Author: tecnavia

  • La Boule Aixoise et la Boule Modérée pour le Grand saut

    La Boule Aixoise et la Boule Modérée pour le Grand saut

    Pour connaître les équipes qualifiées pour le Grand 8 de la Coupe de France, il faut franchir encore trois étapes (32e, 16e et 8e). 64 formations sont concernées réparties en 8 groupes. Elles s’affronteront sur différents sites.

    Nous suivrons particulièrement la Boule Modérée et la Boule Aixoise, les représentantes des Bouches-du-Rhône.

    Après son exploit au tour précédent face au Case de Nice de Mickaël Bonetto (depuis parti exercer son talent dans le Rhône), la Boule Modérée a perdu deux éléments importants : Patrice Grégori qui était un peu le chef de file et Gino Deslys. Malgré tout la qualité est bien présente avec des joueurs expérimentés comme Philippe Roux que l’on ne présente plus. Ce dernier nous donne son ressenti et évalue les chances de l’équipe des quartiers Nord de Marseille.

    «Il y a deux éléments qui ne sont pas en notre faveur. Le premier c’est la qualité du groupe avec Bron, Vaulx-en-Velin, Goudron, Romans-sur-Isère. C’est un peu le groupe de la mort comme on dit maintenant. Le second c’est le fait d’être opposé à Brive l’équipe locale en 32e qui devrait être survoltée », explique-t-il. Et de poursuivre : « Il nous reste à faire notre jeu avec nos armes et notre expérience. »

    Pour la Boule Aixoise le contexte est différent. L’arrivée de Marco Foyot il y a deux ans a redynamisé une association pratiquement en sommeil sous la houlette du président Manso. Il a entraîné dans son sillage des joueurs de renom comme Didier Chagneau, Michel Hatchadourian, Jérémy Fernández, Dylan Cano, Sissou Cantarel, Stéphane Pagni, David Riviera, Sébastien Batista. Les Aixois affronteront Tarbes à Behren (57) dans un groupe relativement équilibré. Le ticket pour le Grand huit est à leur portée

    Carpentras ambitieux

    Il faudra suivre attentivement la solide équipe de Carpentras capable de tous les exploits. Dans un groupe où Arlanc, tenant du titre avec les Suchaud, Fazzino, Colombet, fait figure d’épouvantail, les Vauclusiens veulent jouer les trouble-fêtes. Ils affronteront les étonnants Drômois de Mours-Saint-Eusèbe. Gilles Gayraud, double vainqueur du Mondial La Marseillaise a rejoint Carpentras en 2025 et nous livre son sentiment.

    « On a eu des étapes difficiles pour nous qualifier avec des retournements de situations. C’est un signe de solidité et d’homogénéité », précise-t-il. En Coupe de France, « le talent ne suffit pas toujours, il y a ce côté solidaire qui est primordial. Il faut prendre les étapes les unes après les autres sans sous-estimer personne. » « Dans notre groupe, Arlanc est au-dessus du lot mais à la pétanque tout peut arriver surtout dans ce type de compétition », analyse Gilles Gayraud.

    L’armada tropézienne

    Un petit mot sur Saint-Tropez qui possède une armada redoutable Alexandre Mallet, Marcel Gbetable, Cindy Peyrot, Sandrine Poinsot, Anna Maillard et sera un des grands favoris pour incorporer le Grand 8.

    Il ne reste plus qu’aux différents protagonistes à offrir le spectacle escompté pour une compétition de plusen plus prisée et populaire.

    Les favoris

    Comme cité plus haut, Arlanc, champion d’Europe et tenant du titre, sera grandissime favori dans le groupe 1. Mais la concurrence est bien là avec quelques villes aux ambitions certaines. Dans le groupe 2, la Boule Mouliestoise (Montauban) et ses têtes de série Jean Feltain et Charlotte Darodes seront favoris à domicile.

    Dans le groupe 3, il est difficile de dégager une équipe.

    Dans le groupe 4, Canohes avec Maison Durk et Simon Cortes, Aix et Andrézieux-Bouthéon semblent les mieux armés. Dans le groupe 5, la Boule Tropézienne donc devrait dominer les débats.

    Le groupe 6 est sans doute le plus relevé sur le papier. Bron, ancien vainqueur de la Coupe de France, et Romans-sur-Isère ont de sérieux arguments mais nous mettrons une pièce sur Vaulx-en-Velin.

    Dans le groupe 7, Bourbon-Lancy, grand habitué de ce type de compétition, paraît en pole position. Enfin, le groupe 8 est plus indécis même si Pau a une petite longueur d’avance.

    Les groupes

    Groupe 1 à Limoges (87) Nemour (77) Ajaccio (2A) Chambéry (73) Gennevilliers (92) Carpentras (84) Mours-Saint-Eusèbe (26) Lomme-Osm (59) Arlanc (63)

    Groupe 2 à Montauban (82)

    Mouliets & Villemartin (33) Masseube (32) Jarnac (16) Colmar Saint-Martin (68) Varaville (14) Pontarlier (25) Quimperlé (29) Mussidan (24)

    Groupe 3 à Tours (37)

    Feuquières (80) Brou-sur-Chantereine (77) Villedieu (50) Savigne / Lathan (37) Trilport (77) Bonchampleslaval (53) Montpezat (82) vs Rabastens (81)

    Groupe 4 à Behren (57)

    Ronchin (59) Freyming Sainte-Barbe (57) Aix-en-Provence (13) Tarbes (65) Veyrac (87) Andrézieux-Bouthéon (42) Canohes (66) Gien (45)

    Groupe 5 à Bressuire (79)

    Saint-Tropez (83) Saint-Georges-de-Didonne (17) Epinal-PCV (88) Secondigny (79) Saint-Louis (68) Paris–EPND (75) Cahors (46) Issy-les- Moulineaux (92)

    Groupe 6 à Brive-la-Gaillarde (19)

    Antibes (06) Romans-sur-Isère (26) Vaulx-en-Velin (69) Gourdon (46)

    Villefranche-de-Rouergue (12) BRON (69) Brive–PPB (19) Marseille–BM (13)

    Groupe 7 à Gouesnou (29)

    Bourbon Lancy (71) Bellerive (03) La Machine (58) Saint-Jacques-de-la-Lande (35) Saint-Jean-de-Linières (49) Cleder (29) Bize-Minervois (11) vs Cazères (31)

    Groupe 8 à Grande-Synthe (59)

    La Brede (33) Marvejols (48) Pau (64) Dunkerque-US (59) Paray-le-Monial (71) Gonfreville-l’Orcher-ESM (76) Gerzat (63) vs Pouru-Saint-Remy (08)

  • Jeunes : un objectif prioritaire pour la commission départementale de pétanque

    Jeunes : un objectif prioritaire pour la commission départementale de pétanque

    Les statistiques parlent d’eux-mêmes, la participation des jeunes au sport bouliste connaît une baisse de régime. De ce fait, l’instance départementale loin de baisser les bras a décidé de redoubler d’ardeur. De faire de ce domaine un objectif prioritaire. Deux éducateurs à savoir Régis Montjoie et Anthony Linares ont rejoint la commission des Jeunes lors de la dernière assemblée générale du comité. Ils vont certainement apporter un influx supplémentaire. Il sera toutefois important et capital que dans les groupes, les dirigeants responsables prennent conscience et collaborent à cet objectif. Voilà qui implique en aval un sérieux travail dans les groupes avec la création d’écoles de boules, et accorder un intérêt vers des jeunes garçons ou filles prêts à développer leur passion boulistique.

    Calendrier des championnats

    départementaux

    CD Tir (exclusivement pour les juniors)

    Championnat régional de tir

    Lundi 25 mai à Sorgues (84)

    Samedi 14 mars 9h à Saint-Victoret

    Mêlée doublettes (toutes les catégories)

    Dimanche 15 mars 9h à Vitrolles

    Triplettes (toutes les catégories)

    Samedi 18 avril 9h à Pélissanne

    Championnat régional

    Samedi 23 mai 9h B. de L’Élysée (Salon)

    Championnat de France

    11-12 juillet à Blaye-les-Mines (81)

    Doublettes (toutes les catégories)

    Jeudi 14 mai 9h à la Batarelle

    Tir catégories benjamins, minimes, cadets

    Samedi 30 mai (lieu à déterminer)

    Individuel toutes les catégories
    (lieu à déterminer)

    Championnat départemental des clubs

    Week-end 4-6 septembre au Pieds Tanqués Miramas

    Détection programmée

    Pour les groupes n’ayant pas d’école de boules mais qui comptent dans leur effectif des jeunes licencié.e.s esseulé.e.s, lesquels seraient susceptibles d’incorporer le Pôle 13, ces jeunes joueurs et joueuses pourront participer à une détection programmée le 20 février à partir de 9h sur le boulodrome de la Boule diplomate de Saint-Victoret. Ces licencié.e.s intéressé.e.s pour y participer doivent en informer la commission des jeunes départementale.

  • Nouvelle partition et Mozart en majesté au Festival d’Aix

    Nouvelle partition et Mozart en majesté au Festival d’Aix

    C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour le Festival d’Aix-en-Provence, qui présentait mardi le programme de sa 78e édition. Après la disparition de Pierre Audi en mai dernier, lui qui était à la tête de cette manifestation d’art lyrique depuis 2019, place désormais à une nouvelle ère amorcée par Ted Huffman. « Nous allons continuer à mettre Mozart à l’honneur et poursuivre notre engagement, résolument tourné vers la création », a expliqué le nouveau directeur, nommé à l’automne.

    C’est ainsi que le public aixois pourra renouer, en ouverture du festival et à neuf reprises au Théâtre de l’Archevêché, avec La flûte enchantée, 20 ans après sa dernière représentation en ces mêmes lieux. « Ici, des enfants bondissent joyeux, hors d’un champ de ruines, promesse d’une aube à la beauté fragile », résument les organisateurs à propos de cet opéra testamentaire composé par Mozart à la fin du XVIIIe siècle. Direction assurée par Leonardo Garcia-Alarcon et mise en scène signée Clément Cogitore, cette œuvre réunit l’ensemble Capella Mediterranea et le Chœur de chambre de Namur, « en soutien d’un plateau vocal prestigieux » composé entre autres de « la soprano française désormais installée au firmament » Sabine Devieilhe. Incarnant la Reine de la nuit, elle fera face au personnage de Sarastro, interprété par la basse britannique Brindley Sherratt.

    « Notre humanité »

    Et un Mozart peut en cacher un autre avec son Requiem, qui sera joué les 4, 6, 8, 10 et 12 juillet au Théâtre de l’Archevêché. Six ans après « avoir fait date » avec cette œuvre à Aix, Raphaël Pichon comme directeur musical et Romeo Castellucci à la mise en scène, remettent le couvert à travers l’histoire d’une « femme qui s’enfonce dans la nuit de son ultime voyage tandis qu’une ronde fraternelle et festive danse, opposant sa force vitale à la disparition inexorable de toute chose ».

    « Par quel chemin de vie accédons-nous à ce qui fait notre humanité ? », s’interrogent les têtes pensantes du Festival d’Aix. Pour répondre à cette « question brûlante », et outre les deux Mozart, le voilà qui programme les 3, 6, 9, 12 et 15 juillet La femme sans ombre au Grand Théâtre de Provence. « Allégorie de l’âme humaine », cet opéra créé par Richard Strauss en 1919 qui « exige un orchestre d’une centaine de musiciens et cinq immenses voix solistes », verra son Kaiser interprété par le ténor Michael Spyres et son impératrice, par la soprano lituanienne Vida Mikneviciuté. « Gigantisme sonore », lui, mis au diapason par l’Orchestre de Paris, sous la baguette de Klaus Mäkelä. Parmi les autres rendez-vous importants, le Théâtre du Jeu de Paume accueillera pour sa part Accabadora, création contemporaine de Francesco Fildei ainsi qu’une nouvelle production du festival, El Cimarron.

  • Le septième art corse tisse sa toile à Marseille

    Le septième art corse tisse sa toile à Marseille

    « Pour échanger loin des clichés », fait part l’organisation d’Arte Mare, Festivale di e u filmu mediterraneu di Bastia, ce « doyen des festivals corses », créé il y a près de 45 ans, élit à nouveau domicile au cinéma l’Alhambra samedi 31 janvier. Et ce, pour une escale « destinée aux Corses de la diaspora, aux amoureux de l’île de beauté et aux amateurs du 7e art ». Marseille, cette ville qui compterait autour de 150 000 âmes d’origine corse, accueille dans la belle salle obscure du quartier Saint-Henri deux séances d’avant-premières mettant en lumière les « femmes devant et derrière la caméra ».

    « La fabrique du nous »

    La première d’entre elles abordera les violences faites aux femmes avec La confrontation, court-métrage de fiction de Marie Abbenanti et Sandy Pujol-Latour dans le sillage d’une jeune adolescente « qui doit affronter sa plus grande peur » dans un commissariat : « se confronter à son parrain qui l’a violée étant enfant ». Puis, celles du documentaire de Julie Perreard, Tu n’es pas seule, autour de six colleuses féministes en Corse. Autant de projections accompagnées par la présence de leurs réalisatrices, tout comme pour Camera obscura, la fabrique du nous. Un documentaire de Yolaine Lacolonge qui se focalise sur trois réalisateurs corses, Thierry de Peretti, Julien Colonna et Frédéric Farrucci, mettant chacun en scène leur île d’aujourd’hui « avec des héroïnes féminines dans leur scénario ».

  • De Minneapolis à Marseille, le rejet de la police de l’immigration

    De Minneapolis à Marseille, le rejet de la police de l’immigration

    Renée Good. Alex Pretti. Les noms des deux dernières victimes de l’ICE, la brutale agence fédérale américaine chargée de l’immigration, s’affichent sur les pancartes brandies sous l’ombrière. Deux rassemblements de soutien au peuple américain ont eu lieu en simultanée, sur le Vieux-Port à l’appel de la Digue, et à Paris à l’appel d’Invisible.

    Partout, des voix s’élèvent contre le bras armé de la politique raciste du président Donald Trump, qui vient de montrer son vrai visage aux yeux du monde. Les manifestations d’une population choquée à Minneapolis trouvent de forts échos. Aux États-Unis, des stars (Katy Perry, Natalie Portman…) prennent position contre les violences de l’ICE. à Paris ou Marseille, les ressortissants américains ne sont pas seuls à descendre dans la rue. La solidarité des forces progressistes les accompagne. Et c’est efficace.

    « L’administration Trump commence à reculer, encourage le journaliste Cole Stangler. Le chef de l’ICE a été retiré de ses fonctions, Trump lui-même commence à prendre ses distances avec ses conseillers… Il est en train de perdre la bataille de l’opinion ! » Jennifer, qui a passé sa vie à Saint-Paul et a encore sa famille aux États-Unis, témoigne en remerciant l’élan solidaire avec émotion : « Il est difficile de croire ce qu’on voit. Qu’on aille à l’école ou faire ses courses, on ne peut plus sortir sans croiser les ICE, cette police qui tue. » « Cette leçon américaine, on en a des prémices en France », souligne Hendrik Davi (L’Après), du réseau de députés qui ont créé « La Digue, contre le fascisme ».

  • La situation au Rojava mobilise 150 personnes à Avignon

    La situation au Rojava mobilise 150 personnes à Avignon

    Devant la cité administrative d’Avignon, alors que le soleil s’est couché depuis quelques minutes, ce sont les drapeaux jaune, rouge et vert du Rojava, zone autonome kurde du nord-est de la Syrie, et du PYD (Parti de l’union démocratique kurde-syrien), qui ont illuminé la place. 150 personnes se sont rassemblées en soutien au territoire qui subit, ces dernières semaines, des attaques du régime syrien dirigé par Ahmed al-Charaa, ancien combattant d’Al-Qaïda et de Daech.

    « Il faut mettre la pression sur l’État français et ses politiques pour qu’ils empêchent tout ça, clame Mehmet Ceri, représentant du Centre démocratique kurde d’Avignon. La première chose que les dirigeants syriens exigent, c’est l’arrêt de l’armée des femmes. Une défaite serait aussi un énorme revers pour le droit des femmes. » Pendant que le cortège remontait la rue de la République en direction de la place de l’Horloge et que des militants distribuaient des tracts expliquant la situation aux passants, des « Erdogan terroriste » résonnaient à travers la tranchée haussmannienne de la cité des Papes. Il est reproché au dirigeant turc de soutenir l’offensive des factions syriennes contre le Rojava.

    « Pour le peuple kurde, il s’agit clairement d’une guerre de survie face à un État islamiste. La révolution du Rojava porte nos espoirs à tous et toutes d’une société égalitaire véritablement démocratique », lance Pierre, militant du collectif No Pasaran 84, qui a coorganisé cette manifestation.

    Fumigènes interdits

    Le rassemblement s’est tenu dans le calme, avec une mobilisation policière conséquente, notamment devant le conseil départemental. La préfecture de Vaucluse avait notamment publié, ce mardi 27 janvier, un arrêté portant sur la « réglementation de l’achat, de la vente, de la cession, de l’utilisation, du port et du transport des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques ». Ceci « afin de prévenir les débordements de voie publique à l’occasion de la manifestation revendicative », justifié à la fois par des tirs de mortiers survenus ces derniers mois dans plusieurs villes du département et par les incidents ayant émaillé la manifestation de Marseille du jeudi 22 janvier, au cours de laquelle des individus masqués avaient tiré sur les forces de l’ordre avec des mortiers d’artifice (lire notre édition de vendredi). Ces actes avaient été condamnés « avec la plus grande fermeté » par les organisateurs. À Avignon, le samedi 24 janvier, « une dizaine de participants » auraient également « tiré des fusées d’artifice ».

  • La nouvelle procureure d’Avignon séduite par son cadre de travail

    La nouvelle procureure d’Avignon séduite par son cadre de travail

    Ses « perspectives et axes d’actions » sont réservés à son discours d’installation, le 6 février, lors de l’audience de rentrée du tribunal d’Avignon. Mais Stéphanie Aouine, qui a pris ses fonctions de procureure de la République le 5 janvier, a toutefois reçu la presse, ce mercredi matin. La nouvelle cheffe du parquet est pour l’heure en phase exploratoire, mais prône une méthode « de proximité et de coordination, j’ai toujours travaillé comme ça, il n’y a pas de raison pour que ça change ».

    À 49 ans, Stéphanie Aouine prend la responsabilité de son 3e parquet, après avoir été procureure de la République à Châteauroux puis Angoulême, d’où elle arrive. « J’y ai passé à chaque fois 5 ans et demi, il est temps de relever de nouveaux défis », expose-t-elle. Et ils ne manquent pas. Comme avec le narcotrafic, un sujet abordé avec humilité : « Les acteurs de cette lutte n’ont pas attendu mon arrivée pour faire des choses, ma logique est plutôt de m’inscrire dans les stratégies locales qui sont déjà mises en œuvre. »

    La procureure n’occulte pas non plus « les atteintes aux personnes et violences intrafamiliales » ainsi que « la prise en charge et l’accompagnement des victimes ». Un sujet qui résonne pour celle qui a rédigé un mémoire de fin d’études universitaires sur les femmes victimes de viol. Après un peu plus de trois semaines à Avignon, Stéphanie Aouine pose un premier regard « optimiste et bienveillant ». « J’ai été très bien accueillie. Je suis frappée par l’engagement et la motivation des gens, attachés à leur territoire, cela, je ne l’ai pas forcément trouvé partout de manière aussi prégnante », salue la procureure.

    Des renforts attendus

    d’ici à une année

    Pourtant, il y aura « du travail » en interne pour redonner confiance à son équipe de parquetiers, ébranlée par le management de sa prédécesseure, Florence Galtier. Il y a deux mois, nous révélions que son départ était lié à un lourd malaise, ayant déclenché une inspection. « Je l’ai découvert en vous lisant », sourit-elle, sans vouloir « s’appesantir dessus ». « Ma préoccupation n’est pas de m’intéresser à ce qui s’est passé avant, mais d’observer en faisant la connaissance des équipes et en établissant un diagnostic du territoire et de la juridiction pour avancer », se projette la procureure. À son sujet, « le ressenti est plutôt très positif », nous confie-t-on au sein du parquet, en attendant « de voir à la pratique ». Des moyens humains, réclamés en interne, devraient arriver d’ici à un an avec deux nouveaux parquetiers attendus, contre dix aujourd’hui. « Notre ministère a tiré les conséquences des hausses d’activité à laquelle l’institution judiciaire doit faire face », conclut-elle.

  • Logement social à Aubagne : la Maison de l’habitat en première ligne

    Logement social à Aubagne : la Maison de l’habitat en première ligne

    Effet de la tension sur le logement, la Maison métropolitaine de l’habitat*, ouverte à Aubagne le 17 mars 2025 suite à une convention entre la Ville et la Métropole Aix-Marseille, a enregistré 1 119 sollicitations jusqu’en décembre dernier, détaille la Métropole. Cette structure a vocation à constituer un guichet unique, offrant information, orientation et accompagnement pour l’ensemble des démarches liées au logement. L’an dernier, l’essentiel des demandes ont concerné « le logement social, avec 533 sollicitations, portant sur le suivi des dossiers, les démarches et les délais d’attribution », nous a répondu la Métropole.

    Une offre étoffée en 2026

    Les questions juridiques arrivent en second, avec 337 demandes liées aux rapports locatifs (droits et obligations, dettes, charges, conflits). 77 signalements ont été transmis sur le mal-logement. Enfin, la Maison de l’habitat a accompagné des usagers dans leurs projets de réhabilitation, notamment pour l’accès aux aides de l’Agence nationale de l’habitat (121 sollicitations). Elle s’appuie sur un accueil physique et téléphonique, ouvert à tous. Afin d’apporter des réponses fiables et adaptées, elle mobilise un réseau de partenaires spécialisés, tels que Action logement, des associations sociales (…).

    Des permanences sur rendez-vous permettent un accompagnement personnalisé, notamment juridique, ou pour le montage de dossiers complexes. La Maison de l’habitat a observé « une hausse de demandes d’accompagnement » à partir de septembre dernier. De nouvelles permanences et un renforcement de l’offre d’accompagnement devraient être proposés cette année.

    * 71, allée des Verriers.
    Tél : 04.42.62.80.90.

  • Du cinéma pour débattre du harcèlement scolaire à Aix

    Du cinéma pour débattre du harcèlement scolaire à Aix

    Les chiffres 2025 du baromètre E-enfance sur le harcèlement et le cyberharcèlement chez les jeunes sont affichés sur l’écran du cinéma Renoir. C’est sur ce thème, justement, que s’est ouverte la 9e édition du Festival du film judiciaire aixois, ce mercredi 28 janvier, dans les salles noires, jusqu’au mercredi 4 février.

    L’événement à destination des lycéens, conjointement organisé par la Ville d’Aix, le tribunal judiciaire, le conseil départemental de l’accès au droit, le rectorat, et les Cinémas Aixois, programme cette année le film TKT (Solange Cicurel, 2025). « Un film, qui montre la dynamique du harcèlement, la posture de chacun, la responsabilité de chacun dans ce type de situation », estime Christine Roux, responsable académique de la cellule Non au harcèlement pour le rectorat d’Aix-Marseille, qui le rappelle : « On a au moins quatre élèves sur dix qui sont concernés par ce phénomène de violence. »

    Pour cette première journée de festival, près de 200 lycéens ont inondé le cinéma pour assister à la projection mais, surtout, échanger en fin de séquence avec des personnalités du monde judiciaire, policier, scolaire…

    Dialoguer, responsabiliser

    « L’objectif est de favoriser la réflexion et le dialogue autour de thématiques importantes », rappelle Solène Trévidic, déléguée du Conseil local de sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD). Parmi les intervenants présents pour démêler les interrogations, le commandant de police Grégory Omnes, ou Marie Kerbart, vice-présidente en charge des fonctions de juge des enfants. « Il y aura chaque jour un magistrat du tribunal judiciaire qui viendra répondre aux questions et réagir, rappelle la magistrate. On traite beaucoup la question du harcèlement côté victimes. Parmi les problématiques des enfants en danger, la situation du harcèlement revient régulièrement et peut être signalée par les établissements scolaires. »

    Pour Hélène Judes, présidente du tribunal judiciaire d’Aix, il faut « responsabiliser », les acteurs de ces situations de harcèlement, même jeunes : « Les harceleurs peuvent être condamnés et avoir, alors qu’ils sont mineurs, un casier judiciaire (…). C’est un début dans la vie qui est compliqué, explique-t-elle. Alors il y a cet aspect pénal, mais le message que je veux surtout faire passer, c’est qu’on sait que les harceleurs sont parfois eux-mêmes des victimes. Ce qu’il faut faire passer, comme message sociétal, c’est celui de briser la loi du silence (…) L’idée est de faire entendre qu’on peut les aider d’un côté comme de l’autre. Avant que ça n’aille trop loin. C’est avant qu’il faut agir. Cette responsabilité, leur appartient. Parce qu’ils savent. Nous les parents, on ne sait pas, eux savent. »

    Les projections pourraient donc avoir un impact hors salles de cinéma. « On espère que ces jeunes lycéens auront des petits frères et sœurs à qui parler [de ce sujet], espère Rémi Peyron, directeur des Cinémas Aixois. Et qui sait, cela suscitera peut-être des vocations. »

  • Surchargés, les agents d’accueil de La Poste de Bollène en grève

    Surchargés, les agents d’accueil de La Poste de Bollène en grève

    Pas d’accueil à l’agence de La Poste de Bollène, ce mercredi 28 janvier. Les six agents de la Branche grand public et numérique (BGPN), à savoir les agents d’accueil, étaient en grève pour réclamer de nouvelles embauches.

    « On était dix il y a un an et on n’est plus que six. On ne peut plus gérer toute l’activité à si peu », confie Ludovic Bourget, secrétaire CGT à l’agence bollénoise. Avec un afflux d’à peu près 400 personnes par jour, d’après le syndicat, « on ne peut pas travailler correctement », regrette le représentant syndical, qui dénonce « une surcharge pour les agents ».

    Ils réclament « deux agents supplémentaires pour répondre à cette demande », ajoute Cédric Persia, secrétaire général CGT des salariés et retraités des activités postales et télécoms de Vaucluse, ainsi que la titularisation d’un intérimaire déjà sur site. « C’est un service public. Les gens paient pour ça et ça ne cesse de se dégrader », regrette-t-il.

    Un sous-effectif qui, couplé aux fermetures d’agences dans des communes voisines comme Mondragon et Sérignan, engendre de l’attente pour les usagers. « Et quand ils ne sont pas contents, ça nous tombe dessus à nous et pas sur la direction, qui prend ces décisions. On fait face à de plus en plus d’incivilités et c’est pesant », confie Ludovic Bourget.

    La décision de se mettre en grève a été prise à la suite d’une première réunion avec la direction, ce lundi 26 janvier. Le mouvement est reconduit ce jeudi 29 janvier, car le syndicat assure que la direction n’a pas souhaité les recevoir. Contacté par La Marseillaise, le groupe La Poste assure qu’elle « attache une attention constante à la qualité de vie au travail de ses collaborateurs » et qu’« un dialogue régulier et de proximité est mené avec les équipes de direction ». Une pétition a été lancée par le syndicat.