Author: tecnavia

  • Jeu provençal : Guglielmi et Ré n’ont pas fait le voyage pour rien

    Jeu provençal : Guglielmi et Ré n’ont pas fait le voyage pour rien

    C’est sous la direction du président de la Boule Diplomate, Gérard Tassy au graphique et l’arbitre Frédéric Cafieri, que sera donné le coup d’envoi de cette épreuve qui honore la mémoire d’un personnage qui avec son ami Roger Gouiran a marqué l’actualité bouliste au sein de la boule Diplomate.

    152 joueurs seront dans les ronds à la bombe… Parmi lesquels un beau banc de gros poissons. Si inexorablement au fil des joutes bon nombre vont être pris dans les filets à l’image des Jean-Michel Isaac et Amar Ghaleb Bouchaib ou encore des Michel Propos-Jean-Marc Gillo mais aussi Enzo Paolucci-Marc Cognard et un peu plus tard Kevin Dupuis-Pascal Incandella ou encore Franck Secchi-Pierre Jean Coucourde mais aussi Stéphane Nista-Frédéric Poutier.

    Pour les duos Max Guidicelli- Pierre Guida et Thierry Jean-Jacques -Raymond Garrion c’est sur la route des quarts qu’ils vont prendre la voie de garage.

    Dans le dernier carré, deux équipes ont un statut de « groupée » et peuvent prétendre soulever le trophée. Elles se retrouvent en opposition et sous l’impulsion d’un Guglielmi qui réalise dans l’exercice du tir un pourcentage insolent, le binôme de la Boule des Calanques va s’imposer. Ils vont montrer qu’ils n’ont pas fait le voyage pour rien. Euphoriques, ils vont ensuite faire cavalier seul, face à leurs adversaires pour une finale à sens unique.

    Au cours de la remise des prix, en présence de Solange et Paulette les sœurs de « Fonfon », les lauréats se verront remettre deux superbes tableaux, œuvres de Jeanine Gouiran et un magnifique trophée, lequel après avoir vu survoler les avions, a pris la direction des calanques, où il pourra voir passer les bateaux pendant un an au moins. Le temps qu’il soit remis en jeu en 2026.

    Résultats

    Demi-finales : Nadir Mouka – Loïc Ceyte battent Stéphane Lombardo – Cyril Serein 13 à 1

    Alain Ré – Gérald Guglielmi ( B. des Calanques) battent Ridha Chaker – Alain Boccamfuso (Diplomate St Victoret) 13 à 2

    Finale : Alain Ré – Gérald Guglielmi battent Nadir Mouka – Loïc Ceyte
    13 à 0

  • Jeu provençal : Mathys Calderon et Maxime Cournac, champions départementaux

    Jeu provençal : Mathys Calderon et Maxime Cournac, champions départementaux

    Ils sont une vingtaine de jeunes à avoir pris part à cette deuxième édition, après celle de l’an dernier à Istres Rassuen, d’un championnat qui en est toujours au stade de l’innovation. Une expérimentation, fer de lance du président Patrick Fara qui entend développer la pratique du Jeu Provençal chez les jeunes, à l’image de la Tournée des Pépites, des stages avec les joueurs de l’équipe de France, des concours au cours desquels des jeunes jouent avec des adultes. Car il est évident qu’un état des lieux voit pour l’heure se profiler une mort lente de cette pratique, si cette jeunesse n’entre pas dans les ronds.

    Il est grand temps, que dans les écoles de boules, dans les groupes aussi, on prenne conscience de cet état de fait, et que l’on apporte un peu plus d’attention au développement du Jeu Provençal, que celui du tiroir-caisse…

    En attendant, sous la direction de la déléguée Yasmina Manessour et l’arbitrage de Frédéric Cafieri, les acteurs présents ont permis de vivre une belle journée, avec des parties intenses et riches en qualité technique. Les binômes vont en découdre dans des oppositions estampillées des sceaux conjugués de la sportivité, du respect et de la convivialité.

    Mettons en avant, l’accueil et la parfaite organisation, du groupe de la Boule Dorée.

    Le Palmarès 2025

    Champions départementaux :
    M. Calderon & M.Cournac

    Vice-Champions : Ilenzo Gugliotta & Clément Maresca

    Demi-finalistes à la 3e place : Nolan Rambier & Adriano Baez

    Demi-finalistes à la 4e place : Téo Matsos & Enzo Rollin

    Mathis Lucas – Aaron Kerisit – Enzo Nioulon – Zelye Zaragoza – Julien Bourrez – Jean Nichan

  • Pétanque féminine : la 2e édition pour Crespo, Kaddour et Del Socorro

    Pétanque féminine : la 2e édition pour Crespo, Kaddour et Del Socorro

    Avec à l’encaissement Stéphane Marco, au graphique Jauffrey Capasso, au micro le président du Comité Patrick Fara, tout est en place quand l’arbitre Christian Rutigliano d’un coup de sifflet strident ouvre les hostilités.

    Sur des aires de jeux parfaitement entretenues par Dédé Clément, les 150 boulistes abordent la compétition par la phase poules. En fin de matinée et même un peu au-delà après quelques combats de coqs, les 26 équipes qui étaient parvenues à prendre la clé des champs, abordent la partie dite après les poules.

    Si jusqu’alors, il ne semblait pas y avoir eu trop de casse chez les équipes au fort potentiel, il va y en avoir quelques-unes qui ne vont pas pouvoir franchir la chicane. À l’image de celles conduites par Stéphanie Arnaud et Madeïs Gleyze, Manon Mahé ou encore Ghislaine Faralli et Adeline Menard. Il est vrai que face à elles, se dressent respectivement les Lydie Laval, Dolores Vercellotti, Manon Debard, Cathy Brondino et Laura Vierjon. Résultats de quelques parties haut de gamme tout de même…

    Ce festival de parties à sensation va se poursuivre avec le cadrage. Au terme duquel on voit la championne Espagnole Aurélie Blasquez Ruiz et ses partenaires s’incliner face aux locales emmenées par Axelle Bernard. Un peu plus tard, ce sont les Monégasques, Laura Vierjon et Christelle Silve qui seront rejointes cette année par Christel Paille qui tombent face à la deuxième force locale conduite par Vercellotti. Passant dans une zone d’ombre, les « Vertes » Yasmina Manessour, Isabelle Rivière et Marine Rocchietta vont s’incliner lourdement et sèchement.

    On aborde ensuite l’emballage final, à ce stade des quarts de finale, partie marathon entre Axelle Bernard et Yasmina Crespo. Après un revirement de situation, cette dernière s’invite dans le dernier carré. D’où elle va se propulser en finale en dominant Isabelle Mercier. Quant à Cécile Trujas et ses partenaires Agnès Stagliano et Sophie Rinck, elles vont s’incliner sur la route des quarts sans avoir démérité, face à Vercellotti, sociétaire du Cercle St-Barnabé qui dans le dernier carré, prend le meilleur sur Lydie Lavaly.

    La finale va être longtemps indécise, voir l’évolution des côtes au cours des 12 mènes ci-dessous. Si les locales semblaient s’être mises, à mi-parcours, en position favorable, elles allaient connaître un sérieux passage à vide, ce dont vont profiter Crespo, Kaddour et Del Soccoro pour remporter, au cœur de la nuit, cette 2e édition du challenge des Dames.

    Résultats

    Quarts de finale

    1) Lavaly bat Debard – Julli – Salas ;
    2) Mercier bat Brondino – Kfourn – Schiltz ; 3) Vercellotti bat Trujas – Rinck – Stagliano ; 4) Crespo bat Bernard – Fournier – Fara

    Demi-Finales

    1) Vercellotti bat Lydie Lavaly – Mégane Cacciatore – Cassandra Dumas ; 2) Crespo bat Isabelle Mercier – Marina Fiumara – Sakhoeun Chin

    Finale

    Yasmina Crespo – Halima Kaddour – Emilienne Del Soccoro battent Dolores Vercellotti – Séverine Roche – Claire Gaudilliere 13 à 11

  • Pétanque féminine : une saison en or pour la Tropézienne Cindy Peyrot

    Pétanque féminine : une saison en or pour la Tropézienne Cindy Peyrot

    Son balancier inimitable et sa précision d’enfer font d’elle la meilleure tireuse de l’Hexagone. Cindy Peyrot (31 ans) a parfaitement mis son don à contribution cette année en s’imposant lors de trois grands rendez-vous du calendrier boulistique. D’abord aux finales PPF, au mois de février à Aix-en-Provence, où elle s’est imposée aux côtés d’Anna Maillard et Manon Debard. La native de Saint-Priest-en-Jarez, dans le département de la Loire, a ensuite glané sa deuxième étoile au Grand Prix féminin Paprec du Mondial La Marseillaise à pétanque, en compagnie d’Anna Maillard et Maëlle Bertrand. Et comme jamais deux sans trois, la pensionnaire de la Boule Tropézienne a fait des merveilles lors du championnat de France doublette en compagnie de sa partenaire habituelle Anna Maillard, lui permettant ainsi d’obtenir un quatrième titre national. Ce qui a également mis fin à une série de cinq finales perdues. « Je ne peux pas dire que j’ai franchi un cap mentalement, parce que je pense que je dois travailler encore plus. J’avais beaucoup de passages à vide et je pense que j’en ai peut-être un peu moins aujourd’hui. Je pense que ma vie actuelle me fait énormément de bien », poursuit celle qui se décrit comme quelqu’un de compétitrice, gagneuse, nerveuse et impulsive. « J’aurai toujours mes travers, mais je me suis vachement calmée », ajoute-t-elle. « C’est une saison où elle a fait vraiment des progrès, notamment dans son attitude sur un terrain et sur les capacités à revenir dans une partie », confirme son compagnon Julien Serrano, figure du Jeu Provençal.

    « Comme si Deschamps ne sélectionne pas Mbappé »

    Malgré le jeu qu’elle a pu produire tout au long de la saison, Cindy Peyrot n’a pas fait partie des joueuses sélectionnées pour intégrer le collectif France féminin. « Je sais que je ne suis pas un ange, j’ai mes défauts, mais les excuses qu’ils m’ont données lors d’un appel en janvier ne sont pas fondées », martèle la vice-championne du monde 2021. « C’est comme si Deschamps ne sélectionne pas Mbappé », compare Julien Serrano, convaincu qu’elle est la joueuse la plus forte du circuit féminin en terme de « talent pur ». Cette semaine, Cindy Peyrot a été contactée par le responsable du collectif Ludovic Pereira, pour qu’elle fasse de nouveau partie du groupe. Se sentant « trahie » et « déçue » d’avoir été privée d’une « possible sélection » lors du dernier championnat du monde à domicile, elle a décidé qu’elle ne reviendrait pas en équipe de France tant que le staff ne changera pas.

  • Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Samedi, avec ses potes Nancy Poirot, Baptiste Civiale et Marc-Brille Tapoum, elle a été sacrée championne du Monde.

    « Sur le moment, j’ai eu du mal à réaliser ce que je ressentais. C’était puissant, touchant, intense. En fait, se retrouver sur la plus haute marche d’un podium mondial, cela ne se décrit pas. Cela ne peut que se vivre ! » Et Lalie Carlier vit intensément son bonheur de championne du Monde. Elle qui ne s’attendait pas à un tel sacre.

    Même si elle a déjà connu les podiums dans sa jeune carrière. « Je pratique le décathlon en club et j’ai déjà fait un podium, en championnat de France », se souvient-elle. Mais une médaille d’or mondiale, c’est une récompense que peu d’athlètes peuvent revendiquer dans leur carrière.

    De la danse au rugby

    Pour Lalie, c’est d’autant plus fort qu’elle n’est pas issue d’une famille de sportifs. « Mon père faisait un peu d’équitation, sans jamais faire de compétition. Et ma mère, à part un peu de danse, n’a jamais été attirée par une pratique quelconque », indique la Martégale.

    D’ailleurs, comme Stéphanie sa maman, « c’est d’abord dans la danse que je me suis épanouie. Classique, modern-jazz, hip-hop, j’étais une touche à tout. » Idem pour le sport. « Je suis curieuse de nature. Mais pour l’athlétisme, c’est à 16 ans que j’ai fait mes premiers essais, après avoir testé le rugby », se remémore-t-elle.

    Elle est repérée par Martigues sport athlétisme, après quelques épreuves en scolaires avec l’équipe du lycée Paul-Langevin. Et depuis un an, Lalie a intégré la SCO Sainte-Marguerite, « je fais mes études à Luminy, c’est plus pratique pour moi et j’ai un cadre parfait pour le décathlon », assure celle qui se voit bien « travailler dans l’événementiel sportif ».

  • Le foot féminin istréen doublement labellisé par la FFF

    Le foot féminin istréen doublement labellisé par la FFF

    Au tout début, elles étaient à peine plus nombreuses que les doigts d’une main.

    « Nous avions réussi à créer, péniblement, une équipe. Et maintenant, nous en avons dans chaque catégorie d’âge. » Stéphanie Cochez, pionnière en la matière, est plus que satisfaite quand, lundi, à la tombée de la nuit, malgré un mistral venu tout refroidir, les forces vives du football istréen, dans sa version féminine, se sont retrouvées sur les pelouses du complexe Auguste-Audibert.

    De 6 à 55 ans, il est désormais possible pour les femmes, à Istres, ville désignée à deux reprises la plus sportive de France, de jouer au football. Aussi bien en loisir, qu’en compétition. « Nous avons une centaine de licenciées qui, grâce à l’intelligence collective de deux clubs, la Jeunesse sportive istréenne et le Football club d’Istres, se retrouvent régulièrement pour pratiquer », indique Anthony Ringler.

    En décernant les labels or et bronze à l’Entente féminine istréenne, la FFF vient récompenser un travail de longue haleine, entrepris il y a cinq ans. « C’est une reconnaissance ultime, pour nous éducateurs, pour Romual Baudry et Jean-Paul Faivre, qui en tant que coordinateurs, effectuent un travail exceptionnel », souligne le responsable de l’Entente.

    Lundi, c’était donc la fête. Les joueuses ont répondu à l’invitation. Mais aussi les mamans et les frères qui ont chaussé les crampons pour un tournoi amical.

    Le droit à la lumière

    Si le football féminin a pu prendre son essor à Istres, c’est aussi grâce à l’appui de la Ville. « Elle a cru en notre projet sportif et, de petites victoires en petites victoires, avec un peu d’huile de coude, nous sommes devenus ce que nous sommes », poursuit Anthony Ringler.

    « De voir ce qu’est devenue cette Entente, voir comment ces filles partagent la même passion, jouent avec le même ballon que leurs frères, montre qu’il y a la place pour un football au féminin. Que les femmes ont autant droit à la lumière que les hommes », clame l’adjointe aux sports de la Ville d’Istres, Patricia Santini.

    Cette belle réussite donne des idées à d’autres. « Ce qu’ont réalisé Anthony et ses éducateurs est magnifique et cela nous incite à intégrer cette dynamique », indique David Hamed. L’ancien joueur professionnel (Istres, Sedan, Troyes) a « toujours suivi le football féminin dans les clubs où j’ai évolué ».

    Aujourd’hui dirigeant du club de Rassuen, il a ouvert les portes aux filles. « Elles jouent avec les garçons, ce qui leur permet de progresser plus vite. Nous avons de plus en plus de demandes. Un rapprochement avec l’Entente nous permettrait d’être plus accessibles », estime-t-il.

    Quant aux deux labels, l’or et le bronze, décernés par la FFF et remis par des représentants du District de Provence, ils sont une très belle récompense, mais surtout un encouragement à poursuivre le travail. « C’est toujours gratifiant d’être reconnues », reconnaît Stéphanie Cochez.

  • Près de 4 000 à avoir désormais « La Marseillaise » dans la poche

    Près de 4 000 à avoir désormais « La Marseillaise » dans la poche

    C’était la nouveauté numérique présentée à l’occasion de l’inauguration du siège rénové de notre journal à Marseille. En quelques semaines, elle a déjà été téléchargée de nombreuses fois.

    « Nous avons un taux d’adhésion très important puisqu’en un mois nous avons près de 4 000 téléchargements », se félicite Jean-Jacques Schneider, directeur de La Marseillaise.

    « Nous avons décidé de poursuivre cette phase de découverte mais aussi de rodage qui nous a permis d’améliorer l’outil afin de permettre à un nombre encore plus important de nouveaux lecteurs de faire la découverte de nos contenus gratuitement », poursuit-il.

    De nouveaux lecteurs

    À partir du 1er décembre, date anniversaire de La Marseillaise, nos abonnés auront simplement à entrer leurs identifiants de connexion pour continuer à utiliser pleinement l’application mobile comme ils le font déjà avec le site internet. « Nous espérons bien sûr que les nouveaux lecteurs, convaincus par la qualité de nos contenus, deviendront, quant à eux, de nouveaux abonnés à partir de cette date. »

    Avant cela, le vendredi 28 novembre à 18h, La Marseillaise inaugurera le siège de son hebdo d’Occitanie à Montpellier, 56, rue de l’Industrie. Encore une belle occasion pour faire connaître, télécharger cette application mobile et mettre La Marseillaise dans toutes les poches.

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  • Sébastien Cottier change de braquet avec l’AVC Aix

    Sébastien Cottier change de braquet avec l’AVC Aix

    Sébastien Cottier a pris une sacrée décision concernant son avenir.

    « Cela fait dix-huit ans que je tourne en terres bretonnes, originaire de Châteaubriant, j’ai fait toute ma carrière de coureur en région nantaise. Mais je pense que le moment était venu de passer à autre chose. » Il y a eu un premier contact avec Jean-Michel Bourgouin. Le président de l’AVC Aix a su trouver les mots pour le convaincre.

    « J’avoue avoir un peu hésité », reconnaît-il. « Il y avait la perspective de changer de région, de perdre mes repères et de plonger un peu dans l’inconnu. » Au-delà du fait d’avoir été flatté que ce soit Jean-Michel Bourgouin qui a fait le premier pas, « ma femme a su trouver les bons mots. Elle m’a ouvert les yeux sur l’opportunité d’une belle remise en question sportive, dans un club réputé, un club qui est une référence avec de très bonnes structures ».

    Franchir le Rubicon

    C’est donc sans regrets, et avec une belle envie, que Sébastien Cottier va franchir le Rubicon. Partir « à la découverte d’une nouvelle terre de cyclisme et explorer une autre manière d’en voir la pratique ».

    Il se prépare donc à découvrir son nouvel environnement. Prendre le relais d’Evaldas Siskevicius « qui a su établir une relation de confiance forte avec son groupe durant ses trois années de management ».

    Sa première mission : « m’intégrer en douceur dans un groupe qui est déjà constitué ». Le club vient d’officialiser les arrivées de dix recrues que Sébastien Cottier va découvrir, en même temps que le noyau d’un groupe qui, la saison dernière, a su mettre en avant le maillot vert et noir de l’AVC Aix.

    « Mon objectif est d’apporter ma touche personnelle, en m’adaptant au club aixois. Établir une relation de confiance », annonce-t-il. Tout en modérant toute idée d’aller trop vite. « Je sais que cela peut prendre un peu de temps avant que la mayonnaise ne prenne. Mais je ne suis pas inquiet car j’ai déjà beaucoup échangé avec les coureurs et je sens leur motivation. »

    Sébastien Cottier prendra physiquement les rênes début décembre. D’ici là, le calendrier est encore en cours de finalisation. « Nous avons défini les grandes dates. Nous avons déjà la certitude d’être sur l’Essor basque et, pourquoi pas, d’être au départ du Grand Prix de Marseille-La Marseillaise. » Quant aux objectifs sportifs, ils sont forcément ambitieux.

    « Nous visons des performances en coupe de France, mais aussi sur les courses de classe 2 », commence-t-il. Avant d’évoquer un souhait, « pouvoir aller sur quelques courses de Classe 1. Ce serait important pour accompagner la progression de nos coureurs qui visent de passer en professionnel », précise Sébastien Cottier.

    Que de nouveaux Aixois intègrent le peloton professionnel est un de ses leitmotivs. Dans le sillage d’un Christophe Laporte, Clément Izquierdo ou Jamie Meehan, passés par la case AVCA. « Leur réussite est une motivation pour ceux qui prennent le relais. Et si je peux assurer la continuité, c’est valorisant. »

    Edvaldas Siskevicius prend du galon

    Après près de trois saisons à la tête de la formation aixoise, Edvaldas Siskevicius change d’air.

    Le Lituanien rejoint la Team française de Cofidis (20e mondial au classement World Tour) pour la saison 2026. Il officiera comme directeur sportif aux côtés de Sébastien Hinault en provenance de l’équipe Arkéa, liquidée en octobre dernier. Il laissera une belle trace de son passage à l’AVC A (59 podiums 32 victoires, une 2e place en coupe de France en 2024 et une année record avec 6 coureurs passés professionnels) ne sera pas dépaysé puisqu’il retrouvera dans l’affectif de la world Tour, les Aixois Simon Carr, Clément Izquierdo, Oliver Knight et Jamie Meehan.

  • Conte, riffs et légendes new yorkaises au Lollipop

    Conte, riffs et légendes new yorkaises au Lollipop

    Rencontre et concert. C’est une « release party » originale qui se tient ce vendredi (19h) au Lollipop où se produit New York Toys, le groupe fictif de Tom, le héros de One way or another, premier roman de Stéphane Signoret. Activiste rock, guitariste des fiévreux Pleasures et Neurotic Swingers, et co-gérant de ce mythique magasin de disques et label marseillais, ce dernier nous plonge dans un récit entre fiction et hommage à la scène rock new-yorkaise des années 1970.

    Brut et punk

    Publié chez Melmac dans la collection Urban Vibes, le livre s’inspire de son univers musical et de sa passion pour le punk-rock. Autour de Tom, disquaire marseillais obsédé par la Big Apple, ce conte mêle présent et passé. Sa vie ordinaire à Bruxelles bascule après une dispute. Tom se retrouve alors mystérieusement projeté en 1974 au cœur d’une ville sale, électrique, en pleine ébullition culturelle où tout semble possible. CBGB, Chelsea Hotel, graffitis naissants, et figures mythiques (Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol, Richard Hell, Jerry Nolan, Debbie Harry) composent un décor brut où punk, poésie et survie s’entremêlent.

    Signoret y croise souvenirs, culture rock et imaginaire pour composer un texte vibrant, entre roman initiatique et documentaire, sur fond de films cultes, playlists et anecdotes ressuscitant une époque. Une déclaration d’amour à New York, à la musique et à l’utopie rock, traversée par la mélancolie d’un homme en quête de sens et de liberté.

  • [Exposition] Un voyage dans le temps entre Aden et Marseille

    [Exposition] Un voyage dans le temps entre Aden et Marseille

    En pénétrant dans la première salle d’exposition du musée de la Vieille Charité, le visiteur plonge dans l’Antiquité. « À la genèse de ce projet, on a un ensemble de pièces archéologiques originaires du Yémen qui ont été offertes aux musées de Marseille par la Compagnie des Messageries maritimes et par la famille Riès, présente Ann Blanchet, conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille, dont cette magnifique dalle en albâtre, fragment d’un trône du VIIe siècle avant JC, venue d’un temple au sein du royaume de Saba », ajoute-t-elle. « Pour la première fois à Marseille, c’est l’occasion de présenter cette civilisation qui s’est épanouie au Sud de la péninsule arabique et avec laquelle il n’y a cessé d’y avoir des interactions. » Les prêts ont été consentis par le Louvre et par des grands musées européens tel que le British Museum.

    Quatre salles d’envergure, quatre espaces-temps qui remontent le fil de l’histoire. Les œuvres exposées témoignent des influences culturelles, sociales, économiques qui se sont tissées entre Marseille et la ville portuaire d’Aden. Dès le premier millénaire avant notre ère, les routes caravanières reliaient le sud de l’Arabie au monde méditerranéen et mésopotamien. L’écriture, centrale, y revêtait des formes originales et artistiques, au point que des marchands découpaient et revendaient les inscriptions esthétiques. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ces territoires deviennent projections de fantasmes exotiques. Le développement de la consommation de café, d’encens, les rend attractifs. L’Alcazar de Marseille a fait le prêt de manuscrits retraçant les expéditions d’explorateurs sur ces terres de plus en plus cosmopolites. Le Yémen deviendra société coloniale, notamment sous l’influence d’Antonin Besse, homme d’affaires français au XIXe siècle.

    Rimbaud au Yémen

    Il y a des pièces inattendues. « Rimbaud a porté cette montre à gousset. Et nous avons ici l’un des rares portraits de l’artiste », explique Juliette Honvault, chargée de recherche à l’Institut de recherche et d’études sur les Mondes arabes. « Rimbaud a atteint le port d’Aden en août 1880 avant de s’associer avec de puissants hommes d’affaires européens sur place », développe-t-elle. L’exposition se poursuit avec la période industrielle. « La main-d’œuvre yéménite bon marché était embauchée dans les cales de navires marseillais, poursuit Juliette Honvault, ce qui a donné des destinées rares comme celle du yéménite Hayel Saees An’am qui finira par construire un groupe industriel avec ses compétences accumulées. » Il rentrera au Yémen et continuera de nourrir le lien en faisant connaître Marseille.