Author: tecnavia

  • Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Marseille dispose dans son schéma associatif d’un club hors-norme.

    Imaginez qu’en un même lieu, il soit possible de se préparer pour une randonnée autour du Mont-Blanc. Planifier l’exploration d’une grotte ou d’un gouffre. Se renseigner sur les pistes permettant la pratique du VTT avec un peloton d’amis. Ou encore, tout simplement, trouver le bon conseil pour une randonnée exceptionnelle dans les Calanques.

    « C’est ce que nos adhérents peuvent faire et cela depuis plus d’un siècle et demi, dans notre local qui donne sur le Vieux-Port ». Cette précision est donnée par Michel Gauch. Il est une des chevilles ouvrières, « bénévole, c’est important », qui investit la moindre minute de son temps libre pour aider un maximum de personnes, jeunes et moins jeunes, afin qu’elles puissent profiter du bonheur d’une activité physique en plein.

    Dans le local du 14 quai de Rive-Neuve, il s’active afin de faire vivre la doyenne des associations sportives de Marseille, née le 4 novembre 1875 en tant que section locale du Club Alpin Français. Plus connue sous l’abréviation CAF, elle est un acteur connu et reconnu de tous les adeptes de sports de pleine nature. Car elle gère, entre autres, plusieurs refuges de montagne et s’occupe du balisage, les fameux traits rouge et blanc sur les arbres et rochers, qui jalonnent les sentiers de grande randonnée.

    Sept héritiers

    Jusqu’en 1935, Marseille rayonnait sur toute la Provence. Mais, à partir de 1935, des clubs ont été créés pour coller au plus près des besoins des pratiquants. D’abord à Avignon, puis à Aix-en-Provence et Toulon (1961), dans les Alpilles (1985), à Aubagne (1986), Cassis (1997), jusqu’au petit dernier, né en 2012 à Gardanne.

    « Notre cœur d’activité, c’est bien sûr l’alpinisme », rappelle Michel Gauch. Mais, au fil des décennies, le CAF s’est ouvert à d’autres pratiques. Que ce soit le ski de randonnée, le trail, le VTT, le canyoning, la spéléologie ou encore l’escalade, « nous enregistrons une progression constante de nos licenciés. Rien qu’à Marseille, nous en avons 1 500 ».

    Afin de célébrer les 150 ans, le club a imaginé plusieurs temps forts. Il y a eu la soirée de présentation du livre retraçant la longue histoire de l’association. « Le plus dur a été de résumer les choses en 300 pages », plaisante Michel Gauch. Mais, ce qui fait la fierté des dirigeants, c’est la mise en place d’une randonnée de 150 km, autour et dans Marseille, qui arpente les itinéraires historiques des pionniers et a permis de retrouver certaines traces oubliées, du côté de Roquevaire ou de l’Espigoulier.

    Ouvert à tous, dès l’âge de 4 ans, le Club Alpin Français propose des activités adaptées à toutes les conditions physiques et à toutes les morphologies. « Nous avons également la possibilité de prêter le matériel pour ceux qui souhaitent faire de l’escalade, de la spéléologie ou d’autres activités qui nécessitent un équipement spécifique », précise Michel Gauch.

    « Partage »

    Le club propose également des sorties collectives, des camps d’été dans les Alpes, des randonnées à thème pour découvrir le patrimoine d’une ville ou d’un site naturel, et s’occupe de l’entretien des refuges de montagne. « Le principe est basé sur le partage, avec la présence d’encadrant diplômés de la Fédération française des clubs alpins pour que toute sortie se fasse dans les meilleures conditions de sécurité », insiste-t-il.

    Les permanences du jeudi soir transforment le local en véritable ruche. « Les gens viennent partager leurs expériences, se renseigner sur les formations d’encadrants ou, simplement, pour passer un bon moment et retrouver des amis », poursuit Michel Gauch. Certains passent même leur temps dans la bibliothèque, qui est une véritable mine d’or pour tout amateur de randonnée.

    Renseignements sur le site https://www.ffcam.fr

  • [Rétrospective culture 2025 2/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 2/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    En janvier, la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Paca alertait le préfet de région sur la situation de la Villa Noailles : un déficit de 4,2 millions d’euros fin 2024, dont 700 000 sur les deux derniers exercices, et une dette fournisseur estimée à 3 millions d’euros. Des éléments dont avait pris connaissance le ministère de la Culture, qui avait alors commandé un audit sur la gouvernance de l’établissement à l’Inspection générale des affaires culturelles. Et en ce sens, le rapport présenté à la mi-mars par le ministère de la Culture aux collectivités financeuses de l’association gestionnaire des lieux – les communes de Hyères et de Toulon, la Métropole, la Région, le Département et l’État, à hauteur de 3,9 millions d’euros en 2024, en plus des 2,4 millions de fonds privés – faisait état de dépenses démesurées, notamment en ce qui concerne les frais de représentation : plus de 1,2 million d’euros en 2023. Ainsi, la dette fournisseur atteignait les 4 millions d’euros, soit 2,8 de plus qu’en 2022.

    La dette épongée en 2026 ?
    Le 19 août. Hugo Lucchino est désigné directeur de la Villa Noailles

    Pour prendre la succession de Jean-Pierre Blanc, en poste depuis 40 ans, dont la gestion financière a été considérée comme le principal facteur d’endettement et de déficit de l’institution, le ministère de la Culture a choisi Hugo Lucchino. À 34 ans, celui qui était secrétaire général du Palais Galliera, le musée de la mode de la Ville de Paris, depuis 2020, a annoncé une à deux années d’efforts pour venir à bout de la dette fournisseurs.

    La réussite de la superposition des dates des Festivals In et Off

    Ventes record sur la plateforme du Off et taux de fréquentation de 96,7% pour le In pendant les trois semaines des Festivals, pour la première fois tenus en même temps du 5 au 25 juillet : les voyants étaient au vert sur les planches avignonnaises. La première superposition des dates des Festivals In et Off des Festivals d’Avignon depuis 25 ans, qui se sont tenus du 5 au 26 juillet dernier, a permis une fréquentation à la hausse des deux évènements. Alors que l’« on a largement dépassé les objectifs du Festival » au In comme le rappelait quelques jours avant la clôture le directeur du In, Tiago Rodrigues, avec en fin de compte 122 000 places vendues et presque 97% de taux de fréquentation, on dépasse les 1,6 million de billets vendus pour le Off.

    Bal des politiques
    Trois semaines qui ont aussi été le théâtre de visites de personnalités politiques nationales. À commencer par la très attendue venue de la ministre de la Culture Rachida Dati qui avait alors minutieusement évité le centre-ville de la Cité des papes, les manifestations des syndicats et les questions qui fâchent. Mais aussi le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure ou François Ruffin (Debout !) et Alexis Corbière (L’Après) venus manifester avec les acteurs de la culture.
    Mack Salman

    En octobre. Ted Huffman est nommé directeur général du Festival d’art lyrique

    La mort brutale de Pierre Audi, en mai 2025, a secoué le monde de la culture. Le 27 octobre dernier, le Festival annonçait la nomination de Ted Huffman comme directeur général du Festival d’art lyrique d’Aix, qui prendra ses fonctions dès le mois de janvier 2026. Les amateurs connaissaient déjà bien le scénariste américain multi-primé comme metteur en scène pour sa programmation avec notamment The Story of Billy Budd, Sailor au cours de cette édition 2025.
    E.B.-G.

  • [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    Pendant près de cinq mois, la Ville d’Aix a vécu au rythme de l’année Cezanne (28 juin-12 octobre). Il aura fallu plusieurs années aux équipes municipales et l’Office de Tourisme pour préparer l’exposition internationale qui, au regard des derniers chiffres exposés par la Ville, a été un succès. Certes, il y a eu l’exposition exceptionnelle du Musée Granet qui a accueilli près de 130 œuvres du peintre aixois, attirant 350 000 visiteur. Mais l’année Cezanne est allée bien au-delà. Il y a d’abord eu les rénovations de la Bastide du Jas de Bouffan, premier lieu de vie du peintre qui aura occupé le site quarante ans, jusqu’en 1899. Et qui n’a cessé de livrer ses secrets. Sur place, des équipes de restaurateurs, d’architectes et de scientifiques auront découvert à deux reprises des fresques peintes à même le mur par le jeune Cezanne.

    De portée internationale
    À Marseille, la culture en chantier

    31 mars. Dernière soirée pour Latinissimo au Dock des Suds

    Le 31 mars, une ultime soirée scellait le Dock des Suds. Latinissimo, l’association organisatrice de la Fiesta des Suds et locataire historique des lieux depuis 25 ans, en a été éjectée par l’établissement Euroméditerranée, propriétaire des lieux.

    Avril. Le Toursky laisse place à Scène Méditerranée
    Début avril, le tribunal de judiciaire de Marseille approuvait la reprise de la compagnie Richard Martin – Théâtre Toursky par le Théâtre Joliette aux côtés de la compagnie Dans6T et de l’association Les Rencontres à l’échelle. Le théâtre de Saint-Mauront fondé en 1971 par Richard Martin prend pour l’instant le nom de Scène Méditerranée.

    Novembre. Le Théâtre du Gymnase se rénove et la médiathèque Loubon émerge

    Fermé depuis 2021, le Théâtre du Gymnase a vu son chantier de rénovation lancé. Réouverture prévue en septembre 2027. Tout comme celle de la Médiathèque Loubon, qui sera créée sur la rue éponyme et la première du 3e arrondissement.

    7 décembre. La Bonne mère brille à nouveau

    La 5e campagne de restauration de la Bonne Mère s’achève, un défi technique accompli en 10 mois à 212m du sol par une trentaine de spécialistes.

  • [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    [Rétrospective environnement 2025] Un incendie ravage le haut de l’Estaque

    Parti de l’A55, l’incendie a parcouru les collines et dévasté à peu près tout sur son passage. Il était tout juste stabilisé le lendemain et Marseille réalisait que la solidarité des habitants avait joué à plein dans les vallons les plus difficiles d’accès.Ce jour-là, le mistral soufflait à plus de 80 kilomètres-heure et la végétation, garrigue et pinède, affichait un niveau de sécheresse exceptionnel, facilitant la propagation du sinistre. Mais dès les premiers jours, des sinistrés remettaient en question la stratégie de lutte contre les incendies. Le préfet avait quant à lui fait savoir qu’il « assume tous les choix ». Les habitants ont souvent dû intervenir seuls aux premières heures, puisant dans l’eau des piscines, des bassins. S’organisant pour évacuer les plus fragiles ou ceux dont les véhicules étaient dévorés par les flammes.

    Des questions en suspens
    Des torrents de boue dévalent des collines
    Le 21 septembre, de violents orages frappent Marseille et l’Estaque est à nouveau très durement touché. Les pluies diluviennes se transforment en quelques heures en torrents et embarquent les restes de l’incendie de juillet, pénétrant jusque dans les maisons d’habitants découragés.
    Le projet de carrière Borie abandonné le 14 avril

    Défenseur du projet depuis 2022, le maire (LR) d’Aubagne, Gérard Gazay, informe les habitants par courrier que « la renaturation de la carrière Borie » ne se fera pas. Ce site, à la Pérussonne, devait être comblé par des gravats de l’entreprise Bronzo-Perasso. Les camions seraient passés par le camp de Carpiagne. Mais cette traversée ne serait plus permise. Immense satisfaction du collectif carrière Borie, fervent opposant à ce projet depuis le début, qui analyse cet abandon comme une manière pour le maire d’éteindre un mécontentement à l’approche des municipales.

  • [Rétrospective justice 2025] Condamnations d’élus en série

    [Rétrospective justice 2025] Condamnations d’élus en série

    Trois affaires de « fausses procurations » jugées en 2024 ont retenti en ce début d’année 2025 avec le rendu le même jour des délibérés. Le 27 janvier, le tribunal correctionnel a fustigé une « vaste organisation de collecte et de confection artisanale » afin de booster les votes pour Martine Vassal dans les 6-8 avec 31 procurations et dans les 11-12 avec 163 procurations validées par un commissaire de police complaisant dont 51 provenant d’un Ehpad de Saint-Barnabé. Les juges ont relaxé Julien Ravier, l’ancien maire LR de secteur, que le Conseil d’État avait été démis de ses fonctions et ont condamné Yves Moraine, l’ancien maire LR des 6-8, à 6 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour « manœuvres frauduleuses tendant à l’exercice irrégulier d’un vote par procuration », fustigeant son « rôle d’impulsion déterminant dans le circuit illicite des procurations frauduleuses mis à jour ».À gauche dans les 15-16, des colistiers de l’équipe de Samia Ghali ont été condamnés pour une cinquantaine de procurations irrégulières validées par le biais d’un autre commissaire de police. Marguerite Pasquini (DVG) a écopé de 18 mois avec sursis et 3 ans d’inéligibilité. Roland Cazzola (PS) à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans d’inéligibilité. Les deux élus ont rendu leurs délégations.À La Penne-sur-Huveaune, 19 procurations recueillies au domicile de mandants mais validées au commissariat hors leur présence ont entraîné la condamnation de l’ancienne maire Geneviève Donadini (PCF) à 10 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. Sonia Riche, colistière de la candidate Christine Capedeville (PCF) et agent administrative au commissariat de police d’Aubagne, est condamnée à 6 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.
    D.C

    14 février – Une amende pour Sébastien Delogu

    Le tribunal judiciaire de Marseille a condamné le député insoumis à une amende de 5 000 euros, pour des coups donnés à la conseillère d’éducation et au proviseur adjoint du lycée Saint-Exupéry, le 10 mars 2023, en marge d’un blocus lycéen pour les retraites. Contrairement à ce qu’il a annoncé, le désormais candidat aux municipales n’a pas fait appel de la décision.
    Y.S.

    13 février – Bazzuchi interdit de commune

    Nicolas Bazzuchi, le maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, accusé de viols et violences conjugales et d’enregistrement d’images à caractère sexuel sans consentement, est libéré sous contrôle judiciaire. Il a notamment l’interdiction de paraître sur le sol de sa commune. Elle sera levée en septembre. Sa majorité implose et la préfecture prend la main sur un budget communal jugé insincère.
    Ch.C.

    3 juillet – Sébastien Jibrayel condamné

    La justice a reconnu l’adjoint aux sports et son père l’ex-député Henri Jibrayel coupables de violences en réunion à l’encontre de deux militants insoumis : ceux-ci avaient été agressés le 18 janvier alors qu’ils collaient par-dessus les affiches de l’adjoint socialiste. Sa délégation avait été retirée après sa mise en examen.

    Orange : Bompard inéligible ?
    Et aussi …

    Le 2 décembre. La chute de Rachline ?

    L’année a été pour le maire d’extrême droite de Fréjus David Rachline source de nombreux démêlés judiciaires. Déjà mis en cause dans deux enquêtes pour « prise illégale d’intérêts » et « corruption », l’ancien vice-président du RN est aujourd’hui poursuivi dans une nouvelle affaire de favoritisme, qui l’aurait contraint à démissionner de son poste de vice-président du RN, le 2 décembre. Pour l’héritier d’un parti qui se targuait d’avoir les mains propres et la tête haute, ça commence à faire beaucoup.

    8 avril. Perquisition à la mairie de La Valette-du-Var

    La mairie dirigée par Thierry Albertini (LR)et la Société publique locale Méditerranée, en charge de projets immobiliers sur la commune, sont perquisitionnées dansle cadre d’une enquête portant sur des soupçons de détournements de fonds, favoritisme et recel quant à l’attribution de certains marchés publics

    Le 16 mai. La maire de La Seyne démissionnée

    Nathalie Bicais (LR) a été condamnée le 16 mai par le tribunal correctionnel de Toulon à 18 mois de prison, cinq ans d’inéligibilité, l’interdiction d’exercer une fonction publique pendant deux ans et 20 000 euros d’amende. Avec exécution provisoire. Ce qui l’a obligéeà quitter son fauteuil de maire de La Seyne-sur-Mer.

    Le 28 mai. Hubert Falco définitivement condamné

    Très attendue dans le Port du Levant, la décision dela cour de cassation a clos un épisode judiciaire qui a secoué le landerneau politique. Le pourvoi en cassation d’Hubert Falco étant rejeté, l’ancien patron de la droite varoise se retrouve définitivement empêché de revenir à la tête de la ville de Toulon qu’il avait reprise au FN en 2001. Il est donc condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis, 30 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire dites du « frigo Falco ». Et est inéligible jusqu’en 2028.

    Le 1er juillet. Lansade n’est plus maire de Cogolin

    Le maire d’extrême droite de Cogolin perd ses mandats électoraux suite à une condamnation de la cour d’Appel d’Aix-en-Provence pour abus de faiblesse. La peine prononcée est entre autres de 3 ans d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire. L’ex-élu varois zemmouriste reste mis en examen dans d’autres affaires.

  • [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Après des années de luttes pour le moins rudes, l’horizon s’est éclairci pour les travailleurs de la centrale de Gardanne et la CGT en 2025. Le 1er janvier pile, un nouveau contrat de revente de l’électricité du propriétaire du site, GazelEnergie, à l’État via EDF, entrait en vigueur. Un premier signe en faveur d’une reprise de l’activité, après un an d’arrêt de production pour la tranche 4 de biomasse et un long bras de fer entre l’industriel et l’État. Quelques mois, et quelques mobilisations plus tard, en septembre, un « accord historique » était signé entre la CGT, l’État et GazelEnergie. Après plusieurs « relevés d’engagements » entre les trois parties prenantes, cette fois les travailleurs ont un accord qui acte concrètement des avancées pour le développement industriel du site.

    Des réembauches plus que symboliques
    Un grand débat inédit sur l’avenir industriel de Fos-Berre

    Du 2 avril au 13 juillet 2025 la Commission nationale du débat public a organisé une grande concertation sur des projets de réindustrialisation et de décarbonation du territoire de Fos-sur-Mer et de l’étang de Berre. Ce format transversal inédit, une première en France, a permis de regrouper et d’analyser les fiches de 51 porteurs de projets, mais aussi de produire de l’information, à l’instar de l’analyse des effets cumulés sur l’environnement ou de la tierce-expertise sur le projet de ligne très haute tension de 400 000 volts devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos. C’est cette infrastructure qui cristallise le plus les débats, le besoin de renforcement du réseau électrique se confrontant aux enjeux écologiques et patrimoniaux. Au total, plus de 50 événements ont été organisés sur le territoire, accompagnés de modalités en ligne. Ils ont été suivis par près de 5 200 participants.
    A.M.

    La vie syndicale

    Le 7 février. Caroline Chevé à la tête de la FSU
    L’ancienne secrétaire générale de la FSU 13 a pris la tête de la fédération à la suite du congrès du 11e congrès national.

    Le 13 juin. Laurence de Villèle a pris les rênes de l’UD CGT 84
    Fred Laurent, secrétaire général de l’UD CGT Vaucluse a été remplacé par Laurence de Villèle lors du 52e congrès de l’organisation.

    Le 16 octobre. Marc Pietrosino nouveau visage de l’UD CGT 13
    Vaste changements au sein de la direction de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Le secrétaire général sortant, qui ne se représentait pas pour un nouveau mandat, Olivier Mateu, a été remplacé par Marc Pietrosino, syndicaliste de la Fnac et de l’Union locale de la vallée de l’Huveaune à Marseille. De même que la direction de l’organisation a largement été renouvelée, la sortante n’étant pas reconduite à l’issue du congrès.

    Et aussi….

    3 février. Forte mobilisation des salariés de la Snef
    Répondant à l’appel national lancé par l’intersyndicale formée par CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC et CGT, les salariés du groupe né à Marseille et spécialisé dans le génie électrique se mobilisent au pied de la tour La Marseillaise. Allumée par un 13e mois amputé et une prime d’intéressement supprimée, leur colère s’étend à tous les sites.

    13 octobre. Les licenciés d’ID Logistic saisissent les prud’hommes
    Un an après une grève pour dénoncer un « plan social déguisé », vingt ex-salariés de la plateforme de distribution saisissent les prud’hommes. Dans le 15e arrondissement de Marseille, ce sous-traitant d’Amazon avait mis la clé sous la porte et congédié ses 47 préparateurs de colis.

    19 novembre. Les missions locales étranglées
    Les salariés de l’insertion des jeunes vers l’emploi s’élèvent devant la préfecture contre une nouvelle baisse de 13% des financements des missions locales. Prévue dans le projet de loi de finances 2026, elle s’ajoute à une diminution de la dotation étatique de 5,6% pour les contrats d’engagement jeunes (CEJ).

  • [Rétrospective social 2025 1/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 1/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Une année marquée par un front syndical mobilisé contre les différents budgets austéritaires. Débutée avec François Bayrou comme Premier ministre, l’année commence avec des grèves chez les syndicats des services publics (CGT et FSU notamment) dès février contre ses projets de réformes. Rebelote le 20 mars avec une large intersyndicale appelant à la défense de la Sécurité sociale, à l’initiative des organisations de retraités. Des actions pas que symboliques puisque 2025 marque le 80e anniversaire de la Sécu. Et le 3 avril, les syndicats de l’État, se remettent en grève à l’appel de la CGT, l’Unsa, la FSU et Solidaires, toujours pour la défense des services publics sur fond de potentielle casse à venir, alors que François Bayrou prépare des milliers de suppressions d’emplois chez les fonctionnaires. Le début de l’année est donc placé sous le signe de la défense de conquis sociaux principalement. La CGT lance également une alerte sur la destruction de l’industrie française, énumérant les milliers de pertes d’emplois dans le secteur. Le Premier ministre palois joue la montre avec un « conclave » sur la réforme des retraites : un cycle de réunion, qui réunit une partie des syndicats et organisations patronales pendant des mois. Les représentants des travailleurs dénoncent des discussions qui n’aboutissent à rien et quittent peu à peu la table des négociations. Et justement, le 5 juin, le combat contre la réforme des retraites est ravivé avec des mobilisations à l’appel de la CGT. C’est aussi le jour de la niche parlementaire du Parti communiste français où l’abrogation de la réforme de 2023, qui place l’âge de départ à 64 ans, est au programme.

    Un septembre chaud
    Piquet pour le plein d’énergie
    Dans le cadre du mouvement social du 10 septembre, et prévu pour 3 jours, le piquet de grève des énergéticiens de Marseille sur le site du boulevard Gueidon dans le 13e arrondissement aura tenu jusqu’au 18 septembre, où les grévistes gagnent une entrée en négociation sur la base de leurs revendications. Jours et nuits, ils se relaient sur le site et organisent des soirées concert ou projections de films, des repas à partager, et invitent les habitants à un débat pour décrypter leurs factures. « On tient ce piquet de grève depuis le 2 septembre pour revendiquer des hausses de salaires et la baisse des factures d’électricité pour les usagers », explique Renaud Henry, secrétaire général du syndicat CGT Énergie de Marseille. Rechargé à bloc, on le retrouve le 2 octobre perché sur le camion des énergéticiens d’où il lance un discours enflammé sur l’état des services publics en France.
    M.G.
    Le 12 décembre – Pour les salariés de Pamar, la lutte jusqu’à la victoire

    La cour d’appel a confirmé, ce vendredi 11 décembre, la décision du conseil des prud’hommes de réintégrer les employés de la blanchisserie du groupe Sainte Marguerite. Défendus par Me Doudet, les petits salariés obtiennent une victoire juridique qui vient couronner deux ans de lutte, soutenus par la CGT quartiers Nord de Marseille, contre un employeur qui les avait menacé de mort parce qu’ils avaient alerté sur des conditions de travail et d’hygiène indignes. Un marathon juridique et un conflit social exemplaire.

    M.G.

    Le 22 janvier – ArcelorMittal menacé de fermeture

    Alain Le Grix de la Salle, président d’ArcelorMittal France, annonce devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, que « tous les sites européens d’acier sont à risque » de fermeture en 2025.

    Le 22 janvier – Négociations tendues pour les salaires chez Technic Atom

    Devant le site des Milles, plus de 200 salariés ont rejoint le piquet de grève de l’intersyndicale CGT, CFDT et la CFE-CGC. La société spécialisée en réalisation et maintien de réacteurs nucléaires proposait moins de 3% d’augmentation lors des NAO alors que les syndicats en demandaient 4. Ils estimaient : « On génère 90 millions de bénéfices. L’argent est là. On voudrait qu’il profite aux salariés. »

  • [Les illuminations font un carton] Marseille, les lanternes brillent et attirent à la mairie des 6-8

    [Les illuminations font un carton] Marseille, les lanternes brillent et attirent à la mairie des 6-8

    Dans le parc de Bagatelle, adjacent à la mairie, des cadeaux, lutins, rennes et Pères Noël lumineux illuminent chaque soir les pelouses du jardin, pour le plus grand bonheur de tous. Depuis le 30 novembre et jusqu’au 15 janvier, habitants du quartier, Marseillais et visiteurs des communes voisines viennent y prendre leur petite dose de magie de Noël.

    Devant les immenses lanternes aux formes variées, les familles et les amis sont nombreux à se prendre en photo, comme Seshambal, qui se fait photographier par sa fille avec ses deux amies. Cette voisine du parc vient tous les ans voir les illuminations de Bagatelle : « C’est super beau et chaque année, ils changent les décorations, donc on aime bien venir. Surtout que c’est bien car chaque mercredi et samedi, il y a un conteur qui anime des histoires pour les enfants. » Comme beaucoup, elle a également profité des illuminations présentes dans toute la ville pendant cette période de l’année : « On est allés au Vieux-Port aussi et au parc Blanche. On aime bien parce que ça donne vraiment l’esprit de Noël. »

    Mais les lanternes du 8e arrondissement n’attirent pas que les voisins. Ils sont nombreux à venir de tout Marseille pour s’émerveiller devant les fleurs fantastiques et la tribu du Père Noël. Comme Olivier, retraité qui y a amené son fils et ses deux petites filles, qui habitent dans le 11e arrondissement. « Depuis qu’on est grands-parents, on vient tous les ans. Les filles sont émerveillées par l’atmosphère. Et puis la grande aime bien les contes », confie-t-il.

    Les enfants ne sont pas les seuls à s’émerveiller. Gisèle, médiatrice sociale à la retraite, est venue du 13e arrondissement pour découvrir les illuminations et a entraîné une amie avec elle : « J’ai entendu parler de ça sur mon téléphone. J’adore les illuminations, donc j’en ai fait plusieurs. Toutes ces lumières, c’est vraiment magique, ça me redonne mon âme d’enfant. »

    Certains se déplacent même d’autres villes pour profiter des différentes animations festives proposées dans tout Marseille, à l’image d’Ophélie, infirmière venue de Vitrolles avec sa fille Massilia de 2 ans : « Je venais déjà voir les illuminations avant d’être maman, mais là, voir les décorations de Noël à travers les yeux de ma fille est encore plus magique. »

    Cette activité attire d’autant plus que la féerie est accessible à tous : dans le parc, comme dans de nombreux lieux de la ville, les illuminations sont gratuites. « On essaye de faire surtout des choses gratuites, donc nous ne sommes allées voir que des choses organisées par les mairies », explique l’infirmière. Un constat partagé par Seshambal, ravie de la diversité des activités proposées : « Il y a eu des spectacles aussi, et le conteur deux fois par semaine, et tout ça gratuitement. » Bien qu’elle regrette que les illuminations soient « un peu plus petites que l’an passé ».

    Les illuminations de Noël ne perdent donc rien de leur popularité, bien au contraire. À Bagatelle, les différentes animations affichent presque toujours complet, et l’inauguration du 30 novembre a rassemblé 6 400 personnes, selon la mairie. Un pari réussi pour la mairie de secteur, qui souhaitait proposer « un événement familial, populaire et rassembleur ».

  • Une allocution courte et sans relief pour Emmanuel Macron

    Une allocution courte et sans relief pour Emmanuel Macron

    A l’issue d’une année politique désastreuse dont il a été le chef d’orchestre, le président de la République a adressé pour la neuvième et avant-dernière fois ses traditionnels vœux à la nation, ce 31 décembre 2025.

    Emmanuel Macron a assuré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat et resterait « jusqu’à la dernière seconde au travail », alors que des voix se sont élevées jusqu’au sein du camp présidentiel pour réclamer une présidentielle anticipée. « Je serai jusqu’à la dernière seconde au travail, tâchant chaque jour d’être à la hauteur du mandat que vous m’avez confié », a déclaré le président.

    L’année 2026 « peut être et sera une année utile », a ajouté le chef de l’Etat, qui a promis de « veiller tout particulièrement à ce que plusieurs grands chantiers puissent aboutir » avant la fin de son second quinquennat.

    Il a évoqué « les premiers pas du service national pour l’engagement (des) jeunes », sur la base du volontariat à partir de septembre. Il a aussi promis de « protéger (les) enfants et (les) adolescents des réseaux sociaux et des écrans », via un projet de loi pour interdire les téléphones portables au lycée et l’accès aux réseaux sociaux avant 15 ans. Enfin, Emmanuel Macron s’est engagé à aller « au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie », promise lors de sa réélection à l’Elysée en 2022. Le texte, voté à l’Assemblée nationale, doit encore être examiné au Sénat à partir du 20 janvier.

    Emmanuel Macron a aussi indiqué, lors de ses voeux aux Français mercredi soir, qu’il fera tout pour que la présidentielle de 2027 se déroule « à l’abri de toute ingérence étrangère » : « Je ferai tout pour que l’élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible, en particulier à l’abri de toute ingérence étrangère ».

    Par ailleurs, toujours au sujet de la situation internationale, où « nous assistons au retour des empires et à la remise en cause de l’ordre international », Emmanuel Macron a souligné la défense de « notre indépendance et de nos libertés », plaidant pour l’accélération de « l’Europe de la défense ».

  • A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    Marseille : jeudi 1er janvier 2026 à 12h. Plage Prado-Nord, lieu dit plage du Petit-Roucas blanc (13008).

    Organisée par les Libres nageurs et les Nageurs du Prado, un bain populaire, gratuit et festif, accessible à tous, attend les plus courageux pour sa 2eme édition.

    Bain de pieds, trempette ou petite baignade, rien de tel pour « réveiller les sens et la santé, et se serrer les coudes pour l’an qui vient », annonce l’association, sur le ton joyeux qui les caractérise.
    Un détail ? C’est « esprit carnaval » ! Les bonnets de bain de « Papa Noël » ou chapeaux pointus, langues de belles mères sont les bienvenus. Plumes et paillettes aussi !

    Un pique-nique sur les estrades en haut de la plage après le bain clôture l’initiative. A chacun d’amener des victuailles.

    Attention, aucun encadrement n’est prévu dans l’eau, aucune nage loin du rivage n’est autorisée.

    Marseille: jeudi 1er janvier à 12h. Plage des Catalans (13007)

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se réunissent à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année !

    Pour commencer cette nouvelle année sous le signe du partage, un apéro festif est prévu sur la plage.
    Boissons chaudes et variées. De quoi grignoter aussi pour tous les goûts.

    Marseille : samedi 3 janvier 2026 à 12h. Cercle des nageurs. 140-150 Bd Charles Livon (13007).

    Le bain du 1er samedi de l’année au CNM est un des plus anciens, et des plus renommés de la ville. Il est suivi d’un verre de vin chaud bien mérité.
    Attention seul les membres du cercle sont invités pour ce bain un brin select.

    Martigues : dimanche 11 janvier 2026 à 11h – Plage de la Couronne.

    Soupe, et échauffement en musique, pour une ambiance festive.

    Toulon : 1er janvier à 10h30. Anse des Pins, plages du Mourillon. Séance d’échauffement et top départ du Grand bain.

    Venez- vous jeter à l’eau dans la joli anse des Pins et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif. Un diplôme attestant de la participation sera remis à tous, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    La Seyne-sur-Mer: samedi 3 janvier 2026à 10h – Esplanade Boeuf – les Sablettes.

    Vin chaud et récompenses à la clé.