Author: tecnavia

  • La CGT Cheminots lance une grève à la Blancarde contre les externalisations

    La CGT Cheminots lance une grève à la Blancarde contre les externalisations

    « Tous ensemble nous ne lâcherons rien ! », peut-on lire sur l’affiche qui annonce la grève des cheminots de la Blancarde. Ce vendredi 5 juin, le rendez-vous est donné à 8h par le syndicat CGT Cheminots de Marseille. Les revendications des travailleurs tournent autour de plusieurs points : la reconnaissance des instances représentatives du personnel et l’arrêt des externalisations. Des remaniements prévus qui devraient entraîner la suppression de cinq postes selon le syndicat. C’est la première fois depuis 11 ans que les travailleurs de la Blancarde se mobilisent. Ce rassemblement fait suite à un manque de considération, estiment-ils. « La direction a toujours su faire un pas vers nous, mais aujourd’hui ça bloque. Plusieurs discussions n’ont mené à rien », déplore Renaud Darbas, représentant du syndicat CGT des cheminots.

    Un mouvement de grève national est prévu mercredi 10 juin sur l’ensemble du territoire français, lancé par SUD Rail, la CGT, l’Unsa et la CFDT. Les cheminots de la région Paca ont prévu de se mobiliser à cette occasion. « On est complètement investis dans la grève du 10 juin », précise Renaud Darbas, « mais aujourd’hui on estime que nos revendications sont locales, d’où notre mobilisation le 5 juin ».

    Une grève nationale

    Une rencontre entre une délégation des cheminots et la Direction régionale de la SNCF, est néanmoins prévue ce jeudi 4 juin. De son côté, la SNCF considère qu’il s’agit d’un « dialogue social en interne » et ne souhaite pas le commenter. Pour autant, le mouvement « la circulation des trains ne sera pas perturbée vendredi », selon la direction.

    Maéna Guérin

  • Xavier Niel livre sa conception de l’investissement et de l’IA

    Xavier Niel livre sa conception de l’investissement et de l’IA

    Au Pharo, face aux professionnels de l’information venus du monde entier, c’est un milliardaire qui a clos les grandes plénières, ce mercredi. Xavier Niel, fondateur de Free et actionnaire du Monde, s’est prêté au jeu du « coin du feu », un entretien animé par Lisa McLeod, directrice éditoriale de FT Strategies.

    Xavier Niel entame la discussion en parlant, en anglais, de ses investissements dans les médias : « J’ai commencé à investir dans tous les services en ligne, y compris Mediapart, où j’ai fait cinq fois mon argent. » Sa version de l’entrée au capital du Monde, en 2010, semble presque altruiste : « Ils ont un énorme problème, ils vont finir en faillite. » Depuis, assure-t-il, il n’interfère jamais dans la ligne éditoriale. La preuve, selon lui : Le Monde Diplomatique, « très à gauche, contre le capitalisme », reste libre.

    Sur l’IA, Xavier Niel se veut pragmatique : il faut vivre avec son temps et les technologies qui vont avec. Il dit avoir vite signé un accord (sur l’entraînement des modèles et les services) avec le géant américain, OpenAI, sans attendre ses confrères éditeurs. « Nous ne sommes peut-être pas de bons partenaires pour les autres éditeurs français », note-t-il, dans un sourire. Interrogé sur ce qui le « garde éveillé la nuit », le milliardaire répond la « polarisation » des médias. Il regrette que le New York Times ait été « trop contre » Donald Trump. Concentration des médias, précarité dans les rédactions et désinformation n’ont pas été évoquées.

  • Les enfants imaginent « la cour d’école idéale »

    Les enfants imaginent « la cour d’école idéale »

    Pendant deux ans, une centaine d’élèves de CM1, venant des seize arrondissements de Marseille ont réfléchi aux besoins des jeunes Marseillais et construit des projets destinés à améliorer leur quotidien. Élus par leurs camarades, ils ont d’abord été répartis au sein de huit mairies de secteur, avant de porter collectivement la voix des écoliers marseillais et de découvrir le fonctionnement de la démocratie locale.

    « La ville est amie des enfants et ce sont eux l’avenir de la ville », a déclaré Nathalie Tessier (PCF), adjointe au maire déléguée aux droits des enfants, mercredi 3 juin, lors de la séance plénière du Conseil municipal des enfants qui marque l’aboutissement officiel du mandat 2024-2026 de ces jeunes.

    Des projets ambitieux

    et engagés

    Accompagnés par la Ville, l’Unicef et la Ligue de l’enseignement, les jeunes élus ont restitué leurs projets autour de la solidarité, de la culture, de l’environnement et de l’aménagement des espaces scolaires. Fil rouge de ce mandat : « Quelle est la cour de récréation de vos rêves ? ». Cours d’école plus végétalisées et inclusives, accès élargi à la culture, lutte contre le gaspillage alimentaire, actions de solidarité envers les enfants de Gaza ou encore sécurisation des abords des établissements : les propositions ont témoigné d’une réelle conscience des enjeux sociaux et environnementaux. Les enfants ont également interpellé l’adjointe sur la propreté de la ville, la place de la nature dans l’espace public ou encore l’aide aux personnes sans logement. « Ce qui a été dit nous oblige », a souligné Jean-Marc Coppola, le maire communiste des 15-16.

    Pour l’Unicef, ce conseil illustre le droit des enfants à participer aux décisions qui les concernent. Une maturité et un engagement unanimement salués par les adultes présents.

  • Vaste opération de la police de l’environnement en Méditerranée

    Vaste opération de la police de l’environnement en Méditerranée

    La police de l’environnement s’est mobilisée durant le long week-end de l’Ascension sur la mer Méditerranée, pour sensibiliser les différents usagers des espaces maritimes. Au total, plus de 90 bateaux ont été contrôlés. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de l’opération Airpro, qui consiste à mener des actions de prévention et de contrôler les éventuelles atteintes aux espaces protégés. Pour cause : une dégradation des milieux liée à l’augmentation de la fréquentation touristique et de la pêche de loisir.

    Les eaux de Méditerranée occidentale constituent un « hotspot de biodiversité », explique l’Office français de la biodiversité. Elles abritent des habitats comme des herbiers de posidonie ou des récifs et de nombreuses espèces protégées (tortues marines, cétacés…). «Le réseau d’aires marines protégées tels que les parcs naturels marins, qui couvre plus de 80% du linéaire côtier méditerranéen français vise à préserver cette richesse écologique et les équilibres du littoral », ajoute l’office.

    C’est la première fois qu’une action de police de l’environnement se déroule sur les aires marines protégées de la Méditerranée. Une opération qui rappelle certaines pratiques à adopter sur les milieux littoraux et en mer, comme tenir son chien en laisse en cas d’oiseaux nichant sur les plages… Elle vise également à sensibiliser les usagers aux règles encadrant la fréquentation de ces espaces et aux impacts des activités humaines sur la biodiversité.

  • Grand Avignon : le flou règne autour du retour ou pas de la ZFE

    Grand Avignon : le flou règne autour du retour ou pas de la ZFE

    Au Grand Avignon, on avait laissé le dossier ZFE en rade, au stade la consultation publique, reportée à la hâte en avril 2025. ZFE pour zones à faibles émissions. Un dispositif visant à interdire la circulation des véhicules les plus polluants, en fonction des vignettes Crit’Air. Créées en 2019, ces zones avaient été supprimées il y a un an par les députés (LFI, LR et RN) dans le cadre d’un amendement au projet de loi de simplification économique.

    Un vote qui vient d’être retoqué par le conseil constitutionnel. Le 21 mai dernier, les Sages ont censuré cet amendement, estimant qu’il s’agissait d’un cavalier législatif. Autrement dit que le texte initialement voté n’avait pas de lien avec le projet de loi. Mais les conséquences de la décision du conseil constitutionnel restent assez floues. Impossible de savoir si les ZFE déjà en vigueur sont réintroduites de facto ou si celles en jachère doivent être réenclenchées : « Il est prématuré d’apporter une réponse à ce stade car l’annonce est très récente, nous répond l’agglo. Nous avons besoin d’éclaircissements sur le sujet et le Grand Avignon va se rapprocher du législateur afin d’obtenir des précisions. »

    Pour rappel, la ZFE du Grand Avignon devait concerner les 16 communes et aurait pris effet fin 2025. Le projet soumis à consultation publique ne visait que les poids lourds mis en circulation depuis plus de 20 ans. Une ZFE minimaliste pour ne pas pénaliser les ménages les plus modestes dans l’impossibilité de changer de véhicule. Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon, ne serait pas non plus un grand partisan des ZFE.

  • La Fête populaire au Grand Pavois, c’est dimanche

    La Fête populaire au Grand Pavois, c’est dimanche

    À l’occasion des 90 ans du Front populaire la section organise une grande fête populaire le dimanche 7 juin, de 9h30 à 18h, au Parc du Grand Pavois à Septèmes. La journée débutera par un débat de 10h à 12h sur le thème : « Les 90 ans du Front populaire : quelles perspectives au regard de la situation actuelle ? » animé par Gérard Leidet, président de l’association Provence, mémoire, mouvement ouvrier (Promemo), en présence de l’historien Jean Domenichino.

    Animations et débats

    Tout au long de la fête, le public pourra découvrir des stands associatifs avec la participation notamment de l’association locale de soutien à notre journal Ensemble pour la Marseillaise, du Secours populaire, de France Cuba, du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE), de l’association corse Kallisté, du collectif La Palestine, du Mouvement de la Paix et de Fralib 1336.

    Des producteurs et apiculteurs locaux seront également présents, avec notamment le chevrier de Septèmes, une vente de brousses et d’ail.

    Il y aura aussi de quoi se réjouir les papilles sur place avec des pizzas, des grillades, des sandwiches, des crêpes, des glaces, une buvette… Plusieurs animations gratuites seront proposées aux familles : château gonflable, tours de poneys, démonstrations et initiations de breakdance avec l’association AC2N à partir de 14h.

    L’initiative se conclura par un bal populaire à partir de 16h30 avec le duo de variété composé de Marc Sintes et Zézé Briaval.

    Parc du Grand Pavois, avenue du Docteur Edouard Sauze. Entrée gratuite.

  • Un tournoi de rugby au Stade Mayol pour les enfants des quartiers populaires

    Un tournoi de rugby au Stade Mayol pour les enfants des quartiers populaires

    Fouler la pelouse du mythique stade Mayol, y inscrire des essais comme les légendes qui ont fait l’histoire du RC Toulon : c’est le rêve qu’ont réalisé 60 enfants, âgés de 9 à 12 ans et issus de cinq associations des quartiers populaires du département, mercredi après-midi. Une opportunité offerte par la 9e édition du programme « RCT au cœur des quartiers », dont l’objectif est de faire découvrir le ballon ovale à des jeunes éloignés de la pratique.

    Après cinq étapes qui se sont déroulées tout au long de l’année, à La Seyne, au Campus RCT ou encore à Fréjus, ce sixième rassemblement, réalisé sous la forme d’un tournoi, marquait le point d’orgue du projet. « Le but de cette journée est de mettre en pratique ce qu’ils ont appris, avec le prestige de jouer à Mayol, de visiter les vestiaires », explique Melvin Vial, responsable RSE au RC Toulon. Mais l’essentiel dépasse l’apprentissage du rugby : « Il est important que ces enfants puissent s’approprier le RCT, casser l’impression que certains pourraient avoir que ce n’est pas leur club. Ce sont de petits toulonnais, de petits varois. Le fait de leur ouvrir le stade permet aussi de créer un lien émotionnel. »

    Une volonté d’étendre

    le programme

    Ce sont les joueurs du RCT en personne qui encadraient l’événement. « Ils apprennent et progressent sur de petites choses, observe Noham Moreau, joueur de l’équipe espoirs. Ils apprennent les valeurs du rugby, le respect, bien communiquer. Ça reste des enfants, donc ils continuent à jouer. Il faut aussi qu’on entre dans leur environnement, c’est donnant donnant. »

    Les premiers concernés ont apprécié l’expérience : « Le rugby, c’est le bébé des Toulonnais. Les enfants sont très contents car c’est le RCT, et ça a son importance », se réjouit Besma Djeribi, directrice adjointe du centre de loisir « Des enfants, un quartier, la vie », à Toulon. « Ils ont aussi découvert le campus, c’est magique pour eux car ce sont des lieux qu’ils n’ont pas l’occasion de visiter. » Et « ça laisse quelques traces », certains de ses petits protégés ayant décidé de se tourner vers le rugby l’an prochain. Pour encourager d’autres à le faire, Melvin Vial aimerait encore étendre le dispositif et, pourquoi pas, créer « un programme d’égalité des chances » qui pourrait prendre en charge la première année de licence des enfants intéressés.

  • 54e congrès de la CGT : à l’international, des liens entre féminisme et syndicats

    54e congrès de la CGT : à l’international, des liens entre féminisme et syndicats

    De notre envoyé spécial, Amaury Baqué

    Ce mercredi a aussi marqué un moment de communion des congressistes avec la cause féministe à l’internationale.

    Une cause représentée par des figures du militantisme : Anne-Marie Nzila, secrétaire générale de l’Union des syndicats du Congo Brazzaville, Mélanie Atapo, présidente du syndicat USTKE-Kanaky, et Léone Laali, de la branche iranienne du collectif kurde Roja. « C’est très important de pouvoir leur donner la parole, et que cette parole résonne dans le monde entier », a introduit Myriam Lebkiri, secrétaire confédérale sortante.

    Chacune a fait part de son vécu à un niveau syndical d’une part, mais aussi en tant que féministe d’autre part. « Nous ne sommes pas neutres face aux enjeux économiques, sociaux et politiques de notre pays », entame Anne-Marie Nzila. Elle évoque notamment le travail de son syndicat auprès « des milliers de femmes travailleuses domestiques qui travaillent chez des particuliers dans des conditions inacceptables : insultes, salaires dérisoires, congés non payés, maltraitance… ». Et explique que son organisation plaide pour « l’inscription de la notion de violence économique dans les violences faites aux femmes ».

    Mélanie Atapo cible, elle, « la colonisation française qui a déstructuré notre société et a abouti à la non prise en compte des Kanaks dans le droit du travail ». Avant de poursuivre : « Les femmes kanaks et océaniennes sont encore plus durement touchées dans la société. Ce sont souvent les femmes qui assument une grande partie de la charge sociale. » Comme un pont entre féminisme et syndicalisme, elle martèle : « Il ne faut pas dissocier la question de l’égalité entre femmes et hommes à celle de la justice sociale. Nous sommes à la fois femmes, syndicalistes, militantes, océaniennes, kanaks. » Enfin, elle soulève un point qui fait écho à la lutte iranienne et les propos de Léone Laali : « La lutte des femmes ne s’oppose pas à celle de libération nationale » Cette dernière conclut en soulignant le rôle social de « l’immense vague du mouvement “femme vie liberté” ».

  • À Avignon, le festival Drôles d’oiseaux veut poursuivre son envol

    À Avignon, le festival Drôles d’oiseaux veut poursuivre son envol

    Après la version hivernale de Drôles d’oiseaux en janvier et un répertoire plus posé, le festival de la chanson française alternative prend ses quartiers d’été à la ferme de l’Acacia en ceinture verte d’Avignon, pendant trois jours de ce vendredi 5 jusqu’au dimanche 7 juin*. Avec un même leitmotiv : « Accueillir des artistes alternatifs, délibérément hors du showbiz, mais qui ont une belle carrière », rappelle Thomas Pitiot, coordinateur du festival porté par l’association L’océan nomade.

    Le musicien, par ailleurs habitué de la Fête de La Marseillaise, est satisfait de la recette. « Il y a une belle fidélité, entre curiosité et confiance, le public vient découvrir des artistes », note-t-il en espérant, à l’avenir que le soutien de la nouvelle municipalité se poursuive. Malgré la concurrence ce même week-end du festival Id-Ile sur l’île de la Barthelasse, Thomas Pitiot mise sur la programmation variée pour attirer la foule. Notons qu’un spectacle jeune public (Pat Kalla – « Drôles de palabres ») est programmé samedi matin et le festival se clôturera par le grand bal de « Bella Ciao », la boulangerie utopiste qui fête ses dix ans.

    Entre-temps, 5 autres concerts sont à l’affiche : en ouverture, vendredi (20h30), Vaslo (mix slam/chant entre rock et baroque) suivi du binôme mixte (22h), Grise Cornac. Samedi (20h30), place à Mauvaise bouche (chanteuse pop) et Pat Kalla & le Super Mojo (musique afro). Enfin dimanche (16h), la chorale 100% féminine Arteteca se produira.

  • Le Marseille Jazz des cinq continents s’ouvre au monde et à tous

    Le Marseille Jazz des cinq continents s’ouvre au monde et à tous

    Marseille Jazz des cinq continents revient dans la cité phocéenne et choisit cette année de célébrer la légende Miles Davis à l’occasion du centenaire de sa naissance. « C’est une figure du jazz qui correspond au positionnement de notre festival, tourné vers le monde et qui favorise les dialogues », explique Hugues Kieffer, directeur du Marseille Jazz. Un esprit d’ouverture qui se retrouve dans la programmation de cette édition.

    Du 1er au 12 juillet, 29 groupes et artistes se succéderont sur les différentes scènes du festival à la Friche la Belle de Mai, au Centre de la Vieille Charité, au Conservatoire Pierre-Barbizet et, nouveauté de cette édition, au parc Henri-Fabre. Le danseur Israel Galván lancera les festivités aux côtés du trompettiste Michael Leonhart, dans une ambiance mêlant un flamenco contemporain à des sonorités américaines. Un projet ambitieux, pour faire résonner les notes de Miles Davis. Le festival accueillera également Ezra Collective, « un collectif en train de secouer toute la planète, qui propose un jazz très actuel avec des influences afro-caribéennes ». Figure tutélaire du festival, le musicien Marcus Miller, habitué de la scène marseillaise et ayant côtoyé Miles Davis, proposera un hommage au trompettiste américain, entouré d’autres artistes proches du jazzman. Le DJ Gilles Peterson fera quant à lui sa première apparition au Marseille Jazz des cinq continents.

    Au-delà des têtes d’affiche, le rendez-vous marseillais revendique aussi sa place de défricheur. Le jazz soufi d’Abdullah Miniawy fait ainsi écho à la musique de Gildaa et de Gabriel Gosse, « deux futures stars du jazz », avance Hugues Kieffer. Le trio émergent Ubaq, lauréat du tremplin Rezzo de Jazz à Vienne, sera également présent. À leurs côtés, de nombreux autres artistes aux influences toujours plus éclectiques. Un engagement pris par les organisateurs, qui souhaitent « laisser dans ce festival une place pour l’inédit ». Marseille Jazz des cinq continents poursuit ainsi son ambition de faire se rencontrer les cultures à travers la musique et de montrer ce qu’est Marseille, « une ville de métissage, et de rencontre ». Cette diversité, mêlant sonorités du monde et sous-genres du jazz, prendra vie sur les quatre scènes du festival.

    Cultiver l’ouverture

    Conscient des problématiques qui traversent aujourd’hui le secteur culturel, Marseille Jazz des cinq continents entend faire de cette 26e édition bien plus qu’une simple succession de concerts. « Nous ne voulons pas être juste un festival, mais un festival juste », résume Hugues Kieffer. Une ambition qui se traduit aussi bien dans la programmation que dans les actions menées par les organisateurs.

    Parmi les engagements affichés, la place accordée aux musiciennes qui se doit d’être centrale. « Vous aurez noté la présence d’artistes féminines, c’est un vœu affirmé. On ouvre nos oreilles aux œuvres des femmes », estime le directeur, tout en reconnaissant la difficulté à mettre en œuvre la parité dans ce genre d’événements.

    Alors que, « partout dans le secteur culturel, les coûts augmentent et organiser un festival coûte plus cher », l’équipe dit faire le choix de maintenir une politique tarifaire stable. « Nous savons que pour beaucoup de personnes, le budget consacré aux loisirs et à la culture est plus difficile à dégager qu’il y a quelques années », explique Camille Steunou, responsable de la communication. Le festival conserve ainsi une large palette de tarifs réduits à destination des étudiants et de publics spécifiques. Une manière, pour le Marseille Jazz, de confirmer sa place parmi les grands rendez-vous culturels de la ville et du monde du jazz, tout en poursuivant son travail en faveur de la création, de la diversité et de l’accès à la culture.

    Ivanie Legrain

    Programme complet sur https://www.marseillejazz.com