Author: tecnavia

  • Le Parquet veut taper au portefeuille des trafiquants

    Le Parquet veut taper au portefeuille des trafiquants

    Mettre à mal le patrimoine des délinquants… Sans être nouvelle, la méthode a été mise en avant par le Parquet de Marseille ce mardi 18 novembre à l’occasion de la présentation des résultats de l’opération « Regain » au Palais Monthyon (6e). Une allusion à Giono précise Jean-Yves Lourgouilloux, procureur adjoint, mais aussi dans cette idée de « regagner de l’argent ».

    L’idée : mettre autour de la table magistrats et différents services de police, des douanes et de la gendarmerie pour choisir des dossiers de potentielles saisies et les résoudre en un temps donné. Concrètement, 12 affaires ont été sélectionnées pour l’opération Regain menée du 3 au 12 novembre. Les résultats sont… saisissants. Avec 7,9 millions d’euros récupérés, soit « 20% environ de ce que l’on fait sur une année » se félicite Jean-Yves Lourgouilloux, rappelant le bilan de 2024 : 3 461 biens saisis pour 2 235 affaires et 43,7 millions d’euros saisis pour 39 confisqués. « Entre 2020 et 2024, c’est une augmentation de 43% des saisies et de 87% des confiscations », ajoute le magistrat, estimant que « l’argent, c’est ce qui permet à la machine de fonctionner, d’assécher les trafics car ce sont des entreprises certes illégales ».

    Plus d’un million en liquide

    Et de détailler les affaires : abus de faiblesse au moyen de détournements de chèques au préjudice d’une victime de 81 ans, fraude aux énergies renouvelables se chiffrant à 3 millions d’euros, escroquerie par deux infirmières de la caisse primaire d’assurance maladie pour 160 000 euros et ces sacs de liquide retrouvés dans un « cafoutche » précise Laurène Capelle, cheffe du service interdépartemental de la police aux frontières 13. Soit 1,6 million d’euros tout de même, chez un garagiste marseillais embauchant illégalement 4 personnes sans autorisation de séjour sur le territoire national…

    Pour le procureur adjoint, sans changer de doctrine, « il faut inverser le mode de pensée », en systématisant « l’enquête patrimoniale pour déposséder les délinquants ». Outre cette opération ponctuelle qui pourrait être reproduite, il s’agit de « créer des synergies ». Un groupe d’évaluation et de suivi des avoirs criminels a spécialement été créé au parquet en mai 2025 en ce sens. Enquêteurs et magistrats ont été spécialement formés avec des séminaires et des actions « engagées pour traiter les scellés avec un circuit plus efficace ».

  • À Lodève, le PCF se pose en médiateur d’une union délicate à gauche

    À Lodève, le PCF se pose en médiateur d’une union délicate à gauche

    Faire asseoir à la même table Fadelha Benammar-Koly (PS) et Sébastien Rome (LFI) dans les prochaines semaines. À quatre mois des municipales (15-22 mars 2026), tel est l’objectif de la section communiste de Lodève. « Le PCF se pose en médiateur, on travaille à ce que chacun prenne ses responsabilités », explique Florian Vire.

    Inquiet de voir que deux listes de gauche sont sur le point de se monter, le secrétaire de section prend l’initiative d’une première rencontre entre l’actuelle adjointe de la maire sortante Gaëlle Levêque (qui ne se représente pas) et l’ancien député Insoumis à la tête du collectif « Réflexions lodévoises ». « Les gens veulent une gauche unie, on l’a vu aux législatives avec le NFP. » Pas question d’une « soupe aux logos » mais d’un rassemblement à gauche coconstruit avec les citoyens.

    Suite au décès de l’ex-maire Marie-Christine Bousquet (PS) fin 2017, Gaëlle Levêque ne l’avait emporté en 2020 que de 8 voix face à la droite de Claude Laateb. Lequel pourrait cette fois être soutenu par le RN. Face au risque de bascule, Sébastien Rome tend lui aussi la main et propose un « processus de discussions » avec la relève de la majorité municipale qu’il a quittée il y a 5 ans. « Je tends la main au binôme (Fadelha Benammar-Koly/Nathalie Rocoplan). Je sais qu’il est possible de travailler avec elles. Il y a plein de formules possibles pour que chacun trouve son compte », assure l’Insoumis qui fait valoir sa notoriété et son expérience d’ancien député.

    Côté programme, l’instituteur soutenu par Génération.S, Nouvelle Donne et les Écologistes, propose de créer un réseau de chaleur à base de géothermie, une sécurité sociale alimentaire ou encore d’assouplir le régime indemnitaire IFSE des agents municipaux. Il promet un budget participatif et des référendums d’initiative citoyenne. « Il y a un manque total de proximité entre la mairie et les habitants », critique Sébastien Rome.

    LFI en épouvantail ?

    Des reproches qui passent mal du côté de Fadelha Benammar-Koly. « Sébastien Rome a eu des critiques acerbes contre Gaëlle Levêque, il est allé un peu loin. Et puis parler d’union en mettant sa tête sur les affiches, c’est étonnant… », déplore la conseillère régionale, protégée de Carole Delga (PS). L’actuelle adjointe pressentie pour être tête de liste veut d’abord travailler le programme. Avec les citoyens, elle veut « lutter contre le mal logement », « fluidifier la traversée de la ville » ou encore « embellir l’espace public ». « Tout n’a pas été parfait sur ce mandat, il y a des choses que j’aurais pu faire différemment », concède F.Benammar-Koly, évoquant une forme de « rupture » à avoir.

    Reste à savoir si LFI sera compatible ou fera figure d’épouvantail. « Il n’y a aucune consigne de Carole Delga, le sujet n’est pas là ». Prête à « discuter » mais pas pour « l’union à tout prix ». Avec S. Rome, F. Benammar-Koly craint les « chamailleries » voire « un blocage comme à l’Assemblée ».

  • Migrant’scène, pour porter un autre discours sur les migrations

    Migrant’scène, pour porter un autre discours sur les migrations

    Prendre de la hauteur et remettre de l’humain au cœur de la question des migrations. Tel est le credo du festival Migrant’scène porté par la Cimade, qui revient à Béziers du 11 novembre au 12 décembre. « Il s’agit de lutter contre cet esprit nauséabond où l’immigré est porteur de tous les malheurs. On essaye d’aller à contre-courant de cette perception avec plusieurs événements pour prôner l’hospitalité, la richesse interculturelle et dénouer tout ce qui entraîne le rejet de l’autre avec des discours propageant la peur », détaille Jackie Bost, membre de la Cimade Béziers.

    Pour ce faire, plusieurs projections – suivies de débat en présence de membres des films ou des équipes de la Cimade – sont programmées. Loin des clichés xénophobes et racistes portés par l’extrême droite et une partie (de plus en plus importante) de la droite, le festival met en lumière plusieurs épisodes de la migration. Notamment Nouveau Monde, de Vincent Cappello, qui revient sur l’arrivée d’un jeune réfugié afghan à Paris cherchant un travail pour envoyer de l’argent à sa mère (10.12 à Béziers et une séance unique à Bédarieux le 16 novembre).

    Un film sur les CRA

    Ou encore, Les astres immobiles, dessin animé de Noémi Gruner et Séréna Picques, où l’on suit le quotidien de Chengdua, 9 ans, sollicitée par ses parents comme traductrice (17.11 à 14h30). Car la migration ne se résume pas à la traversée de la Méditerranée. En ce sens, le documentaire Outrepasser d’Elsa Putelat et Nicolas Dupuis s’arrête sur la frontière franco-espagnole (12.12, 16h30). « On voulait faire le parallèle avec la guerre civile espagnole où des réfugiés arrivaient en France en passant la frontière, vue comme un espace de liberté, sans se poser de questions. Aujourd’hui, quand on traverse le Perthus, on est soumis aux contrôles permanents, l’accord de Schengen est bafoué », soupire Jackie Bost.

    Un parcours semé d’embûches dont le calvaire ne prend pas fin une fois arrivé dans le pays d’exil. En effet, nombre de personnes peuvent être enfermées dans des Centre de rétention administrative (CRA). Un sujet au cœur du documentaire d’Annick Redolfi, Devant – contrechamp de la rétention (03.12, 20h). « Ce film montre comment les familles attendent des heures dans des conditions parfois indignes quelqu’un que l’on a enfermé alors qu’il n’a rien commis, à part ne pas avoir de papiers. De ce problème administratif, on fait un contentieux, un délit, mais ce n’est pas du tout le cas. Parfois, cette situation est créée par l’État lui-même qui ne délivre pas dans les temps les documents nécessaires au titre de séjour », observe Jackie Bost. Les personnes se retrouvent alors avec une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) pouvant conduire à leur enfermement pendant plusieurs mois dans un CRA. À cela s’ajoute la dématérialisation des procédures, qui rend les démarches encore plus compliquées pour des personnes ne comprenant pas forcément le français.

    Les Biterrois sont on ne peut plus concernés par ce dernier film. En effet, l’édile d’extrême droite Robert Ménard s’est trouvé une lubie avec le projet d’un CRA dans la cité de Riquet – prévu pour 2027. Une occasion de plus pour l’adepte des plateaux télés de recracher son discours xénophobe, associant immigration et insécurité, repris en boucle par une grande partie de la sphère médiatique. « La migration est une richesse pour le pays et non une plaie. L’extrême droite est une frange de la politique française mais il y a tout un réseau associatif local qui montre une tolérance d’un large public, la solidarité existante. Mais tout ça est couvert par l’extrême droite, laissant croire le contraire. C’est une lutte permanente. »

    * Programme complet à retrouver sur migrantscene.org

  • Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    On connaissait le train à 1 euro pour les jeunes, les billets à petits prix les premiers week-ends de chaque mois ou encore l’Occitanie rail tour l’été pour booster le tourisme. Mais beaucoup ignorent que le dispositif phare de la Région Occitanie est aussi disponible pour les clubs sportifs amateurs. Une mesure « unique en France ! », vante le vice-président régional, Kamel Chibli (PS).

    Depuis 2023, le train à un euro est proposé chaque week-end pour faciliter les déplacements aux quatre coins de l’Occitanie. Qu’ils pratiquent rugby, basket, foot, natation, tennis ou encore athlétisme… nombreux sont les sportifs qui se sont déjà laissés séduire. En 2 ans, entre 5 000 et 6 000 utilisateurs de 150 clubs ont opté pour le dispositif. C’est le cas du club d’athlétisme de Montpellier, où s’entraîne le décathlonien Kévin Mayer ou encore le club de rugby de Balma (Fédérale 2) qui se déplaçait dimanche 9 novembre à Gimont en TER. « Pour nous, le coût est 10 fois inférieur à la voiture », résume leur jeune vice-président Hugo Magieu. « Les horaires des trains, la proximité de la gare et du stade », sont des atouts qui ont séduit son homologue Élodie Kolbert.

    Dès la mi-novembre, un « site dédié » sera proposé par la SNCF pour « faciliter les déplacements des groupes en Occitanie », précise Gaël Barbier, directeur régional TER Occitanie de SNCF voyageurs. Signé avec la Région Occitanie jusqu’en 2032, ce partenariat sur les trains Lio a pour but de « faire changer les habitudes de mobilités qui concernent encore souvent la voiture qui émet 8,5 fois plus de CO2  », explique Gaël Barbier. « Fier » d’une mesure qualifiée de « conviviale », il assure que « l’engouement » des groupes scolaires ou sportifs a « quadruplé en 2 ans ».

    Une aide financière

    L’élu régional, Kamel Chibli, fait valoir un triple intérêt pour les clubs amateurs. « C’est un défi environnemental de faire baisser le bilan carbone, qui sécurise le déplacement des jeunes et financièrement avantageux pour les clubs dans un contexte difficile. » Il faut dire que le gouvernement a décidé la suppression du Pass’ sport pour les moins de 14 ans. Avec l’effondrement de l’Agence nationale du sport, il ne reste que peu d’aides publiques aux petits clubs. « La situation économique traversée pénalise le mécénat et le sponsoring. On assiste à un renchérissement des coûts de transports et de nourriture. L’économie globale du sport amateur est en difficulté », regrette Joël Castany, président de la Ligue Occitanie de rugby.

    Quand on sait que le transport fait partie des premiers postes de dépenses des petites structures, autant dire que le TER à un euro est une aubaine. Avec 17 000 clubs et 1,4 million de licenciés en Occitanie, le potentiel de développement est immense.

  • [Grand entretien] Marie Nikichine : « Les idées du RN sont à l’opposé de nos valeurs »

    [Grand entretien] Marie Nikichine : « Les idées du RN sont à l’opposé de nos valeurs »

    PARCOURS

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui explique votre engagement ?

    Marie Nikichine : Je suis bibliothécaire à Paul Valéry et mère de 4 enfants. J’ai mis du temps à comprendre le rôle que pouvaient avoir les parents d’élèves. C’est d’ailleurs sur un malentendu que je me suis retrouvée élue dans un conseil d’école. Quand mon premier enfant est entré au collège Fontcarrade à Montpellier, j’ai découvert la FCPE et un cadre plus réglementaire pour agir. J’ai compris que la FCPE offrait des clés de compréhension sur un fonctionnement pas facile à lire pour les parents. En 2023, où j’étais administratrice à la FCPE, je m’étais engagée dans un collectif de soutien à une famille arménienne en difficulté à l’école Paul-Langevin. Je préside la FCPE depuis juin 2025.

    VALEURS VS EXTRÊME DROITE

    La FCPE a décidé de se protéger des tentatives d’infiltration de l’extrême droite…

    M.N. : C’est déjà arrivé notamment à Aniane. Il y a une confusion entre la FCPE, association d’utilité publique, et le fait d’être représentant de parents d’élèves. Tout le monde peut adhérer chez nous mais la FCPE a des valeurs. On ne signe pas avec son sang mais quand on veut s’investir il faut s’accorder sur l’école émancipatrice, respectueuse des enfants, où les parents ont leur place dans un principe de coéducation, avec une bienveillance vis-à-vis des intérêts supérieurs des élèves. Quand vous lisez le programme du RN, on est complètement à l’opposé. Il est normal qu’il y ait un trouble si un représentant s’affiche comme RN. Du coup, on travaille sur un cadre déontologique. C’est un jeu d’équilibriste. Est-ce qu’être intolérant à l’intolérance c’est être intolérant ? Disons qu’on n’est pas censé utiliser l’image de la FCPE dans un cadre politique. On est vigilant quel que soit le parti pour des candidatures aux municipales.

    Le programme Evars (Éducation à la vie affective et sexuelle)
    est-il satisfaisant ?

    M.N. : On s’est réjoui du fait que l’enseignement est devenu un vrai programme (d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité) pour être sûr que les heures soient faites. Il y a eu beaucoup de confusion avec des entreprises de désinformation portées par le Syndicat de la famille (proche de l’extrême droite). Ils s’attaquent quasiment au programme de SVT, il ne faudrait pas parler de la reproduction. À Castelnau ou Saint-Jean-de-Védas, des affiches ont été placardées pour dénigrer le dispositif que l’on soutient à la FCPE.

    HARCÈLEMENT SCOLAIRE ET FORMATION

    La Marseillaise : L’Éducation nationale met-elle les moyens pour lutter contre le harcèlement/cyberharcèlement scolaire ?

    M.N : Le protocole « Phare », qui offre un canal d’échanges, a fait la différence. Les établissements s’en emparent, il y a des réussites, on a progressé au moins pour entamer les choses. C’est pris au sérieux, on a des interlocuteurs au rectorat. On est aussi sollicités sur des cas plus complexes. Le cyberharcèlement est devenu un fait de société avec les groupes de discussions. Il y a un travail conjoint sur le danger des écrans. Personne ne fait l’autruche. En revanche, on est plus désarmés sur des relations problématiques entre enseignants et élèves avec un rapport de force défavorable à l’élève dont la parole n’est pas toujours évidente à faire entendre. Des parents ont peur de représailles, d’aggraver la situation.

    La formation accélérée des enseignants pour contrer la crise des vocations est-elle satisfaisante (Bac+3) ?

    M.N : On en est à un point où l’on est contents d’avoir des contractuels même si c’est parfois inégal en termes de qualité pédagogique. Mais ce n’est pas l’idéal. Je ne sais pas pourquoi on ne revient pas à un système de titulaires remplaçants. Je pense qu’il y a plusieurs causes à la crise des vocations, notamment le manque de moyens et d’attractivité du métier (rémunérations). Heureusement, il reste des enseignants hyper investis qui ont ça dans le sang. Je suis en admiration devant leur capacité à supporter les enfants et à porter des classes. Les jours où on voit le verre à moitié plein, on peut rester optimiste.

    ÉDUCATION NATIONALE

    Le gouvernement annonce la suppression de 4 400 postes d’enseignants…

    M.N. : On a un problème avec les annonces du gouvernement depuis quelques années. Il a aussi été dit qu’on aurait une moyenne d’un prof pour 21 élèves, ce qui – théoriquement – améliorerait le ratio avec la baisse démographique. C’est toujours la bataille des chiffres. On nous mélange souvent les chiffres de l’éducation prioritaire, ce qui fait baisser les moyennes alors qu’on a des maternelles à 27 gamins, des lycées plus de 30. On n’y croit surtout pas dans l’Hérault où la baisse démographique est moindre qu’au niveau national. On attend de voir la situation réelle des établissements. C’est pareil pour tout, on se rend vite compte que l’assistante sociale n’est là qu’un jour par semaine et ne peut répondre aux besoins.

    Il y a aussi le manque d’AESH et d’Atsem…

    M.N : On vient de porter des mobilisations dans plusieurs établissements sur le manque d’accompagnants d’enfants en situation de handicap (AESH). Cette année, le problème a explosé, ça ne tient plus. Parfois les enseignants se mettent en grève, ce n’est pas pour le plaisir. Le rectorat fait ce qu’il faut pour les AESH individualisés. En revanche, les AESH mutualisés c’est beaucoup plus flou. Parfois l’enfant se retrouve avec 1h d’accompagnement par semaine. En classe, c’est de la souffrance pour tout le monde : les enfants qui souffrent de handicaps, les autres et les enseignants.

    Au sujet des Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), pour lesquels on avait des manques l’an passé à Montpellier, la mairie semble avoir amélioré les choses même si cela pourrait être mieux. On reste vigilant.

    FAMILLES EXPULSÉES ET À LA RUE

    M.N : Ça montre qu’il faut continuer à être très vigilant et épauler les parents. On est alertés par des familles qui ne savent pas quoi faire. Un collectif « Un toit, un avenir » s’est monté auquel participe la FCPE. Face au positionnement assez tranché de la préfecture, il va falloir faire face dans le respect des familles. On est sur des droits fondamentaux. Il faut relayer ces actions, épauler les parents. On est dans le rapport de force. En Conseil départemental de l’Éducation nationale, on a déjà mentionné ce genre de situations.

  • La famille et les amis de Mehdi Kessaci toujours sous le choc

    La famille et les amis de Mehdi Kessaci toujours sous le choc

    Douleur et sidération devant le petit cimetière de Saint-Henri (16e) où Mehdi, 20 ans, a été inhumé ce mardi 18 novembre. Le jeune frère d’Amine Kessaci, militant écologiste, 22 ans, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic après avoir perdu en 2020 son aîné, Brahim, retrouvé calciné dans une voiture, a été assassiné froidement par un commando à moto jeudi à quelques pas du Dôme (4e), alors qu’il attendait sa mère, au volant de la voiture familiale.

    La piste d’un crime « d’avertissement » restant pour le moment privilégié indiquait lundi le procureur de Marseille, Nicolas Bessone. Une hypothèse devenue affirmation ce mardi, dans la bouche de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Un cran supplémentaire dans la violence et l’horreur qui a touché en plein cœur Amine, sa famille mais aussi ses amis, les associatifs, les militants politiques ou les élus mobilisés à ses côtés depuis des années. La peine est immense, la peur palpable. Où désormais, le simple retard d’un enfant après l’école donne des sueurs froides.

    En hommage, le petit parking où a eu lieu le drame a été couvert d’un tapis de fleurs dans la journée. Plus tard dans la soirée, ils sont nombreux à être venus partager un moment de recueillement le temps d’un repas, dans les locaux de l’association Conscience, dans le quartier de Château-Gombert (13e). Elle a été fondée par Amine Kessaci justement pour sensibiliser aux ravages du narcotrafic. Dans la rue comme dans la cour intérieure, le dispositif policier, avec six fourgons et des agents en nombre, est impressionnant. Lorsqu’un convoi de trois voitures déboule vers 19h15, ils font corps pour le laisser entrer. À bord, Amine Kessaci désormais protégé par les hommes du Raid, lourdement armés. Évidemment dévasté, il sortira du véhicule sous les applaudissements.

    Une marche blanche samedi

    « Amine, je l’ai connu il avait 17 ans, lors de la campagne où je me suis engagée aux côtés du Printemps marseillais, il combattait le narcotrafic, lui aux côtés des victimes par balles, des jeunes qui croyaient pouvoir s’en sortir en acceptant l’argent facile, moi en aidant les usagers de drogue, aussi des victimes » nous confie, émue, Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire de Marseille. Pour elle, avec le meurtre de Mehdi, un « cap a été franchi, la société est en danger » et la seule politique sécuritaire ne saurait suffire. « Il faut aussi des politiques sociaux et de reconstruction de la ville » estime l’élue avec à ses côtés Didier Jau maire écologiste des 4e et 5e arrondissements, Marie Toussaint, députée européenne EELV ou encore Olivia Fortin (Mad mars) maire des 6-8.

    Marion Honde-Amiar, responsable du collectif quartiers populaires du PCF 13 et militante des 13-14, Audrey Cermolacce, membre du conseil national du PCF et élue de Septèmes-les-Vallons, et Marie-José Cermolacce, conseillère municipale déléguée aux nouveaux arrivants et conseillère d’arrondissements déléguée au port et à la sécurité, sont là aussi. Cette dernière oscille entre tristesse et colère. « C’est chaque mois un point de bascule, combien de morts encore va-t-il falloir pour que l’État se mobilise ? » s’indigne l’élue qui n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme au fil des narchomicides, entre lettre au préfet et travail avec ses homologues d’autres villes. Comme beaucoup ce soir-là, elle compte bien qu’enfin les citoyens se fassent entendre, lors de la marche blanche organisée samedi après-midi, à laquelle elle participera.

  • Les Amis de La Marseillaise lancent leur campagne annuelle d’adhésion

    Les Amis de La Marseillaise lancent leur campagne annuelle d’adhésion

    Aux Rotatives de La Marseillaise, ce lundi 17 novembre au matin, Antoinette, Serge et Jacques ont lancé la machine. Six cents bulletins d’adhésion ont été mis sous pli pour être envoyés aux Amis de La Marseillaise, aux quatre coins de la métropole et dans les DOM-TOM.

    « Au service du pluralisme de la presse depuis plus de 30 ans », scandent les trois bénévoles. L’association récolte des fonds entièrement reversés au journal. Tombolas, débats, spectacles et repas sont organisés tout au long de l’année pour permettre de se rencontrer et d’échanger. « Nous appelons à dépasser les clivages », quand il s’agit de pluralisme et de liberté de la presse, appuie Jacques Takelyan. Les énergiques retraités se font relais citoyen dans les territoires couverts par le journal, mais aussi au-delà, pour étendre l’engagement militant et défendre La Marseillaise. Toujours dans la convivialité. À noter que les dons seront défiscalisés à 66%.

    Spectacle le 29 novembre

    À partir du moment où la salle des « Rotatives » rénovée a été disponible, les Amis de La Marseillaise ont tenu à reprogrammer le spectacle musical AlgérieS, retours en musique qui a toujours fait salle comble auparavant. Les membres du bureau expliquent que cet événement rappelle « qu’il n’existe pas de frontières autour de la Méditerranée » et invite « à mieux vivre ensemble ». Nacer Hamzaoui et Martial Pardo feront découvrir leur univers musical le samedi 29 novembre à partir de 16h30 dans les locaux du journal.*

    Après avoir particulièrement soutenu le journal durant la période difficile de 2020, les adhérents ont massivement « vidé leurs poches » et l’association a pu récolter une dizaine de milliers d’euros au nom du pluralisme de la presse à Marseille, se félicite Serge Baroni, président de l’association. Ils sont particulièrement heureux depuis la réinstallation dans les locaux d’origine. Antoinette « mascotte du mondial de la pétanque » et membre du bureau, tient à rappeler que « le bâtiment a été pris par les armes il y a 80 ans ».

    « Quand j’ai plaidé au tribunal pour défendre le pluralisme, le juge a admis que La Marseillaise avait joué un rôle unique dans l’histoire de la ville » conclut fièrement Serge Baroni, président de l’association.

    Pour adhérer, envoyez vos coordonnées, accompagnées d’un chèque d’un montant minimum de 10 euros à : Les Amis de La Marseillaise 84 bis, Vieille Route de la Gavotte, 13170 Les Pennes-Mirabeau

    *Réservations conseillées au 06.71.20.68.08 ou au 06.89.14.42.12

  • Prenez part à la grande vente du journal ce samedi dans la région

    Prenez part à la grande vente du journal ce samedi dans la région

    Pour donner de la force à votre journal, La Marseillaise et ses amis proposent d’organiser une diffusion spéciale du numéro de ce week-end.

    En effet, il sera particulièrement riche en contenu puisqu’il rassemblera un grand entretien de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF à la veille de son meeting marseillais, un reportage auprès de ceux qui participeront à la marche blanche en mémoire de Mehdi Kessaci ce samedi, un « Rue de la République » dédié à Marc Pietrosino, nouveau secrétaire général de l’Union départementale CGT, en plus du supplément week-end, sorties, loisirs, découvertes et de l’actualité sportive.

    Mode d’emploi

    Pour participer à l’opération, commandez vos quantités sans attendre en adressant à diffusion@lamarseillaise.fr les informations suivantes :

    La quantité souhaitée

    Le nom et l’adresse du kiosque où vous souhaitez retirer vos journaux

    Vos coordonnées téléphoniques

    Un mail de confirmation vous sera adressé. Afin d’organiser au mieux l’opération merci d’envoyer vos commandes au plus tard ce jeudi à 12h.

    Au printemps la vente spéciale de La Marseillaise qui publiait « l’appel qui sème l’espoir » pour préserver la biodiversité avait permis de diffuser plus de 1 000 journaux supplémentaires.

  • Une partie de l’effectif de l’OM toujours à l’infirmerie

    Une partie de l’effectif de l’OM toujours à l’infirmerie

    Tous les clubs, dans tous les sports, doivent passer par là. Gérer les blessures est souvent un casse-tête pour les staffs techniques et présenter une équipe la plus compétitive possible peut parfois s’avérer complexe. Roberto De Zerbi et ses adjoints connaissent actuellement cela avec des pépins physiques à différents postes. Des absences de longue durée pour certains et d’autres plus incertaines, avec des dates de retour difficiles à jauger. Avant d’énoncer la liste des joueurs indisponibles, une bonne nouvelle est à signaler. Le capitaine est de retour. Leonardo Balerdi a repris le chemin de l’entraînement collectif en ce début de semaine. Touché au mollet à la fin du mois d’octobre, l’international argentin postule pour une place dans le groupe, ce vendredi, sur la pelouse de Nice.

    Un retour extrêmement précieux au sein d’un secteur défensif, non pas décimé, mais bien mal en point avant les nombreuses échéances de la fin d’année. Le coach De Zerbi l’a dit lui-même, à propos de Nayef Aguerd : « Qu’il se repose, pour qu’il puisse jouer la CAN avec son pays. » Il est donc de moins en moins probable de voir le défenseur marocain, avec un maillot de l’OM sur les épaules, avant la trêve de Noël.

    Il soigne actuellement une pubalgie contractée lors du match contre Brest. Une blessure délicate, avec une durée d’indisponibilité toujours compliquée à estimer. Le joueur a fait un saut au Maroc pour quelques soins, avant de revenir à la Commanderie. Quant à Facundo Medina, le néo-Marseillais reste toujours sur la touche après sa grosse entorse à la cheville. Son traitement se poursuit, sans date de retour fixée.

    Une absence de plus avec Murillo ?

    C’est aussi le cas pour Amine Gouiri, lourdement blessé avec l’Algérie, en octobre. Le buteur formé à Lyon s’est fait opérer de l’épaule et son forfait pour la Coupe d’Afrique des Nations a acté la fin de son année 2025. Des précisions vont sans aucun doute arriver prochainement sur le cas Amir Murillo. Le Panaméen a quitté plus tôt que prévu le rassemblement avec son équipe nationale. Forfait pour les deux rencontres face au Guatemala et au Salvador, le latéral a été vu avec la cuisse gauche bandée. L’un de ses tendons sifflerait, il ne devrait pas être présent à Nice.

    Reste l’inconnue Hamed Junior Traoré. Blessé gravement à la cuisse droite depuis le mois de septembre, l’ex-joueur d’Auxerre n’est toujours pas réapparu sur les terrains de Ligue 1. Annoncé en reprise, il avait rechuté. Une réathlétisation a été effectuée, ses douleurs sont encore présentes, mais il a repris le chemin de l’entraînement d’après les dernières informations. Son retour se rapprocherait.

    Bref, des incertitudes à plusieurs niveaux, avant cette lourde période automnale et la réapparition de la Ligue des Champions dans le calendrier des Olympiens.

    Un nouveau siège arrive pour l’OM

    Ce lundi, Pablo Longoria a visité le chantier du futur siège de l’Olympique de Marseille, situé au Prado. Ce bâtiment sera donc proche du stade Vélodrome. Le club raconte que « ce déménagement s’inscrit pleinement dans le projet de développement ». Ceci est donc une étape dans la modernisation du club et donnera un espace plus conséquent à toutes les équipes administratives.

    Le centre Robert Louis-Dreyfus sera donc exclusivement réservé au projet sportif. « Il pourra désormais se recentrer sur son rôle premier : offrir un environnement optimal de travail et de performance pour les joueurs et les staffs », explique l’OM dans un communiqué publié en ce début de semaine.

  • Les Spartiates à Briançon avant un marathon jusqu’à la fin de l’année

    Les Spartiates à Briançon avant un marathon jusqu’à la fin de l’année

    Les Spartiates entament une période phare de la saison avec pas moins de 12 matches jusqu’au 30 décembre. Le premier, c’est ce mercredi soir sur le glaçon de Briançon (19h30), avant-dernier de Ligue Magnus. Une rencontre pour confirmer le redressement des Marseillais. Après quatre revers de suite, ils se sont imposés avec autorité face aux champions de France en titre. Une victoire (6-2) qui a ravi Fabien Colotti, l’un des attaquants de l’effectif : « Nous étions sur quatre défaites d’affilée, même s’il n’y avait pas que des mauvais matches, mais nous n’arrivions pas à concrétiser. Nous avons refait le plein de confiance face à Grenoble, on a livré notre meilleure prestation de la saison.»

    Trois matches à prendre en quatre jours

    Briançon est donc le premier de ces 12 travaux jusqu’au Nouvel An. Une partie que les hommes de Luc Tardif abordent dans une bonne position, face à une équipe qui a concédé 22 buts sur ses quatre derniers matches. « On part favori sur cette rencontre, même si un déplacement à Briançon ce n’est jamais évident. Il faut que l’équipe en ait conscience et livre un match plein durant 60 minutes. Autrement, le match va être difficile à gagner », rapporte Colotti, qui a pu déjà jouer un grand nombre de fois face aux Diables Rouges, de par son expérience du championnat. En fin de semaine, Marseille accueillera Nice pour un derby méditerranéen avant de se rendre à Cergy Pontoise, lanterne rouge du championnat. Trois matches prenables, trois occasions de marquer les esprits.

    Le 3e de Ligue Magnus s’apprête donc à « vivre hockey », et pas grand-chose d’autre, durant quelque temps. Des matches tous les deux ou trois jours sont au programme des Spartiates, pour ainsi poursuivre leur excellente saison. À condition d’être sérieux et pleinement concentré durant la totalité de chaque partie.

    Briançon – Marseille

    17e journée de Ligue Magnus

    Patinoire René-Froger (19h30)

    BRIANÇON : Outhouse – Chausseri, Bisson, Pouncy, Faure, Dame-Malka, Despatie – Vrielynck, Fine, Barnaby, Bonnardel, Abramov, Persson, Dubois, Cal, Collin, Strömberg

    MARSEILLE : Kasik – Ruusu, Corvez, Coulaud, Bourgeois, Petersson, Lindgren – Dair, Myllymaa, Welsh, Colotti, Bouvet, Da Costa, Joubert, Stromberg, Dufek, Thompson, Tavernier, Lavoie