Author: tecnavia

  • Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    En Italie, le début du mois de janvier rime avec la Befana.

    Cette sorcière qui est bienveillante avec les enfants sages, leur distribuant des friandises et de cadeaux. Mais elle montre son côté obscur à ceux qui n’ont pas respecté certaines choses. La question est donc, qu’a bien pu faire Roberto De Zerbi, durant la trêve des Confiseurs, pour qu’il subisse la punition de la Befana ?

    L’entraîneur marseillais estimait qu’avec deux entraînements quotidiens, durant la semaine qui a précédé la réception de Nantes, il avait pu bien préparer son match de reprise, dont on pouvait s’attendre à ce qu’il donne le ton d’un mois de janvier capital.

    Face aux Canaris, malgré l’enthousiasme procuré par les retours d’Amine Gouiri et Hamed Traoré, on a pourtant senti que quelque chose ne tournait pas rond dans cet OM- là. « Nous avons mal commencé le match, même à 11 contre 11, nous étions sans énergie, sans ce qu’il faut pour jouer au football », a admis Roberto De Zerbi.

    Cette rencontre, disputée à 15 heures, était synonyme de cauchemar pour l’Italien, avec des joueurs qui l’ont balayé entre Charybde et Scylla. « Le premier rouge a conditionné le match. Parce que nous avons pris le but juste derrière. En seconde période, nous avons essayé de créer quelque chose, sans avoir beaucoup d’occasions. Puis à neuf, cela a été encore plus difficile », a-t-il poursuivi.

    Aucune excuse

    S’il a parfois pris la défense de ses joueurs après une défaite, cette fois, Roberto De Zerbi ne leurs a trouvé aucune excuse. « Nous avons mérité de perdre. Tu ne peux pas penser gagner un match sans y mettre l’énergie nécessaire », a-t-il souligné.

    L’OM avait l’occasion de rester dans le sillage de Lens et du PSG et repousser Lille à trois longueurs. En étant battue par Nantes, elle rentre finalement dans le rang. « Au-delà de Lens et du PSG, nous devons nous regarder nous-mêmes. Si nous on fait ce genre de match, si nous ne mettons pas plus d’envie de gagner, nous n’avons que ce que nous méritons, c’est-à-dire pas mieux que notre troisième place », regrette-t-il.

    L’OM n’aura pas le temps de gamberger sur son humiliation nantaise puisqu’il va enchaîner trois déplacements, au Koweit, jeudi, pour le Trophée des champions, à Caen, le 13 janvier, en Coupe de France face à Bayeux, puis à Angers, le 17, où ils auront à se racheter d’un premier match raté au Vélodrome.

    L’OM va au Koweit en traînant les pieds

    Le Trophée des champions, qui verra l’OM affronter le PSG à Koweit city, jeudi, est en approche.

    La délégation marseillaise s’est envolée pour ce pays du Golfe dans la journée de lundi. Mais, avant de quitter la France, Roberto De Zerbi s’est livré sur son sentiment à propos du choix du lieu de la rencontre.

    « La Super-coupe de France, ou la Super-coupe d’Italie [qui se joue généralement à l’étranger, Ndlr.], doit se jouer dans le pays en question, devant les supporters des clubs », a-t-il confié l’avant-veille du match OM – Nantes. Avant de préciser : « J’irai au Koweït car c’est mon travail et nous sommes fiers de disputer ce match. Ce n’est pas un problème par rapport au Koweït qui va nous accueillir de la meilleure façon, mais je suis contre cette idée. » L’entraîneur phocéen précisant que c’est « [s]on avis. Ça ne veut pas dire que ce soit le plus juste ».

    De son côté, Facundo Medina songe aux supporters « qui ne pourront pas venir avec nous, ce qui est regrettable ». Lui voit l’enjeu sportif d’un duel face au PSG « tout aussi important que ceux du championnat. Nous ferons le maximum pour ramener ce trophée à nos supporters ». D’autant plus que depuis le non-match de dimanche face à Nantes, les Olympiens ont beaucoup à se faire pardonner.

    Comme l’a regretté Facundo Medina, l’OM sera privé de ses supporters au stade Jaber al-Ahmad. Ces derniers ayant refusé de faire le voyage, que l’OM était prêt à financer.

    Contrairement à leurs homologues parisiens, qui seront bien là.

  • Nakata, un spectacle sur la voie des arts japonais à Aix-en-Provence

    Nakata, un spectacle sur la voie des arts japonais à Aix-en-Provence

    Un mélange de danse, d’arts martiaux et de peinture en direct. C’est ce que propose la compagnie Telmah avec son spectacle Nakata. Ce mardi à 19h, les curieux pourront profiter gratuitement de leur représentation à la Fondation Vasarely d’Aix-en-Provence. « Nous voulons creuser les liens entre la danse contemporaine et les arts martiaux », explique Aurélie Imbert, danseuse qui propose ce spectacle avec Idir Chatar. Le duo est à la recherche du tracé calligraphique, de la trace laissée par le corps dans l’espace. Par un petit jeu de mot, Nakata, le nom de l’œuvre, fait référence au fameux sabre japonais, le katana. Au-delà du nom, le spectacle puise son inspiration de Kafka sur le rivage, d’Haruki Marukami, et de nombreux éléments de la culture nippone.

    Un lieu imprégné d’art

    « Ayant un penchant pour les arts plastiques et la peinture, cela faisait sens pour nous de travailler au milieu de ces œuvres monumentales », s’enthousiasme la danseuse. « Les formes géométrique de Vasarely font un écho à l’architecture de la chorégraphie de Nakata », précise-t-elle. Plasticien de renom, Victor Vasarely est connu comme le père de l’art optique, courant artistique fondé sur les illusions visuelles, les formes géométriques et les effets de mouvement. Aurélie Imbert, qui rêvait de ce spectacle, espère que « tenir cette représentation dans un écrin inhabituel, sans lumière, offrira une nouvelle perspective aux spectateurs, leur fera aimer la danse contemporaine ».

  • Renoncement de Joël Peyre aux municipales à Avignon : l’impact de cette décision fait réagir parmi la majorité

    Renoncement de Joël Peyre aux municipales à Avignon : l’impact de cette décision fait réagir parmi la majorité

    À un peu plus de deux mois du premier tour des municipales, le renoncement de Joël Peyre donne un coup d’accélérateur de la campagne à gauche. « Je salue le travail effectué par Joël au cours des mandats passés ensemble, je mesure que ce n’est pas une situation facile pour lui et continue à œuvrer pour un rassemblement le plus large à gauche », réagit David Fournier (PS), adjoint au maire, aujourd’hui le mieux placé dans la majorité, porté par le sondage de La Provence (18%) et le soutien de plusieurs partis (Les Écologistes, Génération écologie, le Parti animaliste, l’Après) ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. La semaine dernière, Benoît Belvalette (Place publique) s’est aussi rapproché de David Fournier. « Les négociations sont très avancées, on peaufine les derniers détails », confie le chef de file socialiste, qui promet de nouveaux soutiens samedi matin lors de l’inauguration de son local de campagne.

    Peu de chance d’y croiser, Zinèbe Haddaoui (ex-PS) ou Julien De Benito (PCF), tous deux adjoints, et membres d’Avignon collectif, un mouvement citoyen qui ne se retrouve pas pour l’heure dans les candidatures de gauche, et que soutient aussi Génération.s. « On peut comprendre le retrait de Joël qui a pris acte que la dynamique ne prenait pas », observe Zinèbe Haddaoui, créditée à 3,5% dans le sondage sans être candidate. « Malgré ses qualités, son caractère austère n’a pas permis d’implanter Joël dans la campagne », constate Julien De Benito, aussi co-chef de file des communistes pour les municipales. Samedi dernier, la section PCF d’Avignon a acté un choix, qui reste suspendu à l’aval du conseil national de ce samedi. Quant à Avignon collectif, une réunion était prévue ce lundi soir puis ce mardi. « L’idéal reste une union, là où le collectif va se pencher, ça va gagner », estime Zinèbe Haddaoui alors que l’option d’un rapprochement avec Mathilde Louvain (LFI) reste d’actualité. Bien moins que l’hypothèse de rejoindre Paul-Roger Gontard (La Convention), adjoint à l’urbanisme et l’un des moins à gauche dans la majorité actuelle. Ce dernier (4,5% dans le sondage) ne semble pas prêt à renoncer. Dans un communiqué de son mouvement Confluences citoyennes, il « poursuit son action avec clarté et détermination » estimant « porter la seule candidature à gauche capable de rassembler et de fédérer, au-delà des frontières partisanes, un spectre politique républicain large ».

  • Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Quelle que soit l’issue du scrutin des municipales (15 et 22 mars), voilà une décision majeure à gauche dans sa quête d’unité. Joël Peyre (PRG) annonce, ce lundi dans un communiqué, son retrait de la course des municipales. « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat », indique l’actuel élu aux finances de Cécile Helle. Il était l’un des premiers pourtant au sein de la majorité à s’être lancé pour prendre le relais de la maire (PS) sortante qui, il y a 11 mois, avait renoncé à briguer un 3e mandat.

    « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement. Une telle dynamique aurait permis de poursuivre et même d’amplifier les succès des deux derniers mandats, et de répondre aux nouvelles attentes durant les 6 prochaines années », justifie Joël Peyre, qui, parmi les prétendants à gauche, revendiquait le plus l’héritage de Cécile Helle. Si la première magistrate n’a pas encore pris position pour son successeur, le nom de Joël Peyre revenait avec insistance. La décision de Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets » a mûri pendant les fêtes et a été actée ce vendredi soir en collégialité avec son équipe de campagne et de soutiens, dont une dizaine d’élus de la majorité.

    « Je ne pouvais pas partir seul avec un sondage comme ça », confie, à La Marseillaise, Joël Peyre. Juste avant Noël, la parution, dans La Provence, d’une étude d’opinion le créditant de 5%, très loin derrière David Fournier (PS) à 18%, a largement pesé dans la balance. Mi-décembre lors de l’inauguration de son local de campagne, beaucoup attendaient d’ailleurs les résultats du sondage pour se compter. C’est chose faite. Mais le renoncement de Joël Peyre ne vaut pas soutien à David Fournier ou encore à Paul-Roger Gontard, adjoint (La Convention) à l’urbanisme, toujours en lice (lire leurs réactions ci-dessous).

    Aucun soutien prévu avant le premier tour

    « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis, développe le Monsieur budget d’Avignon. Afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une course à l’échalote vide de sens. » Joël Peyre nous confirme que si l’union n’a pu se faire jusque-là, c’est que « chacun était persuadé de pouvoir être l’incarnation du rassemblement ». « J’en prends ma part », poursuit-il, soulignant que « l’impossibilité de s’accorder mènerait à une défaite inévitable ».

    Dans son communiqué, Joël Peyre appelle tout de même à « défendre nos valeurs communes, celle d’une gauche progressiste, humaniste et courageuse » mais pique ses ex-alliés potentiels avec qui le dialogue a été permanent. Il prévient qu’il ne faut pas « céder ni aux diktats de l’air du temps ni à la pression d’intérêts extérieurs à Avignon ou d’états-majors parisiens ». Parmi ses soutiens membres de la majorité, Bernard Autheman « partage le constat que l’union n’était pas possible ». « J’ai l’intime conviction que Joël aurait été un bon maire, je regrette que le passage de relais [en mairie] n’ait pas été mieux anticipé et organisé », note l’élu aux musées et bibliothèques.

    Le choix de Joël Peyre marque la fin de son aventure politique. « Cela aurait été mon dernier mandat », assure celui qui était élu depuis 2001, enchaînant deux mandats dans l’opposition et deux comme élu en charge des finances. Questionné pour savoir s’il compte prendre position in fine pour un candidat, l’élu est catégorique : « Non, ou après le 15 mars. On était en contact et ça n’a pas fonctionné, donc je ne vois pas pourquoi ça fonctionnerait maintenant », conclut-il. Ou quand les électeurs auront déjà bien réduit les perspectives.

  • Pour une métropole Toulon Provence Méditerranée solidaire et engagée

    Pour une métropole Toulon Provence Méditerranée solidaire et engagée

    Avant de laisser la parole au président de TPM Jean-Pierre Giran (LR), le directeur du Théâtre Liberté Charles Berling a pris la parole avec émotion, puisqu’il rend son tablier au mois d’août, pour remercier la collectivité du travail qu’on lui a laissé accomplir durant ces 15 dernières années.

    « J’espère qu’à l’avenir, nous continuerons à travailler pour la culture de ce territoire-là », a-t-il ajouté. Des vœux à méditer en cette période préélectorale tant on connaît la conception étriqué que s’en fait l’extrême droite, qui n’a cessé d’intervenir pour dire tout le mal qu’elle pensait de la programmation du Théâtre Liberté.

    L’acteur et metteur en scène promet pour conclure qu’il va continuer son travail pour la culture sans abandonner Toulon.

    « Les lois ne nous permettent de parler de rien, pas de bilan, pas de projets », commence le président de la Métropole Jean-Pierre Giran pour souligner l’exercice difficile auquel il doit se livrer en cette période. Mais c’est très mal le connaître que de penser que cela puisse assécher sa verve.

    Il poursuit donc : « On est dans une époque un peu originale où le président des États-Unis kidnappe le président du Venezuela, le président de la Russie envahit un pays voisin, le président chinois regarde avec avidité ce qui se passe à côté de lui, à Taiwan et au niveau national on cherche désespérément où on peut trouver une majorité et comment faire un budget. » Tout ça pour dire que « dans ce monde extrêmement liquide et fluctuant, anxiogène, les seuls éléments de stabilité ce sont les collectivités qui assurent la continuité des services publics et la continuité des valeurs républicaines ».

    Préserver le sens

    du service public

    Et de poursuivre : « On voit bien qu’il n’y a pas de mutation particulière, que l’essentiel n’est pas en cause, c’est-à-dire l’action publique. » Pour le président de la Métropole, « si d’aventure le fonctionnement des institutions locales étaient de la même nature que celui aujourd’hui de l’Assemblée nationale, la France serait en danger, puisque rien ne tiendrait ».

    Et à l’attention de ses agents, il a salué l’importance qu’il y ait une bonne entente entre les élus et le personnel, « parce qu’autrement ceux qui ont des projets ne les verraient pas pousser par ceux qui en ont la capacité ».

    Et de rappeler que la Métropole a connu quelques péripéties puisque sur ce mandat de six ans deux présidents se sont succédés, après l’empêchement de son prédécesseur Hubert Falco (DVD) devenu inéligible après sa condamnation pour détournement de fonds publics. Ce qui ne l’a pas empêché « de préserver la continuité de l’action publique ».

    « Servir l’intérêt général »

    Et à Jean-Pierre Giran de lancer : « C’est grâce à vous. Je le dis sans complaisance. »

    L’occasion pour le président de TPM de rappeler la mission du fonctionnaire territorial qui est de « servir l’intérêt général et non pas des intérêts particuliers ». Et de privilégier le sens du service public à tout autre considération.

    « Et dans ces périodes compliquées, je vous souhaite beaucoup de sérénité pour vous permettre d’accomplir cette mission efficace », ajoute-t-il. Et ce quels que soient les aléas électoraux. Cela sera certainement plus compliqué selon les résultats des urnes, si jamais d’aventure le RN prenait la collectivité. Difficile en effet de continuer à défendre l’intérêt général si ceux aux manettes optent plutôt pour l’idéologie. Mais l’année 2026 ne fait que commencer. La campagne aussi, pour une métropole solidaire et engagée.

  • La ferme abattait la volaille avec un agrément sanitaire suspendu à Aubagne

    La ferme abattait la volaille avec un agrément sanitaire suspendu à Aubagne

    Une ferme d’Aubagne et leurs deux gérants ont été condamnés lundi en correctionnelle à Marseille pour mise en vente de découpe de volailles malgré la suspension de l’agrément sanitaire suite au constat de nombreuses non conformités. Ils encouraient 6 mois de prison et 15 000 euros d’amende.

    « La ferme avicole des Espillières est surtout un abattoir de volailles produites dans la Drôme et les Alpes-de-Haute-Provence », décrit la présidente Liselotte Poizat avant d’exposer les faits reprochés aux deux gérants, père et fille, et à la société familiale. Le 6 juin 2023, des inspecteurs du service vétérinaire de la direction départementale de la protection des populations constataient la présence de cages à poules souillées de fientes hémorragiques, d’un vestiaire en désordre, de l’absence de mesures pour éviter les contaminations croisées et éviter les souffrances des poules et pintades lors du choc par électronarcose pour étourdir la volaille suspendue par les pattes, la tête plongée dans l’eau avant le saignage, le défaut de mise à jour du dossier d’agrément, etc. 4 mois plus tard, ils revenaient constater l’insuffisance des mesures correctives demandées sur les chocs électriques, l’absence de traçabilité de volailles, de plan de nettoyage, de vérification des carcasses et d’analyses microbiologiques. Une suspension d’agrément était notifiée le 24 février 2024 avec cessation immédiate d’activité.

    Près de 14 000 poulets écoulés

    Cinq mois plus tard, le 25 juillet suivant, des inspecteurs trouvaient à Marseille chez un distributeur de produits de la région du pays d’Aubagne des lots de la ferme d’Espillières mentionnant toujours le numéro d’agrément suspendu. Ils retournaient à Aubagne pour découvrir que la ferme avait continué à abattre et vendre 13 792 poulets pour une valeur marchande totale de 91 000 euros. Des rappels de produits étaient ordonnés.

    « Je me suis embrouillée. Je n’avais pas compris que c’était suspendu. Je pensais qu’on avait encore un délai. C’était flou pour moi », explique Stéphanie, 42 ans, la gérante. « C’est une profession très réglementée avec des lourdeurs administratives. L’échange a été très compliqué. On n’arrive pas à être aidé. Je n’ai eu aucun retour et j’ai sous entendu que les mesures correctives étaient valables », dit-elle pour invoquer au final « des contraintes économiques et sociales. C’est toute une filière qui est touchée quand on arrête. Aujourd’hui on est 5 salariés, avant on était 11. On ne fait plus d’abattage, que de la vente de poulets vivants », conclut-elle en réprimant les larmes. Sa ferme est désormais en redressement judiciaire. La présidente précise que ses demandes d’agrément ont reçu des réponses négatives sur les questions du bien-être animal.

    « Quand il y a un scandale sanitaire, on se retourne toujours vers les services de l’État », expose le procureur Guillaume Bricier pour souligner l’importance des contrôles vétérinaires sur cette filière sensible. « La suspension n’est pas tombée subitement d’un coup. Elle est intervenue après un long processus de demandes correctives. Ici, les mises en demeure de régulariser sont restées vaines. De février à juillet, 13 792 poulets ont été abattus sans agrément sanitaire. Ce ne sont pas des petits volumes et cela pose un risque sanitaire. » De rappeler que ce ne sont pas des oies blanches au vu de condamnations antérieures. La ferme et les gérants ont déjà été condamnés pour pratiques commerciales trompeuses en 2020 tandis que le gérant – à la retraite depuis – a été condamné pour abandon d’un animal domestique et mauvais traitements dans les années 2013-2014. De requérir 5 000 euros d’amende contre les deux et 15 000 euros contre la société.

    « Les agents n’ont pas vu tout ce qui a été mis en place ? 100 000 euros ont été investis. Toutes les machines d’électronarcose sont conformes, tout est respecté sur la chaîne de l’abattage. Qu’est ce qu’il faut faire ? C’est profondément injuste », plaide la défense qui réfute toute souffrance animale. A l’entendre si la fermière a poursuivi l’abattage, c’était aussi pour limiter ses souffrances des volailles confinées. « Qu’aurait-elle fait de tout son stock ? »

    Serge, le père, gérant à la retraite, a écopé de 3 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende. Sa fille est condamné plus légèrement à 3 000 euros d’amende. La ferme avicole se voit infliger 10 000 euros d’amende, sans interdiction d’exercer comme requis par le parquet pour lui permettre de se relancer.

  • Des vœux de quartier sans bilan, en temps de campagne à Aix-en-Provence

    Des vœux de quartier sans bilan, en temps de campagne à Aix-en-Provence

    Il y aura bien eu une cérémonie de vœux : mais sans bilan, ni communication sur les projets passés ou à venir. « Je suis très heureuse d’être avec vous, mais aussi extrêmement frustrée. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans une période préélectorale et que la loi nous empêche de faire état d’un bilan, où de prospectives quelconques », excusait Sophie Joissains, maire sortante (UDI) de la ville. Ce lundi 5 janvier, l’équipe municipale sortante a entamé la tournée des vœux à la population. C’est dans le quartier du Pont de l’Arc que s’est déroulée la cérémonie, première d’une série, qui durera jusqu’au 20 janvier, date des vœux protocolaires du maire, programmée au Grand Théâtre de Provence. Pour rappel, Sophie Joissains, qui a annoncé dès 2023 se représenter aux élections municipales 2026, n’a pas, pour le moment, officialisé son entrée en campagne. Pour l’instant face à elle, Marc Pena (PS) à la tête d’une union à gauche, Philippe Klein (Horizons), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), ont déjà annoncé leur candidature. Ce lundi soir, il faudra donc se contenter de quelques mots flatteurs pour la ville et ses quartiers et de dédicaces aux différents acteurs du quartier. « Je ne me suis pas prise ce soir pour un guide de l’office du tourisme, mais dans la mesure où il y a beaucoup de choses que je ne peux pas vous dire, j’essaie de faire en sorte de nous accompagner dans cette histoire bien aixoise, et cette histoire du Pont de l’Arc ce soir », ajoute Sophie Joissains, qui appelle les habitants à se « ranger collectivement derrière un étendard protecteur et éclatant, constitué par la ville d’Aix-en-Provence ». Seul Éric Chevalier, premier adjoint au maire, aura pu présenter un rapide bilan de quartier, en saluant le travail de commerçants et associations, où encore l’arrivée d’un nouveau directeur au Creps. Prochaine date le mercredi 7 janvier, dans le quartier Célony.

  • Procès de Cyril Zattara à Aix-en-Provence : les débats se dérouleront à huis clos

    Procès de Cyril Zattara à Aix-en-Provence : les débats se dérouleront à huis clos

    Dans la salle des pas perdus ce matin là, les parties civiles – toutes des femmes – sont entourées de proches et avocats. Elles remplissent ensuite rapidement la salle dans laquelle elles affronteront Cyril Zattara. Ce lundi, devant la cour criminelle départementale, le quadragénaire est traduit en justice pour viols aggravés. Le professeur de danse aixois, autoproclamé hypnothérapeute se tient vêtu de noir, épaisses lunettes vissées sur un visage pâle, crâne rasé, dans le box des accusés face à 19 femmes constituées parties civiles. 14 d’entre elles, dont les cas seront jugés au cours d’un procès de trois semaines, sont victimes d’un procédé rôdé exercé par Zattara : celui-ci les aurait drogué, avant de les violer. L’homme est aussi renvoyé pour atteintes à la vie privée, ayant enregistrés des femmes à leur insu (voir notre édition du 5 janvier). Il reconnaissait, pour certaines des femmes apparaissant dans ces fichiers « l’administration de substance et les avoir déshabillées par voyeurisme ». Un procès hors normes, dont les débats se dérouleront finalement derrière une porte close, à l’abri des caméras et du public.

    « On n’est pas 20 »

    Le huis clos, ordonné par le président d’audience Roger Arata a d’ailleurs été une question en suspend, puis tranchée dès la première heure du procès, suivant ainsi la demande de Me Caroline Kazanchi au nom de sa cliente, plaidant pour que cette affaire soit abordée « dans la dignité ». « Le huis clos n’est pas un silence, ce n’est pas une absence, c’est un pouvoir pendant une procédure » poursuit Me Kazanchi. Les autres plaignantes elles, ne s’opposaient pas à la publicité des débats. « Je ne demande pas que le procès se fasse à huis clos, mais je peux comprendre que des victimes le demandent, et je ne m’y oppose pas, estimait en amont de l’audience Ludivine B. Quant à la suite du procès cette ancienne amie de Zattara estime que « s’il est difficile d’en attendre quelque chose, il [Zattara] a tellement menti et manipulé que même s’il présentait ses excuses, je ne suis pas sûre de pouvoir les croire. Mais on aura peut-être des explications », rapporte la jeune femme, avant de poursuivre : « Il y a eu des plaintes déposées en 2001, 2003 et 2012, on ne les a pas écoutées, comme malheureusement beaucoup de plaintes déposées pour viol en France. Il a continué parce qu’il savait qu’il s’en sortirait. Parler aujourd’hui, c’est une manière de me reconstruire : on a été réduites au silence. J’ai besoin que cette étape se passe pour entamer ma reconstruction. » Si les débats sont à huis clos, parmi les femmes, la parole se libère. « Je respecte profondément la position de la victime qui a demandé ce huis clos, notre vie privée a suffisamment été exposée. Celles qui demandent à être respectées dans leur intimité on le droit profond que cela soit respecté. Ce n’était pas mon choix, ça ne l’est toujours pas, parce que je n’ai rien à perdre, témoigne Flore P., ex-amie de Zattara. Je veux m’inscrire dans la lignée des Gisèle Pélicot et de toutes celles qui ont osé prendre la parole et m’ont donné le courage de la prendre aujourd’hui (…) on est face à un problème de société qui mérite que je sacrifie mon identité. Il est urgent que les gens prennent conscience qu’il y a un phénomène de fond qui se produit. Je connais beaucoup de personnes, ayant été proche de lui. Des femmes qui m’ont parlé, qui ne sont pas là aujourd’hui et qui ne peuvent pas pour diverses raisons porter cette parole. Je veux porter leur parole (…) on n’est pas 20, on est 40, 50, 100, 200… Quel pourcentage ose parler ? » poursuit face à la presse Flore P. « On attends de ce procès la reconnaissance de la qualité de victime de toutes nos clientes, et une forme de prise de conscience de la particularité de ce procès, qui fait résonner l’existence du caractère collectif du viol en série, qui aujourd’hui n’est pas nécessairement reconnu par le droit français », rappelait de son côté Me Marylou Diamantara, avocate de six des parties civiles en amont de l’audience. Zattara lui, encourt 20 ans de réclusion.

  • Avec l’extension du Zénibus, de 8 000 à 13 000 usagers quotidiens attendus

    Avec l’extension du Zénibus, de 8 000 à 13 000 usagers quotidiens attendus

    Marre des bouchons interminables aux heures de pointes ? Ce lundi 5 janvier, l’extension de la ligne du bus à haut niveau de service (BHNS) reliant les communes de Marignane, Saint-Victoret, Vitrolles et Les Pennes-Mirabeau a été inaugurée. Ce parcours sera désormais prolongé et la ligne dédoublée avec en moyenne un bus toutes les 10 minutes. Cette ligne permet ainsi de désengorger l’autoroute, de réduire le nombre d’automobilistes dans la zone et donc les émissions de gaz à effet de serre.

    Baptisées ZEN A et ZEN B, les deux nouvelles lignes permettront de rejoindre à l’Ouest, la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Technoparc des Florides à Marignane, et à l’Est Plan de Campagne. Ces nouvelles stations, dotées d’une accessibilité pour personnes à mobilité réduite (PMR), sont de nouvelles opportunités pour les travailleurs et les habitants. Entre 8 000 et 13 000 usagers quotidiens sont attendus.

    « On a souvent entendu dire que “Marseille en Grand” c’était beaucoup de paroles et beaucoup de promesses. Aujourd’hui ça se concrétise » se félicite le Préfet de la région Paca Jacques Witkowski. Ce Zénibus est « l’incarnation de mois de collaboration entre les collectivités locales, l’État et la métropole » s’exclame Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille-Provence, avant de souligner : « Accompagner la métropole, c’est aussi accompagner la transition écologique. » En effet, 22 de ces bus roulent au gaz naturel.

  • Mehdi Medjati se représente contre l’étalement urbain à Cabriès

    Mehdi Medjati se représente contre l’étalement urbain à Cabriès

    Déjà candidat en 2020, l’avocat né à Cabriès, Mehdi Medjati a annoncé ce dimanche sa candidature pour la mairie de la commune de Cabriès Calas. Sa liste, Préservons l’avenir est sans étiquette et sera présentée le 16 janvier à 19h au Domaine de la Guérine, dans la commune.

    « Je me représente cette année parce que j’estime avec ceux qui me suivent que les besoins réels de la commune de Cabriès Calas ne sont pas satisfaits », explique le Cabriessien de naissance.

    « Un projet commun »

    Pour cet ancien membre du PS, qui l’a quitté en 2007, la commune connaît de grands problèmes d’étalement urbain et de bétonisation. « La commune est grignotée par Plan de Campagne, avec des avancées sur le crin de verdure qu’est Cabriès ». Avec sa liste, il souhaite donc s’opposer au projet de lotissement de 300 logements, au niveau du rond-point d’action. « Ils seraient totalement déconnectés des centres de vie, ça n’aurait pas de sens ». Il s’oppose également au projet de cité des sciences, à la place du parc club de l’Arbois. « Cela enlèverait une zone tampon, et se serait une avancée de Plan de Campagne sur Cabriès », dénonce-t-il.

    Il souhaiterait cependant développer des logements pour les jeunes, qui ne s’y installent plus à cause des prix. Le candidat propose ainsi de « construire des petites unités avec du social locatif ou du social vers la propriété ». Il souhaite également revitaliser les centres de villages de Cabriès et Calas. Sa liste s’oppose aussi au projet de sortie d’autoroute à Bouc-Bel-Air qui « aggraverait les conditions de circulation à Calas, alors qu’il y a déjà des bouchons catastrophiques. » La sécurité est le dernier point central du programme. Selon le candidat « il y a eu une explosion ces dernières années des cambriolages ». Et de proposer un renforcement des effectifs de police municipale, plutôt que de la vidéosurveillance. Pour une liste que le candidat mène sans étiquette : « Parce que les personnes qui m’entourent sont de tendances très diverses mais sont fédérées par un projet qui consiste à protéger Cabriès Calas et à redonner naissance au centre du village ».

    Réunion de présentation le 16 janvier à 19h au Domaine de la Guérine.