Author: tecnavia

  • À Toulon, la difficile cohabitation entre les activités militaires et civiles

    À Toulon, la difficile cohabitation entre les activités militaires et civiles

    Ancré dans la vie des Toulonnais depuis plus de cinq siècles, le port militaire de Toulon abrite aujourd’hui 70% de la flotte française et surtout plus de 24 000 travailleurs, selon le préfet du Var. La candidate Magali Brunel (union à gauche), de la liste Toulon en commun, révèle un constat accablant : « Moins de 10% du littoral du centre-ville est ouvert sur la rade » et souligne « le manque d’équipements et de cheminements piétons est continu sur le long du littoral ».

    À travers son projet Med’in Toulon, la candidate veut « réaménager les quais tout en renforçant la continuité des cheminements piétons et des pistes cyclables le long du littoral ». Laure Lavalette (RN), rejointe sur sa liste début février 2026 par le contre-amiral Jacques Mallad, ancien commandant du groupe aéronaval, voudrait lui confier le rôle stratégique de la mer et de l’économie maritime. La candidate souhaite que « dans chaque école de la ville soient données des classes de défense ou maritimes ».

    Ville et forces armées

    De son côté, la maire sortante Josée Massi (SE) a été rejointe par l’amiral Laurent Isnard, ancien préfet maritime, sur sa liste. « L’expertise de Laurent Isnard contribuera notamment à préparer l’arrivée du porte-avions de nouvelle génération, étape déterminante pour l’avenir du port militaire et de l’écosystème économique local », souligne la maire dans son communiqué. L’accueil du futur porte-avions PA-NG, prévu pour 2038 va provoquer une forte transformation du chantier naval. La cité s’adapte donc avec la livraison de 62 logements d’ici mi-2026, réservés aux militaires et à leurs familles selon le ministère des Armées.

    Josée Massi, veut créer « un Campus Économie Bleue et Défense et un Pôle Tech Toulon autour de l’IA et des technologies maritimes ». En lien avec la construction du nouveau porte-avions Michel Bonnus (LR), souhaite une « cité de l’économie de la mer et de la défense », conçue sur le modèle d’un grand campus d’innovation rassemblant des start-up. Mais aussi, crée « la cité des sciences et de la mer » dans l’ancien arsenal du Mourillon. Reste aux habitants de pouvoir vivre pleinement leur ville… Magali Brunel veut mettre en place devant le stade Mayol « un grand espace public populaire, ouvert sur la rade, une place capable de réunir tous les Toulonnais autour des symboles partagés du rugby, de la mer et de la culture ». De quoi créer un « Toulon en commun » qui respire et s’ouvre sur la mer.

  • Hérault : à Villeneuve-lès-Maguelone, la gauche entend polir un joyau

    Hérault : à Villeneuve-lès-Maguelone, la gauche entend polir un joyau

    Une commune endettée paradis des promoteurs qui menaçait de devenir une « ville dortoir ». Voilà l’image que Véronique Négret avait de Villeneuve-lès-Maguelone avant de battre l’ancien maire Noël Ségura (divers droite) en 2020. Six ans plus tard, l’édile et sa majorité de « gauche, humaniste et écologiste » ont placé la 6e commune de la Métropole de Montpellier (10 900 habitants) au taux de chômage contenu (8,3%) et au revenu moyen annuel de 24 000 euros sur un tout autre chemin. Celui de l’embellissement d’un cadre de vie apaisé où l’aménagement public retisse du lien social. « On a mis fin à l’urbanisation anarchique et opportuniste qui tuait notre ville », synthétise Véronique Négret.

    Dans le prochain mandat qu’elle brigue, la maire, dans le respect du PLUI, n’a prévu que 3 hectares à bâtir : un pour la gendarmerie (avenue de Mireval) et deux pour le logement (une cinquantaine dont 50% d’habitat social) en entrée de ville, dans le respect de l’espace boisé classé attenant. C’est qu’au milieu des étangs et des salines, Villeneuve est un joyau que la gauche compte bien continuer à polir en consultant les habitants.

    Le vaste chantier de rénovation du centre-ville en est l’illustration. « Nos commerces fermaient, nos rues se vidaient. On a un beau patrimoine qu’on embellit. » Une fois les fouilles achevées en juillet, les espaces autour de l’église du XIe siècle seront rénovés : revêtement de voirie changé, végétalisation, ajout de mobilier urbain (bancs, fontaines…) dans « l’esprit d’une place de village ». Le Carré du Presbytère sera réhabilité, ses jardins valorisés. Si la commune peut supporter la majeure partie du coût total de 3 millions d’euros, c’est parce que ses finances ont été assainies. Grâce à une « gestion rigoureuse », la dette qui s’élevait à 11,5 millions d’euros a été réduite de 2,5 millions tandis que 16 millions ont pu être investis. Entre le Covid, l’inflation et les baisses de dotation de l’État, cela ressemble à un petit exploit. « Je ne sais pas comment on a fait », confie Véronique Négret qui s’est débarrassée des « emprunts toxiques » contractés par la droite.

    Dispersée sur trois listes, celle-ci cherche à revenir aux affaires. Thierry Bec a tombé le masque. Jusque l’été dernier dans la majorité municipale, il assumerait désormais être de droite (liste Villeneuve nouvelle vague). Ancien élu de l’équipe Ségura, Olivier Noguès (J’aime VLM, ensemble au quotidien) a de son côté soutenu le candidat Ciottiste Josyan Oliva aux législatives. Quant à Christophe Derouch, il a très vite perdu sa délégation d’ancien premier adjoint et mènera lui aussi une liste bien à droite.

    Autant de listes concurrentes qui n’impressionnent pas Véronique Négret, y compris sur la sécurité, même si Marine Le Pen était arrivée en tête sur les deux tours de la présidentielle 2022 (31,41% puis 53,69%). « On s’est débarrassé des points de deal dans le centre-bourg. La police de proximité est visible et travaille avec la gendarmerie. » En 6 ans, les agressions (de 450 à 164) et les verbalisations pour stupéfiants ont chuté (de quasi 500 à 82).

    La maire sortante préfère mettre son énergie pour obtenir davantage de bus (ligne 32) vers Montpellier (Garcia Lorca) en attendant plus de TER grâce à la LGV en 2034. « On a des trous d’1h30 entre midi et deux. Il manque des bus le soir et le week-end. Michaël Delafosse a été réceptif », assure l’édile.

    Côté équipements, les écoles vont être modernisées sur le modèle de J-J. Rousseau, « la seule école où les enfants n’ont pas eu chaud en juin 2025 ». Des ombrières photovoltaïques seront posées sur les bâtiments publics. Un parking de 200 places sera créé à l’entrée de ville ainsi qu’un accueil de jour à l’Ehpad. Le cimetière doit être agrandi et une chambre funéraire verra le jour « pour accompagner tout le monde de la naissance à la mort ».

    Enfin, le gymnase doit être étendu via une annexe. Quant au parc du Pilou, son skatepark et son Pumptrack, ils seront aménagés. « On veut en faire un spot de loisirs et de sports de plein air ». Tout en préservant sa biodiversité, Villeneuve veut cultiver sa tradition sportive.

  • [Entretien] Hervé Martin : « Consolider le bouclier social à Montpellier »

    [Entretien] Hervé Martin : « Consolider le bouclier social à Montpellier »

    La Marseillaise : « Montpellier demain » est le nom de la liste conduite par Michaël Delafosse sur laquelle vous êtes à nouveau candidat. Un second mandat permettrait à la gauche de faire quoi pour la 7e ville de France ?

    Hervé Martin : L’important c’est de donner une vision pour l’avenir à la ville. Nous avons l’habitude de dire que nous avons fait deux mandats en un. On a eu aussi beaucoup de rattrapage à faire. L’exemple le plus criant c’est la réalisation de la ligne 5 du tramway qui était attendue et que Philippe Saurel [maire de 2014 à 2020] n’a jamais réalisée. C’est un investissement lourd qu’il a fallu réaliser. Maintenant, il faut redonner une ambition mais adaptée au monde d’aujourd’hui, bien évidemment. Il faut continuer à développer le bouclier social. Pourquoi c’est d’autant plus important ? Parce que nous vivons dans un monde de plus en plus incertain. Parce que les politiques publiques d’État sont soit inexistantes dans certains domaines, soit extrêmement inquiétante pour pouvoir soutenir les classes populaires et les classes moyennes, soit, on le voit, sur la question extrêmement importante du logement. On connaît dans toutes les métropoles les difficultés à se loger et Montpellier ne fait pas exception. Les gens rencontrent des difficultés de pouvoir d’achat de plus en plus criantes la question du logement est devenue encore plus importante qu’avant.

    Vous proposez de créer une agence municipale du logement. À quoi servira-t-elle ?

    H.M. : L’objectif est de pouvoir créer 1 000 logements conventionnés ce qui permettrait aux propriétaires de louer leur logement avec un loyer modéré tout en étant garanti du paiement. On sait que lorsque quelqu’un veut louer un appartement, il doit apporter de telles garanties que c’est juste impossible pour beaucoup. Donc, la mairie pourrait garantir à la place du locataire. C’est aussi la question de la rénovation énergétique : il y a des logements classés F ou E qui nécessitent un travail important pour pouvoir les inclure dans la location car ces logements déclassés ne peuvent plus être loués. Nous allons proposer aussi une assurance universelle car, là aussi, l’assurance est obligatoire mais c’est parfois un frein. Il y a trop de personnes qui n’assurent plus et lorsqu’il y a un dégât, on se retrouve dans des situations inextricables. De la même façon que nous avons créé une assurance communale nous créerons cette assurance habitation communale universelle. Cette agence municipale permettra aussi de regrouper tous les services pour accompagner à la fois les locataires et les propriétaires.

    Y a-t-il des mesures futures auxquelles les candidats communistes* tiennent particulièrement ?

    H.M. : Nous avons une proposition, une mesure acceptée avec beaucoup d’enthousiasme par Michaël Delafosse : la création d’un centre de vacances à l’extérieur de la ville. Quand nous avons proposé cela en assemblée générale des militants, un vieux camarade, instituteur retraité, nous a dit, « il ne doit pas y avoir d’enfants qui entrent en 6e sans avoir de souvenirs de vacances ». Oui, les bonnes vieilles recettes communistes, c’est cela qu’elles peuvent amener et c’est extrêmement important ! On réfléchit à des lieux comme les Cévennes, la Lozère. Pour le proposer à tous les enfants mais aussi aux personnes âgées, aux adultes. C’est fondamental pour le vivre ensemble, pour se faire des souvenirs, pour découvrir autre chose.

    Montpellier est une ville méditerranéenne et donc ouverte. Vous tenez aussi à la création d’un monument pour la paix. Pourquoi ?

    H.M. : La culture de la paix doit être cultivée. Et Montpellier doit cultiver cette idée de la paix. Donc nous aurons un monument, on ne sait pas encore sous quelle forme. Parce que nous avons dit, nous les communistes, dans la période actuelle, on ne peut pas faire comme si la question de la paix ne se posait pas, y compris dans les villes. La diplomatie des villes doit jouer à plein. La paix, ce sont des politiques publiques que l’on met en place comme la culture, le sport. Cela sert à quoi la culture, le sport? Ce sont des lieux d’émancipation, de rencontres et quand on en fait on cultive la paix.

  • Le RN tente une conquête aux relents identitaires à Bellegarde

    Le RN tente une conquête aux relents identitaires à Bellegarde

    À Bellegarde, commune gardoise d’un peu plus de 8 000 habitants, la campagne des municipales prend une tournure particulièrement politique. Le maire sortant Juan Martinez, ancien socialiste en poste depuis 2008, brigue un quatrième mandat. Mais la principale menace vient désormais du RN, bien décidé à conquérir la ville.

    À la tête de la liste Bellegarde, notre choix de vie, Juan Martinez met en avant son bilan : baisse de la fiscalité communale, ouverture prochaine d’une crèche de 45 places, création des halles, maintien d’une navette intra-urbaine ou encore installation de panneaux photovoltaïques sur les écoles. La municipalité revendique aussi le maintien de l’eau en régie publique et le renforcement de la police municipale.

    Un profil qui interroge

    Face à l’édile, le RN a choisi pour mener la bataille Philippe Gibelin, 75 ans, ancien conseiller municipal et figure associative locale. Mais derrière cette image de notable discret se cache un parcours politique bien plus marqué. Selon plusieurs enquêtes de presse, l’homme a longtemps évolué dans la mouvance identitaire. Dans les années 1980, il fut trésorier du Grece, laboratoire idéologique de la « nouvelle droite », connu pour ses thèses ethno-différentialistes. Il a également participé à des initiatives militantes contre l’immigration, notamment en Hongrie lors de la crise migratoire de 2015.

    Un profil qui tranche avec les efforts de normalisation affichés par le RN. Malgré cela, les responsables locaux du parti ont choisi de l’investir, espérant transformer Bellegarde en nouvelle prise politique dans le Gard. Dans un département marqué par les tensions sociales et la montée des votes d’extrême droite, l’élection s’annonce donc déterminante.

  • Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Deuxième médaille à Milan-Cortina pour le Tropézien Arthur Bauchet

    Après la déception de sa chute sur le super-G lundi, qui a mis un terme à ses espoirs de Grand Chelem, Arthur Bauchet avait à cœur de prendre sa revanche. Le skieur français a décroché l’or sur le super combiné des Jeux paralympiques, mardi, glanant ainsi sa deuxième médaille sur les pistes de Milan-Cortina, après celle en argent remportée samedi lors de la descente. Champion paralympique de super combiné à Pékin en 2022, il conserve donc son titre, et offre un deuxième or à la délégation française à Milan-Cortina, suite à celle de Cécile Hernandez en snowboard cross dimanche. En plus de l’argent d’Aurélie Richard et le bronze de Benjamin Daviet, les Bleus cumulent ainsi huit médailles à la fin de la journée du mardi.

    Remontada inespérée

    Cinquième après le Super G, le Français est remonté à la première place en réalisant le meilleur temps en slalom, avec plus d’une seconde d’avance sur l’Italien Federico Pelizzari, et l’Autrichien Thomas Grochar, qui complètent le podium. Le Tropézien de 25 ans a bien été aidé par la chute du Russe Aleksei Bugaev, leader après la première manche.

    « C’est fou, honnêtement, au fond de moi, je savais que j’étais capable d’aller le chercher sur le slalom, mais il fallait un miracle. Et aujourd’hui j’ai clairement eu du bol, s’il n’était pas tombé, je n’aurais pas eu cette place-là. Mais ça fait partie du ski, hier c’est moi qui suis tombé, aujourd’hui c’est lui », a souligné le champion paralympique. « Après la première manche ce matin, j’étais dégoûté, les intentions n’étaient pas là, la chute d’hier m’a un peu perturbé. J’avais fait la croix dessus, et finalement, on va avoir cette Marseillaise sur le ski alpin et elle va être vraiment belle », a réagi Bauchet, en pleurs.

    Parmi les autres Français engagés, Oscar Burnham, troisième après la première manche, termine finalement au pied du podium. « Finir encore quatrième ça fait mal… J’aurais tellement voulu faire podium avec Arthur ! », a déploré le Savoyard. Et Jules Segers, septième, a enfourché sur le slalom et n’a pas terminé la course. Les Bleus du ski alpin auront une nouvelle chance de briller vendredi (9h), sur le slalom géant.

  • La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée de football prend les devants. Par l’intermédiaire de son président, Guy Borghini, une lettre ouverte a été publiée, ce mardi, sur le site internet de l’organisme, pour dénoncer différents faits de violence survenus ces derniers jours. « Des arbitres ont été agressés, un délégué régional a été violemment pris à partie et un joueur a été victime d’une agression au couteau dans un contexte lié à une rencontre de football. Ces faits sont inadmissibles. Ils sont contraires aux valeurs que nous portons collectivement et que le football amateur s’efforce de transmettre chaque week-end : respect, engagement, partage et plaisir du jeu. »

    Cette agression au couteau évoquée dans le communiqué s’est déroulée, ce dimanche, lors d’un match U20 entre Toulon et Avignon. Dans le Var, les Avignonnais se sont inclinés 3-0 et, selon les acteurs de ce match, aucun incident ne s’est déclaré durant la rencontre. « Il n’y a pas eu de problème majeur pendant le match. On n’a pas de relation particulière avec le club de Toulon », décrivait à La Provence le président du FC Avignon, Ali Aboulghazi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le frère de l’un des joueurs toulonnais serait l’auteur de la blessure. Les deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue, les jours de la victime ne sont pas en danger.

    Un protocole de respect testé ce week-end

    La Ligue Méditerranée de football et ses cinq districts pointent du doigt une volonté de bousculer « l’équilibre même du football amateur, qui est fragilisé lorsque de tels comportements surviennent ». Et d’ajouter que « sans arbitres, sans dirigeants bénévoles, sans éducateurs, il n’y a tout simplement plus de football ». La Ligue souhaite engager au plus vite des procédures disciplinaires à l’encontre des fauteurs de troubles et pourrait accompagner les victimes, « notamment par le dépôt de plainte et la constitution de partie civile lorsque cela s’avérera nécessaire ».

    L’organe régional propose aussi d’établir des moments d’échanges entre tous les présidents de clubs du territoire pour partager le vécu de chacun et dénicher des solutions impactantes pour lutter contre ces violences.

    Cette lettre ouverte appuie le côté indispensable d’une mobilisation collective pour, au minimum, atténuer ce fléau qui touche l’ensemble du football amateur.

    Lors du prochain week-end de compétitions, une première mesure sera mise en place. « Les 14 et 15 mars, un protocole de respect sera mis en place avant chaque rencontre, associant notamment les capitaines des équipes et les arbitres. Ce moment symbolique aura pour objectif de rappeler à tous les acteurs présents autour du terrain l’importance du respect des officiels, des adversaires et du jeu lui-même. »

    Une lettre pour apaiser les tensions dans la région et rassembler autour de la passion du ballon rond.

  • Water-polo : le CNM large vainqueur dans le derby

    Water-polo : le CNM large vainqueur dans le derby

    Victoire 22 buts à 10, ce mardi soir, à Aix-en-Provence. Avec déjà quatre longueurs d’avance à mi-parcours, les Marseillais ont ensuite sérieusement accéléré pour empocher les deux derniers quart-temps sur les scores de 8-3 et 6-2. Adam Nagy et Thomas Vernoux sont les meilleurs scoreurs de la soirée avec quatre buts réalisations chacun. Le prochain match du CNM se tiendra ce samedi à 14h30, contre Taverny. Marseille reste 2e du championnat.

  • Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Les missions commando se succèdent pour les Marseillaises. Après trois affrontements face à l’OL Lyonnes, toutes soldées par de lourdes défaites, les footballeuses de la cité phocéenne se préparent à affronter un autre cador d’Arkema Première Ligue : le Paris Saint-Germain. Sur la pelouse du Campus PSG à Poissy, ce mercredi (16h15), les protégées de Corinne Diacre, actuellement 9e du championnat avec six points d’avance sur leurs trois poursuivantes placées dans la lanterne rouge, tenteront de résister face à l’armada parisienne, largement victorieuse lors du match aller au stade Francis-Turcan, à Martigues (1-5, le 5 décembre 2025).

    « Paris reste une grosse équipe, avec de très bonnes joueuses. C’est un match difficile, très difficile même », souligne l’attaquante phocéenne Laura Bougouin, pour qui la 5e place au classement des Parisiennes est plus qu’anecdotique. « Ce match face au PSG va surtout nous permettre de préparer la prochaine journée contre Le Havre », poursuit-elle, persuadée que « ces gros matchs de haut niveau » leur permettent de « travailler » en vue des rencontres qui sont davantage à leur portée. « Bien sûr qu’on aimerait toutes gagner face au PSG », martèle la Mancelle de 33 ans, qui dispute sa dixième saison au plus haut niveau français. « Mais c’est une période pas facile, parce qu’on a peu de matchs, ce qui ne facilite pas les choses pour garder le rythme », ajoute-t-elle, consciente que les six points qui les séparent de Saint-Etienne, Montpellier et Lens leur permet de « respirer » et de pouvoir aborder plus sereinement cette fin de saison.

    « Plus disciplinées défensivement »

    Promues, les Marseillaises continuent, pour la plupart, de découvrir les rudiments de ce championnat. Ce manque d’expérience les empêche d’aller titiller des formations comme Strasbourg ou Dijon, installées en milieu de tableau. « On a fait des erreurs qui nous ont coûté des points à des moments », reconnaît l’ancienne pensionnaire de l’ASJ Soyaux, toutefois persuadé qu’elles sont désormais « plus disciplinées défensivement », malgré avoir encaissé pas moins de 35 buts jusqu’ici, soit le deuxième total plus élevé du championnat. « Je pense qu’on est en capacité aujourd’hui de les récupérer, ou, en tout cas, de ne plus perdre les matchs de la manière dont on les a perdus », lâche Laura Bourgouin avec optimisme.

    PARIS SG – MARSEILLE

    17e journée – Arkema Première Ligue

    À 16h15, au Campus PSG, à Poissy

    Arbitre : Romy Fournier

    PARIS (compo probable) : Earps – Elimbi, Samoura, De Almeida, Carmona – Echegini – Kanjinga, Groenen, Karchaoui, Ajibade – Leuchter. Entraîneur : Paulo César

    MARSEILLE (compo probable) : Shore – Laplacette (cap), Blanchard, Carro, Cyraniak – Le Mouël, Bourgouin, Bamenga – Herrera, Bourdieu, Perret.

    Entraîneur : Corinne Diacre

    Un record de spectateurs attendu pour OM – Montpellier

    Les Marseillaises disputeront leur 19e journée de championnat face à Montpellier, samedi 28 mars, au stade Vélodrome. En seulement quelques jours, la barre des 30 000 billets ont été vendus, plaçant l’OM en position de menacer le record de D1 féminine, établi à 30 661 spectateurs lors du duel Lyon-PSG en 2019 au Groupama Stadium. Si le club propose un accès gratuit pour le grand public, une formule « premium » (échauffement en bord terrain, instants photos en fin de match, dédicaces…) et une « hospitalités » (visite des vestiaires, salle de conférences de presse et zone mixte, accès bord pelouse pendant l’échauffement, passage des joueuses en avant-match…) sont disponible sur la billetterie du club.

  • Une barre d’immeuble évacuée après un incendie à Embrun

    Une barre d’immeuble évacuée après un incendie à Embrun

    En cause : un départ de feu dans une cave et des fumées qui se sont rapidement répandues dans le bâtiment.

    Environ soixante sapeurs-pompiers sont intervenus pour évacuer les habitants, ensuite hébergés pour la nuit dans des locaux mis à disposition par la municipalité. Deux personnes ayant inhalé des fumées, dont l’une au profil de santé fragile, ont été transportées en direction de l’hôpital le plus proche, mais aucun blessé grave n’est à déplorer.

    Les flammes sont restées circonscrites à la cave où le feu a pris. Une enquête est en cours afin de déterminer l’origine de l’incendie.

  • Vaucluse : après la tourmente, la CCI retourne aux urnes cet été

    Vaucluse : après la tourmente, la CCI retourne aux urnes cet été

    Un nouveau départ se dessine donc pour l’été à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse. Après la démission de 22 des 33 élus entre le 10 décembre et le 7 janvier, ce qui avait conduit la préfecture à dissoudre l’assemblée générale, le préfet de région Jacques Witkowski a signé un arrêté fixant l’élection des nouveaux membres à partir du 29 juin et jusqu’au 10 juillet.

    Dans le même temps, il ouvre la période de dépôt des listes électorales, qui s’étendra jusqu’au 14 avril. C’est à l’issue de ce scrutin que seront nommés les nouveaux membres du bureau, ainsi que le successeur de Gilbert Marcelli, ancien président de la structure. Ce dernier avait pourtant été réélu, en août dernier, après une première mise sous tutelle, suite à la démission de 4 des 7 membres du bureau. Mais il n’aura tenu finalement que quelques mois à la tête de la chambre consulaire.

    Jugé « autoritaire et brutal » par certains de ses collaborateurs, plusieurs de ses projets avaient été décriés. Comme, par exemple, le rachat du centre de formation Nextech, en novembre 2024, pour 3,9 millions d’euros. Mais aussi l’ouverture du restaurant Le Quai des Saveurs sur le parvis de la gare, en décembre 2024. Ce dernier accuse un déficit de plus de 600 000 euros sur sa première année d’exploitation. Sans oublier le dossier épineux du renouvellement de la délégation de service public (DSP) de l’aéroport d’Avignon-Provence, dont la gestion est confiée par la Région Sud à la CCI de Vaucluse et qui arrive à échéance fin 2026.

    Risque de report

    Mais, d’après nos confrères de L’écho du Mardi, un risque de report ou d’invalidation des élections existe. En cause : les listes électorales des ressortissants de la CCI de Vaucluse ne seraient plus à jour et un simple recours pourrait suffire à invalider le scrutin. Ces listes seront déposées le 14 avril, soit dans un peu plus d’un mois. Par la suite, les candidats pourront déposer leurs listes du 20 au 28 mai (12h). Les candidats pourront ensuite déposer leurs listes du 20 au 28 mai, jusqu’à 12 .

    Pour mener à bien ce processus, nos confrères évoquent la nécessité d’une « unité » du patronat vauclusien. « C’est inenvisageable de s’appuyer sur ceux qui nous ont mis dans cette situation. La CCI de Vaucluse est devenue la risée des autres chambres consulaires de France, ceux qui en sont responsables doivent maintenant en assumer les conséquences. En termes d’image vis-à-vis des entreprises vauclusiennes que nous représentons, il est donc impératif de donner un grand coup de balai », confie l’un d’entre eux dans les colonnes du journal. Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour le tissu économique vauclusien.