Author: tecnavia

  • Les salariés d’Alinea expriment colère et inquiétude samedi devant le magasin

    Les salariés d’Alinea expriment colère et inquiétude samedi devant le magasin

    Les salariés de l’enseigne d’ameublement et de décoration Alinea sont inquiets, et à juste titre.

    Selon les différentes offres de reprise de l’enseigne Alinea, propriété de la société Néomarché en redressement judiciaire depuis le 20 novembre dernier : 148 personnes, sur 249 à Aubagne, dont 59 au magasin et 89 au siège de Napollon, perdraient leur emploi… La « meilleure » offre de reprise « sauverait » 575 des 1 172 salariés au niveau national… La nouvelle a été reçue comme un coup de massue. La « reprise se ferait avec moins d’emplois, moins d’expertise, moins d’accompagnement, et une pression accrue sur les équipes restantes », dénoncent des salariés dans un communiqué non signé appelant au rassemblement ce samedi devant le magasin. « Depuis des années, les salariés travaillent avec une épée de Damocles au-dessus de la tête, décrivent-ils : incertitudes, reports, annonces contradictoires… Aujourd’hui, beaucoup ressentent un paradoxe douloureux : le soulagement que cette attente cesse mais aussi la colère face à un traitement indigne au regard de l’investissement consenti. »

    Et de rentrer dans le vif du sujet : « Quand un grand groupe lié à la plus grande fortune de France annonce qu’il ne peut faire mieux que 5 000 euros par salarié, peut-on encore parler de responsabilité sociale ? », souhaitent-ils questionner publiquement . « Derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes, des familles, des parcours de territoires entiers fragilisés », lancent-ils.

    Négociations en cours

    Rien n’avait véritablement filtré, ce vendredi, des premières heures négociations entre les syndicats CFE-CGC, SEGA, FO, CFTC, et CFDT et la direction, à propos de l’accompagnement des personnes licenciées. Alinea, enseigne créée en 1989 à Avignon, est la propriété de la famille Mulliez. Les propositions de reprises ont été jugées « catastrophiques » par les salariés, selon les mots de Sébastien Laisne, délégué syndical CFDT et salarié du siège social situé dans la zone Napollon, et cité par nos confrères de La Provence. « Des six ou sept offres présentées au tribunal, une seule prévoit la reprise d’une partie des magasins et d’une partie des services centraux », précisait-il, cette semaine. Pour dire.

  • La CGT de l’hôpital en remet une couche sur le rapport

    La CGT de l’hôpital en remet une couche sur le rapport

    Ce mardi 3 février, une bonne partie de la direction de l’hôpital s’était réunie pour, face à la presse, dresser un plan qui remettrait sur de bons rails le fonctionnement du bloc opératoire. Elle évoquait notamment un possible biais de neutralité d’un rapport produit par un cabinet agréé, qui décrit des conditions de travail difficiles au bloc opératoire. « Face à la tentative de discréditer une expertise indépendante, voulue par le personnel, un petit rappel s’impose », réagit la CGT ce vendredi 6 février dans un communiqué.

    Elle assure qu’évoquer l’appartenance de l’expert qui a réalisé l’enquête à la CGT dans un autre département a été fait « dans l’optique de créer une division entre les organisations syndicales du Centre Hospitalier d’Avignon ».

    Vote unanime

    En préambule, le syndicat rappelle que le cabinet d’expertise est agréé Qualianor, que « l’expert est sociologue bac +5, avec 15 ans d’expérience » ou encore que l’expertise « repose sur 49 entretiens, des observations de terrain et des données institutionnelles ».

    Une formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) du centre hospitalier s’est également tenue ce jeudi 5 février. Y a été présenté au personnel « un processus de coconstruction qui doit déboucher sur un plan d’action attendu depuis trop longtemps », précise la CGT. Ce plan avait été détaillé par l’équipe de direction de l’établissement de santé en ce début de semaine. Y figurent de nombreuses actions, dont une nouvelle organisation, « qui est un socle pour sortir de la crise », confiait notamment le docteur Vincent Pestre, président de la commission médicale d’établissement (CME).

  • La CGT place « le droit à la communication » au cœur du débat

    La CGT place « le droit à la communication » au cœur du débat

    Un candidat sans projet pour le droit à la communication est un candidat déjà dépassé. » Le message est passé. Le syndicat CGT des Activités postales et de télécommunications (CGT Fapt) et l’Union syndicale des retraités (USR) des Hautes-Alpes lancent une campagne pour interpeller les candidats aux municipales sur l’absence de mesures destinées à réduire la fracture numérique. La fermeture progressive d’infrastructures du service public menace l’inclusion de chaque citoyen. Avec seulement 29 bureaux de Poste pour les 162 communes dans le département (), le droit à la communication représente un enjeu territorial. La cosecrétaire de la CGT 05, Alexandra Pourroy, juge que les programmes électoraux portent « peu » sur cette thématique : « C’est l’étincelle qui a fait démarrer cette campagne. »

    Un kit pour les citoyens

    La CGT Fapt et l’USR 05 s’engagent à interpeller les candidats lors des réunions de campagne des grandes communes. Ces syndicats, qui « ne peuvent pas être présents sur toutes les communes », proposent un kit d’interpellation aux citoyens. Lettre type, argumentaire, chiffres-clés… Ce kit présente « le nécessaire pour pouvoir se faire l’émissaire de cette campagne ».

    La représentante syndicale renchérit : « Le but est de permettre à Monsieur-tout-le-monde de pouvoir intervenir dans cette campagne. »

    Le droit à la communication est menacé lorsque le numérique devient l’unique moyen d’accès aux services. Cela concerne particulièrement les habitants des zones blanches – 20% du territoire départemental – ainsi que les personnes âgées. À titre d’exemple, 33% des usagers déclarent avoir déjà abandonné une démarche administrative en ligne par manque d’accompagnement.

    « Le droit à la communication est un service public. Par définition, c’est plus un impensé de la droite et quelque chose qui doit infuser dans les listes de gauche », note Alexandra Pourroy. Ces revendications s’adressent à tous les candidats du cercle républicain, à l’exception du RN, qui propose « une politique générale complètement opposée à ce que [le syndicat] porte ». La CGT Fapt et l’USR 05 attendent un sursaut de la part des candidats pour réduire cette fracture numérique.

  • Un ministre vante les bienfaits du standard des services publics

    Un ministre vante les bienfaits du standard des services publics

    À quelques mètres du hall d’accueil de la CPAM de Vaucluse, derrière deux portes grisâtres, des dizaines d’employés, casques audio sur la tête et micro devant les lèvres, enchaînent les appels de bénéficiaires devant leurs écrans qui affichent des données des heures durant. Cet endroit, c’est la plateforme téléphonique du relais local de l’Assurance maladie, et elle est portée « en exemple » par le ministre de la Fonction publique, David Amiel (Ren.).

    La structure a effectivement mis en place un « plan téléphone » ces deux dernières années. Ce moyen de rentrer en contact avec les services de la CPAM a été de plus en plus utilisé ces dernières années, avec un pic lors de la crise du Covid. Alors qu’en 2019 en France, l’organisation recevait 19 millions d’appels, ce chiffre a doublé en trois ans, avec 38 millions d’appels en 2022. C’est même, d’après la direction de la CPAM, le premier mode de communication utilisé en Vaucluse, avec pas moins de 370 000 appels traités en 2025, contre 235 000 mails et 25 000 accueils physiques par les 128 agents du service.

    Mais cette augmentation a engrangé en premier lieu une baisse des décrochages du téléphone. Il y avait alors un taux de traitement d’environ 60% des appels. Et vu que « quand la plateforme téléphonique s’enrhume, c’est toute la CPAM qui est malade », comme l’a affirmé Sophie de Nicolaï, directrice de la structure, un plan a été lancé pour « lancer la remontada » des réponses, poursuit l’administratrice. Avec la mise en place d’une harmonisation des horaires, du lancement de « plateformes de délestage » qui permettent de remplacer efficacement les absences, et des plans personnalisés, ce pourcentage de réponse est remonté en Vaucluse à 86%.

    Un modèle

    Le ministre a donc, après une séquence d’immersion auprès d’une standardiste qui lui a montré les rouages et les difficultés du métier, loué cette amélioration qu’il érige en « modèle pour l’ensemble des services publics ». « Moi, je ne crois pas au tout-digital, je pense au contraire qu’il est extrêmement important de pouvoir renforcer à la fois la présence humaine, et c’est ce qu’on déploie dans le cadre notamment des maisons France Service. L’ennemi, c’est la musique d’attente ou le répondeur automatique. Quand vous avez une situation difficile, comme c’est le cas pour de nombreuses personnes dans ce département, vous avez besoin d’avoir un visage, une voix », appuie-t-il.

    Il a aussi affirmé qu’un travail était engagé dans la lutte contre les incivilités que subissent les agents des services publics. Celui-ci consisterait à « muscler la réponse » à ces agressions. « Ce serait une vraie reconnaissance, car cela arrive trop souvent », glisse une employée au haut fonctionnaire.

  • [Etoile de Bessèges] L’étape reine revient au roi Henri Uhlig

    [Etoile de Bessèges] L’étape reine revient au roi Henri Uhlig

    L’étape reine, l’étape des vaillants. Les alentours de Bessèges se sont transformés en toboggan géant, ce vendredi. Les coureurs n’ont fait qu’encaisser du dénivelé tout au long de la journée, sur ce profil particulièrement vallonné. Pourtant, le peloton a explosé les compteurs et les heures de passage se sont révélées être bien plus rapides que prévu. 44,9 km/h de moyenne, au final, alors que ce troisième jour de course proposait 2 500 mètres de dénivelé positif.

    Cette étape mouvementée a permis aux favoris de l’Étoile de se battre à la loyale dans les différentes bosses – six au total –tout au long du tracé. Pourtant, c’est bien un homme rapide qui a triomphé sur les bords de la Cèze, à Bessèges. L’Allemand Henri Uhlig a largement manifesté sa joie après la ligne. Le coureur d’Alpecin-Premier Tech a battu Lukas Kubis, à nouveau 2e comme mercredi. Le Slovaque des Rockets s’est tapé la cuisse de frustration après l’arrivée, mais il reçoit tout de même un lot de consolation. Ce dernier est le nouveau leader du classement général, à la veille de la 4e des cinq étapes.

    Cette journée était taillée pour les forçats de la route avec d’innombrables possibilités dans les côtes et une incertitude sur le vainqueur final. Contrairement aux deux premiers jours de compétition, l’échappée a mis du temps à se former, car le peloton ne laissait rien partir.

    Papon meilleur grimpeur

    Cette première partie de parcours en descente n’a pas non plus aidé. Il a fallu attendre une quarantaine de kilomètres pour voir un groupe de dix hommes prendre les devants. Quelques pointures aux avant-postes avec Alexis Renard (Cofidis), Kasper Haugland (Decathlon-CMA CGM) ou encore Tomas Kopecky (Unibet Rose Rockets).

    L’un des coureurs de tête n’avait qu’une seule idée, un seul défi, ce vendredi après-midi : sécuriser le maillot de meilleur grimpeur. Nice Métropole Côte d’Azur, peut-être la plus petite formation engagée, a montré son maillot bleu azur grâce à Victor Papon. En passant quatre des six sommets en tête, Victor Papon a pris une grande option dans la quête de la tunique distinctive. Avec 28 points, dont 16 d’avance sur son dauphin, il se peut que le maillot de la montagne prenne la direction des Alpes-Maritimes. Mais cette échappée n’a jamais bénéficié d’une marge confortable, car jugée trop dangereuse. Plusieurs hommes étaient à moins de 30 secondes au général et les laisser partir aurait été un risque trop important. 1 minute 20 au maximum, un pécule minuscule dans la course à la victoire d’étape.

    Le premier coup de tonnerre est tombé à 40 km du but. Après ses exploits des deux précédentes étapes, les différentes équipes se demandaient si le jeune porteur du maillot corail, Tom Crabbe, pourrait résister sur l’étape reine. La réponse fut non. Le Belge de la Team Flanders-Baloise a été distancé lors du deuxième passage au col des Brousses. Devant, la course s’est transformée. Telle une épreuve de jeunes où tout le monde veut attaquer et prendre l’avantage, les favoris ont tenté à de multiples reprises de se faire la malle.

    Ewen Costiou et Paul Lapeira ont été les plus offensifs, Clément Izquierdo a pris une fois 10 secondes avant de se faire croquer par un groupe réduit. Les fourmis s’éparpillaient dans les jambes des cyclistes français, mais les tentatives étaient vaines. Finalement, les bosses n’ont créé aucun écart et, à l’entrée de Bessèges, un groupe d’une grosse quarantaine d’unités se présentait pour la victoire. Dylan Teuns a lui aussi tenté et a été rattrapé. Un sprint massif allait donc se tenir, avec les forces en présence. Malgré quatre coureurs en tête, Unibet Rose Rockets s’est fait surprendre.

    Le grand sprinteur de Regensburg, Henri Uhlig, a été plus véloce dans les derniers mètres pour battre un Lukas Kubis arrivé 2e d’une course pour la dixième fois de sa carrière. L’Allemand s’offre son plus beau succès, lui qui a été discret toute la journée après avoir pris la 5e place, jeudi, à Domessargues. Décimée depuis le début de l’Étoile avec trois abandons, son équipe Alpecin-Premier Tech retrouve le sourire.

    Toujours dans les bons coups depuis le début de la saison, Van Rysel Roubaix a réussi une nouvelle journée remarquable. Louis Hardouin, encore amateur en 2025, a terminé 3e de cette étape et se satisfait de ce résultat (voir par ailleurs). La lutte pour le classement général est indécise et le sera jusqu’aux derniers hectomètres du contre-la-montre, à Alès. Ce samedi matin, ils étaient 36 en 30 secondes. Absolument tout reste à imaginer dans le Gard.

  • [Entretien] « Le combat, c’est de tirer les gens vers le haut »

    [Entretien] « Le combat, c’est de tirer les gens vers le haut »

    La Marseillaise : Vous attaquez votre dernier album par la chanson « Les battements du cœur » où vous insistez sur « le meilleur dans l’humanité » dans « ce monde si compliqué ». Déceler le beau en ces temps incertains, c’est ce qui vous permet de ne pas sombrer ?

    Louis Chedid : Pas que pour moi, mais aussi pour beaucoup d’autres. Entre la réalité médiatique et la réalité du quotidien, il y a un fossé. Il faut de temps en temps décrocher des réseaux sociaux et de leurs flots d’images, sinon on est submergé, comme c’est en ce moment le cas avec la vague Epstein. Un truc de fou furieux. Bien sûr, ces gens-là sont des monstres, mais il y a autre chose. Il y a aussi des gens qui sont bienveillants, qui s’aiment. C’est bien de le rappeler de temps en temps.

    Se permettre de telles évasions relève parfois du luxe, notamment pour
    les gens qui galèrent au quotidien…

    L.C. : Je suis absolument d’accord mais j’en connais aussi qui galèrent et qui essayent quand même de garder la tête haute. Évidemment que ceux qui galèrent ont plus de difficultés à voir la vie en rose mais, moi qui ai la chance de faire des choses que j’aime et me passionnent depuis longtemps, je n’ai pas envie d’en rajouter dans la morosité ambiante. Dans ma vie, je parle aussi des choses qui me touchent comme sur Anne, ma sœur Anne, mais je ne suis pas hors de la réalité malheureusement malheureuse. Je pense que, si j’ai un rôle à jouer, c’est d’essayer de tirer les gens vers le haut, et pas me laisser envahir par toutes ces scories tellement présentes aujourd’hui.

    Est-ce que votre album est aussi destiné à réhabiliter le fait de rêver, terme aujourd’hui souvent utilisé de manière péjorative ?

    L.C. : Qui n’est pas rêveur ? Tous les enfants rêvent. Nous, les artistes, on a cette chance de continuer à rêver. Sinon on n’écrit pas, on ne fait pas de musique. C’est comme une mise en demeure pour continuer à avoir un pied dans l’enfance et imaginer le reste. C’est presque un devoir de faire en sorte que les gens ressortent de votre expérience avec quelque chose en plus. Quand j’ai lu des bouquins de Jack London ou d’Alexandre Dumas, ou d’autres œuvres, je me suis senti plus fort, plus humain, faisant partie d’un tout. Et non pas isolé avec un téléphone à regarder que Jack Lang est un monstre. Peut-être l’est-il, mais moi j’ai envie de parler de gens qui font des choses bien et sont bienveillants avec les autres. Il y en a plus que les autres.

    Quelles sont justement les figures ou lueurs qui vous ont habité pendant la conception de l’album ?

    L.C. : Des gens comme les Beatles. Ils ont fait du bien à beaucoup de monde. Des personnes qui changent notre vision. Aujourd’hui, on ne parle plus de cela mais uniquement d’argent. Moi, je fais partie d’une génération où l’on ne parlait pas d’argent en famille. C’était même vulgaire. Désormais, il suffit de voir toutes ces émissions ringardes où on ne fait que demander « combien vous gagnez ? ». C’est minable. Ce n’est pas cela la réalisation d’une vie, mais plutôt d’être bien dans la sienne et de faire du bien aux autres.

    Quelle a été la genèse du titre « Comme vous », qui évoque les gens qui fuient leurs pays et leur accueil ?

    L.C. : Avant, parler de l’immigration se cantonnait à l’extrême droite, mais maintenant, tout le monde s’est emparé de ce thème, à gauche comme à droite. Ils ont compris que ça pouvait exciter une partie de la population électorale. Moi, d’une certaine manière, je suis aussi issu de l’immigration : mes parents étaient du Liban et d’Égypte, puis sont venus s’installer en France. Il faut arrêter de faire penser aux gens qui n’ont pas suffisamment de recul, et qui sont parfois ignorants, que les immigrés sont tous des bandits, des criminels qui vont venir piquer le pain des Français. Croient-ils que les gens qui sont par exemple partis de Gaza sont partis de bon gré ? Non, ils n’ont pas le choix. C’est ça ou on meurt. La plupart des immigrants, ils quittent leur pays car ils ne peuvent pas faire autrement.

    Votre dernier album dénote par sa douceur dans ce monde de brutes, contrairement à vos débuts où vous sembliez plus révolté…

    L.C. : Chaque album correspond à un moment de vie. Je pense qu’aujourd’hui, le combat, c’est de tirer les gens vers le haut. Car sur les écrans, tout est fait pour vous tirer vers le bas, vous foutre dans un climat d’angoisse. Et pourtant, il y a autre chose dans la vie.

    L’un de vos tubes « Anne, ma sœur Anne » dénonçait le racisme et le fascisme rampant en France dans les années 1980. Que vous inspire aujourd’hui la dédiabolisation de l’extrême droite, plus que jamais aux portes du pouvoir ?

    L.C. : Je suis triste d’avoir eu raison il y a 40 ans. J’aurais pourtant adoré que cette chanson soit obsolète pour que je la foute à la poubelle. Je suis profondément désolé que cette stratégie de l’immigration soit devenue un leitmotiv pour tous les partis politiques et que tous les gens qui disaient à l’époque qu’ils n’accueilleraient jamais l’extrême droite dans leurs médias, soient aujourd’hui les premiers à le faire. Que le RN soit devenu le premier parti politique de France, c’est un truc de dingue. On les a laissés envahir le paysage. Certains autres politiques ont compris que l’extrême droite était l’épouvantail qui leur permettait d’être ensuite réélus. C’est d’un cynisme fou. Après, moi, je crois en l’humanité. Le peuple finit toujours par retrouver la raison et sortir du marasme, même si c’est parfois après une vague de choses extrêmement négatives. Ce n’est pas les politiques qui vont nous sortir de là.

  • Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues est de retour ce samedi dans les rues de la ville avec un programme riche et varié placé sous le signe de l’extraordinaire. Une journée de tous les records également attend petits et grands.

    Rendez-vous dès 14h sur la place des Martyrs pour le grand lancement des festivités qui se préparent depuis déjà quelques semaines dans la ville avec l’appel à la participation de tous les habitants. Entrez ainsi dans l’aventure qui se concrétise dès la rue de la transformation, rebaptisée pour l’occasion. Cette rue de la transformation est destinée à tous les participants sans costume et qui ne savent pas comment faire… C’est le lieu idéal où l’on s’occupe de tout, pour vous. Costumes de dernière minute, accessoires ou encore maquillage, une fois sorti de là vous serez transformés pour cette belle parade.

    Stands de défis, épreuves en tous genres ou encore jeux pour découvrir et explorer le champi(gn)on que vous êtes dans votre fort lointain vous attendent au départ de ce temps fort. Les petits becs sucrés auront aussi de quoi se faire plaisir dès le début avec de petites et grandes surprises qui vous attendent. Sans oublier de la sérigraphie pour celles et ceux qui auront envie de faire entendre leur voix tout au long du défilé.

    La fête encore et toujours

    Ce n’est qu’à 15h30 que la Carnavalcade s’élancera pour déambuler dans les rues et terminer cette belle journée avec une arrivée à 18h sur la place Mirabeau où, là encore, crêpes, bugnes, frites, vin ou encore jus de pomme chaud et musique joyeuses accueilleront les festivaliers pour terminer cette journée avec… une grande fête à partager tous ensemble !

    Jusqu’au 6 mars, des carnavals de quartiers sont organisés avec les scolaires, associations et habitants.

  • PSG – OM, pour qui la belle ?

    PSG – OM, pour qui la belle ?

    C’est un OM presque invaincu face au PSG cette saison qui se prépare pour un nouveau duel.

    Le premier a vu les Marseillais faire chuter les champions d’Europe au Vélodrome, en début de saison (1-0). Le deuxième s’est soldé par un nul (2-2). Mais comme il s’agissait du Trophée des Champions, il a fallu un vainqueur. Et dans la nuit koweïtienne, le PSG s’est adjugé le titre après la séance des tirs au but.

    Dimanche, le Parc des Princes sera le théâtre de la belle entre les deux meilleurs ennemis de la Ligue 1. Avec un OM qui s’y rend sans pression et sans peur. Revigoré par sa qualification pour les quarts de finale de Coupe de France. Et qui sait qu’il n’a pas grand-chose à perdre.

    Côté Olympiens, Timothy Weah y voit plus qu’un Classique, surtout après la frustration du Koweït. « Le match perdu dans les dernières secondes, c’était dur à avaler… Mais nous sommes passés à autre chose. Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche. Il faudra être prêts pour le défi, parce que ce sera un vrai match », a-t-il lancé en conférence de presse.

    Son entraîneur voit dans ce rendez-vous une occasion de redorer un blason marseillais terni par ce qu’il appelle « la honte de Bruges ». Si face au Paris FC, la semaine dernière, l’OM a semblé encore sous le coup de son élimination en Ligue des Champions, il y a eu la qualification aux dépens de Rennes, en Coupe de France mercredi, qui a réveillé les appétits.

    Une qualification vue comme une revanche sur ce que les Phocéens avaient vécu en Bretagne lors de la première journée. Et qui peut servir de tremplin pour un exploit au Parc des Princes. Toutefois, Roberto De Zerbi ne s’enflamme pas. Il sait ce dont est capable le collectif parisien, qui reste selon lui « l’équipe la plus forte d’Europe dont il est difficile de comprendre le jeu ». C’est pourquoi il estime « qu’il nous faudra défendre, bien sûr, mais aussi jouer, parce que nous aussi, nous avons des joueurs forts… Nous aussi, nous devons croire en nos qualités, mais toujours avec humilité ».

    Face à l’armada du PSG, qui sera emmenée par le Ballon d’or Ousmane Dembélé, l’entraîneur phocéen insiste sur le fait « qu’il n’y a pas de recette pour battre Paris, si ce n’est avoir de l’orgueil et de la fierté ». Et qu’il compte sur un homme : « J’ai besoin d’un Greenwood des deux derniers matches. Un Greenwood mondial. »

    « Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche »

  • L’État et EDF attaqués en justice pour préjudice écologique

    L’État et EDF attaqués en justice pour préjudice écologique

    La dégradation de l’état écologique de l’étang de Berre est-elle imputable à l’État et son concessionnaire EDF ? C’est la question à laquelle le tribunal administratif de Marseille, saisi par l’Étang nouveau, va devoir répondre, à la suite de l’audience qui s’est tenue ce jeudi 5 février.

    L’association, créée en 1988 à Saint-Chamas, dénonce le préjudice subi par la plus grande lagune salée de France (15 500 hectares) dans laquelle la centrale EDF déverse 1,2 milliard de mètres cubes d’eau douce en moyenne chaque année, et la supposée « inaction » de l’État, déjà condamné pour carence fautive en 2006 par la Cour européenne de justice.

    À partir de 1966, l’eau de la Durance, qui « fournit 75% de l’eau consommée en région
    Paca
     », est détournée dans un canal usinier EDF équipé de 22 centrales pour assurer « 35% de la production électrique » du territoire, explique Jean-Luc Platon, administrateur de l’Étang nouveau. En bout de chaîne, l’usine de Saint-Chamas rejette dans l’étang de Berre une eau douce et limoneuse, mortifère pour l’écosystème de la lagune.

    Une situation dégradée depuis 1966

    Un rapport de la Commission parlementaire du développement durable et de l’aménagement du territoire, publié le 23 septembre 2020, retient ces déversements comme principal « facteur de déstabilisation de la masse d’eau ». Ce document pointe une « salinité constante avant 1966 à environ 32% » et une oxygénation « excellente jusque dans les couches profondes », qui se sont ensuite dégradées à l’apparition de la centrale hydroélectrique, avec une salinité variant entre 11 et 30% une augmentation de la stratification des eaux de l’étang, créant « des conditions anoxiques structurelles ».

    L’été 2018 a été le point d’orgue de cette détérioration, avec un épisode de malaïgue (un phénomène entraîne une chute du taux d’oxygène dans l’eau) qui a décimé la faune et la flore de l’étang. En cause : un « effet cocktail », selon le rapporteur public, dû à des températures élevées, une pluviométrie soutenue et des déversements massifs d’EDF qui a été autorisé cette année-là à procéder à des rejets exceptionnels en raison de travaux menés sur la Durance.

    L’avocat de l’association l’Étang nouveau Florian Tizot explique : « Pour que l’étang soit résilient, capable d’absorber les chocs thermiques et anthropiques, il lui faut un taux de zostères [des plantes aquatiques, Ndlr] suffisant pour se réoxygéner et se rétablir. Ce seuil, pour l’étang de Berre, est unanimement fixé à 1 500 ha. Avant l’ouverture de la centrale, il y en avait 6 500 ha. Aujourd’hui, à date, on est à 77 ha. »

    L’association réclame 200 000 euros au titre de réparation pour le préjudice moral et écologique à l’État et EDF. Une somme qu’elle souhaite allouer aux acteurs du territoire en capacité de multiplier la présence de ces herbiers.

    Un canal de dérivation

    Les conclusions du rapporteur public dans ce dossier risquent cependant de pousser le tribunal à rejeter la demande de l’Étang nouveau. Le magistrat plaide notamment des atteintes qui « s’inscrivent dans un cycle long et évolutif puisque l’état général de l’étang et les modalités d’exploitation de la centrale sont changeantes d’une année sur l’autre » et met en avant un protocole d’accord conclu le 16 septembre 2024 entre EDF et le Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre, suite à une médiation pénale engagée après la crise d’anoxie de 2018, qui prévoit la saisonnalité des rejets de la centrale. Une avancée insuffisante, pour l’association, qui défend l’arrêt total des déversements en misant sur une solution de dérivation qui permettrait de faire cesser le « gaspillage » et d’irriguer les plaines agricoles.

    Le tribunal administratif de Marseille rendra sa décision entre le 27 février et le 5 mars.

  • Des militants en soutien aux dockers contre la guerre

    Des militants en soutien aux dockers contre la guerre

    Aux alentours de midi, le trafic sur la départementale 268, qui mène à Port-Saint-Louis-du-Rhône s’intensifie. Sur le rond-point qui donne accès au terminal conteneurs du Grand Port maritime de Marseille-Fos, une dizaine de collectifs de solidarité avec le peuple palestinien ont tendu drapeaux et banderoles pour soutenir la journée internationale des dockers contre la guerre. Les travailleurs de plus de 20 ports méditerranéens – en Italie, en Grèce, au Pays Basque, en Turquie, au Maroc… – se sont mis en grève ce vendredi 6 février pour s’opposer à la militarisation croissante des infrastructures de transport ainsi qu’à la complicité des directions portuaires et des gouvernements dans les guerres impérialistes, en particulier à Gaza.

    « La lutte contre le génocide est possible, mais il faut le désarmer là où il s’élabore : chez nous, affirme une représentante de Stop arming Israel qui souhaite garder l’anonymat. C’est à la fois la fabrication, par Eurolinks, la logistique par les camionneurs et ensuite le transfert via les armateurs maritimes qui représentent 80% du commerce mondial. » À Fos, les militants appellent au boycott de l’armateur israélien Zim, « qui affrète de manière hebdomadaire des bateaux pour envoyer entre autres de l’armement à Haïfa, mais pas que », explique Juliette Simon, du collectif BDS (Boycott, Divestment and Sanctions).

    Thierry Louchon, président du collectif solidarité Palestine, affirme : « Ça fait partie de l’isolement diplomatique et économique de l’État d’Israël, c’est un élément important. En Afrique du Sud, c’est d’abord la lutte du peuple qui a fait tomber l’apartheid, mais le boycott y a contribué, qu’il soit culturel, sportif ou économique. »