Author: tecnavia

  • Gard : le Modef refuse l’arrachage et réclame des prix garantis

    Gard : le Modef refuse l’arrachage et réclame des prix garantis

    Le constat est sans appel. Ce vendredi 17 octobre, à la Chambre d’agriculture du Gard, les responsables du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef) du Gard, de l’Hérault et du Vaucluse ont tiré la sonnette d’alarme. Le millésime 2025 restera dans les mémoires comme l’un des plus
    catastrophiques pour la viticulture languedocienne. Sécheresse, maladies, effondrement des cours et incertitudes sur l’avenir : la filière viticole vacille. « Nous sommes à un tournant », a lancé Xavier Fabre, président du Modef Gard. Pour le syndicat, les réponses gouvernementales et les solutions portées par une partie de la profession, notamment les plans d’arrachage, relèvent de la fuite en avant. « Proposer l’arrachage aujourd’hui, c’est tuer la viticulture », martèle le viticulteur de Domazan.

    Dans un contexte où les rendements s’effondrent, parfois jusqu’à – 40% dans certaines caves coopératives, les vignerons dénoncent un engrenage économique et écologique mortifère. « Quand on arrache un hectare aujourd’hui, on ne sauve pas les dix autour, demain on arrachera celui d’à côté », insiste Xavier Fabre, rappelant que les vignes jouent aussi un rôle de coupe-feu dans les zones méditerranéennes. L’incendie meurtrier de l’Aude cet été reste dans toutes les têtes : « Là où les feux ont démarré, c’était dans des friches, des vignes arrachées ou abandonnées », souligne-t-il.

    Le Modef dénonce également le manque de vision politique sur l’avenir du vignoble. Selon Didier Gadéa, président du Modef Hérault et responsable de la commission nationale viticole, « les plans d’arrachage n’ont jamais résolu les crises ». La preuve : en vingt ans, le vignoble languedocien est passé de 240 000 à 180 000 hectares, sans que la situation économique ne s’améliore. « Ça prouve par A + B que ça ne fonctionne pas », tranche-t-il. À la sécheresse et aux feux s’ajoute la question cruciale des prix. Nicolas Olive, président du Modef Vaucluse, évoque une filière étranglée par la pression des négociants : « Ils nous mettent les prix d’achat à ras des pâquerettes, mais le vin dans le commerce n’a pas baissé. » Pour le syndicat, la survie des exploitations passe par l’instauration de prix planchers garantis par l’État, afin d’assurer un revenu minimum aux producteurs. « Tant que ça ne sera pas réglé, on aura des friches et des vignerons qui se pendent à la grange », avertit Didier Gadéa. Le Modef souhaite également un encadrement strict des marges, y compris dans la restauration, et une révision du cadre de la loi Egalim, jugée « trop incitative ». Le syndicat plaide pour une intervention directe de l’État afin d’empêcher tout achat en dessous du coût de production.

    Redonner du sens

    à la viticulture

    Au-delà des chiffres et des colères, les représentants du Modef appellent à une refondation du modèle viticole : miser sur les cépages résistants, soutenir davantage le bio, et réhabiliter le travail de la terre plutôt que l’arrachage. « Quand on va chez le médecin, il nous soigne ? Il ne nous euthanasie pas ! Pour les vignes, c’est la même chose », illustre Xavier Fabre, dans une métaphore applaudie par la salle. Pour le syndicat, la viticulture ne se résume pas à une question de production. C’est aussi une question de vie rurale, d’économie locale et de paysage. « Sans vignerons, il n’y aura plus d’œnotourisme, plus de paysages, plus de vie dans nos villages », rappelle Didier Gadéa.

    Alors que les chiffres de récolte s’annoncent historiquement bas et que les trésoreries sont exsangues, les viticulteurs du Modef ne cachent pas leur inquiétude. Faute de réponses concrètes, la mobilisation pourrait reprendre : « Si rien n’est fait, on reprendra la route des pavés et des actions », prévient Xavier Fabre. Le ton est donné. Le Gard viticole ne veut pas mourir en silence.

  • Cévennes : Saint-Jean-du-Gard sans randonneurs ?

    Cévennes : Saint-Jean-du-Gard sans randonneurs ?

    Grâce à son voyage en Cévennes avec son âne, dont il fera un célèbre livre en 1879, Robert Louis Stevenson a donné à Saint-Jean-du-Gard une renommée continentale. Chaque année des milliers (au moins 15 000) de randonneurs se pressent sur le
    « chemin de Stevenson », qui relie le Puy-en-Velay à Alès avec, comme avant-dernière étape, Saint-Étienne-Vallée-Française – Saint-Jean-du-Gard. Le pas des Huguenots (qui court jusqu’en Allemagne), célèbre parcours qui retrace l’exil des protestants, passe également par Saint-Jean-du-Gard.

    Dans ce village cévenol qui a aussi été touché par la désindustrialisation, l’essor économique passe donc désormais par le tourisme. Dès 1992, un festival de randonnée (le Fira se déroule chaque année début juin) a vu le jour. Mais le nouveau maire, Pierre Aiguillon, élu en 2023 après la démission de Michel Ruas, a l’intention d’aller encore plus loin. Ainsi, en 2026, ouvrira en face de la mairie un café rando qui devrait être accompagné, quelques mois plus tard, par une Maison de la randonnée, accolée au café. L’idée est de regrouper dans un même lieu l’office du tourisme, les associations de randonnée et des expositions.

    Le tracé de Stevenson bientôt dévié ?

    « La partie café sera de 108 m² plus une terrasse. Le lieu sera dédié à la restauration type café de pays avec des produits locaux, et tous les produits dérivés du chemin de Stevenson. Il y aura aussi la mise en avant de randonnées sur les thématiques locales, historiques, culturelles et tout ce qui est découvert du parc national des Cévennes… Nous avons aussi prévu un point accueil vélo pour les mobilités douces », détaille Nicolas Friedli, le porteur de projet.

    Financeurs d’une partie du projet, les élus régionaux Jean-Luc Gibelin (PCF), Aurélie Genolher (DVG) et Régis Bayle (PS) étaient à Saint-Jean-du-Gard pour suivre l’avancée du café, visiter les futurs locaux et échanger avec les porteurs du projet. Ils ont surtout été alertés par le maire et les associations d’un problème qui pourrait s’avérer fatal pour l’avenir de la randonnée dans ce village de plus de 2 500 âmes.

    « Il y a eu des inondations sur le parcours du GR en 2020. Nous avons trouvé un tracé de remplacement provisoire, jusqu’en 2027, qui passe chez un particulier. Il faudrait donc des travaux pour sécuriser 2,5 km à l’entrée du village, entre la route et la rivière. Cela coûterait 850 000 euros et le Département n’est pas prêt à investir cette somme. La solution avancée, c’est de prendre un autre chemin, qui ne demande aucuns travaux, mais qui rajoute 8 à 10 km de trajet et un énorme dénivelé. Nous craignons soit que les randonneurs prennent l’ancien tracé, qui ne sera pas sécurisé, soit qu’ils ne viennent plus jusqu’à Saint-Jean-du-Gard puisque cette dernière étape sera très longue », a prévenu Pierre Aiguillon qui ajoute : « C’est complètement paradoxal que le tracé ne passe plus par la commune au moment où un café rando et une maison de la randonnée vont ouvrir. »

    Les trois élus régionaux se sont engagés à porter cette question auprès du Département du Gard. Mais au vu des difficultés financières de la collectivité, il sera très difficile d’arracher le financement du projet. Sauf que pour Saint-Jean-du-Gard, cet investissement est jugé « vital ».

    « Les marcheurs ne viendront plus jusqu’à la commune »

  • DNC : les syndicats réclament des vaccins en Occitanie

    DNC : les syndicats réclament des vaccins en Occitanie

    L’annonce a fait l’effet d’un choc chez les éleveurs héraultais et surtout gardois. Pour lutter contre la DNC (qui a entraîné l’abattage de plusieurs troupeaux en Savoie), le ministère de l’Agriculture a en effet décidé, le 17 octobre, l’interdiction de toute sortie bovine (marché, salon, fête) dans trois régions dont l’Occitanie et l’interdiction d’exporter, « pour éviter la diffusion du virus hors de France ». Tous les taureaux de Camargue sont aussi confinés au moins jusqu’au 1er décembre avec interdiction pour les éleveurs de les sortir des manades.

    L’inquiétude a donc gagné les éleveurs qui doivent envoyer à l’abattoir la totalité de leur troupeau si un cas est déclaré. Un principe qui révulse tant le Modef que la Conf. « Ce virus qui arrive en France à cause du dérèglement climatique est connu. Des recherches ont été effectuées et on sait que l’abattage de tout le troupeau ne sert à rien. Il faut un abattage ciblé et une vaccination systématique. La preuve, ils ont fait ça en Savoie et on retrouve maintenant le virus dans d’autres régions. En plus, en faisant ça, on supprime la génétique, parfois il y a 20 ou 30 ans de sélection », explique Didier Marion, porte-parole de la Conf paysanne du Gard.

    La ministre répond

    au Modef

    Face à l’inquiétude, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR) a organisé une réunion avec le Modef mercredi 29 octobre, à laquelle a participé le Gardois Frédéric Mazer, co-président national du syndicat. « Elle nous a dit qu’elle était en pleine négociation avec l’Espagne et l’Italie pour réautoriser la vente des broutards vers ces pays et que ça pourrait se faire prochainement. Concernant la vaccination, elle a dit qu’elle avait suffisamment de doses pour les zones réglementées mais elle n’en a pas assez pour une couverture totale du territoire parce qu’il faudrait 15 millions de doses et elle n’en a que quelques centaines de milliers d’avance », explique Frédéric Mazer.

    L’éleveur a également réaffirmé son hostilité à l’abattage total des troupeaux : « La ministre pense que cette stratégie est gagnante car le virus a été éradiqué en Savoie mais il y a le problème de perte génétique et le traumatisme psychologique pour les éleveurs. Au Modef, nous proposons de vacciner tous les cheptels souches, c’est-à-dire les vaches allaitantes, les vaches laitières et les génisses de renouvellement et de ne pas vacciner les bêtes destinées à l’abattage puisque le virus n’est pas transmissible à l’être humain. C’est une proposition que la ministre n’a pas écartée. Elle a aussi dit qu’elle allait consulter la profession pour la vaccination de tout le territoire. »

  • Pétanque féminine : Sauzer, Arnaud et Cros prêtes à remettre le couvert

    Pétanque féminine : Sauzer, Arnaud et Cros prêtes à remettre le couvert

    Trois cents joueuses sont attendues à partir de demain dans le boulodrome Espace José-Escanez. Force est de constater, qu’il y a bien longtemps que le seuil de participation, limité à 100 équipes, a été atteint.

    C’est en effet, à partir de 17h30 que les joueuses pourront retirer leur carton, accueillies par une nouvelle équipe dirigeante, élue le 14 décembre dernier avec à sa
    tête le président Patrick Charreteur. Le boss est épaulé par Isabelle Collomb au secrétariat et Mario Di Vona à la trésorerie. Derrière ce trio, une belle quinzaine de bénévoles assurent la pérennité de l’Uscasa.

    Il va y avoir du sport !

    Une équipe qui va être sur le pont tout ce week-end, avec le déroulement de ce National Féminin. Le 26e du genre et pour lequel ils entendent apporter le meilleur accueil à ces boulistes qui viennent à Château-Arnoux pour pratiquement clôturer leur saison.

    Au programme : début du national par poules samedi à 9h.

    Pour les recalées du premier jour, ces joueuses pourront se requinquer avec le Grand Prix des Lauzieres doté de 800 euros.

    Parmi les participantes, les lauréates de la précédente édition Sauzer, Arnaud et Cros avec pour les deux dernières au moins un fleuron de plus à leur palmarès. Elles sont championnes de France des métiers de La Défense. Il y a aussi le trio qui leur avait tenu tête jusqu’au bout, à savoir Sandrine Ginier-Maurel, qui vient d’échouer au port à Saint-Tropez, Agnes Viens et Océane Bell Lloch.

    Christine Courtiol est aussi souvent arrivée au sommet. Sa dernière ascension victorieuse, c’était il y a deux ans avec Séverine Roche. Elles y reviennent en ordre dispersé, la première avec Cécile Masse-Roustand et Agnès Lesaine, la seconde avec Mégane Cacciatore et Dolores Vercellotti.

    Récentes finalistes à Saint-Tropez, Élisabeth Ruiz sera dans les rangs avec Véro Randrianarizafy et Sophie Roubaud.

    La présence des triplettes Ludivine Raynaud, Marina Rubio et Jessica Durand, ou encore Cathy Brondino, Virginie Onorus et Raymonde Dran, mais aussi de Claire Gaudilliere, Sabine Fara et Stéphanie Fournier voire de la jeune Madeïs Gleyze en compagnie de Sophie Garcia et Anaïs Barghamian sans oublier Lydie Lavaly et Lysiane Bernard avec la « future étoile » Manon Mahé une triplette qui a été intronisée au pays de Roy René, il y a peu.

    Pour conclure, cette liste est loin d’être exhaustive. Toutefois elle permet de se faire une idée de la tâche qui attend ces joueuses qui vont aller au sommet… Et d’écrire qu’il va y avoir du sport !

  • Jeu provençal : dernières salves pour l’armistice

    Jeu provençal : dernières salves pour l’armistice

    Soixante triplettes ont pris le départ de ce championnat sous la direction de Yasmine Manessour et les arbitrages de Michel Allari et Christophe Guyot.

    Les tenants à savoir Céline Zaragoza, Eric Savini et Rémi Arnaudo qui évoluaient sous les couleurs de la B. Dorée portent désormais les armoiries de la B. Commerciale de Saint-Martin-de-Crau. S’ils réussissent à sortir de leur poule, ils seront battus en huitièmes de finale. Dès lors, la course au titre reste bien ouverte et les quatre dernières formations se retrouveront ce mardi où l’on commémore l’armistice pour tirer leurs dernières salves. Natalie Simitsidis va en découdre face à Patricia Bollens alors que Sandra Roche va rencontrer Sylvie Carries.

    Résultats des quarts de finale

    1) Natalie Simitsidis (B. Dorée) bat Catherine – Luc et Mathys Calderon (B.Gazeuse) 13 à 5

    2) Patricia Bollens (C. St Michel P de C) Bat Marie José Parodi – Paul Bertrand -Robin Martinez (B.Commerciale) 13 à 0

    3) Sandra Roche (Boule Ste-Rosalie) bat Patricia Servino – Mohamed Bouchichi – Patrick Porcu (B. Dorée) 13 à 3

    4) Sylvie Carries (B. Amicale Velaux) bat Nadia Mourdault – Jason et Daniel Borg (Boule Gazeuse Istres Rassuen) 13 à 5

  • Pétanque féminine : elles ont assuré l’essentiel !

    Pétanque féminine : elles ont assuré l’essentiel !

    À Septèmes le sport bouliste se porte à merveille, avec deux groupes qui bénéficient d’installations qui sont favorables à la bonne pratique pour leurs membres qui peuvent s’en donner à leur sport favori. Le week-end dernier c’est du côté du Vallon du Maire qu’il y eut de l’effervescence. Dans son fief, l’Étoile Bouliste Septèmoise accueillait cinq clubs qui participaient dans le même groupe au Championnat national des clubs.

    Pour accueillir ces visiteurs, la présidente Nadège Castaldi pouvait compter à ses côtés sur la présence du premier magistrat de la commune, André Molino. Ce dernier, venu accueillir mais aussi encourager les Étoiles à briller dans cette compétition. Après avoir fait part d’un futur projet qui devrait faire le bonheur du groupe, le président va ouvrir les hostilités en lançant le but de la partie qui oppose les locales à la formation de l’Aveyron Rieupeyroux.

    La compétition se déroule sous l’autorité de la déléguée Christiane Calenzo et l’arbitrage de Christine Gross. Après les trois parties disputées, on arrive au terme de toutes les journées programmées. Il faut maintenant attendre que la commission compétente comptabilise et rende son verdict. Dans cette attente et sans avoir fait appel à l’intelligence artificielle, il semblerait que les joueuses de Saint-Julien soient passées tout près d’une qualification à la phase finale. Il aura manqué une victoire en triplette aux joueuses de Didier Pellissier face à Rieupeyroux pour voir l’aventure se poursuivre. Quant aux Septèmoises, elles devraient avoir évité de peu la relégation. En conclusion nous devrions revoir ces deux formations participer au CNC 2 l’an prochain. Ce qui est bien l’essentiel !

    FICHE TECHNIQUE

    E.B. Septèmoise : Lydie Lavaly – Nadège Castaldi – Kaoutar Saber – Lysiane Bernard – Claire Renard – Morgane Hautemayou – Christelle Carel – Capitaine : Nicolas Lavaly

    Amis de Saint-Julien : Muriel Ben Hocine- Martine Gianolla – Mireille Pellissier – Corinne Campanello – Chloé Pellissier – Marie-France Coulange – Marie-France Migliorini – Capitaine : Didier Pellissier

    Castelnau-le-Lez (34) : Océane Bell Lloch – Ludivine Reynaud – Elisa Trezit – Martine Vergnay – Sandrine Antolin – Magali Camboulas – Capitaine : Jessica Durand

    Pétanque de Creissels (12) : Julie Costes – Hanaé Viala – Nathalie Milei – Jennifer Boutonnet – Valérie Bories – Anaïs Juillard – Capitaine : Camille Agrinier

    Rieupeyroux (12) : Béatrice Fabre – Marie-Christine De Oliveira – Anne Gelis – Élodie Terrisse – Nathalie Claveras – Christine Issaly – Capitaine : Laur Legrelle-Vedrines

    Grasse Pétanque (06) : Micheline Maître – Catherine Dubois – Stéphanie Caminiti – Laura Cnotka – Sylvie Lozano – Isabelle Papalia – Capitaine : Jean-Claude Calcagno

    1ère rencontre : Amis de St Julien -Castelnau-sur-Lez 4-32

    E. Bouliste Septèmoise -, Rieupeyroux 10-26

    Pétanque Grasse -Pétanque Creissels 16- 20

    2e rencontre : Amis de St Julien – Pétanque Creissels 20-16

    Grasse Pétanque – Rieupeyroux 10-26

    E.Bouliste Septèmoise – Castelnau-le-Lez 16-20

    3e rencontre : E. Bouliste Septèmoise – Pétanque Creissels 26 – 10

    Pétanque Grasse – Castelnau-le-Lez 16 -20

    Amis de st Julien – Rieupeyroux 16 -20

  • Pétanque : la bande à Basil s’impose au national de Saint-Tropez

    Pétanque : la bande à Basil s’impose au national de Saint-Tropez

    Le dernier grand rendez-vous de la saison a souri à l’équipe corso-niçoise autrice d’un parcours linéaire et de prestations de très haut niveau à l’image de celle fournie contre Bonetto, Puccinelli et Montoro en quart de finale. Basil Jackel, Joseph Barbato et Jean-Philippe Santucci composent une équipe très homogène. Elle a séduit le public tropézien qui avait bravé le froid. En finale, le trio a battu Pierre Maurel, Mayron Baudino et Antoine Cano.

    Dans cette finale encore très relevée, les insulaires ont su mettre à profit les occasions de scorer qui se présentaient et ont inscrit quatre points à trois reprises.

    Maillard, Peyrot, Poinsot au-dessus du lot

    Chez les dames, le Premier National a tenu toutes ses promesses avec la victoire des grandes favorites, les Tropéziennes Anna Maillard, Cindy Peyrot, Sandrine Poinsot. Elles ont battu en finale la valeureuse équipe de Sandrine Ginier-Maurel, Élisabeth Ruiz et Thérèse Modeste. Un fabuleux parcours pour cette triplette au talent et tempérament de gagneur.

  • Jeu provençal : nouveau Trophée européen, un pas de trop

    Jeu provençal : nouveau Trophée européen, un pas de trop

    Au moment où disparaissent ou sont mises en sommeil petit à petit toutes les grandes épreuves du Jeu Provençal comme Martigues, (lire ci-dessous), le Provençal bien sûr, le Midi Libre, Saint-Maximin, voilà que la fédération lance, au niveau national, une compétition pour promouvoir ce magnifique jeu. La première édition du Trophée européen du Jeu Provençal aura lieu samedi 8 et dimanche 9 novembre à Lille.

    L’intention est louable certes, mais n’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs. Pourquoi ne pas panser les plaies d’un Jeu Provençal à la dérive.

    Un pari sur l’avenir

    Dans un moment stratégique où les grandes épreuves se meurent, n’est-ce pas le rôle de la FFPJP d’essayer de donner un nouveau souffle à ce sport ancestral (même si ce n’est pas son rôle premier). Déjà dénaturé par de nouvelles lois de jeu, notamment le tir à trois pas dénigré, le Jeu Provençal s’est vu envahir par des tireurs de grosses boules aujourd’hui majoritaires dans le style lors des championnats. Certes, il faut évoluer avec son temps et donner plus de visibilité à une activité où les jeunes ne sont pas légion. La question est la suivante : ce type de manifestation peut-il faire évoluer le Jeu Provençal et le faire avancer d’un pas où reculer de deux ? L’avenir nous le dira.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun programme n’a été dévoilé par la FFJP sur cette manifestation.

    L’objectif du trophée européen est de créer une compétition internationale dédiée au Jeu Provençal, à l’image de la Coupe d’Europe des clubs déjà existante, favoriser la reconnaissance du Jeu Provençal au-delà des frontières françaises, notamment en Espagne, Italie et Suisse où la pétanque est déjà bien implantée et préparer le terrain pour un futur Championnat d’Europe, en structurant les compétitions et les sélections nationales.

    Martigues en voie de disparition

    Le rendez-vous incontournable du début d’année dans la halle de Martigues a pris un deuxième coup dans l’aile et l’on peut affirmer que c’est le coup mortel.

    Après 2025, Martigues ne sera pas au programme en 2026 également. Pétanqueurs et longuistes ne pourront plus aiguiser leurs armes en vue d’une longue saison avec le challenge Pierre-Brocca, (pétanque), le souvenir Christian-Serves (Jeu Provençal). ou encore le National féminin, sans oublier les autres compétitions de la semaine bouliste.

    L’an dernier, les annonces du gouvernement Barnier avaient fait échouer la tenue de la manifestation, selon la municipalité. Cette fois plus de Barnier, plus de foot également avec la chute vertigineuse du FC Martigues, mais les instances municipales n’ont pas élaboré un plan financier pour relancer la machine. C’est un nouveau coup dur pour l’activité bouliste mais également pour toute la ville de Martigues d’un point de vue économique. Après il y avait un dossier administratif à tenir vis-à -vis de la Fédération, notamment la date butoir du 24 octobre pour l’inscription aux nationaux l’année suivante. Ce deuxième rendez-vous consécutif manqué présage un avenir plus qu’incertain voire la disparition définitive de ce rendez-vous incontournable de début de saison.

  • [Vive La Marseillaise] Avec les reporters en herbe du collège Louise-Michel

    [Vive La Marseillaise] Avec les reporters en herbe du collège Louise-Michel

    Du vrai matériel de prise de son pour la radio et des vraies questions de journalistes. C’est ce qui attendait Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise dans le CDI du collège Louise-Michel à Marseille ce mercredi.

    Les 4e de l’option « médias », supervisés par Christophe Van Veen, journaliste d’Ici Provence, avaient tout de petits reporters. Objectif : créer un podcast pour comprendre la fabrique de l’info et cerner les enjeux du pluralisme de la presse. Il ne reste plus qu’à assurer le montage de l’interview !

  • Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Il ne lui manquait plus qu’une case à cocher dans le giron des plus grandes compétitions. Clément Secchi (25 ans) a été convoqué, la semaine dernière, avec l’équipe de France de natation pour participer aux championnats d’Europe Petit bassin, du 2 au 7 décembre, à Lublin, en Pologne. « Je suis très satisfait de ce début de saison », souligne le pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille.

    Ce dernier a retrouvé un train de vie plus paisible, après l’année « rock n’roll » qu’il a vécue avec les Jeux olympiques à domicile. Même si le rythme est toujours aussi effréné. « Je savais que je devais faire mes meilleurs temps pour me qualifier à ces championnats d’Europe, parce que les standards de la Fédération française étaient très difficiles », ajoute-t-il, conscient que la base nationale est fixée par rapport au troisième temps européen. Secchi s’est surpassé en explosant son record personnel avec un temps de 22’39 sur le 50 m papillon. Le vice-champion de France de la catégorie, qui a conclu les championnats nationaux avec trois médailles d’or (4×50 nage libre, 4×50 4 nages et 200 m papillon) et trois médailles d’argent (100 m nage libre, 50 m et 100 m papillon), a ainsi gagné son ticket pour l’Euro 2025. Sa sixième sélection chez les Bleus. « Je suis encore loin d’avoir l’expérience de Damien Joly », s’amuse l’Aixois, en rappelant que le capitaine tricolore cumule une vingtaine de convocations.

    Avenir planifié

    Mais à 25 ans, le prodige du CNM n’est plus « le minot » du groupe France. Des adolescents comme Sauveur Cristofini (16 ans), l’un des élèves de Philippe Lucas à Martigues Natation, poussent fortement dans son dos. « C’est sûr que ça fait bizarre de voir que les années passent », sourit celui qui n’avait pas le niveau, à 18 ans, pour rejoindre l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) ou l’équipe de France junior. « Mais je suis toujours là, prêt à prendre progressivement un rôle plus important », poursuit-il.

    Avant de songer à reprendre le capitanat, Clément Secchi va devoir connaître « des performances encore plus élevées ». Il s’entraîne dans ce but, au quotidien, aux côtés de l’Égyptien Youssef Ramadan, champion NCAA (universités américaines). Les deux nageurs se sont rencontrés aux États-Unis, lorsque l’étudiant provençal a rejoint l’Université du Missouri, un an après ses quatre saisons passées à l’Université McGill, au Canada. « Je suis meilleur que lui en grand bassin, il est meilleur que moi en petit bassin. Je suis un peu plus côté endurance, lui est plus côté sprint. Et surtout, lui est très fort en coulée. Moi, c’est plus sur la nage, donc on se complète très bien », détaille celui qui espère un jour se retrouver en finale des championnats du monde avec son fidèle partenaire d’entraînement.

    La tête sur les épaules, Secchi a conscience qu’il ne vivra pas éternellement dans les bassins. Diplômé d’un Bac+5 en management, il a monté, l’année dernière, une entreprise d’accompagnement des étudiants européens dans leurs démarches auprès d’universités américaines. « On a déjà envoyé plus d’une vingtaine d’athlètes et on a déjà signé une vingtaine d’autres qui vont partir dans les prochaines années », annonce le médaillé de bronze aux JO de Paris 2024. Ce dernier, dont la carrière a décollé depuis son départ pour l’Amérique, espère avec ce projet « changer la vie d’un certain nombre de jeunes français ».