Author: tecnavia

  • À Marseille, une deuxième librairie ciblée par l’extrême droite en une semaine

    À Marseille, une deuxième librairie ciblée par l’extrême droite en une semaine

    Quatre jours après la librairie Transit, c’est cette fois la librairie-jardinerie Les Sauvages, dans le quartier des Cinq-Avenues (4ᵉ arr.) qui a été ciblée par l’extrême-droite.

    Ainsi, ce vendredi 5 décembre au matin, ses équipes ont-elles découvert à leur tour une croix celtique taguée sur leur rideau. «Nous ne nous laisserons pas intimider par ces actes menaçants et violents, et invitons nos confrères, nos partenaires, élus et citoyens à prendre conscience de cette menace grandissante», réagit la librairie face à cette attaque.

    De quoi alerter l’association Librairie du Sud. «Depuis plusieurs mois, des librairies indépendantes, partout en France, sont intimidées et parfois vandalisées en raison de leurs choix éditoriaux et des opinions qu’elles défendent, réagit le réseau dans un communiqué ce vendredi. Ces attaques menacent directement la liberté d’expression, la diversité éditoriale et la sécurité des librairies.»

    Et de réaffirmer sa solidarité avec ces librairies visées, rappelant que la librairie indépendante est un lieu de débats, d’idées et de rencontres, qui ne doit «jamais être sanctionnée ou menacée pour ses choix».

    Condamnations politiques

    Le député (L’Après) de la circonscription, Hendrik Davi, a lui aussi apporté son soutien, et appelle à rester mobilisé «face à la fascisation et aux intimidations», tout comme l’adjoint (PCF) à la culture, Jean-Marc Coppola, qui rappelait la veille que «la défense de l’indépendance des librairies et des maisons d’édition est un devoir sacré qui transcende les clivages politiques».

  • patrimoine vivant

    patrimoine vivant

    Depuis 2005, une centaine d’entreprises de la région se sont vues décerner le label EPV sur une durée de 5 ans. Cette nouvelle cession en reconduit 18 sur les 21 diplômées, « dont 14 dans l’artisanat », souligne le président de la chambre des métiers, Yann Mazette. Le label permet notamment à ces derniers de bénéficier d’une majoration du Crédit d’impôt CIMA ou de 15% de la somme des salaires et charges sociales afférents aux salariés directement affectés à la création d’ouvrages réalisés en un seul exemplaire ou en petite série.

    Le santonnier Marcel Carbonel, parmi les précurseurs, les trois savonneries marseillaises, la verrerie de Biot, l’Atelier de la Boiserie, l’horloger Gibernon, l’Atelier de ferronnerie pour les pièces mécaniques de moteurs et de sellerie Mehari Club de Cassis, l’épicerie inspirée Marius, la voilerie phocéenne, le chantier Naval Borg ou l’atelier vauclusien de taille de pierre Bidal ont en commun d’être des entreprises porteuses d’un savoir-faire traditionnel, rare ou d’exception et de l’exporter au-delà de leur ancrage local. La ferronnerie d’art Gaudin à Marseille et les niçois LAC chocolatier et la joaillerie Callistoréa sont les derniers nés de cette remarquable équipe de labellisés.

    De la fierté mais aussi des inquiétudes se sont exprimées lors de cette remise des labels en préfecture devant les responsables des chambres économiques, de commerces et d’industrie et de la Métropole. Car un label ne fait pas tout.
    « Une dynamique est enclenchée au national, mais on a besoin d’adhérents à l’association pour faire la promotion de ce label et il nous faut travailler collectivement au niveau de la région », a plaidé Guillaume Fievet, directeur de la Savonnerie du Midi et à la tête de l’association des EPV. « Sans cela, on ne peut rien faire, a insisté la responsable de la Verrerie de Biot, cette année on a raté le salon Vivre Côté Sud. »

    Faire école

    Si Michel Athenour, qui a repris l’historique Chantier naval Borg dans l’Anse du Pharo à Marseille, a assuré de son adhésion prochaine, il a également envoyé un signal lié à la place des entreprises dans l’évolution du territoire. Le chantier a multiplié par trois ses effectifs et semble élargir son horizon. Il souhaitait « être accompagné » dans son développement sur ce site « convoité par de nombreux projets ».

    Enfin, ces métiers d’excellence doivent encore pour perdurer, attirer les jeunes. Ainsi de Mehari Club qui rencontre un problème de recrutement et souhaite « un lien plus fort avec les écoles ». Ce qu’Aurélie Bedes, directrice académique adjointe de l’Éducation nationale n’a pu que noter. « Vous représentez pour nos jeunes une richesse et une diversité des métiers », a-t-elle souligné en évoquant « un précieux partenariat qui doit se développer pour un parcours d’orientation qui soit choisi et non subi pour ces jeunes qui sont les travailleurs de demain ».

  • Une alternative pour sauver le dépôt SNCF de Béziers

    Une alternative pour sauver le dépôt SNCF de Béziers

    Après trente-deux ans de lutte, les salariés ne sont pas près d’abandonner le dépôt SNCF de Béziers. Face à la position jusqu’au-boutiste de la direction, qui semble décidée à tout pour fermer le centre, les syndicats avancent leurs pions. « On nous a confirmé en septembre dernier que les départs à la retraite ne seraient pas remplacés et que le site fermerait d’ici trois ans », soupire Nicolas Midague, secrétaire de la CGT des cheminots de Béziers. Un crève-cœur pour la quarantaine de salariés restants.

    Pourtant, le projet de création d’un Centre de maintenance du matériel (CMR) pourrait assurer l’avenir de ce site historique. « On a besoin de ce centre. Les deux existants sur la région [à Nîmes et à Toulouse, Ndlr] sont saturés. Tout le monde l’attend », soutient Jérôme Vallet, des cheminots de Béziers. D’autant qu’avec la volonté affichée par la Région Occitanie de développer le train, les besoins sont flagrants. « La convention signée entre la Région et la SNCF a pour objectif d’augmenter l’offre de 25%. Ce qui veut dire qu’on va avoir besoin d’augmenter la composition des trains, de rouvrir des petites lignes, donc il faut du matériel et du personnel », fait valoir Bruno Brechon, secrétaire fédéral de la CGT des cheminots de Montpellier. À cela s’ajoute l’arrivée de la Ligne à grande vitesse (LGV) entre Montpellier et Béziers dans un premier temps, impliquant le développement des TER à partir d’autres villes pour rejoindre cette LGV.

    Narbonne reste à quai ?

    Sauf que la direction ne l’entend pas de cette oreille. « Ils réfléchissent à implanter ce nouveau CMR à Narbonne, pour être au carrefour du Languedoc-Roussillon. Deux fonciers seraient visés : un premier au nord de la gare, mais il est proche d’un quartier résidentiel et impacterait la vue d’un hôtel quatre étoiles. Sur l’autre terrain, ce serait faisable mais il manque un axe routier, ce qui est techniquement difficile à réaliser et coûterait au minimum 15 millions d’euros », reprend Bruno Brechon. Si bien que l’édile narbonnais semble hésiter quant à donner son feu vert à ce projet.

    Or à en croire les syndicats, tout est prêt dans la cité de Riquet pour recevoir ce CMR. En effet, sur site, trois activités sont toujours développées. « Nous avons un centre d’excellence de contacteurs et cheminées, c’est notre spécificité, nous réparons tous les contacteurs de France. Ensuite, il y a un technicentre pour restaurer les locomotives thermiques. Et enfin, un centre de détagage », énumère Guillaume Berthezène, secrétaire technique de la filière matériel de la CGT cheminots de Béziers. Une preuve que subsiste encore de l’activité industrielle, n’en déplaise à la direction. Et outre le savoir-faire, le foncier -contrairement à Narbonne- est disponible. « Notre gare de triage comporte déjà 27 voies, ce qui est beaucoup. On pourrait s’en servir pour relancer le fret, tout est possible. Et l’axe routier est garanti », note Jérôme Vallet. Une aubaine pour l’emploi également, les syndicats tablant sur « la création de 40 à 80 emplois, ce qui n’est pas déconnant pour une ville sinistrée comme Béziers ».

    Face à la « position dogmatique » de la direction, la CGT espère débloquer une étude de faisabilité sur le site de Béziers, rejetée jusqu’alors. Pourtant, cette alternative pourrait mettre un coup d’arrêt à la casse sociale opérée ces dernières années.

  • 3000 Nîmois écrivent l’avenir de leur ville

    3000 Nîmois écrivent l’avenir de leur ville

    Depuis un an, le collectif Nîmes en Commun laboure le terrain politique nîmois à contre-courant des méthodes traditionnelles. Pas de programme ficelé à l’avance, pas de slogans plaqués. Mais une démarche patiente, construite autour d’une ambition : écouter les habitants pour construire avec eux une alternative de gauche crédible à la droite sortante et à l’extrême droite montante. « On a fait le pari d’inverser la logique classique des campagnes : partir des gens, de ce qui les traverse, pour en tirer des priorités politiques », résume Vincent Bouget, tête de liste du collectif.

    Ce pari a pris la forme d’un questionnaire citoyen d’une vingtaine de questions, diffusé massivement sur le terrain, marché après marché, porte après porte. Plus de 3 000 réponses ont été collectées, dont l’écrasante majorité en version papier. « Ce n’était pas un gadget. Aller chercher le papier, c’était aller chercher la parole », insiste Jean-Yves Chabanel, président de l’association Nîmes en Commun. « Chaque questionnaire, c’était une rencontre, un échange, parfois long. On n’a pas fait du chiffre, on a fait du lien. »

    Dans les réunions publiques qui rythment la vie du collectif, cette parole recueillie prend corps. Horia, habitante de Pissevin, a trouvé dans Nîmes en Commun un espace rare : « Depuis que je suis à Pissevin, rien n’a changé. Mais ici, je sens que je peux faire bouger les choses. J’ai été prof de musique, j’ai fait du droit, j’ai un bac littéraire, mais on ne me donne pas de chance. Avec eux, je suis actrice. » De fait, la force du collectif tient aussi à cette diversité de profils. Militants encartés, syndicalistes, habitants engagés sans étiquette : plus de 300 personnes font vivre la démarche, à tous les niveaux. Christine, enseignante et habitante du centre-ville de longue date, apprécie l’originalité du dispositif : « C’est la première fois qu’on va à ce point à la rencontre des gens. Souvent, on se contente d’attendre que les habitants viennent aux élus. Là, c’est l’inverse. »

    Un processus qui ne s’arrête pas à la collecte. Les réponses sont analysées, question par question, avec un objectif : faire émerger des priorités concrètes. « Sur certaines thématiques, il y a un consensus très fort, sur d’autres, des débats. À nous maintenant de faire des choix politiques clairs, en lien avec ce qui a été exprimé », explique Jean-Yves Chabanel.

    « Faire du commun » face aux divisions

    C’est aussi là que se joue la stratégie de Nîmes en Commun : reconstruire une dynamique à gauche, dans un climat de méfiance démocratique, sans tomber dans les vieilles recettes. Le collectif réunit un large spectre politique, des communistes aux écologistes, en passant par Debout ! de François Ruffin, le PS, Place publique ou encore d’anciens insoumis. La liste, en cours de composition, se veut à l’image du collectif : paritaire, diverse, ancrée dans tous les quartiers, mêlant figures expérimentées et visages nouveaux. « On cherche l’équilibre entre représentation politique et implication citoyenne. Il faut incarner ce qu’on veut faire : une ville plus juste, plus démocratique, plus inclusive », ajoute Vincent Bouget.

    Prochaine étape : la restitution publique des résultats du questionnaire, prévue le 11 décembre. Une soirée ouverte à tous, où sera projeté un film retraçant la démarche participative et présentés les résultats détaillés. Une nouvelle étape avant la finalisation du programme et la présentation publique de la liste, prévue fin janvier ou début février. Pour l’heure, les visages s’additionnent, les récits se croisent, et la dynamique se renforce. « Ce projet, ce n’est pas celui de Vincent Bouget seul, ni d’un parti, mais celui de toute une ville qui veut se réapproprier son avenir », conclut Jean-Yves Chabanel. Et dans une ville où le chacun pour soi et le tous contre tous semblent avoir gagné du terrain, c’est peut-être là que réside la véritable rupture.

  • L’OM veut tout gagner

    L’OM veut tout gagner

    Une semaine après avoir manqué la première place, l’OM effectue un voyage délicat dans le Nord.

    Si la mission ne sera pas de rectifier le tir au classement, même si, en fonction d’un alignement des étoiles et des résultats en leur faveur, les hommes de Roberto De Zerbi pourraient être le nouveau leader dimanche soir, les Phocéens se rendent à Villeneuve-d’Ascq avec une autre idée en tête. Engranger de la confiance avant d’enchaîner sur une nouvelle soirée européenne.

    Ce match en Flandre française sera aussi un moyen de s’acclimater à la température ambiante, avant de remonter quelques kilomètres plus au nord et retrouver la Ligue des Champions face à Saint-Gilles, mardi. Ce sera aussi l’occasion de voir si l’OM a su encaisser le résultat de Toulouse.

    « Nous verrons bien. Je compte sur l’intelligence de mes joueurs pour montrer que ce n’est pas une touche et un but moche qui vont tout changer. Même si cela nous a fait perdre deux points », clame Roberto De Zerbi. Depuis, son équipe a appris quel serait son adversaire en coupe de France, enregistrer le retour de Michael Murillo et le probable forfait de Pierre-Emile Højbjerg.

    À propos du but encaissé dans le temps additionnel face à Toulouse, l’entraîneur marseillais a beaucoup réfléchi. Il a cherché à comprendre pourquoi son équipe concède autant de buts en fin de match : « Je me dois de trouver la solution pour rester positif. »

    Le match face au Losc est le premier d’une nouvelle séquence qui va s’annoncer déterminante cette fois. Pour le championnat, puisque son équipe va affronter deux rivaux directs en une semaine (les Dogues, puis Monaco au Vélodrome). Pour la Ligue des Champions, car, à Bruxelles, il y aura la possibilité de redevenir crédible dans la course aux barrages. Pour la Coupe de France enfin, car Roberto De Zerbi place le trophée dans ses objectifs. « J’aimerais arriver en mai et que l’OM soit encore dans la course dans toutes les compétitions », confesse-t-il. Mais il sait qu’après décembre, viendra janvier et ses onze matches, notamment le Trophée des champions contre le PSG, le 8 janvier au Koweït.

    Cette série qui s’annonce, alors que l’OM sera privé d’au moins deux joueurs cadres du fait de la Coupe d’Afrique des Nations (Pierre-Emerick Aubameyang et Nayef Aguerd), rend nécessaire une victoire face aux Lillois, ce vendredi soir. Roberto De Zerbi n’est pas inquiet : « J’ai l’équipe pour tout réussir cette saison ! »

    La grosse fatigue de Pierre-Emile Højbjerg

    Jeudi, à la Commanderie, il y avait un absent de marque dans le groupe de Roberto De Zerbi.

    Le Danois n’avait toujours pas repris le travail avec le groupe. « Il est grippé et doit rester chez lui pour se soigner », a indiqué à son sujet l’entraîneur marseillais. Si ce dernier n’a pas encore tranché quant à sa participation au déplacement à Lille, « je dois encore voir avec le staff médical d’ici vendredi », le joueur ne semble pas en mesure de tenir son rang. Une décision doit être prise ce vendredi matin, après le réveil musculaire, au sujet de sa participation au déplacement lillois.

    En revanche, pour Michael Murillo, les clignotants sont tous passés au vert. Revenu blessé de sélection, le Panaméen a suivi un bon protocole qui lui a permis de retrouver ses sensations. Il s’entraîne avec le groupe depuis le début de la semaine et sa participation au match face aux Dogues, s’il n’est pas sûr que ce soit comme titulaire, est quasiment actée par l’entraîneur phocéen.

    REPERES

    La Coupe programmée

    Pour son entrée en lice, l’OM retrouvera Bourg-en-Bresse en 32e de finale de la Coupe de France. Ce sera le troisième face-à-face avec les Burgiens dans l’épreuve reine du football français. La rencontre a été programmée le dimanche 21 décembre, avec un coup d’envoi à 14h45, devant les caméras de France Télévisions.

    Calendrier général

    Le conseil d’administration de la LFP a permis de déterminer les grandes dates de la prochaine saison de Ligue 1. Le coup d’envoi en sera donné le week-end des 21-23 août. La dernière journée de l’année calendaire est prévue le week-end du 13 décembre et la reprise les 2 et 3 janvier. Il n’y aura aucun match en semaine et la dernière journée se disputera le samedi 29 mai.

  • Chronique d’une justice à la dérive

    Chronique d’une justice à la dérive

    Alors que les délais d’audiencement explosent devant toutes les juridictions et particulièrement celles de l’ordre judiciaire, que tous ses acteurs alertent sur l’asphyxie de la justice civile et le manque de moyens criant pour répondre aux besoins des justiciables, le gouvernement choisit de répondre en réduisant encore l’accès au juge !

    Par un projet de décret « Rivage » (Rationalisation des instances en voie d’appel pour en garantir l’efficience), le garde des Sceaux envisage diverses mesures affectant la justice civile, dont celle de relever le seuil pour pouvoir interjeter appel d’une décision de première instance de 5 000 à 10 000 euros et celle de supprimer purement et simplement le droit d’appel dans certaines matières (pensions et contributions alimentaires notamment).

    Le garde des Sceaux entend donc supprimer le droit à une voie de recours pour toute une partie de la population, les justiciables les plus vulnérables, dans les litiges qualifiés « de moindre importance ».

    En relevant le seuil du droit d’appel de 5 000 à 10 000 euros (plus de 5,5 mois de salaire au Smic), dans toutes les matières mais également dans d’autres indépendamment de tout seuil, ce sont des pans entiers de la vie quotidienne qui sont concernés : le logement, le travail, le droit de la consommation, la famille, les petits commerces… Ces litiges ne sont pas de « moindre importance ». Ils requièrent un examen attentif des situations individuelles pour protéger les intérêts des plus fragiles de nos concitoyens.

    Mobilisation nationale

    En excluant certaines catégories de justiciables du droit de faire appel indépendamment de l’enjeu financier, ce sont également les plus vulnérables économiquement qui sont sacrifiés par cette approche comptable de la justice civile. Des familles monoparentales pour les contentieux de contributions alimentaires ou des petits commerçants s’agissant des baux commerciaux vont se voir priver d’une voie de recours. En généralisant les possibilités de filtrage des appels, sans contradictoire et sans audience, c’est le principe même du droit au procès équitable qui est en cause.

    Le garde des Sceaux entend donc rendre la justice plus rapide au moyen de mesures radicales, constitutives d’un recul sans précédent quant à l’accès à la Justice, toujours dans une même logique : moins de juges, moins de greffiers, moins de justice, moins de droits.

    Il s’agit d’une réforme menée sans concertation réelle –eu égard aux délais impartis– ni avec les avocates et avocats, ni avec les magistrates et magistrats, et sans étude d’impact ou statistique sur les causes du non-respect des délais raisonnables.

    C’est pourquoi le SAF a appelé à une mobilisation nationale dans tous les barreaux le 4 décembre 2025 afin de défendre l’accès à la Justice pour toutes et tous.

    Par le SAF Montpellier

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  • Provence Rugby veut passer la cinquième à Agen

    Provence Rugby veut passer la cinquième à Agen

    Deux équipes avec un même but, ayant une dynamique diamétralement opposée. C’est à Armandie que Provence Rugby se déplace, ce vendredi à 21h, pour y affronter Agen. Avant cette 13e journée de Pro D2, le SUA n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre. Philippe Saint-André l’a constaté en conférence de presse, leurs adversaires de la semaine ont réalisé « un excellent début de saison ». Mais depuis, l’orage est arrivé dans le Lot-et-Garonne. Trois défaites de suite dont une à domicile contre Oyonnax. Malgré cela, leur position en championnat est toujours la sixième. Les retrouvailles de Mauricio Reggiardo avec les Provençaux risquent d’être stressantes, pour éviter de s’incliner une quatrième fois.

    Les Aixois débarquent donc à Agen avec la jauge de confiance à 100%. « PSA » énumère les derniers accomplissements de son équipe. « Nous sommes à quatre victoires d’affilée, il y en a sept sur les huit derniers matches, la dynamique est très bonne. Les deux victoires à l’extérieur à Colomiers et Aurillac ont fait du bien, nous avons renversé la table sur ces rencontres. » Les pensionnaires du Stade Maurice-David pointent au 3e rang de Pro D2 alors qu’il ne reste plus que trois matches avant Noël.

    Une météo incertaine

    Une place s’expliquant aussi par des points supplémentaires grattés par-ci, par-là. Le fameux classement britannique permet de compter le nombre de bonus obtenus durant une saison et Provence Rugby est également 3e avec 15 points. À égalité avec Valence-Romans, comme dans le classement total. « On est 2e ex æquo avec le VRDR, alors qu’ils ont une victoire de plus que nous. Cela veut dire qu’on obtient des résultats bonifiés. Il y a 4 bonus offensifs à domicile, on prend des points à Oyonnax ou Angoulême, ce qui veut dire que nous sommes réguliers dans la performance et j’espère que nous le serons vendredi soir », explique le manager.

    Une dernière donnée à prendre en compte, le Lot-et-Garonne a subi les foudres de la météo ces derniers jours et ce sera aussi le cas avant le match. De la pluie, beaucoup, mais les Aixois ont pu se tester mercredi, à l’entraînement, dans ces conditions. Un déplacement humide pour une formation souhaitant conserver son humilité et jouer pleinement sa chance à Agen.

    AGEN – PROVENCE

    13e journée de Pro D2

    Stade Alfred-Armandie (21h)

    AGEN : Jean – Martins, Muscarditz, Garrigues, Etcheverry – Willis, Maunder – Gayraud, Fineanganofo, Lebian – Madigan, Olmstead – Burin, Socino, Guion

    PROVENCE : Portela – Tui, Colombet, Finau, Bituniyata – Salles, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Taofifenua

  • La bête noire des Spartiates arrive à Marseille dans une forme olympique

    La bête noire des Spartiates arrive à Marseille dans une forme olympique

    Le grand rival débarque dans la cité phocéenne pour continuer son ascension fulgurante vers le sommet. Les Spartiates de Marseille s’apprêtent à recevoir les Boxers de Bordeaux, ce vendredi (à 20h15) au Palais omnisports, pour le compte de la 23e journée de Ligue Magnus. « C’est une bonne rivalité, dans le sens où c’est quand même des matches très serrés à chaque fois, avec beaucoup d’engagement », souligne le gardien girondin Quentin Papillon. Ce dernier a stoppé net les deux dernières campagnes de play-offs des Spartiates au stade des huitièmes de finale à chaque fois. « C’est un gros match, parce que c’est une équipe vraiment forte. Ils s’appuient sur un gros collectif, avec quatre lignes qui tournent bien et un bon gardien. Il va falloir être bon défensivement et ne pas faire d’erreurs », prévient le défenseur marseillais Enzo Cantagallo, conscient que leurs adversaires du soir ont remporté leurs dix dernières journées en championnat.

    « Montée en puissance »

    Les deux formations rivales s’affrontent pour la troisième fois de la saison : les Spartiates ont remporté la première manche (5-2, le 10 octobre), puis les Boxers sont revenus au score (5-2, le 11 novembre). « C’est une équipe qui va dans le bon sens et qui progresse chaque année », reconnaît Papillon. Il fera d’ailleurs son retour à la compétition ce vendredi, après une longue blessure à la cheville survenue lors de la 3e journée de Ligue Magnus. « On sent qu’il y a une montée en puissance. C’est une très bonne chose pour le hockey sur glace français. »

  • Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    « L‘équipe masculine compte plusieurs groupes de supporters derrière elle, alors pourquoi pas en créer un pour soutenir les féminines ? », s’est interrogée Aurélie Barle, supportrice de l’OM âgée de 19 ans, devant les matches de la section féminine au Campus, l’année passée, en compagnie de Tom Frégeac. « On s’est dit qu’en cas de montée, on devrait créer un groupe parce qu’elles le méritent », souligne l’étudiante en marketing, digital et communication.

    Leur rêve est rapidement devenu réalité lorsque Roselène Khezami et ses coéquipières ont remporté le championnat de Division 2 au mois de mai, synonyme d’accession en Arkema Première Ligue à la rentrée. Les deux passionnés olympiens, qui se sont rencontrés il y a quatre ans à la Commanderie, où ils patientaient ensemble – parfois pendant des heures – pour attendre la sortie de leurs idoles, ont dans la foulée créé l’association Les Phocéennes. « Une trentaine de personnes sont impliquées et participent à la vie du groupe », se réjouit Tom, originaire de Peyrolles-en-Provence.

    Un coût au portefeuille

    Au-delà de leur présence dans l’ancienne tribune Canal du stade Francis-Turcan, à Martigues, pour soutenir Les Marseillaises, les coprésidents échangent régulièrement avec leurs membres, sur les réseaux sociaux, pour fournir des informations pratiques ou des actualités concernant l’équipe. « Mais, pour l’instant, nous n’avons pas encore d’adhésions, parce que la création est assez récente. C’est un petit détail, mais ça rendrait notre groupe plus officiel. Ça nous donnerait une image de structure plus développée qui nous permettrait surtout de faire rentrer des fonds pour ensuite créer des tifos et des animations », espère-t-il. « Peut-être la saison prochaine », relance Aurélie, qui n’a pas encore évoqué le sujet avec le club.

    Fervents supporters des Marseillaises, Aurélie et Tom font également les déplacements pour suivre les matches au plus près de l’action. « On les a tous faits sur cette première partie de saison, sauf celui au Paris FC. Et encore, on devait le faire, mais on n’a pas pu y aller à cause d’un contretemps de dernière minute », justifie Tom, qui compte bien assister aux futures journées à Nantes, puis à Montpellier. Mais tous ces déplacements ont un coût financier indéniable. « On n’a pas d’emplois, ça ne nous facilite pas les choses. Heureusement que les places ne sont pas chères [5 euros en moyenne, Ndlr], mais ce sont les trajets qui coûtent cher, même si on essaie toujours de dépenser le moins possible », ajoute l’étudiant en hôtellerie et restauration. Avec une moyenne de 100 euros par week-end, ils auront donc facilement dépassé la barre des 1 000 euros à la fin de la saison pour encourager leur club de cœur au-delà de Martigues.

    Délocaliser au Vélodrome

    Pour le moment, ils sont généralement les seuls à prendre part aux matches à l’extérieur. « On espère pouvoir inciter d’autres supporters à nous suivre à l’avenir, mais ce n’est pas notre principal objectif, cette saison. On veut d’abord insuffler une dynamique à domicile, avec plus de personnes présentes à Turcan », souhaite Aurélie, lucide sur le retard de la culture du football féminin en France par rapport à d’autres pays.

    Pour Tom, les plus belles affiches du championnat, notamment le Classico entre Les Marseillaises et le Paris Saint-Germain, gagneraient à être délocalisées au stade Vélodrome. « Ça peut paraître ambitieux, mais je pense que ce genre d’initiatives mettrait de la visibilité sur la section féminine », estime-t-il. De telles opérations se sont révélées être concluantes dans d’autres clubs de l’Hexagone, à l’instar du FC Nantes, qui a accueilli plus de 16 000 spectateurs au stade de La Beaujoire lors de la réception du PSG, en octobre 2024. Mieux que l’affluence actuelle à Francis-Turcan.

  • Handball : Plan-de-Cuques lance une nouvelle Femina Cup

    Handball : Plan-de-Cuques lance une nouvelle Femina Cup

    Les observateurs du handball féminin ont actuellement les yeux tournés vers l’Allemagne et les Pays-Bas pour le Mondial. Mais, en France, Plan-de-Cuques accueille, ce week-end, la Femina Cup. Huit équipes sont en lice pour ce tournoi amical, dont le HBPC, l’OGC Nice ou encore la Guinée et l’équipe de France U20. Cette compétition est désormais habituée à se tenir durant cette période de trêve internationale. Une 23e édition d’une belle densité avec plusieurs clubs de Ligue Butagaz Energie, mais aussi deux sélections nationales.

    Quatre jeunes du HBPC promues

    Le gratin de la génération 2006/2007 est amené à jouer à Plan-de-Cuques. Les Bleuettes d’Eric Baradat ont le droit à un test grandeur nature face à des formations rodées. « L’idée de cette fin d’année est de finir de développer le projet de jeu de l’équipe, et de le stabiliser avec l’intégration définitive d’Yvana Atangana (Metz) et Assa Sissoko (Saint-Maur), tout en continuant à suivre certaines joueuses qui s’affirment de plus en plus dans leur club », raconte le sélectionneur historique de cette catégorie d’âge.

    Côté Plan-de-Cuques, trois éléments manqueront. Léa Schüpbach est au Mondial avec la Suisse, Laurie Puleri est blessée et Liyah Naal est indisponible pour le HBPC car… elle évoluera sous le maillot de la France U20, ce week-end. Quatre jeunes du centre de formation sont promues avec Zoé Auriac, Mona Guillaume, Maelys Touré et la gardienne de l’équipe Nationale 1 Reka Somodi. Des occasions de briller pour ces joueuses, qui seront lancées dès ce vendredi soir avec un match contre les Bleuettes au gymnase des Ambrosis (20h30). La finale de la Femina Cup est prévue dimanche à 14h30.