Author: tecnavia

  • « Renouveau pour Sanary » en appelle au débat public

    « Renouveau pour Sanary » en appelle au débat public

    « Le Premier ministre, menacé de censure, n’écarte pas la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale et demande au ministère de l’Intérieur d’envisager d’éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales », rappelle le candidat de Renouveau pour Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF). La tête de liste des progressistes met en garde contre une telle décision, qui « ne ferait que brouiller d’avantage les enjeux respectifs de ces deux importants scrutins ».

    « Je tiens à exprimer mon total rejet d’une telle solution que rien n’impose », insiste-t-il, en pointant que si elle devait s’appliquer, cela ne ferait que « troubler encore plus la perception que nos concitoyens ont déjà des affaires publiques ». Alors qu’au contraire, « tout devrait être fait pour réconcilier les électrices et les électeurs avec la politique ».

    L’occasion, aussi, d’appeler ses concurrents à la raison en œuvrant en ce sens. Et cela commence par « s’attacher à ne pas transformer les campagnes électorales en batailles de chiffonniers ». C’est-à-dire, « en respectant des règles éthiques, en favorisant les confrontations d’idées et non les invectives ».

    C’est à ces fins, que « Renouveau pour Sanary » propose que soit organisé, pourquoi pas au théâtre Galli, un débat public qui rassemblerait les six prétendants à la mairie, afin de confronter les points de vue de chacun sur la meilleure gestion de la ville.

  • La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    Dans ses vœux pour 2026, Yves Pellegrino, secrétaire de la section du PCF de La Garde-Le Pradet, est revenu sur le contexte international en dénonçant le comportement impérialiste du président des États-Unis.

    Et de pointer, plus globalement, « un nouvel ordre » guidé par « un libéralisme fascisant » présent déjà dans de nombreux pays. Avec une extrême droite montante qui exacerbe les peurs, le repli sur soi et donc « le rejet de l’autre » quel qu’il soit. Tout cela en jouant sur les divisions, du salarié contre le chômeur ou de la campagne contre la ville.

    « Apporter des réponses »

    « À chaque crise profonde, une même logique revient : trouver un bouc émissaire », rappelle Yves Pellegrino. Ce qui se traduit par irruptions brunes qui ne sont pas dues au hasard, mais par un mécanisme de survie du système libéral qui s’emploie à rediriger la colère des peuples vers d’autres cibles que lui-même.

    L’occasion de cibler entre autres Nicolas Salsou, l’ancien directeur de cabinet du LR Jean-Louis Masson, qui brigue aujourd’hui le poste de maire de La Garde avec l’investiture du Rassemblement national, en tentant comme ailleurs de mettre au second plan ce soutien pour ratisser large. « Les portraits de Jordan Bardella et Marine Le Pen, sur son compte Facebook, ne laissent pas place à l’ambiguïté », insiste Yves Pellegrino.

    « Les communistes ont choisi le rassemblement le plus large pour battre l’extrême droite dans nos villes de La Garde et Le Pradet », ajoute-t-il. Et de conclure : « La meilleure façon de mettre en échec le RN et ses alliés, c’est d’apporter des réponses aux attentes du monde du travail et aux citoyens, que ce soit en matière de logement, de santé ou de pouvoir d’achat. »

  • La majorité Gazay perd une nouvelle adjointe à Aubagne

    La majorité Gazay perd une nouvelle adjointe à Aubagne

    L’hémorragie continue. Elle s’accélère, même. Dans la majorité du maire (LR) Gérard Gazay, une nouvelle démission vient d’être rendue publique. Lundi, Hélène Julien-Tric, adjointe au maire déléguée aux seniors de 2014 à 2020, puis mise au placard à partir de 2021, a démissionné et décidé « d’apporter son soutien à la liste conduite par Giovanni Schipani (SE) pour les élections municipales », se réjouit, dans un communiqué, ce dernier. De son côté, Hélène Julien-Tric confie, à propos du candidat : « C’est quelqu’un d’accessible, chaleureux. Il a un côté très humain qui nous relie profondément. »

    Adjointe lors du premier mandat de Gérard Gazay, elle s’est vue retirer sa délégation « sans explications », affirme-t-elle, lors du deuxième mandat. « Soi-disant j’avais mauvais caractère… Pourtant, tout se passait très bien, avec l’administration, avec mon équipe. » Puis elle est placée sur une voie de garage. « Cela m’a beaucoup affectée, ce côté insidieux, inhumain. On peut ne pas s’entendre avec les gens, mais on s’explique, on ne fait pas de coups bas », pose-t-elle. En rejoignant le candidat Schipani, elle aimerait bien, s’il était élu, « poursuivre le travail qui avait commencé à être fait pour lutter contre l’isolement des seniors », évoque la septuagénaire.

    « Pas une girouette »

    La démission du conseil municipal de Valérie Morinière, thérapeute, date d’août 2023. Approchée par l’équipe de Gérard Gazay, elle est d’abord, de 2014 à 2020, conseillère municipale à la vie associative. Lors du deuxième mandat du maire (LR), elle prend du grade. Elle devient adjointe aux Affaires sociales, à la solidarité, déléguée aux seniors, aux Maisons de quartier, supervise les délégations « femmes, handicap, santé ». Jusqu’à en perdre sa propre santé. Aussi décide-t-elle, même si le choix est difficile, de « tout stopper net ». Sa démission a été le fait « d’un faisceau de circonstances, le manque de reconnaissance de Gérard Gazay pour le travail accompli. Son manque de considération. Une pression importante sans avoir de soutien logistique. Le maire me laissait m’épuiser… », retrace-t-elle. Aujourd’hui cependant, elle dit « ne pas du tout être dans la colère, ni la revanche ». Elle assure : « Moi qui suis Aubagnaise, j’ai à nouveau envie de m’impliquer pour ma ville, pour la qualité de vie. »

    D’abord approchée par Jeannine Levasseur, candidate aux municipales, elle-même démissionnaire de son poste d’adjointe en novembre, Valérie Morinière lui a emboîté le pas. « Mais je me suis aperçue qu’on n’était pas compatible. » Elle « roule » désormais pour le candidat (SE) Mohammed Salem, qui fut lui-même adjoint à la santé de… Gérard Gazay. « Je ne suis pas une girouette, lance Valérie Morinière. Mais je n’allais pas à nouveau avaler des couleuvres avec Jeannine Levasseur, comme je l’ai fait avec Gérard Gazay… Je me sens à ma place dans l’équipe de Mohammed Salem. Les projets sont bien ficelés, et financés », évalue-t-elle.

  • Christophe Argain se lance dans la course à la mairie à Coudoux

    Christophe Argain se lance dans la course à la mairie à Coudoux

    Jusqu’ici, Guy Barret, maire sortant de cette commune de presque 4 000 habitants sur 1 200 hectares, n’avait pas de concurrence pour sa réélection. C’était sans compter l’annonce de la candidature de Christophe Argain (SE), conseiller municipal actuel de la mandature de Guy Barret. « J’attendais la position officielle de Guy Barret pour m’annoncer (…). Je me demandais s’il laisserait quelqu’un de plus jeune prendre la place, mais c’est lui qui resigne pour six ans », explique Christophe Argain.

    À la tête de la liste « Pour Coudoux avec vous », liste « apolitique qui n’est pas encore complète, j’en suis à 14 personnes », le quinquagénaire, gestionnaire de stock en pharmacie, se sépare donc de Guy Barret et s’en explique. « Je trouve que là, on s’enterre un peu, estime Christophe Argain. Guy Barret brigue son quatrième mandat, avec quasiment la totalité de son équipe, mais qui est très vieillissante. Lui a 75 ans, son premier adjoint en a 80. On n’est plus sur une vision dynamique d’un village (…). Cela joue sur une vision globale du village, j’ai l’impression qu’on est plus gérés par un majordome qui aurait une grosse propriété que par quelqu’un de visionnaire qui voudrait modifier de façon pérenne le village (…). Guy Barret est un bosseur, c’est indéniable, mais je pense pouvoir apporter quelque chose de plus dynamique. Je ne me sentais plus à l’aise dans la liste. »

    Réunions à venir

    Il y a bien quelques adjoints de la majorité que Christophe Argain aurait voulu récupérer, « mais qui sont trop fidèles ». Sa liste sera donc composée de « nouveaux Coudoucens », indique le candidat; arrivé « tout-petit » dans le village, qu’il quitte à l’âge de 26 ans pour des « raisons professionnelle ». Si Christophe Argain habite sur Aix, il conserve le domicile familial, qu’il loue. Lui débarque en politique en 1995, inscrit sur une liste centre-droit, menée par France Geoffrey, qui n’avait pas remporté les élections. « J’ai aussi participé à pas mal de campagnes en externe pour les premières de Maryse Joissains, notamment », précise le candidat. Jusqu’à rallier la liste de Guy Barret. Mais pour Christophe Argain, il y a désormais un « tissu économique à revitaliser, un renouveau à faire, un appui différent sur la communication et les associations notamment ».

    Sur l’environnement, pourquoi ne pas « planter utile » en concertation avec le conseil municipal des jeunes, replanter des arbres fruitiers pour alimenter le circuit court, mettre en place un « bail à fermage »... « Pas d’augmentation » des impôts, en revanche, « il y a un développement économique à faire et là-dessus, on y travaille, notamment une zone d’activité économique ». Sur le logement, social notamment, « on fera du mieux qu’on peut avec le moins qu’on a (…). L’objectif est d’utiliser les terrains dont on dispose, mais nous n’en avons plus. Si ce n’est, pour faire du mitage… »

    Autant de projets qui devraient être présentés au cours de diverses réunions publiques, que nous annoncerons ici.

  • Démarche de « prévention » dans les lieux publics de Gardanne

    Démarche de « prévention » dans les lieux publics de Gardanne

    La mesure avait été annoncée lors du dernier conseil municipal, jeudi dernier. Après l’incendie mortel survenu le soir du Nouvel An dans un bar de nuit à Crans-Montana, en Suisse, le maire sortant Hervé Granier (LR) a annoncé proposer des mesures « préventives » dans les établissements aptes à accueillir du public.

    « J’ai demandé à ma direction générale des services (DGS) d’organiser, avec les services concernés, des visites préventives dans les établissements non soumis aux commissions de sécurité dans notre ville et qui, potentiellement accueillent du public, présentait le premier magistrat de la commune. Cette démarche a pour objectif d’accompagner les gérants ou les propriétaires et les conseiller en termes de sécurité, d’évacuation et d’accueil du public. »

    Les tournées dans ces établissements devraient démarrer dès la semaine prochaine, en collaboration avec les forces de l’ordre de la commune et les techniciens de la Ville notamment. Les lieux concernés peuvent à la fois être des établissements dans des « zones commerciales » comme des restaurants, souvent habilités à être privatisés. « On est uniquement dans une démarche de prévention, ce n’est pas une démarche de répression, cela concerne de 5e catégorie [établissement recevant du public de petite capacité : il accueille en général moins de 200 personnes selon l’activité, Ndlr], qui ne sont pas soumises à ce type de contrôle, indique la Direction générale des services. On se met à disposition [des tenanciers] pour apporter des éléments réglementaires, techniques, répondre à leurs questions… La démarche est volontaire. »

  • [Entretien] Alain Hayot : « La gauche est la seule alternative »

    [Entretien] Alain Hayot : « La gauche est la seule alternative »

    La Marseillaise : Dans quel contexte se tient cette conférence ?

    Alain Hayot : Les mouvements d’extrême droite, nationalistes, autoritaires, xénophobes se développent encore plus aujourd’hui à l’échelle du monde depuis l’élection de Donald Trump. Cette ascension que certains – ce qui n’est pas mon cas – qualifient d’irréversible, concerne aussi notre pays et notre région. La Marseillaise a publié un sondage sur Marseille qui montre que le Printemps marseillais et le candidat du RN sont au coude à coude, ce qui représente un danger considérable.

    Quels sont ces mouvements et comment se développent-ils ?

    A.H. : À l’échelle de la mondialisation, aujourd’hui, on voit émerger et se développer des mouvements d’extrême droite, nationalistes, qui ne se ressemblent pas tous, mais ont des traits communs. Ils s’appuient sur une histoire récente, celle du XXe siècle et du développement du fascisme avec des caractéristiques nouvelles, contemporaines. Par exemple, le fait qu’ils sont portés par des forces politiques à la fois de droite et d’extrême droite, des mouvements religieux intégristes, des courants culturels réactionnaires. Ils sont dans une logique totalement xénophobe en s’opposant violemment à toutes les immigrations, d’où qu’elles viennent.

    De plus, ils rallient des pans entiers des oligarchies financières, dont l’alliance avec les mouvements d’extrême droite est reconnue par tout le monde. Aussi, ils prônent la démolition de la démocratie, des politiques sociales et publiques, ainsi qu’un autoritarisme exacerbé avec un culte du chef ou de la cheffe d’ailleurs, comme Giorgia Meloni en Italie. Enfin, ils travaillent énormément sur les imaginaires et mènent une véritable guerre culturelle qui valorise un passé complètement mythifié, totalement réactionnaire, qu’ils réécrivent d’ailleurs. Ils développent un imaginaire qui rejette la science, la connaissance, la création et charrient les pires poncifs, racistes, sexistes, populistes. C’est un mouvement que l’on peut qualifier de trumpiste aujourd’hui, parce qu’ils s’incarnent beaucoup dans l’idéologie, la symbolique, les idées portées par Donald Trump.

    Cette bataille culturelle est menée dans les médias ?

    A.H. : Aux États-Unis, c’est Musk qui a mis la main sur les réseaux sociaux. En France, c’est Vincent Bolloré, Bernard Arnault et d’autres milliardaires qui ont mis la main sur les moyens d’information. On a longtemps cru que c’était pour y faire de l’argent. En réalité, c’était pour mener une véritable guerre culturelle destinée à faire en sorte qu’aujourd’hui, on pense qu’il est possible de revenir en arrière. Ils ont développé des imaginaires de la peur qu’ils entretiennent : peur des immigrés, des autres, de l’avenir, du social, du progrès, etc.

    Le capitalisme financiarisé et mondialisé sent très bien qu’il a des adversaires redoutables et qu’il peut se retrouver aujourd’hui mis en cause. Leur riposte a été faite de manière intelligente en considérant que la question politique et culturelle était essentielle. Regardez Philippe De Villiers et Pierre-Édouard Stérin, ces gens-là passent leur temps à nous répéter que c’était mieux avant. C’est un passé qu’ils ont complètement reconfiguré, fantasmé. Le trumpisme à l’échelle mondiale, c’est un peu le baroud d’honneur d’un monde qui veut éviter d’être changé. Ils veulent tout faire pour empêcher ce changement et se battent comme des lions. En face, nous ne sommes pas à la hauteur, mais nous pouvons l’être.

    Vous estimez que cette ascension de l’extrême droite n’est pas « irréversible ». Comment la combattre ?

    A.H. : Rien n’est réglé d’avance. Le bouquin que j’ai écrit s’appelle Le sursaut. Nous avons pu lutter contre les fascismes et nous pouvons lutter contre tous les trumpismes. Aux États-Unis, l’élection de Zohran Mamdani à New York et la série de mouvements qui ont lieu un peu partout contre la politique migratoire de Trump le prouve. En France, le mouvement social est très important. Les sondages attestent que notre imaginaire reste profondément progressiste avec des valeurs de solidarité, écologiste, féministe, antiraciste, démocratique et pacifiste. L’effondrement du macronisme et de la droite classique fait que la gauche est la seule alternative à l’extrême droite. La gauche a les moyens de pouvoir redresser la tête à condition qu’on mène la bataille culturelle, rassemble toutes les forces politiques associatives, sociales, culturelles et qu’on opère le sursaut nécessaire.

     Face aux nouveaux monstres : le sursaut. Pour faire reculer l’extrême droite ». Aux éditions l’Humanité

  • Martigues : la campagne électorale se joue aussi à Notre-dame-des-Marins

    Martigues : la campagne électorale se joue aussi à Notre-dame-des-Marins

    La sortie d’école a une saveur particulière mardi après-midi, pour les élèves de la maternelle Di Lorto. Une saveur de chocolat même, pour ceux qui se sont arrêtés un instant devant la table des partisans du maire sortant, Gaby Charroux (PCF), en pleine campagne pour les élections municipales dans le quartier de Notre-Dame-des-Marins.

    Les habitants venus au contact des militants ont des choses à dire. Nassim, avec sa fille au bras, attend avec impatience « la rénovation des appartements », promise par le bailleur 13 Habitat pour 2027, et pour laquelle la Ville a participé à hauteur d’un million d’euros, en 2019. Le maire était d’ailleurs présent à la réunion avec le bailleur et les habitants, fin décembre.

    Valérie Martos, militante associative et politique ayant vécu plusieurs années dans le quartier, en fait son argumentaire. « Je dis aux gens qui ont froid, qui ont des problèmes dans leur logement, de ne pas se tromper de cible. J’insiste sur la présence du maire et de ses élus, surtout lors du problème avec le bâtiment KM. Les frigos puants jetés par-dessus les balcons avant la destruction, c’est pas la Métropole ni le bailleur qui les ont enlevés, c’est la Ville ! », rappelle-t-elle.

    Services rapides

    Une autre habitante, profitant d’un chocolat chaud avec sa fille Sofia, fait remarquer que « sur le quartier, on a appelé plusieurs fois la Ville pour des soucis de propreté ou pour des branches sur le chemin de l’école. Ça a toujours été fait rapidement ».

    Arrivée il y a 4 ans, Héloïse Dyot n’avait « pas connaissance » de la politique martégale. Mais, à peine arrivée, « le centre social est venu nous chercher. Ça fait du bien de rencontrer des gens, sortir de la maison et de ne pas être seule quand on est enceinte », se souvient-elle. Héloïse Dyot s’estime « très contente » d’être venue à Martigues, au regard du « peu d’activités » dans son ancien quartier.

  • Matraques et bombes lacrymo pour les agents de la RTM

    Matraques et bombes lacrymo pour les agents de la RTM

    Des armes non létales, mais des armes tout de même. Comme annoncé voilà près d’un an, la présidente de la Métropole, Martine Vassal (DVD) a officiellement équipé ce mardi 13 janvier les agents du Groupement d’assistance et de protection (GAP) de la RTM de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Seuls 9 des 99 traminots de cette brigade dédiée à la sécurité ont pour le moment été formés, par une agence composée d’anciens militaires nous précisera Christian, membre du GAP depuis sa création en 2022, qui insiste sur le côté dissuasif et de médiation de sa mission.

    Mais tout devrait aller très vite se félicite l’élue, déjà satisfaite que tous bénéficient déjà de caméras piétons depuis le 19 décembre. De quoi réduire de 40% les incivilités à leur égard et lutter contre le fameux « sentiment d’insécurité ».

    Surtout, la candidate à la mairie de Marseille a vu là une belle occasion de pilonner sur son thème favori. « C’est une belle séquence qui renoue avec la façon de faire de la politique, avec ma majorité et mes élus, quand nous faisons des promesses, nous les tenons », martèle-t-elle, quand « la sécurité est la première de nos libertés ». Et de préciser qu’il aura « fallu se battre » pour obtenir les habilitations tant convoitées, où le soutien de « deux ministres très engagés, Bruno Retailleau et Philippe Tabarot » aura permis d’aboutir.

    Un continuum de sécurité

    En attendant les métros climatisés cet été, on saura que les agents du GAP pourront désormais dégainer s’ils jugent que leur intégrité physique ou celle des voyageurs est menacée, précise Catherine Pila, présidente de la RTM.

    Également présent, le préfet de région, Jacques Witkowski, satisfait. « Un pas vient d’être franchi, vous entrez de plain-pied dans le continuum de la sécurité », résume-t-il, considérant « vain d’opposer les forces de sécurité les unes aux autres ». Pour lui, « il faut plutôt les additionner », chacun « à sa place ». Car police nationale et CRS sont déjà présents sur le réseau. Et « les résultats sont bons » affirme-t-il, taclant Benoît Payan, maire DVG de Marseille et candidat à sa succession, qui n’a de cesse de réclamer des moyens : « Comme quoi avec 40 policiers en ville, on arrive encore à faire des choses ! » Et qu’on ne voit pas là le morcellement d’une activité régalienne de l’État. « On ne répond pas toujours aux questions de sécurité par plus d’effectifs », assène le préfet. Il prône l’utilisation de « moyens modernes » comme les caméras de rues, considérant « le débat d’atteinte à la liberté individuelle » éteint quand elles sont devenues « un élément de fiabilité de la sécurité du quotidien » et que « les concitoyens appellent à avoir encore davantage ». L’ex-gendarme Witkowski assume son côté répressif, « désolé, mais on ne se refait pas », avec du Audiard : « Quand on négocie avec un 11.43 en pogne, on est nettement plus crédible. »

  • Les parents d’élèves mobilisés à l’école Révolution à Marseille

    Les parents d’élèves mobilisés à l’école Révolution à Marseille

    Depuis le 5 janvier, l’école élémentaire Révolution Jet d’Eau (3e) est privée de chauffage et subit des coupures d’électricité. Face à cette situation, les parents d’élèves ont organisé un blocage devant l’école, ce mardi à 8h30, pour alerter les pouvoirs publics de l’urgence des réparations. « Actuellement, la température au niveau des classes est de 10 degrés. Les enfants vont avec l’école avec deux manteaux, des pulls, des écharpes et des bonnets. Ce ne sont pas de bonnes conditions pour éduquer nos enfants », regrette une déléguée des parents d’élèves. « On nous dit que le chauffage est réparé, mais deux jours après, ça resaute : le problème, c’est qu’il n’y a pas de suivi », ajoute une enseignante à temps partiel.

    Les chaudières « réparées jeudi »

    « Le chauffage, c’est la goutte de trop. En mars, il y avait déjà eu l’effondrement du mur entre le Comptoir de la Victorine et l’école. Les éboulements n’ont pas encore été dégagés, les issues de secours sont encombrées. S’il arrive quelque chose à nos enfants, les pompiers ne pourront pas intervenir », se désole une maman.

    Le député (LFI) Sébastien Delogu, candidat à la mairie de Marseille, était présent lors de cette mobilisation. « Malgré de nombreuses sollicitations auprès de la mairie, les parents d’élèves sont restés sans réponse », affirme Alladine Salim, militant LFI dans les 2e et 3e arrondissements.

    Contactée par La Marseillaise, la municipalité assure que « les chaudières seront définitivement réparées jeudi grâce à une nouvelle intervention des techniciens ». Concernant le mur, « les travaux du fond de parcelle ont été effectués », mais « la cour reste fermée aux élèves dans l’attente de l’installation d’un garde-corps définitif ».

  • Cette année, le recensement concerne 400 000 logements dans la région

    Cette année, le recensement concerne 400 000 logements dans la région

    Ce jeudi s’ouvre le recensement de la population en région Paca. Une démarche conjointe réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et les communes. Depuis 2004, le recensement est cyclique. Chaque année, seule une partie des communes est recensée : 1/5e des communes de moins de 10 000 habitants et 8% de celles de plus de 10 000 habitants. Les éléments clés de cette campagne ont été présentés, ce mardi, par les responsables de l’Insee.

    Les personnes concernées, en 2026, doivent suivre une procédure simple. « Un agent recenseur, mandaté par le maire et muni de sa carte officielle, vient remettre en main propre un code d’accès au questionnaire en ligne, au domicile des personnes ciblées par l’étude. Un questionnaire papier est toujours possible sur demande. Si les habitants sont absents, le recenseur dépose la fiche dans la boîte aux lettres. Le questionnaire se remplit en 15 minutes sur le site le-recensement-et-moi.fr », détaille Virginie Besson, responsable de la division recensement au sein de l’Insee Paca.

    L’étude se clôturera le 14 février pour les communes de moins de 10 000 habitants et le 21 février pour celles de plus de 10 000 habitants. En France, 5 millions de logements sont recensés, cette année, dont 400 000 en Paca et 38 400 à Marseille.

    à quoi sert le recensement ? « Les données relevées, c’est-à-dire le décompte de toutes les personnes qui habitent sur le territoire français, permettent notamment aux décideurs politiques de mieux connaître la population et répondre au mieux à ses besoins sur un territoire donné. Par ailleurs, elles sont le point de départ d’autres enquêtes statistiques », répond Virginie Besson.

    Logements chauffés

    au fioul en Paca

    Par exemple, une nouvelle étude de l’Insee est parue, ce mardi, sur les logements chauffés au fioul en Paca, sur la base des données du recensement 2023. L’enquête est majeure, notamment sur le plan environnemental, dans une région de 5 219 000 habitants dont le rythme de croissance accélère (+0,6% en moyenne entre 2017 et 2023). En effet, le fioul est le combustible de chauffage le plus polluant. Aujourd’hui, dans la région, 7,5% des résidences principales sont chauffées par ce combustible (182 000 logements).

    Ce mercredi, l’Insee organise une rencontre auprès de la population au World trade Center, à Marseille