Author: tecnavia

  • Des nichoirs installés au sommet de la Major

    Des nichoirs installés au sommet de la Major

    C’est un nichoir en bois à Faucon crécerelle, espèce d’oiseaux déjà observée à proximité de La Major ainsi que quatre gîtes en bois à destination des chiroptères, autrement dit les chauves-souris qui ont été installées à la fin du mois de décembre sur les points les plus hauts de l’édifice religieux et invisibles du grand public. La cathédrale Saint-Jérôme de Digne-les-Bains a également bénéficié de ce genre d’installations.

    Prochainement, la cathédrale Sainte-Léonce à Fréjus bénéficiera elle aussi d’installations à destination de la faune locale.

    Une mission menée depuis 10 ans par la LPO

    Ces premières installations menées en lien étroit avec la Ligue de protection des oiseaux de la région Sud (LPO Paca) font suite à un constat de l’état qui, à travers la direction régionale des affaires culturelle Provence-Alpes-Côte d’Azur (Drac Paca) a identifié que les cathédrales avec leurs hautes tours et flèches inaccessibles sont parfaitement adaptées et permettent à la faune sauvage de s’y installer.

    En 2023, la LPO a donc été missionnée pour réaliser l’étude « Biodiversité des clochers – réalisation d’un inventaire de biodiversité des cathédrales de Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Une demande qui s’inscrit dans le cadre des actions portées par l’association depuis plus de 10 ans avec le programme « Biodiversité et patrimoine bâti » et plus récemment « Nature en ville ».

    Au total, ce sont l’ensemble des sept cathédrales de la région, à savoir en plus des précédentes : la cathédrale Saint-Arnoux de Gap, la cathédrale Notre-Dame des Doms dans le Vaucluse ou encore la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-provence, dont la Drac a la gestion, qui ont fait l’objet d’un diagnostic spécifique.

    Architectes et cordistes ont mené les travaux

    Cette initiative prise par la Drac face au déclin de la biodiversité a pour objectif de permettre à des espèces menacées de trouver un refuge puisque cette dernière qui trouvait des abris dans l’architecture des bâtiment se trouve parfois menacée par des travaux de restauration des monuments.

    En ce qui concerne les travaux d’aménagement, l’entreprise de cordistes Trav’Haut qui a été à l’œuvre pour l’installation des nichoirs et gîtes sur les cathédrales aux côtés des Architectes des Bâtiments de France (ABF) qui ont opté pour des nichoirs et gîtes en bois alliant enjeux écologiques et esthétiques, sur conseil de la LPO Paca.

  • Le sando halloumi du Rosso café

    Le sando halloumi du Rosso café

    Cette semaine nous vous invitons chez Rosso, pour réaliser une recette à la fois street, qui se mange sur le pouce et savoureuse !

    Pour commencer, la veille découpez de belles tranches d’halloumi que vous faites mariner toute la nuit au frais dans de l’huile d’olive, de l’origan, des herbes de Provence et du thym.

    Le lendemain, au moment de réaliser votre recette il vous faudra prendre de belle tranches épaisses de pain de mie que vous pouvez trouver chez un boulanger. Réalisez si vous le pouvez une belle mayonnaise et un pesto maison. Pour le pesto, mélangez le basilic, les pignon, l’ail, le citron et le parmesan puis montez à l’huile d’olive. Salez et poivrez. Si vous ne pouvez pas les faire, le chef vous conseille de les acheter déjà prêts et mélangez les deux sauces pour avoir un seul et même condiment.

    Un fromage avec appellation protégée

    Coupez le concombre en rondelles et émincez l’oignon rouge et la sucrine. Au moment du montage du sandwich, passez vos tranches de pain de mie au grille pain pour ne pas que le pain ait le temps de sécher à l’air libre et ainsi durcir. Déposez une belle cuillère de mayonnaise au pesto sur les deux tranches de votre sandwich et étalez sur toute la surface du pain. Ajoutez sur l’une d’entre elles une poignée de sucrine, quelques lamelles d’oignon, deux tranches généreuses d’halloumi mariné.

    L’halloumi est un fromage chypriote qui se rapproche de la féta et est protégé par une appellation d’origine protégée depuis 2021 à l’échelle européenne. Quatre rondelles de concombre, quelques feuilles de menthe parsemées pour la fraîcheur et enfin les tomates séchées. Refermez avec une tranche de pain de mie badigeonnée de mayonnaise. Vous pouvez fermer le sandwich avec un papier spécialisé un peu comme un paquet cadeau et le couper en deux pour une dégustation plus simple le sandwich étant assez volumineux. Bon appétit !

    Il vous faudra :

    – Des tranches de pain de mie épaisses

    – Un concombre

    – De la menthe fraîche

    – De quoi faire une mayonnaise ou déjà prête

    – Du basilic, des pignons, de l’ail, du citron, du parmesan et de l’huile d’olive ou du pesto

    – Une sucrine

    – Un oignon rouge

    – Du fromage halloumi

    – De l’origan, du thym et des herbes de Provence

    – Des tomates séchées

  • Le maire Arnaud Mercier repart en campagne à Venelles

    Le maire Arnaud Mercier repart en campagne à Venelles

    C’est au Café de la Gare que le maire sortant, Arnaud Mercier, a choisi ce vendredi d’annoncer officiellement son entrée en campagne pour les municipales. Élu en 2020 avec près de 37% des voix, le maire divers droite vise de nouveau le fauteuil de premier magistrat à la tête de la liste Venelles Avenir, renouvelée « à un tiers ».

    « Pour ce prochain mandat, on s’inscrit dans la continuité et dans la volonté d’inscrire notre projet dans la durée, toujours avec la maîtrise du développement de la commune, introduit Arnaud Mercier. On cherche à accompagner cette attractivité plutôt qu’à la renforcer. »

    Françoise Weller, première adjointe, résumait ainsi, en amont de la rencontre, les trois axes structurants de la campagne : « Développement durable, attractivité, citoyenneté. » Des piliers qui composaient déjà le bilan du maire sortant, notamment à travers l’Agenda 2030, porté sur des actions durables. « Ce sont 140 actions qui ont été réalisées ou en cours de réalisation », souligne Arnaud Mercier, en précisant : « Certaines actions ne sont pas de notre maîtrise, comme la lutte pour l’ouverture de la halte ferrée, ou sur le pôle d’échanges multimodal. Mais comptez sur notre engagement et notre force pour défendre ces projets majeurs, toujours avec cette philosophie : agir en concertation permanente avec les habitants. »

    Une réunion publique est prévue le 29 janvier au soir, au restaurant des 13 Saveurs. Globalement, « la grande majorité de nos engagements a été tenue. Nous sommes même allés au-delà de ce que nous avions annoncé dans notre programme », assure le maire. Parmi les réussites évoquées : l’ouverture du pôle culturel de l’Étincelle, un bilan économique marqué par une croissance de l’emploi de 64% avec plus de 1 000 emplois créés entre 2018 et 2023, une gestion économique « rigoureuse en restructurant, en allant chercher des économies d’énergie » et une commune qui conserve sa réputation de ville « tranquille ».

  • [Portrait] Alèssi dell’Umbria,historien sans permission

    [Portrait] Alèssi dell’Umbria,historien sans permission

    La première édition date de 2006. Sans grand écho médiatique et malgré l’indifférence de l’Université, grâce au bouche à oreille des circuits militants et au pouvoir de prescription de son éditeur qui publiait alors Howard Zinn et Varian Fry, la fine maquette de cette Histoire de Marseille connut plusieurs tirages : un total de 7 000 exemplaires vendus, score rarement atteint par les auteurs de livres d’histoire et de sciences humaines.

    De nouvelles générations de lecteurs sont apparues, avides de comprendre Marseille, ici et maintenant. Vingt ans après, Thierry Discepolo, son éditeur chez Agone qui publiait courant 2024 l’enquête de Victor Collet Du taudis au Airbnb / Petite histoire des luttes urbaines a demandé à Alèssi Dell’ Umbria une actualisation de son livre qui voisine à présent les 900 pages, grâce à l’addition d’un épilogue stimulant et questionnant, titré « Ce qu’il reste à sauver ».

    La Plaine, l’OM,
    Massilia Sound System…

    Tout en confirmant sa grille de lecture, inspirée par Marx et les situationnistes, le récit d’Alèssi est ancré dans des expériences de vie qui peuvent être soit douloureuses, soit jubilantes. Son ouvrage est devenu un classique. On peut le discuter, émettre des réserves mais pour l’heure il n’a pas de concurrent, exception faite pour le livre de Jean Contrucci et Roger Duchêne édité chez Fayard. Son narrateur pense par lui-même. À 15 ans, Dell’ Umbria -un pseudonyme qui évoque en Italie la région de l’Ombrie- avait définitivement quitté l’école. Il n’a pas perdu sa verve et sa combativité des années 1980, quand il prenait le risque d’appartenir à la clandestinité du groupe libertaire Os Cangaceiros. Ses révoltes et son décentrement nettoient « les écuries d’Augias » : il refuse de s’adapter aux formatages et aux injonctions des airs du temps. Ses convictions relèvent de lectures militantes et d’observations sur le terrain. Une coriace auto-formation, les nuits sans lucioles du quartier de la Plaine, les supporters de l’OM, le rock, Massalia Sound System, les mégaphones des manifs, la libre fréquentation des stigmatisés et des relégués, un profond attachement par rapport à la langue occitane, plusieurs strates ont façonné ses outils de réflexion.

    Dell’ Umbria s’est souvenu de l’enseignement en provençal de Peire Simiand quand il a créé en 2000, avec le chanteur-compositeur Manu Theron un Centre culturel occitan qui accueille plusieurs centaines d’adhérents, l’Ostau dau Pais Marselhès, domicilié 15, rue de l’Olivier. Il place très haut Victor Gelu (1806-1885), auteur des Chansons Provençales, « chantre de la plèbe… témoin acerbe et amer de la destruction d’un mode de vie », magnifique interprète « de cette rudesse, de cette brutalité et de cette générosité qui caractérisent Marseille ». Avec une poignée d’amis, Alèssi fut aussi, au début du XXIe siècle l’un des créateurs et des dramaturges de l’intense réappropriation-invention d’une culture populaire que réveille chaque nouvelle édition de la déferlante des chars et du procès du Carnaval de Marseille.

    Marseille, « dernière ville populaire de France »

    Rétrospectivement on est sidéré, on admire les opiniâtres années de lectures et de recherches en archives, le travail de réécriture qu’Alessi Dell’ Umbria aura accompli avec ses découvreurs d’Agone, Charles Jacquier et Thierry Discepolo. On a en mains les leviers d’un ouvrage mené en solitaire, s’appuyant précisément pour ce qui concerne le récent XXe siècle sur les travaux de chercheurs comme Jean-Lucien Bonillo, René Borruey, Xavier Daumalin, Thierry Durousseau, Michel Peraldi, Marcel Roncayolo, Émile Temime et Pierre-Paul Zalio.

    Trop rapidement résumées, la thèse et la conclusion de ce livre seraient l’échec au long des siècles de Marseille, « capitale manquée » quand on la compare à Barcelone ou Naples. Les pouvoirs qui s’y sont exercés n’ont jamais compris sa « vérité qui ne ment pas », son rôle crucial de « dernière ville populaire de France » : la mairie de Gaudin et les dominants voulaient la dévitaliser, faire d’elle une zone d’attraction touristique.

    Sans pouvoir partager pleinement cet argumentaire, on comprend aisément les engagements sans concession d’Alèssi Dell’ Umbria. Sans trop d’illusions, avec un sens aigu du respect de l’intelligence collective, il s’impliqua totalement dans les luttes de l’hiver 2018 autour de la rue d’Aubagne et du mur de la Plaine.

    Aujourd’hui, comme l’indique la postface de son livre, il préfère espacer ses retours dans un quartier en voie de gentrification dont « le quotidien est désormais scandé par le ballet des valises à roulettes qui dessert les Airbnb ».

  • Coupe de France : la fin du rêve pour Istres

    Coupe de France : la fin du rêve pour Istres

    Comme pour une finale, un tour de coupe n’est réussi qu’en cas de victoire. Le FC Istres, auteur d’une belle prestation, l’a vérifié amèrement.

    Car, même s’ils semblaient plus préoccupés par leur opération maintien, les Lavalois ont fait le job. Face à une équipe istréenne courageuse, mais qui a pu constater qu’entre la Nationale 2, où elle évolue, et la Ligue 2, le fossé est large. Et quand les occasions se présentent, il faut savoir les concrétiser.

    Laval l’a fait, grâce à l’opportunisme de Trévis Dago, quelques secondes avant le repos. Après avoir connu quelques alertes sur leur but, les Mayennais prenaient donc l’avantage au plus mauvais moment. Néanmoins, il restait une mi-temps aux Istréens pour réussir l’exploit. Des Istréens qui vont pousser tout au long de l’acte II. Sans véritablement parvenir à mettre en danger la défense des Tango.

    Et comme avant le repos, Laval devait trouver une nouvelle fois la faille, encore sur une action opportuniste, conclue par Julien Maggiotti. Laval tenait sa qualification, sans avoir rien montré, aux dépens d’un FC Istres volontaire, mais en manque de finition. Et qui dit au-revoir à la Coupe de France, sans avoir à rougir de sa dernière prestation.

    Istres (N2) – Laval (L2) 0 – 2 (0 – 1)

    Stade Parsemain,

    16è de finale de Coupe de France.

    Arbitre : A. Petit.

    Buts: Dago (44), Maggiotti (68).

    Avertissements : Khechmar (22), Marre (42) à Istres, Bianda (57), Clavreul (79) à Laval.

    Istres : Matimbou – Dihad, Nkulu (Gassama, 79), Khechmar – Relange (Abergel, 74), Kadir ( c, Souaré, 89), Amir (Yara, 74), Marre – Cara (Boukéroucha, 89), Konté, Nassiri.

    Entraîneur : Z. Noubir.Laval : Hautbois – Sanna ( c ), Ouaneh, Tavares, Bianda (Pellenard, 90+2), Samb – Maddy (Vargas, 84), Mandouki (Aradj, 90+2), Benard – Maggiotti (Clavreul, 74) – Dago (Tchokounté, 74).

    Entraîneur : O. Frapolli.

  • Huîtres interdites à la vente : crise sanitaire, crise de confiance

    Huîtres interdites à la vente : crise sanitaire, crise de confiance

    À Thau, la crise est devenue une triste habitude. Fin décembre, un arrêté préfectoral tombe : la récolte et la commercialisation des huîtres, moules et palourdes issues de la lagune sont suspendues. En cause : la présence de norovirus, « après plusieurs cas de toxi-infections alimentaires collectives », précise la préfecture. La contamination serait « très probablement » liée aux fortes pluies de décembre et aux crues exceptionnelles qui ont charrié des eaux usées dans le bassin.

    Des aides nationales

    à court terme

    Sauf que cette décision, prise au cœur des fêtes, frappe une filière déjà fragilisée. 10% de la production nationale, 3 000 emplois directs et indirects : ce territoire vit grâce à la conchyliculture. Ce nouvel arrêt ressemble à une gifle. D’autant que la fermeture concerne les coquillages récoltés après le 19 décembre, et que les rappels produits, les alertes répétées et la médiatisation des « huîtres contaminées » installent la méfiance chez les consommateurs.

    Pour Fabrice Grillon, directeur du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée (CRCM), le choc est double : économique et politique. « Nous avons appris que 20 mm de pluie avaient suffi à provoquer des débordements et une contamination au norovirus », explique-t-il. Et d’ajouter : « Il y a une vraie stupéfaction. Comment, en 2026, des réseaux débordent encore ? » Patrice Lafont, président du CRCM, a indiqué avoir déposé plainte lundi 6 janvier pour « mise en danger des consommateurs » et « contamination du milieu », afin que la lumière soit faite sur l’origine de la contamination et pour « obtenir la reconnaissance du préjudice » de cette « fermeture dévastatrice ».

    La réunion de crise en préfecture, tenue le mardi 6 janvier au soir, a au moins permis d’obtenir des premières mesures. Face à la tempête sociale, l’État et les collectivités ont annoncé des aides d’urgence. Parmi elles : exonération des redevances portuaires (environ 120 000 euros), année blanche pour le traitement des déchets conchylicoles (soit 1 million d’euros), étalement des dettes fiscales, possibilité d’extension des prêts garantis par l’État sur quatre ans supplémentaires, remises gracieuses de taxe foncière, réouverture du guichet d’indemnisation lié à la malaïgue, avec barème enfin révisé. Fabrice Grillon salue la rapidité d’action : « Ces aides financières, c’est du concret, et cela va aider les entreprises à encaisser le choc. » Mais il prévient aussitôt : « L’impact ne s’arrêtera pas fin janvier. L’aide financière ne peut suffire au long terme. »

    Car l’essentiel reste sans réponse : comment éviter que cela ne recommence ? Le problème est en effet structurel. Si l’on en croit F. Grillon, les collectivités ont investi contre le risque microbiologique. Pas assez contre le risque virologique. Résultat : à chaque épisode pluvieux, la menace revient. Et derrière les chiffres, il y a des vies : producteurs ruinés, trésoreries à sec, saison gâchée. L’État promet des aides, mais la seule urgence ne peut être financière. Il faut sécuriser la production : revoir les réseaux unitaires, anticiper le pluvial, optimiser la station d’épuration, développer les unités de mise à l’abri. À l’heure où l’on subventionne à coups de milliards l’agro-industrie exportatrice, la filière de Thau demande simplement de pouvoir travailler durablement, sereinement, dignement.

    « Midi Libre » attaqué

    Lundi 5 janvier, une cinquantaine d’ostréiculteurs ont incendié le portail du siège de nos confrères de Midi Libre pour protester contre la couverture de la crise sanitaire. Le SNJ et la Sojomil dénoncent une « tentative d’intimidation » et rappellent que la critique passe par le débat, pas par la violence. F. Grillon souligne le« mal-être » de la filière et se défend d’une attaque contre la presse. Mais rien ne justifie de s’en prendre aux journalistes : la liberté d’informer reste une ligne rouge.

    A.J.

  • Appel à des « ratonnades » : le procès de F. Médina reporté

    Appel à des « ratonnades » : le procès de F. Médina reporté

    La demande de renvoi du dossier formulée par le nouvel avocat de Florence Médina ayant été acceptée, le procès en appel, qui devait se tenir ce 5 janvier devant la Cour d’appel de Montpellier, est reporté au 1er juin.

    L’Héraultaise, ex-candidate du parti d’extrême droite Reconquête d’Éric Zemmour aux législatives de 2022, a été condamnée en novembre 2024, par le tribunal correctionnel de Montpellier, à quatre mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et un stage de citoyenneté pour « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

    Au lendemain de la mort du jeune Thomas, lycéen poignardé lors d’un bal à Crépol, dans la Drôme, en novembre 2023, Florence Médina s’était exprimée en ces termes, sur son compte Facebook : « Si c’est la guerre que les racailles veulent ils vont l’avoir. Dans les années 80 il existait des ratonnades au risque de choquer on peut recommencer mais nous ne laisserons pas nos enfants se faire assassiner lâchement par des racailles en surnombre et armés. » Des propos sans équivoque dont la mise en cause s’entête toutefois à dénier le caractère raciste.

    « La mort du jeune Thomas a eu un retentissement national, qui a donné lieu à de nombreuses joutes politiques. Certaines personnalités ont jeté de l’huile sur le feu, dont madame Médina qui, c’est ce qui lui est reproché, a appelé une ratonnade, une vendetta, alors qu’une enquête était en cours et qu’on ignorait précisément qui avait fait quoi et pourquoi », dénonce Me Nicolas Gallon, avocat du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), partie civile dans ce dossier aux côtés de SOS racisme et de la Ligue des droits de l’Homme. « C’est d’autant plus grave que cet appel a été suivi d’effets, puisque des groupuscules d’extrême droite, notamment de la région montpelliéraine, se sont rendus sur place dans le quartier populaire d’où venaient les prétendus jeunes ayant commis l’assassinat, pour appeler à un tabassage », poursuit Me Gallon. Pour lui, « il est évident qu’en plus d’appeler à la vengeance privée et à la violence, ces propos sont dirigés contre les populations maghrébines. Chacun sait à quoi renvoie le terme de ratonnade. On a par ailleurs, dans ses propos, une opposition entre population française et population étrangère quand elle écrit, par exemple : “Qui va danser avec des couteaux dans les poches à part les racailles qui veulent planter du « Français » ? »

    « Les militants d’extrême droite expliquent toujours que ces procès sont des atteintes à leur liberté d’expression. En réalité c’est un discours qui permet de dire tout et n’importe quoi, de s’attaquer à quiconque et de tenir des propos racistes dans l’impunité la plus totale », dénonce l’avocat du Mrap, qui se dit confiant pour le procès en appel. Et rappelle au passage que « le parti Reconquête, auquel appartenait madame Médina, est le seul à avoir inscrit dans son programme la suppression du délit d’incitation à la haine raciale… » Zemmour ayant lui-même été condamné plusieurs fois pour provocation à la haine ou injure à caractère raciste.

  • Des rassemblements pour soutenir le peuple vénézuélien

    Des rassemblements pour soutenir le peuple vénézuélien

    Après l’agression impérialiste des États-Unis envers le Venezuela – qui a conduit à l’enlèvement du couple Maduro et des dizaines de morts à la suite de bombardements – la scène internationale semble être revenue au siècle dernier, où dominaient l’usage de la force et les logiques guerrières. Face à cette régression, plusieurs organisations* appellent à des rassemblements** dans l’Hérault, le 10 janvier. « Nous condamnons fermement l’agression américaine. C’est une menace pour la paix au niveau mondial. Nous ne voulons pas d’une nouvelle guerre mondiale dont les conséquences seraient encore plus dévastatrices que celles que nous avons connues dans le passé du fait des arsenaux nucléaires des États », soutient Alban Desoutter, de la Libre Pensée 34.

    Les arguments mis en avant par Washington – présentant Maduro comme un narcotrafiquant – pour justifier son agression ne passent pas. « Le seul but de cette agression est une captation des richesses [le Venezuela dispose du plus grand stock de pétrole au monde, Ndlr]. Une fois de plus, ce sont les travailleurs et le peuple vénézuélien qui vont se retrouver au milieu d’une guerre qu’ils ne veulent absolument pas. Deux choses sont possibles pour la CGT : la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », fait valoir Myriam Rivoire, secrétaire CGT de Montpellier. L’occasion également, lors de ces rassemblements, de réaffirmer la solidarité avec le peuple vénézuélien face à la volonté des États-Unis de mettre sous tutelle le Venezuela.

    Surtout, le comportement tyrannique de Donald Trump est dénoncé avec véhémence. « De quel droit les États-Unis se permettent de juger Maduro ? On considère Orban [le président de la Serbie] comme un dictateur. Pour autant, est-ce que ça nous donne le droit de l’enlever et de le juger sur le sol français ? », s’indigne Francis Viguié, de la Carmagnole. D’autant que Washington n’en est pas à son coup d’essai. « Si l’on compare la situation avec l’Irak en 2003, on est dans la même logique : l’invasion sans mandat des Nations unies – les États-Unis l’avaient au moins demandée – d’un pays pour s’accaparer ses ressources pétrolières. Depuis 2003, le Proche et Moyen-Orient sont profondément déstabilisés. On peut avoir les pires craintes sur l’Amérique du Sud », redoute Nicolas Cossange, secrétaire PCF de l’Hérault. Et au regard de ses dernières déclarations très atlantistes, ce n’est pas Emmanuel Macron qui fera bouger les lignes. La rue alors ?

    *Libre pensée, la Carmagnole, LDH, le Mrap, PCF, LFI, CGT, FSU, Révolution permanente, l’Après, Rencontres Marx, Jeunes communistes de France, NPA, FO, Gauche écosocialiste.

    ** à 15h à Montpellier (Place Albert-1er), à Béziers (rond point Gagarine), à Sète (place de la mairie), à Pézenas (Place de la République), à 11h à Bédarieux (devant la mairie).

  • L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’équivalent d’une ville comme Alès ! Chaque année entre 2017 et 2023, l’Occitanie qui a dépassé les 6,1 millions d’habitants, a accueilli en moyenne 46 600 habitants supplémentaires. La 3e croissance démographique (+0,8%/an) derrière la Guyane et la Corse, deux fois supérieure à celle de l’Hexagone (+0,4%/an).

    Décrypté dans la dernière étude de l’Insee, le phénomène n’est pas nouveau mais se confirme de décennie en décennie. Il s’explique par les migrations (+0,9%/an), le fait que les arrivées en Occitanie sont très supérieures aux départs. Car le solde naturel est lui désormais négatif (-0,1%/an), c’est-à-dire que l’Occitanie compte plus de décès que de naissances.

    Non sans disparités, la croissance est quasi générale. 11 départements sur 13 voient leur population croître, seuls l’Aveyron et la Lozère perdent quelques habitants (-0,1%/an). Dans les P-O (496 855 habitants, +0,8%/an) et le Gard (770 940 hab, +0,6%), la croissance est soutenue, portée par les dynamiques, parfois nouvelles, des grandes villes : Alès (46 125 habitants, +2,3%/an), Perpignan (121 616 hab, +0,2%) ou dans une moindre mesure Nîmes (151 839 hab, +0,1%).

    Deux locomotives

    Les deux locomotives régionales restent incontestablement la Haute-Garonne (second département de France le plus dynamique avec 1 471 468 habitants, +1,3%/an) et l’Hérault (1 230 289 hab, +1,2%), où le solde naturel y est aussi excédentaire, essentiellement grâce à leurs deux métropoles Toulouse (514 819 habitants, +1,2%/an) et Montpellier (310 240 habitants, +1,4%). Entre leurs universités, leurs organismes de recherche et leurs entreprises (aéronautique, informatique, tertiaire…), les deux mastodontes attirent notamment les jeunes étudiants et travailleurs. Ce n’est pas le cas de toutes les grandes villes : « La population diminue à Paris, est quasiment stable à Lyon et augmente modérément à Marseille », insiste l’Insee. La dynamique qui s’accroît à Toulouse et Montpellier s’étend aussi à leur couronne. La croissance est d’ailleurs encore plus forte dans les aires urbaines (respectivement +1,4%/an et +1,6%) que dans les villes centres.

    Signe d’un « étalement urbain » toujours à l’œuvre malgré la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, la population continue aussi d’augmenter dans les espaces ruraux périurbains, les communes rurales y étant « sous influence » des grandes villes. À l’image de Sète (45 337 habitants, +0,8%/an), d’Alès (46 125 hab, +2,3%) ou de Frontignan qui ont inversé leur tendance passée à la décroissance ou à la stabilité, « la population est plus nombreuse dans la quasi totalité des communes de plus de 20 000 habitants ». La hausse reste soutenue mais ralentit à Béziers (81 545 habitants, +0,9%/an) ou Narbonne (57 587 hab, +0,9%). Enfin, en raison des migrations, l’attractivité se renforce aussi dans les espaces ruraux non périurbains (+0,8%/an).

    « En Occitanie, la population augmente dans la quasi totalité des villes de plus de 20 000 habitants »

  • « Pour 2026, nous souhaitons lucidité, espoir et ambition »

    « Pour 2026, nous souhaitons lucidité, espoir et ambition »

    La Marseillaise : Que souhaitez-vous aux Gardois pour 2026 ?

    Frédéric Deschamps : En trois mots, je dirai : lucidité, espoir et ambition. Lucidité parce qu’entre Gaza, la guerre en Europe et ce qui vient de se passer au Venezuela… le contexte national et international est très inquiétant.

    Espoir, parce que nous souhaitons travailler un maximum autour de la solidarité et lutter contre toutes les formes d’austérité à l’heure où les milieux financiers entreprennent une grosse offensive.

    Et puis Ambition, parce qu’il faut proposer un autre type de société, et sortir de cette conception du profit à tout prix. Même si notre présent déchante, on n’a pas renoncé aux lendemains qui chantent.

    À quelques semaines des élections municipales, dans quel état d’esprit êtes vous ?

    F.D. : On veut fédérer la gauche partout où c’est possible. C’est notre travail. A Nîmes et à Alès, nous avons des ambitions politiques importantes. Et il y a pas mal de communes où des maires communistes ou apparentés devraient être élus. Dans le Gard, nous sommes une force qui est offensive et conquérante, mais pas pour nous… Pour être utile et pour empêcher l’extrême droite de prendre le pouvoir.

    Un peu partout l’extrême droite gagne du terrain et sa violence explose. Comme au Prolé d’Alès, en mai dernier. Est-ce que ça a un impact sur la manière de militer aujourd’hui ?

    F.D. : Il y a eu deux événements majeurs ces derniers mois. Depuis les dernières législatives, les six députés du Gard sont d’extrême droite, et ça c’est un premier choc. Ensuite, l’attaque du Prolé, à Alès, nous montre la manière dont l’extrême droite et sa nébuleuse se révèlent. Ils se sont permis des choses qu’ils ne se seraient pas permis avant. Ils ont voulu frapper ceux dont ils savent qu’ils sont leurs opposants fondamentaux. Ce n’est pas un hasard s’ils s’en sont pris à Alès, qui a une tradition antifasciste ancienne. Mais nous avons décidé de ne laisser aucune concession sur le combat d’idée avec l’extrême droite. Ces événements ont renforcé notre détermination, et nous ont poussé à en faire un axe central de noter politique.

    Je ne pense pas que notre manière de militer changera après tout ça. On ne s’est jamais caché, on continue de militer à la vue de tout le monde. On ne nous intimidera pas !

    Propos recueillis par P. B.

    La fédération gardoise du Parti communiste prononcera ses vœux
    le samedi 10
     janvier, à 11h au Prolé d’Alès.