Author: tecnavia

  • Les jeunes basketteurs marseillais ont impressionné le monde de la NBA

    Les jeunes basketteurs marseillais ont impressionné le monde de la NBA

    Après avoir participé au camp NBA à Paris l’année passée, les jeunes basketteurs du Smuc et du MBM ont été convié à celui organisé à Berlin cette semaine, quelques jours avant le match délocalisé entre les Orlando Magic et les Memphis Grizzlies. « C’est une opportunité pour nous de pouvoir recevoir des conseils de joueurs qui ont connu le plus haut niveau et savent comment y arriver », souligne Stanley Adee, l’un des minots qui a pu être coaché par le pivot brésilien Paolo Prestes, drafté en 2010 par les Minnesota Timberwolves, et par Julius Nwosu, ancien champion de France avec Pau-Orthez, également passé par le CSKA Moscou, le Panathinaikos et les San Antonio Spurs. « Les jeunes de Marseille ont marqué les esprits durant ce camp », s’est réjouit l’ex-international nigérian, fier d’avoir pu prendre en charge les protégés de Mickaël Piétrus, co-président du Smuc et ancien coéquipier d’Nwosu lors de son année rookie à Pau.

    Expérience unique

    « Dans ma position, c’est ma responsabilité de rendre possible à ces jeunes Marseillais la possibilité de faire part d’un camp NBA », note l’ancienne vedette des Orlando Magic, présent à Berlin comme ambassadeur de la NBA. D’autres légendes de la grande Ligue ont rendu visite aux apprentis basketteurs, comme Detlef Schrempf et Malik Rose. « Ce sont des expériences comme celles-ci qui alimentent l’inspiration de ces jeunes. Après, la balle est dans leur camp pour atteindre leurs objectifs », conclut Raoul Ramdine, manager du Smuc basket.

  • Aubagne glane un point dans le temps additionnel

    Aubagne glane un point dans le temps additionnel

    Un point qui doit faire le bonheur du club d’Aubagne Air Bel. Menés au score une bonne partie de leur rencontre face au Paris 13 Atletico, les Aubagnais ont égalisé dans les derniers instants par Mokrane Bentoumi. Un match nul obtenu au forceps.

    Les locaux ont d’abord tenté de prendre le match à leur compte dans le premier quart d’heure de jeu. Leur qualité technique était supérieure à leurs adversaires, ce qui a amené plusieurs occasions, dont une majeure. À la réception d’un centre flottant, Adem Tafni a placé sa tête mais le ballon a été poussé en corner par un défenseur (10e). Quinze minutes plus tard, Djamal Berrahba a fait en sorte de se placer face au but et a décoché une frappe à bout portant, bien sortie par le gardien burkinabé des hommes de la Capitale. Ensuite, la dynamique s’est légèrement inversée. Paris 13 a envoyé des longs ballons dans les trente mètres et s’est montré dangereux sur coups de pied arrêtés. Ottman Dadoune a fini par ouvrir le score peu avant la pause, d’un tir à l’entrée de la surface. Le SCAAB est rentré aux vestiaires en étant mené.

    Bentoumi héros du soir

    Les tuniques vert pomme ont été revigorées par cette ouverture du score dans un bon timing. De la pression posée sur Aubagne – Air Bel et plus de relâchement dans leurs offensives. En témoigne cette reprise de volée de plus de 25 mètres, boxée des deux poings par Jordan Gil (50e). Le manque d’efficacité des Aubagnais aurait pu être le symbole de cette rencontre. Entrer dans la surface survenait souvent, mais se mettre en position de marquer, c’est ce qui a pêché pour les hommes de Gabriel Santos.

    Devant les quelques centaines de spectateurs du stade de Lattre-de-Tassigny, Paris 13 Atletico a longtemps cru tenir sa victoire sur la plus petite des marges. L’entrée en jeu du feu follet Mokrane Bentoumi a changé les choses. Dangereux sur chaque touche de balle, l’ailier de 20 ans a fini par trouver une minuscule faille à la 92e minute. Scènes de liesse sur le banc local, le SCAAB a arraché un point, finalement presque inespéré. Ce match nul leur permet de rester 5e, à 2 points du barrage pour la montée.

    Aubagne 1 (0)

    Paris 13 1 (1)

    17e journée de National

    Stade de Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Maxime Jamet

    Buts : Dadoune (39e) ; Bentoumi (90+2)

    Aubagne : Gil – Abdallah, M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani – Rocchia, Chaban, Hamek – Tafni, El Kaddouri, Berrabha

    Entraîneur : Gabriel Santos

    Paris 13 : Sanou – Temanfo, Diarra, Ecuele Manga, Poha, Traore – Castro, Cisse, Donat – Fage, Dadoune

    Entraîneur : Arlesio Coehlo

  • Rugby : le coup de maître des Provençaux à Nevers

    Rugby : le coup de maître des Provençaux à Nevers

    Jusque-là invaincus à domicile, les joueurs de la Nièvre ont explosé face aux Aixois. Ces derniers ont rapidement pris le match à leur compte avec trois essais dans la première période. 21 points d’écart à la pause et Nevers muet très longtemps. Largués, les locaux ont encore encaissé pour finalement s’incliner 45 à 10. Un match sans doute au-delà des espérances pour Philippe Saint-André, tant la tâche s’annonçait difficile avant la rencontre. Provence se replace 2e de Pro D2 et accueille Aurillac vendredi prochain.

  • Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Avec 8 défaites en 9 matches de championnat (10 en 12 matches toutes compétitions confondues), et des classements peu flatteurs (9e sur 10 en championnat, 5e de la poule en Champions Cup), Gloucester a connu une première partie de saison compliquée. Le quart de finaliste de Challenge Cup l’année dernière peut ainsi sembler, sur le papier, à la portée du RC Toulon si celui-ci parvient enfin à montrer un autre visage hors de ses bases. Mais les hommes de Pierre Mignoni ne partiront la fleur au fusil : « Ce sera encore un match très dur. C’est une équipe très jeune qui joue énormément et met beaucoup de rythme dans ses matches. Il va falloir bien défendre, ne pas trop leur laisser le ballon non plus car c’est une équipe dangereuse », prévient l’entraîneur varois.

    Kyle Sinckler, qui connaît bien cette équipe pour l’avoir souvent affrontée dans le championnat anglais, est du même avis : « Ils ont beaucoup de talent et de potentiel, surtout derrière. Devant, ils ont de bons joueurs comme Val Rapava-Ruskin. J’ai joué contre lui de nombreuses fois, c’est un très bon joueur de mêlée. C’est une très bonne équipe dans ce secteur. Ils ont probablement été dans le dur sur quelques matches, mais on ne les sous-estime pas, et on leur montre beaucoup de respect. » Il ne faudra pas trop en montrer non plus, car le RCT « n’a pas le choix », comme le rappelle Mathis Ferté : il faut gagner, et par la même occasion, enfin mettre un terme à la mauvaise série à l’extérieur.

  • Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Avant cette 4e et dernière journée de Champions Cup, le RC Toulon n’a que deux certitudes : il ne finira pas dernier, ni premier de la poule. Après avoir manqué le bonus de peu face au Munster, il aurait fallu un improbable match nul non-bonifié entre Bath et Edimbourg pour encore espérer jouer la 1ère place, qui lui aurait offert le luxe, comme l’an dernier, de recevoir en huitième, puis en quart de finale. À défaut, il se contentera largement, en cas de victoire, d’une 2e place qui lui permettrait de débuter les phases finales à Mayol. « On veut se qualifier, c’est un de nos objectifs de début de saison. Il faut le faire. On a notre destin en mains pour la 2e place », annonce Pierre Mignoni. Mais s’il venait à perdre sans prendre de point de bonus, il aurait de fortes chances d’être éliminé et reversé en Challenge Cup (sauf en cas de nul non bonifié entre Castres et le Munster).

    « Pas trop de pression »

    Au-delà des calculs, qui attendront la fin du match, le challenge s’annonce de taille, au vu de l’opposition, mais surtout, et c’en est presque lassant de le répéter, de l’incapacité toulonnaise à performer à l’extérieur depuis quatre mois, et son succès inaugural à Montpellier. « C’est le bon moment pour faire un grand match à l’extérieur. C’est un vrai 16e de finale. À Montpellier, on avait fait un bon match, à Bayonne on n’avait pas été mauvais mais depuis on ne peut pas dire qu’on fait des performances. On retrouve des forces, et gagner peut nous aider pour la suite », veut croire l’entraîneur toulonnais. « On doit gagner et bien gagner. Ce sera une grosse étape pour le reste de la saison », ambitionne Kyle Sinckler, qui prévient quant à l’atmosphère du Kingsholm Staidum de Gloucester « l’un de [ses] stades favoris en Angleterre, avec des supporters très bruyants », ce qui n’est pas un élément à galvauder dans un match à enjeu.

    Pour se préparer au mieux, Pierre Mignoni a misé sur une semaine légère, avec deux entraînements, un plus tranquille mercredi, et un plus intense jeudi. Pour dédramatiser l’événement et l’aborder avec sérénité ? En tout cas, « je n’ai pas senti trop de pression », affirme Mathis Ferté « mais c’est sûr qu’il y en aura car c’est [comme] un match de phase finale, mais plus de l’excitation et de l’envie. Je pense qu’on a tous hâte d’être samedi ». Une rencontre qui ne marquera pas encore les grands débuts du prometteur 2e ligne anglais Junior Kpoku, prêté par le Racing jusqu’à la fin de saison : « Il joue 4 ou 5, peut jouer 7. Il a 21 ans, c’est un jeune encore à développer que je suis depuis un moment. Il a de grandes qualités athlétiques. C’est un renfort de poids, on a mis longtemps à le trouver, on voulait quelqu’un qu’on désirait vraiment, pas prendre un jouer pour prendre un joueur », se réjouit son nouvel entraîneur, qui espère pouvoir l’utiliser samedi prochain face au MHR.

    Repères

    Mignoni rend hommage à Courbis

    Pierre Mignoni a rendu hommage à Rolland Courbis, disparu lundi : « C’était un grand monsieur. Il aimait beaucoup Toulon, le club, le rugby. On était copains, j’ai des souvenirs avec lui. Je le voyais jeune à Toulon, avec le Sporting, au stade Mayol, j’avais beaucoup d’admiration pour lui. J’ai toujours aimé sa philosophie. Ce n’était pas un sensible, et moi j’adorais ça. »

    Sinckler va rester au RCT

    L’entraîneur du RCT a coupé court aux rumeurs renvoyant son pilier en Angleterre l’an prochain : « Il est dragué par la fédération anglaise ? Il n’y a pas de débat, il reste là. »

    Gloucester – Toulon

    4e journée de Champions Cup

    Samedi 17 janvier, 21h

    Kingsholm Stadium, Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : Bleuler, Crane, Laulala ; Eite, Alemanno ; Trenholm, Ludlow, Clement ; Williamas (c), Atkison ; Cotgreave, Atkinson, Butler, Hathaway ; Barton

    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans, Alainu’uese ; Ludlam, Ollivon, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Domon

  • Gare à la douceur angevine pour l’OM

    Gare à la douceur angevine pour l’OM

    Après avoir commencé l’année 2026 par une désillusion contre Nantes et une défaite aux tirs au but face au PSG lors du Trophée des Champions, l’Olympique de Marseille a enfin retrouvé le sourire, mardi, lors du 16e de finale de la Coupe de France, avec une victoire écrasante face au petit Poucet Bayeux. « C’était important de gagner ce match », martèle Emerson Palmieri, le défenseur latéral gauche olympien. « C’était notre devoir de bien jouer, de marquer. Après, on est habitué à préparer des matches différents. On a joué mardi et à partir de mercredi on était concentrés sur le match de samedi. On est bien, on est confiants. On veut faire un bon match », poursuit l’international italien, conscient que cette 18e journée de Ligue 1, face au SCO d’Angers, peut être un piège.

    « Le championnat a un gros niveau cette saison, ça se voit au classement. Lens aussi fait une grosse saison. Bien sûr qu’on aurait aimé ne pas perdre de point contre Nantes à domicile. La seconde partie de saison commence, la plus importante parce qu’on peut vraiment changer les choses. On verra qui lutte pour le titre, pour la Ligue des champions. On veut bien commencer avec une victoire ce samedi », ajoute Emerson, quatrième joueur le plus utilisé par Roberto De Zerbi depuis le début de la saison avec 1 118 minutes de jeu, toutes compétitions confondues. « Je me sens bien. La saison dernière, j’ai joué, mais pas autant ou de la même manière que cette saison avec moins de matches. Je pense pouvoir en faire plus pour aider l’équipe », glisse-t-il avant d’affronter Angers, « l’équipe qui pratique le plus beau jeu de Ligue 1 », selon l’entraîneur marseillais, en décembre dernier. « C’est ce que je pensais et ce que je voyais. Un peu avant de les affronter, c’était une équipe qui jouait bien, bien organisée. Il y a des joueurs que j’aime beaucoup et j’aimais la patte de l’entraîneur. Je confirme ce que j’ai dit à l’époque », affirme De Zerbi.

    Ce dernier aura forcément un œil attentif sur le milieu international algérien Himad Abdelli, qui a reçu une première offre de l’OM, jeudi après-midi. « C’est un joueur fort comme d’autres à Angers. Je ne sais pas s’il jouera », lance le technicien italien, souvent critiqué dans les médias, malgré un bilan positif depuis son arrivée dans la cité phocéenne. « Les critiques passées et futures ne me font pas changer ma manière de travailler ou mon envie de rester dans ce club. Ça ne changera rien de ce que je pense moi de Marseille et de l’OM. Les critiques ne me feront pas fuir, au contraire, ça serait l’inverse. » Les sceptiques sont prévenus.

    Rassemblement populaire pour Rolland Courbis

    En hommage à Rolland Courbis, ancien joueur et entraîneur du club, du SC Toulon et d’Ajaccio notamment, décédé lundi 12 janvier, les six groupes de supporters de l’OM, comme les South Winners ou les MTP (Marseille Trop Puissant), organisent un regroupement populaire ce samedi 17 janvier sur la Canebière, dès 14h45, pour accompagner le cercueil de l’ancien entraîneur et joueur de l’OM jusqu’aux Réformés, où une messe est prévue à l’église, à 16h. « Tous les Marseillais sont conviés à accompagner l’un des nôtres pour lui rendre un dernier hommage et apporter notre soutien à la famille », écrivent les supporters dans un communiqué commun.

    Les groupes de supporters marseillais veulent ainsi rendre hommage à cette « figure majeure du football français et représentant éternel de la ville de Marseille », qui « a toujours prôné un football populaire ». « Nous n’oublierons jamais ces trois saisons où il a mené le club à une place de vice-champion de France et une finale européenne perdue contre Parme. »

  • [Grand entretien] Médéric Gasquet-Cyrus : « Motchus a avant tout une vocation sociale »

    [Grand entretien] Médéric Gasquet-Cyrus : « Motchus a avant tout une vocation sociale »

    La Marseillaise : Le jeu Motchus fête sa quatrième année avec toujours autant de succès. Qu’est-ce que ça représente pour vous ?

    Médéric Gasquet-Cyrus : Au départ, on a créé Motchus pour rigoler et s’amuser. On pensait que ça allait durer quelques jours, puis ça s’est compté en semaines. Finalement, les gens se sont pris au jeu, c’est le cas de le dire, et nous voilà quatre ans plus tard. C’est devenu un rituel pour beaucoup puisqu’il est entré dans la vie des gens.

    Ce jeu est-il aussi un moyen de partager le parler marseillais et la culture de la ville ?

    M.G.-C. : C’est un des aspects qui est très intéressant avec ce jeu. Il permet d’apprendre des choses, des mots aussi bien aux jeunes qu’aux anciens en passant par ceux qui viennent d’arriver à Marseille. Motchus est devenu très inclusif, alors que ce n’était pas du tout prévu au départ. On se rend compte qu’il y a une certaine utilité à faire connaître à la fois la diversité de la ville et de son parler, mais aussi le patrimoine ou la culture puisque je cite souvent des exemples littéraires ou de chansons.

    Motchus fête ses quatre ans dans quelques jours, doit-on s’attendre à des nouveautés ?

    M.G.-C. : Ce mardi 20, on entre dans la cinquième année d’existence de Motchus, donc l’interface du jeu va être complètement changée, des mots plus longs et des fonctionnalités vont apparaître au fur et à mesure pour plus d’interaction tout en restant gratuit et accessible à tous.

    Justement, comment fait-on pour se renouveler après quatre années d’existence ?

    M.G.-C. : Il faut toujours trouver un équilibre entre les fadas qui jouent tout le temps et ceux qui voudraient se faire plaisir. On oscille entre des mots très courants le lundi et des plus complexes ou rares le dimanche. Certains mots courants reviennent de temps en temps en variant sur les orthographes ou les prononciations et pour les quatre, on remet tout à zéro comme si on n’avait jamais joué.

    Ce samedi, un « Motchus laïve » est organisé à l’hôtel de ville. Ce n’est pas la première fois à Marseille. Est-ce un moyen de le faire connaître au plus grand nombre ?

    M.G.-C. : Les lives n’étaient pas prévus non plus quand on a créé le jeu, mais on en est déjà à dix événements de ce genre et on fait une tournée mondiale de proximité (rires). ça plaît énormément parce que les gens ont peu d’occasions de se retrouver en public pour jouer et c’est très sympa ! On est entre l’ambiance loto populaire qu’on adore et le e-sport. C’est un moyen de créer du lien social et c’est super parce que le parler sans les gens qui parlent, ça ne sert à rien !

    Le même jour, vous vous exportez dans le Vaucluse pour la première fois…

    M.G.-C. : On avait déjà fait une démo à Carpentras, mais le live en Vaucluse est une première et on est très attendu à Mérindol. On va aussi aller dans le Var. On essaie, à chaque fois, s’adapter au lieu dans lequel on va, de coller à la réalité des gens, la culture dans les villages. C’est une super aventure pour nous parce qu’on s’en fait deux le même jour dans deux départements, c’est un truc de fou !

    Le fait d’organiser le jeu en live, est-ce un moyen de mettre un peu de couleur dans la société telle qu’on la connaît actuellement ?

    M.G.-C. : Oui, parce qu’on en a besoin. On l’organise toujours avec des partenaires avec qui on a des valeurs communes. On ne va pas faire ça avec n’importe qui, on n’en vit pas, donc on ne va pas se vendre. Sans compter qu’on porte un message d’inclusion, de découverte du patrimoine et, quand on récolte un peu d’argent avec le jeu qui est gratuit, on le reverse à des associations. C’est un engagement social à notre petite échelle, mais c’est important pour nous.

    Quel regard portez-vous sur la situation géopolitique actuelle ?

    M.G.-C. : C’est terrible. On pensait que pour les générations qui n’ont pas connu la guerre, ça n’arriverait plus parce qu’on sait comment le nazisme est arrivé. Or, nous sommes face à une nazification de certains états, de l’Europe aussi et ça arrive en France. Je suis en colère parce que je me dis que la manipulation fait que les gens vont faire et voter des conneries. Les situations qui sont déjà fragiles vont devenir terribles. Je pense aux minorités, aux femmes, aux étrangers, mais aussi aux personnes trans, gay et j’en passe. On va vivre des choses qui sont dégueulasses et je suis horrifié de ça.

    Le sondage La Marseillaise / Experts et Territoires / Ipsos-BVA, publié en début de semaine en vue des municipales, montre que le maire actuel (DVG) est à égalité dans les intentions de vote avec le RN à Marseille. Qu’en pensez-vous ?

    M.G.-C. : Là aussi, ça me révolte. Les médias dominants, nationaux ou locaux ont fait, comme le fait Macron, le marchepied du RN et ses idées. Je me bats depuis l’adolescence contre le racisme et l’extrême droite, c’est le racisme. J’ai des valeurs humanistes, de gauche très clairement, mais je respecte la droite républicaine qui n’existe plus à Marseille et en France. Ce qui se dessine clairement, aujourd’hui, c’est une alliance droite et extrême droite… J’espère que les Marseillais seront assez intelligents pour comprendre que leur ville, qui est à part en matière de cosmopolitisme, où on vit et on existe parce qu’il y a des différences, mérite mieux. Il faut vraiment être anti-marseillais et ne pas comprendre Marseille pour voter ça, parce que ça ne résoudra aucun problème, mais en créera d’autres.

    Si vous deviez utiliser un mot marseillais pour résumer cette situation, ce serait lequel ?

    M.G.-C. : Le « oaï » est un mot trop gentil parce que ce serait un désordre, mais pas inquiétant. Alors je dirais « bordille », les ordures, parce qu’il y en a trop !

  • Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Il fallait bien un restaurant de l’intra muros pour officialiser ce qui mijotait depuis plusieurs semaines dans le cadre de l’union à gauche en vue des municipales. Ce vendredi, à deux mois du premier tour, c’est un choix fort qu’ont opéré deux partis de l’actuelle majorité sortante. Plutôt que de suivre le candidat qui apparaissait comme le plus naturel, David Fournier (PS), les militants et responsables locaux de Génération.s et du PCF ont opté par la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    « Avignon est un laboratoire, à rebours d’autres élections », reconnaît Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Sans être brouillé avec David Fournier, l’actuel adjoint au maire juge la méthode de Mathilde Louvain plus pertinente : « On a mené un travail de terrain, en parlant d’abord de programme avec les citoyens, cela a créé une dynamique qu’on a voulu préserver alors que David a démarré sa campagne de manière très traditionnelle. » Autrement dit, chercher d’abord à recueillir les soutiens des partis. Malgré les remontrances du national, conduisant, mercredi soir, les militants locaux à un nouveau vote, qui a confirmé le choix initial. « On nous a fait remarquer que dans les villes à direction communiste, il y avait en face des listes insoumises mais l’enjeu local a primé », poursuit Julien De Benito.

    À ses côtés, Éric Deshayes est dans la même démarche. Référent Génération.s 84 et adjoint au maire, il indique avoir « d’abord cherché à privilégier l’écoute des habitants dans une démarche d’ouverture citoyenne plutôt que d’aller ajouter notre logo à la collection de partis ». Depuis plusieurs semaines, le PCF et G.s font partie intégrante du mouvement citoyen Avignon collectif qui rejoint également LFI. « On n’est pas dans le rejet des partis mais pour de nouveaux visages et de nouvelles pratiques », abonde l’artiste Thomas Pitiot, membre actif d’Avignon collectif.

    « Tout faire » pour n’avoir qu’une liste au 2nd tour

    Tout comme Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports, devancée en avril par David Fournier pour représenter le PS aux municipales. Désormais en dehors du PS, l’élue considère qu’Avignon collectif « a permis aux citoyens hors partis d’être acteurs » d’une démarche programmatique et de renouveau. « La ville s’est transformée pendant deux mandats, c’est une base sur laquelle s’appuyer pour impulser un nouvel élan », complète Rémy Blanc, conseiller départemental PCF.

    « On est ravis que nos énergies se rejoignent et que, pour une fois, le national ne vient pas miner une situation locale », se satisfait Mathilde Louvain, mettant en avant « le fond plutôt que les personnes ». « Ça bouillonne à Avignon, si certains nous pensaient petits, on est plus grands qu’on ne le croit », se délecte le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault, fort soutien de campagne et possible candidat seulement en position non éligible. Ce nouvel attelage espère arriver en tête à gauche au 1er tour et « tout faire pour qu’il ne reste qu’une liste au second tour », conclut Mathilde Louvain.

  • La maire sortante Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    La maire sortante Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Après avoir été désignée pour succéder à son prédécesseur Hubert Falco (DVD), puis lâchée par celui-ci, Madame loyale a poursuivi ses obligations la tête haute, mais avec humilité, sans répondre aux coups bas. Convaincue que le seul combat digne d’être mené était celui pour l’intérêt général et contre l’extrême droite qui menace de reprendre la ville. C’est une nouvelle fois pour répondre à ces impératifs que Josée Massi a décidé, après mûre réflexion, de se porter candidate à sa réélection, comme elle l’a annoncé vendredi matin. Avec une liste en grande partie renouvelée et largement ouverte à la société civile.

    Et pour répondre aux attaques teintées de mépris qui fusent du côté d’une droite complètement déboussolée et quelque peu sur les nerfs, elle dispose de nombreux atouts pour prétendre diriger la ville six années de plus.

    L’ancienne professeure de mathématiques, qui a longtemps travaillé dans le secteur social, est non seulement capable de rassembler sous son nom un bon nombre d’électeurs dès le premier tour, mais aussi – et surtout – serait en mesure de dialoguer avec la gauche avant le second tour afin d’empêcher la candidate du RN, Laure Lavalette, de s’installer dans le fauteuil de maire, comme elle s’y voit déjà, tout comme certains observateurs qui, une fois de plus, s’avancent peut-être un peu trop. À l’image de ceux qui ont affirmé, depuis des mois, que la candidature de Josée Massi serait impossible.

    « Mon seul parti, c’est Toulon »

    Un front républicain sera, quel que soit le scénario, indispensable pour battre le RN. Rappelons qu’il a permis, lors des dernières législatives, d’épargner la seule circonscription – celle de Toulon – de la vague brune qui s’était alors abattue sur le département. Et il pourrait reprendre vie, pour le bien de la démocratie, selon les candidats en lice. Même si nous n’en sommes pas encore là.

    Dans sa lettre aux Toulonnais, Josée Massi rappelle qu’elle a l’honneur de servir Toulon, depuis 2014, « avec engagement, exigence et fidélité à mes convictions ». D’abord comme adjointe au maire déléguée à la petite enfance, à l’éducation et à la famille, puis comme première adjointe également en charge de la sécurité et des ressources humaines. Enfin, comme maire depuis mai 2023, date à laquelle son prédécesseur a été condamné à cinq ans d’inéligibilité pour abus de biens sociaux.

    Josée Massi revient également sur son attachement à cette ville dans laquelle elle a grandi, au cœur du quartier de Bon Rencontre. « Cela m’a offert la conviction que chaque enfant toulonnais doit croire en ses chances et en ses capacités », explique-t-elle.

    C’est également dans le Port du Levant, insiste-t-elle, qu’elle a exercé une grande partie de sa vie professionnelle, « en créant des associations et des emplois, au service de la petite enfance et de l’insertion professionnelle ». L’occasion d’exprimer toute sa fierté pour ce que sont devenus le Centre départemental pour l’insertion sociale (CEDIS), la Maison accueil multiservice intergénérationnelle (MAMI), ou encore les Mamans cuisinières du monde. Des structures qu’elle a créées et dans lesquelles elle s’est investie, avec des parcours de vie profondément transformés pour de nombreux bénéficiaires dont elle aime parler.

    L’annonce de sa candidature a été formulée avec humilité mais détermination, « pour poursuivre la transformation engagée ». Et d’expliquer : « Toulon a indéniablement évolué : dans ses quartiers, ses écoles, ses espaces verts, ses équipements, sa sécurité, son attractivité. Ses finances sont saines : c’est la deuxième ville la moins endettée de France de sa strate, ce qui est essentiel pour pouvoir continuer à investir et à agir, dans un contexte bien incertain. » Un bilan qu’elle assume pleinement.

    Josée Massi assure avoir œuvré au quotidien sans relâche pour améliorer les conditions de vie des Toulonnais, « loin des intérêts particuliers, catégoriels ou même de partis ».

    Pour aller plus loin « avec pragmatisme » et répondre aux innombrables défis qui attendent la ville, la candidate sans étiquette affirme être la maire capable d’assumer pleinement ses fonctions dès le premier jour du nouveau mandat. Mais, aussi, « qui ose des ruptures utiles, des changements concrets, pour que chaque Toulonnaise et chaque Toulonnais se sente pleinement acteur de sa ville ». Elle promet « un Toulon encore plus vert, encore plus tourné vers sa mer, sa rade, sa marine et sa base navale ». Mais, également, « encore plus solidaire, plus juste et plus apaisée ». Tout un programme.

    La campagne est désormais bel et bien lancée, avec tous ses protagonistes. Du côté de l’écurie LR de Michel Bonnus, on doit grincer des dents. D’autant que l’affiche annonce : « Mon seul parti, c’est Toulon. » Un slogan jadis utilisé par son prédécesseur. Ambiance.

    La liste de gauche Toulon en commun réagit

    Sollicitée pour apporter son éclairage sur la nouvelle donne politique dans le Port du Levant, avec la candidature de Josée Massi, la liste Toulon en Commun apporte une réponse partagée.

    La candidature de Madame Massi était attendue et, pour une part, logique étant donné la violence de l’attitude à son égard de M. Falco et M. Bonnus », déclare André De Ubeda (PCF) ), tout en taclant que « à droite, à Toulon le machisme et les trahisons en politique sont une vilaine habitude ». Le responsable politique précise que Toulon en commun note que « des clans se sont formés dans l’ancienne équipe de la majorité municipale ».

    Pour autant, la gauche, en pleine campagne municipale, n’oublie pas que « Madame Massi a été l’adjointe et la remplaçante de M. Falco et a appliqué le programme de la majorité » auquel Toulon en commun s’est opposé fermement. Cela étant dit, Toulon en commun reconnaît « l’inflexion sociale et le changement d’attitude dans un sens plus conciliant avec l’opposition et une plus grande écoute », dont la maire sortante a su faire preuve pendant ces trois ans de mandat. « Nous les avons appréciés, mais cela est resté très insuffisant pour améliorer la vie des Toulonnais », ajoute André De Ubeda.

    Il va donc falloir attendre le programme de la nouvelle équipe de Josée Massi pour juger sur le fond. Même si la gauche dit s’attendre à une certaine continuité, « malgré les divergences de la maire sortante avec M. Bonnus qui est conseillé par Monsieur Retailleau ». Elle dit également souhaiter la plus grande clarté concernant la candidate d’extrême droite, Laure Lavalette.

    « Notre programme est prêt et nous sommes prêts à en débattre avec les autres candidats », reprend André De Ubeda. Il rappelle au passage que « le RN prône une baisse drastique des budgets et des dotations pour les villes ». Et d’interroger : « Comment améliorer la vie des habitants ainsi ? » Les seules questions qu’il va désormais falloir se poser, maintenant et jusqu’à l’entre-deux-tours, sont les suivantes : comment éviter de livrer la ville au RN, comme en 1995 ? Avec qui ? Comment ? Et dans quel but ?

    Du côté de Toulon en commun, liste de la gauche rassemblée, on a déjà la réponse : « Nous représentons le meilleur barrage et offrons le seul programme susceptible de faire entrer vraiment Toulon dans le XXIe siècle. »

  • Les vœux du candidat Schipani à Aubagne orientés vers le social

    Les vœux du candidat Schipani à Aubagne orientés vers le social

    Un évident pragmatisme. Une volonté de sécurité. Et un programme à teneur sociale. Voici les grands axes du discours prononcé Salle du Bras d’or par Giovanni Schipani, devant exactement 462 personnes, selon le décompte. En regard de son slogan « Aubagne mérite mieux », le jeune aubagnais, qui a été adjoint au maire Gérard Gazay de 2014 à 2020, a d’abord fait un constat : « Si Aubagne a perdu de son humanité, de sa richesse (…), c’est par manque de vision politique et de bon sens, et surtout de l’intérêt général. »

    Cantine à 1 euro

    Il a détaillé son programme : « Comme maire, je ferai de la tranquillité publique une priorité absolue ». Deux nouveaux commissariats sont annoncés.

    Il a également dit vouloir faire de l’école « une priorité absolue », avec « un plan global de rénovation des écoles dès le début du mandat. Je remunicipaliserai la restauration scolaire ». Dans les maternelles et élémentaires, la cantine sera « à 1 euro par mois par enfant ». La manière de le financer n’a pas été abordée. Il a parlé propreté, gestion rigoureuse des finances, avec abandon du projet de l’Office de tourisme à 1,8 million d’euros. Il mettra également en place un Conseil local du logement social pour « accompagner les familles aubagnaises ».