Author: tecnavia

  • Rugby – Six Nations : piqués, les Bleus restent maîtres de leur destin

    Rugby – Six Nations : piqués, les Bleus restent maîtres de leur destin

    Balayés par un XV du Chardon sur un nuage qui rejoint la France en tête du classement avec 16 points, les Français gardent toutefois leur destin en mains grâce à un sursaut d’orgueil en fin de partie, et devront faire mieux que l’Écosse lors de la dernière journée pour remporter le Tournoi. L’Écosse peut rêver d’un sacre, elle qui n’a plus mis la main sur le trophée depuis que le Tournoi est passé à six nations : son dernier titre remonte à 1999.

    Les hommes de Fabien Galthié arrivaient pourtant à Murrayfield avec des certitudes, trois victoires au compteur et, dans le viseur, le rendez-vous de samedi prochain face à l’Angleterre. Mais parler de Grand Chelem était prématuré avant de défier l’escouade emmenée par un Finn Russell en état de grâce, après des succès prometteurs certes, mais obtenus face à des adversaires loin de leurs plus belles heures. « C’est normal que les Écossais aient remporté ce match », reconnaît Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. « Ils ont fait un grand match. Ils ont pris dans les bases du rugby, dans les essentiels, au moins deux tiers du match. Le dernier tiers, il est pour nous. Mais ça ne suffit pas parce qu’on reste à 10 points. Les bases du rugby, ça veut dire tout ce qui est conquête, engagement, agressivité, présence collective sur les ballons à gagner en l’air ou au sol. Et puis aussi une équipe qui jouait en avançant avec la possession, et une équipe qui jouait en reculant sans la possession », poursuit-il.

    Le sélectionneur est conscient que le début de match s’est résumé à une succession de petits signaux défavorables au XV de France, alors qu’ils tournaient jusque-là en faveur des Bleus : un en-avant de Thomas Ramos sur un ballon haut, des passes qui ne trouvent pas destinataire, des fautes dans des zones décisives… Au milieu de cette multitude de scories, l’ailier Darcy Graham s’est faufilé jusqu’à l’en-but pour aplatir (5e), devenir le meilleur marqueur d’essais de l’histoire de la sélection écossaise, et surtout permettre à son équipe de mener face à la France, ce qu’aucune nation n’avait encore réalisé depuis le début du Tournoi.

    Meilleur second acte

    Un avant-goût d’un après-midi en enfer, ou rien ou presque n’est allé dans le sens de Français démunis et agacés par la tournure des événements. Au cœur d’un match manqué, Dupont a tenté de sonner la révolte, en arrachant le ballon des bras du capitaine adverse Sione Tuipulotu et permettre à Louis Bielle-Biarrey de remettre les deux équipes à égalité, en marquant pour le neuvième match d’affilée dans le Tournoi (7-7, 18e). Le Bordelo-Béglais s’est mué en passeur quatre minutes plus tard, d’un coup de pied rasant malin pour Attissogbe (14-7, 22e). Mais cet avantage de courte durée s’est révélé être un leurre. Vexée, l’Écosse s’est rebellée avec la manière, forçant les Bleus à défendre et à se mettre à la faute. Une faute de Jegou ? Finn Russell trouve la touche, et Kyle Steyn réduit l’écart (14-12, 26e). Une autre de Marchand ? Les Écossais lancent le rouleau compresseur et repassent devant, grâce à Schoeman, avec en prime un carton jaune infligé à Matthieu Jalibert. Derrière à la pause, les Français ont explosé au retour des vestiaires dans des proportions extraordinaires. Le n°9 de Toulon Ben White, vainqueur de son duel avec Dupont, a allumé la première mèche puis Steyn et Graham se sont offert un doublé chacun face à une arrière-garde aux abois, avant que Tom Jordan n’alourdisse la note.

    « Là, à chaud, on est plutôt sur des pensées… Mais c’est clair qu’on est premiers, on a la possibilité de gagner la compétition », lance Galthié, déterminé à soulever le titre mythique.

  • Marseille-Cassis : inscriptions, mode d’emploi

    Marseille-Cassis : inscriptions, mode d’emploi

    Il y en a 20 000 et pas un de plus : ce sont les dossards du Marseille-Cassis. La course pour les récupérer débute ce lundi. Avec cinq sessions.

    Inscriptions en groupe spéciales universités et écoles supérieures. Lundi 9 mars de 10h à 17h sur le site internet marseille-cassis.com. Réservation de 10 à 50 coureurs maximum par équipe : tarif unitaire préférentiel de 70 euros. Session limitée à 500 places qui seront exclusivement réservées aux étudiants de chaque établissement.

    Inscriptions en groupe. Mardi 10 mars 2026 à 10h sur le site internet marseille-cassis.com. Session ouverte aux entreprises, associations et clubs sportifs avec réservation de 20 à 100 dossards maximum. Tarif unitaire de 80 euros

    Inscriptions pour les licenciés de la Fédération française d’athlétisme. Du mercredi 11 mars à 9h au jeudi 12 mars à 9h sur le site internet marseille-cassis.com. Session limitée à 1 500 places, au tarif de 70 euros.

    Inscriptions individuelles. À partir du jeudi 12 mars à 10h sur le site internet marseille-cassis.com. Au siège de la SCO Sainte-Marguerite uniquement le jeudi 12 mars à partir de 10 heures. Inscriptions sur place avec un maximum de deux inscriptions par personne et dans la limite des places disponibles. Tarif unitaire 75 euros.

    Marseille-Cassis Solidaire. La création de cette 47e édition permettra de mettre en lumière un engagement citoyen au profit d’une caisse d’intérêt général par le biais de la pratique sportive. Les 1 000 dossards seront disponibles au cours du deuxième trimestre 2026.

    SCO Sainte-Marguerite,
    1, boulevard de la Pugette,
    13009 Marseille.

  • Football américain : les Blue Stars triomphent de la lanterne rouge grenobloise

    Football américain : les Blue Stars triomphent de la lanterne rouge grenobloise

    Avec cette deuxième victoire de la saison, qui stoppe une série
    de deux défaites consécutives à l’extérieur, les protégés de Bavuong Souphanthavong remontent à la troisième place de la conférence sud. Ils conservent ainsi un point d’avance sur leurs voisins aixois, vainqueurs (17-14) une heure plus tôt devant leur public des Ours de Toulouse, prochains adversaires
    des Blue Stars le 21 mars (à 19h).

  • Le CNM assure l’essentiel et poursuit sa route en Euro Cup

    Le CNM assure l’essentiel et poursuit sa route en Euro Cup

    Malgré quelques petites frayeurs dont ils ont en parfois le secret, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont assuré le service minimum afin de se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro Cup, samedi soir au bassin Pierre-Garsau, face aux Italiens de Savona. Victorieux d’un but décisif lors du match aller en Ligurie (11-12), les poloïstes marseillais devaient a minima conclure ce deuxième acte par un match nul. Ce qui a été chose faite au terme d’une confrontation musclée (13-13). « C’était un match hypertendu », souligne Milos Scepanovic, l’entraîneur du CNM, satisfait du contrôle des émotions de ses protégés face à une équipe reconnue pour son agressivité.

    Avec cinq points d’avance au score à deux minutes de la mi-temps, les Phocéens semblaient se diriger vers un triomphe sans appel. Mais un premier black-out est venu leur jouer des tours. « On était un peu trop détendu », reconnaît Thomas Vernoux, l’emblématique buteur du Cercle, persuadé que le problème est « surtout psychologique ». Alors qu’ils avaient repris du poil de la bête dans le troisième quart-temps avec quatre longueurs d’avance, les locaux ont une nouvelle fois craqué. « Ces moments de creux gâchent le plaisir, mais dans ces matches européens, on sait qu’il faut se battre jusqu’au bout », ajoute l’attaquant marseillais de 23 ans, qui retient avant tout la qualification.

    Un plateau européen ouvert mais coriace

    Ce valeureux succès donne du baume au cœur aux pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, qui n’ont pas encore pleinement digéré l’élimination prématurée en Ligue des Champions. « On n’a pas montré le meilleur de nous-mêmes cette saison », lance Vernoux, pour qui la différence abyssale de niveau entre le championnat français et les compétitions européennes constitue un désavantage par rapport à leurs concurrents, habitués à une opposition plus accrue. « Mais on a prouvé face à Savona que l’on peut faire de belles choses », rebondit Milos Scepanovic, en rappelant que leurs derniers adversaires sont venus à bout de Brescia, lauréat de la Coupe d’Italie au détriment de l’ogre européen Pro Recco. « À mes yeux, Savona était même le plus dur adversaire que l’on pouvait hériter en huitièmes de finale », lâche le technicien monténégrin, conscient que la suite de la compétition sera un vrai défi.

    Le nouveau format de l’Euro Cup, compétition qui a longtemps été dévalorisée, fait que les équipes éliminées de la première phase de la Ligue des Champions y sont rebasculées. Le CNM va donc se retrouver dans un plateau avec des grandes écuries européennes, à l’instar des Serbes de Radnicki, des Grecs du Panathinaïkos ou encore des formations bien connues des Marseillais comme les Croates de Jadran Split et les Espagnols de Sabadell, leur bête noire de leur dernière campagne en Ligue des Champions.

    « C’est devenu une compétition difficile à remporter », note Thomas Vernoux, déterminé à offrir à son club de toujours un deuxième titre continental, après celui acquis en 2019. « Tout sera difficile jusqu’à la fin », surenchérit Scepanovic, qui attend avec impatience le nom de leur prochain adversaire. Le tirage au sort des quarts de finale, dont les matches auront lieu les mercredi 18 et samedi 28 mars, se tiendra ce lundi.

  • L’OM lance ses reconquêtes en gagnant à Toulouse

    L’OM lance ses reconquêtes en gagnant à Toulouse

    Lorsque Benoît Dechepy a sifflé la fin du match, samedi au Stadium, Habib Beye était soulagé.

    Soulagé de voir son équipe capable de résister, dans une seconde période où les Toulousains ont donné du fil à retordre à la charnière Pavard-Balerdi. Soulagé d’avoir pris une revanche sportive sur un adversaire qui avait fermé la porte de la Coupe de France à ses ouailles, trois jours plus tôt, au Vélodrome.

    « Après la déception de la coupe de France, nous étions tous atteints mentalement », a reconnu l’entraîneur marseillais. « Il fallait que nous redevenions des combattants », a-t-il ensuite enchaîné en conférence de presse. Il souligne les deux visages montrés par ses joueurs. Un pour chaque période. « La première mi-temps est maîtrisée, avec un magnifique but et l’exploitation de la profondeur. La deuxième, au courage pour faire front, défendre ensemble, en jouant avec l’effectif, des impact-players pour avoir moins de creux physiquement. Nous aurions pu avoir un but de plus à la pause. Mais c’est bien de ne pas prendre de but, c’est si rare depuis un an en Ligue 1. » Avant Toulouse, cela n’était arrivé que cinq fois sur les douze derniers mois. Ce fait est donc à signaler, alors que la défense olympienne avait pris une fâcheuse habitude de concéder deux buts par match ces derniers temps.

    La défense centrale recomposée, avec une association Pavard-Balerdi qui a bien fonctionné et a pu museler Emersonn en première période et contenir la réaction toulousaine en seconde. Gerónimo Rulli redevenu décisif, y a été pour beaucoup. Même si c’est le collectif qui a su se mettre en mode « préservation du score » qui est à saluer.

    Message des supporters

    La reconquête sportive est donc lancée. Maintenant, c’est celle des cœurs qui est à effectuer. Dans le parcage du Stadium, les supporters marseillais avaient déployé une banderole explicite : « Vous êtes des merdes ! »

    Habib Beye comprend. « Nos supporters sont forcément impactés parce qu’ils voient, entendent, vivent tout. Il faut l’accepter. Quand on est à Marseille, les supporters ont le droit de s’exprimer ainsi. » Sur le texte, « nous l’avons vu, il nous a marqués. Pour les ramener avec nous, il fallait avoir de la vie, du courage et remporter ce match de la sorte. » À présent, il se focalise sur les deux prochains rendez-vous au Vélodrome, contre Auxerre et Lille : « Peut-être que la déception s’atténuera si nous arrivons à enchaîner les matches avec ce tempérament. »

    Côté vestiaire, Gerónimo Rulli confirme : « Ce genre de message me donne encore plus de force et d’énergie pour changer ce que pensent les supporters. Nous savons comment on vit le football ici à Marseille. Une année ici peut ressembler à trois ou quatre ailleurs. »

    Nayef Aguerd rattrapé par sa pubalgie

    Recruté en fin de mercato estival pour renforcer la défense olympienne, Nayef Aguerd vit une saison à l’image de l’OM.

    Ainsi, il n’était pas dans le groupe pour le déplacement à Toulouse, samedi soir. L’international marocain a été rattrapé par une pubalgie qui plombe sa saison. Il a ressenti les premiers symptômes dans les dernières semaines de l’automne. Dans un premier temps, une opération était envisagée.

    Mais l’appel de la Coupe d’Afrique des nations a été plus fort. Nayef Aguerd y a participé avec le Maroc. Depuis son retour, le staff médical marseillais gère son mal. Et les entraîneurs essaient de ne pas lui faire trop tirer sur la corde.

  • [Passerelle interculturelle] Chine : un objectif de croissance compris entre 4,5% et 5% pour 2026

    [Passerelle interculturelle] Chine : un objectif de croissance compris entre 4,5% et 5% pour 2026

    Pour de nombreux Chinois, il s’agit d’un rendez-vous politique annuel important. Les « Deux sessions » constituent aussi une fenêtre pour comprendre les priorités politiques de la Chine. Le rapport d’activité du gouvernement y fait le bilan de l’année écoulée et présente les objectifs pour l’année suivante, notamment en matière de croissance économique, d’emploi, d’innovation technologique ou de transition verte.

    Cependant, pour comprendre pleinement le fonctionnement de ce processus, il faut aussi regarder un cadre politique plus large : le plan quinquennal.

    Tous les cinq ans, la Chine adopte un plan qui fixe les grandes orientations de son développement économique et social pour les années à venir. Ce plan agit comme une feuille de route nationale. Des domaines clés comme la modernisation industrielle, l’innovation scientifique, la transition énergétique ou encore le développement régional y sont définis.

    Dans de nombreux pays occidentaux, les politiques publiques évoluent souvent avec les cycles électoraux et les changements de gouvernement. En Chine, en revanche, les plans quinquennaux offrent un cadre de politique à plus long terme, qui permet de poursuivre certains objectifs sur plusieurs années. Cette année, la Chine prépare déjà le prochain plan quinquennal, le « quinzième plan », qui couvrira la période 2026-2030. Les discussions sur la technologie, l’industrie, l’énergie et la croissance économique sont donc suivies de près, car elles peuvent donner des indications sur les orientations futures.

    Forte hausse des dépenses de recherche et développement

    Dans ce contexte, les « Deux sessions » peuvent être vues comme un mécanisme annuel de mise en œuvre de cette feuille de route. Chaque année, le gouvernement y présente les priorités économiques et politiques et évalue les progrès réalisés. Cette année, le rapport d’activité du gouvernement fixe un objectif de croissance compris entre 4,5 % et 5 % pour 2026. En même temps, la Chine continue de mettre l’accent sur le « développement de haute qualité », c’est-à-dire une croissance fondée davantage sur l’innovation, la modernisation industrielle et la transition écologique. L’innovation technologique occupe une place centrale dans cette stratégie. Le rapport prévoit que les dépenses nationales en recherche et développement augmenteront en moyenne d’au moins 7 % par an entre 2026 et 2030, afin de renforcer les capacités d’innovation dans des secteurs comme la fabrication avancée, les technologies de l’information et les biotechnologies.

    Par ailleurs, le renforcement de la demande intérieure reste une priorité. En augmentant les revenus des ménages, en améliorant la protection sociale et en encourageant la consommation, la Chine cherche à donner un rôle plus important au marché intérieur dans la croissance économique.

    Dans l’ensemble, le rapport envoie un message clair : dans un environnement international complexe, la Chine veut s’appuyer sur l’innovation, la consommation et la transition verte pour soutenir son développement économique dans les années à venir.

  • Des films d’amour à rudes épreuves à Rousset et Aix

    Des films d’amour à rudes épreuves à Rousset et Aix

    « Écouter les battements du monde à travers une sélection de films intimes, spectaculaires et universels, révélant des cinéastes talentueux et créatifs. » Édictés par sa directrice Sylvia Vaudano, les préceptes du festival Nouv.o.monde dont la 15e édition s’ouvre par la projection des Filles du désir de Princia Car, dans l’amphithéâtre 4 de l’Université d’Aix (entrée libre). Sélectionné lors de la dernière Quinzaine des réalisateurs de Cannes, un drame dans le sillage d’un moniteur de centre aéré, lors d’un été brûlant à Marseille, jusqu’à ce que l’une de ses amies d’enfance, « ex-prostituée, bouleverse et questionne leur équilibre, le rôle de chacun dans le groupe, leur rapport au sexe et à l’amour ». 10 films ainsi qu’une séance de courts-métrages issus de 12 pays nourrissent ce festival qui voguera, le lendemain, vers le cinéma le Mazarin, avec Yellow letters. Réalisé par Ilker Catak, un film autour d’un couple composé d’un professeur à la faculté d’Ankara, et de sa femme, une « célèbre comédienne », qui reçoivent tous deux « une lettre de révocation » de l’État en raison de leur engagement politique.

    À partir du 13 mars, Nouv.o.monde aura pour centre névralgique la salle Émilien- Ventre. Au menu, l’avant-première de Sorda, d’Eva Libertad Garcia, dans les pas d’Angela, « sourde de naissance », et de ses craintes à l’aube d’avoir son premier enfant. À noter également, La gifle, de Frédéric Hambalek, plongée dans les tourments familiaux d’un couple a priori « parfait », mais dont l’équilibre va vaciller « lorsque leur fille développe soudainement des capacités télépathiques ».

  • Entre musique et cinéma, une partition commune à Marseille

    Entre musique et cinéma, une partition commune à Marseille

    Au XVIIIe siècle, à Venise, l’Ospedale della Pieta forme de jeunes musiciennes orphelines, parmi lesquelles la prodige Cecilia, dont la « vie va être bouleversée par l’arrivée » d’un certain Antonio Vivaldi, maître du violon. Réalisé par Damiano Michieletto, Vivaldi et moi fait l’ouverture du festival Music & Cinéma à l’Artplexe, en présence du compositeur de la bande originale, Fabio Massimo Capogrosso, augurant des multiples tandems cinéaste-compositeur de musique de film faisant tout le sel de cette manifestation qui a pour centre névralgique le cinéma situé en haut de la Canebière, du 30 mars au 4 avril.

    Seul festival qui interroge à ce point la relation entre l’image et la musique en Europe, Music & Cinéma verra sa 27e édition irriguée par dix films dans la compétition longs-métrages. « Avec 13 pays représentés, majoritairement d’Europe », campe son président Jacques Sapiega. Figure ainsi à ce menu L’étrangère. Filmé par Gaya Jiji et musique signée Valentin Hadjadj, l’histoire d’une femme qui fuit la Syrie, laissant au pays un enfant et un mari « dans les geôles du régime », destination Bordeaux, où elle tombe amoureuse d’un avocat qui lui vient en aide.

    Rencontres et marché

    Cette mouture conviera également la réalisatrice et comédienne Romane Bohringer comme « invitée d’honneur », tout comme le Britannique Steven Price, « l’un des plus grands compositeurs de musiques de films au monde » à l’origine de Gravity, Baby driver ou Suicide squad, précise Anne-Gaëlle Rodeville, déléguée générale d’un festival aussi nourri par des « Accords en duo ». Explorant « comment musique et image se répondent pour donner vie à un film », une section qui invite cette année Cyriel Aris et Anthony Sahyoun pour Un monde fragile et merveilleux ainsi qu’Olivier Masset-Depasse et Frédéric Vercheval pour Duelles, récompensé il y a quelques années par neuf Magritte du cinéma, l’équivalent belge des César.

    Espace de diffusion et de rencontres avec les équipes de films, Music & Cinéma propose par ailleurs de nombreux dispositifs tels que « le marché international de la composition pour l’image » qui permet à des centaines de « producteurs et réalisateurs de présenter un projet de film ou série déjà financé, de trouver des compositeurs. Le seul marché au monde à faire cela », développe Anne-Gaëlle Rodeville. Des projections « coups de cœur » auront aussi droit de cité, un certain nombre de films étant conçus par des artistes marseillais. Parmi ceux-ci, Claude McKay, errances d’un poète révolté de Matthieu Verdeil, qui fait ressurgir l’œuvre de cet écrivain jamaïcain préfigurateur de la négritude, passé par la cité phocéenne dans les années 1920.

    Programme complet sur www.music-cinema.com

  • Rassemblement pour défendre la semaine de 4 jours à Avignon

    Rassemblement pour défendre la semaine de 4 jours à Avignon

    C’est dans cet esprit que le comité 4 jours a organisé, samedi matin, un rassemblement pour réclamer le retour de la semaine à 4 jours à l’école. « Parce qu’il ne revient pas aux élus politiques locaux de fixer la semaine scolaire à leur guise, ni de faire subir aux personnels des règles locales », souligne aussi le syndicat FO éducation qui milite pour cette mesure.

  • [Entretien] Vincent Arcusa : « Être un lieu de ressource, de vigilance, d’émancipation »

    [Entretien] Vincent Arcusa : « Être un lieu de ressource, de vigilance, d’émancipation »

    La Marseillaise : Vous teniez votre assemblée générale jeudi. Quels thèmes ont été abordés ?

    Vincent Arcusa : On a notamment présenté l’activité du comité d’action juridique de la Confédération paysanne du Var, qui vient en aide bénévolement aux paysans qui rencontrent des problèmes de cet ordre depuis 13 ans. La confédération nationale soutient d’ailleurs son développement dans tous les départements qui le souhaitent. On a parlé du foncier, problématique récurrente dans le Var, avec la difficulté d’accès pour les porteurs de projet et les enjeux de spéculations et d’opacité dans le fonctionnement des institutions. Le troisième sujet abordé a été la vie syndicale. Quand on fait de grosses mobilisations, il y a du monde, mais sinon, on sent un décalage entre le nombre de présents et d’adhérents, qui est en augmentation. Cette année, on a fait des conseils d’administration délocalisés, thématiques et ouverts pour aller à leur rencontre et entendre ce qu’ils ont à porter. L’idée est d’enclencher plus de proximité et mieux mailler le territoire.

    Vous avez également mis en place un temps d’échange et de formation sur les violences sexuelles et sexistes (VSS), une thématique que l’imaginaire collectif n’associe pas forcément au monde agricole.

    V.A. : À l’échelle du Var, il y a un groupe femmes qui existe en non-mixité, ce qui leur permet de faire des formations et d’aborder ces questions. Au dernier congrès national a été voté un protocole pour traiter les cas de VSS en interne dans le réseau. Avec de la formation, mais aussi d’avoir une ligne téléphonique pour faire intervenir des personnes référentes et traiter localement. Dans cette dynamique, il nous a semblé important de traiter cette question. L’une de nos adhérentes a décidé de passer un diplôme universitaire (DU) en se spécialisant sur la question des VSS en milieu rural. Elle a proposé d’animer un temps de formation et d’échanges. C’est un travail en cours, mais il était très important d’avoir un peu d’information descendante sur le sujet. Nous avons étudié quelques cas vécus par des paysannes. L’objectif était de trouver des moyens d’en sortir. Cela permet collectivement d’être plus attentifs à ces questions et, lors des événements qu’on organise en interne, de mettre en place des protocoles et que ces sujets ne soient pas mis de côté ou niés. Nous sommes désormais davantage capables de repérer et répondre aux cas de VSS.

    Dans un contexte agricole compliqué, entre accord de libre-échange avec le Mercosur et dermatose nodulaire, quels sont vos objectifs pour 2026 ?

    V.A. : Dans un contexte plus large de fascisation des politiques et des médias, notre syndicat va s’atteler à lutter contre la progression de ces idées et défendre nos collègues paysans. Il faut que le syndicat soit un lieu où on peut se retrouver et lutter contre ces mécanismes de domination patriarcale, sur le vivant, sur nos outils de travail. On veut faire vivre ces valeurs-là, pour lesquelles nos adhérents nous rejoignent. 90% des Français soutiennent les agriculteurs. On est une profession qui a une bonne image, car on ne gagne pas bien notre vie et on trime. Derrière, on a un vrai projet politique d’agriculture paysanne, qui n’est pas un projet agricolo-corporatiste : c’est un projet de société. On continuera de lutter en intersyndicale avec les autres corps de métier sur les mobilisations sociales, à s’opposer au RN, à l’extrême droite et toutes ses dérives. On veut être un lieu de ressources, de vigilance et d’émancipation.