La direction et les personnels du centre universitaire ont ajouté à ce lieu un espace de braderie gratuite de vêtements et petits objets du quotidien (verres, assiettes, couverts), où chacun peut donner ou récupérer », indique le Scum.

    Cette initiative a été rendue possible grâce à l’obtention, par le syndicat étudiant, d’une enveloppe de 14 000 euros allouée dans le cadre du budget participatif régional en 2024. Baptisé « Mobil’Up », le projet lauréat consistait en l’achat d’une camionnette destinée à permettre d’effectuer davantage de distributions alimentaires sur les campus montpelliérains, ainsi que sur d’autres campus de la région.

    « Désormais, le projet “Mobil’Up” s’étend et change de perspective puisqu’il permet l’ouverture et le réapprovisionnement d’une première épicerie gratuite étudiante », souligne le syndicat étudiant, qui ne compte pas s’arrêter là : « Nous projetons l’ouverture d’une nouvelle épicerie gratuite étudiante à Montpellier. » Une action qui viendra s’ajouter à la liste de celles déjà mises en place par le Scum pour cette année 2025-2026 : distributions ponctuelles de protections périodiques à la faculté de droit, distributions alimentaires régulières et, un vendredi sur deux, distribution de produits d’hygiène à la cité U La Colombière et de pain bio devant le resto U Triolet. Pour rappel, ce sont plus de 15 000 colis alimentaires qui avaient été distribués par le Scum durant l’année universitaire 2024-2025. « Mais nos initiatives de solidarité concrète ne suffiront pas à faire face à l’ampleur de la précarité étudiante », avertit le syndicat, qui dénonce « une baisse des Aides pour le logement (APL) à trois reprises depuis 2017 », concomitante de « plusieurs augmentations de frais d’inscription et de loyer, dont la dernière en date était de 100 euros par an dans les logements Crous de Montpellier. »

  • Mosquée des Bleuets : l’arrêté de fermeture suspendu

    Mosquée des Bleuets : l’arrêté de fermeture suspendu

    Le tribunal administratif a suspendu l’arrêté de fermeture rendu par le préfet des Bouches-du-Rhône, indique samedi 11 octobre l’association les Bleuets dans un communiqué, ajoutant : « Ce qui signifie que la mosquée reste ouverte. »
    Une décision dont Georges-François Leclerc prend « évidemment acte », réagit-il sur les réseaux sociaux, précisant qu’elle « n’est pas (…) définitive » : l’arrêté étant « suspendu mais non annulé ». Sur le fond, le préfet « reste convaincu qu’une mosquée ne saurait employer un imam ayant été condamné pour apologie du terrorisme sans faire l’objet de mesure administrative » et se réserve « la possibilité à la lecture de la décision d’engager les voies de droit dont il dispose ». L’association indique
    elle que « dans un esprit d’apaisement », elle va proposer une rencontre « par l’intermédiaire du conseil du culte musulman des Bouches-du-Rhône ».

  • Mosquée des Bleuets : l’arrêté de fermeture suspendu

    Le tribunal administratif a suspendu l’arrêté de fermeture rendu par le préfet des Bouches-du-Rhône, indique samedi 11 octobre l’association les Bleuets dans un communiqué, ajoutant : « Ce qui signifie que la mosquée reste ouverte. »
    Une décision dont Georges-François Leclerc prend « évidemment acte », réagit-il sur les réseaux sociaux, précisant qu’elle « n’est pas (…) définitive » : l’arrêté étant « suspendu mais non annulé ». Sur le fond, le préfet « reste convaincu qu’une mosquée ne saurait employer un imam ayant été condamné pour apologie du terrorisme sans faire l’objet de mesure administrative » et se réserve « la possibilité à la lecture de la décision d’engager les voies de droit dont il dispose ». L’association indique
    elle que « dans un esprit d’apaisement », elle va proposer une rencontre « par l’intermédiaire du conseil du culte musulman des Bouches-du-Rhône ».

  • Meublés touristiques : quatre investisseurs jugés

    Meublés touristiques : quatre investisseurs jugés

    La Ville a assigné pour lundi, devant la juridiction civile, quatre importants propriétaires investisseurs qui exploitent des meublés touristiques sans autorisation préalable. Si un renvoi est demandé par certains, ce baptême judiciaire inaugural entend adresser un message de fermeté et obtenir le retour à la location classique de 33 meublés sous la pression de lourdes amendes civiles.

    Contrôlés par les agents de la nouvelle brigade municipale de la direction du logement, les premiers assignés n’ont pas demandé d’autorisation préalable de changement d’usage. Ce ne sont pas les seuls, puisque la Ville de Marseille estime que 6 220 des 12 937 meublés touristiques ne sont pas en règle.

    Au premier rang des assignés, Vincent Challier, un chirurgien de Périgueux qui se vantait d’être en flagrant délit dans le magazine « Complément d’enquête », avec 14 meublés en infraction au 30, rue Thiers (1er). On trouve ensuite l’investisseur Mehdi Guenouni pour ses neuf meublés exploités au 31, rue Barthélémy (1er). Il expliquera peut-être au juge comment ses travaux de décloisonnement, la semaine dernière, ont réussi à déstructurer les 3e et 4e étages, au point d’être l’objet d’un arrêté de mise en sécurité, procédure urgente. Autre investisseur assigné, un juge du tribunal de commerce pour deux « cabanons » sur l’anse de Malmousque et quatre meublés, rue Sainte-Françoise au Panier, trois autres rue Consolat. Et, enfin, un couple pour un meublé non déclaré et de surcroît dans un immeuble également en péril, rue Vacon.

    La Ville entend demander au juge civil d’enjoindre ces quatre propriétaires à remettre tous ces logements en location classique sous astreinte de 3 000 euros par jour de retard et ce dans un délai de deux mois.

  • Meublés touristiques : quatre investisseurs jugés

    La Ville a assigné pour lundi, devant la juridiction civile, quatre importants propriétaires investisseurs qui exploitent des meublés touristiques sans autorisation préalable. Si un renvoi est demandé par certains, ce baptême judiciaire inaugural entend adresser un message de fermeté et obtenir le retour à la location classique de 33 meublés sous la pression de lourdes amendes civiles.

    Contrôlés par les agents de la nouvelle brigade municipale de la direction du logement, les premiers assignés n’ont pas demandé d’autorisation préalable de changement d’usage. Ce ne sont pas les seuls, puisque la Ville de Marseille estime que 6 220 des 12 937 meublés touristiques ne sont pas en règle.

    Au premier rang des assignés, Vincent Challier, un chirurgien de Périgueux qui se vantait d’être en flagrant délit dans le magazine « Complément d’enquête », avec 14 meublés en infraction au 30, rue Thiers (1er). On trouve ensuite l’investisseur Mehdi Guenouni pour ses neuf meublés exploités au 31, rue Barthélémy (1er). Il expliquera peut-être au juge comment ses travaux de décloisonnement, la semaine dernière, ont réussi à déstructurer les 3e et 4e étages, au point d’être l’objet d’un arrêté de mise en sécurité, procédure urgente. Autre investisseur assigné, un juge du tribunal de commerce pour deux « cabanons » sur l’anse de Malmousque et quatre meublés, rue Sainte-Françoise au Panier, trois autres rue Consolat. Et, enfin, un couple pour un meublé non déclaré et de surcroît dans un immeuble également en péril, rue Vacon.

    La Ville entend demander au juge civil d’enjoindre ces quatre propriétaires à remettre tous ces logements en location classique sous astreinte de 3 000 euros par jour de retard et ce dans un délai de deux mois.

  • #DisMoiPourquoi les poissons ne se noient-ils pas ?

    La très grande majorité des poissons possèdent des branchies qui permettent de respirer dans l’eau. Tout comme nos poumons avec l’air, les branchies permettent de capter le dioxygène (O2) et de rejeter le dioxyde de carbone (CO2), mais dans l’eau. Les branchies ne fonctionnent que dans l’eau, tout comme nos poumons ne fonctionnent que dans l’air. C’est pour ça que les poissons ne se noient pas dans la mer, tout comme nous, les humains, ne nous étouffons pas dans l’air. »

    Christophe Lejeusne, enseignant-chercheur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (CNRS, IRD)

  • #DisMoiPourquoi les poissons ne se noient-ils pas ?

    #DisMoiPourquoi les poissons ne se noient-ils pas ?

    La très grande majorité des poissons possèdent des branchies qui permettent de respirer dans l’eau. Tout comme nos poumons avec l’air, les branchies permettent de capter le dioxygène (O2) et de rejeter le dioxyde de carbone (CO2), mais dans l’eau. Les branchies ne fonctionnent que dans l’eau, tout comme nos poumons ne fonctionnent que dans l’air. C’est pour ça que les poissons ne se noient pas dans la mer, tout comme nous, les humains, ne nous étouffons pas dans l’air. »

    Christophe Lejeusne, enseignant-chercheur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (CNRS, IRD)

  • Mouvement associatif : les bénévoles prennent leur devenir en main

    Mouvement associatif : les bénévoles prennent leur devenir en main

    Onze octobre. Le Mouvement associatif, qui regroupe plus de 600 000 associations sur le territoire national, a appelé à une mobilisation générale face à une crise « sans précédent » : financements sabrés, « risque de disparition », avec une chute de 41% des subventions en 15 ans et 54% d’associations en difficulté de trésorerie, selon le Mouvement associatif. « Il est important de se soulever, même un peu tard, car beaucoup d’associations ferment et sont dans le dur. Il est urgent de se demander comment on agit et comment on se saisit de cet élan pour ne rien lâcher. Un mot d’ordre circule déjà, celui de dire : on ne lâchera rien, rapporte Sandra Castebrunet, déléguée régionale pour le Mouvement associatif. Il faut se demander : comment saisir cette envie de grand rassemblement ? » À Marseille, ce sont 300 personnes qui se sont rassemblées sous l’ombrière pour que le statut de bénévoles soit légitimité et réclamer une reconnaissance du travail associatif. « On ne peut pas continuer à être considérés comme non indispensables où être vus comme des associations consommatrices de subventions. Il y a un enjeu à faire connaître le large spectre des associations, il faut que les politiques s’emparent de cette vision, quel que soit le bord politique », ajoute Sandra Castebrunet, qui admet que l’avenir politique et financier reste une « crainte » pour les associations. L’action, inédite, a trouvé son écho dans les communes alentour. À Venelles, commune proche d’Aix, six associations se sont jointes à l’appel du Mouvement associatif. « Les associations sont un lieu d’échange, de démocratie, de lien social : c’est le maintient de tout cela qui se joue actuellement, rapporte Michel Bianco, co-référent de l’association Carrefour Citoyen. Ce sont des enjeux qui font partie des questions politiques au sens large. »