Author: tecnavia

  • À Cavaillon, « L’élan citoyen » mise sur la démocratie locale

    À Cavaillon, « L’élan citoyen » mise sur la démocratie locale

    Devant sympathisants et membres du collectif, la tête de liste a rappelé que cette équipe « rassemble des femmes et des hommes de bonne volonté, majoritairement issus de la société civile ». Patrick Blanès a souligné que la plupart des membres vivent leur première expérience électorale. Le programme, dévoilé le 12 février, mettra l’accent sur « l’humain, la santé, la transition écologique, l’éducation, l’emploi et l’attractivité du territoire ». Culture, sport et vie festive font aussi partie des priorités. Une charte des candidats accompagnera ce programme, avec l’engagement de renforcer la démocratie locale : « Une municipalité qui décide avec les citoyens, pas à leur place », a insisté Patrick Blanès.

  • Le Printemps marseillais dévoile ses huit têtes de liste de secteur

    Le Printemps marseillais dévoile ses huit têtes de liste de secteur

    C’est à travers une vidéo sur les réseaux sociaux, ce lundi matin, que le Printemps marseillais a dévoilé ses têtes de listes dans les huit secteurs de Marseille. Une parité parfaite et quelques surprises, alors que pour la première fois depuis les Marseillais devront voter deux fois, pour le conseil municipal et pour les mairies d’arrondissements, chamboulant les habitudes de campagne.

    Les maires sortants sont logiquement reconduits, que ce soit dans les 1er et 7e arrondissements, avec Sophie Camard (GRS), dans les 2e et 3e, avec Anthony Krehmeier (PS), dans les 4e et 5e arrondissements avec Didier Jau (EELV) ou les 6e et 8e avec Olivia Fortin (MadMars). Seule exception, les 15-16, ou Samia Ghali prend la tête d’affiche comme en 2020, comme le révélait La Marseillaise le 13 janvier dernier.

    Petite surprise dans les 9-10, secteur traditionnellement acquis à la droite mais où celle-ci avait été absente du second tour des législatives anticipées : c’est le président (Génération.s) du groupe Printemps marseillais, l’adjoint à l’éducation Pierre Huguet, qui est désigné tête de liste. Dans les 11-12, le premier secrétaire du PS 13 Yannick Ohanessian mènera la liste, comme en 2020, préféré à la responsable de Place publique Pascaline Lécorché. Enfin, dans les 13-14, le Printemps marseillais joue pleinement le renouvellement en désignant Tina Biard-Sansonetti (DVG), aujourd’hui membre du cabinet du maire.

    « Le service public au cœur »

    «Notre ville est face à un tournant politique majeur, nous ne pouvons nous résigner à la livrer à ceux qui ne veulent que la division et la fracture, appuie le maire sortant Benoît Payan dans un communiqué de presse. Les candidats du Printemps Marseillais se dresseront partout, dans tous les secteurs, dans tous les quartiers, pour faire de Marseille une ville unie, pour se tenir aux côtés des habitants, pour les protéger, pour Marseille. »

    Il promet également que « les huit candidats portent le service public au cœur, comme notre conviction que tous les Marseillais méritent toute notre attention, tous nos efforts ». Et d’esquisser des programmes détaillés dans chaque secteur avec des propositions concrètes et de proximité. Quant au maire sortant lui-même, il avait annoncé dès sa déclaration de candidature qu’il ne serait présent sur aucune liste de secteur.

  • Nicolas Koukas face aux lecteurs à Arles

    Nicolas Koukas face aux lecteurs à Arles

    Après six ans d’une mandature Patrick De Carolis caractérisée par une adhésion surprise au parti de droite Horizons, l’expulsion de la Ligue des droits de l’Homme de la Maison de la vie associative ou encore la menace de déloger l’Union locale CGT de la Bourse du travail, Nicolas Koukas répond aux lecteurs de « La Marseillaise », depuis son local de campagne.

    Bouchra Nait : Il s’est passé quelque chose d’extraordinaire, l’été dernier, avec l’Appel d’Arles. Extraordinaire, car les Arlésiens se sont organisés et ont appelé à une candidature unique à gauche, et les partis se sont saisis de l’appel. Mais une fois élu, comment faire vivre la démocratie, faire en sorte que les citoyens soient au centre et parties prenantes de la politique municipale, et comment respecter les avis contradictoires et son opposition ?

    Nicolas Koukas : Lorsque Patrick De Carolis a été élu, il nous a donné, à l’opposition, des locaux dans une cave sans fenêtre. Bien évidemment, on a demandé à déménager et on s’est retrouvé à côté des pompes funèbres. Cela a tout de suite donné le caractère du personnage et sa façon d’envisager ses rapports avec l’opposition. Ce n’est pas la manière de faire que je porterai. Il y a une crise de vocation des élus, des candidats aux municipales qui n’arrivent pas à boucler leurs listes, faire confiance à des élus est de plus en plus compliqué et les élus locaux, qui étaient protégés jusqu’alors, ne le sont plus. Il est important, dans ce contexte, de respecter son opposition et de lui donner les moyens de travailler. Jusqu’alors, nous n’avions qu’une seule réunion commune par mois, annoncée cinq jours avant. Nous mettrons en œuvre de vrais outils pour bosser avec tous les élus, majorité et opposition comprise, dans des commissions de travail plénières revisitées, pour que tous les élus aient accès aux documents préparatoires. Cela inclut les commissions techniques préparatoires et la plus grosse de l’année, celle dédiée au budget, pour qu’on puisse le coconstruire avec les habitants. Alors oui, ça demandera du temps et de l’énergie à consacrer à tous ceux qui ont signé l’Appel d’Arles, qui viennent de quartiers différents et sont en attente de faire les choses différemment. Ça demande une organisation particulière et, bien sûr, une volonté politique, mais il faut que cela se traduise par des effets concrets derrière. Il faut une organisation du fonctionnement municipal qui va de pair avec ce qui est porté par les élus. On ne peut plus faire la chose publique comme on faisait avant. Les habitants sont en attente d’autre chose et pas de pseudo-conseils de quartier mis en place par Patrick De Carolis, où il a placé quasiment partout ses amis, pour les tenir et qu’il n’y ait finalement pas de débat. C’est une attente d’autant plus forte que, depuis les législatives, on a vu tout le peuple de gauche demander à se rassembler dans une union la plus large possible. Ça n’a pas totalement marché, ce n’est pas grave. Il y a plusieurs gauches, mais ce n’est pas elle notre adversaire : c’est le RN et la macronie sortante.

    Sébastien Ali : Quel est votre positionnement sur le projet de déménagement de la Bourse du travail initié par le maire actuel ? Cette place est occupée depuis 126 ans par l’Union locale CGT.

    Nicolas Koukas : On a été clairs depuis le début sur cette volonté de Patrick de Carolis de museler la CGT. C’est une décision irresponsable qui ne va pas dans le sens de l’histoire. On a besoin des syndicats dans leur lieu symbolique, où ils sont implantés depuis 126 ans. Des centaines d’Arlésiens ont été syndiquées, engagés, y compris dans la Résistance. Je ne crois pas qu’on puisse lutter contre la xénophobie et le racisme en fermant une Bourse du travail. Au contraire. Pour nous, il est hors de question de faire déménager la Bourse et on sait très bien que le bâtiment ne peut pas accueillir l’Office du tourisme car il est n’est pas accessible, c’est un leurre. Je crois qu’il surfe sur ce sujet pour récupérer un électorat plus obscur. Ma conviction, c’est qu’il faut être fier de ce bâtiment, on fera tout pour le conserver et qu’il continue à vivre. Car c’est bien sûr un lieu de réunions syndicales, mais qui rayonne aussi sur les activités culturelles, permet des expositions d’associations et d’étudiants en juin, au moment de la feria. Je ne peux vraiment pas imaginer qu’on enlève le fronton « Bourse du travail » quand on se rappelle qu’Arles s’est construite avec les syndiqués. On oublie que beaucoup de syndicalistes arlésiens des champs, dans les années 30, étaient à la CGT et se sont levés face au patronat. Pendant la guerre aussi, seul Pétain voulait fermer la Bourse du travail, le parallèle n’est pas très flatteur pour le 1er magistrat. Alors oui, on observe un discours national et international qui n’incite peut-être pas le maire à défendre ce projet pour la Bourse du travail, mais moi je m’en fiche : on a besoin de porter nos valeurs d’engagement politique, syndical et associatif. La CGT à la Bourse du travail, elle y est, elle y reste.

    Martine Charrière : Souvent, la moitié de la population est oubliée dans les discours. Est-ce qu’il y aura une délégation dédiée aux droits des femmes et un partage équitable et non genré des délégations ? Pour éviter d’avoir la petite enfance confiée aux femmes et l’économie aux hommes…

    Nicolas Koukas : Je vous rassure Martine, vous m’aviez fait remarquer cet oubli lorsqu’on a appelé notre groupe Le Parti des Arlésiens et tu avais raison. Oui, je crois qu’aujourd’hui, ça fait partie de l’histoire. Moi, je mise sur l’expérience. Sur notre liste, il va y avoir une énorme partie dédiée à la société civile, à plus de 60% ne faisant pas partie d’un parti politique, mais ayant une expérience significative dans un domaine particulier. On veillera à ce qu’elles ou ils puissent occuper des délégations qui ne laissent pas penser à du saupoudrage. On aura aussi une commission extra-municipale dédiée pour travailler avec toutes les associations qui gravitent autour de ce sujet, comme le centre d’information sur les droits des femmes et des familles [CIDFF, Ndlr], afin d’être au plus près des attentes des Arlésiennes. Et pas qu’au niveau des élus, y compris au niveau de l’administration, où des postes à responsabilité ont trop souvent été occupés par des hommes. Comme la direction générale des services, exclusivement occupée par des hommes, la direction de cabinet ou des ressources humaines, qui sont trois postes clés dans le fonctionnement de la commune. Il y aura une conseillère municipale ou une adjointe chargée de ces questions-là, qui aura une feuille de route construite non pas verticalement, mais horizontalement pour avoir une évaluation des politiques publiques et pour répondre aux attentes des associations.

    Jean-François Ruiz : Concernant les équipements sportifs de la ville, notamment les piscines, les gens se plaignent qu’elles ne sont pas en bon état. Les écoliers doivent composer avec une seule piscine à l’année, car l’autre est souvent fermée. Comment faire ?

    Nicolas Koukas : Sur ces sujets anciens, je vois que la majorité en place s’est aussi cassé les dents par rapport aux promesses qu’ils avaient pu faire. Arles n’a pas les équipements sportifs ni les piscines adaptées pour une ville comme la nôtre. Je vois deux pistes. D’abord, une réflexion portée à l’échelle intercommunale, car on sait que ça peut se jouer à ce niveau. Le maire est censé être président de la communauté d’Agglomération. Le bilan de Patrick de Carolis est fondé sur la Ville, mais il y a zéro bilan en termes d’attractivité sur son mandat à la présidence de la communauté d’Agglomération Arles Crau Camargue Montagnette [ACCM, Ndlr]. Notre spécificité à Arles, avec ses villages et ses quartiers, fait que nos équipements sont particulièrement vétustes. On ne va pas proposer de tout raser et reconstruire gratuitement. Il y a cette envie dans les associations que je rencontre de réaliser un complexe autour de l’eau, mais d’un point de vue budgétaire, on n’a pas les moyens de le porter aujourd’hui. Alors, il faut être pragmatique sur ces sujets de grands équipements : on peut tout à fait avoir des partenariats avec du privé, et pas n’importe lequel, lorsque l’objet est bien défini. Faire croire que le public peut répondre à toutes les attentes d’un territoire est faux, c’est un communiste qui le dit. On vit dans une société où on voit que des Villes ont porté des projets similaires qui ont permis la réalisation de l’équipement. Sur la piscine, je pars de cette réflexion-là. Il y a un sujet au croisement des trois intercommunalités d’Arles, de Saint-Martin et de Tarascon, qui devraient fusionner, mais ça n’est pas encore réglé. Je pense qu’à l’ouest du département, il devrait y avoir une intercommunalité qui puisse répondre aux besoins du territoire. Il faudra hiérarchiser les priorités et ce n’est pas simple. L’histoire d’Arles fait qu’aujourd’hui, on doit aller chercher la reconnaissance qu’elle n’a pas. Le maire doit aller voir les finances de l’État tous les mois pour dire qu’il y a une spécificité arlésienne, car on ne gère pas 50 000 habitants sur 759 km2 avec les mêmes dotations qu’une autre moins étendue. Cette proposition est inscrite dans le programme. D’autres communes ont cette même difficulté et les recettes doivent être différentes, car sinon, on ne répond pas aux exigences dans le temps, on fait que du saupoudrage et on obtient de la colère.

    Savéria Herrati : Le Covid a servi de prétexte à l’Europe et à la commune pour réduire les subventions et ne plus écouter les besoins de la ville en matière historique, sachant qu’on marche sur des vestiges médiévaux et romains. Prévoyez-vous des mesures en termes de préservation et de valorisation du patrimoine ?

    Nicolas Koukas : Dans les années 1970-1980, tous les maires qui se sont succédé ont fait le choix de faire de la culture, du tourisme et du patrimoine les leviers du développement économique. C’est encore le cas aujourd’hui. Depuis 6 ans, la mandature De Carolis n’a pas répondu avec efficacité aux attentes et à la réalité de ce territoire. Quand le Pôle culture patrimoine a une baisse de 100 000 euros de sa subvention, la majorité met en difficulté la réalité d’une entreprise, de ses activités qui permettent dans ce bâtiment de rassembler des acteurs spécifiques et, surtout, elle nie la réalité. En 1997, on a eu la chance d’avoir un contrat état-Région pour rénover beaucoup de monuments, dont les arènes, et jusqu’en 2020, on avait des budgets d’urgence pour intervenir dès que le bâti était en difficulté. Ces budgets n’existent plus. Maintenant, allez dans les arènes, les murs tombent à côté de la billetterie. Il est urgent de réenclencher cette volonté politique. On a un ancien directeur du service patrimoine avec nous, qui a connaissance des acteurs et financeurs pour répondre le plus vite possible à ces exigences. Comme je l’ai fait avant, je porterai également la classification du territoire de Camargue au patrimoine mondial de l’Unesco : c’est une chance pour la ville, mais aussi pour la Camargue menacée par la montée des eaux. On ne fait rien : pas de plan local d’urbanisme, pas de réflexion avec les autres maires. Le danger serait d’opposer les différents acteurs économiques, environnementaux et les manadiers alors qu’il faut les rassembler et faire communauté autour du patrimoine. On n’aurait pas nos monuments à Arles, ce serait plus compliqué.

    Lucile Venet : Quel est votre projet pour la culture ? À Arles, certaines cultures s’effacent.

    Nicolas Koukas : Il faut répondre à la demande de culture pour tous. On nous avait critiqués « Le drôle de Noël », où l’on trouvait tout le monde : c’était une vraie feria avec tous les Arlésiens. Mais il faut réimaginer et remettre de la culture à d’autres périodes de l’année. L’équipe en place a fait des choses, mais il y a d’autres projets à sortir avec des acteurs culturels pour proposer des moments importants dans l’année. Avec de la culture populaire, pas que la tradition ou le folklore. Ma mère s’appelle peut-être Mistral, mais je pense que trop de tradition tue la tradition. On voit les Arlésiennes partout, tout le temps. Il faut réunir les acteurs culturels arlésiens pour envisager de monter des initiatives importantes, je pense à Luma et les associations de quartier. Il y a besoin de se rencontrer pour éviter les malentendus et que des murs de glace se créent. On aura plusieurs élus en charge des cultures pour avoir des perspectives et des évaluations des politiques culturelles publiques.

    Bouchra Nait : Arles est riche en patrimoine, mais s’appuie trop sur le tourisme ; il y a trop de chômage. Comment rééquilibrer et encourager plus d’entreprises à s’installer pour générer plus d’emplois ?

    Nicolas Koukas : On a la chance d’avoir cette ville très focalisée sur le tourisme. Mais les transports ne vont pas avec, on n’a pas pensé les besoins de travailler ni de s’amuser pour les habitants. On n’a imaginé Arles que comme une petite ville de Provence, belle, mais pas forcément pour y vivre. Il y a besoin de diversifier les activités. Je tacle souvent De Carolis qui parlait de venir avec son carnet d’adresses, de faire venir plein d’acteurs économiques… Mais il est venu sans. C’est aussi méconnaître l’histoire d’Arles que de penser que le plan local d’urbanisme (PLU) permettrait d’avoir des terrains au nord et à Trinquetaille pour l’activité économique, ce n’est pas entièrement le cas. Je ne vais pas promettre 1 000 emplois comme il l’a fait, car le sujet est bien plus complexe que ça, on ne fait pas des slogans qu’on ne peut pas tenir. L’idée est plutôt de prendre son bâton de pèlerin pour inciter les acteurs économiques à venir ici. On avait modifié le PLU en zone nord pour installer Shopping promenades. Il reste du foncier pour accueillir des activités qu’il faut adapter au territoire arlésien, pas comme à Saint-Martin, où ils vont installer un grand centre logistique Vinted où l’on paye les gens une misère. S’appuyer uniquement sur le tourisme ne permet pas de résoudre les problèmes de logement avec le phénomène Airbnb, ni ceux des rues commerçantes malmenées par les fermetures. Je suis très heureux de voir Patrick De Carolis reprendre notre proposition « soviétique » de 2020 de créer une société coopérative foncière pour permettre à la Ville de disposer d’un outil de préemption. Nous avons un label « métier d’Art », mais il n’y a pas de portage, pas de schéma, ni de ligne directrice. Je n’ai rien contre les épiceries de nuit, mais je sais que le local de campagne de De Carolis en deviendra une, ce qui fragilisera le quartier. Ce schéma doit être porté au sein de l’Intercommunalité.

    Jean-François Ruiz : Les agriculteurs aussi ont des difficultés face à la montée des eaux et à la salinité, notamment les riziculteurs et les céréaliers. Comment les aider ?

    Nicolas Koukas : Ce n’est pas une compétence municipale, mais il faut y être attentif. Pour en avoir discuté avec le directeur de la Tour du Valat, on voit en Camargue une explosion des extensions agricoles, un positionnement porté par le syndicat des riziculteurs. D’autres ont des réflexions plus scientifiques, disant qu’il faut retourner sur une proximité et une forme d’expérimentation pour faire évoluer les productions. On sait qu’on va dans le mur avec la chute du riz. La montée des eaux et la remontée du sel vont mettre en difficulté des dizaines d’agriculteurs. C’est pour ça que j’en reviens à faire classer la Camargue, qu’il y ait une prise de conscience de certains élus qui ne veulent pas regarder la réalité en face. Le trait de côte évolue. Comment y répondre ? C’est en tout cas le rôle d’un maire de faire connaître ce qui ne fait pas plaisir.

    Savéria Herrati : On a parlé des emplois : il faut permettre l’arrivée de nouveaux habitants, jeunes, étudiants, travailleurs et familles. Mais l’accès au logement est pitoyable. Quelles sont les solutions et quel est le poids de la municipalité dans ce sujet ?

    Nicolas Koukas : La question se pose dans beaucoup de villes. Airbnb a bouleversé les communes touristiques comme la nôtre, avec un nombre de locations passé de 1 800 en 2020 à plus de 3 000 aujourd’hui et des rues complètement fermées. Il y a la volonté très claire de notre part de réguler les nuitées et d’instaurer un système de quotas par quartiers, comme à La Roquette et l’Hauture, qui sont ravagés par ce phénomène. Il faut permettre aux familles de revenir vivre dans le centre-ville et aux propriétaires de rénover leurs logements. J’en reviens à la société foncière, je souhaite que, demain, les bâtiments libérés ne soient pas vendus, mais d’en faire du logement pour les familles. L’idée est d’enrayer la spirale de réduction d’habitations depuis 2020.

    Lucile Venet : Les jeunes n’ont pas de lieux où se rencontrer, entre villages et quartiers, qui soient intergénérationnels avec des adultes référents. Il serait intéressant de discuter d’une maison des jeunes avec eux.

    Nicolas Koukas : Il y avait une maison des jeunes avant sur le boulevard des Lices, qu’un maire de droite avait fermée. C’est une question centrale remontée de beaucoup d’ateliers de l’Appel d’Arles. Les centres sociaux sont aussi en difficulté. Dès notre élection, nous devons programmer des Assises des jeunesses de tous les quartiers et villages, car ils ont des histoires et des parcours différents. Il leur faut un lieu d’accompagnement avec des animateurs qui savent faire. Je pense à l’auberge de jeunesse, un lieu pas loin de la piscine Cabassud. On pourrait y accueillir des activités à l’année avec un espace tiers-lieu dédié à la jeunesse. Pour les hameaux, pourquoi ne pas expérimenter la maison de la jeunesse itinérante ? On a un bibliobus, mais on peut imaginer aussi d’ouvrir des activés l’été dans les écoles.

    Nicolas Juan : J’attends de la Ville qu’elle passe à une autre phase pour son littoral, notamment la plage de Piémanson. Il faudrait la valoriser, avec un parking par exemple, non ?

    Nicolas Koukas : Il faut aborder à la fois la question de la plage et le développement de Salin-de-Giraud, en portant un projet touristique écoresponsable, car on a évolué en termes de sécurité et de protection du patrimoine : on n’ira plus y camper comme avant. Mais il y a une discussion à mener avec les habitants et l’État pour savoir comment utiliser au mieux cet espace-là en respectant le littoral. Faire un parking sera très compliqué : l’État se protège par rapport au risque d’accidents.

    Nicolas Juan : Il faut pour ça pérenniser la traversée du Rhône. Les Saliniers sont pour la construction d’un pont, mais en attendant il faut rehausser le service du bac. Beaucoup de Saliniers travaillent sur le Port ou vont chez le médecin en traversant.

    Nicolas Koukas : Il faut un service public qui fonctionne sur des horaires élargis pour permettre à ceux qui travaillent à Fos de rentrer en évitant le grand tour. On se battra au Département pour ça. On a aussi besoin de cette mobilité pour se soigner. La question se pose à Salin, pour que les plus âgés puissent rester à domicile le plus longtemps possible, alors que le nombre de services de soins à domicile a baissé en 6 ans. Pour les plus jeunes aussi, il y a des problèmes de garderie. Sans oublier le besoin des médecins. Pour tous les hameaux, on propose de dérouler le tapis rouge aux médecins qui veulent s’installer sur Arles, avec une convention sur plusieurs années. Nous aurons dix personnes dans notre équipe venant de ce secteur-là. Car c’est la préoccupation numéro 1 des Arlésiens. Il nous faut, dans notre équipe, des expériences et des métiers pour nous rendre le plus opérationnels possible. Le rôle du maire est aussi d’assister au conseil d’administration de l’hôpital, en crise avec la menace de fermeture de la maternité et des lits dans les services de cardiologie et de gastro-entérologie, qui sont passés de 36 à 18. L’hôpital est menacé : nous avons besoin de ce service public de santé fort, avec des spécialistes disponibles.

    Focus sur les lecteurs

    Bouchra Nait, présidente de CIQ

    Sébastien Ali, ouvrier plasturgiste et militant CGT

    Martine Charrière, ancienne responsable de centre de formation

    Jean-François Ruiz, régisseur à la fondation Luma

    Savéria Herrati, ingénieure géophysicienne

    Lucile Venet, professeure de SVT en lycée

    Nicolas Juan, habitant de Salin-de-Giraud, ancien élu

  • [Passerelle interculturelle] Répétition avant la Fête du Printemps 2026

    [Passerelle interculturelle] Répétition avant la Fête du Printemps 2026

    Cette étape clé a permis de vérifier la fluidité de l’ensemble du programme, tandis que l’équipe de réalisation a continué d’affiner avec précision les choix artistiques et scéniques, afin de créer une atmosphère chaleureuse, joyeuse et porteuse de bons augures.

    La Fête du Printemps, qui correspond au Nouvel An lunaire chinois, est la célébration la plus importante de l’année pour les Chinois. Inscrite à la fin de l’année 2024 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, elle incarne le renouveau, la transmission des traditions et, surtout, la réunion familiale. À cette occasion, les familles se rassemblent pour partager un repas, échanger des vœux et célébrer ensemble le passage à la nouvelle année, en Chine comme au sein des communautés chinoises à travers le monde.

    Dans ce contexte, le Gala de la Fête du Printemps occupe une place toute particulière. Véritable rituel télévisuel du Nouvel An chinois, il est regardé chaque année en famille et fait désormais partie intégrante des habitudes du Nouvel An. Plus qu’un simple spectacle, il accompagne l’entrée dans la nouvelle année et constitue un rendez-vous culturel incontournable pour des centaines de millions de téléspectateurs.

    Pour l’année du cheval de 2026, la scène du gala donnera vie à la chaleur et à l’énergie du quotidien de nombreux foyers. Des chansons originales évoquent les liens familiaux, rendent hommage à l’engagement discret des gens ordinaires et célèbrent la valeur précieuse des retrouvailles. Portées par des mélodies douces et émouvantes, les performances saluent celles et ceux qui travaillent avec constance et donnent le meilleur d’eux-mêmes.

    À Marseille le 6 février

    Au-delà de la soirée du Nouvel An lunaire chinois, le Gala de la Fête du Printemps s’inscrit désormais dans une dynamique mondiale. Les communautés chinoises à l’étranger, ainsi que de nombreux amis étrangers passionnés par la culture chinoise, peuvent découvrir en avant-première l’esprit et l’esthétique du Gala grâce aux événements « Prélude au Gala de la Fête du Printemps ». À partir du début du mois de février, ces célébrations se dérouleront dans de nombreuses grandes villes à travers le monde, permettant au public international de ressentir l’atmosphère festive et chaleureuse du Nouvel An chinois.

    En France, l’événement « Prélude au Gala de la Fête du Printemps » se tiendra le 6 février à Marseille, offrant au public local une immersion dans l’ambiance du Gala et une occasion privilégiée de partager la joie du Nouvel An chinois.

  • Capgemini, Société générale et Ubisoft : menace sur l’emploi dans l’Hérault

    Capgemini, Société générale et Ubisoft : menace sur l’emploi dans l’Hérault

    Capgemini, la Société générale, Ubisoft. En moins d’une semaine, ces grandes sociétés ont fait part de leur volonté de se séparer de milliers de salariés. Le premier coup est venu de Capgemini, le 20 janvier. Le géant français des services informatiques a annoncé vouloir supprimer 2 400 postes sur les 35 000 que compte l’Hexagone. L’Hérault, où l’entreprise compte deux sites, est concerné. Une décision justifiée, selon la direction, par une mauvaise conjoncture économique et un besoin de restructuration des métiers liés à l’IA. « Mais cette conjoncture n’empêche pas Capgemini de continuer à verser des dividendes, de réaliser près de deux milliards de dollars de bénéfices pour [1,6 milliard d’euros] un chiffre d’affaires à peu près constant autour de 20 milliards de dollars [16,7 MD d’euros] », précise Benjamin Girard, délégué syndical CGT chez Capgemini. Et même si l’activité marque le pas en France – le groupe a perdu 5% de son chiffre d’affaires au cours des neuf premiers mois de 2025 – « cette baisse a déjà compensé car l’an dernier, les effectifs ont été diminués de 5 % », reprend le syndicaliste. Ce plan social déguisé prendrait la forme d’une rupture conventionnelle collective. Sur la trentaine de sites en France, Montpellier ne devrait pas y échapper. « Sauf qu’aujourd’hui, on n’a aucune visibilité sur les postes concernés. Si jamais ils n’arrivent pas à trouver le nombre de volontaires suffisants, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Ils nous parlent aussi de mobilité interne, ce qui induit des changements de situation personnelle importants. D’autant que si le salarié refuse, cela peut conduire à un licenciement », dénonce Benjamin Girard. Chez Capgemini, on attend l’ouverture des négociations le 5 février avant de se mobiliser. « Nos revendications sont claires : zéro suppression de postes », prévient Benjamin Girard. Le groupe semble préférer faire ses emplettes avec la milice ICE de Trump.

    10 février, grève chez Ubisoft

    Incertitude aussi pour les salariés d’Ubisoft, qui vient d’annoncer 200 licenciements ainsi qu’un plan d’économie de 200 millions d’euros d’ici les trois prochaines années. Si les 200 emplois concernent le siège social, domicilié au Val-de-Marne, « certaines personnes rattachées au siège travaillent dans d’autres studios, comme ici, à Montpellier. C’est pour eux une énorme inquiétude », se désole Clément Montigny, délégué syndical STJV chez Ubisoft Montpellier. Quant au plan d’économies – qui intervient après un premier plan de 300 millions d’euros depuis 2023- laisse également les salariés dans la panade. Six jeux vidéo ont d’ores et déjà été annulés et la direction veut revenir sur le télétravail, point de crispation qui avait déjà mené à une grève en 2024. « Avec le retour en présentiel, les gens vont payer pour venir travailler. Mais nos salaires n’augmentent pas, on risque de perdre encore plus de gens », craint Clément Montigny. Les syndicats appellent donc à un large mouvement de grève, du 10 au 12 février -un rassemblement est prévu le 10 à Montpellier. « Une grève internationale, des pays étrangers devraient se joindre au mouvement », indique Clément Montigny.

    La rue devrait donc devenir le théâtre de mouvements sociaux auxquels pourraient bien participer les salariés de la Société générale. Leur direction vient d’annoncer 1 800 licenciements d’ici 2027.

    2 204 défaillances d’entreprises dans l’Hérault et le Gard

    Selon la Banque de France, l’Hérault et le Gard connaissent de fortes défaillances d’entreprises [ne plus être en capacité de rembourser ses dettes, Ndlr]. Au 9 janvier, on dénombrait 1 515 défaillances de novembre 2024 à novembre 2025. Le Gard n’est guère mieux loti puisqu’entre octobre 2024 et octobre 2025, on dénombre 689 défaillances d’entreprises.

  • [Festival] Du rire et du vin pour réchauffer l’hiver dans l’Hérault

    [Festival] Du rire et du vin pour réchauffer l’hiver dans l’Hérault

    Durant trois week-ends d’affilée, du 30 janvier au 13 février, les Hivernales du rire et du vin sont de retour dans l’arrière-pays héraultais pour une 35e édition. Organisé par la communauté de communes des Avants-Monts, ce festival original marie, comme son nom l’indique, l’humour et la viticulture. Un beau programme pour réchauffer le cœur de l’hiver, « à une période où il y a très peu d’événements sur notre territoire, qui est plutôt touristique donc s’anime davantage aux beaux jours », explique Olivia Losse, responsable du service culturel de la communauté de communes des Avants-Monts.

    Murviel, Roujan et Laurens

    « Sur chaque commune où nous allons, on invite un vigneron qui y est domicilié à venir présenter ses vins. Le spectacle se déroule et à la fin de la représentation, nous organisons un moment convivial avec dégustation et rencontre avec les artistes et les vignerons », détaille Olivia Losse. « Notre but est que tout le monde puisse accéder à la culture, même en ruralité. On n’a pas de salle dédiée sur le territoire, donc on transforme les salles polyvalentes ou les salles des fêtes des différentes communes pour accueillir les spectacles, afin que les habitants s’y sentent comme dans un vrai théâtre. On favorise aussi l’accès à la culture en pratiquant des tarifs accessibles* », poursuit la responsable du service culturel.

    Pour cette édition 2026, quatre spectacles seront proposés dans trois communes différentes. Entre sketch, stand-up, danse et musique, le Montpelliérain Kevin Levy assurera l’ouverture du festival vendredi 30 janvier à Murviel-lès-Béziers avec son premier seul en scène, « Cocu ». « À la fois drôle et authentique, il séduit un public toujours plus large. Dans son spectacle en solo, il retrace la désillusion amoureuse et en profite pour croquer notre époque. »

    Le lendemain, toujours à Murviel-lès-Béziers, c’est « Madame Fraize » qui investira la salle multi-activités. « Clown lunaire à contre-courant des lois de l’humour et des diktats de l’efficacité, Monsieur Fraize est un personnage culte dans l’univers du one man show. Cette fois, il rend hommage à Madame, avec un spectacle délicieusement drôle et absurde. »

    Le week-end suivant, 6 février, cap sur Roujan avec Amor à mort, de la compagnie Boulègue Production. « Un spectacle d’humour noir cathartique, audacieux. Amor à mort, c’est une série de tableaux féroces, drôles, grinçants et résolument transgressifs sur des histoires d’amour. »

    Enfin, en clôture du festival le 13 février, Bernard Mabille, qu’on ne présente plus, se produira à Laurens avec « Loin des cons », « un spectacle incisif et intimiste démontant politiques et société avec humour et liberté. » Le tout en présence, à chaque représentation, des vignerons du territoire invités pour la soirée.

  • Un tribunal pour enfants bientôt créé à Alès

    Un tribunal pour enfants bientôt créé à Alès

    C’est une annonce attendue depuis des années par les acteurs judiciaires et les élus cévenols. Dans un courrier daté du 19 janvier, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a confirmé au maire d’Alès, Christophe Rivenq, sa décision de créer un tribunal pour enfants de plein exercice dans la capitale des Cévennes. Une avancée qui vise à rapprocher la justice des familles et à améliorer le traitement des dossiers concernant les mineurs.

    Jusqu’ici, l’ensemble des affaires pénales et éducatives impliquant des mineurs du ressort d’Alès étaient traitées à Nîmes. Une organisation qui impliquait de nombreux déplacements pour les familles, les avocats, les éducateurs et les forces de l’ordre, et qui allongeait les délais. Le ministre reconnaît lui-même que ces contraintes « nourrissent légitimement un sentiment d’éloignement du service public de la justice des mineurs pour les Alésiennes et les Alésiens ». Dans sa lettre, Gérald Darmanin souligne le « contexte territorial spécifique » du bassin alésien, marqué par l’étendue du ressort couvrant également l’arrondissement du Vigan, et par des difficultés d’accès à la juridiction nîmoise pour une part importante de la population.

    Un combat qui aboutit

    La décision intervient aussi dans un contexte local tendu. Depuis 2023, les affaires impliquant des mineurs se sont multipliées dans le bassin alésien, avec des faits de violence, de trafic et plusieurs dossiers très médiatisés. Pour les avocats du barreau d’Alès, qui réclamaient cette création depuis longtemps, l’engorgement du tribunal pour enfants de Nîmes et les délais de traitement nuisaient à la prévention et à la réinsertion.

    Sur ses réseaux sociaux, le maire d’Alès s’est félicité de cette annonce, estimant qu’elle permettra de rendre « une justice encore plus efficace sur notre territoire ». Il évoque « une belle victoire pour le territoire » après « plusieurs années de rencontres et d’échanges avec de nombreux ministres ».

    Si le feu vert politique est donné, la mise en œuvre reste conditionnée à la disponibilité de locaux adaptés et l’évaluation des moyens humains nécessaires. Darmanin a d’ailleurs interrogé la commune sur sa capacité à proposer rapidement un site opérationnel. En attendant, pour de nombreux professionnels, cette annonce marque déjà un tournant vers une justice des mineurs mieux ancrée dans les réalités locales.

  • Occitanie : grandir sans perdre son âme, la recette Grabels

    Occitanie : grandir sans perdre son âme, la recette Grabels

    Une restauration solidaire bio avec trois tarifs en fonction de ses revenus (La Cantina). Une crèche avec une maison de la famille et de l’enfance. Une maternelle (Pierre-Soulages) et des logements sociaux arborés à taille humaine (Le Stradivarius). Au cœur du quartier moderne de la Valsière, l’ancien terrain vague devenu la place Pablo-Neruda est un condensé du projet de René Revol à Grabels. « Ça sent bon l’Amérique du Sud, ici ! », s’amuse l’élu Franck Fiandino face à la mairie de proximité Frida-Kahlo.

    Avant l’élection de René Revol en 2008, la Valsière comptait 2 400 habitants. Un « patchwork de propriétés privées sans même une boulangerie », se souvient l’ancien socialiste devenu Insoumis. Quatre mille Grabellois y vivent aujourd’hui avec services publics et commerces de proximité. Et ce n’est pas fini. Tout en stoppant l’étalement urbain – des terres de la plaine de l’Est ont été rachetées (dont une parcelle par la mairie) pour un projet agricole. La municipalité de gauche (si elle est reconduite) projette de transformer la place bétonnée du supermarché Lidl en une « esplanade marchande et conviviale » avec des « sols désimperméabilisés à 50% ». « On veut en finir avec le modèle de la ville SimCity qui cloisonnait le logement, l’emploi et les commerces », explique Franck Fiandino, adjoint aux finances et à la transition écologique.

    Continuer à grandir sans perdre son âme, ses valeurs, ses racines millénaires. C’est le challenge que s’est fixé René Revol dès son premier mandat. Ainsi dès 2015, à l’instar d’un cœur de village devenu trop étriqué, la mairie s’est déplacée près de la Poste. En ce lundi 26 janvier, le soleil illumine la place Jean-Jaurès accessible et qui n’attend que le printemps pour dévoiler son côté végétal. Sur le boulodrome aménagé, les pétanqueurs qui profitent de l’accalmie n’y prêtent plus attention mais tout est là. Le centre socio-culturel Gutenberg. Derrière le CCAS et une épicerie solidaire. Devant un parking gratuit (ça devient rare) et surtout le nouvel hôtel de Ville. Là encore, l’inscription « Maison commune » illustre la volonté de rendre service et d’accueillir tous les publics.

    Dans une société exaspérée qui parfois se radicalise, tolérance et solidarité ne vont pas de soi. Pas plus tard qu’en septembre 2025, le torrent d’insultes reçues par le maire – qui avait dressé le drapeau palestinien pour soutenir le peuple de Gaza massacré – rappelle que la fraternité et le vivre ensemble sont un enjeu quotidien pour les progressistes. En 2023 déjà, René Revol avait été pris à partie en marge d’une manifestation par un individu d’extrême droite.

    C’est par des réalisations concrètes que le maire LFI veut combattre la haine, le repli. La rénovation de l’école Delteil en est un bel exemple. Parvis réaménagé, récupération des eaux de pluie, bois, isolation phonique, thermique et assez de panneaux solaires pour rendre autonomes tous les bâtiments publics de la commune… Ce n’est pas un hasard si l’établissement qui accueille 400 élèves a obtenu la plus haute certification « bâtiment durable Occitanie or ». « L’été dernier, sans clim, la température est restée de 10 degrés inférieure à celle de dehors », insiste Franck Fiandino. Pour un total de 5 millions d’euros, l’école, dotée d’une cantine avec 100% de produits bio et en circuits courts, a été repensée pour valoriser le projet pédagogique. Dehors, des espaces de jeux conçus pour favoriser la mixité. Des lavabos extérieurs aux toilettes pour éviter le harcèlement entre enfants. Des nichoirs à oiseaux, des espaces verts aménagés pour tenir des cours en harmonie avec la nature et même un jardin pour apprendre à planter. « Cette école, c’est un bijou », lâche René Revol, fier du travail accompli.

    Les Granges rénovées

    À quelques pas de là dans le centre ancien, est en cours le vaste chantier de rénovation des Granges. À partir de ses arches de 1901, s’effectue la reconstruction de ce qui deviendra en octobre une salle de spectacles de 150 places labellisée jeune public. L’ancienne mairie attenante accueille déjà une bibliothèque pour tous, un gîte communal sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, la compagnie théâtrale internationale alligator (CIA). Et très bientôt, un café associatif poussé par la municipalité. Tisser du lien social, encore et toujours à l’instar du Calvaire religieux récupéré et devenu parc municipal.

    Depuis 18 ans Grabels poursuit sa mue en cherchant à rester à l’écoute de ses habitants. Devant les Granges, un membre de l’association La Dentellière croise René Revol. « Monsieur le maire, vous nous ferez un beau revêtement hein, qu’on puisse faire un loto sous les arbres ! ». Message reçu.

    Deux listes concurrentes divers droite se présentent. Elles sont conduites par Pascal Heymes
    et
    Régis Morvan.

  • Le navire de croisière MSC Orchestra bloqué par les marins dans le port de Marseille

    Le navire de croisière MSC Orchestra bloqué par les marins dans le port de Marseille

    Deux bateaux de sauvetage, avec à leur bord des équipages des deux compagnies maritimes Corsica Linea et la Méridionale, bloquent actuellement le navire de croisière MSC Orchestra, au niveau de la passe nord du GPMM, à la suite du préavis de grève déposé par la CGT Marins.

    Ils dénoncent la décision de la Méridionale de vendre le Kalliste, navire emblématique de la délégation de service public entre Marseille et la Corse, à une société turque pour y être démantelé.

    Les marins estiment que ce bateau pourrait servir dans une stratégie de développement face à la concurrence déloyale des compagnies sous pavillon italien (GNV et Corsica Ferries) sur les lignes du Maghreb, et s’inquiètent d’une mise en concurrence de Corsica Linea et la Méridionale sur la desserte corse.

  • Soirée des bénévoles du Grand prix et de l’Étoile

    Soirée des bénévoles du Grand prix et de l’Étoile

    L’occasion de présenter le nouveau pôle événementiel du journal dirigé par Maryan Barthelemy et d’envoyer une pensée à Roland Villalonga, fondateur de la course, désormais en maison de retraite.