Author: tecnavia

  • [Grands projets] 10 ans de l’Occitanie : pari gagné selon Carole Delga

    [Grands projets] 10 ans de l’Occitanie : pari gagné selon Carole Delga

    Audacieux et risqué. Il y a 10 ans, lorsque le président François Hollande décide de fusionner des Régions, la réforme suscite des craintes, surtout côté Languedoc-Roussillon. « C’est un pari que certains pensaient impossible à réaliser », se souvient Carole Delga, qui sera élue présidente de la nouvelle Région Occitanie le 4 janvier 2016. « La perte de statut de capitale régionale (au profit de Toulouse) faisait peur à Montpellier. Les dernières études ont prouvé que Montpellier est toujours très attractive. »

    Pour la présidente socialiste, le mariage entre le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, que Georges Frêche appelait de ses vœux, a fonctionné, en dépit de la fronde initiale des Catalans qui ne s’estiment pas « Occitans ». Elle y voit deux raisons majeures. D’abord « nous avons une culture commune. Nous sommes tous latins, romains, héritiers des États du Languedoc ». Ensuite, elle salue le milieu économique qui a tout de suite joué le jeu. « Les contacts se sont faits naturellement entre industriels. »

    En une décennie et quasiment deux mandats (2016-2021 puis 2021-2028), la majorité régionale de gauche a structuré un territoire à la croissance démographique exponentielle. Avec 42 000 habitants de plus accueillis chaque année, « nous devons créer 25 000 emplois annuels pour ne pas que le chômage augmente », rappelle Carole Delga, qui dit avoir ciblé le bassin alésien, Nîmes et Montpellier sur la santé ou les industries culturelles et créatives depuis l’élection de Michaël Delafosse en 2020. « Avant [avec Philippe Saurel, Ndlr], j’étais malheureuse de voir Montpellier se recroqueviller dans des guerres stériles, des débats minables. »

    Dans le but de devenir la première région à énergie positive d’ici 2050, c’est ainsi qu’a été fait le choix de développer les énergies renouvelables, dont la filière hydrogène. À Béziers avec Genvia ou en Méditerranée à Port-la-Nouvelle. « D’ici 5 ans, nos 6 fermes éoliennes deviendront commerciales et produiront de l’énergie pour 500 000 habitants. »

    « On va faire face »

    Sensible au pouvoir d’achat des familles dans une région qui souffre de pauvreté, Carole Delga se félicite de proposer « la rentrée la moins chère de France ». Ordinateur portable et livres offerts aux lycéens, transports scolaires gratuits symbolisent l’effort, tandis que le lycée de Cournonterral ouvrira ses portes en septembre 2026. « Une histoire de fossé empêchait sa construction. J’avais mis un ultimatum à l’ancien préfet Moutouh en lui disant d’arrêter ses âneries et on a eu le feu vert. »

    Dans une région aussi vaste que l’Autriche (13 départements), les mobilités sont un autre enjeu majeur. En dépit du pantouflage de la SNCF, le pari du rail a été relevé avec brio. Billets à 1 euro, réouvertures de gares et de petites lignes (rive droite du Rhône, Montréjeau-Luchon et bientôt Alès-Bessèges) ont permis d’accroître la fréquentation des TER de 68% depuis 2019. Reste à relever le pari coûteux de la Ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan. Ou celui de l’avion vert, un jour peut-être moins polluant. « Je suis contre l’assignation à résidence, cette idée qu’il faudrait arrêter de se déplacer pour ne plus polluer. L’enfermement, le repli sur soi, c’est épidermique. Je crois à la rencontre, au fait de relier les gens. »

    Depuis 10 ans, une attention particulière est portée aux agriculteurs qui souffrent de crises en cascade en raison du contexte géopolitique et du dérèglement climatique. « Nous voulons être une terre de reconquête de la souveraineté alimentaire ». Un plan de soutien à la conchyliculture sera présenté au salon de l’agriculture. L’Occitanie a aussi obtenu des expérimentations sur l’eau (forages, retenues d’eau, réutilisation des eaux usées, tuyau d’irrigation Aqua Domitia 2…).

    Autant de projets handicapés par le désengagement de l’État, qui a raboté ses dotations à la région de 500 millions d’euros en 3 ans. En 2026, l’Occitanie perdra 36 millions de plus. Une décision qualifiée par la présidente socialiste « d’injuste, d’indigne ». Le budget 2026 qui sera voté le 12 février s’annonce complexe. « C’est un très vilain coup mais on en a vu d’autres, on va faire face. »

  • FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    « Top chrono, à deux sur la moto. Asalto avec un bon poto. » Pour le congrès et les vœux de Force ouvrière Territoriaux Marseille Métropole, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, fait son entrée sur le refrain bien connu du son Asalto de Jul et de l’album La zone en personne. Une arrivée en mode rock star dans le théâtre de l’Odéon, aux côtés du secrétaire général de l’organisation syndicale Patrick Rué et chaudement accueillie par les centaines de militants, à grands coups d’accolades et d’embrassades. « C’est la première fois que nos vœux s’inscrivent dans un congrès statutaire, c’est un hasard des dates. Et nous sommes en pleine campagne, je dois donc peser chaque mot », ironise Patrick Rué.

    Première organisation syndicale des deux collectivités, revendiquant près de 3 000 adhérents et historiquement décrite comme en cogestion avec la municipalité sous les mandats de Gaston Defferre (PS) et Jean-Claude Gaudin (LR), ce congrès des agents territoriaux FO est donc un moment particulièrement attendu à Marseille. Il clôt une mandature qui s’est déroulée avec Benoît Payan comme édile. Et encore plus attendue avant des élections municipales où le maire sortant est candidat à sa succession. « Les écoles et les crèches ont été très satisfaites avec une nette amélioration des effectifs. La réduction du temps de travail a été une grande avancée », entame Patrick Rué.

    Il dresse le même bilan pour d’autres services de la collectivité, comme la police municipale. Et insiste sur tout un panel d’avancées salariales à mettre au crédit de FO, comme « la revalorisation des tickets-restaurants, la prime d’inflation qui a été pérennisée en prime d’été, la prime à la police municipale… ». En clair, le syndicaliste loue le dialogue social avec la mairie et salue, tout en le tutoyant, le travail « respectueux » avec Joël Canicave, l’adjoint aux finances. Mais, il fait aussi part des revendications de l’organisation, comme la mise en place d’une « direction générale administrative de la sécurité » ou encore la municipalisation des repas pour les minots.

    « Je ne peux pas dire chers camarades »

    Si Benoît Payan est soumis à la réserve électorale et ne peut pas vanter son bilan, il est en terrain visiblement conquis. Il a d’ailleurs largement salué le travail quotidien des agents, des personnels de crèches aux policiers municipaux, en passant par les services administratifs. « Vous êtes les piliers essentiels de la vie de la cité, vous servez l’intérêt général, vous servez la République. On vous doit le respect », insiste le maire. Il prend un exemple parlant : « Ce sont les régies de Marseille qui ont fabriqué le trône du Pape, ce sont les seules au monde de l’histoire à l’avoir fait ! ». En résumé, il adresse une vraie ode aux travailleurs de la collectivité : « Je ne serais rien si je n’avais pas les agents de la Ville derrière moi. » Et toujours avec une pointe d’humour, il utilise les termes « mesdames, messieurs » pour les congressistes car « je ne peux pas vous dire chers camarades »…

  • [Entretien] Jean-Pierre Lacan : « Reconnaître la Méditerranée comme un espace humanitaire »

    [Entretien] Jean-Pierre Lacan : « Reconnaître la Méditerranée comme un espace humanitaire »

    La Marseillaise : Quels seraient vos souhaits pour cette année 2026, vos attentes ?

    Jean-Pierre Lacan : Que cette année soit moins meurtrière, évidemment, en Méditerranée et notamment en Méditerranée centrale, qu’elle ne l’a été en 2025. Aussi, que les actions de sauvetage de la société civile au travers des ONG ne soient plus entravées comme elles le sont aujourd’hui. C’est essentiellement ça que je souhaite pour cette année 2026, qui est, faut-il le rappeler, l’année des 10 ans opérationnels de
    SOS Méditerranée.

    Justement, quel regard porter sur le chemin parcouru en 10 ans ?

    J.-P. L. : C’est un chemin qui n’a pas été pavé de roses. Quand on est né en 2016, 2015 juridiquement, il y a beaucoup de morts en Méditerranée, on parle de 46 000 depuis 2000. On se dit alors qu’il va y avoir une prise de conscience des États. Nous sommes deux ans après le terrible naufrage de Lampedusa en octobre 2013. Quelques semaines après, est lancée l’opération Mare Nostrum par le gouvernement italien mais les États européens ne le soutiennent pas. L’UE explique que ça va créer un appel d’air qui attire l’immigration, que ça coûte très cher et qu’il faut arrêter. Et les choses s’arrêtent. Nous avons donc pris le relais car les naufrages continuent. C’est là que l’Europe va mettre en place cette politique d’externalisation de la frontière. On va confier aux Libyens le soin de verrouiller la frontière maritime de l’Europe et on arrive aujourd’hui à une situation absolument catastrophique, avec ces morts qui s’ajoutent aux morts en Méditerranée, on en dénombre 33 231 depuis 2014. C’est l’axe migratoire le plus mortel du monde, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Dix ans après, on n’est pas très optimiste et on souhaite que ça s’arrête, que les choses évoluent dans le bon sens, qu’enfin la Méditerranée soit reconnue comme un espace humanitaire.

    D’autant que la situation empire avec cette attaque des garde-côtes libyens qui criminalisent encore plus les actions des ONG…

    J.-P. L. : Oui, le 24 août 2025, notre navire – battant le pavillon norvégien – était sur une opération de sauvetage et s’est fait tirer dessus par des garde-côtes libyens, une centaine d’impacts ont été relevés sur le navire sans que ça provoque la moindre émotion. L’attitude libyenne est probablement expliquée par le fait que les Libyens appliquent de manière zélée les termes de l’accord d’externalisation de la frontière avec l’UE. C’est-à-dire que l’objectif est chiffré, on empêche les gens de passer, de franchir la Méditerranée par tous les moyens, y compris en allant jusqu’à tirer. Il faut impérativement, pour les Libyens, rendre étanche la frontière. Ils n’y sont pas parvenus, ils n’y parviendront jamais. C’est ça le drame dans cette affaire.

    Pourtant il est impossible d’empêcher ces exilés de venir…

    J.-P. L. : Bien évidemment, malgré les efforts que déploient les garde-côtes libyens, les gens continuent à franchir la Méditerranée. Les arrivées en Europe ont un peu baissé par rapport à 2024, en Italie très précisément. Mais de peu. Cette année, à peu près 66 000 personnes sont arrivées en Italie par les voies maritimes. En 2024, on était à 66 600… La différence n’est pas significative, tout ça est très conjoncturel, ça dépend des périodes, des moments. On connaissait les départs depuis la Tunisie et la Libye vers l’Italie. Mais il faut ajouter une autre route qui a émergé ces derniers temps. C’est une route au départ de l’Est libyen, de la région de Tobrouk vers la Crète. En 2025, on était à un peu plus de 18 000 arrivées en Crète.

    Pour pallier l’absence de réaction des pouvoirs publics, il y a tout le travail des bénévoles. Quelque chose à encourager ?

    J.-P. L. : Oui, la mobilisation citoyenne, c’est quelque chose de majeur à SOS Méditerranée. Aujourd’hui, on est à plus de 900 bénévoles partout en France, dans une trentaine d’antennes. L’antenne Hérault-Gard est l’une des plus importantes et des plus actives, étant présente dans de nombreux événements pour porter l’image et le plaidoyer de SOS Méditerranée. On fait également beaucoup d’interventions auprès des écoles, des lycées, des collèges pour porter cette parole, qui est le fruit de notre expertise en matière de témoignages à bord des navires. Cette réalité est bien souvent ignorée de bon nombre de gens. Et donc ça, c’est notre boulot de bénévoles. Alors, oui, c’est terriblement important. On fête cette année nos 10 ans d’opérations en mer, on n’aurait jamais pu continuer à vivre, à franchir cette décennie s’il n’y avait pas eu derrière une forte mobilisation citoyenne. L’essentiel de notre budget est apporté par la mobilisation citoyenne.

    * À l’occasion des 10 ans de SOS Méditerranée, un ciné-débat autour du film de Jean-Paul Marie, « Les migrants ne savent pas nager », est organisé le 29 janvier, à Castelnau-le-Lez avec l’association Les Amis de la Vie.

  • Aigues-Mortes : l’obsession touristique fait la loi

    Aigues-Mortes : l’obsession touristique fait la loi

    La campagne des municipales 2026 est bel et bien lancée à Aigues-Mortes. Trois candidatures, trois stratégies… mais une même réalité politique : le débat se joue exclusivement entre le centre et la droite, laissant orphelins celles et ceux qui espéraient un véritable changement de cap et une ville plus sociale qui prendrait en compte les besoins de toute sa population. Premier à se lancer, Stéphane Pignan, avocat et conseiller municipal depuis 2014, revendique son appartenance à Horizons, tout comme le maire sortant Pierre Mauméjean. Ce dernier, après avoir acté qu’il ne briguerait pas de troisième mandat, a d’ailleurs choisi de rejoindre son ancien opposant. Un ralliement présenté comme naturel par les intéressés, qui parlent d’« atomes réciproques » et d’une opposition « constructive ». Sur le terrain, cette alliance interroge : elle donne surtout le sentiment d’une continuité politique assumée, plus que d’un véritable renouvellement.

    Face à ce duo, Noémie Albecq-Mégias avance avec une ligne encore plus marquée à droite. Proche des idées de Bruno Retailleau, elle sollicite le soutien de LR et revendique un projet axé sur les traditions, l’ordre et l’attractivité. Elle a déjà rallié plusieurs élus de la majorité municipale, dénonçant une alliance Pignan-Mauméjean « guidée par les calculs politiques ». Là encore, la bataille se joue à l’intérieur du même camp idéologique. Cédric Bonato, ancien maire (2008-2014) et conseiller municipal d’opposition depuis, tente de se démarquer avec une candidature « sans étiquette » et un discours centré sur l’urbanisme, le cadre de vie et le surtourisme. Il plaide pour que la cité gardoise « reprenne son avenir en main », en promettant un « urbanisme humain, lisible et concerté ». Des thématiques légitimes, mais déconnectées d’un projet social plus large.

    Pas d’alternative sociale

    Car c’est bien là le grand absent de cette campagne naissante : une alternative clairement progressiste, capable de porter la voix des habitants à l’année, des salariés, des jeunes, des familles exclues du marché immobilier, face à une ville de plus en plus soumise aux logiques touristiques et foncières. À ce stade, les électeurs aigues-mortais n’ont pas à choisir entre des projets de société, mais entre différentes variantes d’une même orientation politique.

  • Le chantier de réhabilitation de la Mobil à Frontignan touche à sa fin

    Le chantier de réhabilitation de la Mobil à Frontignan touche à sa fin

    Après des années de lutte et de négociations avec l’industriel, la réhabilitation environnementale du site de l’ancienne raffinerie Exxon-Mobil de Frontignan, exploitée par la société pétrolière et gazière américaine pendant plus de 80 ans jusqu’à son démantèlement en 1986, a débuté en 2022. Pris en charge par Esso, devenu il y a quelques mois North Atlantic, cet énorme chantier de dépollution à plus de 60 millions d’euros – un des plus gros d’Europe – a consisté à excaver 11 hectares de terres impactées par des hydrocarbures et des métaux lourds. Il touche aujourd’hui à sa fin.

    170 000 m3 de terres excavées

    Après avoir été déplacée pour la 16e fois le 28 octobre dernier, l’immense tente gonflable de 120 m de long par 50 m de large et 16 m de haut, « dispositif unique au monde destiné à limiter les émanations d’odeurs d’hydrocarbures », a été déplacée pour la dernière fois le 7 janvier afin d’accueillir la dernière ligne droite d’un chantier qui s’achèvera début mars. « 170 000 m3 de terres auront ainsi été excavées de 1 à 4 m de profondeur, dont 85 000 m3 auront été évacués hors site » vers des centres agréés, indique la Ville de Frontignan dans un communiqué. Suivront trois mois de démantèlement (démontage de la tente gonflable, de la tente conventionnelle utilisée pour le criblage et le stockage des terres, de l’unité de traitement des eaux, de la base-vie, nivellement final et repli des engins de chantier… )

    « L’achèvement prochain de ce chantier hors-norme marque une étape majeure pour Frontignan-la Peyrade », déclare le maire de la commune, Michel Arrouy (PS). « Après des décennies d’attente, ce site emblématique de notre histoire industrielle va enfin être dépollué, dans des conditions exemplaires et intégralement prises en charge par l’industriel responsable. C’est un soulagement pour les habitants et une réussite collective. Nous pouvons désormais nous projeter vers l’avenir », se réjouit l’édile. Une fois les terrains restitués à la commune, l’heure sera en effet à la reconversion du site, qui « ouvrira la voie à un projet structurant pour le territoire, avec le déplacement de la gare, la création d’un pôle d’échanges multimodal et l’accueil d’activités économiques tournées vers la transition écologique », précise Michel Arrouy.

  • [Entretien] Élie Cordier : « Contribuer à faire entendre la voix des Haut-Alpins »

    [Entretien] Élie Cordier : « Contribuer à faire entendre la voix des Haut-Alpins »

    La Marseillaise : Comment avez-vous reçu l’annonce de l’arrivée de « La Marseillaise » dans les Alpes
    du Sud le 7
     février ?

    Élie Cordier : Je considère l’arrivée de La Marseillaise dans les Hautes-Alpes comme une excellente nouvelle pour le pluralisme de l’information et pour la vitalité du débat démocratique local. Dans un contexte où la presse régionale est souvent fragilisée, l’extension d’un journal engagé dans le traitement approfondi des enjeux sociaux, territoriaux et humains est un signal positif. Nos territoires de montagne ont trop souvent le sentiment d’être relégués à la marge de l’actualité régionale. Le regard singulier que porte La Marseillaise, attentif aux réalités du terrain, aux acteurs locaux et aux enjeux de long terme, peut contribuer à mieux faire entendre la voix des Haut-Alpins. C’est aussi une opportunité de nourrir un débat public plus exigeant, plus nuancé, loin des raccourcis et des polémiques stériles. À l’heure où les citoyens attendent des réponses concrètes et crédibles, la diversité des regards médiatiques est indispensable.

    Quels thèmes, aspects et enjeux spécifiques aux Hautes-Alpes
    et à la ville de Gap vous paraissent importants à traiter ?

    É.C. : Les Hautes-Alpes sont confrontées à des défis structurels majeurs : l’accès aux services publics, la démographie, l’attractivité économique, la mobilité, mais aussi la transition écologique dans un territoire de montagne fragile. À Gap, ces enjeux prennent une dimension très concrète dans le quotidien des habitantes et des habitants.

    Le dynamisme du centre-ville, la sécurité, le logement, l’accès à la santé, la place de la jeunesse et le soutien au tissu associatif sont des sujets centraux. Ils doivent être traités sans caricature, en tenant compte des contraintes réelles des collectivités, mais aussi des attentes légitimes de la population.

    Il me semble également essentiel de parler du rôle de Gap comme ville pivot du département, capable de coopérer davantage avec les communes voisines et les autres institutions. C’est cette capacité à penser le territoire dans son ensemble qui conditionnera notre avenir collectif.

    Les Jeux olympiques vont marquer l’actualité jusqu’en 2030.

    Quelle est votre perception
    de ce sujet et quel traitement journalistique en attendez-vous
     ?

    É.C. : Les Jeux olympiques à venir constituent un événement majeur, mais ils ne doivent pas être abordés uniquement sous l’angle de la communication ou de l’exceptionnel. Pour un territoire comme le nôtre, l’enjeu est d’abord de comprendre ce que ces Jeux peuvent laisser durablement : en matière d’équipements, d’emploi, de pratiques sportives et d’aménagement du territoire.

    J’attends du traitement journalistique qu’il soit à la fois exigeant et ancré dans le réel : quels investissements, pour quels usages, avec quels impacts sociaux et environnementaux ? Comment associer les habitants et les acteurs locaux à ces projets ?

    Les Jeux peuvent être une opportunité, à condition qu’ils s’inscrivent dans une vision de long terme, au service du territoire et non l’inverse. C’est ce regard critique, constructif et indépendant que j’espère voir porté dans le débat public.

  • La gauche olympienne aux abonnés absents

    La gauche olympienne aux abonnés absents

    Emerson blessé, Benjamin Pavard suspendu, la défense était la principale ligne impactée par les absences.

    S’il maintenait le trio axial de Lens, Roberto De Zerbi redistribuait les rôles, des pistons, avec Timothy Weah à gauche notamment. Un côté gauche qui, dans l’entame de la rencontre, devait être le talon d’Achille olympien. Carlos Forbs se jouait régulièrement de Facundo Medina. Alors qu’au milieu, qui devait être la clé du match selon Ivan Leko, son meneur Alexandar Stankovic avait le contrôle du trousseau, face à Pierre-Emile Höjbjerg en mal d’inspiration.

    Le flanc gauche était défaillant sur toute la ligne. Avec Hamed Traoré et Timothy Weah qui n’arrivaient pas à passer. Tandis que côté droit, l’OM existait. Mais n’arrivait pas à trouver l’ouverture. Ou achoppait sur Simon Mignolet. Surtout au retour des vestiaires, alors que les Olympiens misaient tout sur l’attaque.

    La seconde période était presque à sens unique. Avec des Marseillais assiégeant et des Belges qui trouvaient les ressources pour inscrire un troisième but qui devait leur signifier la fin de l’aventure.

  • Pétanque : vingt-huit arbitres préparent la saison 2026

    Pétanque : vingt-huit arbitres préparent la saison 2026

    Samedi dernier sur le complexe de la Boule Diplomate de Saint-Victoret, les directeurs de jeu étaient conviés de participer à une journée, dont l’ordre du jour avait pour objectif une session de remise à niveau. Une journée de recyclage afin de se mettre en conformité avec les derniers points de la réglementation.

    Vingt-huit arbitres, soit l’essentiel du contingent à la tenue rayée, parmi lesquels deux arbitres nationaux se sont donc retrouvés autour du président Patrick Fara accompagné de membres du Comité, mais aussi des responsables de la commission des Jeunes, susceptibles de tenir des rôles de délégués lors des divers championnats.

    En ouverture et après avoir remercié les présents, le président Patrick Fara a fait une introduction avec les bons moments passés et à prévoir, il a parlé du règlement et fait les recommandations nécessaires et les obligations qui impliquent le corps arbitral lors de leur présence sur les concours du calendrier, pour lesquels ils sont désignés.

    Le président apportant une précision plus particulière concernant le Mondial La Marseillaise à pétanque, afin que l’épreuve phare de la pétanque locale puisse compter sur le maximum d’arbitres des Bouches-du-Rhône.

    C’est ensuite Christine Gross, arbitre nationale, qui a pris la main, pour diriger cette session de remise à niveau. Elle s’est chargée de répondre aux questions des arbitres sur le règlement. Michel Allari l’a soutenue sur les principes énoncés. Patrick Paul, Yasmina Manessour et Michel Borghino se sont exprimés et ont donné leur avis sur le souhait du Comité bouliste 13. Le débat fut constructif et s’est même poursuivi au-delà de l’heure du repas.

    Dans la foulée et pour conclure cette journée conviviale, les participants pouvaient s’engager dans un concours au concept bien particulier. Un concours sur trois parties au temps de 45’. La particularité c’est qu’il fallait disputer en alternance une mène au Jeu provençal et l’autre à pétanque… Pour le plaisir nous dirons ! Histoire de parodier Hervé Léonard.

  • La Boule Aixoise et la Boule Modérée pour le Grand saut

    La Boule Aixoise et la Boule Modérée pour le Grand saut

    Pour connaître les équipes qualifiées pour le Grand 8 de la Coupe de France, il faut franchir encore trois étapes (32e, 16e et 8e). 64 formations sont concernées réparties en 8 groupes. Elles s’affronteront sur différents sites.

    Nous suivrons particulièrement la Boule Modérée et la Boule Aixoise, les représentantes des Bouches-du-Rhône.

    Après son exploit au tour précédent face au Case de Nice de Mickaël Bonetto (depuis parti exercer son talent dans le Rhône), la Boule Modérée a perdu deux éléments importants : Patrice Grégori qui était un peu le chef de file et Gino Deslys. Malgré tout la qualité est bien présente avec des joueurs expérimentés comme Philippe Roux que l’on ne présente plus. Ce dernier nous donne son ressenti et évalue les chances de l’équipe des quartiers Nord de Marseille.

    «Il y a deux éléments qui ne sont pas en notre faveur. Le premier c’est la qualité du groupe avec Bron, Vaulx-en-Velin, Goudron, Romans-sur-Isère. C’est un peu le groupe de la mort comme on dit maintenant. Le second c’est le fait d’être opposé à Brive l’équipe locale en 32e qui devrait être survoltée », explique-t-il. Et de poursuivre : « Il nous reste à faire notre jeu avec nos armes et notre expérience. »

    Pour la Boule Aixoise le contexte est différent. L’arrivée de Marco Foyot il y a deux ans a redynamisé une association pratiquement en sommeil sous la houlette du président Manso. Il a entraîné dans son sillage des joueurs de renom comme Didier Chagneau, Michel Hatchadourian, Jérémy Fernández, Dylan Cano, Sissou Cantarel, Stéphane Pagni, David Riviera, Sébastien Batista. Les Aixois affronteront Tarbes à Behren (57) dans un groupe relativement équilibré. Le ticket pour le Grand huit est à leur portée

    Carpentras ambitieux

    Il faudra suivre attentivement la solide équipe de Carpentras capable de tous les exploits. Dans un groupe où Arlanc, tenant du titre avec les Suchaud, Fazzino, Colombet, fait figure d’épouvantail, les Vauclusiens veulent jouer les trouble-fêtes. Ils affronteront les étonnants Drômois de Mours-Saint-Eusèbe. Gilles Gayraud, double vainqueur du Mondial La Marseillaise a rejoint Carpentras en 2025 et nous livre son sentiment.

    « On a eu des étapes difficiles pour nous qualifier avec des retournements de situations. C’est un signe de solidité et d’homogénéité », précise-t-il. En Coupe de France, « le talent ne suffit pas toujours, il y a ce côté solidaire qui est primordial. Il faut prendre les étapes les unes après les autres sans sous-estimer personne. » « Dans notre groupe, Arlanc est au-dessus du lot mais à la pétanque tout peut arriver surtout dans ce type de compétition », analyse Gilles Gayraud.

    L’armada tropézienne

    Un petit mot sur Saint-Tropez qui possède une armada redoutable Alexandre Mallet, Marcel Gbetable, Cindy Peyrot, Sandrine Poinsot, Anna Maillard et sera un des grands favoris pour incorporer le Grand 8.

    Il ne reste plus qu’aux différents protagonistes à offrir le spectacle escompté pour une compétition de plusen plus prisée et populaire.

    Les favoris

    Comme cité plus haut, Arlanc, champion d’Europe et tenant du titre, sera grandissime favori dans le groupe 1. Mais la concurrence est bien là avec quelques villes aux ambitions certaines. Dans le groupe 2, la Boule Mouliestoise (Montauban) et ses têtes de série Jean Feltain et Charlotte Darodes seront favoris à domicile.

    Dans le groupe 3, il est difficile de dégager une équipe.

    Dans le groupe 4, Canohes avec Maison Durk et Simon Cortes, Aix et Andrézieux-Bouthéon semblent les mieux armés. Dans le groupe 5, la Boule Tropézienne donc devrait dominer les débats.

    Le groupe 6 est sans doute le plus relevé sur le papier. Bron, ancien vainqueur de la Coupe de France, et Romans-sur-Isère ont de sérieux arguments mais nous mettrons une pièce sur Vaulx-en-Velin.

    Dans le groupe 7, Bourbon-Lancy, grand habitué de ce type de compétition, paraît en pole position. Enfin, le groupe 8 est plus indécis même si Pau a une petite longueur d’avance.

    Les groupes

    Groupe 1 à Limoges (87) Nemour (77) Ajaccio (2A) Chambéry (73) Gennevilliers (92) Carpentras (84) Mours-Saint-Eusèbe (26) Lomme-Osm (59) Arlanc (63)

    Groupe 2 à Montauban (82)

    Mouliets & Villemartin (33) Masseube (32) Jarnac (16) Colmar Saint-Martin (68) Varaville (14) Pontarlier (25) Quimperlé (29) Mussidan (24)

    Groupe 3 à Tours (37)

    Feuquières (80) Brou-sur-Chantereine (77) Villedieu (50) Savigne / Lathan (37) Trilport (77) Bonchampleslaval (53) Montpezat (82) vs Rabastens (81)

    Groupe 4 à Behren (57)

    Ronchin (59) Freyming Sainte-Barbe (57) Aix-en-Provence (13) Tarbes (65) Veyrac (87) Andrézieux-Bouthéon (42) Canohes (66) Gien (45)

    Groupe 5 à Bressuire (79)

    Saint-Tropez (83) Saint-Georges-de-Didonne (17) Epinal-PCV (88) Secondigny (79) Saint-Louis (68) Paris–EPND (75) Cahors (46) Issy-les- Moulineaux (92)

    Groupe 6 à Brive-la-Gaillarde (19)

    Antibes (06) Romans-sur-Isère (26) Vaulx-en-Velin (69) Gourdon (46)

    Villefranche-de-Rouergue (12) BRON (69) Brive–PPB (19) Marseille–BM (13)

    Groupe 7 à Gouesnou (29)

    Bourbon Lancy (71) Bellerive (03) La Machine (58) Saint-Jacques-de-la-Lande (35) Saint-Jean-de-Linières (49) Cleder (29) Bize-Minervois (11) vs Cazères (31)

    Groupe 8 à Grande-Synthe (59)

    La Brede (33) Marvejols (48) Pau (64) Dunkerque-US (59) Paray-le-Monial (71) Gonfreville-l’Orcher-ESM (76) Gerzat (63) vs Pouru-Saint-Remy (08)

  • Jeunes : un objectif prioritaire pour la commission départementale de pétanque

    Jeunes : un objectif prioritaire pour la commission départementale de pétanque

    Les statistiques parlent d’eux-mêmes, la participation des jeunes au sport bouliste connaît une baisse de régime. De ce fait, l’instance départementale loin de baisser les bras a décidé de redoubler d’ardeur. De faire de ce domaine un objectif prioritaire. Deux éducateurs à savoir Régis Montjoie et Anthony Linares ont rejoint la commission des Jeunes lors de la dernière assemblée générale du comité. Ils vont certainement apporter un influx supplémentaire. Il sera toutefois important et capital que dans les groupes, les dirigeants responsables prennent conscience et collaborent à cet objectif. Voilà qui implique en aval un sérieux travail dans les groupes avec la création d’écoles de boules, et accorder un intérêt vers des jeunes garçons ou filles prêts à développer leur passion boulistique.

    Calendrier des championnats

    départementaux

    CD Tir (exclusivement pour les juniors)

    Championnat régional de tir

    Lundi 25 mai à Sorgues (84)

    Samedi 14 mars 9h à Saint-Victoret

    Mêlée doublettes (toutes les catégories)

    Dimanche 15 mars 9h à Vitrolles

    Triplettes (toutes les catégories)

    Samedi 18 avril 9h à Pélissanne

    Championnat régional

    Samedi 23 mai 9h B. de L’Élysée (Salon)

    Championnat de France

    11-12 juillet à Blaye-les-Mines (81)

    Doublettes (toutes les catégories)

    Jeudi 14 mai 9h à la Batarelle

    Tir catégories benjamins, minimes, cadets

    Samedi 30 mai (lieu à déterminer)

    Individuel toutes les catégories
    (lieu à déterminer)

    Championnat départemental des clubs

    Week-end 4-6 septembre au Pieds Tanqués Miramas

    Détection programmée

    Pour les groupes n’ayant pas d’école de boules mais qui comptent dans leur effectif des jeunes licencié.e.s esseulé.e.s, lesquels seraient susceptibles d’incorporer le Pôle 13, ces jeunes joueurs et joueuses pourront participer à une détection programmée le 20 février à partir de 9h sur le boulodrome de la Boule diplomate de Saint-Victoret. Ces licencié.e.s intéressé.e.s pour y participer doivent en informer la commission des jeunes départementale.