Author: tecnavia

  • L’agence régionale de santé appelle à ne pas engorger les urgences

    L’agence régionale de santé appelle à ne pas engorger les urgences

    Pendant les fêtes, si vous avez besoin d’un médecin, suivez le bon chemin. » Une manière polie de l’Agence régionale de santé (ARS) d’inciter la population à ne pas engorger les urgences, en cette période d’épidémie de grippe.

    « Les services des urgences en France et dans notre région voient chaque année leur nombre de patients augmenter de manière continue, en particulier à l’approche des fêtes, période durant laquelle les épidémies hivernales cohabitent », indique l’ARS dans un communiqué. Et d’insister : les urgences « doivent être prioritairement réservées aux situations les plus graves ».

    Pour assurer la continuité des soins, un dispositif est mis en place précise-t-elle avec la mobilisation des médecins généralistes en ville, l’ouverture des maisons médicales de garde, le renforcement des moyens de l’aide médicale urgente et une coordination assurée par le Centre 15.

    La bronchiolite stable

    La semaine dernière, l’activité pour grippe aux urgences a continué à augmenter, avec plus de 2 000 passages enregistrés dans la région, conduisant à près de 450 hospitalisations. La vaccination associée aux gestes barrières, demeurant l’une des armes les plus efficaces de protection rappelle l’ARS. Côté bronchiolite, qui touche particulièrement les enfants, la région est en phase épidémique depuis quatre semaines et l’activité des urgences concernant les enfants de moins d’un an se stabilise, à un niveau inférieur à celui observé à la même période l’an dernier.

  • Une nouvelle page se tourne au tournoi Maurice-Revello

    Une nouvelle page se tourne au tournoi Maurice-Revello

    Après avoir organisé la 50e édition du tournoi qui porte de nos jours le nom de son père, Alain Revello était décidé à passer le flambeau. L’ex-tournoi de Toulon, qui a déménagé principalement dans les Bouches-du-Rhône en 2017, a été racheté la semaine dernière par le Varois Stéphane Abreu (53 ans), président de la société MOVE To Meet, une société toulonnaise reconnue pour son expertise dans l’organisation d’événements en France et à l’international.

    Cette transition marque « la volonté de pérenniser et renforcer l’un des rendez-vous internationaux les plus prestigieux du football de jeunes » et symbolise également « l’alliance stratégique entre une compétition sportive mondialement reconnue et un savoir-faire événementiel de premier plan ».

    La Sud Ladies Cup passe

    à la trappe en 2026

    Stéphane Abreu ne débarque pas dans l’affaire comme un cheveu sur la soupe. Sa société MOVE To Meet était un partenaire privilégié du tournoi Maurice-Revello depuis 18 ans. L’agence assurait notamment la gestion logistique et l’hébergement des délégations participantes. « Le tournoi Maurice-Revello m’accompagne depuis de nombreuses années. J’y ai d’abord été spectateur, puis partenaire hôtelier, avant de devenir prestataire du tournoi avec MOVE To Meet dès 2008. J’y ai découvert un événement d’envergure internationale, porté par des équipes engagées et particulièrement professionnelles. Reprendre aujourd’hui le flambeau est un honneur », souligne celui qui prépare activement l’édition 2026 avec ses équipes.

    Certains changements accompagnent l’arrivée de la nouvelle direction : la compétition débutera un dimanche et se terminera un samedi, pour être « en adéquation avec les attentes des sélections et des diffuseurs », comme l’a expliqué Stéphane Abreu à La Provence.

    Le Toulonnais souhaite également rendre l’événement « plus attractif », en améliorant plusieurs éléments parties prenantes de l’aspect événementiel, son fonds de commerce principal, comme « l’expérience des équipes, les hospitalités » et l’expérience des spectateurs.

    Si le tournoi masculin va revenir à une formule à deux poules de cinq où les deux premiers de chaque groupe s’affronteront en finale, le pendant féminin – la Sud Ladies Cup, créée en 2018 et organisée ces dernières années dans le Vaucluse – ne verra pas le jour en 2026, suite à des pertes économiques qui mettaient en danger l’un de deux plus importants tournois internationaux de la planète.

    Hormis la France, grande habituée de la compétition et tenante en titre, d’autres grandes nations comme l’Espagne ou le Brésil seraient attendues pour cette 52e édition du tournoi Maurice-Revello, qui se tiendra du 31 mai au 13 juin 2026, sur « deux à trois départements », selon Stéphane Abreu.

  • Laurent Lamy : « La radioastronomie prend de l’ampleur en France, y compris à Marseille »

    Laurent Lamy : « La radioastronomie prend de l’ampleur en France, y compris à Marseille »

    La Marseillaise : La première détection d’une éruption stellaire hors de notre système solaire a été faite grâce à la radioastronomie. Est-ce une forme commune d’astronomie ?

    Laurent Lamy : Oui, elle étudie le spectre radio des ondes lumineuses et est composée de deux familles, en fonction des fréquences observées. Les basses fréquences – qui ont permis cette première détection  sont étudiées en France depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, avec le développement des radars et des télécommunications. Les rayonnements radio à basse fréquence du soleil et des planètes sont étudiés depuis les années 1950. Cette thématique prend de l’ampleur aujourd’hui en France, y compris à Marseille.

    Pourquoi ?

    L.L. : Car la France est partenaire de l’Observatoire Square Kilometer Array (SKAO) : un radiotélescope ultime en construction. Il observera dans une large bande de fréquences : entre 50 mégahertz (MHz) et plusieurs gigahertz. La partie basse fréquence – de 50 à 350 MHz – réalisera des relevés très sensibles pour détecter plus d’étoiles et faire de la physique comparée avec un grand nombre d’objets. Les travaux que nous menons aujourd’hui préparent l’arrivée de SKAO.

    Que signifie radiotélescope « ultime » ?

    L.L. : SKAO sera un radiotélescope géant de taille inégalée. Il est peu probable que nous arrivions à faire mieux. Depuis des décennies, nous progressons vers des radiotélescopes de plus en plus sensibles et nous découvrons à chaque fois de nouvelles choses. Mais faire mieux que SKAO sera technologiquement difficile et trop coûteux.

  • Lucien Molino. Les postiers marseillais en première ligne

    Lucien Molino. Les postiers marseillais en première ligne

    Le phénomène fut national mais toucha les Bouches-du-Rhône. Il atteignit la plus grande ampleur à la mi-mai. La majorité confédérale fut surprise par cette explosion revendicative passée sous silence. Notre réaction fut quelque peu différente. Nous avions tiré les enseignements des événements nationaux et à la fin mai 1945, l’UD des Bouches-du-Rhône prit directement en charge le mouvement et appela les travailleurs à 24 heures de grève, premier mouvement d’une telle ampleur depuis la Libération. Les modalités permettaient de ne pas entraver l’effort productif indispensable au relèvement de notre pays mais cette attitude se distinguait nettement de celle de la confédération et traduisait le souci de répondre à l’attente des travailleurs.

    Un an plus tard, le 30 juillet 1946, les postiers arrêtèrent le travail. Leur mécontentent n’était pas nouveau et rejoignait celui de l’ensemble des fonctionnaires. Il était dû au niveau insuffisant des rémunérations et au décalage scandaleux qui existait entre les salaires des PTT et ceux des non-fonctionnaires. Ils demandaient des indemnités complémentaires de fonction ou spéciales, déjà allouées aux fonctionnaires d’autres administrations telles les régies financières et les Ponts et chaussées ou l’échelle des traitements prévue pour le personnel d’Électricité et Gaz de France. À cela s’ajoutaient les mauvaises conditions de travail dénoncées par Line Cecaldi, secrétaire administrative de la Fédération postale et secrétaire de l’Union départementale des Bouches-du-Rhône : les locaux étaient insalubres, l’hygiène déplorable, les facteurs n’avaient touché aucun vêtement depuis 5 ans et, de plus en plus, le taux d’absence pour maladie frappait cette corporation. Sans compter que plusieurs centaines de postiers étaient auxiliaires et connaissaient de grandes difficultés. Depuis la Libération, ils prenaient leur place dans l’œuvre de reconstruction et lors de leur congrès régional de juillet 1945 invitaient, dans une résolution, à redoubler d’ardeur pour améliorer malgré tout le fonctionnement de différents services. La journée d’action des travailleurs des PTT, le 11 juillet 1946, se traduisit dans toute la France par des manifestations et dépôts de motions, avec le souci de ne pas gêner la vie nationale. Les revendications portaient sur le réajustement des primes, les indemnités et salaires, en particulier l’application de la loi Croizat sur le paiement à des taux majorés des heures supplémentaires et application du statut des auxiliaires. À Marseille, une manifestation eut lieu : près de 2 000 personnes portèrent une motion à la Préfecture après un meeting sur les terrains vagues, de derrière la Bourse, où aux côtés de Tancrede de la fédération des PTT se trouvaient les dirigeants de l’Union départementale. Ne voyant rien venir, la Fédération postale décida d’appeler à une grève pour le 30 juillet de 4 heures à 14 heures.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Michelin va rembourserl’État de 4,3 millions d’euros

    Michelin va rembourserl’État de 4,3 millions d’euros

    Le groupe Michelin et son PCG Florent Menegaux ont décidé de sortir le chéquier pour faire « don » à l’État de 4,3 millions d’euros, d’après le journal officiel en date du 26 décembre.

    Cette somme correspond « à une somme perçue par le fabricant de pneus au titre d’un crédit d’impôt » pour moderniser son usine sur le site de La Roche-sur-Yon, usine qui a fermé ses portes en 2020. « Un remboursement strictement volontaire et responsable », précise le groupe au quotidien Le Monde.

    Rapport et contrôles

    La question des aides d’État perçues par les entreprises a été remise sur la table, lorsque le sénateur communiste Fabien Gay avait rendu les travaux de la commission portant sur ce thème et assuré que ces aides avait un coût de « 211 milliards d’euros » avec des contreparties infimes voire nulles. Et de pointer notamment du doigt les grands groupes français et internationaux qui profitaient des crédits d’impôt notamment pour augmenter uniquement leurs bénéfices et les dividendes versés à leurs actionnaires, plutôt que de réellement moderniser leurs moyens de production et créer de l’emploi. « Le paysage des aides publiques aux entreprises semble aujourd’hui éclaté et échapper à toute réflexion d’ensemble », constatait le sénateur communiste. La commission formulait notamment en conclusion de son rapport plusieurs propositions, et en premier lieu « un choc de transparence », « un choc de responsabilisation » et « un choc de rationalisation ». Bref, remettre un peu d’ordre dans les largesses accordées aux entreprises avec, par exemple, des contrôles effectifs sur l’utilisation des fonds…

  • Une ténébreuse affaire

    Une ténébreuse affaire

    C’est, pour pasticher le titre d’un célèbre roman de Balzac, celle que nous narre aujourd’hui Hervé Jubert. Outre aux thrillers sanguinolents, la mode revient aujourd’hui aux romans historiques. Si la plupart des auteurs montrent quelque compétence dans la recherche documentaire, il leur manque trop souvent l’essentiel, sa digestion et on a l’impression d’ingurgiter des pavés démonstratifs bourrés d’invraisemblances psychologiques et d’anachronismes de style. Aussi convient-il de saluer cette Affaire Balzac et son auteur, auquel on n’adressera qu’un reproche, ne pas avoir fourni une bibliographie en fin de volume.

    Tout commence en 1818 par la rencontre inopinée entre un jeune Balzac encore inconnu et un narrateur anonyme qui ne va pas tarder à devenir son serviteur. Et, aussitôt, à se laisser entraîner dans une enquête surprenante qui va réserver des mésaventures qui ne le seront pas moins. Car les deux hommes, à pied, en diligence ou à dos de mule, vont traverser la France pour gagner la région d’Albi où se prépare l’exécution de Louis Balssa, dit Le Prince, qui n’est autre qu’un oncle du futur écrivain. C’est à partir de ces données authentiques, d’un travail de recherche important et du postulat de l’innocence de l’oncle que Jubert a donné une reconstitution possible des faits.

    Balzac mène l’enquête

    La grande habileté de l’auteur c’est de rendre vraisemblable la possibilité d’une telle aventure. Après tout, on sait que Balzac a bien connu Vidocq, que la troisième partie de Splendeurs et Misères des courtisanes est une authentique enquête et que ses débuts se plaçaient sous l’influence du roman noir gothique anglo-saxon. Néanmoins, le principal mérite de Jubert est d’avoir parfaitement saisi les conditions historiques de l’époque, la psychologie d’une région et de ses habitants, qu’il décrit avec infiniment de poésie et d’humour. Son Balzac avant Balzac, ses saillies, ses foucades, son caractère tantôt grave et angoissé tantôt léger et primesautier, raconté par un narrateur pittoresque qui est bien plus qu’un faire-valoir, tout au long d’une quête à rebondissements, est aussi un véritable régal tant le style, les tournures, le vocabulaire, ne versant jamais dans l’anachronisme, font mouche. Un roman original et passionnant dont on se délectera.

    L’Affaire Balzac La Manufacture de livres
    225 p. 19€90

  • [Kallisté] Merci ! Et à l’année prochaine !

    [Kallisté] Merci ! Et à l’année prochaine !

    Écrire chaque semaine, c’est choisir des sujets, croiser les regards, interroger l’histoire comme l’actualité, et tenter de nourrir le débat sans jamais le fermer.

    Cette année, Kallisté a aussi été très présente sur le terrain. En janvier, nous avons présenté notre magazine lors des Journées du Livre Corse, un moment fort d’échanges et de rencontres. Tout au long de l’année, nous avons participé à des fêtes populaires pour faire connaître l’association et accueillir de nouveaux adhérents.

    Au mois de mai, nous avons eu l’honneur de participer à la soirée organisée par le gouverneur militaire de Marseille et le journal La Marseillaise en hommage à Danielle Casanova. Comme l’an dernier, l’été a permis de présenter notre magazine en Corse, à Oletta et à Solaro, et de faire vivre ce lien essentiel entre l’île et le continent.

    À la rentrée, nous avons tenu un stand à la Foire de Marseille aux côtés de la Maison de la Corse, puis organisé une très belle soirée corse au cœur du Panier. Nous avons également poursuivi nos traditionnelles « Dix heures kallistennes » à Septèmes-les-Vallons.

    Travail collectif immense

    Derrière chacun de ces moments, il y a un travail collectif immense. Nous voulons adresser un merci tout particulier à nos bénévoles, dont l’engagement rend tout cela possible.

    Et pendant que l’année se déroulait, le travail de fond ne s’est jamais arrêté : réunions, discussions, écriture et préparation du magazine 2026.

    Alors, à l’heure où l’année 2025 se termine, une chose est sûre : Kallisté est bien vivante ! A cultura hè viva quand’ella hè spartuta !

    Pace è salute à tutti.

  • Séverine Dellanegra : « Les communes ne peuvent pas être des variables d’ajustement »

    Séverine Dellanegra : « Les communes ne peuvent pas être des variables d’ajustement »

    La Marseillaise : Samedi 13 décembre, les agriculteurs ont mené une action contre la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire par le gouvernement. Comprenez vous leur colère ?

    Séverine Dellanegra : Nous étions présents avec eux ce jour-là. Saint-Martin-de-Crau est avant tout une terre d’agriculture et d’élevage. Même si cette maladie n’est, heureusement, pas encore présente sur notre territoire, il y a d’immenses inquiétudes dans un secteur qui est déjà en souffrance. Cette mobilisation est avant tout un signal d’alerte. Il faut une plus grande communication, notamment de la part du ministère de l’Agriculture, parce que le protocole sanitaire mis en place est un couperet. Pour en parler avec des éleveurs et des manadiers du coin, si on devait en arriver à des extrémités pareilles, des races emblématiques pourraient disparaître. Or, c’est notre identité, notre culture, notre patrimoine. Il faut qu’on trouve un terrain d’échanges, on ne peut pas juste nous imposer des décisions qui arrivent du niveau national. J’ai adressé un courrier à Annie Genevard. Mon souhait c’est qu’il y ait un vrai plan de sauvegarde de notre agriculture française.

    Le contournement d’Arles a fait débat lors du dernier conseil municipal. Quelle est votre position ?

    S.D. : Nous sommes pour une solution qui permette de désengorger un axe qui est bien souvent sujet à beaucoup de soucis de circulation. En revanche, notre nouvelle équipe arrivée fin 2024 a découvert des aspects qui ne nous conviennent pas dans le dossier tel qu’il est présenté aujourd’hui à la commission d’enquête publique. Dès 2005 il avait été dit que le contournement se ferait, mais qu’on maintiendrait le principe de gratuité entre Arles et Saint-Martin-de-Crau car c’est un axe très emprunté par nos populations, puisque nos réseaux secondaires ne sont pas adaptés. Quand on a examiné dans le détails le projet, on s’est rendu compte que les trois échangeurs seraient maintenus mais que le dernier, à l’est, ferait l’objet d’un portique à péage. Ce qui veut dire qu’une certaine part des habitants de la commune, pour ne pas s’acquitter de 0,87 centimes sur le tronçon, rentrera sur l’autoroute dans le centre ou l’ouest de la ville, ce qui va créer du trafic supplémentaire en centre-ville. Les autres usagers pourront aussi sortir à l’est de la commune et emprunter nos axes secondaires en passant par le centre. Or, le scénario le plus optimiste prévoit déjà plus de 3 500 véhicules supplémentaires par jour. Ce n’est pas possible. Charge à l’État de trouver d’autres solutions. Oui au contournement d’Arles pour fluidifier le trafic, mais en aucun cas un projet qui va transformer nos villes en voie de délestage.

    Un autre projet structurant divise le territoire : la ligne très haute tension, devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos.

    S.D. : Loin de nous l’idée d’être opposés à la transition écologique, à la poursuite du développement industriel du bassin de Fos et au besoin de sécurisation énergétique de notre région Paca. Simplement, on ne veut pas que ça se fasse au détriment de notre territoire dans toutes ses dimensions, que ce soit la biodiversité, les paysages, le monde agricole, la qualité de vie, etc. Les conclusions du rapport de l’État valident la ligne en aérien, pourtant on ne connaît pas les impacts cumulés de cette infrastructure. Je pense que les choses n’en resteront pas là, on ne va pas laisser faire une ligne de 180 pylônes de 60 mètres de haut. La solution alternative proposée nous semble déployable. La temporalité est un peu différente, et ça peut être un peu plus coûteux, mais est-ce que nos territoires ne le méritent pas ? Les collectifs le mettent en avant : ils sont armés pour lancer des contentieux, ça va faire perdre du temps et de l’argent à RTE, est-ce qu’il ne vaut pas mieux regarder ensemble pour trouver une voie commune ? L’enjeu industriel est réel, mais les communes traversées ne peuvent pas être des variables d’ajustement. On demande une réunion d’urgence avec le nouveau préfet de Région.

  • Logocratie, l’ère de la post-vérité

    Logocratie, l’ère de la post-vérité

    Le politologue, docteur en sciences politiques Clément Viktorovitch connu des plateaux de France 5 pour la pertinence et la clarté de ses propos décide de réfléchir face à ces vérités alternatives qui font les punchlines des discours politiques. Et le politologue n’y va pas par quatre chemins. Il accuse le Président d’être le plus grand responsable de l’avènement de la post-vérité sous les latitudes de la République.

    Que se passe-t-il quand les discours du pouvoir cèdent à la déloyauté ? Quand les gouvernants ne cessent de mentir, sans jamais avoir à en payer le prix ? Quand la communication se permet de dire ce qui est faux, taire ce qui est vrai, et ne pas faire ce qui est dit ? Toutes les dérives deviennent possibles.

    Ce livre démontre combien, loin d’avoir protégé la République française contre le déferlement mondial de la post-vérité incarnée par le Trumpisme, la présidence d’Emmanuel Macron l’y a au contraire précipitée. Il révèle comment la corruption du langage nous a plongés dans un exercice dévoyé de l’autorité, où les mots ne visent plus à éclairer le débat public, mais à l’empêcher.

    Lorsque la parole officielle s’affranchit du réel, c’est la démocratie elle-même qui chancelle. Insidieusement, elle se pervertit en logocratie.

    La logocratie c’est ce point de bascule terrible où la parole l’emporte face aux actes.

    LOGOCRATIE

    par Clément Viktorovitch

    Éditions du Seuil

    304p, 20,90 €

  • Disparition de Jean-Paul Blachère, figure de Blachère Illumination

    Disparition de Jean-Paul Blachère, figure de Blachère Illumination

    Jean-Paul Blachère a rendu son dernier soupir le jour du réveillon de Noël à Dakar au Sénégal à l’âge de 75 ans. De renommée mondiale, l’entreprise d’illuminations Blachère a été créée par Hubert Blachère, le père de Jean-Paul Blachère. Étrange signe du destin, c’est cette année, l’entreprise Blachère Illumination fête ses 80 ans d’existence. Il y a peu, lors de l’inauguration de la Fête des Lumières, sur la place de la mairie, sa fille Christine rendait hommage à son grand-père et à son père Jean-Paul, ainsi qu’à tous les employés de l’entreprise. Notre journal a une relation toute particulière avec la famille Blachère qui, rappelons-le, faisait la sonorisation et l’éclairage des fêtes de La Marseillaise durant de nombreuses années.

    Nous tenons à saluer la famille et les proches de Jean-Paul dans ces moments difficiles. Nous avons aussi une pensée amicale pour les employés de cette entreprise familiale qui compte dans la ville d’Apt.

    L’Afrique au cœur

    Jean-Paul a créé aussi sa fondation consacrée à l’Afrique, La Fondation Blachère. Ce sera pour tous l’occasion de penser à lui à travers elle. La Fondation Blachère, dont le pôle d’art est basé à la gare de Bonnieux à une quinzaine de kilomètres d’Apt, et est reconnu internationalement, rend sur ses réseaux hommage à une « figure incontournable de notre institution » qui a « consacré une grande partie de sa vie à soutenir et promouvoir les artistes du continent à travers des résidences, des expositions et des actions culturelles en France et à l’international », et pour qui « sa vision généreuse et son engagement en faveur de la création artistique ont profondément marqué notre communauté et laissé une empreinte durable dans le paysage culturel ».

    Il y a quelques années, à Robion, il rencontrait, dans le cadre d’une conférence, le champion Lilian Thuram. Nous avions eu l’occasion, amicalement, de lui offrir la photo souvenir de ce temps fort pour lui. Jean-Paul était quelqu’un de discret, mais impliqué ; il se rendait encore régulièrement dans son entreprise. Il y a peu aussi avait lieu la traditionnelle exposition « des Lumières » qui attire toujours autant de monde chaque année. Il avait laissé la succession de son entreprise à sa fille et à son gendre. C’est avec émotion que nous avons appris son décès. Jean-Paul est une personnalité qui va manquer à tous.