Author: tecnavia

  • La fronde anti-McDonald’s gagne du terrain dans le Gard

    La fronde anti-McDonald’s gagne du terrain dans le Gard

    C’est le paradoxe sur lequel mise la direction de McDonald’s : malgré la fronde d’une partie des habitants à chaque annonce d’implantation d’un nouveau restaurant, si celui-ci parvient à ouvrir, il est très vite pris d’assaut. Le nouveau fast-food inauguré à Saint-Geniès-de-Malgoirès, bourgade de 3 200 habitants située entre Nîmes et Alès, l’illustre parfaitement. « J’ai rencontré des riverains, des locaux et des paysans de Saint-Geniès pour leur demander comment ça se passe avec ce nouveau McDo en zone rurale. Ils me disent que c’est plein. C’est incompréhensible. Mais s’il y a des gens qui sont en demande de cette bouffe-là, à ce prix-là, et que McDo offre ça, en tant que paysan, je n’ai pas grand-chose à dire », regrette Simon Le Berre, porte-parole de la Confédération paysanne du Gard qui s’était mobilisé contre cette ouverture.

    La direction de McDo en est bien consciente et a d’ailleurs affiné sa stratégie ces derniers mois autour de la ruralité. L’objectif désormais affiché par l’enseigne est simple : posséder un « restaurant » à moins de 20 minutes de chaque Français. Cette ambition est désormais lancée dans tous les départements. Dans le Gard, trois McDo ont ainsi ouvert en 2025 à Saint-Geniès donc, à Garons (5 400 habitants) et Langlade (2 300).

    Exploiter

    la désertification

    Après avoir maillé la banlieue nîmoise, le groupe américain cherche désormais à s’aventurer dans le reste du département. Un projet est actuellement à l’étude aux Mages, commune de 2 100 habitants au nord d’Alès. Un permis de construire déposé en avril est actuellement à l’étude. Mais la population locale a décidé de se mobiliser pour arrêter le projet en lançant une pétition qui a déjà rassemblé 600 signatures sur papier et près d’un millier en ligne. Elle avance plusieurs arguments pour s’opposer au projet comme « l’augmentation importante de la circulation automobile », les « risques accrus pour la sécurité des piétons et des enfants », les « nuisances sonores et olfactives », la « pollution visuelle et lumineuse dans une zone classée Réserve internationale de Ciel Étoilé », ou encore « l’impact économique très négatif sur l’ensemble des restaurants et commerces déjà présents ».

    Il y a un peu plus d’un mois, les habitants du territoire d’Anduze se sont aussi mobilisés. En effet, une zone commerciale est à l’étude sur la commune voisine de Boisset-et-Gaujac où seraient implantés une boulangerie Marie Blachère, un Carrefour Market et un McDo. Une pétition a également été lancée et dépasse les 1 500 signatures. Ici aussi les élus s’opposent au projet mais les maires font aussi part de leur impuissance face à des projets construits sur des terrains privés. Il y a quelques mois, c’était à Laroque, petit village héraultais à la frontière du Gard, que s’est constitué un collectif pour s’opposer au McDo qui a rassemblé 3 000 personnes pour sa pétition.

    « Ces nouvelles implantations ne vont pas dans le bon sens », regrette Claude Gaubert de l’association Que choisir de l’Hérault. « Ça va mettre en difficulté tout un tas de petits restaurants et cantines. Cela va à l’encontre d’une approche tournée vers les circuits courts et les produits locaux. Ça pose finalement un problème d’éducation à la nourriture puisqu’ils rencontrent un public. L’éducation nutritionnelle devrait être abordée dans les écoles. »

    Aujourd’hui, élus et collectifs s’interrogent effectivement sur leur capacité à lutter face à une telle multinationale. Ses installations posent aussi une question démocratique. « On peut le faire comme à l’ancienne, à la José Bové, et tout casser. Aujourd’hui trouver des militants qui sont prêts à faire de la prison pour s’opposer à un projet de construction, c’est compliqué. Certains seraient quand même motivés chez nous. Mais pour quel but ? Nous avons un doute à la Conf’ sur la pertinence de ces actions pour faire arrêter un projet », explique Simon Le Berre.

    Surtout, McDo, qui promet à chaque projet de créer de l’emploi, exploite une ruralité abandonnée par les services publics et touchée par le chômage. Dans ces terres où les lieux de sociabilisation disparaissent, la multinationale s’implante pour devenir le lieu de rendez-vous du territoire. Au détriment du local : ses restaurants, ses camions pizzas et ses agriculteurs locaux.

  • L’Opéra Grand Avignon recrute ses jeunes artistes

    L’Opéra Grand Avignon recrute ses jeunes artistes

    La première se tient ce samedi 6 juin dans l’enceinte de l’organisation. « Les enfants vivent une expérience artistique intense, faite de travail, de partage et d’émerveillement. Véritable école de vie, la Maîtrise permet aux jeunes de découvrir le chant, le théâtre et la danse, tout en développant leur curiosité et leur sensibilité », précise la Maîtrise de l’Opéra dans un communiqué. Divers événements sont prévus au cours de l’année, tels qu’une tournée de concerts, un opéra participatif ou encore une comédie musicale. Plus d’informations sur www.operagrandavignon.fr/la-maitrise. Inscriptions et renseignements auprès de maitrise.opera@grandavignon.fr.

  • Le fournil qui fait les meilleurs colombiers

    Le fournil qui fait les meilleurs colombiers

    Ce gâteau traditionnel provençal se prépare à la Pentecôte. Le secret du premier prix obtenu par Franck et Céline les gérants de la boulangerie du village du Pays d’Aix résulte dans la combinaison d’un biscuit moelleux aux amandes, de melons confits d’Apt, le tout imbibé d’un subtil sirop au Kirsch. La tradition veut qu’on y cache une colombe, à qui la pâtisserie doit son nom. Le Fournil de Châteauneuf-le-Rouge avait déjà remporté cette année le concours de la meilleure baguette et du meilleur croissant du département. Situé place Auguste-Baret, il est ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h.

  • Un brillant hommage à Patricia Jeanjean

    Un brillant hommage à Patricia Jeanjean

    Il y a trente-cinq ans, elle faisait partie de ce groupe d’amis qui portaient sur les fonts baptismaux cette association bouliste, la Boule des Amis de Saint-Julien. Quelques années plus tard, Patricia se retrouvait à la présidence du groupe. En 2008 c’est au sommet de l’instance départementale qu’elle est élue. Elle y restera jusqu’en 2024. Depuis quelques années, Patricia luttait contre la maladie. Elle sera enlevée à l’affection des siens en novembre dernier.

    Ce samedi, le club qui a été le seul de sa vie bouliste, a tenu au travers d’un concours en binômes féminin, à lui rendre un bel hommage. Un concours où vont participer une cinquantaine de doublettes.

    À la table de marque, deux garçons qui ont été ses proches collaborateurs quand Patricia a été présidente du Comité des Bouches-du-Rhône : Jauffrey et Éric. À l’arbitrage : Michel Borghino.

    Dans son discours d’ouverture, le président Jean-François Piroille souhaitait la bienvenue et remerciait les joueuses présentes. Ce fut ensuite Frédéric Jeanjean, le frère de Patricia dans une prise de paroles empreinte d’émotion qui exprimait le souhait que cette journée en souvenir de Patricia soit bien conviviale et chaleureuse.

    À la conclusion de cette joute oratoire, Maryan Barthelemy, le « new boss » du Mondial La Marseillaise, devait donner une information à sensation. « En ouverture du GP Féminin Paprec La Marseillaise, la place au centre du village des partenaires portera le nom de Patricia Jeanjean, une plaque symbolique sera dévoilée à cet effet. » Il devait ensuite annoncer quelques innovations, pour le plus grand bien des joueuses. Des décisions prises dans l’intérêt des participantes. Ces dames vont apprécier et saluer le message par une salve d’applaudissements.

    C’est Mimi Réginensi, l’époux de Patricia, qui ouvrait la compétition en jetant le but qui lançait ce 1er Souvenir. Pour les 54 binômes engagés, c’est parti pour plus de 12 heures de compétition.

    À Cathy Lopez et Michèle Ivaldi le premier Graal

    Sur le plan sportif, la compétition démarre par la phase des poules. Quelques belles oppositions du style Florence Bazin contre Muriel Ben-Hocine, Charlotte Ferrara face à Séverine Roche. On peut constater qu’il y a de solides doublettes qui affichent de fortes ambitions.

    À l’heure du cadrage, en prenant le meilleur sur les récentes championnes de Ligue Sabine Fara et Stéphanie Fournier, on voit que les « vertes » Lopez et Ivaldi émettent des prétentions et commencent à mûrir.

    Belle victoire à ce stade d’Evelyne Llobregat et Maryline Rouzaud face aux joueuses d’Eyguières, mais surtout aux championnes de France dans leur profession, Stéphanie Arnaud et Estelle Cros.

    Un succès qui, hélas, restera sans lendemain, les sociétaires de la Boule Plate vont s’incliner face au double de la Boule Doria.

    Léa Navarro -qui n’est autre que la nièce de Patricia Jeanjean- et sa partenaire Mélissa Mordenti vont, d’un coup d’un seul, retourner une situation et s’imposer en signant cinq points.

    Josiane Profizi et Nicole Gregori vont s’incliner sur le fil face à Lisa Cardoso-Barbosa et Carole Dauenhauer. Dans une partie où chacune des actrices ne voudra rien lâcher.

    L’heure est bien avancée quand on aborde le dernier carré. Là, avec ces dames, on joue les coups à fond, point question de partage. Si les deux formations de Beaudinard s’évitent, elles vont connaître des fortunes diverses.

    Celle de Léa Navarro va s’imposer face aux joueuses de Doria quant à Cardoso et Barbosa elles vont voir passer les « vertes ».

    Ces joueuses de la Boule Verte de Biver à leur façon et avec un léger coup de pouce d’un certain facteur… vont décrocher ce 1er Graal, du souvenir Patricia-Jeanjean. Il est 22h40, et on peut dire que l’hommage aura été brillant.

    Quarts de finale : 1) Tognetti bat Evelyne Llobregat – Maryline Rouzaud à 9

    2) Cardoso-Barbosa bat Josiane Profizi – Nicole Grégori à 12

    3) Lopez bat Lucette Espinas -Emilienne Del Socorro à 3

    4) Navarro bat Axelle Bernard – Séverine Roche à 11

    Demi-finales : 1) Navarro bat Françoise Tognetti – Joëlle Mérabtene à 10

    2) Lopez bat Lisa Cardoso-Barbosa – Carole Dauenhauer à 7

    Finale : Cathy Lopez -Michèle Ivaldi battent Léa Navarro – Mélissa Mordenti
    13 à 8

  • Roland et Jean-Paul : deux des anciens piliers

    Roland et Jean-Paul : deux des anciens piliers

    En pleine préparation de la 65e édition du Mondial La Marseillaise, après un passage par le parc Borély, histoire de régler quelques points sur le futur plan et dispositif de ce site idyllique qui servira de cadre, dans un mois, au plus grand concours de boule de la planète, Maryan Barthelemy, le « new boss » de cette manifestation, a tenu à aller à la rencontre de deux personnes qui ont fait prospérer cet événement bouliste.

    Dans un premier temps, il a pu rencontrer, s’entretenir et revenir sur quelques beaux souvenirs avec Jean-Paul Delhoume, ancien secrétaire général et chargé des relations avec la presse. Jean-Paul, qui fut aussi durant de nombreuses années le speaker officiel de l’épreuve. Ils ont ensuite de concert rendu visite dans la maison de retraite le Bocage à La Penne-sur-Huveaune à Roland Villalonga. Lui qui fut aussi en son temps secrétaire général et aujourd’hui président d’honneur du Mondial La Marseillaise.

    Ce dernier bien qu’en âge avancé a accueilli avec plaisir cette visite, montrant même grâce à son livre de chevet, qui reste le quotidien La Marseillaise, qu’il était bien au fait des avancées de cette 65e édition.

    Avec ce binôme, on n’oubliera pas de mettre en avant le financier de l’époque Henri Cabel que l’on devrait rencontrer lui au parc Borély, comme il le fait tous les ans, histoire de rendre visite aux organisateurs.

  • La Boule commerciale en plein boum

    La Boule commerciale en plein boum

    La Boule commerciale de Saint-Martin-de-Crau se donne les moyens d’atteindre les différents objectifs. Il faut dire que le cadre exceptionnel pour pratiquer la discipline est un sacré argument pour attirer les joueurs. Mais s’il ne suffisait que de ça, ce serait facile

    Non, les bénévoles font avancer la machine sous la houlette de leur président Denis Garcia. Et les animations sont nombreuses.

    Club tourné essentiellement vers le Jeu Provençal, fort de ses 150 licenciés , il allie à la fois la quantité à la qualité en témoigne le titre départemental doublette au Jeu Provençal acquis il y a quelques semaines par Philippe et Mathieu Masini. Ils seront les représentants du club au championnat de France , tout comme Pierrick Armitano, Philippe Disset et Mathieu Masini qualifiés en triplette grâce à leur place de finaliste.

    Les initiatives se multiplient avec 14 concours, 3 au Super Challenge, des concours vétérans seniors, sur la journée, un va et vient incessant qui donne une âme à la société bouliste.

    Une âme qui a permis d’organiser en 2025 le championnat de France au Jeu Provençal triplette. C’est à la fois un honneur et une grande reconnaissance des instances de pouvoir s’attaquer à un tel monument. Ce fut une grande réussite et une fierté pour la Boule commerciale de réussir ce pari. Mais rien n’est jamais acquis et la devise locale est de se remettre en permanence en question.

    Bientôt se profile dans le fief du président, Denis Garcia, le premier Challenge Bernard Quatrefages à l’initiative de ce dernier qui fut champion de France sur Jeu Provençal triplette en 1997. Un concours inscrit dans le calendrier du Super Challenge doté de 3 150 euros limité à 128 équipes. Ce sera les 20 et 21 juin en triplette. Les inscriptions sont ouvertes sur le site du Super Challenge

    La Boule commerciale n’a pas fini de faire parler d’ elle avec une dynamique hors du commun.

    LE BUREAU

    Président : Daniel Garcia

    Vice président : Farid Berkani

    Secrétaire général : Rémi Armando

    Secrétaire adjoint : Jean Luc Torres

    Trésorier : Michel Payot

    Trésorier adjoint : Philippe Masini

    Responsable de compétitions : Bernard Quatrefages

    Membre du conseil d’administration : Sylvette Quatrefages

  • Souvenir Jean-Pierre Faure : Malbec et Preyre s’imposent

    Souvenir Jean-Pierre Faure : Malbec et Preyre s’imposent

    Il y a encore des personnes passionnées au grand cœur. Jean-Pierre Faure faisait partie de cette catégorie de personnage. Apprécié de tous, il savait faire le bien. Hélas, il nous a quittés trop tôt. Ils sont venus nombreux samedi à Vitrolles (110 binômes) pour son troisième Souvenir avec en plus un plateau de choix emmené par les pensionnaires de l’équipe de France Anthony Kerfah et le jeune Dorian Royère. Après un samedi relativement serein pour les principaux favoris et la présence de Philippe Roux équipé avec Jean-Michel Puccinelli (battu par Kerfah) on attaquait le dimanche les quarts de finale avec un suspense à toute épreuve dans les différentes confrontations. C’est ainsi que Juan Lopez, le double champion de France et Michel Torres avaient toutes les peines du monde à se débarrasser de Denis Mar qui fait un retour éclair en compétition associé à Thierry Villielm. Très redoutable fut un temps, les deux hommes le sont encore. Il le faut pour tenir la dragée haute à la paire Lopez-Torres.

    Même cas de figure dans l’opposition Loïc Ceyte- Olivier Atzeni face à Christian Malbec-Jean Pierre Preyre. Longtemps devant le duo de Salon s’est fait coiffer sur le poteau par celui de Pertuis.

    Anthony Kerfah et Dorian Royère en deçà de leur niveau habituel ont trouvé tout de même les ressources pour sortir Rene Pierre Lankar et Pierrick Armitano. Enfin, le président de la Boule Tullesaine, Rudy Lafleur, accompagné de Haïti Saidi ont dominé Olivier et Nicolas Garcia.

    En demi-finale, le suspense était à son comble entre Kerfah et Lopez auteur d’un festival au tir. Menés 2 à 12, les tricolores ont trouvé les ressources pour recoller au score sans pouvoir conclure. Malbec et Preyre ont eu plus de facilité pour vaincre Lafleur.

    Valérie la fille de Jean-Pierre Faure a lancé le bouchon de la finale. Une finale à l’image des confrontations du jour : serrée, haletante, avec un succès de Malbec et Preyre partenaires depuis de longues années.

    Félicitations à toutes les composantes de cette étape du Super Challenge.

    Fiche technique

    Juan Lopez – Michel Torres 13

    Denis Mar – Thierry Villielm 12

    Nicolas et Olivier Garcia 9

    Rudy Lafleur – Haïti Saidi. 13

    Olivier Atzeni – Loïc Ceyte. 12

    Christian Malbec – Jean-Pierre Preyre 13

    Anthony Kerfah – Dorian Royere 13

    René Pierre Lankar – Pierrick Armitano 10

    Demi-finales

    1) Rudy Lafleur – Hadi Saidi 7

    Christian Malbec – Jean-Pierre Preyre 13

    2) Juan Lopez – Michel Torres 13

    Anthony Kerfah – Dorian Royere 12

    Finale

    Christian Malbec – Jean-Pierre Preyre

    Juan Lopez.- Michel Torres

    Évolution du score :

    1-0 // 4-0 // 4-3 // 4-4 // 4-6 // 5 -6 // 5-8 //

    5-9 // 6-9 // 6-10 // 7-10 // 9-10 // 11-10 //

    11-11 // 11-12 // 13 -12

  • Un challenge d’aviron pour le nouveau gymnase du campus

    Un challenge d’aviron pour le nouveau gymnase du campus

    Au milieu de la grande halle sportive qui sent encore le neuf, quatre rameurs attendent leurs équipes. Pour célébrer l’ouverture de la halle sportive à la Cadenelle de 1 200 m2, le campus organise les 24 heures d’aviron en salle, du mardi 2 au mercredi 3 juin. Un relais en continu et ouvert à tous, sous forme de course de 150 m. De quoi challenger les élèves du campus, issus de différentes filières, comme l’hôtellerie ou le médico-social. Les enseignants et les entreprises partenaires répondent également à l’appel. La halle porte le nom de Nathalie Benoit, triple médaillée paralympique d’aviron : « C’est un grand honneur, un cadeau merveilleux qu’on m’a fait quand on m’a appelé », sourit-elle. Pour la triple médaillée, l’aviron est bien plus qu’un simple sport : « Il est tout ce que j’aime. L’essayer c’est l’adopter. Et avec mon handicap, j’avais besoin de cette liberté. » Elle lance ce challenge aux côtés de Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région sud, Pierre Durand, président de la Cadenelle, et Romain Birot, directeur général, sous les applaudissements des futurs participants.

    Le choix de l’aviron n’est pas un hasard : « Déjà, parce que c’est la discipline de Nathalie Benoit, figure d’exemplarité et de détermination. C’est aussi une pratique qui peut se faire en intérieur, ouverte à tous, même aux personnes en situation de handicap », affirme Romain Birot, le directeur général du campus. « Et puis, le volet sportif est toujours rassembleur », ajoute-t-il.

    Un challenge solidaire

    Quant au challenge du jour, « il faut environ cinq minutes pour faire un kilomètre, donc il y aura beaucoup de relais », explique Nathalie Benoit. Les 24 heures d’Aviron en salle ont pour objectif de collecter des fonds au profit de Cadenelle Solidaire. Depuis 2 ans, l’association aide les étudiants du campus à prendre en charge des difficultés financières et sociales. Romane et Luna, élèves en prépa’ maths et métier de l’hôtellerie-restauration, encouragent leur amie, qui tente de remporter la première place de cette mini-course. Pour Luna, les fonds de l’association lui permettent « de payer une part de l’internat, qui peut être très cher ». Romane, quant à elle, pourra passer son permis à plus faible coût. Au-delà de sa pratique, « le sport est alors un moyen de développer la solidarité », rappelle Renaud Muselier, la Région a mobilisé 1,8 million pour cette modernisation. Bien plus qu’une simple halle sportive, elle pourra accueillir différents événements.

  • Des innovations autour des enjeux de l’eau et du climat à Marseille

    Des innovations autour des enjeux de l’eau et du climat à Marseille

    Faire face aux enjeux du réchauffement climatique. C’est tout le défi des Rencontres écosystèmes innovation, lancées par la Société des Eaux de Marseille (SEM), le mercredi 3 juin. Le terme « écosystème » vient du constat « que nous sommes dans un temps où il faut plus que jamais faire alliance et travailler tous ensemble », explique Sandrine Motte, directrice générale de la SEM. L’objectif : rassembler et faire rencontrer les membres de la Société des eaux de Marseille et des acteurs de l’innovation pour créer différentes opérations. « On voit que l’eau est centrale sur plein de thématiques sociales et sociétales », ajoute la directrice générale. Lionel Ercolei, directeur de l’innovation et du digital, constate cette nécessité de développement : « C’est avant tout des initiatives qui répondent aux besoins des clients. » Une question principale se pose, selon Sandrine Motte : « Comment guider les comportements pour que chacun contribue à faire évoluer nos usages dans un contexte de changement climatique ? » Un cas typique : les piscines. L’enjeu est alors de comprendre ce que perçoit la population quand on parle de changement climatique, comme le rappelle le Grec-Sud, groupe partenaire, qui s’inscrit dans cette démarche. La Société des eaux de Marseille constate alors une évolution des usages. « Le réchauffement climatique est là, il y aura moins d’eau et de plus en plus d’inondations brutales. Cela se traduit par des comportements des usagers qui sont en train d’évoluer », souligne Lionel Ercolei.

    De la 3D et des drones

    Pour répondre à ces besoins, la société marseillaise In the air est spécialisée dans l’acquisition de données par drones. « Nous pouvons réaliser des scans 3D du canal de Marseille, mais aussi de tunnels souterrains, afin d’identifier des désordres. Cela permettra alors d’engager des travaux de maintien », présente Marion Sardou, la directrice commerciale de l’entreprise. Les drones réalisent des calculs de volume sur des grands bassins, permettant de gagner en temps et en précision. À quelques pas, Loris Deirmendjian, est chef de projet chez Pixstart, une start-up réalisant des prises de vues par satellites de milieux aquatiques. « L’objectif est de produire la donnée, de l’interpréter, d’anticiper et de préconiser », affirme le chef de projet. « Nous suggérons également des actions face à la cyanobactérie, qui se développe à cause du changement climatique », ajoute-t-il.

    Créée il y a plus de 80 ans, la Société des eaux de Marseille assure le service de l’eau et de l’assainissement pour 1,5 million de Provençaux.

    Carla Forges

  • La jeunesse marseillaise sur les bancs de l’écologie

    La jeunesse marseillaise sur les bancs de l’écologie

    Sur les tables, des poubelles verte, jaune, noire et marron côtoient les gourdes des enfants. Dans la classe, Estelle, de l’association Zero Waste Marseille, leur apprend à recycler leurs déchets : « On a ramené différentes bouteilles qu’ils ont dû mettre dans la bonne poubelle », explique-t-elle, « ça a l’air de plaire, ils posent des questions ». Pour la deuxième activité, les enfants doivent dessiner leur goûter parfait, sans déchets. L’objectif ? Leur montrer qu’ils peuvent consommer des choses appétissantes, sans pour autant qu’il y ait d’emballages. Un exercice bien compris par les élèves. « J’ai dessiné une pomme et une gourde », sourit l’une d’eux.

    Jusqu’au 6 juin, l’association proposera d’autres ateliers de ce genre dans différents établissements marseillais. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du Printemps du climat, événement national organisé par l’Association prévention MAIF pour encourager le public à agir en faveur de l’atténuation climatique. D’autres collectifs, comme Texticologie et Repair Café, participent également à cette semaine de mobilisation.

    Le temps de l’espoir

    Dans la cour, l’association Les Petits Débrouillards fait découvrir la biodiversité aux élèves. « On explique la science à des publics non-spécialistes, pour que tout le monde puisse comprendre », résume Marilou, bénévole. Après une heure d’activité, la récréation sonne enfin. « On a parlé des différences entre les espèces vivantes et des régimes alimentaires », raconte-t-elle. « Ils sont hyper réceptifs, et ils savent déjà plein de choses, c’est bien. » Une belle preuve qu’à Marseille, la sensibilisation aux enjeux climatiques gagne du terrain.

    Ivanie Legrain