Author: tecnavia

  • Déremboursement des cures : douche froide pour le thermalisme

    Déremboursement des cures : douche froide pour le thermalisme

    À l’arrêt puis sauvé par les aides d’État et des collectivités durant la pandémie de Covid, le thermalisme va-t-il finalement couler à cause de la politique d’austérité du gouvernement ?

    On n’en est pas encore là, mais lors des rencontres nationales du thermalisme, début novembre en Auvergne-Rhône-Alpes, la menace du déremboursement des cures était sur toutes les lèvres. Ce n’est pas la première fois que la menace est brandie mais elle se précise. Un décret de la loi de financement de la Sécurité sociale (qui reste à adopter) prévoit de baisser la part de remboursement sur les soins thermaux de 100 à 65% pour les malades en affection de longue durée et de 65 à 15% pour tous les autres. Un déremboursement considérable qui vient s’ajouter au complément tarifaire (le reste à charge) et aux frais (logement, transport, nourriture…) déjà supportés à 100% par les curistes. « La Sécurité sociale ne paye pas des vacances aux curistes, c’est une idée reçue », conteste Paul-François Houvion, directeur des thermes de Balaruc-les-Bains, première destination thermale en France avec 52 000 curistes soignés chaque année.

    Dans la foulée, Paul-François Houvion corrige un second cliché. Non, les cures ne servent pas à rien ! « Il existe une soixantaine d’études scientifiques et médicales qui démontrent le service médical rendu (SMR). » Face au scepticisme de certains généralistes, le directeur insiste. « Que je sache c’est à la Haute autorité de santé ou à l’Agence régionale de santé (ARS) de prouver le contraire. Mais qu’ils demandent à chaque établissement de prouver les bienfaits, nous y sommes prêts. » Chaque année, Paul-François Houvion mène sa petite enquête. Sur les 15 000 curistes interrogés, « 99% disent aller mieux après trois semaines chez nous et près de 90% diminuent significativement leur prise de médicaments ».

    7 000 emplois directs

    Autant dire que l’argument comptable du gouvernement lui paraît dérisoire. « Le coût du thermalisme pour la Sécu, c’est 270 millions d’euros sur un total de 6,8 milliards. Ce sont des économies de bouts de chandelle. » Le déremboursement serait loin de résorber le déficit. En revanche, il aurait des conséquences sur les patients pris en charge pour des problèmes de rhumatologie, phlébologie comme à Balaruc ou encore de dermatologie, affections des voies respiratoires ou des muqueuses buccales comme au centre flambant neuf des Fumades à Alès. « Le risque c’est celui d’une médecine à deux vitesses avec des gens aux faibles revenus qui ne pourront plus se soigner », alerte Florence Brutus. « Certains curistes de milieux modestes hésitaient déjà à y retourner en raison des coûts, là ils ne pourront plus », prévient la vice-présidente de la Région Occitanie.

    Aux côtés de la profession, qui a lancé des pétitions, l’élue (PRG) tente d’interpeller les députés sur les conséquences économiques néfastes pour les territoires ruraux. En tant que présidente des Régions de France, Carole Delga (PS) a fait cosigner aux autres présidents un courrier adressé au Premier ministre. « Des projections montrent que certains petits établissements devraient mettre la clé sous la porte. Quant aux plus solides, ils devront dégraisser leurs effectifs », alerte Florence Brutus.

    Or le secteur pèse lourd en Occitanie. Pas moins de 7 000 emplois directs répartis sur 28 stations thermales. Sans compter les milliers d’emplois induits dans l’hôtellerie, la restauration, les transports, les commerces dont certains pourraient être mis à mal. Une étude a chiffré le panier moyen de dépenses d’un curiste à 1 970 euros pour 3 semaines. Autant de retombées économiques en moins. Avec 471 613 curistes accueillis l’an passé (soit 31,07% du total hexagonal), l’Occitanie est la première région française et l’Hérault (63 493 curistes à Balaruc, Lamalou et Avène) le premier département. Pour Paul-François Houvion, la pilule a d’autant plus de mal à passer qu’il a le sentiment d’un « débat démocratique confisqué ». « Ça parle sans savoir, sans regarder plus loin que le bout de son nez. »

  • Les salariés d’Arkema reconduisent la grève jusqu’à mardi à Marseille

    Les salariés d’Arkema reconduisent la grève jusqu’à mardi à Marseille

    Un Comité social et économique (CSE) extraordinaire doit se tenir ce jeudi après-midi avec la question d’une potentielle mise en chômage technique d’une partie des salariés du site.

    À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    Plusieurs autres sites de l’entreprise de chimie sont également dans le mouvement partout en France, suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) dont les résultats sont jugés « méprisants » par la CGT.

  • Toulon : la police ouvre le feu et blesse grièvement la passagère d’un véhicule après un refus d’obtempérer

    Toulon : la police ouvre le feu et blesse grièvement la passagère d’un véhicule après un refus d’obtempérer

    Il est 19h30, ce mercredi soir, lorsque des coups de feu se font entendre dans le quartier du Pont du Las, à Toulon, près de l’église Saint-Joseph. Une voiture blanche de type berline vient d’être ciblée par des agents de la police nationale après avoir renversé un policier stagiaire suite à un refus d’obtempérer.

    Le chauffard tentait d’échapper à un contrôle consécutif à une infraction routière, tel qu’on peut le voir sur une vidéo qui circule sur internet.

    Malgré les tirs, il parvient à prendre la fuite. Le véhicule est retrouvé à l’abandon, 500 mètres plus loin, avec à son bord la passagère, grièvement blessée par balle, notamment au niveau de la nuque, tel que le rapporte le procureur de la République de Toulon. Particularité : celle-ci se trouvait à gauche, puisque la voiture était de type anglo-saxon, ce qui pourrait avoir eu une incidence sur la destination des tirs.

    Elle est rapidement transportée en urgence absolue en direction de l’hôpital Sainte-Anne, où elle a subi une intervention chirurgicale pendant la nuit.

    Le conducteur rapidement interpellé, le parquet et l’IGPN ouvrent deux enquêtes.

    Le conducteur du véhicule, en état d’ébriété avancé, est interpellé quelques minutes plus tard, près du domicile de la victime. Il est placé en garde à vue pour « refus d’obtempérer aggravé, non assistance à personne en péril, vol de véhicule (qui appartenait à un membre de sa famille) et tentative d’homicide sur un policier ».

    Le Parquet de Toulon a ouvert une enquête confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du Var. Comme le prévoit la procédure, les deux policiers ayant fait usage de leurs armes ont également été placés en garde à vue. Ils s’y trouvaient encore ce jeudi matin. Une seconde enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été ouverte pour « violence avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique ».

    Le policier renversé, légèrement blessé mais choqué, a été pris en charge par les secours.

  • [Le feuilleton 4/13] Autobiographie d’un menteur

    [Le feuilleton 4/13] Autobiographie d’un menteur

    La lointaine banlieue qui avait expulsé son rejeton jusque dans cercles du pouvoir avait, de son côté, suivi sa propre trajectoire. Quiniond n’en était plus. Il en connaissait l’existence comme un continent enfoui au fin fond de lui-même. Il en était sorti, et il contestait que quoi que ce soit dans son existence incombât aux hasards de la Providence. Il s’était construit à la force du poignet, à l’américaine, à la façon de ces pionniers avançant en terre hostile avec leurs espoirs et leurs fusils en bandoulière. Seul. Fils unique de son père et de sa mère partis trop tôt. Enfant chéri, peut-être trop, sans doute mal. Fuyant l’histoire familiale.

    Tous ses efforts avaient consisté à s’extraire d’un milieu auquel il s’était peu à peu décidé donner un nom : la médiocrité. À lui l’excellence ; derrière lui, la médiocrité. Là était peut-être le véritable moteur d’une humanité qui se respecte. Fuir le père-la-misère qui vous agrippe les frusques. Savoir ce qu’il en coûte de lui avoir échappé, et s’attacher à mettre de la distance entre lui et vous, quel qu’en soit le prix. Croire en la volonté, au mérite, à l’individu capable d’être maître de son existence et d’en faire une aventure incomparable. Et au bout du compte, il avait renié au moins autant qu’il avait été renié, il avait fui au moins autant qu’il avait été banni.

    Le vacarme, la graisse et les particules de la fabrique où le paternel avait traîné ses chaussures de sécurité, tout cela était oublié depuis longtemps. Et pas seulement par lui. L’industrie avait été chassée et la misère concentrée aux mêmes endroits circonscrits. Quiniond n’en ignorait rien ; il en parlait, même, avec un certain brio. Mais cette réalité était désormais hors de son quotidien ; c’était comme un objet abstrait. La plasticité de son discours n’avait d’égal que la netteté de sa personnalité, qui le rendait à la fois séduisant et insupportable.

    Ce que son père lui avait transmis, dans le profond silence de leur relation, c’était que l’on ne peut compter que sur soi-même pour s’en sortir, c’était qu’il ne faut pas écouter les chevaliers occupés à expliquer la misère du monde pour vendre un grand rêve d’égalité ou de révolution, c’était qu’il fallait fuir sa propre vie pour vivre à l’étage du dessus. Peu à peu, il avait appris les codes d’un autre monde, les comprenant mieux que ceux du crû, à qui ils semblaient si naturels. Porté par sa volonté de se hisser et de parvenir, il avait mesuré la force des pesanteurs, appréhendé le nombre des verrous, et intégré l’idée de l’inéluctable. Ainsi, il était devenu Paq. L’insubmersible Paq.

    Sans se déchausser, Patrice Quiniond posa tranquillement les pieds sur son bureau, parce qu’il estimait l’avoir mérité. S’il était une chose pour laquelle il avait du goût, c’était bien les souliers, et cela n’avait rien à voir avec la nécessité, pour ceux qui marchent debout, de soigner leur connexion avec la terre. Non. Il avait appris qu’il s’agissait là d’une marque de distinction propre aux élites, comme en témoigne leur propension à se faire cirer les pompes au propre comme au figuré. Il lui était arrivé, pour faire son intéressant dans la rédaction, de défendre l’idée que c’était le témoignage éclatant de son indépendance, la preuve qu’il n’était pas du camp des cireurs mais des cirés. Un plaisantin avait alors demandé ce qu’il fallait penser de Macha Fontana, qui se baladait pieds nus dans les couloirs de la rédaction. Chacun y était allé de son commentaire goguenard.

    — Elle a raté sa vocation : en principe, ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés.

    — Peut-être qu’elle n’a pas encore trouvé chaussure à son pied… avait lancé quelqu’un qui avait eu à se plaindre de ses vacheries.

    — Le prince charmant ne lui a jamais ramené sa deuxième pantoufle après le bal…

    — Je suis pour une société sans classe et je tourne les talons, avait-elle rétorqué en brandissant son majeur, ce qui avait eu le don de clore la conversation dans un brouhaha de protestations affligées.

    Quiniond affichait donc ses pompes, montrant ainsi son meilleur profil, en tout cas le plus travaillé. Tout occupé à se rengorger, détendu comme une toile de tente sous l’orage, il ouvrit enfin le journal pour s’en repaître. Ce matin, L’Impertinent faisait événement, et le fameux Paq pouvait se glorifier de ne pas y être pour rien. Restait à voir ce qu’avait fait Barnard de ce travail remarquable : qu’avait-il écrit, ce bougre d’âne ? Et surtout, quel titre original avait-il bien pu trouver à sa divagation quotidienne ? Diable ! On changeait de registre, avec cet intitulé percutant : « La règle et l’exemple ». Quiniond réprima momentanément son ironie pour se laisser entraîner dans la réflexion de son confrère, savait-on jamais. Résumé : la petite Jeanne, dont la photo et les portraits se multipliaient dans les hebdomadaires, faisait un beau modèle pour la jeunesse de ce pays. On en faisait peut-être un peu beaucoup, et l’on n’était pas certain que l’affaire ne tourne pas vinaigre à force de lui gonfler le melon, mais les lecteurs adoraient ça, que voulez-vous… Quiniond ne serait pas surpris de voir arriver le sujet en conférence de rédaction : n’en fait-on pas trop ? On pourrait reprendre de nombreuses informations et agrémenter le tout, sous couvert d’interrogations déontologiques, de quelques photos et de fac-similés de la concurrence… Cela ferait un bel ensemble. Il fallait feuilletonner, vieux ressort toujours aussi efficace.

    Guilleret, Patrice Quiniond invita Grégoire Charvin à prendre un café à la buvette du journal. Une grande baie vitrée un peu graisseuse laissait le soleil inonder les lieux. Au loin, une averse pointait le bout de son nez. Sept ou huit tables s’étalaient en vrac devant un comptoir de bois. Tapant du plat de la main sur la planche, Quiniond commanda : « Un ballon de Redonne, Abdel, s’il te plaît. » Charvin suivit sans conviction particulière.

    Ils s’installèrent dans un grincement insupportable de pieds de chaises sur le pavé. Il avait beau s’en défendre, le jeune homme était fasciné par son aîné. C’était le moment : il lui posa mille questions de premier de la classe et Quiniond lui délivra l’enseignement d’un vieux sage, l’affranchit de quelques histoires scabreuses qui expliquaient le fonctionnement de la rédaction, et lui promit un brillant avenir, vieille technique paternaliste.

    Charvin appréciait finalement le fruité du vin de la Redonne, servi légèrement frais, mais il s’abstint de faire partager cette réflexion à Quiniond, de peur de se voir administrer une brillante leçon d’œnologie.

    — Pourquoi Chotard ?, se lança soudain le jeune homme.

    — Pourquoi pas ?

    — C’est vrai, reconnut-il en partant dans un rire un peu artificiel, signe que le métier commençait à rentrer.

    — Il faut savoir saisir les occasions pour faire l’événement. Chotard est l’un des premiers personnages de l’État. Il faut que les responsables politiques de ce pays rendent des comptes devant les citoyens, qu’ils se découvrent, qu’ils s’expliquent.

    C’était une forme d’irrévérence plutôt révérencieuse, mais il ne se risqua pas sur ce terrain-là. Il avait compris que l’irrévérence ne s’appliquait pas aux chefs.

    On fumait dans ce rade autant qu’on y buvait. Charvin en avait les yeux rougis et la gorge irritée, pauvre petit chaton. Il n’écoutait plus la dissertation du vieux loup de mer. Les silences pesants s’étaient évaporés, sa gêne se dissipait dans les messes basses monologuées de son aîné et dans les vapeurs du vin. Quiniond le saoulait au sens propre et au sens figuré.

    Charvin, en réalité, était déjà ailleurs, dans d’autres paysages, dans d’autres effluves, moins rances et moins chargées. Il était dans les bras dune certaine Aline, loin, là-bas, loin vers l’Ouest. Sur un petit banc de pierre, depuis lequel on domine Loinville, où l’on peut s’embrasser.

    Qu’en savait-il, Patrice Quiniond, de ces moments perdus, dont jamais il ne parlait dans aucun de ses papiers ?

    — J’ai une faim de loup, déclara Quiniond, sans que Charvin ne parvienne à savoir s’il le disait pour la première fois, ou bien s’il avait dû s’y reprendre à plusieurs reprises pour le tirer de sa torpeur…

    Il était un peu tard. Patrice Quiniond retrouva enfin sa garçonnière. La pluie était tombée par le vasistas entrebâillé, abîmant quelques livres à couverture mate négligemment abandonnés sur la moquette. Il empila ses affaires dans l’entrée, délaça ses chaussures avec précaution et s’alluma une clope. Oui, une clope, n’en déplaise au correcteur du journal qui le sermonnait à chaque fois que cela se présentait (c’est à dire pas très souvent, en fait) en lui expliquant qu’en argot véritable, le mot s’employait au masculin. Et Quiniond, qui n’en avait rien à foutre, de répondre que le langage populaire s’accommodait assez mal des conventions académiques.

    L’ours, comme il arrivait qu’on le désignât dans son dos, mit son portable en charge. Pour faire passer le stress du bouclage, il se servit un whisky, avec des glaçons s’il vous plaît. Double, à quelque chose près. Gardant la bouteille à portée de la main, il s’enfonça dans un vieux fauteuil en cuir marron aux accoudoirs usés, et jeta la tête en arrière en soupirant. De la main gauche, enfin, il chercha la télécommande, alluma la télévision et changea plusieurs fois de chaîne. Électrique, le chat arriva doucement dans la pièce. Le plantigrade à grande bouche s’endormit bruyamment.

    Il fut réveillé par l’irruption du petit jour et un sérieux mal de crâne. Dans la boîte à hypnose, encore allumée, le présentateur de la matinale brandissait la presse. Tous les journaux revenaient avec un jour de retard sur le grand entretien paru la veille dans L’Impertinent et faisaient leurs choux gras de son scoop sur Rousson. La machine s’emballait. Gens Magazine allait sans aucun doute s’emparer de sa liaison habilement suggérée avec Eva Lombardi, et Paq avait déjà eu un appel matinal d’un hebdomadaire satirique pour savoir dans quel cadre l’animatrice avait voyagé et à quels frais. Il raconta ce qu’il savait sans dévoiler ses sources, seule garantie que l’on accepte encore de livrer quelque révélation aux plumitifs de son espèce. La toile frémissait de toutes parts, c’était tellement bon.

    Il enfila son costume couleur feuilles mortes, et s’infligea un double nœud de cravate, de ces choses qui vous donnent un air bien droit quand vous êtes un peu chiffon. Puis, dans la cour de son bel immeuble, gardée par deux caryatides, il monta sur son deux-roues pour disparaître dans le dédale de rues pavées qui bordaient le quartier chic de Siège où il avait élu domicile depuis tant d’années. Il déboucha sur les quais de la Celline, escortant le fleuve gris jusqu’aux portes de la ville et stoppa son engin au bas d’un bâtiment de verre défiant le souffle du vent. Il entra dans le hall, monta au cinquième étage où Jérôme Bonaventure l’attendait dans son vaste bureau nimbé de lumière. Sur les murs, dans un style épuré, s’affichait ce slogan : « Nous savons ce que vous pensez ».

    S’il affichait une assurance de jeune premier, le grand timonier du célèbre institut de sondages qui portait son nom aimait à s’entourer de grandes signatures de la presse pour peaufiner ses analyses. Devant une petite collation matinale, ils devisèrent ensemble sur les grandes tendances de l’opinion. Ils évoquèrent surtout la prochaine livraison du baromètre de l’élection suprême, qui promettait d’être croustillant à souhait. Deux ans avant l’échéance, le petit jeu des pronostics était déjà lancé et l’on se promettait de planter solidement le décor.

    De ses mains impeccables, l’expert lui remit un document d’une cinquantaine de pages reproduisant les données récoltées par ses opérateurs, et Patrice Quiniond s’engagea à rendre une note d’examen argumentée pour le début de semaine suivante. Le cachet en valait la peine.

    Paq se rendit ensuite, toujours élégamment casqué, jusqu’à la chambre des députés, située un peu plus loin, sur l’autre rive. En passant le Pont d’Or, il se félicita d’avoir mis un petit foulard de soie autour de son cou délicat.

    Le péristyle d’albâtre du Parlement et son fronton majestueux – au point de paraître un peu hautain – éclairaient le paysage et semblaient cependant aider la terre à supporter la voûte des cieux fatigués. Le gouvernement y défendait son projet de loi dit de simplification des procédures économiques. De tout cela, on ne parlait presque plus, déjà, si un jour on en avait réellement parlé. Le débat parlementaire se poursuivait plus longtemps que prévu en raison des gesticulations stériles de l’opposition, et Patrice Quiniond s’était résolu à écrire sur la question, après que le journal s’était contenté jusque là de la traiter par des brèves.

    Lorsqu’il arriva d’un pas déterminé dans l’auguste salle au pavé froid qui jouxtait l’hémicycle, en pensant à tous les archaïsmes qui ne manqueraient pas de s’exprimer mécaniquement à l’occasion de ce débat, Patrice Quiniond ressentit une tension inhabituelle.

    — Ah ! Tiens donc ! Quand on parle du loup… Vous êtes une ordure, Monsieur Quiniond ! s’écria-t-on soudain. Ça se prétend grand journaliste et ça écrit ses papiers les deux pieds dans le caniveau ! Ah, elle est belle, la presse de notre pays ! Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. Et vous n’avez rien à répondre, évidemment !

    — Mais enfin, calmez-vous, monsieur Rousson, bredouilla Quiniond, dont le teint rougeaud avait pris un degré supplémentaire.

    — Vous n’avez pas le courage de votre fiel, vous n’êtes pas habitué à ce qu’on vous porte la contradiction, hein ? Eh bien moi, je vous le dis, vous êtes une vermine, un fumier !

    — Je ne vous permets pas. Je ne vois pas en quoi j’aurais été injurieux, s’essaya le journaliste.

    — Ah, vous ne voyez pas ? N’aggravez pas votre cas, monsieur Quiniond ! Il vous en cuira, soyez-en sûr, il vous en cuira !

    Terminant sa diatribe en levant le doigt, il sortit de la salle avec pertes et fracas, en ponctuant la scène d’un pathétique : « Je ne vous salue pas ! ». Son attachée de presse, livide, lui marchait pour de bon sur les talons, regardant l’assistance médusée avec des yeux de chaton qui voulaient dire : « oubliez tout ça », « ayez pitié », « soyez indulgents », «aidez-moi »… C’était peine perdue.

    Il fallut un peu de temps pour que les murmures fassent taire le silence et étouffent le martèlement de ses pas. Justine Paintendre et Michel Chanaleilles s’approchèrent de Patrice Quiniond, encore interloqué, et l’embarquèrent avec eux dans un endroit moins exposé.

    — Il est complètement fou, ce type !, marmonna-t-il pour se rassurer.

    — Ne t’inquiète pas, il a dépassé les bornes, fit la jeune femme en lui passant la main sur l’épaule. On a filmé, tout est dans la boîte.

    — On a essayé de te prévenir sur ton portable, mais tu ne répondais pas, ajouta Jules. Quand il est arrivé, il était furibard et tout le monde l’a interrogé sur ses ambitions, sur Eva Lombardi… Il est parti en vrille.

    Les confrères qui passaient par là lui tapaient dans le dos avec compassion. Il s’éclipsa aux toilettes, passa un mouchoir humide sur son visage livide, resserra son nœud de cravate sur son cou fripé et s’observa dans la glace en se tapotant les joues. Soufflant un grand coup, il en ressortit prêt au combat.

    La scène avait déjà fait l’objet de dépêches et de posts qui se relayaient sur les réseaux sociaux. En traversant les salles en enfilade, il vit Justine commenter l’événement devant sa caméra en condamnant l’attitude injustifiable du ministre : « Lorsque l’on s’en prend ainsi à la liberté de la presse, est-on vraiment digne d’occuper les premières responsabilités dans notre démocratie ? On peut légitimement se poser la question. »

    Le portable de Quiniond se mit à vibrer. C’était François Chotard, qui l’assurait de « tout son soutien dans cette épreuve » et lui indiquait d’un ton rigolard qu’on l’avait déjà accusé d’être le commanditaire de l’article.

    Chevauchant son scooter, Quiniond se rendit à la rédaction et monta directement dans le bureau de Jean-Michel Barnard, qui l’attendait.

    — Qu’est-ce que tu foutais ? J’ai essayé de te joindre dix fois !

    — Jamais en conduisant ! fit-il du tac au tac.

    — Alors ?

    Patrice Quiniond rapporta la scène dans les moindres détails.

    — Comment ça réagit ? s’enquit le rédacteur en chef.

    — Il va morfler.

    — Bon, on va te soutenir, mais ne crois-tu pas que tu as un peu mordu le trait, quand même ?

    — J’apprécie beaucoup cette forme de soutien, fit Quiniond, sarcastique.

    — Franchement, le coup de Lombardi, ce n’était pas nécessaire.

    — Tu l’as laissé passer. Et ce n’est pas un gamin de ton âge qui va m’apprendre mon métier.

    — Il ne s’agit pas de cela, on peut tous faire des conneries, répondit Barnard pour calmer le jeu.

    — Pas moi. Je sais ce que je fais. Ces informations, nous les devons aux lecteurs parce qu’elles témoignent d’une réalité. Ce type est un incompétent et il vient de le montrer. Faudrait savoir si on s’appelle toujours L’Impertinent.

    — Toujours. Prépare un papier pour demain, dans le style « si c’était à refaire… » Et fais bosser le stagiaire, un peu, il s’emmerde, bon Dieu ! Récit de la scène et papier d’actualité avec les réactions… On fait deux pages.

    Il hocha la tête et se leva.

    — Paq…

    Il se retourna.

    — Profites-en, on ne fera pas ça tous les jours…

  • Prison, amende et inéligibilité requises contre Yann Bompard

    Prison, amende et inéligibilité requises contre Yann Bompard

    Pour rappel : La députée RN du Vaucluse Marie-France Lorho maintient que Yann Bompard, maire Ligue du Sud d’Orange depuis 2021, a bien travaillé comme assistant parlementaire jusqu’en 2023.

    Dans une écoute accablante, Marie-France Lorho demande à un collaborateur de mentir aux enquêteurs.

    Relire notre article du 18 décembre.

  • Prison, amende et inéligibilité avec exécution provisoire pour Marie-France Lorho

    Prison, amende et inéligibilité avec exécution provisoire pour Marie-France Lorho

    Pour rappel : La députée RN du Vaucluse maintient que Yann Bompard, maire Ligue du Sud d’Orange depuis 2021 a bien travaillé comme assistant parlementaire jusqu’en 2023. Dans une écoute accablante, Marie-France Lorho demande à un collaborateur de mentir aux enquêteurs.

    Relire notre article du 18 décembre.

  • À Decathlon, une grève à fond pour les salaires

    À Decathlon, une grève à fond pour les salaires

    Ce mercredi dès cinq heures, à l’entrée du parc des Aiguilles, les syndicalistes de l’entrepôt logistique Decathlon ont déployé leur barnum et leurs pancartes. « Ma pancarte est pourrie, mon salaire aussi », « 1% = non », peut-on lire sur l’une d’entre elles. À l’approche des négociations annuelles obligatoires (NAO), le ton monte logiquement entre la direction du groupe et l’intersyndicale CGT, CFDT, Unsa et CFTC, rejointe par FO à l’entrepôt local des Aiguilles.

    Le conflit de classe est bien présent à l’arrière-plan. « Ils veulent augmenter nos salaires de 1% jusqu’à 2 500 euros brut, rien au-dessus, et donner un jour de congé pour 40 et 45 ans d’ancienneté alors que ça concerne personne », indique Laurent Curti, délégué syndical et élu au CSE de la CGT, alors qu’en même temps « les actionnaires viennent de se frapper 600 millions d’euros de dividendes ». Pour rappel, « l’année dernière il s’étaient versé 800 millions en plus d’un milliard d’euros pour la famille Mulliez, débloqué sur les réserves ».

    « La boîte se porte très bien », renchérit Abdallah Draoui, de la CFDT. Au contraire des salariés. « Il y a un mal être, avec deux départs récents dont un pour inaptitude car il ne supportait plus le travail », précise le syndicaliste. Mais la maladie ne permet pas l’absence. « Les gens ne sont pas bien mais financièrement, ils ne peuvent pas se permettre de se mettre en arrêt. Et quand ça arrive les indemnités viennent avec 3 à 4 mois de retard et ils galèrent, peuchère », déplore Abdallah Draoui.

    Le problème de fond soulevé par les syndicaliste est celui du salaire et de la reconnaissance du travail accompli.

    Pas de salaires,

    pas de salariés

    « Le Smic va finir par me rattraper » ironise Valérie Furchmuller, « 27 ans de boîte et 14,70 euros de l’heure » contre 12,02 euros le smic horaire au 1er janvier 2026. « J’aurais aimé une prime d’ancienneté, genre 40 euros par mois », propose-t-elle. « Beaucoup qui sont là depuis 10 ans sont à 50 euros du Smic », signale Laurent Curti, pour qui « faire des heures, 21h sur 24, des nuits 9 mois sur 12, des week-ends et des jours fériés ne paye que 25% de plus », déplore-t-il, après 35 ans de présence dans l’entreprise.

    Les plus jeunes ne sont pas épargnés par cette morosité ambiante. « Ça fait 7 ans que je suis là et je ne sais pas si je serais resté si j’étais arrivé aujourd’hui », reconnaît Jordan Melo, 32 ans, qui travaille au rayon des produits volumineux, comme les tapis de courses.
    « Que les actionnaires récupèrent des sous sur leurs investissements est normal, mais quand ça marche bien il faut partager » poursuit-il, se demandant « qu’est ce qui va donner envie de remplacer les anciens, alors que si t’es pas content, on te dit de dégager ? »

    Son collègue de 23 ans Florent Sauteret, du même secteur, est catégorique : « Je ne pense pas finir l’année. » « Les carrières longues c’est fini, il n’y a plus d’intérêt. Beaucoup partent, avec leurs compétences, et ne sont pas remplacés. Si ce n’est par des intérimaires et des CDD qui ne peuvent pas faire grève avec leurs contrats précaires. »

    Près d’un tiers des CDI étaient en grève à Ensuès selon les syndicats. Decathlon n’a pas répondu à nos sollicitations dans nos délais.

    « La boîte va très bien, mais les salariés galèrent »

  • Un service public renforcé pour le dernier conseil municipal marseillais

    Un service public renforcé pour le dernier conseil municipal marseillais

    Finir en beauté. Quelque 168 délibérations sont présentées, ce jeudi, pour le dernier conseil municipal du mandat. De quoi faire aboutir des projets menés au long terme et d’afficher avant les municipales de nouvelles ambitions. C’est le cas pour le centre Bourse, en ouverture du conseil avec le rachat du foncier des Galeries Lafayette et le lancement d’un appel à manifestation d’intérêts pour une transition sur trois ans.

    Mais au fil des rapports, c’est surtout la mise en place de nouveaux services publics qui structure l’ordre du jour. À commencer par la préemption signée le 4 décembre de la résidence autonomie du Roy d’Espagne (8e) pour 6 millions d’euros, afin d’y créer une résidence autonomie portée par le centre communal d’action sociale (notre édition du 03/12). Rue de Lyon dans le 15e arrondissement, c’est l’acquisition de l’immeuble de la Caisse primaire d’Assurance-maladie au numéro 450 qui va permettre d’installer, à la place de la CAF, une antenne de la police municipale ainsi qu’un centre municipal d’activités. Le reste de l’immeuble accueillera un centre de santé privé ainsi que des services du centre hospitalier Edouard-Toulouse, pour renforcer sur le secteur l’offre en matière de santé mentale. Boulevard Charles-Moretti, aux Rosiers (14e), l’ancien Casino doit quant à lui se transformer en halle sportive et culturelle, moyennant un investissement de 4,9 millions d’euros. De quoi répondre aux besoins des écoles voisines : face à l’augmentation du nombre d’écoliers, celles-ci ont dû fermer leurs salles de motricité, leurs bibliothèques, leurs espaces sportifs.

    Clivage politique

    À travers ces nouveaux investissements programmés, c’est le travail réalisé pour la reconstruction d’un service public municipal qui s’affiche. « Nous sommes très vite rentrés dans le dur avec des travaux titanesques pour remettre les services publics sur pied », reconnaissait lundi le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, énumérant les 1 000 agents de plus dans les écoles, 400 policiers municipaux supplémentaires, 120 agents pour le logement. Un bilan à mettre en avant alors que les « trois premières années compliquées » ont retardé les projets en dur, assainissant les finances de la ville. La droite ne s’y trompe pas, en s’en prenant depuis la rentrée aux 569 millions d’euros supplémentaires de masse salariale sur le mandat : patrimoine de ceux qui n’en ont pas, le service public ne reste qu’un coût pour certains.

    Nouveaux parcs pour les quartiers Nord
    Un accent prononcé est mis ce jeudi sur la création de nouveaux parcs. A Frais Vallon (13e), la municipalité doit acquérir 6 hectares auprès du bailleur social Provence métropole logement (PML, ex-HMP) pour un espace vert s’étendant jusqu’au pied de la colline, avec les usages plus urbains (jeux, jardins) concentrés près de l’avenue. 4,3 millions d’euros seront investis à partir de 2028. La municipalité doit approuver aussi l’achat du parc Foresta et ses lettres Marseille, tandis que les marchés publics vont pouvoir être lancés pour aménager le parc de l’Annonciade (15e) à compter de 2026, sur 2 hectares. Enfin, les financements sont bouclés (2,7 millions d’euros, la moitié pour la Ville) pour le parc belvédère de Campagne L’Évêque (15e).
    Y.S.
  • [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    En 2020, il avait remporté l’hôtel de ville de cette commune d’environ 6 000 habitants grâce à 30 voix en sa faveur par rapport à la liste de Jérôme Orgeas (DVD), l’ex édile.

    La Marseillaise : Pourquoi vous présenter à nouveau ?

    Marc del Grazia : Sur le premier mandat, nous avons commencé d’importantes réalisations comme la construction d’une école primaire de 16 classes, dont le chantier est en cours. L’actuelle école était trop petite, et n’était plus aux normes. Elle devrait être livrée en 2027. Nous avons aussi lancé, en 2022, avec la Ville et le bailleur social Erilia, le projet d’une maison intergénérationnelle sociale qui permet aux personnes âgées de bénéficier d’appartements, 59 logements adaptés, et 30 logements pour les jeunes, avec une crèche à l’intérieur. En dépit de concertations, le permis a été attaqué par les voisins. La Ville a gagné en première instance au tribunal administratif mais les opposants ont souhaité aller en appel. Je ne me présente pas sous une étiquette politique. Je suis là pour rassembler le plus large possible, simplement des gens qui ont envie de travailler pour la commune.

    Comment concevez-vous votre rôle de maire ?

    M.d.G. : Travailler, travailler, toujours travailler, essayer de comprendre les habitants et être attentif aux besoins de la population. Je me déplace souvent à pied dans la commune pour rentrer chez moi, donc ça fait que je suis en contact permanent avec la population.

    Que vous demandent les habitants ?

    M.d.G. : Un des problèmes est celui des transports. On les a pas mal améliorés, mais on pourrait mieux faire, avec par exemple des rapprochements avec Aubagne ou La Ciotat. Et puis la sécurité. Les habitants souhaitent que les moyens soient mis en place pour qu’ils se sentent en sécurité. Nous avons beaucoup de pavillonnaire, des maisons relativement isolées, sujettes à des cambriolages, par périodes. D’autres communes des environs, comme Cassis, Carnoux, jusqu’à Ceyreste connaissent cela. Depuis que je suis élu, les caméras de vidéosurveillance sont passées d’une vingtaine à 55. Cela aide à la résolution des affaires.

    Quels thèmes allez-vous privilégier durant cette campagne ?

    M.d.G. : Surtout, terminer ce qu’on a commencé, éviter de faire du suréquipement, améliorer les équipements qu’on a. Par exemple, aménager les espaces autour de la future école. Nous avons quand même un grand projet en collaboration avec la Métropole Aix-Marseille, celui de créer une médiathèque.

    Quels sont les défis à relever dans votre commune ?

    M.d.G. : C’est déjà préserver notre environnement. Le deuxième défi, c’est développer notre viticulture puisque Roquefort-la-Bédoule a une place privilégiée dans le monde du vin. Dans le prochain Plan local d’urbanisme (PLU), que l’on doit commencer à réviser fin 2026, on veut pouvoir donner des espaces aux viticulteurs pour planter des vignes.

  • Le Pugil’Istres en grande forme à Salon-de-Provence

    Le Pugil’Istres en grande forme à Salon-de-Provence

    Quatre, c’est le nombre de médailles que les Istréens ramènent de leur court déplacement à Salon-de-Provence. S’ils n’ont pas percé le secret de la pierre philosophale, au pays de Nostradamus, les pensionnaires du Pugil’Istres Team Jimmy Colas ont néanmoins récolté trois titres de champion régional, et autant de médailles d’or. Quant au quatrième de la délégation, il termine sur le podium, avec de l’argent autour du cou.

    Les champions sont Lokman Naïl (-54 kg), Lino Imbert (-57 kg) et Heykel Messoly (- 63 kg). Les deux premiers rejoignent les quatre séniors élite déjà qualifiés pour les Championnats de France. Ce qui porte à six le nombre total de boxeurs du club istréen qualifiés pour la suite.

    Rendez-vous à Olhain

    Pour les Seniors, les 16e et 8e de finale auront lieu les 10 et 11 janvier 2026, à Olhain.

    Ces résultats sont le fruit d’un travail collectif rigoureux, de l’investissement constant des entraîneurs et de la détermination exemplaire des jeunes athlètes. Leur progression illustre parfaitement les valeurs de sérieux, de discipline et d’engagement portées par le club.

    Jimmy Colas ne peut être que satisfait de ces résultats. « Je tiens à féliciter nos quatre jeunes cadets qualifiés, qui rejoignent les quatre seniors déjà engagés pour les Championnats de France. » Le directeur sportif du Pugil’Istres qui adresse « un immense bravo à notre président Gianni Carpagnano, qui réalise un travail remarquable depuis deux ans. Ce qui nous a permis d’être désigné meilleur club de la région Paca 2024 et 2025, et meilleur club de France en 2025 ». Il souligne que cela a été possible « grâce à un engagement collectif qui fait que notre club et notre ville continuent de s’imposer comme une référence incontournable ».

    Portes ouvertes

    à noter que le club va organiser une journée portes ouvertes. « À cette occasion, nous aurons l’honneur de présenter l’ensemble de nos activités, ainsi que nos champions et championnes régionaux qualifiés pour les Championnats de France 2026 », précise Gianni Carpagnano.

    Plus de 300 jeunes boxeurs et boxeuses seront réunis pour cette journée placée sous le signe du sport, du partage et de l’inclusion, avec des activités dédiées à la boxe éducative, boxe loisirs et boxe handicap.

    Cet événement rassemblera également plus de 500 personnes venues de toute la région.

    Samedi 20 décembre, 11h00 – 18h30, au Podium à Istres.