Author: tecnavia

  • Quand Milos Šcepanovic retrouve son grand ami Aleksandar Radovic

    Quand Milos Šcepanovic retrouve son grand ami Aleksandar Radovic

    Il semble désormais lointain le temps où Milos Šcepanovic et Aleksandar Radovic évoluaient ensemble dans un bassin. Respectivement devenus entraîneur du CN Marseille et du Waspo 98 Hannover, deux clubs opposés ce mardi soir (20h30) au bassin Pierre-Garsau, ces deux ex-internationaux monténégrins se connaissent de longue date. « On a grandi ensemble dans le même club, à Jadran Herceg Novi », raconte Radovic. « Même s’il était un peu plus âgé que moi, on a joué ensemble pendant quelques années. Sans compter tout ce que l’on a vécu en sélection », poursuit l’ancien ailier. Ce dernier décrit son partenaire d’antan comme quelqu’un de « vraiment drôle » et « très professionnel ». « Il s’investit à 100% dans tout ce qu’il fait. Il était comme ça en tant que joueur, et j’espère qu’il l’est toujours en tant qu’entraîneur », s’amuse celui qui était surnommé « Kanonier » (canonnier) à la fin de sa carrière avec Hanovre.

    Ensemble, les deux comparses ont remporté de nombreuses médailles dans les compétitions européennes et mondiales, dont une en or lors de l’Euro 2008. « Il fait partie de la grande équipe du Monténégro », souligne Šcepanovic, qui voit en Radovic « un ami ». « On passait pas mal de temps ensemble. Et malgré la distance, on a quand même réussi à garder le contact. Je suis content de l’accueillir ici pour ce match. C’est une superbe personne et un grand homme », ajoute le technicien du Cercle des nageurs de Marseille, présent à ce poste depuis 2020, ce qui lui donne un avantage d’expérience sur le jeune entraîneur du Waspo 98 Hannover. Après avoir évolué côte à côte, les deux figures du water-polo monténégrin vont désormais se faire face. « J’ai bien suivi ce que Milos a fait pour le CNM », souligne Alexandar Radovic. « Ce n’est pas pour rien si Marseille est devenu l’une des meilleures équipes d’Europe », ajoute-t-il, persuadé que les plans de Šcepanovic seront difficiles à contrecarrer.

  • Vernoux, futur roi des bassins

    Vernoux, futur roi des bassins

    Sous son mètre quatre-vingt-seize et sa centaine de kilos bien tassée, sans un seul pet de graisse, le Marseillais Thomas Vernoux (23 ans) ne cache pas ses rêves de grandeur. « Je veux être le meilleur joueur du monde », martèle le prodige du CNM. Cet immense objectif peut paraître prétentieux, mais ses proches vantent « son humilité et sa bienveillance ». « C’est un joueur et une personne exceptionnelle, hors du commun, on a de la chance de l’avoir », témoigne Ugo Crousillat, fier de le compter parmi ses meilleurs amis. « Il a cette envie de progresser et je suis très content aussi, parce qu’il progresse dans le leadership, il prend une place importante à ce niveau-là dans l’équipe. Je sais son objectif, il va y arriver, il ne faut pas qu’il se mette la pression », ajoute le capitaine marseillais, persuadé que son fidèle coéquipier n’a pas encore atteint son plein potentiel. Un avis également partagé par le principal concerné. « J’espère ne pas être dans la forme de ma vie », souligne Thomas. « J’ai toujours l’ambition de progresser encore plus. Chaque saison est meilleure. Peut-être que je suis proche du maximum physiquement, mais je dois encore progresser sur le plan tactique, psychologique, sur savoir comment gérer moins mes émotions, comment gérer tous les espaces, et sur la gestion de l’équipe », reconnaît-il.

    En quête de régularité

    À seulement 23 ans, Thomas Vernoux est considéré comme un cadre de la formation marseillaise. À tel point qu’il parvient même, sans en avoir conscience, à motiver ses coéquipiers grâce à son niveau de jeu. « C’est une référence pour les joueurs du Cercle afin de savoir où est-ce qu’on doit mettre notre niveau. Il fait partie des raisons pour lesquelles je continue à jouer à 38 ans », confie Mickaël Bodegas, qui le suivait depuis l’étranger lorsque « le métronome », comme il le décrit, a fait ses premiers pas avec l’équipe de France, à l’âge de 15 ans. « Il est déjà à un niveau extraordinaire, mais il a encore beaucoup à apprendre. Avec l’expérience, et s’il arrive à garder cette régularité, en écoutant les plus vieux comme moi, il arrivera à un niveau où il sera sûrement inarrêtable », estime l’international italien, conscient que la force des grands poloïstes réside dans la constance des performances. « Il y a des matches où je suis à mon maximum et d’autres où je suis un peu en dessous. C’est normal d’avoir des hauts et des bas, mais il faut vraiment que je sois très exigeant envers moi-même », insiste Vernoux, avec son petit côté perfectionniste. « Il s’entraîne toujours à fond », raconte Milos Šcepanovic, l’entraîneur du Cercle. « Quand il passe un palier, on voit qu’il en a encore sous le coude pour en atteindre un autre. Son potentiel est énorme. Je crois qu’on peut toujours s’améliorer. C’est un état d’esprit que j’aime beaucoup et il faut absolument qu’il garde ça en tête », conseille le technicien monténégrin.

    Hanovre, premier défi marseillais

    Les poloïstes du Cercle des nageurs de Marseille reçoivent les pensionnaires du Waspo 98 Hannover, mardi soir (20h30) au bassin Pierre-Garsau, à l’occasion de la 1ère journée de la Ligue des Champions. Ce premier adversaire de la poule D, qui compte également les clubs espagnols de Sabadell et Barceloneta, se révèle être le dernier champion d’Allemagne et très récent vainqueur de la Supercoupe d’Allemagne, samedi, au détriment du Spandau 04 (14-10), écurie phare d’Outre-Rhin. « C’est une équipe qui ne va pas être considérée favorite pour se qualifier, mais ça reste une formation solide avec des qualités physiques et de tirs », analyse Milos Šcepanovic, l’entraîneur du CNM. « Je pense que c’est une équipe très sérieuse », surenchérit le capitaine Ugo Crousillat. « Il va falloir mettre beaucoup de rythme et rester patients. Il faudra bien les surveiller », ajoute l’ancien coéquipier en sélection d’Aleksandar Radovic, l’entraîneur de Hanovre.

    MARSEILLE – HANOVRE

    1ère journée de Ligue des Champions

    Mardi 14 octobre, à 20h30

    Lieu : Bassin Pierre-Garsau, à Marseille

    CN Marseille : Bodegas, Bouet, Canovas, Crousillat (cap), De Nardi, Drasovic, Gbadamassi, Hovhannisyan, Kalogeropoulos, Larumbe, Marion-Vernoux, Nagy, Spaic, Tesanovic, Vanpeperstraete, Vernoux.

    WASPO 98 HANNOVER : Benke, Bock, Bozic, Buha, Gansen, Jaeschke, Kueppers, Langiewicz, Lozina, Macan (cap), Milardovic, Schipper, Spittank, Strelezkij, Henrike Van Den Burg, Vukicevic.

  • [Entretien] Mathilde Aurier : « Le moteur dramaturgique de la pièce est l’effondrement »

    [Entretien] Mathilde Aurier : « Le moteur dramaturgique de la pièce est l’effondrement »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui a vous a conduit à écrire un spectacle autour des effondrements de la rue d’Aubagne ?

    Mathilde Aurier : En tant que Marseillaise et autrice, cela faisait quelque temps que je voulais raconter ce drame dans toute son ampleur sociale, intime et politique. Je ne savais pas exactement par quels angles et points de vue l’aborder. J’ai rencontré ensuite celle qui m’a inspiré le personnage de Nina, une locataire et survivante des effondrements. Elle m’a livré sa bataille émotionnelle psychologique, administrative et juridique. J’ai décidé de faire de son parcours, avant, pendant et après les effondrements, le conducteur de toute la pièce. Toujours, dans cette volonté de conjuguer un récit intime avec une mémoire collective, je suis ensuite allée à la rencontre du Collectif du
    5-Novembre, d’associations, de riverains de la rue d’Aubage, de psychologues chargés du suivi des délogés… Il était important pour moi de retracer le drame des effondrements mais aussi tous les microdrames qui ont suivi. Pour retracer l’ampleur de cette catastrophe, j’ai décidé de faire une pièce avec un récit choral, même si le parcours de Nina se trouve en son centre.

    Vous écrivez dans votre note d’intention qu’une « dramaturgie en millefeuilles » s’est imposée…

    M.A. : Il y a beaucoup de personnages dans la pièce. Toutes les trajectoires des personnages principaux sont creusées. Avec plusieurs couches de dramaturgie. Mon moteur dramaturgique et scénique a été l’effondrement. Il se retrouve même dans l’écriture et la construction de la pièce, très fragmentée, chaotique. L’effondrement est un moteur qui se retrouve dans les personnages, physiquement et psychologiquement. Et aussi dans l’écriture, la scénographie, le son…

    Votre création s’articule autour de l’effondrement, mais aussi de la force des délogés ?

    M.A. : Cette force découle de l’effondrement. C’est-à-dire par quelle force commune on s’empare de cet effondrement pour reconstruire, même si je n’aime pas ce mot car il n’est pas vrai. Car ce qui s’est passé est encore à vif.

    En plus des trajectoires individuelles fracassées par cet effondrement, le 5 novembre 2018 est avant tout le résultat de l’incurie des responsables politiques de l’époque et des marchands de sommeil. Leurs fantômes habitent-ils la scène concrètement ou par des évocations ?

    M.A. : Les deux. Les figures politiques sont amenées via des métaphores animales. Quant au versant administratif, je l’ai traité d’un point de vue assez ubuesque et satirique, ce qui permet aussi de donner une respiration dans la trame principale. Dans mon écriture, j’aime bien vaciller entre plusieurs registres, dans la langue, les situations… le versant administratif a donc été abordé par des figures tournées en dérision car c’est comme ça qu’elles ont en fait traité la gestion de ce drame. Quand j’ai fait mon enquête, il faut rappeler que personne de la mairie des 1er et 7e arrondissements de l’époque n’a voulu me recevoir.

    Et qu’en est-il de la scénographie et de la bande sonore, autour de la musique techno ?

    M.A. : Le nerf de la scénographie est la dent creuse. La rue d’Aubagne est tarpin colorée et au milieu, il y a ce trou. On est parti de ça dans la texture, la couleur. Et vu que le cœur est la trajectoire de cette survivante, ce qu’il lui reste est un lit. Tout gravite autour de son lit qui est son dernier endroit de refuge. Pour la bande sonore, je voulais creuser la scène underground techno marseillaise. Avec cette pièce et son sujet, j’avais envie de sortir des lieux communs, assez faciles à traiter à Marseille comme si on écoutait que du Jul. La création sonore s’est donc orientée vers cet univers très présent à Marseille de scène électronique.

  • Au 51, boulevard Dahdah, dix ans de péril et d’insalubrité

    Au 51, boulevard Dahdah, dix ans de péril et d’insalubrité

    Le tribunal administratif a débouté un des 23 copropriétaires du 51 boulevard Dahdah (4e), en péril depuis 2019, qui contestait le recouvrement par la ville de Marseille des frais engagés pour reloger l’occupant de son logement.

    Interdit d’accès et muré, l’immeuble aux Chutes-Lavie est un ensemble collectif du XIXe siècle de type « courée ouvrière », organisé en 42 lots de copropriété depuis 1952, et qui a toujours concentré une population précaire exploitée par des investisseurs, dont certains connus pour être des marchands de sommeil. Sur la fin, il était devenu le dernier refuge de migrants. Son évacuation avait mobilisé des collectifs (Les expulsé.es du Bd Dahdah, Collectif du 5 Novembre, Al Manba/Soutien Migrant.e.s 13).

    Deux ans après l’évacuation d’urgence du 14 novembre 2019 de ces gourbis, la Ville a émis, en décembre 2021, contre la plaignante, deux titres pour une somme totale de 18 000 euros, mis en recouvrement par le fisc. La propriétaire objectait qu’elle n’avait pas signé de contrat de bail, mais une « convention d’occupation précaire » pour la mise à disposition gratuite d’une « pièce à vivre et d’une salle de bains avec toilettes » de 21,87 m2. Le tribunal a estimé qu’« une telle convention ne fait pas obstacle à ce que le logement occupé soit considéré comme sa résidence principale ».

    11 mutations immobilières depuis octobre 2021

    Une autre copropriétaire a été déboutée en avril 2025, obligée de rembourser 12 500 euros de nuitées hôtelières. Elle soutenait sans la moindre preuve avoir proposé en vain un hébergement de 30 m2 à Simiane-Collongue (20 km de Marseille) à son locataire, à qui son employeur proposait de lui prêter un véhicule. Des allégations sans preuve. « à supposer cette proposition établie, compte tenu de la distance entre les deux logements », la requérante « ne peut être regardée comme ayant satisfait à son obligation de relogement dans des conditions correspondant aux besoins de son locataire, ce qui justifiait que l’autorité territoriale se substitue à elle », cingle le tribunal.

    La copropriété est visée depuis plus de dix ans par un arrêté préfectoral d’insalubrité du 17 avril 2015 pour ses parties communes dégradées, suivi le 18 octobre 2016 d’une mise en demeure d’agir. Dix ans plus tard, les arrêtés de péril et d’insalubrité sont toujours actifs. Sous l’égide de la Métropole, l’opérateur Urbanis Aménagement devait organiser son expropriation. Pourtant aucune déclaration d’utilité publique n’a jamais vu le jour. Et, alors qu’il est toujours muré, en péril, insalubre et interdit d’accès, le « 51 Dahdah » a fait l’objet de 11 ventes de lots depuis 2021.

  • Au 51, boulevard Dahdah, dix ans de péril et d’insalubrité

    Le tribunal administratif a débouté un des 23 copropriétaires du 51 boulevard Dahdah (4e), en péril depuis 2019, qui contestait le recouvrement par la ville de Marseille des frais engagés pour reloger l’occupant de son logement.

    Interdit d’accès et muré, l’immeuble aux Chutes-Lavie est un ensemble collectif du XIXe siècle de type « courée ouvrière », organisé en 42 lots de copropriété depuis 1952, et qui a toujours concentré une population précaire exploitée par des investisseurs, dont certains connus pour être des marchands de sommeil. Sur la fin, il était devenu le dernier refuge de migrants. Son évacuation avait mobilisé des collectifs (Les expulsé.es du Bd Dahdah, Collectif du 5 Novembre, Al Manba/Soutien Migrant.e.s 13).

    Deux ans après l’évacuation d’urgence du 14 novembre 2019 de ces gourbis, la Ville a émis, en décembre 2021, contre la plaignante, deux titres pour une somme totale de 18 000 euros, mis en recouvrement par le fisc. La propriétaire objectait qu’elle n’avait pas signé de contrat de bail, mais une « convention d’occupation précaire » pour la mise à disposition gratuite d’une « pièce à vivre et d’une salle de bains avec toilettes » de 21,87 m2. Le tribunal a estimé qu’« une telle convention ne fait pas obstacle à ce que le logement occupé soit considéré comme sa résidence principale ».

    11 mutations immobilières depuis octobre 2021

    Une autre copropriétaire a été déboutée en avril 2025, obligée de rembourser 12 500 euros de nuitées hôtelières. Elle soutenait sans la moindre preuve avoir proposé en vain un hébergement de 30 m2 à Simiane-Collongue (20 km de Marseille) à son locataire, à qui son employeur proposait de lui prêter un véhicule. Des allégations sans preuve. « à supposer cette proposition établie, compte tenu de la distance entre les deux logements », la requérante « ne peut être regardée comme ayant satisfait à son obligation de relogement dans des conditions correspondant aux besoins de son locataire, ce qui justifiait que l’autorité territoriale se substitue à elle », cingle le tribunal.

    La copropriété est visée depuis plus de dix ans par un arrêté préfectoral d’insalubrité du 17 avril 2015 pour ses parties communes dégradées, suivi le 18 octobre 2016 d’une mise en demeure d’agir. Dix ans plus tard, les arrêtés de péril et d’insalubrité sont toujours actifs. Sous l’égide de la Métropole, l’opérateur Urbanis Aménagement devait organiser son expropriation. Pourtant aucune déclaration d’utilité publique n’a jamais vu le jour. Et, alors qu’il est toujours muré, en péril, insalubre et interdit d’accès, le « 51 Dahdah » a fait l’objet de 11 ventes de lots depuis 2021.

  • Remaniés, les Bleus trébuchent en Islande

    Remaniés, les Bleus trébuchent en Islande

    L’Islande, escale parfaite pour atterrir en Amérique du Nord, mais les Bleus devront encore attendre pour sécuriser leur place à la Coupe du monde. Ce lundi soir, ils ont fait match nul sur la pelouse de l’Islande, malgré des buts de Nkunku puis Mateta. L’échéance est reportée au mois de novembre.

    Les Bleus auraient pu idéalement débuter leur rencontre dans le Grand nord, mais Elias Olofsson, le portier islandais, en a décidé autrement. Suite à un corner à la 2e minute, Christopher Nkunku a eu l’occasion d’ouvrir le score mais le gardien s’est interposé. Ensuite, les hommes de Didier Deschamps ont siégé dans les 40 mètres adverses. Face à une défense compacte, ils ont eu du mal à trouver des solutions. Le manque logique d’automatismes, vu la composition alignée, a aussi fait défaut à l’équipe de France. Jean-Philippe Mateta n’a pas eu l’opportunité de toucher beaucoup de ballons durant cette première période de jeu. Ce dernier a tout de même une occasion sur un centre (21e).

    Sur un coup franc généreusement donné par l’arbitre israélien du soir, Viktor Palsson a placé le bout de son pied pour tromper Mike Maignan. Malgré la forêt de jambes, l’Islande a ouvert le score quelques minutes avant le retour aux vestiaires. Les champions du monde 2018 étaient très proches d’égaliser dans le temps additionnel, mais les locaux ont sauvé sur la ligne une double balle de but.

    Le match s’est emballé

    à l’heure de jeu

    Les Français ont continué d’avoir le monopole du cuir, dès la reprise de la partie. Cette confiscation du ballon a – enfin – fini par payer. Servi sur son côté gauche, Christopher Nkunku a repiqué intérieur et a décoché une frappe croisée trompant Elias Olofsson. C’est à ce moment que le match a pris une autre tournure. Maghnès Akliouche a été percutant lors de son entrée et a trouvé Jean-Philippe Mateta dans la surface. Le joueur de Crystal Palace s’est offert son premier but en A et a permis aux Bleus de passer devant. Pour une minute. Dès le coup d’envoi, la charnière centrale tricolore s’est oubliée et le jeune Kristian Hlynsson a immédiatement égalisé d’un tir sous la barre.

    Les coéquipiers du capitaine Mike Maignan ont beaucoup tenté dans les derniers instants de la rencontre. Tout Reykjavik a retenu son souffle durant cette fin de partie où les Bleus ont catapulté de nombreux ballons dans la surface. Ce petit but supplémentaire n’est pas venu. Il faudra attendre un mois de plus pour assurer une place à la Coupe du monde.

    ISLANDE 2 (1) France 2 (0)

    Éliminatoires Coupe du monde 2026, 4e journée

    Stade de Laugardasvöllur

    Arbitre : Orel Grinfeeld (ISR)

    Buts : Palsson (39e), Hlynsson (70e) ; Nkunku (63e), Mateta (68e)

    Islande : Olafsson – Palsson, Ingason, Gretarsson, Ellertsson – Tomasson, Haraldsson (cap.), Johannesson, Gudmundsson – Gudjohnsen, Magnusson

    Entraîneur : Arnar Gunnlaugsson

    France : Maignan (cap.) – Koundé, Upamecano, Saliba, Digne – Koné, Camavinga – Nkunku, Olise, Thauvin – Mateta

    Entraîneur : Didier Deschamps.

    Deux rencontres qualificatives restantes pour les Bleus

    L’équipe de France est toute proche d’une nouvelle qualification directe pour la Coupe du monde. Si ce n’est pas encore mathématiquement fait, les hommes de Didier Deschamps vont avoir deux rencontres lors de la prochaine fenêtre internationale, en novembre. Dès le premier match, la décision pourrait être scellée. En effet, les Bleus accueillent l’Ukraine, 2e du groupe, au Parc des Princes (13/11).

    Un simple match nul qualifierait la France pour le Mondial nord-américain, l’été prochain. S’il y avait défaite dans l’enceinte du PSG, une seconde chance est programmée trois jours plus tard, à Bakou, en Azerbaïdjan. La qualification est donc presque là pour Kylian Mbappé et consorts.

  • Remaniés, les Bleus trébuchent en Islande

    L’Islande, escale parfaite pour atterrir en Amérique du Nord, mais les Bleus devront encore attendre pour sécuriser leur place à la Coupe du monde. Ce lundi soir, ils ont fait match nul sur la pelouse de l’Islande, malgré des buts de Nkunku puis Mateta. L’échéance est reportée au mois de novembre.

    Les Bleus auraient pu idéalement débuter leur rencontre dans le Grand nord, mais Elias Olofsson, le portier islandais, en a décidé autrement. Suite à un corner à la 2e minute, Christopher Nkunku a eu l’occasion d’ouvrir le score mais le gardien s’est interposé. Ensuite, les hommes de Didier Deschamps ont siégé dans les 40 mètres adverses. Face à une défense compacte, ils ont eu du mal à trouver des solutions. Le manque logique d’automatismes, vu la composition alignée, a aussi fait défaut à l’équipe de France. Jean-Philippe Mateta n’a pas eu l’opportunité de toucher beaucoup de ballons durant cette première période de jeu. Ce dernier a tout de même une occasion sur un centre (21e).

    Sur un coup franc généreusement donné par l’arbitre israélien du soir, Viktor Palsson a placé le bout de son pied pour tromper Mike Maignan. Malgré la forêt de jambes, l’Islande a ouvert le score quelques minutes avant le retour aux vestiaires. Les champions du monde 2018 étaient très proches d’égaliser dans le temps additionnel, mais les locaux ont sauvé sur la ligne une double balle de but.

    Le match s’est emballé

    à l’heure de jeu

    Les Français ont continué d’avoir le monopole du cuir, dès la reprise de la partie. Cette confiscation du ballon a – enfin – fini par payer. Servi sur son côté gauche, Christopher Nkunku a repiqué intérieur et a décoché une frappe croisée trompant Elias Olofsson. C’est à ce moment que le match a pris une autre tournure. Maghnès Akliouche a été percutant lors de son entrée et a trouvé Jean-Philippe Mateta dans la surface. Le joueur de Crystal Palace s’est offert son premier but en A et a permis aux Bleus de passer devant. Pour une minute. Dès le coup d’envoi, la charnière centrale tricolore s’est oubliée et le jeune Kristian Hlynsson a immédiatement égalisé d’un tir sous la barre.

    Les coéquipiers du capitaine Mike Maignan ont beaucoup tenté dans les derniers instants de la rencontre. Tout Reykjavik a retenu son souffle durant cette fin de partie où les Bleus ont catapulté de nombreux ballons dans la surface. Ce petit but supplémentaire n’est pas venu. Il faudra attendre un mois de plus pour assurer une place à la Coupe du monde.

    ISLANDE 2 (1) France 2 (0)

    Éliminatoires Coupe du monde 2026, 4e journée

    Stade de Laugardasvöllur

    Arbitre : Orel Grinfeeld (ISR)

    Buts : Palsson (39e), Hlynsson (70e) ; Nkunku (63e), Mateta (68e)

    Islande : Olafsson – Palsson, Ingason, Gretarsson, Ellertsson – Tomasson, Haraldsson (cap.), Johannesson, Gudmundsson – Gudjohnsen, Magnusson

    Entraîneur : Arnar Gunnlaugsson

    France : Maignan (cap.) – Koundé, Upamecano, Saliba, Digne – Koné, Camavinga – Nkunku, Olise, Thauvin – Mateta

    Entraîneur : Didier Deschamps.

    Deux rencontres qualificatives restantes pour les Bleus

    L’équipe de France est toute proche d’une nouvelle qualification directe pour la Coupe du monde. Si ce n’est pas encore mathématiquement fait, les hommes de Didier Deschamps vont avoir deux rencontres lors de la prochaine fenêtre internationale, en novembre. Dès le premier match, la décision pourrait être scellée. En effet, les Bleus accueillent l’Ukraine, 2e du groupe, au Parc des Princes (13/11).

    Un simple match nul qualifierait la France pour le Mondial nord-américain, l’été prochain. S’il y avait défaite dans l’enceinte du PSG, une seconde chance est programmée trois jours plus tard, à Bakou, en Azerbaïdjan. La qualification est donc presque là pour Kylian Mbappé et consorts.

  • La Marseillaise: un nouveau siège signe d’un élan retrouvé

    Ils étaient des centaines réunis lundi place de La Marseillaise, cours d’Estienne d’Orves, à avoir répondu l’invitation pour l’inauguration du nouveau siège du journal. Tous les amis du journal, de Nicolas le cuisinier du Mondial à Robert Voisard, un des anciens directeurs, en passant par d’anciens salariés, soutiens, représentants syndicaux et corps consulaires, venus fêter l’installation dans ces nouveaux locaux. Parmi eux, aussi de nombreux élus de divers horizons. Le signe d’une profonde reconnaissance. Tout au long de l’après-midi, les visites dans ces 1000 mètres carrés complètement remis à neuf se sont enchaînées.

    Une fierté, cinq ans après la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce emporté par la crise Covid alors que les banques avaient refusé au journal un prêt garanti par l’État. Signe de temps, son premier représentant sur le territoire, le préfet Georges-François Leclerc est sorti de sa réserve pour venir prendre part à cette joyeuse cérémonie.

    « Liberté, nous avons écrit ton nom et ce soir nous recommençons. Car nous sommes nés pour te connaître, te nommer Liberté », lancera Léo Purguette, le directeur éditorial et président du journal, paraphrasant Paul Éluard avant d’adresser un message de devant les jeunes du collège Jean de Bernardy. La chorale et de l’orchestre de cet établissement marseillais rebaptisé depuis la rentrée du nom d’un des fondateurs du journal tombé au combat face à l’ennemi Nazi, a interprété un émouvant Chant des partisans, et une non moins émouvante Marseillaise, accompagnant la chanteuse Alicia.

    Et Léo Purguette de rappeler trois lignes rouges tracées il y a cinq ans : le maintien de l’emploi. « Nous étions 49 et nous sommes aujourd’hui plus de 60, 70 avec nos amis de Zébuline », glisse-t-il. Le maintien de la zone de diffusion étendue depuis au Vaucluse. Et le maintien enfin de la ligne éditoriale, une « ligne qui s’est aiguisée, affirmée et nous a permis de progresser. » martèle-t-il encore, évoquant une progression de 10 % des ventes en kiosques en 2024.

    Et de chuter sur la défense de la liberté de la presse et du pluralisme : « Ce n’est pas une préoccupation catégorielle mais un impératif démocratique dans une république qui va si mal. À la suite des états généraux de l’information et des démarches alternatives de nombreuses propositions sont sur la table elle devrait réunir une majorité attachée à l’état de droit et aux principes démocratiques avant que le débat public ne soit asphyxié par un paysage médiatique totalement soumis au pouvoir de l’argent et au projet politique de l’extrême droite ».

    Audrey Garino, Adjointe PCF au maire de Marseille

    « Il y a près de 82 ans, des femmes et des hommes ont pris la plume, non pas pour plaire mais pour résister. Depuis La Marseillaise fait entendre la voix de Marseille libre, populaire et courageuse. »

    Isabelle Campagnola-Savon, Conseillère régionale

    « La Marseillaise est le miroir de notre région avec ses forces, ses faiblesses et ses espoirs. Un engagement qui dépasse les époques. C’est un journal né de la Résistance, qui a su traverser les décennies en restant fidèle à son esprit fondateur. »

    Martine Vassal, présidente DVD du Département.

    « C’est important d’avoir un journal qui retransmette ce que nous disons sans mauvaise interprétation avec de la vérité. C’est ce qui vous a transcendé au fil de ces années, dire les choses et les faire avec beaucoup de passion. »

    Jérémy Bacchi, sénateur PCF

    « La Marseillaise s’installe dans un nouveau monde, mais son âme reste la même, celle d’un journal libre, combatif, populaire, l’âme d’une presse qui n’a jamais renoncé à son engagement pour la justice et le progrès social. »

    Georges-François Leclerc, préfet de région

    « Un préfet qui arrive par la magie d’une nomination se doit d’épouser la région qu’il a l’honneur d’administrer. Et lorsque je lis La Marseillaise, j’ai l’impression de toucher une des vérités des Bouches-du-Rhône et de Marseille. »

  • Lecornu II : dernières heures avant la chute ?

    Lecornu II : dernières heures avant la chute ?

    Comme à l’accoutumée depuis la dissolution ratée de juin 2024, c’est une semaine cruciale qui s’ouvre pour le gouvernement en place. Le premier Conseil des ministres de cette équipe fraîchement nommée se tient ce mardi matin à l’Élysée, autour du président. Seront ainsi présentés les deux projets de budget, de l’État et de la Sécurité sociale, afin qu’ils puissent être transmis dans les temps au Parlement.

    « Notre seul objectif et seule mission » est « de surpasser et de dépasser cette crise politique » qui « sidère », et ce avec « sobriété » et « humilité », en mettant « les ego de côté », a déclaré le Premier ministre, en introduction d’une réunion de son nouveau gouvernement à Matignon, lundi après-midi. Il avait auparavant demandé des passations de pouvoir « sobres » qui se sont déroulées au moment du déjeuner, sans presse ni invités. Et, a fortiori, sans règlements de compte… La priorité pour le chef de gouvernement est de « donner un budget à la France d’ici la fin de l’année », assène Sébastien Lecornu. Parallèlement, la commission des Finances de l’Assemblée nationale, présidée par le député LFI éric Coquerel, commence ses auditions ce mardi.

    Puis, vient le moment de vérité. Le Premier ministre est ensuite attendu à l’Assemblée nationale, où il prononcera son discours de politique générale à partir de 15 heures. Les socialistes y attendent notamment la suspension « immédiate et complète » de la réforme des retraites de 2023. Si tel n’est pas le cas, les députés PS pourraient voter la censure déposée par leurs partenaires de gauche (lire ci-contre).

    Macron s’en prend

    aux oppositions

    De son côté, comme à son habitude, l’artisan du chaos en cours renvoie la responsabilité à ses opposants. « Je trouve que beaucoup de ceux qui ont nourri la division, les spéculations, n’ont pas été au niveau du moment où vit la France et de ce qu’attendent les Françaises et les Français », a insisté le chef de l’État à son arrivée en Égypte, pour assister à un « sommet pour la paix » à Gaza. « Les forces politiques qui ont joué la déstabilisation de Sébastien Lecornu sont les seules responsables de ce désordre », a-t-il osé. Les réactions ne se sont pas fait attendre. « Comment cet homme méprisant le peuple, plus préoccupé par les marchés que par les Français, peut-il encore se dédouaner de ses responsabilités. Emmanuel Macron est le seul responsable et coupable du chaos », conspue Stéphane Peu, co-président du groupe communiste à l’Assemblée.

    Le locataire de l’Élysée persiste et signe, demandant « à tout le monde de se ressaisir, de travailler avec exigence, respect ». Interrogé sur une possible dissolution en cas de nouvelle chute du gouvernement, il a assuré ne « faire aucun pari ». « Je souhaite que le pays puisse avancer dans l’apaisement, la stabilité, l’exigence et le service des Français », a encore déclaré le président.

    130 ministres nommés depuis 2022

    Ces nouvelles accusations en irresponsabilité ne passent pas. « L’arrogance et l’absence totale de remise en question d’Emmanuel Macron sont des cas d’école à enseigner sur la toxicité de la Ve République. Son refus d’admettre sa défaite est le seul responsable du chaos actuel, mais il prétend incarner la stabilité. Hallucinant », tacle la patronne des Écologistes Marine Tondelier.

    En réunissant pour la première fois ses troupes, Sébastien Lecornu les a remerciés « d’avoir accepté de rentrer au gouvernement de la République dans un moment qui, on le sait, est difficile ». Et pour cause, cette nomination a des airs de mission d’intérim. Celui qui a participé à tous les gouvernements depuis 2017, sans discontinuer, le sait mieux que quiconque. Peu de doutes subsistent sur la durée de vie de ce nouvel effectif. Hasard du calendrier ou pas, l’AFP a compilé, lundi, des données qui donnent le vertige. Depuis la réélection d’Emmanuel Macron en mai 2022, 130 personnalités se sont succédé au gouvernement, brisant déjà, à un an et demi de la prochaine présidentielle, le record absolu de ministres nommés sous un mandat présidentiel sous la Ve République. Une énième preuve, s’il en fallait, de l’instabilité chronique dans laquelle Emmanuel Macron a plongé le pays.

  • Lecornu II : dernières heures avant la chute ?

    Comme à l’accoutumée depuis la dissolution ratée de juin 2024, c’est une semaine cruciale qui s’ouvre pour le gouvernement en place. Le premier Conseil des ministres de cette équipe fraîchement nommée se tient ce mardi matin à l’Élysée, autour du président. Seront ainsi présentés les deux projets de budget, de l’État et de la Sécurité sociale, afin qu’ils puissent être transmis dans les temps au Parlement.

    « Notre seul objectif et seule mission » est « de surpasser et de dépasser cette crise politique » qui « sidère », et ce avec « sobriété » et « humilité », en mettant « les ego de côté », a déclaré le Premier ministre, en introduction d’une réunion de son nouveau gouvernement à Matignon, lundi après-midi. Il avait auparavant demandé des passations de pouvoir « sobres » qui se sont déroulées au moment du déjeuner, sans presse ni invités. Et, a fortiori, sans règlements de compte… La priorité pour le chef de gouvernement est de « donner un budget à la France d’ici la fin de l’année », assène Sébastien Lecornu. Parallèlement, la commission des Finances de l’Assemblée nationale, présidée par le député LFI éric Coquerel, commence ses auditions ce mardi.

    Puis, vient le moment de vérité. Le Premier ministre est ensuite attendu à l’Assemblée nationale, où il prononcera son discours de politique générale à partir de 15 heures. Les socialistes y attendent notamment la suspension « immédiate et complète » de la réforme des retraites de 2023. Si tel n’est pas le cas, les députés PS pourraient voter la censure déposée par leurs partenaires de gauche (lire ci-contre).

    Macron s’en prend

    aux oppositions

    De son côté, comme à son habitude, l’artisan du chaos en cours renvoie la responsabilité à ses opposants. « Je trouve que beaucoup de ceux qui ont nourri la division, les spéculations, n’ont pas été au niveau du moment où vit la France et de ce qu’attendent les Françaises et les Français », a insisté le chef de l’État à son arrivée en Égypte, pour assister à un « sommet pour la paix » à Gaza. « Les forces politiques qui ont joué la déstabilisation de Sébastien Lecornu sont les seules responsables de ce désordre », a-t-il osé. Les réactions ne se sont pas fait attendre. « Comment cet homme méprisant le peuple, plus préoccupé par les marchés que par les Français, peut-il encore se dédouaner de ses responsabilités. Emmanuel Macron est le seul responsable et coupable du chaos », conspue Stéphane Peu, co-président du groupe communiste à l’Assemblée.

    Le locataire de l’Élysée persiste et signe, demandant « à tout le monde de se ressaisir, de travailler avec exigence, respect ». Interrogé sur une possible dissolution en cas de nouvelle chute du gouvernement, il a assuré ne « faire aucun pari ». « Je souhaite que le pays puisse avancer dans l’apaisement, la stabilité, l’exigence et le service des Français », a encore déclaré le président.

    130 ministres nommés depuis 2022

    Ces nouvelles accusations en irresponsabilité ne passent pas. « L’arrogance et l’absence totale de remise en question d’Emmanuel Macron sont des cas d’école à enseigner sur la toxicité de la Ve République. Son refus d’admettre sa défaite est le seul responsable du chaos actuel, mais il prétend incarner la stabilité. Hallucinant », tacle la patronne des Écologistes Marine Tondelier.

    En réunissant pour la première fois ses troupes, Sébastien Lecornu les a remerciés « d’avoir accepté de rentrer au gouvernement de la République dans un moment qui, on le sait, est difficile ». Et pour cause, cette nomination a des airs de mission d’intérim. Celui qui a participé à tous les gouvernements depuis 2017, sans discontinuer, le sait mieux que quiconque. Peu de doutes subsistent sur la durée de vie de ce nouvel effectif. Hasard du calendrier ou pas, l’AFP a compilé, lundi, des données qui donnent le vertige. Depuis la réélection d’Emmanuel Macron en mai 2022, 130 personnalités se sont succédé au gouvernement, brisant déjà, à un an et demi de la prochaine présidentielle, le record absolu de ministres nommés sous un mandat présidentiel sous la Ve République. Une énième preuve, s’il en fallait, de l’instabilité chronique dans laquelle Emmanuel Macron a plongé le pays.