Author: tecnavia

  • Marseille : les patrons se réunissent pour discuter de leur avenir

    Marseille : les patrons se réunissent pour discuter de leur avenir

    Le thème du 26e forum des entrepreneurs organisé par l’UPE 13, qui se tiendra le jeudi 8 octobre au stade Vélodrome, est Future(s). Les débats tourneront autour des grandes transformations de l’époque qui redessinent l’économie. L’IA et les nouvelles technologies, la souveraineté économique ou la réindustrialisation font partie des questions qui seront couvertes dans les différentes interventions.

    Le but de l’évènement est de multiplier les espaces de dialogue sous différents formats afin de permettre aux entreprises de continuer à se développer dans un environnement en mouvement. « Les acteurs du monde économique sont en attente de prises de parole dans ce contexte compliqué. Nous cherchons à actionner des leviers pour trouver des solutions et ainsi bâtir l’avenir que nous voulons pour nos territoires, nos entreprises et aussi nos enfants », développe Jean-Christophe Amarantinis, élu président de l’UPE 13 en mai 2026. Il insiste également sur la nécessité de rendre hommage aux chefs d’entreprise. « L’objectif est de leur donner des perspectives, des voies de passage et de participer à élargir leur réseau », poursuit celui pour qui ce sera la première édition en tant que président.

    « Des entrepreneurs

    en grande difficulté »

    Parmi les intervenants notables prévus au programme, Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité femme-homme et de la lutte contre les discriminations participera à une table ronde sur la féminisation du milieu de l’entreprise, Nicolas Isnard, président de la Métropole abordera la fiscalité et les difficultés budgétaires des entreprises, ou encore Dimitri Payet qui évoquera la performance et la capacité à durer.

    « Le choix de ne pas avoir de grands patrons nationaux au forum cette année est volontaire afin d’orienter le contenu des discussions sur les talents et les forces vives du territoire », ajoute Catherine Vales, directrice générale de l’UPE 13, malgré la présence d’Isabelle Patrier, directrice France de Total Énergies, au centre de l’actualité actuellement avec l’explosion des tarifs du carburant.

    Le président de l’UPE 13 dénonce par ailleurs « le climat anxiogène » pour les entrepreneurs : « Ces derniers temps, c’est compliqué de s’engager, de se projeter et d’investir. Ils font face à des dangers multiples comme l’instabilité politique en France , les conflits internationaux et la hausse des prix du carburant ».

    Infos à retrouver sur : forum-des-entrepreneurs.com/page/accueil

  • Les communistes portent secours à la protection de l’enfance

    Les communistes portent secours à la protection de l’enfance

    « Peser collectivement pour exiger la mise en place d’une véritable politique nationale et départementale ». Après avoir poussé le Département des Bouches-du-Rhône à organiser des assises, les communistes préparent le terrain. Samedi, les sections des 4e, 5e, 9e, 10e et 11e arrondissements ont invité parents, responsables associatifs, citoyens et professionnels du secteur à venir échanger au foyer du Peuple de Mempenti pour enrichir les propositions qui y seront portées.

    Abandonnée au national, sacrifiée dans les Bouches-du-Rhône, la protection de l’enfance ne joue plus son rôle. Une situation « catastrophique dans les Bouches-du-Rhône, où 963 mesures judiciaires pour protéger un enfant en danger, sans le retirer de sa famille, ne sont pas appliquées, où les travailleurs sociaux ne sont plus en capacité de suivre les familles, ni d’accompagner les 5 000 enfants placés », cite à titre indicatif, Gérard Frau. Assurant que « l’État, qui donne les compétences mais pas les moyens, est le premier déficient », le conseiller départemental accuse « l’absence de volonté politique d’un Département, plus riche que d’autres, aux mains de la droite, pointé par un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) et un autre de la Cour des comptes accablants ».

    Nathalie Tessier inaugure la délégation aux droits des enfants mise en place par le Printemps Marseillais « à construire avec l’Unicef ». Des premiers travaux sont à l’œuvre : « la création d’un baromètre des droits, un conseil pour laisser s’exprimer une jeunesse qui parle, un travail sur la prostitution… ». Magali Giorgetti, conseillère départementale, s’élève « contre la marchandisation » du secteur, « où les structures sont en concurrence sur des appels d’offres publics et tirent sur l’emploi » et propose « qu’il revienne dans le giron de l’état ».

    Zéro de conduite

    Cadre de santé aux urgences gynécologiques, Bénédicte Lamourette témoigne être en présence « au quotidien avec des enfants de Marseille ou venus d’autres communes où il y a encore moins de structures » et déplore « l’inexistence de plateforme dédiée aux violences sexuelles ». Elle propose de s’appuyer sur des expériences telle que « l’Amicale du Nid, qui a recensé 87 cas de viols cet été ».

    Des données qui manquent cruellement, sans lesquelles « on ne peut faire aucun travail, aucun suivi car on ne sait pas ce qui se passe. Les observatoires départementaux de la protection de l’enfance ont été créés en 2007. Ici, 20 ans après on a zéro chiffre » rappelle Johanne Ghénard, conseillère technique à la protection de l’enfance. Parmi les interventions dans la salle, Sophie Guérard, adjointe au maire apporte sa contribution : « Dans les réunions, on entend que les satisfecits des institutions. Ces assises doivent déboucher sur des actes ». Les communistes y veilleront.

    Les réunions publiques à venir

    Le 14 octobre à 18h15, halle Léo Ferré à Gardanne.

    Le 20 octobre à 18h15, salle Fernand Ros à Septèmes-les-Vallons.

    Le 3 novembre à 18h, Espace Simone Veil, salle Raoul Dufy à Martigues.

    Le 7 novembre à 17h, à la section PCF, place Voltaire, Arles.

    Le 12 novembre à 18h, Salle Gagarine ou Cinéma Le Méliès à Port-de-Bouc (à préciser).

    M.G

  • [Football] Comoriens et Sénégalais ont ensoleillé Marseille

    [Football] Comoriens et Sénégalais ont ensoleillé Marseille

    Soprano qui donne le coup d’envoi fictif. Les mémoires de Pape Diouf et Victor Ciss honorées, les bases d’une communion autour du ballon rond étaient bien là.

    Et si les tribunes du Vélodrome n’étaient pas pleines, voir les supporters des Comores et du Sénégal faire la fête ensemble, transformant les Virages en farandoles colorées, démontrait que le football peut encore redevenir cette osmose amicale, le temps d’un match. Un match qui avait débuté bien avant le coup d’envoi donné par Lawrence Visser, l’arbitre Belge. Et qui s’est prolongé.

    « C’est historique de vivre un tel rendez-vous. Où deux pays amis se retrouvent pour une grande fête de la fraternité et de la solidarité. » Ibrahim M’ze, conseiller municipal (PCF) délégué à la mutuelle de la Ville de Marseille, était heureux comme un minot dans un magasin de jouets.

    « Voir la sélection des Comores revenir ici, à quelques kilomètres de l’endroit où elle a disputé son premier match, c’est fantastique », poursuit-il. C’est en effet à Martigues, en 2014, que sont nés les Cœlacanthes. « Un match contre le Bénin qui a lancé une belle dynamique. Les voir aujourd’hui à Marseille, la cinquième île des Comores, c’est fantastique. »

    Près de 20 000 supporters des deux camps se sont retrouvés boulevard Michelet pour communier autour d’une première confrontation entre les deux sélections. Un duel amical qui venait clore une séquence de qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations.

    Iliman Ndiaye salué

    Le résultat, avec un succès du Sénégal 1-0, n’avait pas d’importance. Pour Hubert Velud, « c’était le point d’orgue d’un rassemblement qui a été positif ». Le sélectionneur comorien a vu une opportunité. « Nous jauger face à une très belle équipe sénégalaise, alors que nous sommes en plein renouvellement de génération. Pour les jeunes, c’était le moyen d’acquérir de l’expérience et de lancer un processus de découverte du haut niveau. »

    Pour Patrick Vieira, qui disputait son troisième match officiel à la tête des Lions de la Teranga, c’était aussi un test. « Il y a des progrès dans notre projet de jeu et j’ai apprécié l’implication des joueurs », a constaté le champion du monde 1998 avec l’équipe de France. Il a noté, « la belle prestation d’Iliman Ndiaye. Il est devenu un joueur phare de la sélection, et même sans être au mieux de sa forme, il a été extraordinaire ». L’ancien de l’OM appréciera.

    Comores 0 (0)

    Sénégal 1 (1)

    Match amical

    Stade Vélodrome, 18 000 spectateurs.

    Arbitre : L. Visser (BEL).

    But : I Ndiaye (5).

    COMORES : Anzimati – Omari (M. Abdallah, 33), Toibibou, A. Abdallah ( c ) – L. Mohamed – Ahmed, B. Hamada, Bourhane – Rivière, Zakouani, Youssouf. Finisseurs : Saindou, Mahamoud, Mmadi, Zaydou, I. Mohamed, Amir, Lutin. Sélectionneur : H. Velud.

    SENEGAL : Diaw – Sy, N. Mendy, Koulibaliy ( c ), M. Sarr – P. Sarr, I Gueye, B . Ndiaye – I. Ndiaye, Soumaré, Mbaye . Finisseurs : Dio, Dia, Diakhon, R. Ndiaye, Ma. Sarr, Fall. Sélectionneur : P. Vieira.

    Coupe d’Afrique des nations : le Sénégal fixé jeudi

    Qui du Maroc ou du Sénégal a gagné la dernière Coupe d’Afrique des nations ?

    C’est à cette question que va devoir répondre le Tribunal arbitral du sport, jeudi. Sur le papier, après plusieurs graves incidents, le Sénégal a gagné le match (1-0). Sur tapis vert, le Maroc a été désigné vainqueur.

    « Il y a eu une faute de l’arbitre. Si l’on se réfère à la jurisprudence, le TAS va deman-der à ce que la finale soit rejouée. Car l’arbitre aurait dû arrêter le match aux premiers incidents qui ont provoqué le départ des Sénégalais du terrain » indique Pape Seck, spécialiste du football africain. Le précédant concerne un match éliminatoire de la Coupe du Monde, entre, déjà, le Sénégal et l’Afrique du Sud en 2017.

    M.Ga.

  • [Parole de maire] Richard Kitaeff : « Gordes est une commune vivante toute l’année »

    [Parole de maire] Richard Kitaeff : « Gordes est une commune vivante toute l’année »

    La Marseillaise : Comment définiriez-vous votre commune au-delà de la carte postale ?

    Richard Kitaeff : C’est une commune vivante toute l’année, avec une vraie vie culturelle, sociale et économique dont l’ADN, est le patrimoine et la culture. Il y a un vrai tissu associatif et une activité touristique qui devient de plus en plus qualitative, parce qu’on a fait beaucoup d’efforts ces dernières années pour diminuer le tourisme de masse. Je précise que nous ne sommes pas du tout dans un tourisme destructeur, comme sur les falaises d’Étretat, où il y a vraiment une détérioration des espaces publics. On a créé des parkings de délestage qui permettent donc de ne plus envahir le centre-ville, en développant aussi une présence policière plus importante dans le centre. On n’a pas de vrai problème de congestion urbaine, comme le connaissent certains villages touristiques, parce que le passage central de Gordes est une route départementale, et donc c’est quand même assez fluide. Nous avons lancé aussi un projet de 3 millions d’euros d’investissement dans le centre-village, avec la création de places de convivialité, des nouveaux revêtements au sol qui permettent de créer de la végétalisation.

    Donc Gordes n’est pas en vie que 3 mois par an ?

    R.K. : Pas du tout. Certes nous avons un rayonnement international par notre patrimoine, le village des Bories, l’abbaye de Sénanque mais c’est un village vivant toute l’année. Par exemple, on a créé un marché de producteurs locaux dans le centre-ville pendant la période d’hiver, qui s’appelle le marché des petites Halles. Il y a aussi un salon du livre « Lire à Gordes » en avril avant la saison touristique. Tous les mois, on a les « Vendredis de Gordes » et les « Mardis de l’économie », qui sont des conférences sur l’actualité avec des personnalités. Et on a créé dix nouvelles fêtes depuis quelques années, comme « Cuisine en fête » en février. Donc pour un village de moins de 2 000 habitants, c’est très dynamique.

    Comment conserver des familles ou des jeunes quand le prix de l’immobilier est l’un des plus élevés de Vaucluse ?

    R.K. : On a deux écoles à Gordes, et on a toujours réussi jusqu’à présent à les maintenir, malgré la chute démographique. Après, le collège est à Cabrières-d’Avignon, le lycée, à Cavaillon ou L’Isle-sur-la-Sorgue. Malgré les prix immobiliers, il y a chaque année des familles qui s’installent à Gordes, sinon, les écoles auraient fermé depuis 25 ans. Donc en réalité, il y a quand même des jeunes qui arrivent à s’installer, à acheter des terrains et à construire des maisons. Mais depuis 2020, nous avons engagé une politique où la commune a préempté plusieurs terrains pour garder justement la maîtrise du foncier public. Nous sommes en train d’établir des études et des projets pour arriver à construire. Le but, c’est d’essayer d’avoir des lotissements à prix raisonnables, de développer des projets immobiliers à taille humaine tout en respectant nos règles architecturales et paysagères. Et donc cela nous permettra, dans les années à venir, de développer des résidences pour les jeunes familles. Donc on met tout en œuvre pour conserver la possibilité pour les locaux de s’installer.

    Gordes ferait partie des huit bureaux de Poste qui pourraient fermer en Vaucluse. Redoutez-vous ce départ ?

    R.K. : Nous n’avons aucune information officielle en ce sens, au contraire, la direction nous a confirmé qu’il était hors de question que la Poste de Gordes ferme. Dans les villages de notre taille, il faut avoir l’accord du maire. Et je n’y suis pas favorable. Donc je ne pense pas que la Poste puisse fermer.

    Médicalement, vous êtes aussi bien lotis avec un hôpital et un Ehpad…

    R.K. : Oui et depuis peu, nous disposons d’un centre de radiologie, qui va proposer également des mammographies. C’est l’un des seuls centres de radiologie en France dans une commune de cette taille. Donc de nombreux patients qui étaient obligés parfois d’aller jusqu’à Avignon, Marseille ou Montpellier peuvent maintenant se rendre à Gordes. En tant que président du conseil de surveillance du centre hospitalier [spécialisé dans le postopératoire], je suis vigilant à ce qu’il continue son développement. D’ailleurs, il a été labellisé hôpital de proximité. Cet hôpital présente un pôle de gérontologie performant, qui accueille aussi l’Ehpad. Il y a une sorte de triangle de soins entre l’hôpital, le centre de radiologie et le futur pôle de santé communal que nous sommes en train de créer. Il y aura des infirmiers, des généralistes et professeurs de médecine. C’est intéressant parce que c’est un vrai service rendu à la population du Luberon et des Monts de Vaucluse.

    De manière plus générale, qu’est-ce qui vous plaît dans votre mandat ?

    R.K. : Les fonctions de maire sont très exigeantes, mais je suis très motivé en y consacrant mon activité principale tout en restant avocat. Nous sommes l’une des seules mairies de France à ne pas avoir de direction des services et de secrétariat général. Nous avons donc fait confiance à nos personnels administratifs en autonomisant les postes, ce qui nous permet de réaliser des économies d’échelle importantes de l’ordre de 3 millions d’euros sur le fonctionnement en 6 ans. C’est très important sur un budget de 5 millions d’euros annuels. Depuis 2020, nous avons investi environ 8 millions d’euros alors que nous n’avons jamais augmenté les impôts, ni emprunté et qu’en parallèle, nous avons remboursé 50% de notre dette. Je suis très satisfait de cette situation, qui a permis de créer un pôle santé, un centre de radiologie, un salon du livre, des travaux qui changent le visage de la commune et des hameaux avec une nouvelle station d’épuration, des classes de convivialité, une cour d’école végétalisée, la restauration de deux cimetières, la création d’une aire de jeu… Tout ça a été financé seulement sur les économies réalisées dans la gestion, je dirai originale, de la mairie. C’est une période historique parce qu’il n’y a jamais eu plusieurs millions d’euros de travaux dévolus à l’amélioration du centre-village.

  • Syndicats et parents d’élèves en soutien aux lycéens

    Syndicats et parents d’élèves en soutien aux lycéens

    « Les revendications lycéennes sont légitimes, nous les soutenons et les partageons, le gouvernement doit y répondre ! ». Voilà le message limpide délivré par l’intersyndicale des personnels de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône, dans un communiqué de presse diffusé ce week-end. Une large intersyndicale (CGT, CNT, FO, FSU, Unsa et Sud) qui appelle même à la grève et « à participer aux rassemblements et manifestations aux côtés des lycéens », ce mardi en partageant le rendez-vous marseillais : 10h aux Réformés. « L’ensemble des syndicats éducation de la FSU 13 appelle à la grève mardi 6 octobre, et sera présent dans la manifestation pour encadrer et protéger la jeunesse », développe de son côté la FSU des Bouches-du-Rhône, principale organisation syndicale chez les enseignants. Même principe en Vaucluse où l’Union Départementale CGT « met à disposition des lycéens toute sa logistique ».

    « Journée noire »

    Autant d’échos locaux à la multitude d’appels lancés au niveau national par différentes organisations syndicales de travailleurs (lire notre article du 03/10). Des appels qui se sont multipliés dans le week-end avec une dimension interprofessionnelle puisque plusieurs fédérations CGT appellent désormais à la grève ce mardi 6 octobre, comme celle de l’énergie ou encore des industries chimiques. De quoi surtout appuyer sur le terrain les mobilisations lycéennes puisque dans le Var, comme dans les Alpes-de-Haute-Provence, les syndicats prévoient concrètement d’être présents sur les blocus et actions prévues. Car le Mouvement national lycéen (MNL) prévoit bien une « journée noire dans les lycées ». Et même les parents d’élèves s’y mettent puisque le Mouvement des Parents d’Élèves des Bouches-du-Rhône (MPE 13) a également apporté son soutien au mouvement social des jeunes : « En tant que représentants de parents d’élèves, nous considérons que les préoccupations exprimées par les lycéennes et les lycéens sont légitimes et doivent être entendues ».

    LES RENDEZ-VOUS

    Marseille, 10h. 7h devant les lycées et manifestation depuis les Réformés.

    Aix, 11h. La Rotonde.

    Arles, 10h. Kiosque à musique.

    Toulon, 7h30. Lycée Bonaparte.

    Draguignan, 8h. Lycée Jean-Moulin.

    Saint-Raphaël, 10h30. Rond-point Kennedy.

    Manosque, 8h. Lycée Félix Esclangon.

    Digne-les-Bains, 8h. Lycées Beau de Rochas et David Néel.

    Gap, 7h. Lycée Paul Eluard.

  • Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    La scène est immuable. Un dimanche matin, alors que le jour pointe, débute le va-et-vient des voitures sur le parking d’un stade ou d’un gymnase.

    Ces ballets où parents et bénévoles de clubs se rencontrent, pour organiser les déplacements des jeunes aux quatre coins d’un département, voire plus loin, est mis à mal par l’inflation galopante du prix des carburants. « Nous avons un budget qui tourne autour de 90 000 euros, dont le tiers pour les frais de déplacement. Avec un gasoil qui a augmenté de 40%, forcément, cela complique tout. » Loïc Pons voit désormais dans chaque week-end un nouveau sujet d’inquiétude. Car le club de rugby qu’il préside est situé à Briançon. « Pour nous, chaque équipe qui doit jouer hors de la ville signifie des dépenses de plus en plus lourdes à supporter. »

    Même si son club a recours à des minibus pour assurer le transport de ses équipes, « avec pour la sortie la plus proche au moins trois-quart d’heure de voyage », précise le dirigeant, « nos transporteurs subissent eux aussi la hausse des prix du carburant ».

    La situation est la même du côté de Digne-les-Bains. Car, même si le club de rugby local a investi dans sept véhicules, « afin de ne pas solliciter les parents pour nos déplacements », les factures ne cessent de grimper pour Jérémy Teyssier. Le président du club, organisateur de la Coupe du monde de rugby amateur, a déjà convoqué une réunion de crise avec ses dirigeants. « Nous avons comme priorité de ne pas sacrifier les gamins. C’est pourquoi nous faisons le dos rond en maintenant les déplacements coûte que coûte. » Néanmoins, il a conscience que son club risque d’accuser un fort déficit. « Si rien n’évolue, nous organiserons une réunion avec les parents, pour voir dans quelle mesure ils pourraient nous aider. » La décision de la Fédération de football, qui a annoncé ce week-end une aide d’un million d’euros pour les clubs amateurs, sous forme de bons, devrait apporter un peu de répit. Du côté de Briançon, Loïc Pons ne veut pas solliciter les parents. « Il ne faut surtout pas que le chien se morde la queue et éviter de pénaliser les familles. » C’est pourquoi il a proposé à d’autres clubs de la ville « de mutualiser nos déplacements, quand cela est possible ».

    Si le rugby résiste, du côté de l’Olympique rovenain, on commence à tirer sur la corde. « Certains parents ne peuvent plus accompagner leurs enfants », soupire Christophe Rouzault. Le club de football qu’il préside est un des plus dynamique en matière de formation. Ce qui signifie des équipes de jeunes qui se déplacent dans tout le pays. « Nous allons sur Bordeaux, Saint-Etienne, voire en Corse. Nous avons deux minibus, mais chaque voyage, ce sont des pleins qui dépassent désormais les 160 euros par véhicule. Et je dois reconnaître que cela commence à taper dur ! »

    Octobre, un mois crucial

    S’il n’en est pas encore à renoncer à certains déplacements, comme c’est le cas dans certaines régions, il reconnaît que la situation « devient de plus en plus tendue. Et nous aurons à faire des choix à la fin du mois d’octobre si rien ne change ».

    À Aix-en-Provence, le club phare de l’escrime français a déjà enregistré des forfaits. « Si nous pouvons encore financer nos sorties, certains parents ont déjà jeté l’éponge, y compris pour les entraînements », déplore Frédéric Negroni. Le vice-président du club d’Escrime du Pays d’Aix organise des covoiturages, « afin que les familles qui le peuvent encore puissent continuer à accompagner les jeunes. Cela fonctionne sur les petites destinations », note-t-il.

    Le covoiturage, c’est également devenu la norme au Smuc. Le club marseillais incite les familles à cette pratique. « Et nous avons aussi des minibus pour les soulager. » Mais, le président de la section rugby, Stéphane Tollet s’attend « à des lendemains de plus en plus compliqués ». Les dirigeants interrogés ont aussi conscience que leurs clubs sont pris dans un étau infernal, qui écrase tout. « Nos partenaires sont aussi à bout de souffle », explique Loïc Pons. « Certains nous suivent encore, mais jusqu’à quand ? », s’interroge-t-il. « D’autant plus que les aides institutionnelles se réduisent », déplore Christophe Rouzault.

  • Le temps n’est pas aux demi-mesures

    Le temps n’est pas aux demi-mesures

    Déjà frappées par la baisse des subventions publiques, essentiellement provoquées par l’austérité budgétaire, les associations sportives, culturelles et caritatives redoutent désormais de devoir réduire leurs actions à cause de la flambée du prix des carburants.

    Si la situation perdure, c’est toute la société et ses capacités à maintenir des liens sociaux, à éduquer, secourir, émanciper qui seront encore plus fragilisées.

    Première à réagir – mais ce geste sera-t-il suffisant ? – la Fédération française de football a décidé de soutenir les clubs amateurs, maillons indispensables à la vie sportive dans les communes. Pour l’heure, seul un million d’euros serait mis à disposition des structures sous forme de bons d’achat.

    Agir sur deux leviers

    Si la mesure est tout à fait louable, elle ne change pas le fond du problème. Car sans décision politique radicale, les prix à la pompe vont continuer de grimper. La guerre s’est encore intensifiée ce week-end au Moyen Orient et la dépendance aux énergies fossiles empêche, pour l’heure, de se détourner complètement de ces ressources. Cela, les multinationales du gaz et du pétrole l’ont parfaitement compris, Total en tête. Il est scandaleux de les laisser plus longtemps engranger des marges et de redistribuer ces profits de la honte aux actionnaires.

    Le gouvernement et le chef de l’État peuvent agir sur deux leviers : plafonner les prix et nationaliser Total.

    Quand les piliers de la société vacillent faute de pouvoir agir – et les associations sont des piliers de notre République –, le temps n’est pas aux demi-mesures. Mais à l’action.

  • Un incendie dans un entrepôt de la caserne Busserade à la Belle de Mai

    Un incendie dans un entrepôt de la caserne Busserade à la Belle de Mai

    Les marins pompiers de Marseille sont intervenus à 18h30, samedi au 55 rue Belle de Mai, dans le 3e arrondissement de Marseille pour un feu déclaré dans « un entrepôt désaffecté de 1500 m2 ». A 19h la rue était bloquée par une dizaine de véhicules en intervention et la grande échelle était sortie.

    La toiture d’un des bâtiments s’est entièrement effondrée selon des riverains. « L’Intervention rapide des marins-pompiers a permis de limiter l’étendue du sinistre », explique de son côté la communication du BMPM qui ne déplorait aucune victime et poursuivait reconnaissance du bâtiment nord à 19h30.

    L’entrepôt en question est la caserne Busserade, un bâtiment propriété de la ville de Marseille d’où des familles de roms avaient été évacuées le 24 août dernier. Plus d’une centaine de personnes y vivaient depuis deux ans et demi avant leur expulsion en raison de la dangerosité d’un des bâtiments et suite à des plaintes pour nuisances. Le bâtiment devait être muré.

  • Fin du mouvement social des marins CGT de Marseille

    Fin du mouvement social des marins CGT de Marseille

    Si le Syndicat des travailleurs corses a levé son blocage du port de Bastia vendredi, la CGT Marins de Marseille avait reconduit la grève, annulant à nouveau les traversées avec la Corse. Le mouvement a finalement été stoppé ce samedi.

    « On a voté la levée de la grève et la suspension du mouvement », explique ce samedi matin Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille. Avant de développer : « On a reçu toutes les réponses qu’on demandait. Elles sont de bonnes facture mais n’apportent pas de solution définitive ».

    Concrètement, l’affrètement du navire Massilia, propriété de La Meridionale, par la Corsica Linea est « reporté en janvier ». « Les travaux vont se poursuivre. On a gagné le maintien de l’emploi », se félicite Frédéric Alpozzo.

  • [#DisMoiPourquoi] Si on arrose une graine avec du Coca, est-ce qu’elle pousse ?

    [#DisMoiPourquoi] Si on arrose une graine avec du Coca, est-ce qu’elle pousse ?

    Question de Ninon, 7ans, école Paul-Martin à Digne (04)

    Une graine a besoin d’eau pour germer. Il y a beaucoup d’eau dans les sodas (Coca, Pepsi, autres). Une graine arrosée avec du soda pourrait peut-être commencer à germer… Mais elle risque de ne pas aller très loin ! D’abord, le Coca est très acide. Cette acidité peut perturber le fonctionnement de la graine et surtout abîmer les jeunes racines. Mais le principal problème vient de la grande quantité de sucre contenu dans les sodas. Dans le sol, ce sucre peut favoriser le développement de micro-organismes, rendre le milieu collant. Le sucre va aussi gêner les mouvements de l’eau dans le sol et empêcher son entrée dans la graine. Or, pour germer, celle-ci doit absorber beaucoup d’eau avant même que la jeune racine ne s’allonge. Donc, même si le Coca contient de l’eau, ce n’est vraiment pas la meilleure boisson pour une plante. Pour faire pousser une graine, rien ne vaut un verre d’eau, sans sucre et sans bulles.